Trente jours, trente films


    C'est un défi comme il en circulait sur les blogs et désormais sur les réseaux et qui m'a été transmis sur Twitter par Kozlika : il s'agissait d'évoquer trente films en trente jours, sans rien expliquer.

Il m'est apparu rapidement qu'il m'était difficile de me contenter de les citer sans le faire et qu'aussi trente jours calendaires ne me suffiraient pas, que j'allais le faire en au moins trente jours chaque jour où j'en aurai le temps.

Du coup en plus des touites j'en ai fait un billet de blog sur Traces et trajets que je complète à mesure. Ce sont trente films et ça sera sans doute davantage qui m'ont marquée, pas nécessairement des chef-d'œuvres.

 


"Dumped into a garbage can"

 

C'est en me laissant aller pendant mon petit-déjeuner dominical à consulter une gentille récapitulation sur les acteurs réels ayant inspiré des personnages de dessins animés que je me suis soudain souvenue du saisissant petit Bobby Driscoll (repris dans celle-ci pour Peter Pan) dans l'Île au trésor. Un truc qui même s'il a beaucoup vieilli (dans la façon de jouer des acteurs, notamment) marque lorsqu'on le voit enfant.

Je me suis alors retrouvée à me demander ce qu'il était devenu, sans trop d'illusions, être enfant-star empêche de se construire et il faut avoir la bénédiction d'un succès persistant pour avoir l'ombre d'une chance de s'en tirer. J'ai très vite trouvé ceci (curieux : se dire que ses filles doivent être aussi vieilles que moi, si elles sont encore là) et cela, en plus de sa page wikipédia (comment faisait-on avant wikipédia ?).

Et enfin ceci, sur un film en cours ou prévu concernant sa vie d'étoile filante : 

 

nb : En fait ce billet est pour ma documentation en vue d'un de mes chantiers mais pas du plus près, thème de la façon dont le succès peut faire décoller les gens d'eux-mêmes et qu'ils se perdent à ce qu'ils sont (pas très original mais la vie m'ayant rendue successivement très proche de deux personnes dont le sens des réalités a été esquinté au point de les rendre dangereux à fréquenter, j'aurai mon petit cailloux ultérieur à apporter). J'ai aussi perdu de vue bien des ami(e)s du fait de leur succès ou réussite professionnelle, mais c'était indépendant de leur volonté et ils n'ont pas forcément tant changé : simplement matériellement leur temps s'est trouvé confisqué et dans de tels cas ne reste plus la place que pour le travail, les réponses aux sollicitations qui en font partie, la famille si on en a une, les plus proches des amis. Et comme amie, du fait de l'épuisement de la thalassémie et d'une vie quand même un peu aussi rock'n'roll je suis parfois intermittente aussi, d'où des éloignements bien involontaires. Le sujet qui m'intéresse concerne lui des personnes qui n'ont plus le sens d'eux-mêmes ni des autres, au point de ne pas comprendre pourquoi ça ne va pas. cf. l'histoire du gars qui entre dans la petite librairie avec un carton amaz*n un livre dedans et qui demande tout de go un paquet cadeau, sans comprendre la stupéfaction puis la rétiscence de la libraire.

Par ailleurs l'histoire de Bobby Driscoll recoupe ce côté "jeté à la poubelle" que j'ai ressenti par deux fois dans ma vie, après des relations très fortes de sept ans et six ans et sans signes avant-coureurs ou à peine avant. Donc ça m'intéresse pour cela aussi. Ces gens ou ces personnes en entreprises qui semblent ne bien aimer quelqu'un tant qu'ils peuvent l'utiliser. Et les splendides victimes que l'on constitue pour eux lorsque pour nous aimer signifie aider


Pasolini par Pierre Murat (intervention trop courte)

 

"Et c'est dire à quel point ce type manque dans une société où il aurait quand même beaucoup à dire" Pierre Murat

Cet article est lié à une exposition sur Pasolini qui a lieu à la Cinémathèque de Paris. J'espère que la video restera disponible encore un moment. 

 


Visite guidée : Pasolini Roma à la Cinémathèque... par telerama