La liste des films
Des risques de descendre à un hôtel qui s'appelle "Les gens de mer"

La Rochelle, le retour

Ici et maintenant

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C'est reparti pour un festival.

C'est la quatrième fois que je viens.

La première année je m'étais inscrite croyant que c'était la dernière possible. Ce fut celle du bonheur, car j'ignorais la gravité de l'état de mon père et que par ailleurs je me croyais aimée. Je béta-lisais "Les trois médecins". Dans ma félicité ça ne comptait pas pour rien.

La seconde celle de l'épuisement euphorique : Florence Aubenas et Hussein Hanoun venaient d'être libérés, je me sentais portée, participais à l'hôtel des Blogueurs, la vie était intense et belle.J'étais rétamée mais peu importait.

2006 celle de sortir enfin d'un état de choc dans lequel une succession malfaisante d'événements subis m'avait plongée. J'avais sombré en février après un coup de (dis)grâce. Le festival m'avait aidée. Paradoxalement, c'était l'année du "Voyage en Arménie" qui n'était pas au programme mais dans un cinéma local si. Mes mots duraient plus que ma présence.

L'an passé fut celui de pleinement profiter du cinéma, de la ville, de sa vie, des lieux et pourtant d'être gelée et pourtant minée par la peine. Une revoyure fortuite d'avec une des personnes que les malheurs avaient fait flipper puis fuir, s'était à peine avant plutôt mal passée, elle sans doute persuadée d'une volonté de ma part d'encombrer. Travail et solitude.

A présent je ne suis plus seule, un grandissant m'accompagne. J'espère qu'ici il sera heureux. Entre temps ma vie et celle de mes proches s'est arrangée de la même façon assez indépendante de ma volonté et de mes faits et gestes qu'elle avait déraillé.

Un film m'a libérée de la "culpabilité incompréhensible" (quelque chose de l'ordre du "Qu'ai-je donc fait pour mériter ça ?" et qui me taraudait) ; une conversation élisabéthaine semble augurer d'un dialogue ultérieur possible, peut-être quand j'aurais enfin fait mes preuves et qu'au lieu de peser je pourrais remercier de façon gratifiante pour qui l'est.   Au programme donc : cinéma, travail, tourisme, travail, bonheur familial et amical, travail (1), nage et photo.

Ça devrait aller ?

   

(1) le premier qui ajoute "patrie" même pour rire, j'y colle un bourre-pif. Le travail dont je parle est convenant et gratifiant mais sans gratification.

 

spéciale dédicace à Simone Signoret
et par ailleurs à tous ceux qu'à force d'écrire triste j'ai pu inquiéter. Pardon.

Commentaires

Fauvette

Bonjour Gilda, ah je suis contente que tu sois au festival.
Je vous souhaite à ton grandissant et à toi de vivre de beaux moments !

(C'est joli ici).

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