Une des choses qui a le plus évolué dans le monde depuis mon enfance


    Cet article du Parisien au sujet d'un homme qui a offert en cadeau de Noël à sa mère des paroles prononcées par la voix de son défunt père reconstituée par une IA, m'a confirmé si besoin en était, que l'une des choses qui a le plus changé depuis mon enfance, c'est la porosité des frontières entre la vie et la mort, en tout cas pour les êtres humains. 

Quand j'étais petite on naissait au jour de notre naissance et sauf cas médicaux alors fort rares, on mourrait au jour de notre mort.
Peu à peu on a commencé à avoir des images si précises des petits à naître qu'ils sont déjà presque là avant leur premier souffle. Par ailleurs la médecine a fait de telles avancées qu'on peut maintenir des corps très longtemps en vie dans des états végétatifs dont on ne sait vraiment de quels côtés ils sont.
Les voix, l'article en donne un exemple, sont désormais prolongeables. 
Lors d'un concert virtuel-réel du groupe Abba, j'ai pu constater combien on peut désormais donner l'illusion d'une présence telle qu'elle était à partir de celle qu'elle est devenue. 
Si la planète n'est pas bousillée avant, d'ici à une douzaine d'années nos chers disparus pourront revenir nous tenir compagnie. Et pas sous forme de zombies.

Ça coûtera cher.

Je me souviens d'un temps, celui de la génération de mes arrières arrières grands parents où d'un défunt, fors personne d'auguste lignée avec peintre officiel, après son décès il ne restait plus de trace de son image, ni de sa voix ; tout au plus ses outils, quelques objets. Puis on a pu conserver des traces photographiques. Des enregistrements audio (sur supports pour phonographes, plus tard bandes magnétiques puis cassettes, fichiers numériques désormais). Des films (Ah nos vieux super-8 !). 
Bientôt les plus aisés d'entre nous ne quitteront pas ce monde sans avoir préparé leur répliquant de réalité augmentée.

Si la bonne santé m'est donnée sur la durée et des circonstances extérieures pas trop insoutenables, j'avoue que je serais curieuse de voir un peu la suite. Même en n'étant pas dupe que le pire va forcément s'inviter auprès du meilleur qu'ouvriront ces possibilités.


Le bon des réseaux (même ceux avec un patron qui déglingue son jouet)


    Le temps d'être libérée du boulot, de rentrer du boulot, de rejoindre Le Joueur de Pétanque un bref moment sur son lieu favori, de prendre une douche, dîner, vaquer à deux brèves occupations domestiques, j'arrive devant l'ordi avec un temps de flâner sur les réseaux sociaux, prendre des nouvelles des amies, et de quelques potes précis, il est 23:00 bien tassées. J'arrive donc pour apprendre que quelqu'un que je ne suivais pas régulièrement mais seulement au travers de ses échanges avec d'autres que je suivais, était tombée au fond du trou dans la journée et avait été tirée d'affaires dans l'immédiat par la solidarité des internautes qui avaient lu son message d'au secours.

Je fréquente les blogs depuis janviers 2003, Facebook depuis que des connaissances s'y étaient mises, Twitter depuis l'été 2008 et avant ça il y eut My Space, le regretté Fotolog, et bien des échanges qui ont débouché sur de vraies amitiés. C'est la quatrième (ou cinquième) fois que j'assiste au déclenchement d'un plan de secours spontané entre personnes qui ne se connaissaient pas dans la vie d'en dehors les écrans.
Pour l'une d'entre elles j'avais activement participé avec entre autre Ann Scott (1) à retrouver et contacter le frère d'un jeune homme qui venait de perdre pied, je me souviens de tenter de recouper des infos pour localiser géographiquement, tenter de relier un pseudo à un nom, glaner quelque part un prénom qui pouvait être de la proche famille, fouiller des annuaires en lignes. C'était un soir, et nous étions parvenus à contacter le frère qui nous avait cru et était allé voir à temps.

Et à chaque fois ça a fonctionné. 
Car même si toutes ces voies de communications modernes peuvent conduire au pire depuis qu'une frange haineuse de la population y a pris ses aises et toutes sortes d'abuseurs et de gens sans scrupules, elles n'ont pas perdu le meilleur des années pionnières où l'on se serrait les coudes.

Il y a aussi celui, enfant adopté, qui récemment a retrouvé sa mère biologique que les circonstances de son jeune âge lorsque la naissance avait eu lieu avaient contraint à choisir la possibilité de l'abandon mais qui avait dû le faire à son cœur défendant ; retrouvailles grâce entre autre aux recherches solidaires des gens.

Il y eut l'amie qui s'était retrouvée sans logis du jour au lendemain comme suite à une rupture pour échapper à une situation de violence, et qu'on avait pu ici ou là en se relayant (2) héberger jusqu'à ce que pour elle et ses filles l'horizon s'éclaircisse.

Il y eut la chaîne de solidarité qui s'était organisée en secret pour me payer un ordi de remplacement quand le mien d'alors m'avait lâché lors d'une période de vaches maigres et fins de mois calamiteuses et sans grand espoir d'amélioration (3). J'avais simplement émis un touite ou un statut FB dans lequel je tentais de faire de l'humour sur ma mésaventure ; l'idée étant que si je parvenais à faire rire à ce sujet ne serait-ce que deux personnes, j'en serais un peu consolée.

Parfois, on peut aider. Et quand on peut, on le fait.
C'est encore ça, malgré tout, les réseaux sociaux.
Oui, ça peut être beau.



PS : Et je ne parle que des chaînes spontanées d'entraides, car il y a aussi qui contacte à titre individuel une personne qui indique ou laisse à entendre qu'elle rencontre une difficulté, et dépanne. Au gré des moments de bonne ou mauvaise fortune, ça m'est arrivé d'être la dépanneuse comme d'être la dépannée (merci encore à l'amie qui lisant mes tentatives d'humour noir sur un pépin financier subi par effet de trop bas salaire cumulé avec la façon dont les attentats du 15 novembre 2015 m'avaient frappée et avaient induits par ailleurs des perturbations postales, engrenages qui avaient failli me rendre interdite bancaire, avait prêté l'argent nécessaire le temps que je refasse surface).


 

(1) C'était sur 20-six, plateforme de blogs où nous nous fréquentions par la grâce d'un bug  
(2) Hélas pas moi, qui était à l'époque petite famille au complet dans un appartement déjà encombré.
(3) C'était pendant mes premières années de librairie, j'étais une working poor.


Un retour qui ne l'était pas moins (étrange)


    Je suis parvenue à trouver un Vélib pour mon retour à la 2ème station ce qui est plutôt pas mal. 
Fatiguée, j'ai roulé prudemment, laissant passer le monde entier, ne saisissant aucune légitime priorité, passant en super piéton les carrefours compliqués. 

L'ambiance était étrange, j'ai croisé une spectaculaire manif de motards sur les Champs Élysées alors que venant du tunnel qui remonte des quais je tentais de traverser pour rejoindre la piste cyclable sens Concorde vers Arc de Triomphe. Ils remontaient dans le même sens et ça vrombissait. Certains se sont même octroyé des accélérations de malades. Vrombir pour exister ?

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En remontant vers Levallois, j'ai croisé des groupes fluides et mouvants de jeunes fins et de noir vêtus. Ça rappelait un peu les jours d'émeutes, à ceci près qu'ils ne faisaient rien de répréhensible au moment où je les croisais. Ils ne dégageaient pas de violence. Ils se parlaient puis se déplaçaient. 
Quelque chose dans leur attitude portait une certaine gravité. Rien à voir avec d'éventuelles festivités d'Halloween, dont certains de mes jeunes collègues s'étaient au bureau fait les champions.

C'était fluctuant.
Qu'est-ce que ça signifiait ?

Il y avait aussi des véhicules de pompiers (un) et police (plusieurs) qui passaient, certains toutes sirènes hurlantes, d'autres plus discrets. 
Non loin de So Ouest, une sortie de parking était surveillée.

Une fois rentrée chez moi j'ai pu comprendre que cette agitation avait peut-être un lien avec la présence d'un ministre dans la ville avec une réunion au centre culturel israélite ou avec l'arrestation du principal auteur de menaces envers le rabin

C'était une journée où l'on sentait de près que la paix même à Paris commençait à montrer quelques signes de fragilité.

Paradoxalement ce fut un trajet à automobilistes respectueux. Comme s'il convenait de redoubler de prudence dans ce monde incertain.


Un trajet aller étrange


    Cette semaine comme celle qui l'a précédée, il n'y a pas de ligne 14. Elle est fermée pour travaux. 
Comme je souhaite pouvoir lire (1) sur au moins l'un de mes trajets, je prends donc le RER C. Ce qui m'oblige à me lever plus tôt.
En plus que l'expérience m'a appris à me méfier des contraintes de cette ligne, alors j'avais pris une marge.

Elle fut mise à mal par une attente prolongée station Avenue du Président Kennedy, au cours de laquelle il nous fut annoncée que l'arrêt ne serait pas marqué à Bibliothèque François Mitterrand en raison d'actes de vandalisme (sic).

Je me suis fait la réflexion que c'était un motif que je n'avais pas entendu souvent et me suis presque amusée de l'effort de renouvellement de ces derniers temps, qui ont au passage transformé les colis suspects en bagages délaissés.
Les pickpockets quant à eux restent toujours aussi susceptibles.

Le boulot étant très prenant, ce n'est que plus tard dans la journée que j'ai croisé cette information : 
Paris : ce que l’on sait des menaces proférées par une femme, blessée par un tir de police

Saura-t-on jamais s'il s'agissait d'une vraie terroriste ou d'une femme en perte de raison qui aura attrapé dans son délire le premier prétexte qui lui allait ?, toujours est-il que ça donnait un peu l'impression d'avoir échappé à quelque chose qui n'était pas passé loin.

Ce qui complète hélas bien le tableau avec Arras où nous irons bientôt et Bruxelles où nous venions de passer lorsque le terroriste du soir de football s'est mis à tirer. Sans compter les ami·e·s directement concerné·e·s par la guerre relancée au Proche Orient.
Pour un peu j'en viendrai presque à penser que la période pourtant déjà bien sombre, de la pandémie, mais durant laquelle l'humanité semblait combattre le même fléau, était moins terrible à traverser.

Mon travail qui ne laisse guère de relâche et requiert une solide concentration m'est d'un bon secours, pendant des heures au cours des journées, je ne pense qu'à l'accomplir. Mais les retours à la vie "civile", à la consultation d'informations sont rudes, le soir, une fois rentrée.

 

 

 

 

 

(1) D'ailleurs ce matin je me délectais d'avoir retrouvé Prof en scène sur son nouveau lieu de publication.


Ces choses (inutiles (mais divertissantes)) que l'on apprend en travaillant (à l'extérieur / pour un employeur)

 

    Aujourd'hui via mes collègues et des circonstances et des conversations de bureau j'ai appris deux choses : 

- Ce qu'était un frigobloc
Là où au lu du nom j'imaginais un truc technique, un équipement électro-ménager, c'était en fait de la papeterie.

- Que Zazie avait écrit les paroles de la chanson de Johnny Allumer le feu, qu'ils s'agissait d'une commande pour les concerts de 1998 au Stade de France.

Ça reste un peu léger pour me dire que je n'ai pas perdu ma journée à (tenter de) traiter contre une rémunération qui me permet de vivre décemment, des problèmes sur lesquels j'ai assez peu de prise - la plupart du temps j'ai la capacité de débloquer une situation, mais sans avoir la possibilité de résoudre les problèmes de fond, ni de fournir les explications -. On ignore souvent ce qui a rendu une situation telle qu'elle est. Microsoft et certaines mises-à-jour de Windows qui déparamètrent relativement souvent un certain nombre de réglages concernant aussi d'autres logiciels, dont ceux de l'entreprise pour laquelle je travaille, nous donne pas mal de boulot.

Mais au moins je suis rentrée chez moi, enrichie d'une nouvelle connaissance quant à l'équipement d'une maisonnée et avec une chanson en tête (1). 


(1) À vrai dire pas tout à fait ; j'ai eu Allumer le feu en tête pendant les deux tiers de la journée puis Careless whisper pour la fin et le retour vélotaf. Cette dernière me traîne en tête depuis une sieste de week-end lors de laquelle j'ai regardé un documentaire Arte (?) sur Wham !

 


Cinquante raisons


    Chez Les écumes que je lis en me disant que la personne qui écrit est peut-être quelqu'un que je connais, sans que je sache pour l'instant qui, j'ai lu ce matin un billet de réconfort 

Cinquante raisons de rester en vie

J'aurais du mal à écrire le même car ce que j'aime c'est la vie même, avec ses hauts et ses bas, le fait qu'on ne sache jamais et qu'il puisse survenir des trucs incroyables.
Globalement, l'âge venant et mon contant de moments incroyables ayant déjà bien eu lieu, j'aime particulièrement le moindre moment de paix, d'être au calme, de lire et de me balader. 
Ce qui fait que dans la liste des Écumes, cette entrée là, 

9. Le lit chaud, pluie dehors, thé à côté
m'a particulièrement touchée.

 


30 km

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La plupart des photos sont les photos officielles de la course (Sportograf)

 

 

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Et puis un instant

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Au gré de mes déambulations virtuelles d'hier, cette image de l'autre bout du monde et qui était si raccord avec mon état fiévreux, dans une capitale lointaine un instant capté fin 2019.

(copie d'écran maison faite sur google street view)

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Vingt kilomètres cent

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Depuis la pandémie, j'ai pris l'habitude de participer aux 20 km de Paris connectés. 
À présent ils le proposent avec des packs de 4 courses, réparties à raison en gros de une par mois pendant l'été, 5 puis 10 puis 15 km, pour finir avec 20 km. 

J'aime beaucoup cette idée de la progressivité. Et par ailleurs mes contraintes professionnelles rendent séduisante une course que je peux effectuer au choix un jour ou un autre (1).

Ça tombait bien pour les 20 km, ça n'était possible pour moi que ce dimanche car m'attend une semaine de six jours.
Et que caler un 20 km avant une journée de boulot m'est impossible  (je cours trop lentement et suis trop fatiguée après) et les caler après même si je l'ai fait une fois en m'équipant de façon à le courir en trajet de retour, est un peu rude.

J'avais repéré le trajet lors d'une sortie longue il y a quelques semaines : on peut facilement aller en train jusqu'à Maisons Laffitte descendre vers la Seine, passer le pont (un peu compliqué en courant en ce moment car gros travaux et le passage piéton est étroit, quant aux vélos ils sont au milieu des voitures et ça n'est pas sécurisé du tout), descendre un escalier et se retrouver sur l'ancien chemin de halage qui est aménagé sur la plus grande partie du trajet et pour le reste correspond le dimanche à des zones piétonnisées. 

C'était le cas ce dimanche à Sartrouville. Nous ne l'avions pas fait exprès mais ça m'a vraiment aidé ; au lieu de devoir zigzaguer parmi les promeneurs sur le chemin "piétons", j'ai pu courir à bon rythme (enfin, bon rythme de moi, donc très lentement quand même) sur la route.  

Il faisait un temps exactement parfait : du soleil et 21°c, et j'avais de bonnes sensations physique fors un insidieux mal de haut du dos apparu vers le km 18 et qui commence à me devenir désagréablement familier depuis quelques temps. En ralentissant (hé oui, encore plus) et en relâchant les bras sur quelques dizaines de mètres, ça s'atténue et comme j'avais presque terminé ça s'est ensuite calmé.
En revanche, le niveau de fatigue générale était assez présent. Bien moins fort toutefois que lors des sorties longues d'avant ma semaine de congés, mais néanmoins limitante, surtout vers la fin où une inquiétude pour mon sparring partner aka Le Joueur de Pétanque avait fait fondre ma concentration sur l'objectif.

Il était depuis deux jours soumis à un rhume carabiné et en fait avait arrêté de courir et s'était mis à marcher. Or à l'ordinaire, c'est lui devant qui fait des retours vers moi et je ne m'inquiète pas. Je n'étais donc pas prête - comme en plus au départ il ne semblait pas aller trop mal -, à soudain ne plus le voir du tout et à devoir être des deux la personne qui faisait les allers-retours. J'avoue la première fois avoir craint un malaise ou une chute.

Nous avons ensuite marché jusqu'au pont de Bezons afin de prendre un tram puis à Bois Colombes un train confortable.

Au bout du compte (les 20 km de course + les passages marchés avant l'escaliers du pont (2) faisaient 27 km, et j'avais les jambes fatiguées mais de façon parfaitement supportable. Donc les 42 km devraient passer mais ça serait bien de les courir vraiment. 

Le parcours en long de Seine est optimal : nous n'avons je crois bien eu aucune rue à traverser. En revanche il n'y a pas d'endroit où effectuer de pause pipi et nous avions pris nos précaution en effectuant une escale café-prétexte près de la gare de Maisons Laffitte.
Avoir déjà exploré ce parcours était une aide : j'avais les bons jalons pour estimer d'où j'en étais de l'effort fait. 

À Bruges ça sera l'inconnu, car je n'aurais que l'image de la carte, que d'ailleurs j'ai étudié le soir même, pour me repérer (3).

Au bout du compte et même si j'ai peur de récupérer le rhume et que ça me casse l'énergie pour le 15 octobre, je suis contente de cette course-test.
S'il n'y avait eu la recherche de mon partenaire disparu de ma vue, je pense que j'aurais bien tenu l'allure marathon de 7'48'' au km prévue dans le plan d'entraînement. 

La sieste une fois rentrée (4) aura suffit à écluser le plus gros des jambes douloureuses, et j'écris à minuit sans épuisement vraiment plus fort qu'un dimanche à simple séance. C'est sans doute à ça que je peux mesurer certains progrès.

J'ai pu en prime regarder sur un replay d'Arte un documentaire intéressant sur les limites physiques



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(1) Généralement il y a le choix entre 5 jours avec toujours un week-end inclus et par exemple pour ces 20 km finaux, c'était au choix du 1er octobre au 7 octobre inclus

(2) Je craignais si l'on courrait cette partie d'avoir trop de D- sur le parcours (limitées à - 50 m en dénivelée totale).

(3) Pas trop envie de me divulguer par avance le spectacle via street view, envie d'avoir le plaisir stimulant de la découverte.

(4) En admirant Jimmy Gressier arriver 4ème (soit probablement 1er des très contrôlés) au semi marathon des championnats du monde sur route à Riga.


Quelque chose qui s'améliore

 

    Oh, enfin, des fédérations sportives, au moins celle d'athlé et celle de triathlon ont adopté les déclarations sur l'honneur pour les questions de santé, libérant enfin les médecins de la production de ces documents administratifs absurdes qu'étaient les certificats médicaux d'aptitude à la pratique de tel ou tel sport avec la sacro-sainte précision du "en compétition".

C'était peut-être bien pour une frange d'hommes qu'il convenait de protéger contre eux-mêmes mais globalement, dans la mesure où avant d'aller mal, et souvent juste avant, on va bien, ça n'évitait rien. Les médecins ne sont pas devins. D'ailleurs pour les devins eux-mêmes on peut avoir des doutes.

Alors désormais il faut regarder des petites vidéos qui nous disent Faites gaffe si votre palpitant palpite trop fort ou bizarrement, promettez-nous d'aller consulter à la moindre alerte votre médecin traitant, hydratez-vous, ayez moins de 60 ans (j'exagère), surveillez votre cholestérol, soyez progressifs dans vos entraînements. Puis cliquer sur des "je m'engage à" et des "j'ai bien compris".

Je suis contente de n'avoir plus besoin d'encombrer le planning chargé de notre médecin traitant à la rentrée.

Rubriques médicales, pendant qu'on y est, par ricochet de quelqu'un qui y aura peut-être accès (pas un coureur cycliste mais une personne souffrante), j'ai appris ce soir quelques informations sur l'EPO et le parcours de prescription.

J'avoue que je serais curieuse de savoir à quoi ressemble une période de vie normale, sans la fatigue aux semelles de plomb présente en permanence. Je n'ai connu cette sensation que lors de brèves séquences, payées cher en surcroît de fatigue suivant (car forcément, j'en ai à chaque fois profité pour agir, penser, créer, bouger, avancer d'un grand coup mes projets et quand la fatigue est revenue, elle était décuplée), entre autre vers la fin du premier confinement où pour la première fois j'ai pu pendant deux mois vivre à mon rythme, ce privilège.

Tout ça donne bien envie d'écrire À suivre, avec moins d'appréhension qu'à l'ordinaire des derniers temps.