Cahier du jour, déconfinement jour 32 : je sors au boulot de la zone de pure formation et j'ai pas mal de choses à faire dans ma vie à moi

Déconfinement officiel 1 jour 59

 

    Vélotaf avec "le vélo de Fabien" réparé la veille au soir ; en faisant une étape à la maison de la presse près du parc Martin Luther King afin d'acheter le Canard Enchaîné. Journée de boulot au cours de laquelle j'ai commencé à prendre des tickets (demandes venant de librairies). Les choses étant faites fort bien et de manière progressive, je n'ai au téléphone que des personnes douces, patientes et qui comprennent facilement.


Retour en ligne 4 + RER C, descendant à Saint Ouen afin de passer prendre une livraison (livres photos) dans un centre de fitness qui fait relais colis et puis à Casino pour le colis de mes garde-boue de vélo. C'est très #VieModerne tout ça.

Dans la rame, une femme a tenté de raisonner un homme qui ne portait pas de masque et postillonnait dans son téléphone. Il l'a engueulée. Lâchement je n'ai rien fait à part échanger deux mots avec elle, qui m'a fait signe C'est bon : je descendais. En fait le matin je ne suis pas courageuse car j'ai peur d'être en retard au boulot si je me lance dans une embrouille et le soir, je ne le suis pas non plus parce que mon courage a été essoré par la journée de travail. Il m'est arrivé d'intervenir dans des situations où une femme me semblait menacée - souvent, une simple manifestation de présence et d'attention peut suffire, une diversion -, alors je me rassure en conservant l'illusion que s'il y avait urgence je le ferai, d'agir pour stopper. Au fond, je n'en sais rien. 

Pour les garde-boue, c'était prévu et le colis, quoique léger était fort volumineux, donc ça se concevait. Pour les livres-photos je n'ai pas compris : livraison par UPS et qui dépose dans un point de retrait alors que quelqu'un était à la maison. Point de retrait pas tout près de chez moi, zéro concertation. 
Soirée trop courte, en amoureux pour ce qu'il en restait : nos enfants dînaient ensemble chez celui qui à un chez lui.


Je réponds à quelques messages dont l'un d'une amie dont j'étais bien contente d'avoir des nouvelles et qu'elles soient bonnes. Il y a comme ça des personnes que j'apprécie, avec lesquelles je serais heureuse de partager, d'échanger davantage et pour lesquelles les circonstances de la vie ont créé de l'éloignement, et je suis si triste que le quotidien ne laisse pas de marges pour en avoir le temps. Peut-être que si mon emploi reste régulier et stable je parviendrais à cesser de vivre dans des tunnels de sur-occupation qui me font tomber de sommeil en fin de journée et être incapable de conserver des liens suivis. 

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Les nouvelles de la pandémie ne sont pas réjouissantes (en même temps il faut voir combien presque plus personne ne prend de précautions) et pas seulement au Brésil (Bolsonaro, testé positif, reste en mode, pfff c'est rien), en Inde ou aux États-Unis.

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Il y a eu ce décret affligeant qui est passé aux USA stipulant que les universités n'auraient pas de visas délivrés pour leurs étudiants étrangers si les cours n'étaient pas en présentiel, comme on dit désormais. Or là plupart des universités responsable avait décidé de maintenir le plus de cours possibles à distance. Mais sans le financement via les inscriptions des étudiants étrangers, elles ne s'en sortiront pas. L'impasse. Dr Caso l'explique fort bien.

Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
12 147 844 cas (dont : 551 069 morts (134 816 morts aux USA) et 7 017 397 guéris

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Cahier du jour, déconfinement jour 31 : Vélo réparé (mais ça a coûté)

Déconfinement officiel 1 jour 58

 

Deux beaux trajets de #Vélotaf, ça s'affine, ça s'affine mais ça n'est pas encore ça. 

La bidir de Vannes est une bonne piste en tout cas, même si elle est déjà sous-dimensionnée (qui l'eût cru ?)
Les choses sérieuses commencent au boulot. Je prends des appels. Le hic étant que je ne peux que très rarement répondre seule et immédiatement. Mais mon poste de travail se complète peu à peu.
Chouette déjeuner entre collègues à la crêperie, dans leur cour. C'est quelque chose que j'avais perdu de vue du temps de mon métier de libraire : on se relayait le plus souvent, il était donc fort rare de déjeuner à plusieurs. Quand l'ambiance est bonne et les collègues sympa, des personnes avec lesquelles ont a des affinités, ces moments de détente et de restauration sont de belles occasions d'élargir l'horizon, d'apprendre des choses nouvelles sur des sujets que l'on ne connaissait pas, au gré des centres d'intérêt des un·e·s ou des autres.

J'ai commandé quelques livres photos dans un esprit "copies de sauvegarde" et bizarrement les livraisons passent toutes par UPS, alors que je m'attendais à des envois postaux de type colissimo. Inconvénient : même si ma fille qui télétravaillait m'en a sauvé un, il va falloir que je m'organise pour aller chercher les autres dans des "relais colis".
Le premier reçu est intéressant, la sélection ayant été faite en pilote automatique de l'application qui les prépare. Les photos retenues d'entre toutes celles qui furent publiées correspondent donc à ce qui de mon point de vue ressemble à une sélection aléatoire (même si ça tient sans doute compte des "like" et des formats), et c'est intéressant comme ça retrace pourtant bien les années écoulées.

 Le réparateur de chez Cyclofix est vraiment top. J'ai fait appel à eux parce que mes secours habituels étaient surchargés, et que le vélo ne tournait plus (ça aurait pris longtemps de le pousser jusqu'à eux). Philippe A me les avait chaleureusement recommandés et j'avoue que pour l'heure et comme suite à l'incident de circulation qui m'a laissée la roue voilée, malgré le prix qui est ce qu'il est (1), leur existence m'a bien dépannée. 
J'ai un mystère : il y a une sorte de liquide orange dans les pneus, comme un truc anti-crevaison. Or ce n'est ni moi ni JF qui l'avons mis (2). Et le réparateur des crevaisons en janvier, à Boulogne près de mon travail d'alors, ne m'a pas dit "Et je vous mets du produit machin contre les crevaisons". Il ne date pas non plus d'avant puisque pneus et chambres à air ont déjà été changés. 
Le réparateur a regardé pour enlever les morceaux de verre, qui étaient nombreux. Il faudrait que je le fasse régulièrement.

La soirée comme dab passe trop vite. À peine écris-je un peu ici, réponds-je à quelques messages sur LinkedIn et m'occupé-je vaguement de notre pharaonique 😎 projet immobilier (3) qu'il est déjà minuit.

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(1) cher mais pas forcément moins en atelier. Leur déplacement en tant que tel n'est pas facturé.
(2) À moins qu'il ne se soit relevé pour le faire la nuit ;-) 
(3) acheter des toilettes autrefois collectives 

 

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Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
11 896 126 cas (dont : 544 797 morts (133 757 morts aux USA) et 6 828 222 guéris

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Chroniques du déconfinement jour 24 : Traverser Paris par temps d'un moment agité

Déconfinement officiel 1 jour 51

 

Pour mon vélo abîmé par l'automobiliste distrait, j'avais donc finalement pris rendez-vous chez Cyclofix ce qui réglait le problème de devoir pousser le vélo jusque chez un réparateurs (en plus que mes habituels étaient surbookés). Quelqu'un de chez eux est donc passé à 9h30 pour le vélo "de Fabien", super ponctuel, super efficace, donnant envie de consentir à ses propositions d'amélioration du biclou ; je l'ai donc laissé remplacer les freins. 
Un voisin en a profité pour venir se renseigner, c'était assez marrant en fait.
Comme nous nous y attendions, il devra revenir avec la roue qu'il faut. Mais d'être déjà dans le circuit m'a permis d'obtenir un rendez-vous du soir ne nécessitant pas congé.
Ensuite j'ai eu droit à une matinée tranquille, et si bienvenue de fait, avant une après-midi de boulot encadrée par deux trajets #Vélotaf (avec l'autre vélo, celui "d'Alice" (qui sert en général à JF) 
En milieu fin de matinée il y avait eu une alerte terroriste à La Défense, laquelle s'est soldée par du rien (fausse alerte ? des gens avaient dit avoir vu un type lourdement armé). Ce qui fait que lorsqu'en partant, heureusement bien en avance (13h11), j'ai croisé une circulation de dingue, totalement anarchique du fait d'escortes officielles, de groupes de véhicules "administration pénitentiaires", de déploiement de forces de l'ordre, d'avoir croisé les voltigeurs (qui donnent l'impression que les Hell's Angels sont des petits gars tout choux), ai renoncé à toute fantaisie d'itinéraire et mis 1h10 en temps réel (pour 50 minutes en mouvement). Et je me demandais vraiment ce qui était en cours, si ce branle-bas de combat était en lien avec l'alerte du matin. 
Une de mes collègues m'a indiqué quand je lui ai fait part de ma perplexité un tantinet secouée qu'il s'agissait d'une manif de soignants.   
 
En revanche le trajet de retour à un taxi indélicat près (mais j'avais anticipé) fut une belle expérimentation, avec deux bidir de rêve (celle de Vannes et celle de la rive gauche). Quelques améliorations et se sera bon. Je souhaitais éviter le retour par Levallois compte tenu des travaux sous le pont ferroviaire qui rend le passage particulièrement dangereux. Le tracas reste les jonctions.
une soirée douce et productive (j'ai beaucoup à faire, en fait)
 
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J'ai écouté les infos de Rai News 24 mais sans les LT, j'étais occupée à écrire et il n'y avait rien d'extraordinaire, plus d'Europe qu'aux infos française, clairement, et toujours beaucoup de sujets relatifs au Covid-19 mais l'épidémie poursuit lentement sa décrue, on pourrait croire que bientôt la vie pourra reprendre sans tout le lot des précautions. 

Pris le temps de voyager dans les années 60 en regardant encore un bout de documentaire Beatles (1) 
Claude m'a proposé un Montfort, j'étais toute heureuse, plus particulièrement par le fait qu'elle fasse encore des projets. 
 
(1) Understanding Lennon / McCartney vol 1 : together

 

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Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
10 509 683 cas (dont : 510 926 morts (129 192 morts aux USA) et 5 728 924 guéris

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Chroniques du déconfinement jour 23 : Travail, trajets, et une corvée

Déconfinement officiel 1 jour 50

 

Pas grand chose à dire de cette journée où je n'aurais pas fait grand-chose pour moi-même ou ma petite famille (les ami·e·s, n'y pensons même pas). Même ce que j'ai pu faire sur mon temps personnel était en lien avec le travail : envoi le midi à une poste de Montrouge de ma résiliation de mutuelle en recommandé AR, échanges avec le réparateur du vélo (qui me sert au #Vélotaf).
Bref, un lundi dans toute sa splendeur. 
 
C'est la première fois depuis 2017 je bénéficie d'une mutuelle employeur. En fait la loi qui fait obligation d'une mutuelle dès lors qu'il y a contrat n'est pas appliquée dans les faits (ou si imparfaitement que j'avais fini par prendre une mutuelle personnelle à mes frais).
Il peut être intéressant de noter que j'ai commencé à faire la queue à une poste - à l'extérieur avec des gens plutôt masqués dans l'ensemble et bien espacés -, mais ça n'avançait pas et je voyais fondre mon heure de déjeuner. Alors je me suis rendue à une autre, plus petite mais plus près, et qui était réouverte (je ne l'avais vu jusqu'alors que fermée), où j'ai pu rapidement régler mon envoi grâce à du personnel particulièrement courtois. Les usagers en revanche étaient peu masqués et pas respectueux de la distanciation - deux salles deux ambiances comme on dit sur Twitter depuis quelques temps -.
 
Journée de travail pas très productive : je suis à nouveau en formation auprès de collègues. De ce fait, l'intérêt de ma journée, de se que j'apprends, dépend de ce qui leur échoie. Et la moisson du jour n'était guère variée, c'est tombé comme ça. Après le déjeuner que je n'avais pas vraiment pris (un 2/3 de sandwich enfilé en marchant, en attendant), j'ai dû lutter contre le sommeil. J'ai hâte d'être responsable d'appels qu'on m'attribuerait. Même si ça ne sera pas évident dans un premier temps.
 
Vélotaf avec le vélo jaune : à l'aller chemin direct 1h environ, au retour chemin "pistes cyclables" 1h16 écoulée.
Déception pour le premier d'avoir mis si longtemps malgré le tout droit à base de grosses pistes partagées avec les bus, grands boulevards, grosses avenues. Ce qui est certes efficace mais guère agréable.
Déception pour le retour : la voie verte est entrecoupée de ses barrières hostiles aux vélos (et vu l'affluence elles génèrent des embouteillages) ; d'Austerlitz à l'Institut du Monde Arabe la piste cyclable n'en est pas vraiment une ; dans la rue de Rivoli que je me réjouissais de prendre en toute sécurité,  à deux reprises on (tout un petit peloton de cyclistes) s'est retrouvé avec des voitures sur la piste nouvelle large (pas des taxis) et c'était dangereux aussi vis-à-vis des bus. Ça donnait l'impression qu'un accès avait cessé d'être fermé et que du coup des automobilistes s'étaient engouffrés par là, pour se retrouver complètement perdus au milieu du flot de vélos et dans la voie voisine de bus et taxis. Bizarre. Et guère rassurant.

Soirée trop courte (le temps du retour etc. il était 20h35, 21h après avoir dîné). J'ai appris que si le boulot du fiston a repris en "présentiel" comme on dit désormais c'est qu'à part lui presque tout le monde a profité du télétravail pour ne pas remplir ses objectifs. Alors ses boss ont sifflé la fin de la récré. Y compris pour lui qui avait prouvé ses capacités d'autonomie et d'autodiscipline et aurait pu bénéficier de prolongations comme une récompense. 
L'Homme est littéralement tombé de sommeil (son ordi sur les genoux ou quasi) après un bref dîner. Même si le repas d'anniversaires de la veille avait engendré un surcroît de fatigue explicable, je suis inquiète pour lui. 
 
 
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Celui dont le nom commence par un Z et que les télés convient à loisir afin qu'il étale sa haine aurait dit sans rire que si les écologistes ont emportés des victoires majeures aux municipales c'est parce que ce n'est pas un hasard avec le fait que le vert soit la couleur de l'islam. Là, je pense qu'il devient difficile de faire comme si on ne voyait pas qu'il s'agit d'une sévère névrose obsessionnelle. 
(je continue tellement c'est gros, à voir apparaître d'un moment à l'autre un touite du Gorafi qui dira, On vous a bien eus, c'était en fait de nous)

À cause des pays comme le Brésil ou les États-Unis qui ont choisi de ne pas vraiment confiner, ou bien trop tard ou pas assez, la pandémie se porte à merveille et devrait pouvoir revenir en boomerang vers l'Europe à l'automne, alors que nos immunités ne seront plus tout à fait efficaces - du moins si ça fonctionne comme pour la grippe (ce qui est fort possible en plus que le virus aura eu le temps de muter) -. 

Je n'ai plus matériellement le temps de suivre les infos italiennes et le regrette bien.

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Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
10 373 333 cas (dont : 506 928 morts (128 665 morts aux USA) et 5 615 646 guéris

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Chroniques du déconfinement jour 22 : Happy birthdays

Déconfinement officiel 1 jour 49

 

Un si bon dimanche que j'en ai presque honte en la période si sombre. En France on fait un peu comme si l'épidémie était passée sauf qu'en fait non, pas totalement ; et en dehors des gens qui s'en foutent beaucoup de gens moyens dont je fais partie, ne savent plus trop ce qui est faisable, ce qui est trop risqué. Dans le doute je porte autant que possible un masque dès que je sors, mais l'enlève à vélo dans les montée et lors des entraînements de course à pied. Je l'enlève aussi parfois une fois sortie du bureau car c'est long toute une journée avec. Et puis je l'enlève pour parler dans mon casque, sinon l'interlocuteur ne m'entend pas bien.

Bref, pas évident. Et zéro confiance envers le gouvernement pour prendre les bonnes décisions pour la santé des gens, tant il est évident que priment en eux les intérêts financiers.

En attendant, petit tour de course à pied à Saint-Cloud, j'étais en forme médiocre mais j'ai savouré de courir en ces lieux.

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La durée était limitée par un rendez-vous que JF avait avec un pépiniériste pour son club de pétanque. 

J'ai passée une douce après-midi de vraie détente : lecture de The Beatles Tune In en écoutant les musiques dont il était question et même en regardant un vieil Elvis Presley's film, avec, mais pourquoi pas, des sous-titres néerlandais : il en était question dans le bouquin et je suis tombée dessus.

Très vite il fut l'heure d'aller au restaurant, retrouvailles avec Le Café La Jatte, qui est un peu au dessus de nos moyens mais semble devenu notre QG des grandes occasions : un double anniversaire (rattrapage de celui de notre fille qui avait eu lieu en plein confinement) et de rencontrer enfin l'amie du fiston en était à n'en point douter.

Fidèle à lui même, le Daron a tenté de gâcher la soirée en crisant pour une cliente qui à quelques tables de là fumait, ce qui était son droit puisqu'en terrasse. Mais la serveuse et nous tous sommes parvenus à le raisonner. Il n'empêche que c'est impressionnant car si le prétexte varie, l'attitude est systématique - mon père aussi avait ce travers - : lorsque l'ambiance est bonne et que l'on se détend et que l'on rit il faut absolument qu'ils tentent de rabattre le bonheur. Peur panique d'être heureux. 
Manifestement l'amoureuse de notre garçon est du style à ne pas avoir peur et tant mieux parce qu'en plus elle a dû subir un retour en 205 Junior et un échange de cadeaux sur le pallier puisque l'appartement est impraticable. Le pire étant que nous ne faisons pas exprès.
Je fais de mon mieux dans un monde cinglé.

D'un seul coup les jeunes étaient repartis, raccompagnés par JF toujours, dans notre vieux tacot et Ad et moi remontées à l'appartement, en croisant une voisine âgée.

Il fut vite minuit et comme il y a une grosse semaine de travail, il était temps d'aller se coucher

J'oubliais I : victoires de partis écologiste un peu partout aux municipales, du premier ministre en sa ville du Havre - je trouve ça choquant que par temps d'épidémie un premier ministre fasse campagne municipale, genre premier ministre par temps de crise n'est pas un archi-full-time job -, un gars de plutôt gauche l'a emporté à Saint-Ouen où il aura fort à faire, Poutou a fait 9% à Bordeaux (!) qui passe écolo, Anne Hidalgo renouvelée dans un fauteuil à Paris, où Agnès Buzyn a pris la veste qu'elle méritait - pas même conseillère municipale -. Martine Aubry repasse de justesse à Lille. Élection avec fort peu de participation, peut-être que les plus âgés ont compris qu'à cause de l'épidémie il y avait encore du danger.

J'oubliais II : au restaurant masque de rigueur sauf assis au tables, tables en terrasses garnies en premier (mais pas spécialement espacées) et allée derrière annexées (mais tables restées inoccupées du moins le temps que nous y étions). La pianiste d'ambiance était une femme, et pourvue d'une bonne voix.
L'un des cuisiniers est un vrai italien, il faisait sa pause lorsque nous sommes arrivés et causait au téléphone.

 

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10 218 460 cas (dont : 503 597 morts (128 392 morts aux USA) et 5 521 578 guéris

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Chroniques du déconfinement jour 21 : Le Fiston a 25 ans

Déconfinement officiel 1 jour 48

 

Samedi simple : une séance le matin (Moneghetti) puis JF disparait comme à son habitude pour quasi toute la journée (courses pour le club puis ménage sur place puis jouer un peu aux boules) et rentre à 19h de mauvaise humeur. Puis il s'endort.

Entre temps je suis allée au Leroy Merlin de la rue Rostropovitch faire quelques courses dont les cadeaux d'anniversaires pour les enfants, en cette année particulière je n'ai pas su m'y prendre à l'avance, puis j'ai écrit quelques quotidiennes, lu des Beatles, écouté Rick Beato et fait une sieste, des sauvegardes de mes textes sur réseaux, une esquisse de ménage sur l'ordi, et du ménage de photo car l'ordi était saturé.

Ad allait à la fiesta de son frère à sa coloc et j'ai échangé quelques SMS avec Le Fiston pour lui souhaiter un bon anniversaire. 
Je suis sidérée que ça fasse 25 ans. 
Échange de nouvelles aussi avec ma sœur dont le harceleur a, si j'ai bien compris, été condamné à suivre un traitement pour son état psychiatrique. 

La pandémie a dépassé les 10 millions de cas et 500 000 morts. Elle est très loin d'être finie. Un article circule disant qu'on trouve des traces du Coronavirus 19 dans les eaux usées de Madrid dès mars 2019. 

L'Oréal change les termes qui qualifient les produits qu'il vend pour se blanchir la peau, mais n'envisage pas un seul instant de cesser leur commercialisation (qui représente une manne). Un summum de tartuferie.

J'ai appris un mot anglais, tapple, et un mot français, drèche. 

Panne de Typepad vers le soir alors que je regardais une video de co-vélotaf de Sacrip'Anne. Bonne communication de leur part sur Twitter ce qui fait que je n'ai pas eu à vraiment m'inquiéter et m'en suis retournée aux vieilles méthodes du temps où l'internet était rationné : écrire en local, sauver par ailleurs et copier-coller lorsque tout se remet à fonctionner. 

 

 

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Chroniques du déconfinement jour 20 : des retrouvailles minutées et de longs trajets en transports [en commun]

Déconfinement officiel 1 jour 47

Tout de suite moins à dire lorsqu'une journée de boulot n'est pas encadrée par deux moment de #Vélotaf. La météo prévue (par Météo France) pour le soir indiquait pluie d'orages, vents et peut-être grêle. Alors par précautions je suis partie au boulot en transport, dans l'idée d'une tentative RER C + RER B (mais ce dernier ne fonctionnait pas - rétrospectivement j'ai compris tous les bus de la veille vers Laplace et l'ambiance "incident" -) alors Ligne 4. Grâce à mon quart d'heure de précaution, je ne suis pas arrivée en retard. Il faut dire aussi que j'ai attrapé le RER C Porte de Clichy au sprint quasiment depuis la maison.
Journée de taf très intense pour tout le service. Mon travail en cours pour une librairie précise s'est donc retrouvé mis de côté et je suis restée auprès d'un collègue qui travaillait sur des préparations d'inventaires. 
Comme il était particulièrement pédagogue c'était intéressant malgré le côté répétitif des manipulations. 
J'ai pris mon premier ticket, pendant la pause déjeuner des autres, en faisant office de standardiste.

Le midi, moment sympathique de déjeuner (et retrouvailles) entre ami·e·s. Un bref pique-nique au square du coin. J'étais très minutée mais c'était infiniment mieux que rien. D'autant plus que leur vacances se rapprochant, c'était un peu se voir à présent ou possiblement dans vraiment longtemps. 
Une dame venue s'asseoir sur le banc où j'étais nous a demandé si nous travaillions aux Impôts (bâtiment voisin). 

Je suis restée aussi tard que mon "professeur" d'un jour. Ça me semblait aller de soi.
L'orage qui avait menacé n'avait pas vraiment eu lieu, j'ai pu effectuer un retour à pied + ligne 13 en toute tranquillité. J'ai revu l'immeuble dans lequel nous avions visité un appartement si étrange (et non sans beauté) en 1991.

Une soirée trop courte tandis qu'Ad fêtait avec son ami la thèse passée de ce dernier.

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9 877 547 cas (dont : 495 430 morts (127 361 morts aux USA) et 5 318 111 guéris

 

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Chroniques du déconfinement jour 13 : des retrouvailles qui m'ont fait plaisir

Déconfinement officiel 1 jour 40

 

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Vélotaf avec le VTT jaune, dont la remise en état me déçoit un brin, mais qui a cessé d'avoir la roue arrière avec du jeu. Je le confierais hors période de rush à un atelier ami, lequel n'a pas de place en ce moment.

Je m'accorde enfin la rue de Rivoli offerte aux vélos. Ça fait rêver, on aimerait toute la ville ainsi et les véhicules à moteurs uniquement lorsqu'ils sont indispensables. 

Le hic c'est qu'ensuite le parcours le plus direct n'est vraiment pas vélo-friendly : remonter Saint-Michel en jouant avec les bus au chat et à la souris ; passer par plusieurs carrefours bien costauds, où la piste cyclable s'efface ou bien prend un tour si bizarre et impraticable qu'il semble plus sage de rester parmi les voitures. 

Il faudra que je trouve une suite possible à ce bout merveilleux.

Retour par le Bois de Boulogne, en affinant. L'idée est de trouver un itinéraire qui survivra aux premières nuits longues. Les petits chemins marrants à faire à la saison ne le seront à la rentrée plus guère.

Chouette journée de boulot en formation auprès de mon collègue Romain. J'aime bien la partie "sites" et ai assisté à une réunion fort intéressante en terme d'étape nécessaire pour transformer les demande de clients en points de développements concrets. J'ai beaucoup appris.

Le déjeuner collectif du midi a été pour moi l'occasion de retrouver quelqu'un avec qui j'avais taffé en tant que libraire volante et même si nous n'avons rien pu nous dire de personnel, j'étais si heureuse de la retrouver ainsi, et en plus heureuse dans son nouveau poste et avec un employeur hyper respectueux, payant les heures supplémentaires, accordant d'emblée toutes les absences nécessaires pour un deuil, bref, le rêve (1).

Toujours aussi étrange pour moi de sortir du taf en me sentant physiquement si légère. J'avais vraiment intégré le mal de jambes, genoux douloureux de fin de journée comme un état normal. Là, je suis super heureuse de retrouver mon biclou pour ENFIN bouger un peu.

Notre fille sortait mais n'est pas rentrée si tard même si elle ne s'est pas attardée. Nous étions donc les deux petits vieux - en pratique, rentrant chacun vers 20h30 nous avons dîné en même temps puis vaqué chacun à notre "restant à faire" de la semaine, moi l'écriture, les messages à répondre ..., lui ses obligations de président de club sportif. Et soudain il est fort tard.

Mini LT des infos italiennes. L'épidémie avait la veille connu une remontée mais est à nouveau à la baisse (ouf !). Et l'événement du jour ne concernait pas le #Covid_19 mais Alex Zanardi, un ancien champion de sport automobile reconverti en handisport après un accident qui avait failli lui coûter la vie en 2001 et qui venait, alors qu'il participait en handibike à un événement sportif, d'avoir eu un grave accident de la circulation.  

 

(1) C'était pour moi le cas au Connétable ; mais c'était moi qui ne voulait pas m'absenter sachant que si je ne venais pas c'était Leslie qui devait s'y coller. Alors je mettais un point d'honneur à m'absenter le moins possible. Dans la librairie dont je parle ils sont trois à l'effectif, si j'ai bien compris, donc si une personne a un lourd souci familial le boulot se répartit sur deux. 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
8 746 703 cas (dont : 461 778 morts (121 402 morts aux USA) et 4 619 651 guéris)

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Chroniques du déconfinement jour 11 : journée bien bossée

Déconfinement officiel 1 jour 38

 

Grosse belle journée intense de travail (toujours en formation) et du bon vélotaf (je poursuis mes expérimentations de recherches de trajets agréables et surs sans être trop rallongeants). En soirée je trouve la force de commencer à préparer mon retour à la radio, tandis que le club de triathlon annonce la reprise relative des entraînements (sans la natation, ça perd de son charme).

Pas évident de combiner nouvel emploi dans un nouveau métier dans un contexte de tentative générale de retour à la normale après un pic épidémique sachant que la suite reste très incertaine (remontée de cas en Italie, en Chine, États-Unis toujours en pleine montée, Brésil, Inde ...). Qui sait, nous allons peut-être devoir d'ici un mois et demi nous reconfiner.

La période de confinement a des conséquences inattendues en milieu professionnel : des dispositions automatiques de ménages informatiques, prévus pour ôter certains éléments s'ils sont inactifs pendant plus d'un mois, ont fait des nettoyages intempestifs, car le mois d'inactivité était soudain devenu la norme ; ou : des gobelets appelés à être recyclés n'ont pas été prélevés. Au coup par coup, à la marge, on déniche ainsi des petites bizarreries. 

Je redécouvre le plaisir qu'il y a à déjeuner avec des collègues le midi, c'est assez rare en librairie où en général on se relaie, et particulièrement sympa d'être, dès l'arrivée, associée. L'une des conversations me fait prendre à nouveau conscience d'à quel point l'épidémie en cours est perçue différemment selon que l'on a été directement concerné·e·s, soi-même ou par proches interposés et de quelle façon. Nous étions cinq à table et une personne ne connaissait personne qui avait été malade. Elle était la seule. La plupart d'entre nous connaît au moins une personne qui a été malade sévèrement, pas forcément hospitalisée mais mal mal mal avec des hauts et des bas pendant au moins un mois.
Et très peu de malades parmi celles et ceux qui présentaient cette forme bien plus forte qu'une simple grippe mais ne nécessitant pas une hospitalisation ont été testées. Ce qui fait que les statistiques de l'épidémie en France sont sans doute bien minorées du point de vue du nombre de cas. 
Ce qui est intéressant c'est l'échange : qui a connu plusieurs malades est épaté qu'ils restât des personnes qui n'ont pas du tout été touchées ni de près ni de loin ; et à l'inverse qui n'a pas été concerné a toutes raisons de croire que ce grand branle-bas de combat était bien un peu exagéré. 
On se pose des questions : pouvons-nous trinquer ?
La gamme de façons d'avoir vécu le confinement est extrêmement variée, ç'en est impressionnant. Ça va de la parenthèse dorée à une forme d'emprisonnement qui mettait en péril (presque plus que le péril d'origine). 

Suivi un des TG de Rai News 24. Lucia Azzolina, la ministre italienne de l'éducation m'a émue. C'est probablement beaucoup de communication, il n'empêche qu'elle donne réellement le sentiment qu'elle se préoccupe du sort des élèves, des professeurs, des gens qui bossent dans les établissements scolaires. 

Les entreprises soucieuses de la santé de leurs salariés et qui en ont les moyens, ne se précipitent guère pour déconfiner. On dirait qu'en France les décideurs ne font plus du tout confiance au président ni à son gouvernement. 

Mon impression, vue de là où je vis, est que la plupart des gens prennent sagement leur mal en patience et restent assez prudents. Avec des bouffées ça et là d'imprudence. Comme de petits défis. 

PS en note à moi-même, afin plus tard de pouvoir dater : les travaux de réfection à la maison, ont commencé dans la cage d'escalier

 

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Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
8 381 676 cas (dont : 450 188 morts (119 908 morts aux USA) et 4 376 564 guéris)

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Chroniques du déconfinement jour 10 : En transports c'est plus long

Déconfinement officiel 1 jour 37

 

Il pleuvinait au matin, c'était menaçant en tout cas alors j'ai opté pour les transports en commun : lignes L + 14 + 4 avec de bonnes correspondances. Il m'a fallu 1h05 c'est à dire davantage qu'à vélo avec le chemin direct. J'étais un peu surprise, ma jauge d'aller plus vite qu'en transports était jusqu'alors de 10 km pas 12 (d'autant plus que je respecte les feux rouges). Il n'en sera pas de même lorsque la ligne 14 arrivera jusqu'à la porte de Clichy.

Journée intense, formation le matin avec quelqu'un que j'étais heureuse de retrouver et suivre quelqu'un en doublon l'après-midi, qui avait hélas des cas peu pédagogiques à se mettre sous la dent, mais j'ai eu le sentiment comme elle expliquait fort bien, d'avancer quand même. 
Rapide déjeuner sur l'herbe le midi, presque en bas de chez mes amis. Repas japonais francisé, une formule déjeuner. Le hic de ne disposer que d'une heure est que pour peu que l'on attende un peu d'être servi·e·s, on n'a guère de temps restant.

Drôle de période bizarre, on n'est vraiment pas certain·e·s d'être sorti·e·s de cette épidémie.

Alors que j'entamais les démarches pour résilier ma précédente mutuelle, puisque le contrat de travail en comporte désormais une, je me suis aperçue que je n'ai vu aucun médecin depuis bientôt un an. Effet de surmenage (quand j'étais en maison de la presse, puis en soutien de Noël à Les mots et les choses), de zéro temps personnel dispo, auquel a immédiatement succédé la pandémie ; combinés avec la chance de n'avoir pas été malade ou pas vraiment, et le tour est joué. C'est une fausse bonne nouvelle : à mon âge j'aurais dû faire différents examens de surveillance, de prévention. Ça n'est pas sans risque de laisser les contrôles de côté. 
Et à présent on verra à la fin de ma période d'essai si toutefois l'épidémie n'est pas repartie à la hausse d'ici là.

Car les nouvelles ne sont pas bonnes, ça repart en Chine et l'Inde est en pleine tourmente (plus de 2000 morts aujourd'hui). Aux USA les déconfinements par états ont lieu bien trop tôt. Un article relayé par Abie indiquait que la Floride a déconfiné alors que d'un point de vue épidémique elle en est à l'équivalent de la France à fin mars. 
Ça n'est pas le moment de faire comme si de rien n'était, comme si tout ça était derrière nous. Grosses incertitudes, en réalité.

Aux TG italien que je regarde rapidement vers 22h sans LT car j'ai entrepris en même temps de me mettre enfin à jour de démarches administratives qui traînaient (dont les Impôts, ça commençait à ne plus aller), il était surtout question de l'Italie même, avec une sage prudence de rigueur, mais l'accent était mis clairement sur le redémarrage de l'économie et le fait de parler un peu d'autres choses. 

Je retrouve peu à peu une vie sociale mais outre le fait que je m'efforce de me ménager pour être bien en forme toute la journée à mon nouveau travail, je reste très circonspecte quant aux différentes activités potentiellement risquées très trop vite trop rassemblés trop prêts. Et quand bien même mes ami·e·s me manquent. Quant au port du masque je suis nettement dans la ligne de conduite que défend Martin Winckler. Parfois dans la rue je l'enlève cependant, lorsqu'il n'y a pas grand monde : pure fatigue de le porter au travail en continu.

La discipline dans les transports en commun me surprend agréablement : tout le monde observe l'obligation et les sièges vides à laisser entre chaque personne sont respectés autant que possible.
J'effectue mon retour en expérimentant de prendre le RER B à Laplace, ai de la chance d'en avoir un rapidement puis de ne pas trop attendre à Saint-Michel pour le C (alors que le suivant était à 35 mn de celui que j'ai eu). C'est un trajet reposant, peu de monde, un seul changement, c'est très calme, j'ai lu mes mails et des infos sur Twitter. Seulement point de vue durée pas très favorable : 1h20 à 1h25 porte à porte. 

Ce qui est remarquable sur les deux journées où j'ai pris les transports en commun c'est l'agréable absence de personnes faisant la manche. Je me demande pour autant ce que deviennent, parmi elles, celles pour qui c'était vital de parvenir à gagner de l'argent comme ça. Elles ne doivent pas avoir totalement disparu. Et leurs revenus incertains se sont tassés. Alors comment survivent-elles ?

La soirée est trop courte, comme à chaque fois. Un phénomène curieux semble faire que quoi que je fasse et malgré les légères variations de mon heure de retour, je ne suis pas à profiter d'un temps personnel hors temps physiologique (disons ça comme ça : manger, se laver ...) avant 21h. Ça ne fait pas bézef de vie personnelle active. 

Écouté encore un peu de Beatles stories, tout en écrivant les choses du quotidien.
 Je crois que ce qui me fascine avant tout c'est d'avoir été, même si trop jeune pour en être autrement qu'en faisant des tours de manèges en entendant leurs succès, contemporaine du phénomène. Pour l'heure me plonger dans ces époques (les 60ies et les 70ies), me sert clairement de bouclier contre le risque d'avoir l'esprit envahi par des craintes et des colères (devant l'attitude des pouvoirs publics de ce pays) liées à l'épidémie, et dans une beaucoup moindre mesure au stress que représente un nouveau boulot combiné à l'apprentissage d'un nouveau métier. Aujourd'hui me trottait en tête par exemple un extrait d'ITW dans lequel George Harrisson en 1977 (je crois, à moins de John Lennon en 1974) disait en parlant de Pete Best qu'il était un lazy drummer, n'avait pas fait de progrès et surtout qu'il était trop lent à la détente, nous autres on était rapides de pensées et d'échanges et lui il était toujours un moment après. 
Sans doute que je songeais à ma façon de rechercher la présence de personnes plus rapides que moi de pensées afin d'être celle qui doit s'efforcer de suivre. D'où certains déboires affectifs. 
Longtemps, pour cause de pandémie, que je n'avais pas pensé à des considérations personnelles ; c'est sans doute ça que je dois retenir.

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
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Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
8 239 124 cas (dont : 444 790 morts (119 091 morts aux USA) et 4 297 540 guéris)

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