Devoir se faire à l'évidence


    Je parviens à assumer le boulot, à tenir le cap et le rythme, par moment plus difficilement mais je pense décemment.
Je parviens à assumer une partie des entraînements nécessaires à ma vie de triathlète. Sans celle-ci je ne serais de toutes façons pas en état d'assurer au travail.

Je suis en bonne voie de parvenir à refaire mon retard en terme de suivis de santé et actes nécessaires (des soins dentaires actuellement).

Je peux, si ça n'est pas trop souvent, m'accorder une activité de soirée : réunion d'une association dont je fais partie, rencontre à laquelle j'assiste en librairie ...

Mais si un soir je sors, il devient impensable de trouver en rentrant l'énergie, plus que le temps, d'écrire ici. C'est illusoire.
L'âge c'est : devoir se coucher au plus tard à minuit afin de pouvoir tenir la journée de labeur qui suit.

L'écriture en prend un coup, la radio, de facto, c'est fini (et j'en suis si triste), la BNF me manque terriblement (mais je ne désespère pas d'y retourner). Et bien sûr les ami·e·s.

Je m'aperçois que de façon insensible mais visible à présent j'ai quasiment renoncé à l'alcool et aux viandes. Je n'en consomme plus guère que lorsque je fais partie d'un groupe, invitée ou au restaurant et parfois en Normandie, et nous y sommes, fors confinement, rarement.

Plus que trois jours et ma semaine de boulot sera finie. J'ai un entraînement de CAP demain matin, une séance de natation vendredi, une soirée samedi. Les choses, désormais, se décomptent ainsi.


Dormir en plein jour

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Ce sont ces deux touites apparus sur ma TL ce matin qui m'y ont fait repenser alors que ça ne m'était pas arrivé depuis des années.

J'aime pour ça les réseaux sociaux, leur fréquentation peut être assez stimulante surtout si on a une vie professionnelle qui ne nous laisse pas le loisir de nous déplacer dans différents milieux humains variés.

Enfant, je détestais faire la sieste que l'on tentait souvent de m'imposer - jusqu'au moment où étant certains que je n'en profiterais pas pour faire des bêtises les adultes m'ont laissée vivre ma vie aux heures de début d'après-midi - et j'avais besoin qu'il fasse noir pour dormir. Ma mère qui s'efforçait de bien faire, même si c'était parfois avec l'effet inverse de l'intention, avait fini par dénicher des double-rideaux marrons foncés et chaque soir je fermais volets de bois et double-rideaux.

En fait ça n'était pas la lumière qui m'empêchait de dormir mais qu'on exigeait de moi d'être au lit à 20:30 ; en ces temps-là, avec le sommeil des enfants ça ne rigolait pas. Seulement à l'époque je croyais que c'était pareil partout, qu'un·e enfant devait dormir à 20:30, sauf les soirs de grands matchs de football, que c'était une loi immuable de l'humanité. Alors je croyais que c'était moi qui n'allait pas, de ne pas parvenir dès 20:30 à fermer l'œil.
(et puis j'avais envie de lire, toujours, et je rallumais la lumière après, mais ça, c'est une autre histoire)

Je ne sais plus quand c'est venu, probablement avec les classes prépa pendant lesquelles on ne pouvait dormir que peu, puisqu'il y avait la journée de cours et la journée nocturne de travail scolaire personnel. C'était ce coucher entre 01:00 et 02:00 du matin pour se lever entre 06:30 et 07:00
Le sommeil venait instantanément, quelle que soit la luminosité ; il était d'épuisement.

Ensuite sont venus des logis, dont un studio en cité U, pas nécessairement équipés de volets, ni de double-rideaux et puis on s'en foutait et on pionçait.
Bien plus tard, chez nous un jour les double-rideaux ont lâché et nous les avons enlevés et puis on a eu plein d'autres choses à faire (dont : se lever tôt, aller bosser et quand on rentre on est crevés, beaucoup de jours, bien plus que de jours à la maison) et on a pris l'habitude sans.

À présent non seulement je m'en passe, mais je crois que je dormirais plutôt moins bien dans le noir, j'aime être réveillée à la lueur du jour, je suis capable de m'endormir instantanément partout sauf dans la proximité immédiate d'un marteau piqueur, le niveaux d'ombre et de lumière n'a plus aucune importance. Et j'apprécie particulièrement lorsque de loin en loin (1) je loge dans des chambres où du lit on a une vue. Ainsi l'appartement lyonnais provisoire du Joueur de Pétanque qui offrait une vue urbaine dégagée et le ciel c'était du bonheur ; et au Guilvinec une chambre d'un petit hôtel qui permettait du lit d'ouvrir les yeux sur l'océan c'était pour moi le nirvana (2).

Au bout du compte, c'est intéressant de constater combien au cours d'une vie l'on peut évoluer. Et combien la perception des choses peut-être différente d'une personne à l'autre.

Au passage, notez que le secret des couples qui durent est sans doute, bien avant toute considération sexuelle, d'avoir des modes de sommeils compatibles, volets et fenêtres ouverts ou fermés, noir total ou lumière comme elle est, pièce plutôt chaude ou plutôt fraîche ...

(reconnaissance renouvelée au Joueur de Pétanque capable de dormir alors que ma lumière de chevet reste allumée pour lire)

 

 

 

(1) De chez moi je vois : le mur de brique de l'immeuble en face et une bande étroite de ciel ou en Normandie un grand arbre et son bout de ciel par une petite fenêtre.
(2) N'y suis pas allée souvent, pas exactement dans mes moyens et puis les ami·e·s sur place proposent souvent l'hébergement et ça aussi c'est le bonheur : se lever et être entourée dès le début de la journée par des personnes bienveillantes et bien-aimées sans avoir à faire de déplacement pour se rejoindre.


De blogs en blogs (comme au bon vieux temps ?)


    Ma propension à l'épuisement en ce moment me rend comme absente au monde, j'assure le boulot, je mets les entraînements de course à pied en priorité 1 juste après cette nécessité, et pour le reste je pare au plus pressé, j'essaie de ne pas passer tout le temps non travaillé à dormir (ou regarder du sport à la télé, parce qu'on peut faire ça dans un état de très grosse fatigue en piquant de loin en loin de bon petits roupillons et en se passionnant au réveil).

Alors j'ai bien aimé, vraiment beaucoup aimé quand retrouvant le bureau (table) du salon d'où je peux écrire dans un confort normal (1), j'ai pu lire qu'un de mes billets avait eu un écho proustien chez Alice sur lequel Matoo avait rebondi
Parce que bon, je suis loin d'avoir tout lu chez le remarquable Marcel, il n'empêche que c'est une admiration profonde, un réconfort quand je m'y remets, une sorte d'histoire d'amour. 

Les ami·e·s, vous m'avez fait chaud au cœur. 
Ça serait bien que je trouve le temps d'en causer à Véronique Aubouy, la réalisatrice qui avait entrepris ce projet formidable et fou de Proust lu.

 

 

(1) C'est plus compliqué du fond du lit

#Proust 


trêve olympique (Je m'accorde une)


    À peine une semaine traversée depuis mon retour de celle de vacances en  Normandie et me voilà déjà dans le dur de la fatigue. OK j'ai fait un excès : je me suis couchée à pas d'heures vendredi soir pour regarder le triathlon relais des J.O.

Et puis c'était une semaine de six jour travaillés avec le samedi un plantage général au loin qui a impacté pas mal de monde d'où des appels en mode le feu au lac, et un ou deux clients hystériques - les autres adorablement patients -, toujours les mêmes vieux messieurs avec leur besoin éperdu de reconnaissance.  Faire face fut fatiguant. 

Comme j'ai vraiment envie de continuer à suivre les J.O. au moins les résumés des journées, je crois que je vais m'accorder une trêve olympique : j'assure le boulot, le programme d'entraînement de course à pied, les éventuelles urgences, le paiement des factures, la réinscription au triathlon, et pour le reste, trêve olympique, on verra après les J.O. 

(oui bon je sais, je m'étais aussi mentalement accordée une trêve Tour de France  et dans une moindre mesure une autre Euro 2020/2021 ; en fait entre cette période particulière de la pandémie, la période lyonnaise du conjoint (très chouette à vivre à partir du moment où les déplacements des week-ends étaient libres, mais fatigante car toujours on the run) et l'emploi intense à temps plein je suis tout simplement particulièrement fatiguée)  


Deux paradoxes du télétravail et deux avantages


    - Il y a eu des médailles françaises ? demande le joueur de pétanque en rentrant de son boulot où il était en pour de vrai
- Ah je n'en sais rien du tout, j'étais en télétravail.

C'est en répondant que je m'aperçois qu'au boulot il y a toujours un collègue ou une autre pour suivre, généralement par alerte sur son téléphone, des infos et s'exclamer entre deux appels : 
- Hé, la France a gagné !
(plus tôt dans la saison : - Ah le couvre-feu va passer à 21:00 !)
Ce qui fait que bon an mal an, lorsque je sors d'une journée de boulot, j'ai une vague idée de quelques événements. En télétravail je suis encore plus concentrée : il n'y a que les appels aux clients, la résolution des problèmes, zéro interférence et pas un instant de trêve si ce n'est pour filer aux toilettes quand la nécessité s'en fait sentir.
J'utilise audacieusement mon heure de déjeuner ... pour déjeuner et ponctuellement faire une ou deux courses dans le quartier. Alors à part recevoir un colis ou répondre à un SMS le temps d'un rappel téléphonique, je n'ai pas d'échanges avec l'extérieur de la vraie vie ni de consultation d'informations. Je suis généralement encore plus coupée du monde que lors d'une journée de boulot au boulot.

Ça n'est pas la première fois : je m'aperçois que n'ayant pas l'indication horaire concrète de fin de journée par les heures de départ de mes collègues, je me laisse entraîner par les demandes en cours et soudain je m'aperçois qu'il est plus de 19:00 et que j'aurais dû terminer 30 minutes plus tôt. Au bout du compte tout se passe comme si une partie du temps de transport économisé se transformait en temps de travail. 

Le temps de transport du matin, en revanche, je parviens bien à le transformer en temps de sport. C'est facile, il convient de laisser le réveil à la même heure et de se lever aussitôt et d'aller faire une petite séance d'entraînement, le plus simple étant la course à pied. Ce matin j'ai pu courir 45 minutes et être large pour prendre mon service devant l'ordi.

Je peux sur la pause déjeuner, écluser les mini corvées ménagères quotidiennes (descendre les poubelles, faire la vaisselle, ranger quelques papiers, payer une facture, prendre un rendez-vous médical, sortir une lessive ...) libérant l'esprit d'avoir à y penser le soir en rentrant, et libérant le temps pour le faire (même s'il est bref, c'est toujours ça de pris). 

Dans la mesure où j'ai un emploi nourricier, je préfère toutefois m'y rendre physiquement, pour bien séparer ma vie professionnelle de celle qu'elle m'oblige à mettre entre parenthèse. Je ne tiens pas à ce que des souvenirs professionnels, même s'ils sont plutôt stimulant intellectuellement, hantent mon salon. Et puis, la brochette de collègues avec laquelle j'y partage mes heures étant sympathique, autant être en présence - même si nous n'avons que rarement le temps de nous parler (hors résolution des tickets) - que chacun dans son coin.


Trop tard pour écrire


    Je suis rassurée lorsqu'après un exploit je vois les sportifs de haut niveau totalement lessivés. On peut ainsi les soupçonner de ne pas se doper, ni d'utiliser un matériel "amélioré".

N'en déplaise aux nostalgiques ou à certaines personnes qui se sentent saturées de flux informatifs, je savoure ma joie d'une époque inouïe qui permet de regarder un match de football joué loin de là, tout en se déplaçant à 300 à l'heure. J'ai connu les trains à vapeur et la vie sans téléphones portables ni internet ni même ordinateur chez soi, alors je ne boude pas les plaisirs que nous accorde la modernité. J'en fais toutefois un usage modéré - ce qui me permet d'éviter la plupart de ses inconvénients -.

Un ami de l'internet a composé une belle chanson pour nous donner de mauvaises nouvelles [de sa santé] puisqu'elles le sont. C'est la classe ultime. Nous sommes éperdus d'admiration et tristes, mais si tristes.

À part, dimanche matin, un brin de course à pied, j'ignore de quoi ce week-end sera fait. Et j'aime ça.

Bon, il y aura sans doute deux siestes devant les étapes alpestres du tour de France.

J'ai cru, en arrivant, que j'étais enrhumée. Ce ne fut qu'un accès d'éternuements et nez qui coulent. Excès de pollution ?


Notes de vie pratique


    Je sais que dans quelques temps je risque de chercher à nouveau ces informations donc voici : 

 

Le programme des travaux sur la ligne 14 (Paris)

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Et pour le RER C du 15 juillet au 21 août 2021 :

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La pointure précise des chaussures de trail que je recherche

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Ça n'est pas, j'en conviens, d'un grand intérêt. Mais ça me permettra de gagner du temps par après.


Liens du dimanche soir

Durant la semaine au soir, je vois passer des billets ou des articles ou des textes qui m'intéressent. Seulement si je veux éviter de me coucher après minuit, afin d'éviter que la journée du lendemain ou celle du surlendemain ne ressemblent à des tortures de conséquences de privations de sommeil, je n'ai pas le temps matériel de les lire.

Vient le week-end et je me dis Chic alors je vais pouvoir. Sauf qu'en ce moment un grand bout du samedi est consacré à des petites choses que le couvre-feu rend désormais impossible en semaine après le boulot, entre petites courses et entraînements sportifs en extérieur. Et que la fatigue en ce début de printemps après une année de pandémie est puissante, ce qui oblige à dormir.

Bref, bien de ces liens sont restés sans être tout à fait lus jusqu'au bout, et ça fait plusieurs week-end que ça dure. Alors je vais tenter d'en sauver quelques-uns pour la prochaine fois où j'aurais des heures perdues (un jour de récup ? de RTT ?). 

Vivre avec une thalassémie, même mineure, c'est savoir devoir laisser un article intéressant lu aux 2/3. On doit sans arrêt forcer sur la fatigue pour tenir un poste normal en entreprise alors il faut apprendre à renoncer sur les choses qui nous intéressent à titre personnel. 

Ce qu'on s'amusait (1951) ;
- Conversations avec Keith Richards (je n'ai pas renoncé, j'avance peu à peu, mais j'enrage de mon manque de temps libre) ; 
- Les œuvres du peintre Valérius de Saedeleer ;
- Constance : The tragic and scandalous life of Mrs Oscar Wilde by Franny Moyle (review) ;
- Interstices : le chaos c'est la vie (lu en entier mais j'étais si fatiguée que j'aimerais le relire) ;
- La nuit du journal intime sur France Culture ; (à écouter, en fait)
- Gloire et chute de Sébastien Feller, le prodige des échecs français devenu roi de la triche découvert grâce à Joachim Sene et que je voudrais relire à un moment où je peux paisiblement penser à son potentiel romanesque ;
- plusieurs billets sur Le Kawa Littéraire (et tenter de savoir pourquoi l'interruption) ; 
- une recherche à terminer sur The Beatles Bible rapport à The Beatles Tune In que je suis toujours en train de lire, triste d'être obligée de tant morceler.

 

Ceux-ci pas pour les lire, c'est fait, mais pour penser à en parler à quelques personnes en particulier (je sens que je vais oublier)

- Isère : Un patron abandonne son employé sur l'autoroute après une dispute
- Au rêve : le café mythique de Montmartre va être vendu aux enchères

 


Cahier du jour, couvre-feu 3 jour 12 : masques livrés

(mercoledi)

 
 
Partir bosser en RER C (le 08:24, qui va bien) puis RER B
Journée de boulot plutôt moins pénible que les deux précédentes mais néanmoins pas facile, la surcharge est incontournable, malgré la bonne entraide.
Repas Thaï Box pris en bonne compagnie
Descendre voir l'état du vélo jaune, tenter de gonfler le pneu à plat, de voir où était la crevaison juste avant que le réparateur Guillaume de vendredi midi ne se désiste.
Solide après-midi de taf, tout le monde bossait non stop, un pb qui ne me concernait pas directement d'achat de liseur Booken : les rôles sont mal définis de qui fait le S.A.V.
Quitter le travail à 18:47 me semble-t-il et de rentrer, sous la pluie mais un temps relativement adouci, avec un Vélib correct trouvé près de la piscine de Montrouge.
Trouver un rendez-vous réparation pour le lendemain midi, avec le technicien Vincent, et découvrir que la station Porte de Clichy de la ligne 14 serait inaugurée elle aussi le lendemain (jeudi 28 janvier 2021).
Les masques FFP2 que j'avais commandés nous ont été livrés. 
Dîner spaghetti aux épinards à la crème préparés par JF, rentré avant moi (20:16 mon retour, je crois)
Soirée d'écritures devant Rai News 24 et Rai Scuola (émission d'Histoire qui est certains soirs sur Rai Storia), suspendue le temps d'écouter le témoignage calme et émouvant d'un Signor Modiano, vivant à Roma et rescapé des camps. 
Il racontait notamment la façon dont la souffrance étreint sans plus jamais cesser. Le camp à l'intérieur.
 
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TTL 157,5
DD 62/00
 
 
updated: January 27, 2021, 23:14 GMT
101 366 921 cas dont 2 181 162 morts et 73 223 780 guéris
 
USA : + 123 288 nouveaux cas ; 438 631 morts depuis le début ; + 3 023 morts ce jour ; soit 1 321 morts / 1 M d'habitants
France : + 26 916 nouveaux cas ; 74 456 morts depuis le début ; + 350 morts ce jour ; soit 1 139 morts / 1 M d'habitants
Italie : + 15 204 nouveaux cas ; 86 889 morts depuis le début ; + 467 morts ce jour ; soit 1 438 morts / 1 M d'habitants
Belgique : + 1 784 nouveaux cas ; 20 879 morts depuis le début ; + 65 morts ce jour ; soit 1 797 morts / 1 M d'habitants
UK : + 25 308 nouveaux cas ; 101 887 morts depuis le début ; + 1 725 morts ce jour ; soit 1 496 morts / 1 M d'habitants
 
 
autres sources disponibles :