La notion du temps

 

    C'est Dr Caso dans ce billet en passant qui écrit "J'ai perdu la notion du temps avec la pandémie et je ne l'ai jamais retrouvée". Je m'aperçois que tel est mon cas. Tout ce qui est avant semble d'une époque très ancienne. Tout ce qui a lieu depuis ses débuts entre dans la catégorie "hier" même si comme cela fait plus de deux ans que cela dure, c'est un hier qui peut avoir deux ans.

Par ailleurs ce qui est survenu à des dates plus ancienne me semble éloigné calendairement de façon stupéfiante. Pas un jour sans que je recompte une durée sur mes doigts, tellement le calcul mental automatique qui s'effectuait à l'évocation de tel événement datant de telle date me donne un résultat qui me paraît improbable. 

Dans le même temps, dès que je me penche en pensées sur ce qui est advenu pendant toutes ces années, j'y vois de quoi en avoir occupé le double, ça n'est vraiment pas une sensation de "qu'est-ce que j'ai bien pu faire de tout ce temps", c'est plutôt "Wow, pas étonnant que je sois fatiguée, comment suis-je parvenue à faire (face à) tant de choses". C'est leur nombre qui me sidère, comme un footballeur à qui on annoncerait un cumul de buts marqués faramineux depuis le début de sa carrière alors qu'il n'a jamais pris la peine de les dénombrer.

Le fait que les 3/4 du temps je n'en suis pas maître puisque soumise à des obligations salariales, ou par choix embringuée dans des événements (sportifs à présent, musicaux il fut un temps, culturels quand j'étais libraire) avec horaires et préparations, accroît ma perte de repères. J'espère parvenir un jour à une retraite, qu'elle dure des années avec assez de santé et que je puisse enfin retrouver la notion du temps - je ne doute pas que revenue à mon propre rythme, je la retrouve, paisiblement -. 


Après le stage (de triathlon)


    Pourvue d'une énergie renouvelée, j'ai eu la très mauvaise idée une fois mon vélo remonté, de vouloir réhausser le guidon. Résultat : bim, déréglage du jeu de direction.

Je ne reprenais pas le boulot dès aujourd'hui, j'avais prévu d'être KO après le stage. En fait non alors j'ai fait plein de choses sérieuses et fastidieuses, mais nécessaires.

Bon et puis un petit point sur là où j'en suis après cette remise en forme : 

natation : pas de mesure de temps, mais j'ai appris ou réappris certaines particularités de la nage en mer et je me suis ré-habituée à la combi.

vélo : je peux faire 40 à 50 km sans efforts il serait grand temps que je rallonge. Avant les confinements je maîtrisais jusqu'à 70 km (pas des cols, hein). Dans ma (lointaine) jeunesse, 100.
J'ai réappris à déclipser / reclipser mais suis toujours peu à l'aise avec ça. Par exemple si je dois rouler en ville il me faut encore des chaussures classiques. Le gros progrès du stage aura été pour moi de piger d'où venait mon problème : il vient d'une bizarrerie de latéralisation : je parviens plutôt bien ou disons mieux, à déclipser du pied droit sauf que mon pied d'appel de redémarrage est nettement le gauche. Alors ça fait des nœuds dans ma tête.
D'autant plus qu'à gauche je ne parviens à déclipser que pédale en haut et mouvement du pied vers l'intérieur. Alors qu'à droite c'est pédale en bas et geste vers le bas et l'arrière.   

 

Capture d’écran 2022-05-02 à 21.44.44Ça donne des moments de flottements, qui ne sont pas en course les bienvenus.

course à pied : 

VMA : 5'57'' quand je suis en forme (i‧e. normalement fatiguée)
6'03'' quand je suis fatiguée (par ex. après une journée ou semaine de boulot nourricier)

90 % VMA : 6'33'' 
85 % VMA : 6'50''

seuil 60 : 6'42''

allure semi : 7'11''

allure EF : 8'30'' mais je pense qu'à présent un peu moins, je dois avoir le easy run papote possible à 8'10''

Bien sûr en trail avec de la dénivelée et des zones où il faut prêter attention à chaque pas sous peine de choir, c'est une autre histoire.

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Les personnes qui pratiquent la course à pied savent que ces allures sont extrêmement lentes. Seulement pour moi, avec la soixantaine qui approche, un emploi sédentaire à temps plein et la bêta thalassémie mineure, qui fait entre autre que mon cardio à l'effort grimpe assez vite, ça ressemble à de belles petites victoires sur l'adversité.

source allures / vitesses : run-motion.com 


Stage de triathlon jour 5 : un mini triathlon entre nous, et une belle après-midi de vacances

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Le temps idéal pour faire bien du sport. Nous sommes allés de bon matin sur la route fermée à la circulation, c'était bien. Et nous avons fait notre petit triathlon du club, un 2 x 500 m en mer, 4 km de vélo et 1 ou 2 km de CAP histoire d'enchaîner (je n'ai pas su bien utiliser ma montre en mettant "triathlon" et me suis retrouvé avec une activité "natation" pure).

En ne faisant qu'une boucle en nat, j'ai pu arriver dans les temps sans que le monde entier ne m'attende. 
Je supporte bien les efforts mais suis incapable de mettre plus de rythme, limitée par le cardio (la respiration, conséquence de la thalassémie, même si bien entraînée ça commence à légèrement augmenter).

Après midi de libre : une grande sieste mais plus orientée repos en regardant des vidéos de sport, dont la nouvelle de Syblo, en vérifiant quelques trucs bancaires, rapport à nos projets familiaux, et puis à 17:00 départ pour une balade vers le port de Carqueiranne.

J'ai trouvé de chouettes chemins dont un passant le cap, longeant le bord de mer, et retrouvé les copains et copines qui buvaient un coup dans une guinguette du port après avoir fait plage et pour certains bains sans combi (exploit : eau à 14°c ; en dessous de 15°c il convient d'être costaud au froid).

Une gaufre partagée. Un retour que je suis la seule à effectuer à pied. C'est délicieux, le temps, la balade.

 

Soirée dansante où je me suis bien amusée mais tout en pensant outch je vais le payer après.  


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Stage de triathlon jour 4 : 50 km + 30 minutes

(mercoledi)

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En fait de sortie longue je n'ai fait que 50 km mais le défi était dans l'utilisation des chaussures clipsées et la circulation de forte densité.

J'ai craqué au 30ème km de remettre des chaussures sans cales, afin de faire face plus sereinement à la folie de la circulation.

50 bornes au lieu de 87 ou 116, voire 147 fait par mes collègues. Mais c'était un chouette jeu de piste (j'essayais de suivre un itinéraire) et un beau défi déjà.

30 mn de CAP après ça, piano piano. Le bord de mer ici n'est pas accessible : privé de partout. Donc au plus proche une rue qui donne sur les murs et hauts portails des villas.
À un endroit un de ces quartiers hyperprivés sécurisés. Les gens se mettent eux-mêmes en prison pour échapper aux dangers du monde tel qu'il est. Moi qui ai grandi dans une cité de pavillons ouverte, et trouvais déjà ça très en vase clos, ce concept me fait flipper.

Et puis enfin bain dans un bassin bouillonnant. Ça faisait du bien.

Pour repos j'ai regardé des vidéos d'athlètes que je suis depuis un moment mais qui sont tombés dans l'escarcelles de marques : grandes opérations séductions avec invitations à telle ou telle course dans une ville prestigieuse, tous frais payés, mais la marque doit être abondamment citées et l'opération louée. Personne ne semble voir le piège. Et les jeunes sont si contents de ce qui ressemble en façade à une reconnaissance un brin pro de leur niveau.

Grosses rigolades au dîner. Être en groupe m'épuise mais les grands éclats de rire partagés, depuis la pandémie, me manquaient. 


L'enquête ouvrière

    Par ricochet du blog de Thomas Parisot j'arrive sur ce questionnaire

Il s'applique à des situations du début du siècle précédent, mais quelque chose en transposant les questions irait bien pour maintenant. Il faudrait toujours conserver assez de forces pour pouvoir penser à nos conditions de travail (1), réfléchir à ce qui est normal - on nous paie pour effectuer un travail, il n'y a pas à faire de chichis - et ce qui relève de l'abus de position dominante.

 

(1) Personnellement, dans mon emploi actuel je n'ai pas à me plaindre mais dans ma première vie professionnelle en tant qu'ingénieure j'ai vu une entreprise se dégrader à grande vitesse et dans ma vie de libraire pendant 10 années, j'ai observé quelques situations peu respectueuse des gens (d'autres parfaites aussi, je ne veux pas dire)


Bon petit samedi, bref résumé

(sabato)

 

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"[...] a-t-on le droit d'être heureux face à l'inhumanité, de nous soustraire à un désastre dont nous ne sommes pas directement responsables? Ou au contraire, faut-il plus que jamais cultiver des bulles de paix intérieure pour contrebalancer la violence et le chaos?"

écrit Carl Vanwelde dans ses carnets 

Je me pose la question chaque jour depuis un peu plus de deux années, et commençais à peine à me la poser avec moins d'intensité lorsque Poutine a décidé de lancer une guerre, comme si l'éventualité du retour à une situation relativement calme, du moins en occident, lui pesait.

Aujourd'hui, c'était pour nous l'option 2 car notre charge de travail est forte dans nos emplois respectifs alors il faut à tout crin que les week-ends nous offrent un morceau de récupération.
Alors en vrac : 

une expo un tantinet présomptueuse : une seule salle.
un film de propagande architecturale très réussie (mais nous n'étions pas venus pour ça à la base)
une balade dans Paris stupéfiés par la foule du samedi.
Nous avions oublié la foule, comment c'était.
Je garde mon masque, j'en attrape une guêpe. Même à pleine main elle ne m'a pas piquée.
Notre Dame en façade.
des militants politiques hors-sol (quelles sont leurs vies à ses gens bien mis ?) à deux pas de là où un ancien international de Rugby argentin venait de se faire assassiner par balles.
un trajet fulgurant en métro - on s'habitue mais l'admiration demeure -
une qualification au 1500 m à Belgrade (Jakob Ingebrigtsen)
une médaille d'or en pommel horse à Doha (Rhys Mclenaghan)
VPN pour les voir
tentative d'écluser la fatigue.
Nous avons vieilli, les ami·e·s aussi
soirée brièvement familial mais nous tombons de sommeil.

L'Ukraine n'était pas absente : une devanture de librairie à ses couleurs, une manifestation croisée que les forces de l'ordre pour une fois ne semblaient pas nasser.

Poutine s'est affiché avec une parka italienne qui vaut une année de SMIC (français, en gros). Au delà de tout autres considérations, je n'imaginais pas, qu'à part fait à main par une star de la haute couture un manteau puisse tant coûter.

 


La station Lucie Aubrac

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Journée engloutie par le boulot, 9h travaillées, 11h ressenties (il y a avait une formation, mais d'autant plus de taf après).

À en oublier non pas la pandémie, car depuis deux ans qu'elle est là, la voilà ancrée. Ça fera bizarre quand on n'aura plus de craintes de ce côté là (avant la suivante). Mais bien la guerre, complètement et jusqu'à l'existence de Poutine même.

Une fois sortie, l'ordi fermé, tout est revenu, bien sûr. Il n'empêche que j'ai vécu un paquet d'heures sans ce fond terrifiant qui nous (les gens de tous les jours) laisse impuissants.

Trop embrumée par la fatigue pour rentrer à vélo dans des conditions de sécurité raisonnables, j'ai marché jusqu'à la station Lucie Aubrac, par laquelle depuis son ouverture je n'étais jamais passée. 

Les voies en sont étonnament proches de la surface si l'on compare avec la station Barbara.

C'était Riccardo Cavaliere qui présentait les infos ce soir sur Rai News 24, et il fallait bien que ça soit lui pour que je puisse suivre malgré l'épuisement. 


Intéressant Vélotaf de retour

(sabato)

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Retour Vélotaf involontairement par Boulogne - une question d'accès aux ponts - d'abord dangereux puis un peu magique.

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Le travail a été légèrement moins intense. Résultat, j'ai pensé à la guerre avec continuité.

Des Ukrainien·ne·s courageu/x/ses ont manifesté contre l'enlèvement de leur maire par les troupes d'occupation russes.

Zelenski est stupéfiant dans son rôle de président courageux. D'une justesse de ton parfaite, d'un calme dans la tourmente.
La pensée insistante me revient que "Coluche aurait fait pareil". Et je ne sais que penser de cette pensée. À part rester admirative.

Macron, Poutine et Scholtz se sont téléphoné pendant 1h15 mais ça n'a rien donné. Cela dit, tant qu'ils ne cessent pas de se causer, un espoir ténu persiste.
Le Pape dit de bonnes paroles de paix, choisies avec finesse. Mais pourquoi Poutine l'écouterait-il ?

J'ai commencé à lire "L'Affaire Alaska Sanders" et inévitablement une idée d'écriture m'est venue. C'est pas sauvagement le moment. 


Un arc en ciel

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Une journée avec un arc-en-ciel ne saurait être une journée perdue.

Pourtant celle-ci n'a pas été glorieuse.

Les nouvelles de la guerre sont de pire en pire, les puissances qui pourraient aider souhaitant éviter l'escalade d'un conflit ouvert jouent la montre en agissant sur le volet financier (mais pas à 100 % car le gaz russe est devenu indispensable un peu partout) seulement en attendant que ce type de sanction fassent de l'effet, sur le terrain ça bombarde et ça tire et le froid et la faim et les maladies ne vont pas tarder à faire davantage de victimes que les affrontements eux-mêmes. Je les cueille en rentrant, après le dîner, vers 21:30, mais elles ne présentent pas de surprises.

On va assouplir les mesures pour tenter de freiner la pandémie mais hélas elle ne ralentit pas tant que ça (euphémisme).

Au boulot, je bosse a grandes goulées, et parfois sur quelques rares sujets qui me semblent me dépasser. Comme je ne suis pas en forme, car particulièrement fatiguée, ça me rappelle (de très loin) l'"Usine" jadis où l'on se retrouvait parfois désignés pour être le nom à invoquer sur un dossier au sujet duquel nous n'avions pas les clefs. Nous n'avions pas les moyens de donner satisfaction aux clients. Et quand nous transmettions leur inévitable mécontentement, nous prenions les reproches de nos hiérarchies en retour. Souvent derrière ces organisations bancales, des enjeux de pouvoir ou des conflits antérieurs qu'en étant au niveau grouillot de base nous ne connaissions guère.

À l'"Usine" c'était aussi une manière comme une autre d'éviter de verser aux gens le salaire mérité : on collait à chacun quelques dossiers sans issues et il était facile ensuite sur un bilan annuel de leur reprocher de n'avoir pas été excellents. Souvenirs d'un vieux temps, qui n'était pas de ceux qui font dire aux vieillissants que "C'était mieux avant". 

Nous avons tous été tellement occupés qu'il a donc plu sans que nous n'en sachions rien, c'est l'arc en ciel et l'état de la chaussée, plus tard, qui nous l'aura fait constater. 

J'essuie également quelques tracas bancaires avec conseillère injoignable - ça n'est pas faute d'avoir tenté ma chance à mes rares pause -. Dès 16:15 "Votre agence est fermée."
Soucis de personne qui dispose d'un emploi rémunéré et a la chance de vivre encore pour l'instant dans des lieux où la guerre ne menace pas directement. Je n'ai donc pas à me plaindre. D'autant plus que la bonne ambiance entre collègues (en toute fin de journée quand les sollicitations se sont espacées) et certains clients adorables sont sources de réconfort.

L'heure tardive de départ du bureau me fait renoncer à un retour Vélib puisque je dois travailler à nouveau le lendemain (1), et même la ligne 14 m'exaspère avec comme depuis quelques temps des messages inutiles qui nous prennent pour des cons. 
Quand je dis inutile c'est sans exagération, ainsi ce soir à 19:30 

"La ligne 14 vous souhaite une bonne journée. Et n'oubliez pas de garder le sourire"

Il ne manque plus que "The flavor of the day is strawberry" et le tableau serait complet.
Pour compléter l'ambiance, un message, fonctionnel celui-là était donné Porte de Clichy sur "un incident à la sortie cimetière des Batignolles" qui avait nécessité sa fermeture, et enfin en arrivant dans mon quartier une rue fermée à la circulation car garnie à peine plus loin par deux véhicules de pompiers et un du SAMU, 20220311_195612

et le moment vient vite où l'on se dit qu'il conviendrait de se coucher de bonne heure avant que les choses ne s'obscurcissent encore d'un ton.

Demain ne sera pas nécessairement meilleur, mais peut-être un tantinet moins fastidieux.


PS : Terminé la lecture de "L'Abolition des privilèges" de Bertrand Guillot (Les Avrils) découvert grâce à l'amie et libraire Erika. Je me passerai bien de la sur-couche narrative mais sais en apprécier les mérites pour rendre prenante la relation des moments historiques, leurs tenants et aboutissants et certaines subtilités. Il m'a donné envie de lire d'autres ouvrages du même auteur.

 

 

(1) Et donc ne pas rentrer trop tard pour ne pas me coucher trop tard pour tenir le coup le lendemain.

 

 


Deux semaines de guerre, plus de deux ans de pandémie, presque dix ans depuis la sortie d'un livre qui nous a changé quelques choses dans la vie

(giovedi)

Il ne faut pas se voiler la face, je tiens à noter quelque éléments chaque jour mais ce qui en occupe les 3/4 c'est le boulot, technique, téléphonique, sérieux.

Arthur Bauchet par sa façon au ski d'aller au delà du bout de lui-même a fissuré l'armure mentale d'impavidité que je m'étais fabriquée afin de tenir le cap au travail et sur nos projets sportifs et familiaux. J'ai pleuré en le voyant à l'arrivée, effondré et néanmoins heureux

J'ai manqué l'entraînement de natation mais pas celui de course à pied, après la journée assise à travailler.

Deux semaines que c'est la guerre, plus de deux ans la pandémie.

La publication du nouvel ouvrage de Joël Dicker dans sa propre maison d'édition (zéro trahison, la maison De Fallois ne devait pas survivre à son fondateur, tel était le souhait de ce dernier), m'apporte un réconfort, comme une promesse d'avenir.

 

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Je suis stupéfaite que la belle aventure de "La vérité sur l'affaire Harry Québert" ait déjà dix ans (presque) et me souviens du très vieil éditeur, venu à pied parler de sa découverte, avec une passion juvénile et qui semblait sincère.

 

 

Il y a en ce moment un sommet de chefs d'États européens à Versailles. Il était prévu concernant la pandémie, les mesures à prendre pour relancer l'économie. Il devient consacré à la guerre (et les mesures pour relancer l'économie aussi, finalement).