Cahier du jour, confinement 2 jour 22 : une visite

(venerdi)

    Partir au travail à vélo, légèrement en retard et avec l'impression de n'avoir pas les bonnes jambes de ne pas avancer alors qu'en fait 13,2 km/h de moyenne ce qui est le usual speed avec tous les feux. Au bout du compte, pas plus en retard que ça.
Quand je suis arrivée une équipe de télé, annoncée les jours précédents, était là. Ce fut une journée de travail fort médiatique en somme : équipe de télématin le matin et en milieu d'après-midi Roselyne Bachelot en coup de vent avec tout un aréopage ; elle était toute pimpante et nos chefs tout contents.
Au delà des considérations politique et d'image, était-il bien raisonnable de faire stationner tant de mon en de mêmes salles alors qu'une pandémie fortement sévit ? Nous avions la possibilité de prendre une RTT (ou de télétravailler) si ces présences nous avaient dérangées. Et aussi le choix de refuser une éventuelle proposition de figuration active. 
Pour l'équipe de télévision qui venait pour un reportage qui sera ensuite monté, j'ai été surprise que nous n'ayons pas à signer de document pour la cession de notre droit à l'image. Mais peut-être que c'est normal puisque nous n'étions pas présents en tant qu'individus mais seulement dans le cadre de notre emploi ?

Dans certains services le télétravail était particulièrement bien vu aujourd'hui, en respect des normes sanitaires. Pour autant, le parking vélos était si complet lorsque je suis arrivée, que j'ai dû accrocher le mien à un poteau.

J'ai été priée de planquer mes affaires de vélo que je pose généralement sur le coin gauche de mon bureau. J'ai obtempéré non sans faire un peu d'humour. De toutes façons j'avais autre chose en tête. Et puis j'étais au fond, et le passage de la ministre, dans notre service, a eu lieu sans s'attarder. J'étais pour ma part aussi bien lors du passage de la télé le matin que du sien, au fil et en ligne avec des clients, ce qui fait que j'ai peu suivi ce qui se disait et faisait. Si je figure sur une photo, ça fera sans doute comme sur celle du comité de soutien où je suis concentrée sur mon travail au milieu de micros et caméras. 
(zut alors je ne la retrouve plus) 6061484861_84f9d5034b_o

[oui c'était quinze ans avant la pandémie, ni masques ni distances sanitaires, tout le monde entassé dans des locaux exigus et personne ne tombe malade après]

 
Par respect de confidentialité, je ne saurais trop en dire, mais il aura été intéressant d'observer les préparatifs en amont, tant dans l'entreprise qu'au niveau du staff politique, en passant par le dispositif de sécurité dans les abords immédiats. C'est à la fois discret et assez impressionnant. Et in fine, la ou le ministre fait ce qui lui convient et qui ne correspond pas forcément à la visite guidée guindée pré-établie. 
Très vite il y eut sur son fil officiel, deux touites correspondant à son passage. Opération de com. rondement menée, très pro.

Le déjeuner à 13:30 en salle commune avait été marrant, du fait que cette agitation émoustillait tout le monde.
À force de prendre un plat du jour à emporter chez le Thaï box et de n'avoir plus d'entraînements, j'ai pris 1,5 kg (constaté au soir)
Finir tard, pas de mystère, l'agitation médiatique et chic m'avait retardée quand bien même j'étais restée concentrée, c'est l'ensemble du rythme de travail qui avait été différent.
Nous nous rappellerons du type qui, alors que des barrières avaient été dûment installées en temps et en heure avec interdiction de stationner avait poussé une des barrières pour se garer puis l'avait remise en place comme si c'était sa propre voiture qu'elle était censée protéger. 


Retour avec le vélo tout silencieux (en ce moment il l'est de façon impressionnante, pas un roulement de billes, pas un couinement) dans un Paris presque vide, bon sang quel kiff ! J'ai un peu honte, c'est grâce à une catastrophe sanitaire, mais il y a un côté magique. Côté magique renforcé ce soir pas ce #VélotafMiracolo :
un chauffeur de taxi qui alors que nous redémarrions en même temps à un feu à pris le temps de me faire un signe pour me demander si je tournais ou si j'allais tout droit afin de ne pas risquer de me couper la route (c'était à un feu sans sas vélo d'où que nous étions sur la même ligne, vers le parc Monceau).
Petite soirée très tranquille de vieux couple : JF tombé de sommeil très vite et moi prise par les infos du monde (the world pas le journal) et désireuse de boucler les petites écritures avant d'aller dormir.

L'article du Parisien concernant la visite ministérielle, était déjà en ligne.

Lu un billet particulièrement intéressant au sujet de la situation aux USA.

Pas de nouvelles des enfants et le temps que je songe à en prendre (retour vers 20h30, douche, dîner => il est passé 21h30 ou 21h45) il se faisait un peu tard pour le faire sans risquer de déranger (ou d'inquiéter en mode Que se passe-t-il pour que maman appelle si tard ?)

J'espère pouvoir lire ensuite un peu.

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trajet aller : pourtant je n'étais pas aller si lentement. Et il n'y avait pas non plus de vent de face. D'où venait donc cette sensation de lenteur ?
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updated: November 19, 2020, 23:22 GMT
57 879 624 cas dont : 1 376 663 morts (260 213 morts aux USA, soit 784 morts / 1 M d'hab) et 40 079 679 guéris
France :  + 22 882 nouveaux cas et 634 morts et 48 265 morts depuis le début de l'épidémie, soit 739 / 1 M d'habitants
Italie : + 37 242 nouveaux cas et 699 morts 
Belgique : + 4 477 nouveaux cas et 171 morts
 
Assez curieusement les infos d'ici ou là en Europe disent Ouf ça va mieux, on va pouvoir vous laisser aller faire vos courses de Noël (avec quel argent pour ceux qui ont perdu leur job ou leur petite entreprise pour cause de pandémie ? ; or les mêmes comptages nous auraient fait frémir d'horreur au printemps. 

 


Cahier du jour, confinement 2 jour 15 : un anniversaire inhabituel pour l'amie concernée (et accessoirement un objet retrouvé)

(venerdi)

Tout d'abord ce texte de la chronique de François Morel. Je le découvre aujourd'hui grâce à une camarade du cercle de lecture de l'Attrape-Cœurs, ma librairie habituelle à laquelle pour cause de limitation à un kilomètre des déplacements et qu'il y en a au moins deux qui nous séparent, je ne peux aller en ce moment, pas même rechercher un livre que j'aurais au préalable commandé. Pas étonnant que vu d'Allemagne la France semble un autoritaire Absurdistan. Nous devrions au moins pouvoir conserver un accès à la nature, un droit aux activités de plein air puisque la contamination ne s'effectue pas ainsi, si l'on garde le masque quand c'est possible (i.e. par pour les entraînements sportifs) et ses distances aussi.

 

Quant au texte, j'espère que ça ne pose pas de problème de le partager.


« Je me souviens, le premier confinement, je ne l’avais pas mal pris. Il avait fait beau, on mangeait dehors. Je dinais à heure fixe, ça me changeait. Je réussissais à perdre du poids. J’écrivais. J’ai travaillé mais de manière différente. J’ai regardé des séries. Et puis surtout, j’ai profité de mes proches. Ce fut une parenthèse pas désagréable. Tous les soirs à 20h, comme tout le monde, j’applaudissais le personnel hospitalier. Je me disais que ce n’était pas si mal un pays qui, plutôt que son économie, privilégiait notamment la vie de ses vieux.
Le deuxième confinement, j’ai moins aimé. D’abord, plutôt que vers le printemps, on allait vers l’hiver. On était un peu démoralisé. On se demandait combien de temps ça allait durer, s’ils allaient bientôt réussir à trouver un vaccin. Le soir, à 20h, on n’applaudissait personne. C’est pas quand on met les radiateurs qu’on va ouvrir les fenêtres en grand.
Le troisième confinement, c’est là que la vente des chiens a explosé. C’était encore le meilleur moyen de justifier les promenades en ville. Ceux qui n’avaient pas les moyens de s’acheter un chien s’achetaient juste une laisse. Quand ils croisaient des gendarmes, ils se mettaient à courir la laisse à la main en criant Sultan ! Sultan ! Reviens ! Reviens Sultan, reviens !
Le quatrième confinement, c’était l’anniversaire de la mort de Samuel Paty. Certains ont eu l’idée, (ça partait d’une bonne intention), d’applaudir tous les soirs à 20H les professeurs des écoles, des collèges, des lycées. Ça a fait des polémiques. Certains ont pensé que ça pouvait passer pour une provocation.
Le cinquième confinement, je ne m’en souviens plus trop. Je crois que j’ai commencé à boire le premier jour et je suis resté torché pendant les six semaines. Je buvais. Parfois, je vomissais pour faire de la place. Puis je rebuvais…
C’est surtout à partir du sixième confinement que j’ai repris du poids.
Je me souviens que entre le septième et le huitième confinement, je ne suis même pas sorti de chez moi, j’avais perdu l’habitude.
Pendant le neuvième confinement, en ouvrant la fenêtre, j’ai le voisin d’en face qui travaille dans le BTP qui m’a crié "Vu votre nouvelle silhouette, vous devriez peut-être faire élargir vos portes au cas où vous auriez envie de ressortir de chez vous entre les deux prochains confinements. De quoi je m’occupe ?" j’ai répondu en refermant la fenêtre.
Le dix-septième confinement, je me souviens, on a regardé plein de films, des vieux trucs, des comédies sentimentales. Les enfants étaient quand même étonnés, ils ne comprenaient pas quand ça finissait bien, pourquoi le monsieur et la dame, se sentaient obligés de se frotter la bouche l’une contre l’autre, parfois même de sortir la langue en guise de contentement ? "C’est dégueulasse, ils disaient, c’est pas hygiénique et puis ça sert à rien…"
On ne leur répondait pas trop, on avait peur de passer pour des parias, on avait de la nostalgie…
Voilà. J’arrive bientôt à mon vingt-troisième confinement. D’une certaine manière, ça passe vite la vie confinée quand on est dans la torpeur.
Pour les jeunes, on est des dinosaures. Ils nous demandent "Mais avant quand ça n’existait pas les confinements, qu’est-ce que vous pouviez bien faire toute la journée à traîner dehors ? Et pourquoi vous étiez obligés d’être en présentiel pour prendre un apéro avec des potes alors qu’avec Zoom c’est tellement plus pratique ?"
On fait comme si on n’entend pas.
On attend la nuit pour pouvoir faire des rêves de baisers, de poignées de mains, d'étreintes, de terrasses, de cinémas, de théâtres. Nos rêves d’aujourd’hui, c’était le quotidien d’hier...»
François Morel

J'ai reçu l'agenda 2021 que j'avais commandé, pas sur Truczone mais néanmoins pas en librairie - c'est un modèle que souvent en tant que libraire on a comme petit cadeau d'avant la fin d'année, histoire de motiver les troupes  -.  À la guerre comme à la guerre et je suppose que j'ai rendu service à quelqu'un. Il n'empêche j'ai l'impression de trahir mes amies, mais je ne pouvais attendre. 
En effet, et malgré les incertitudes absolues du moment, la vie administrative, professionnelle et les espoirs de reprise de vie sportive, nécessitent dès à présent l'usage d'un agenda pour l'année à venir. Le premier objectif étant de parvenir jusqu'à son début vivants.

C'est curieux, en Italie la veille au soir aux infos sur la Rai News 24, il était question de débuts de vaccination en Italie dès janvier. Ça n'était pas même annoncé au conditionnel, tout juste était-il précisé que les personnes considérées comme à risques et les soignant·e·s auraient priorité. 
En France ce matin, sur une radio du service publique, on entend ceci, concernant le même sujet, intervention pédagogique et qui me semble bien expliquer les différents niveaux d'incertitudes même si l'espoir y est. Il n'empêche, je ne peux me départir de l'impression que si l'Italie est clairement trop optimiste - l'idée étant que voyant le bout du tunnel les gens s'abstiennent de trop s'agglutiner pour les sacro-saintes fêtes de fin d'année -, on serait peut-être en France déjà en train de préparer le terrain pour un retard dans le début des vaccinations une fois le ou les vaccins mis au point. J'espère me gourer.

La rubrique Memories de FB me remet sous les yeux un texte écrit il y a douze ans. Je me demande s'il en reste d'autres. Et me rends compte qu'à cette occasion les notes et status ne sont plus disponibles en lecture générale, on n'y a plus accès qu'en ayant l'adresse précise avec le numéro de leur enregistrement. J'ignore si c'est une anomalie passagère ou un sacrifice des archives personnelles à l'occasion du changement général récent de présentation. Dommage, j'aimais bien y retrouver des souvenirs de la période 2008 / 2013, celle de ma vie où j'ai sans doute été moi-même comme rarement, et relativement en forme dans l'épuisement.
Sinon, ça n'est pas si grave, on sait bien que les plateformes sont là pour gagner de l'argent et que nous en sommes les produits tout autant que la marchandise. Il n'y a de durée (et encore, des risques existent perpétuellement) que là où nous payons. 

Étrange année : c'est l'anniversaire d'une amie qui compte beaucoup pour moi seulement elle est seule confinée dans son coin (le boulot de son bien-aîmé n'étant pas des masses télétravaillable en ce moment) et nous vers Paris. Bien sûr les moyens modernes de communication atténuent les distances et l'isolation. Il n'empêche, souvenirs des années précédentes lorsque nous avions fêté ça dignement. 
Quelqu'un est parvenu à lui faire livrer des fleurs. C'est tant mieux mais mon étonnement est significatif d'un confinement 2 tellement bizarre, tellement incohérent.  

Sinon, en résumé : 

Avoir pris mon petit déjeuner relativement tôt, JF étant aller chercher du pain frais avant d'aller travailler.
Quelques petites écritures quotidiennes le matin et quelques écoutes et retrouvailles de texte.
Rangements.
Déjeuner avec JF, ça aura fait une chouette semaine de se revoir le midi.
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À force de rangements, je retrouve mon pass Navigo tombé à l'intérieur d'une pochette de dossier d'inscription au Club Med Gym. Avant la douche et le dîner, je parviens à terminer le rangement de tout ce qui se trouvait dans l'alcove du meuble d'Éliane. 
Mais avant ça, Tabata, dur, je m'étais bien rouillée depuis le confinement 1 et avec ces entraînements qui avaient à peine repris qu'ils ont dû cesser. En attendant, ça fait du bien.
Une soirée, ça alors, à la maison et qui passe bien trop vite.

J'ai retrouvé ceci :
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j'avais oublié que le H1N1 avait été considéré comme un péril suffisant pour nous valoir courrier nominatif et campagne spécifique de vaccination. 

 
 
updated: November 13, 2020, 23:18 GMT
53 717 443 cas (dont : 1 308 426 morts (249 919 morts aux USA, soit 753 morts / 1 M d'hab) et 37 477 310 guéris
France :  + 23 794 nouveaux cas et 932 morts et 43 892 morts depuis le début de l'épidémie, soit 672 / 1 M d'habitants
Italie : + 40 902 nouveaux cas et 550 morts 
Belgique : + 5 002 nouveaux cas et 133 morts
 
Trump continue à ne pas reconnaître la victoire de Biden mais dans une conférence de presse qu'il a donnée au sujet du Covid_19 il s'est un peu trahi (ou alors c'était une habile manœuvre, avec lui, toujours le doute que la folie soit jouée pour manipuler les abrutis). La défaite lui a déblondi les cheveux, ce que Pete Souza n'a pas manqué de souligner (ce fou-rire, en ce moment, il m'en faut peu).
 
Pour se remonter le moral : 
L'Auberge des blogueurs c'est fini, mais ça reste libre à lire.

 

 

 


C'est ma première surprise partie

(CR sportif, pour mon club à l'origine, et non relu)

Fullsizeoutput_1bd0    Le titre du billet est dû à Juke, le #JukeBoxFou de dedans ma tête, qui m'a passé cette chanson sur tout le chemin du retour. En vrai, c'était simplement ma première course connectée ; plus précisément notre puisque nous étions inscrits à deux avec Le Joueur de Pétanque, qui est aussi coureur à pied à ses heures, et bon cycliste tant qu'il ne s'agit pas de mettre des cales. Mais il refuse hélas d'apprendre vraiment à nager.

Échaudés par nos projets familiaux tombés à l'eau cette année (l'écotrail d'Oslo, dont je rêve à cause de Lucas et de ses photos d'une année passée où il l'avait couru, et le trail de La Chouffe qui est un vrai bonheur (1)), nous nous étions inscrits aux 20 km de Paris qui tentaient de sauver la mise en se la jouant connectés, ce qu'on trouvait pas bête : chacun court où il veut du moment que ça fait 20 km sans interrompre le tracker (par exemple notre montre de sport) et que ça a lieu entre deux dates précises, en l'occurrence pour cette édition entre le 8 et le 11 octobre.

Cette option nous plaisait, qui nous faisait courir moins de risques, et par ricochet à notre fille aussi. Nous estimons que nos vies quotidiennes avec la foule que nous croisons pour faire les courses et aller au travail et le risque que constitue le travail lui-même en bureaux collectifs comportent suffisamment de risques pour ne pas en rajouter en dehors de ce que nous estimons indispensable (la pétanque pour lui, les entraînements pour moi). Alors nous allons éviter les départs entassés pendant encore quelques temps.
L'inscription permettait au passage de filer quelque argent à l'Institut Pasteur, ce qui nous avait paru plutôt utile en cette période particulière.

La course connectée comporte cet avantage - inconvénient qui est que nous devons nous même trouver le lieu pour la courir. 
Des raisons pratiques (une boucle que nous connaissons bien, et sur laquelle nous pourrions nous retrouver facilement) et sentimentales (c'est le lieu où étudiants nous courions, enfin où lui et quelques camarades couraient tandis que j'essayais en vain - une boucle de 5 ou 6 km et j'étais au bout de ma vie, persuadée que la course à pied n'était pas pour moi, que je n'y arriverais jamais) et sentimentales bêtasses (c'est le lieu où nous assistâmes à un mémorable concert de Madonna le 29 août 1987) et sentimentales pas nostalgiques du tout (en septembre 1986 ce fut notre dernière balade avant le départ de monsieur en tant que coopérant au Burkina Faso, ce truc que les gars qui ne souhaitaient pas faire le troufion armé entreprenaient à la place d'un service militaire alors obligatoire ; lui flippait de ce grand inconnu vers lequel il allait, et moi contrainte de rester bosser à Paris pour cause de prêts étudiants à rembourser sans tarder, j'avais le cœur en verre fissuré) et super sentimentales (c'est aussi le lieu où j'ai ressenti le premier malaise dû aux prémisses de fabrication du Fiston, j'ignorais mon état et j'ai cru que j'étais en train de mourir d'une faiblesse cardiaque soudaine) nous ont fait choisir le Parc de Sceaux. 
Pas trop de dénivelé, non plus et moi je pouvais en empruntant le parcours sportif jouer à me faire croire que c'était un trail en fait (2).

L'enjeu était déjà de parvenir à terminer : le confinement ne nous a pas empêché de nous entraîner en course à pied mais nous a contraint aux courtes distances et de fait aux séances spécifiques. Nous n'avions pas couru plus de 14 km d'affilée depuis le Maxitrail de Bouffémont en février. 

Le premier défi était de parvenir à faire reconnaître notre outil personnel de tracking sur le site des 20 km connectés afin de pouvoir y télécharger notre course, une fois celle-ci accomplie. Pour le plaisir, je vous glisse ici le lien vers le tutoriel. Un tee-shirt Finisher aurait dû être décerné pour toute inscription réussie. En plus j'en avais deux à effectuer, jonglant entre les adresses mails et les mots de passe et Garmin qui avec une obligeance sans faille me ramenait toujours à mon compte personnel - mais non pour une fois je ne veux pas -.

Ensuite il fallait s'organiser : pas de ravito officiel, à nous de jouer. Notre équipement de trail nous a bien servi : sacs à dos léger avec boisson et gels et barres.

Le deuxième obstacle fut de trouver où garer la voiture qui nous avait permis d'aller jusqu'au parc. Notre petit parking discret sis près d'une entrée secondaire n'existait plus, sans doute depuis peu : opération immobilière avec démolition d'un immeuble bas de bureaux et construction d'un nouvel ensemble à la place de celui-ci et du parking qui le complétait.

Le troisième obstacle fut la montre du Joueur de pétanque, que j'avais pourtant réglée la veille - il courait en miles avec un programme par défaut qui s'arrêtait à chaque mile et le félicitait du mile vite galopé -, et dûment testée, se la jouait brexiteuse et refusait le système métrique, à moins que ce ne fussent des miles US et qu'elle voulût continuer à suivre le feuilleton flippant de ses élections. Bref, frozen ou peu s'en fallait. J'ai dû la réinitialiser et reparamétrer l'indispensable : cinq minutes (ou plutôt 5'16'') de perdues alors que mon propre chrono tournait que je ne n'osais interrompre sous peine de tracas ultérieur de téléchargement. 

La course elle-même ? Aucun problème. 

À peine un souci d'un peu trop de monde dans ce Parc par moment et donc être ralentis (oui, même moi je peux l'être), devoir combiner des évitements et sinon : un temps parfait, frais et ensoleillé, zéro souci physiques pour ma part, pas même une pause pipi intempestive, rien, trois petits ravitos effectués en marchant, et découvrir que c'est plus pratique comme ça que de dépendre de stations officielles, de petites accélérations de bon aloi dans les descentes, des petites foulées dans les montées, quelques instants à tenter de suivre un temps des coureurs plus rapides, quatre tours à effectuer pour le parcours que je m'étais fixée, le quatrième avec les jambes qui commençaient à protester mais vaille que vaille tranquillement continuaient. 
Ma seule halte avait été au début, afin d'enlever une veste manches longues qui s'avérait trop chaude pour passer sur mon tee-shirt un coupe vent sans manche léger, ce qui rendait l'équipement parfait pour ma petite vitesse et la petite brise qui soufflait.

Soudain, il a fallu faire gaffe à bien faire 20 km sans trop dépasser, sinon le téléchargement risquait d'être rejeté. Entre le 10ème km, auquel j'avais prêté volontairement attention, et le 17 ou 18 ème je n'avais pas vu le temps filer.

Mon co-équipier conjugal avait fini depuis un moment et qui m'attendait. Plutôt content de son temps (2h12). Le mien était comme dab un record de lenteur qui m'a un peu déçue car j'avais l'impression d'avoir mis un peu de cadence, notamment lors du 3ème tour où je m'étais sentie vraiment bien.

J'ai l'habitude de courir seule, parmi les derniers, ce qui fait que la formule "Chacun court dans son coin" ne m'a pas gênée le moins du monde. En revanche il avait trouvé difficile de courir seul, sans repère de meneur d'allure ou petit peloton constitué de gens de même niveau. 

Reste un peu étrange l'après-course : bon, voilà, c'est fait, retour maison. Personne avec qui boire un coup, personne avec qui échanger quelques impressions, pas de services particuliers (ça fait du bien quand à la fin des courses on peut bénéficier des massages de kiné, ça permet ensuite de plus vite récupérer), nous étions tous les deux et seules nos montres savaient que nous avions terminé.

Curieusement le téléchargement des courses s'est fait tout seul - via Garmin pour nous puisque nos montres en sont -, alors que je m'attendais vu la subtilité de la mise en relation, à quelques autres complications. En fait presque trop tout seul : l'impression d'avoir été pas à pas suivie.
Au classement provisoire nous étions respectivement 3305 ème et 4131 ème sur environ 5800 participants ayant téléchargé leur parcours. Je ne sais pas si la formule est satisfaisante pour les très bons, qui peuvent prétendre à un podium, un temps digne d'être homologué, un classement. 

Enfin, nous avons trouvé l'organisation vraiment top, surtout celle du jour de la course et les ravitos qui étaient parfaits ;-) . 

Si d'autres courses se présentent sous cette forme, du moins tant qu'il n'est pas tout à fait raisonnable de faire autrement, nous y repiquerons volontiers.  

 

(1) Quelque chose en moi est persuadé que les Ardennes Belges sont mon pas plat pays
(2) Je cours beaucoup plus loin et longtemps sans trop de problèmes en trail qu'en ville ; effet dopant des sentiers forestiers ? 

 


Cahier du jour, déconfinement jour 32 : je sors au boulot de la zone de pure formation et j'ai pas mal de choses à faire dans ma vie à moi

Déconfinement officiel 1 jour 59

 

    Vélotaf avec "le vélo de Fabien" réparé la veille au soir ; en faisant une étape à la maison de la presse près du parc Martin Luther King afin d'acheter le Canard Enchaîné. Journée de boulot au cours de laquelle j'ai commencé à prendre des tickets (demandes venant de librairies). Les choses étant faites fort bien et de manière progressive, je n'ai au téléphone que des personnes douces, patientes et qui comprennent facilement.


Retour en ligne 4 + RER C, descendant à Saint Ouen afin de passer prendre une livraison (livres photos) dans un centre de fitness qui fait relais colis et puis à Casino pour le colis de mes garde-boue de vélo. C'est très #VieModerne tout ça.

Dans la rame, une femme a tenté de raisonner un homme qui ne portait pas de masque et postillonnait dans son téléphone. Il l'a engueulée. Lâchement je n'ai rien fait à part échanger deux mots avec elle, qui m'a fait signe C'est bon : je descendais. En fait le matin je ne suis pas courageuse car j'ai peur d'être en retard au boulot si je me lance dans une embrouille et le soir, je ne le suis pas non plus parce que mon courage a été essoré par la journée de travail. Il m'est arrivé d'intervenir dans des situations où une femme me semblait menacée - souvent, une simple manifestation de présence et d'attention peut suffire, une diversion -, alors je me rassure en conservant l'illusion que s'il y avait urgence je le ferai, d'agir pour stopper. Au fond, je n'en sais rien. 

Pour les garde-boue, c'était prévu et le colis, quoique léger était fort volumineux, donc ça se concevait. Pour les livres-photos je n'ai pas compris : livraison par UPS et qui dépose dans un point de retrait alors que quelqu'un était à la maison. Point de retrait pas tout près de chez moi, zéro concertation. 
Soirée trop courte, en amoureux pour ce qu'il en restait : nos enfants dînaient ensemble chez celui qui à un chez lui.


Je réponds à quelques messages dont l'un d'une amie dont j'étais bien contente d'avoir des nouvelles et qu'elles soient bonnes. Il y a comme ça des personnes que j'apprécie, avec lesquelles je serais heureuse de partager, d'échanger davantage et pour lesquelles les circonstances de la vie ont créé de l'éloignement, et je suis si triste que le quotidien ne laisse pas de marges pour en avoir le temps. Peut-être que si mon emploi reste régulier et stable je parviendrais à cesser de vivre dans des tunnels de sur-occupation qui me font tomber de sommeil en fin de journée et être incapable de conserver des liens suivis. 

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Les nouvelles de la pandémie ne sont pas réjouissantes (en même temps il faut voir combien presque plus personne ne prend de précautions) et pas seulement au Brésil (Bolsonaro, testé positif, reste en mode, pfff c'est rien), en Inde ou aux États-Unis.

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Il y a eu ce décret affligeant qui est passé aux USA stipulant que les universités n'auraient pas de visas délivrés pour leurs étudiants étrangers si les cours n'étaient pas en présentiel, comme on dit désormais. Or là plupart des universités responsable avait décidé de maintenir le plus de cours possibles à distance. Mais sans le financement via les inscriptions des étudiants étrangers, elles ne s'en sortiront pas. L'impasse. Dr Caso l'explique fort bien.

Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
12 147 844 cas (dont : 551 069 morts (134 816 morts aux USA) et 7 017 397 guéris

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs


Cahier du jour, déconfinement jour 31 : Vélo réparé (mais ça a coûté)

Déconfinement officiel 1 jour 58

 

Deux beaux trajets de #Vélotaf, ça s'affine, ça s'affine mais ça n'est pas encore ça. 

La bidir de Vannes est une bonne piste en tout cas, même si elle est déjà sous-dimensionnée (qui l'eût cru ?)
Les choses sérieuses commencent au boulot. Je prends des appels. Le hic étant que je ne peux que très rarement répondre seule et immédiatement. Mais mon poste de travail se complète peu à peu.
Chouette déjeuner entre collègues à la crêperie, dans leur cour. C'est quelque chose que j'avais perdu de vue du temps de mon métier de libraire : on se relayait le plus souvent, il était donc fort rare de déjeuner à plusieurs. Quand l'ambiance est bonne et les collègues sympa, des personnes avec lesquelles ont a des affinités, ces moments de détente et de restauration sont de belles occasions d'élargir l'horizon, d'apprendre des choses nouvelles sur des sujets que l'on ne connaissait pas, au gré des centres d'intérêt des un·e·s ou des autres.

J'ai commandé quelques livres photos dans un esprit "copies de sauvegarde" et bizarrement les livraisons passent toutes par UPS, alors que je m'attendais à des envois postaux de type colissimo. Inconvénient : même si ma fille qui télétravaillait m'en a sauvé un, il va falloir que je m'organise pour aller chercher les autres dans des "relais colis".
Le premier reçu est intéressant, la sélection ayant été faite en pilote automatique de l'application qui les prépare. Les photos retenues d'entre toutes celles qui furent publiées correspondent donc à ce qui de mon point de vue ressemble à une sélection aléatoire (même si ça tient sans doute compte des "like" et des formats), et c'est intéressant comme ça retrace pourtant bien les années écoulées.

 Le réparateur de chez Cyclofix est vraiment top. J'ai fait appel à eux parce que mes secours habituels étaient surchargés, et que le vélo ne tournait plus (ça aurait pris longtemps de le pousser jusqu'à eux). Philippe A me les avait chaleureusement recommandés et j'avoue que pour l'heure et comme suite à l'incident de circulation qui m'a laissée la roue voilée, malgré le prix qui est ce qu'il est (1), leur existence m'a bien dépannée. 
J'ai un mystère : il y a une sorte de liquide orange dans les pneus, comme un truc anti-crevaison. Or ce n'est ni moi ni JF qui l'avons mis (2). Et le réparateur des crevaisons en janvier, à Boulogne près de mon travail d'alors, ne m'a pas dit "Et je vous mets du produit machin contre les crevaisons". Il ne date pas non plus d'avant puisque pneus et chambres à air ont déjà été changés. 
Le réparateur a regardé pour enlever les morceaux de verre, qui étaient nombreux. Il faudrait que je le fasse régulièrement.

La soirée comme dab passe trop vite. À peine écris-je un peu ici, réponds-je à quelques messages sur LinkedIn et m'occupé-je vaguement de notre pharaonique 😎 projet immobilier (3) qu'il est déjà minuit.

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(1) cher mais pas forcément moins en atelier. Leur déplacement en tant que tel n'est pas facturé.
(2) À moins qu'il ne se soit relevé pour le faire la nuit ;-) 
(3) acheter des toilettes autrefois collectives 

 

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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
11 896 126 cas (dont : 544 797 morts (133 757 morts aux USA) et 6 828 222 guéris

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Chroniques du déconfinement jour 24 : Traverser Paris par temps d'un moment agité

Déconfinement officiel 1 jour 51

 

Pour mon vélo abîmé par l'automobiliste distrait, j'avais donc finalement pris rendez-vous chez Cyclofix ce qui réglait le problème de devoir pousser le vélo jusque chez un réparateurs (en plus que mes habituels étaient surbookés). Quelqu'un de chez eux est donc passé à 9h30 pour le vélo "de Fabien", super ponctuel, super efficace, donnant envie de consentir à ses propositions d'amélioration du biclou ; je l'ai donc laissé remplacer les freins. 
Un voisin en a profité pour venir se renseigner, c'était assez marrant en fait.
Comme nous nous y attendions, il devra revenir avec la roue qu'il faut. Mais d'être déjà dans le circuit m'a permis d'obtenir un rendez-vous du soir ne nécessitant pas congé.
Ensuite j'ai eu droit à une matinée tranquille, et si bienvenue de fait, avant une après-midi de boulot encadrée par deux trajets #Vélotaf (avec l'autre vélo, celui "d'Alice" (qui sert en général à JF) 
En milieu fin de matinée il y avait eu une alerte terroriste à La Défense, laquelle s'est soldée par du rien (fausse alerte ? des gens avaient dit avoir vu un type lourdement armé). Ce qui fait que lorsqu'en partant, heureusement bien en avance (13h11), j'ai croisé une circulation de dingue, totalement anarchique du fait d'escortes officielles, de groupes de véhicules "administration pénitentiaires", de déploiement de forces de l'ordre, d'avoir croisé les voltigeurs (qui donnent l'impression que les Hell's Angels sont des petits gars tout choux), ai renoncé à toute fantaisie d'itinéraire et mis 1h10 en temps réel (pour 50 minutes en mouvement). Et je me demandais vraiment ce qui était en cours, si ce branle-bas de combat était en lien avec l'alerte du matin. 
Une de mes collègues m'a indiqué quand je lui ai fait part de ma perplexité un tantinet secouée qu'il s'agissait d'une manif de soignants.   
 
En revanche le trajet de retour à un taxi indélicat près (mais j'avais anticipé) fut une belle expérimentation, avec deux bidir de rêve (celle de Vannes et celle de la rive gauche). Quelques améliorations et se sera bon. Je souhaitais éviter le retour par Levallois compte tenu des travaux sous le pont ferroviaire qui rend le passage particulièrement dangereux. Le tracas reste les jonctions.
une soirée douce et productive (j'ai beaucoup à faire, en fait)
 
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Capture d’écran 2020-06-30 à 21.34.11

J'ai écouté les infos de Rai News 24 mais sans les LT, j'étais occupée à écrire et il n'y avait rien d'extraordinaire, plus d'Europe qu'aux infos française, clairement, et toujours beaucoup de sujets relatifs au Covid-19 mais l'épidémie poursuit lentement sa décrue, on pourrait croire que bientôt la vie pourra reprendre sans tout le lot des précautions. 

Pris le temps de voyager dans les années 60 en regardant encore un bout de documentaire Beatles (1) 
Claude m'a proposé un Montfort, j'étais toute heureuse, plus particulièrement par le fait qu'elle fasse encore des projets. 
 
(1) Understanding Lennon / McCartney vol 1 : together

 

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Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
10 509 683 cas (dont : 510 926 morts (129 192 morts aux USA) et 5 728 924 guéris

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Chroniques du déconfinement jour 23 : Travail, trajets, et une corvée

Déconfinement officiel 1 jour 50

 

Pas grand chose à dire de cette journée où je n'aurais pas fait grand-chose pour moi-même ou ma petite famille (les ami·e·s, n'y pensons même pas). Même ce que j'ai pu faire sur mon temps personnel était en lien avec le travail : envoi le midi à une poste de Montrouge de ma résiliation de mutuelle en recommandé AR, échanges avec le réparateur du vélo (qui me sert au #Vélotaf).
Bref, un lundi dans toute sa splendeur. 
 
C'est la première fois depuis 2017 je bénéficie d'une mutuelle employeur. En fait la loi qui fait obligation d'une mutuelle dès lors qu'il y a contrat n'est pas appliquée dans les faits (ou si imparfaitement que j'avais fini par prendre une mutuelle personnelle à mes frais).
Il peut être intéressant de noter que j'ai commencé à faire la queue à une poste - à l'extérieur avec des gens plutôt masqués dans l'ensemble et bien espacés -, mais ça n'avançait pas et je voyais fondre mon heure de déjeuner. Alors je me suis rendue à une autre, plus petite mais plus près, et qui était réouverte (je ne l'avais vu jusqu'alors que fermée), où j'ai pu rapidement régler mon envoi grâce à du personnel particulièrement courtois. Les usagers en revanche étaient peu masqués et pas respectueux de la distanciation - deux salles deux ambiances comme on dit sur Twitter depuis quelques temps -.
 
Journée de travail pas très productive : je suis à nouveau en formation auprès de collègues. De ce fait, l'intérêt de ma journée, de se que j'apprends, dépend de ce qui leur échoie. Et la moisson du jour n'était guère variée, c'est tombé comme ça. Après le déjeuner que je n'avais pas vraiment pris (un 2/3 de sandwich enfilé en marchant, en attendant), j'ai dû lutter contre le sommeil. J'ai hâte d'être responsable d'appels qu'on m'attribuerait. Même si ça ne sera pas évident dans un premier temps.
 
Vélotaf avec le vélo jaune : à l'aller chemin direct 1h environ, au retour chemin "pistes cyclables" 1h16 écoulée.
Déception pour le premier d'avoir mis si longtemps malgré le tout droit à base de grosses pistes partagées avec les bus, grands boulevards, grosses avenues. Ce qui est certes efficace mais guère agréable.
Déception pour le retour : la voie verte est entrecoupée de ses barrières hostiles aux vélos (et vu l'affluence elles génèrent des embouteillages) ; d'Austerlitz à l'Institut du Monde Arabe la piste cyclable n'en est pas vraiment une ; dans la rue de Rivoli que je me réjouissais de prendre en toute sécurité,  à deux reprises on (tout un petit peloton de cyclistes) s'est retrouvé avec des voitures sur la piste nouvelle large (pas des taxis) et c'était dangereux aussi vis-à-vis des bus. Ça donnait l'impression qu'un accès avait cessé d'être fermé et que du coup des automobilistes s'étaient engouffrés par là, pour se retrouver complètement perdus au milieu du flot de vélos et dans la voie voisine de bus et taxis. Bizarre. Et guère rassurant.

Soirée trop courte (le temps du retour etc. il était 20h35, 21h après avoir dîné). J'ai appris que si le boulot du fiston a repris en "présentiel" comme on dit désormais c'est qu'à part lui presque tout le monde a profité du télétravail pour ne pas remplir ses objectifs. Alors ses boss ont sifflé la fin de la récré. Y compris pour lui qui avait prouvé ses capacités d'autonomie et d'autodiscipline et aurait pu bénéficier de prolongations comme une récompense. 
L'Homme est littéralement tombé de sommeil (son ordi sur les genoux ou quasi) après un bref dîner. Même si le repas d'anniversaires de la veille avait engendré un surcroît de fatigue explicable, je suis inquiète pour lui. 
 
 
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Celui dont le nom commence par un Z et que les télés convient à loisir afin qu'il étale sa haine aurait dit sans rire que si les écologistes ont emportés des victoires majeures aux municipales c'est parce que ce n'est pas un hasard avec le fait que le vert soit la couleur de l'islam. Là, je pense qu'il devient difficile de faire comme si on ne voyait pas qu'il s'agit d'une sévère névrose obsessionnelle. 
(je continue tellement c'est gros, à voir apparaître d'un moment à l'autre un touite du Gorafi qui dira, On vous a bien eus, c'était en fait de nous)

À cause des pays comme le Brésil ou les États-Unis qui ont choisi de ne pas vraiment confiner, ou bien trop tard ou pas assez, la pandémie se porte à merveille et devrait pouvoir revenir en boomerang vers l'Europe à l'automne, alors que nos immunités ne seront plus tout à fait efficaces - du moins si ça fonctionne comme pour la grippe (ce qui est fort possible en plus que le virus aura eu le temps de muter) -. 

Je n'ai plus matériellement le temps de suivre les infos italiennes et le regrette bien.

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Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
10 373 333 cas (dont : 506 928 morts (128 665 morts aux USA) et 5 615 646 guéris

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Chroniques du déconfinement jour 22 : Happy birthdays

Déconfinement officiel 1 jour 49

 

Un si bon dimanche que j'en ai presque honte en la période si sombre. En France on fait un peu comme si l'épidémie était passée sauf qu'en fait non, pas totalement ; et en dehors des gens qui s'en foutent beaucoup de gens moyens dont je fais partie, ne savent plus trop ce qui est faisable, ce qui est trop risqué. Dans le doute je porte autant que possible un masque dès que je sors, mais l'enlève à vélo dans les montée et lors des entraînements de course à pied. Je l'enlève aussi parfois une fois sortie du bureau car c'est long toute une journée avec. Et puis je l'enlève pour parler dans mon casque, sinon l'interlocuteur ne m'entend pas bien.

Bref, pas évident. Et zéro confiance envers le gouvernement pour prendre les bonnes décisions pour la santé des gens, tant il est évident que priment en eux les intérêts financiers.

En attendant, petit tour de course à pied à Saint-Cloud, j'étais en forme médiocre mais j'ai savouré de courir en ces lieux.

Capture d’écran 2020-06-28 à 12.29.17 

La durée était limitée par un rendez-vous que JF avait avec un pépiniériste pour son club de pétanque. 

J'ai passée une douce après-midi de vraie détente : lecture de The Beatles Tune In en écoutant les musiques dont il était question et même en regardant un vieil Elvis Presley's film, avec, mais pourquoi pas, des sous-titres néerlandais : il en était question dans le bouquin et je suis tombée dessus.

Très vite il fut l'heure d'aller au restaurant, retrouvailles avec Le Café La Jatte, qui est un peu au dessus de nos moyens mais semble devenu notre QG des grandes occasions : un double anniversaire (rattrapage de celui de notre fille qui avait eu lieu en plein confinement) et de rencontrer enfin l'amie du fiston en était à n'en point douter.

Fidèle à lui même, le Daron a tenté de gâcher la soirée en crisant pour une cliente qui à quelques tables de là fumait, ce qui était son droit puisqu'en terrasse. Mais la serveuse et nous tous sommes parvenus à le raisonner. Il n'empêche que c'est impressionnant car si le prétexte varie, l'attitude est systématique - mon père aussi avait ce travers - : lorsque l'ambiance est bonne et que l'on se détend et que l'on rit il faut absolument qu'ils tentent de rabattre le bonheur. Peur panique d'être heureux. 
Manifestement l'amoureuse de notre garçon est du style à ne pas avoir peur et tant mieux parce qu'en plus elle a dû subir un retour en 205 Junior et un échange de cadeaux sur le pallier puisque l'appartement est impraticable. Le pire étant que nous ne faisons pas exprès.
Je fais de mon mieux dans un monde cinglé.

D'un seul coup les jeunes étaient repartis, raccompagnés par JF toujours, dans notre vieux tacot et Ad et moi remontées à l'appartement, en croisant une voisine âgée.

Il fut vite minuit et comme il y a une grosse semaine de travail, il était temps d'aller se coucher

J'oubliais I : victoires de partis écologiste un peu partout aux municipales, du premier ministre en sa ville du Havre - je trouve ça choquant que par temps d'épidémie un premier ministre fasse campagne municipale, genre premier ministre par temps de crise n'est pas un archi-full-time job -, un gars de plutôt gauche l'a emporté à Saint-Ouen où il aura fort à faire, Poutou a fait 9% à Bordeaux (!) qui passe écolo, Anne Hidalgo renouvelée dans un fauteuil à Paris, où Agnès Buzyn a pris la veste qu'elle méritait - pas même conseillère municipale -. Martine Aubry repasse de justesse à Lille. Élection avec fort peu de participation, peut-être que les plus âgés ont compris qu'à cause de l'épidémie il y avait encore du danger.

J'oubliais II : au restaurant masque de rigueur sauf assis au tables, tables en terrasses garnies en premier (mais pas spécialement espacées) et allée derrière annexées (mais tables restées inoccupées du moins le temps que nous y étions). La pianiste d'ambiance était une femme, et pourvue d'une bonne voix.
L'un des cuisiniers est un vrai italien, il faisait sa pause lorsque nous sommes arrivés et causait au téléphone.

 

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10 218 460 cas (dont : 503 597 morts (128 392 morts aux USA) et 5 521 578 guéris

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Chroniques du déconfinement jour 21 : Le Fiston a 25 ans

Déconfinement officiel 1 jour 48

 

Samedi simple : une séance le matin (Moneghetti) puis JF disparait comme à son habitude pour quasi toute la journée (courses pour le club puis ménage sur place puis jouer un peu aux boules) et rentre à 19h de mauvaise humeur. Puis il s'endort.

Entre temps je suis allée au Leroy Merlin de la rue Rostropovitch faire quelques courses dont les cadeaux d'anniversaires pour les enfants, en cette année particulière je n'ai pas su m'y prendre à l'avance, puis j'ai écrit quelques quotidiennes, lu des Beatles, écouté Rick Beato et fait une sieste, des sauvegardes de mes textes sur réseaux, une esquisse de ménage sur l'ordi, et du ménage de photo car l'ordi était saturé.

Ad allait à la fiesta de son frère à sa coloc et j'ai échangé quelques SMS avec Le Fiston pour lui souhaiter un bon anniversaire. 
Je suis sidérée que ça fasse 25 ans. 
Échange de nouvelles aussi avec ma sœur dont le harceleur a, si j'ai bien compris, été condamné à suivre un traitement pour son état psychiatrique. 

La pandémie a dépassé les 10 millions de cas et 500 000 morts. Elle est très loin d'être finie. Un article circule disant qu'on trouve des traces du Coronavirus 19 dans les eaux usées de Madrid dès mars 2019. 

L'Oréal change les termes qui qualifient les produits qu'il vend pour se blanchir la peau, mais n'envisage pas un seul instant de cesser leur commercialisation (qui représente une manne). Un summum de tartuferie.

J'ai appris un mot anglais, tapple, et un mot français, drèche. 

Panne de Typepad vers le soir alors que je regardais une video de co-vélotaf de Sacrip'Anne. Bonne communication de leur part sur Twitter ce qui fait que je n'ai pas eu à vraiment m'inquiéter et m'en suis retournée aux vieilles méthodes du temps où l'internet était rationné : écrire en local, sauver par ailleurs et copier-coller lorsque tout se remet à fonctionner. 

 

 

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10 053 848 cas (dont : 500 183 morts (128 108 morts aux USA) et 5 426 644 guéris

 

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Chroniques du déconfinement jour 20 : des retrouvailles minutées et de longs trajets en transports [en commun]

Déconfinement officiel 1 jour 47

Tout de suite moins à dire lorsqu'une journée de boulot n'est pas encadrée par deux moment de #Vélotaf. La météo prévue (par Météo France) pour le soir indiquait pluie d'orages, vents et peut-être grêle. Alors par précautions je suis partie au boulot en transport, dans l'idée d'une tentative RER C + RER B (mais ce dernier ne fonctionnait pas - rétrospectivement j'ai compris tous les bus de la veille vers Laplace et l'ambiance "incident" -) alors Ligne 4. Grâce à mon quart d'heure de précaution, je ne suis pas arrivée en retard. Il faut dire aussi que j'ai attrapé le RER C Porte de Clichy au sprint quasiment depuis la maison.
Journée de taf très intense pour tout le service. Mon travail en cours pour une librairie précise s'est donc retrouvé mis de côté et je suis restée auprès d'un collègue qui travaillait sur des préparations d'inventaires. 
Comme il était particulièrement pédagogue c'était intéressant malgré le côté répétitif des manipulations. 
J'ai pris mon premier ticket, pendant la pause déjeuner des autres, en faisant office de standardiste.

Le midi, moment sympathique de déjeuner (et retrouvailles) entre ami·e·s. Un bref pique-nique au square du coin. J'étais très minutée mais c'était infiniment mieux que rien. D'autant plus que leur vacances se rapprochant, c'était un peu se voir à présent ou possiblement dans vraiment longtemps. 
Une dame venue s'asseoir sur le banc où j'étais nous a demandé si nous travaillions aux Impôts (bâtiment voisin). 

Je suis restée aussi tard que mon "professeur" d'un jour. Ça me semblait aller de soi.
L'orage qui avait menacé n'avait pas vraiment eu lieu, j'ai pu effectuer un retour à pied + ligne 13 en toute tranquillité. J'ai revu l'immeuble dans lequel nous avions visité un appartement si étrange (et non sans beauté) en 1991.

Une soirée trop courte tandis qu'Ad fêtait avec son ami la thèse passée de ce dernier.

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