L'athlétisme, on y revient

(video personnelle : Le ballet des poseurs de haie)

Parce que Filip Ingebrigtsen avait annoncé sa participation via son compte instagram ; puis que son frère Jakob en avait fait autant, je m'étais offert un billet pour le meeting de Paris à Charlety.

Je ne crois pas avoir déjà assisté à un meeting d'athlétisme dû moins à ce niveau et j'ai été enchantée et fascinée. Au point de souhaiter d'ores et déjà prendre les places pour le championnat d'Europe l'an prochain et les J.O. de 2024 (pour ce qui est de louer notre appart à prix d'or et se réfugier en Normandie pendant la compétition, c'est raté ;-) :-) !)

J'ai une admiration particulière, doublée de reconnaissance, pour les frères Ingebrigtsen, pour la famille en fait : la série-réalité dont ils sont les protagonistes, du moins dans les épisodes axés sur leur travail, m'a donné un supplément de courage pour un peu tout. Or il en faut lorsque l'on a une béta thalassémie mineure, qu'on se bat pour travailler et qu'on a un esprit qui pousse au sport et un corps qui a défaut d'être doué aime et réclame ça. On voit en les suivant à quel point le travail paie ("Rien ne résiste au travail" dit Pierre Trividic, et là on le voit physiquement sur des efforts concrets) et ça donne de la force pour soi-même se bouger.

Alors je n'allais pas manquer une occasion de les voir en vrai. Sur 1500 m c'est 3 minutes 30 et donc un peu frustrant, mais effectivement fabuleux - pour qui s'intéresse assez suffisamment aux sports au point de pouvoir apprécier les subtilités techniques en plus que d'être bluffé·e par la vitesse. 

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C'est l'ensemble du meeting qui a été un éblouissement, en particulier le ballet de celleux qui secondaient, toute cette chorégraphie, l'organisation millimétrée (libérer telle partie du stade pendant que telle autre est occupée, préparer la suite dans une partie ou ça peut).

J'ai seulement été déçue que la perche soit dans un endroit entre la piste et un gradin où lorsque l'on était en face on ne voyait pas bien, l'athlète se détachant peu sur la foule en arrière-plan et légèrement gênée par le fait que comme tous les athlètes soutenus par un même équipementier avaient le même maillot on avait l'impression d'une seule et même équipe, ce qui n'était pas le cas.

Pour le reste, que d'exploits ! et comme c'est impressionnant vu directement, avec notre propre choix de ce que l'on souhaite suivre.  


François filme par chez moi

   

    Je me dis toujours que je le ferai, et puis ce sont des trajets de travail, et souvent je lis (comme je suis libraire c'est pour partie du travail aussi), et puis ces derniers mois, toutes sortes de tracas et donc les trajets servent aussi à envoyer des messages ou, ces temps-ci c'est un devoir, à tenter de se tenir informer, et j'aime un peu trop la photo, le charme de l'image saisie, arrêtée, pour m'appliquer avec élan à la video. Alors je ne le fais (toujours) pas.

Et puis voilà qu'un ami s'y est collé, qui travaille ou va travailler dans le coin lui aussi, filmant dans le sens banlieue - Paris un des trajets que j'effectue régulièrement dans le sens Paris - banlieue (1), se chargeant ainsi de documenter également sans le faire exprès ma petite vie, et surtout cette part de villes moyennes au bord de la grande ville, qui à la fois change sans cesse et si vite mais varie si peu (2).

Ce qui me fait beau c'est qu'il filme d'en bas, ce que les nouveaux trains, ces beaux Bombardier, permettent, avec un glissé fluide en travelling de cinéma. 

J'aime les mots qu'il superpose. N'aurais pas su si bien dire.

Je vais bientôt changer de boulot. Me voici pourvue d'un souvenir de celui que j'aurais tenu avec plaisir pendant un an. Merci François ! 

 

(1) Pour le retour j'ai, sauf contrainte, d'autres chemins. Les temps selon le sens, notamment les bus disponibles, ne sont pas équivalents. 
(2) En retrouvant le Val d'Oise en avril 2016 après quinze ans de quasi absence et n'y être plus domiciliée depuis trente-trois ans, j'ai été surprise d'à quel point quelque chose s'en conservait.


Let's see some Ballet class

    Les algorithmes de youtube sans doute pas tout à fait illogiques, m'ont proposé cette video "Inside the Bolschoi Ballet's daily class" par The Telegraph et j'ai laissé le début s'enclencher et je ne m'en lasse pas.

Au début ça semble simple puis assez vite les mouvements deviennent d'une solide difficulté. Ou du moins si on les effectuait, on aurait beaucoup moins d'amplitude, d'équilibre et de douleurs (ils en ont sans doute aussi mais savent le masquer).

Je suis subjugée.

Le piano à l'ancienne n'y est pas pour rien. Je crois qu'inconsciemment je guette l'apparition de Buster Keaton dans un coin.

Voilà mon (l'un de mes) réconfort(s) du moment.
Some ballet class.

 


Dans dix ans ou vingt ans (Pokemon Go)

Dans dix ans ou vingt ans on se souviendra de l'été 2016 comme de celui de l'explosion du Pokémon Go, rendant immédiatement addicts tous ceux qui avaient connu les Pokémons en tant qu'écoliers, une folie. 

Et donc sur cette planète pendant que la plupart des humains se battent chaque jour pour une simple survie, que d'autres se font embarquer dans des délires pseudo-religieux qui en font des tueurs, une foule d'autres gens aura passé un temps fou à jouer à cache tampon avec des petits personnages virtuels. 

Vivrais-je plus que centenaire, ce monde m'étonnera toujours.

PS : Le gros avantage c'est que ça fait circuler les joueurs dans le monde concret. Ils vont enfin apprendre à marcher ! 
video : une parmi d'autres du récent déferlement. J'aime bien son côté, bribe de vie d'ailleurs


Un bol d'air (humide)

  

Ce dimanche matin vers 8h à Montévrain. Bord de Marne Parfois j'utilise la vidéo pour capter ... l'absence de mouvements (autres que ceux d'un point de l'environnement) et le chant des oiseaux.

PS : Je pensais à ce billet chez François Bon. Pourquoi l'image animée, pourquoi l'image fixe lorsque l'on dispose d'un appareil qui met le choix à disposition ?