Chroniques du déconfinement jour 26 : rentrer "tôt"

Déconfinement officiel 1 jour 53

 

    Partir au travail par le RER C de 08:15 (puis RER B jusqu'à Laplace)
Bonne journée de boulot, avec des moments vifs - il y a un chouette côté sur le pont pour faire face à des problèmes techniques -. J'aime toutefois bien, le jeudi, finir une heure plus tôt (en l'occurrence 17h30), même si je finis souvent 20 minutes plus tard que l'heure théorique (1). Gros coup de pompe en début d'après-midi - il faut vraiment que je trouve une solution pour un temp de repos de 10 minutes - puis je me suis sentie bien.
déjeuner de thaï pris dans un petit square après un saut au "Bonheur" où j'ai acheté un livre chinois ("La Chine d'en bas") et commandé le bouquin de Claire Duvivier, que je n'avais pas trouvé la veille chez les amies (sans doute déjà vendu) où d'autres titres m'ont saisie.
Capture d’écran 2020-07-02 à 19.32.00 Retour via la bidir de la porte de Vannes, le pont des Invalides et le parc Monceau mais après pas encore trouvé le trajet idéal. 
Chouette soirée en famille (moins le fiston, forcément, mais nous nous sommes causés, il était triste de la mort d'un streamer, grand maître de WOW en son temps, Reckful (suicide après épuisement et rupture amoureuse dirait-on))

J'avais hâte de retrouver la suite des documentaires sur les Beatles et de au moins lire un peu de l'Auberge des blogueurs

Pas suivi les infos si ce n'est la nouvelle de l'arrestation de Ghislaine Maxwell, dont j'ai découvert grâce à MGZALLP, la saga familiale. Effet de l'âge ou de l'épidémie ? : j'éprouve un réel besoin de me replonger dans les années 60 et 70, j'y trouve grand plaisir, j'ai des mémoires qui me reviennent. Au fond les sujets (Beatles ou Maxwell family ou il y a quelques temps les Royals) ne sont que les supports d'un intérêt grandissant pour "leur" temps.

 

(1) Personne ne m'y contraint. Je me vois simplement mal planter là une question en cours, et quelqu'un qui m'explique.

Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
10 938 991 cas (dont : 521 784 morts (131 357 morts aux USA) et 6 114 006 guéris

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs


Chroniques du déconfinement jour 24 : Traverser Paris par temps d'un moment agité

Déconfinement officiel 1 jour 51

 

Pour mon vélo abîmé par l'automobiliste distrait, j'avais donc finalement pris rendez-vous chez Cyclofix ce qui réglait le problème de devoir pousser le vélo jusque chez un réparateurs (en plus que mes habituels étaient surbookés). Quelqu'un de chez eux est donc passé à 9h30 pour le vélo "de Fabien", super ponctuel, super efficace, donnant envie de consentir à ses propositions d'amélioration du biclou ; je l'ai donc laissé remplacer les freins. 
Un voisin en a profité pour venir se renseigner, c'était assez marrant en fait.
Comme nous nous y attendions, il devra revenir avec la roue qu'il faut. Mais d'être déjà dans le circuit m'a permis d'obtenir un rendez-vous du soir ne nécessitant pas congé.
Ensuite j'ai eu droit à une matinée tranquille, et si bienvenue de fait, avant une après-midi de boulot encadrée par deux trajets #Vélotaf (avec l'autre vélo, celui "d'Alice" (qui sert en général à JF) 
En milieu fin de matinée il y avait eu une alerte terroriste à La Défense, laquelle s'est soldée par du rien (fausse alerte ? des gens avaient dit avoir vu un type lourdement armé). Ce qui fait que lorsqu'en partant, heureusement bien en avance (13h11), j'ai croisé une circulation de dingue, totalement anarchique du fait d'escortes officielles, de groupes de véhicules "administration pénitentiaires", de déploiement de forces de l'ordre, d'avoir croisé les voltigeurs (qui donnent l'impression que les Hell's Angels sont des petits gars tout choux), ai renoncé à toute fantaisie d'itinéraire et mis 1h10 en temps réel (pour 50 minutes en mouvement). Et je me demandais vraiment ce qui était en cours, si ce branle-bas de combat était en lien avec l'alerte du matin. 
Une de mes collègues m'a indiqué quand je lui ai fait part de ma perplexité un tantinet secouée qu'il s'agissait d'une manif de soignants.   
 
En revanche le trajet de retour à un taxi indélicat près (mais j'avais anticipé) fut une belle expérimentation, avec deux bidir de rêve (celle de Vannes et celle de la rive gauche). Quelques améliorations et se sera bon. Je souhaitais éviter le retour par Levallois compte tenu des travaux sous le pont ferroviaire qui rend le passage particulièrement dangereux. Le tracas reste les jonctions.
une soirée douce et productive (j'ai beaucoup à faire, en fait)
 
Capture d’écran 2020-06-30 à 21.34.11
Capture d’écran 2020-06-30 à 21.34.11

J'ai écouté les infos de Rai News 24 mais sans les LT, j'étais occupée à écrire et il n'y avait rien d'extraordinaire, plus d'Europe qu'aux infos française, clairement, et toujours beaucoup de sujets relatifs au Covid-19 mais l'épidémie poursuit lentement sa décrue, on pourrait croire que bientôt la vie pourra reprendre sans tout le lot des précautions. 

Pris le temps de voyager dans les années 60 en regardant encore un bout de documentaire Beatles (1) 
Claude m'a proposé un Montfort, j'étais toute heureuse, plus particulièrement par le fait qu'elle fasse encore des projets. 
 
(1) Understanding Lennon / McCartney vol 1 : together

 

Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
10 509 683 cas (dont : 510 926 morts (129 192 morts aux USA) et 5 728 924 guéris

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs


Chroniques du déconfinement jour 16 : Bref accident de circulation

Déconfinement officiel 1 jour 43

Capture d’écran 2020-06-22 à 22.20.11 Capture d’écran 2020-06-22 à 22.20.11 Capture d’écran 2020-06-22 à 22.20.11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

partir au boulot à vélo, me faire renverser porte d'Asnières, revenir changer de vélo, repartir bosser. Arriver à 10h35 au lieu de 9h30 prévues.

pas grand chose à dire de ce stupide accrochage auquel je ne suis tellement pour rien que je n'ai aucun regret : 

Porte d'Asnières au moment de tourner vers la gauche lorsqu'on arrive dans Paris le feu est vert pour les deux sens perpendiculaires aux voies de tram. Nous sommes donc plusieurs à attendre alors qu'il est vert pour nous que ceux qui viennent de notre droite aient fini de passer. Il se trouve que je suis devant de façon "native" pas en m'étant faufilée, mais simplement parce que j'étais la première. Et je suis dans la droite ligne des tracés vélos au sol. 
Au moment où la circulation se tarit venant de notre droite, je m'élance et une voiture arrivée entre temps derrière moi et qui attendait tout pareil s'élance aussi, sans avoir vu que j'existais ou bien en ayant anticipé un démarrage aussi rapide que celui d'un véhicule motorisé - pourtant je n'ai pas traîné j'étais au taquet -. Résultat : exactement le même que si lorsqu'on marche on vous fait un croche-pied par derrière. Je n'ai rien vu venir, rien entendu, me suis retrouvée par terre sans avoir eu le temps de dire ouf. 


Capture d’écran 2020-06-23 à 01.40.55Bizarrement ma fréquence cardiaque n'a pas bondi, au contraire. Sur le graphique c'est au début quand elle plonge. 


Je me suis relevée aussi vite que possible et je nous ai vite mis à l'abri sur le trottoir le plus proche mon vélo et moi, car ça redémarrait au carrefour comme si de rien n'était. Personne ne s'est arrêté, sauf l'automobiliste lui-même mais si brièvement que le temps que je me retourne arrivée sur le trottoir il avait littéralement disparu. Ce qui fait qu'aussi étrange que ça puisse paraître, il s'est à la fois excusé et enfui. 
J'ai vaguement conscience qu'un homme jeune sur un vélo ou une trottinette, peut-être un livreur d'ailleurs, m'a demandé si ça allait. Mais sans s'attarder. Je le revois vaguement consulter son téléphone et filer. Peut-être un livreur qui attendait là une course et voulait bien se préoccuper mais pas davantage que d'être appelé pour la suivante ?

Il me reste : belle voiture anglaise de luxe à l'allure old-school. Vert sombre. Conducteur habillé très élégamment, sa veste de costume avait un élément de chic mais j'ai oublié quoi. Il m'a semblé que les plaques d'immatriculation étaient bleu ciel (mais ça n'était pas des chiffres et lettres inhabituels).

Le hic c'est que le vélo qui semblait entier, comme moi, avait en fait un vrai tracas, la roue arrière voilée au point que les freins l'enserraient. Avec mon petit "couteau suisse de cycliste" je suis parvenue à les démonter (ou quasi) ce qui permettait à défaut de pouvoir monter dessus de pouvoir le pousser en le faisant rouler. J'ai tenté de joindre en vain cyclofix (1). 

C'est décidé, ma première paie, je m'achèterai de quoi filmer. Par sécurité au moins rétrospective.

Journée de boulot plutôt sympa malgré ce piètre démarrage. Grâce aussi à la compréhension qui m'a été accordée et à la collègue auprès de laquelle j'étais aujourd'hui formée (je suis un peu chaque jour avec une personne différente ce qui me permet de voir toute la gamme des problèmes qui se posent) ; journée agréablement coupée par un déjeuner sandwich boulangerie pris dans un parc voisin en compagnie d'une autre collègue dont c'était aussi l'heure de pause. 

Dans la série c'était pas mon jour : des chèques déjeuner m'ont été distribués dès ce matin, en avance sur ce qu'on m'avait annoncé, soit dit en passant. Et donc je me dis Chic alors je peux en profiter. Or à la boulangerie la jeune femme a refusé de me faire un avoir. Alors qu'elle venait (certes de mauvaise grâce) d'en accorder un à la collègue qui me précédait. Comme nous n'avons qu'une heure de temps, je n'ai pas voulu faire d'histoire, ai sorti ma carte bancaire et puis basta. 

Du boulot je suis passée chez Simone, c'était chouette de la retrouver même si nous étions masquées.
Rentrer ensuite assez directement, de qui revenait à couper Paris du sud au nord-ouest, c'était chouette aussi la traversée de Paris au soleil couchant. 
Et que l'Homme qui ignorait tout de ma mésaventure, ait pris en charge le dîner et préparé une délicieuse omelette était top également.
La soirée, en revanche, est passée sans que je sache où. Je n'ai même pas suivi les infos. Ah si, j'ai vaguement tenté de reconnaître le modèle de voiture qui m'avait renversée.
Ce qui est très étrange c'est l'absence absolue de peur (ni sur le coup ni rétroactive ; je me dis juste heureusement que ceux venant dans l'autre sens (que je n'ai pas vus) ce sont arrêtés) et de sentiment. Je ne lui en veux même pas à ce type. Il avait l'air embêté, sincèrement. Mais il n'a pas été correct, il a ensuite filé. Je crois que j'étais un peu sonnée, j'étais concentrée sur le plus urgent, de se mettre hors de la circulation, puis voir si le vélo ça allait, et zut alors la roue arrière était coincée. Prévenir le boulot. Chercher un réparateur. Ne pas en trouver. Comment faire pour aller au travail quand même ? Une sorte d'hyper-pragmatisme calme qui a fait que je n'éprouvais rien, qu'un vaste Zut alors tous les réparateurs sont surbookés en ce moment ! compensé par un Bon sang comme j'ai bien fait de m'occuper du vélo jaune la semaine d'avant !

Je n'ai averti que Le Fiston car il venait aux nouvelles, en mode Bon courage pour ton boulot, passe une bonne journée, alors j'ai répondu que son début était moyennement bien engagé (mais l'ai rassuré, à peine le coude un brin égratigné, et le genou gauche ; je suis parvenue à tomber avec assez de souplesse et sans mettre en avant les mains mais en roulant de côté, comme il convient (à force de voir les makings of de Fabio Wibmer, il y a des trucs qui s'intègrent). 


(1) finalement suis parvenue en soirée à obtenir un créneau mardi prochain au matin.

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
9 176 722 cas (dont : 473 421 morts (122 596 morts aux USA) et 4 903 995 guéris)

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs


Petit bilan au débotté de deux mois de vélotaf

J'avais donc un CDD de deux mois situé à une douzaine de kilomètres de mon domicile, avec un tiers du trajet qui une fois trouvé les bonnes pistes ou voies cyclables pouvait être un plaisir. 

Depuis 2007 et les premiers Vélibs je vélotafe régulièrement. Du temps de l'"Usine", comme disait Marie, je faisais souvent les trajets de retour à Vélib et l'aller en transports en commun - trop d'aléas sinon : trouver un vélib, pouvoir le raccrocher -. Ensuite un ami et une amie nous ont donné chacun un vélo qui ne leur servait plus et l'homme de la maison et moi avons pu faire le choix, quand le travail comportait un emplacement où l'on pouvait laisser le vélo sans se le faire voler, de faire les trajets à vélo.

Il n'empêche que pour diverses raisons (entraînements de natation le matin, soirée littéraire ou de radio prévue après, lectures à faire ...) je continuais à utiliser pour au moins la moitié des jours travaillés les transports en commun. La grève forte et persistante m'a amener à utiliser le vélo en exclusivité. J'ai senti le moment de bascule où j'étais à ce point organisée et entraînée que je ne me posais même plus la question des métros existants. 

Il y a un coût à utiliser la bicyclette pour aller travailler. Il ne faut pas croire que c'est gratuit. 

Au début de mon contrat j'ai dû faire réviser l'un des deux vélos, comme suite à une crevaison que j'avais réparée moi-même antérieurement sans parvenir à tout bien réinstaller et resserrer. Il avait d'autres problèmes dus à son âge respectable et le fait d'avoir mal remis ci ou ça les rendaient flagrants. Le deuxième vélo m'a alors été très utile, même si j'ai découvert à cette occasion qu'il y avait un problème sur lui également. À mesure de l'usage, je deviens plus exigeante quant à certains équipements, dont les lumières. Ce qui me paraissait bien suffisant à mes débuts ne me convient plus. Entre autre parce que je suis passée lorsque j'ai travaillé à Houilles et empruntais le chemin le long de la Seine, de "lumières pour être vue", à nécessité de "lumières pour y voir". De plus certaines loupiotes que j'avais acquises à mes débuts sont arrivées en fin de vie. Certaines demandaient à être rechargées trop souvent pour une durée d'utilisation de plus en plus courte. 

J'ai également eu des frais de pompes (celles qui gonflent les chambres à air, pas les chaussures). Une malédiction faisant que je n'ai que rarement dans mon sac celle qui correspond au modèle de valve dont le vélo est équipé. Pour un peu, et même si je me vois mal dans le rôle du méchant voisin, j'aurais l'impression d'être victime de blagues à la Amélie Poulain (sourire).

Sur les deux dernières semaines, j'ai vu Karma Pschitt trois fois malgré qu'il s'agit de VTT avec les pneus ad hoc. La première crevaison fut un pschitt de dessin animé, d'un seul coup le pneu avant à plat. Heureusement à moins de deux kilomètres du boulot. J'ai donc fini en marchant et confié le tracas à un professionnel du quartier dès la pause déjeuner. Il a bien examiné le pneu, retiré un morceau de verre (ou de plexiglass ?) effilé. Et tout bien re-réglé. Joie, car un souci de "tourner pas rond" avait disparu par la même occasion. Las, deux jours plus tard, même problème, loin cette fois. Et ma tentative de résolution par bombe gonflante de dépanage fut un fiasco. Finir en marchant, arriver en retard (1)  retourner sur la pause déj' chez le réparateur. Tomber bien sûr sur quelqu'un d'autre et repayer plein pot. Avec cette fois-ci un pneu neuf car l'ancien était quand même un peu en fin de vie et que je supputais que du verre résiduel était la cause de la nouvelle crevaison. Quatre jours tout bien et au matin alors que je pars travailler, je trouve à nouveau le pneu à plat. Le vélo second a été de toute utilité (2). Au lendemain je suis allée chez le vélociste de mon club de triathlon lequel a en plus de changer une nouvelle fois la chambre à air, rajouté un fond de jante. Bilan de tout ça : 51 € de dépenses (les uns font payer d'un côté la réparation de l'autre la chambre à air, les autres établissent un forfait, mais l'un dans l'autre ça fait 17 € hors changement de pneu). 

Après cette différente manip' et un sympathique re-réglage de freins, pour une raison que j'ignore le "tourner pas rond" est réapparu.

Bref, le fait de vélotafer possède aussi ses inconvénients.

Concernant la sécurité, disons qu'alors que je roule prudemment et m'abstiens de donner de leçon à quiconque - je ne proteste qu'en cas de réel danger, sinon je m'adapte ; et je considère que ceux que je croise ne respecteront pas le code de la route -, j'ai au moins une frayeur par jour quand ça n'est pas une par trajets. Sur la plupart (ouverture de porte sans précaution, doublage en serrant et queue de poisson ...) je suis aguerrie et anticipe assez, mais on est toujours surpris : des demi-tours ou marches arrières intempestives par exemple. La dernière semaine aura été un festival de marches-arrière intempestives, d'ailleurs. Comme si un virus s'était répandu.

Je n'ai pas eu trop de tracas avec les conducteurs de scooters, pas cette fois. Un ou deux m'ont même laissé le passage. Bon, ils squattent les sas vélo mais si j'ai la place de me mettre à côté, ça va.

Ces derniers sont de plus en plus respectés par les automobilistes, de même que le fait de laisser sur la droite aux feux rouges un espace pour passer. J'ai même eu la surprise à Neuilly qui n'est pas vélo-friendly alors que ça pourrait être une ville aux pistes cyclables merveilleuses, de constater que des automobilistes laissaient une marge pour les vélos aux feux sans que rien au sol ne soit dessiné. 
D'avoir circulé tous les jours travaillés m'a rendue consciente que les sas vélos avaient également une forte utilité respiratoire. Certains jours, alors que je n'ai pas été enrhumée, j'avais le nez qui coulait, les yeux qui pleuraient et une toux persistante comme si j'étais quelqu'un qui fumait. Être pendant plusieurs minutes derrières des véhicules à moteur dont les engins continuent de tourner et qui t'envoient leur fumée de redémarrage en pleine tête, a des effets immédiats.  

Il m'aura fallu environ deux semaines pour trouver les trajets optimaux : sécurité maximale et tronçons avec bonheur de circuler + ne pas non plus faire trop de détours. J'essaie aussi en tant que gauchère qui a du mal à lâcher le guidon de cette main-là d'éviter un maximum les "tourne-à-gauche" dangereux. 

J'ai eu des moments magnifiques (croiser deux paons dans le bois, un cheval, quelques mésanges un jour de temps doux), d'autres heureux (croiser mes ami·e·s de club qui s'entraînaient). Au bout du compte ma montre a enregistré 903,21 km parcourus ; ce qui est sans doute légèrement en dessous de la réalité. Un site de simulation m'a permis de calculer que ça ferait un budget de 90 € pour une voiture à essence moyenne. C'est toujours ça de pollution et de dépenses en moins.

Et si en ce premier dimanche sans semaine travaillée à la suite, je me sens bien fatiguée (le travail y entre aussi pour beaucoup), je sens bien que ma condition physique a continué à s'améliorer du fait même de cette pratique quotidienne.

 

(1) Je prévois toujours une marge, elle a été engloutie dans la marche et 12 minutes de plus.

(2) Je sais réparer mais lentement et en ne remontant pas toujours très bien ; or il fallait filer au travail.

 


Cauchemar cycliste (avec heureusement de bonnes pistes par endroit, pour souffler)

Capture d’écran 2020-01-02 à 23.42.35

Ce soir je me rendais de la librairie où je travaille en ce mois de janvier (Les mots et les choses) à Boulogne Billancourt, jusqu'à l'orée de la place Constantin Pecqueur à Montmartre.

J'avais choisi de profiter des bidirs peu fréquentées qui longent le Bois de Boulogne et malgré deux gros nœuds de circulation pour les atteindre (1), c'était assez agréable.

Ça se gâtait après vers l'avenue Foch puis celle qui mène aux Ternes : des voitures dans tous les sens et certains qui se mettaient en double voire triple file avec d'aucuns qui se mettent en warning puis redémarrent sans les enlever et d'autres qui n'indiquent même pas qu'ils sont pour un moment à l'arrêt. Compte tenu du trafic, chaque dépassement était une mise en danger. Et heureusement j'ai eu affaire à des gens plutôt civilisés qui voyant une cycliste au milieu de cette pagaille, s'efforçait de lui laisser de quoi se faufiler. Y compris des scooters, eux-mêmes pas franchement à la fête. 

Ensuite splendide piste le long du parc Monceau, de quoi reprendre des forces ; puis la piste centrale vers Rome, hélas mal indiquée aux carrefours. Et puis la folie, certes peu surprenante, mais finalement à ce demander pourquoi ceux qui aiment faire des sports extrêmes vont dans des spots lointains, de la place Clichy. On se retrouve au milieu de flux croisés à se demander Mais où étais-je censée passer ?
Et la galère n'est pas terminée, il convient ensuite de survivre au franchissement du cimetière de Montmartre par la rue Caulaincourt : barrières métalliques d'un côté et les voitures qui serrent de l'autre parce que ce n'est pas si large, qu'il y a un monde fou en face et qu'elles n'ont pas vraiment le choix. Et en plus en montée lorsque l'on vient de la place Clichy.

Je crois que la circulation était particulièrement foutraque ce soir, grèves, pluie plus tôt, peut-être conséquences indirectes et ultérieures de manifs dont je n'ai découvert l'existence via Twitter qu'en rentrant. Il n'empêche, je déconseille cet itinéraire aux cyclistes urbains débutants. Et, à part des mal garés, j'ai eu la chance de ne croiser aucun comportement de bagnolard : les conductrices et conducteurs faisaient ce qu'ils pouvaient et faisaient plutôt gaffe. Rien à leur reprocher, si ce n'est leur trop grand nombre.

Paris est en plein mutation cyclable. On a de belles pistes dans certains endroits désormais, un réel effort a été fait. Le hic c'est qu'il manque cruellement la continuité aux points névralgiques, certains carrefours semblent sans solutions alors que précisément ce sont dans de tels endroits qu'on aurait le plus besoin d'un parcours spécifique (mais pas trop absurde si possible) et protégé.

À part ça j'ai passé une super soirée. Mais c'est une autre histoire.

 

(1) Je ne sais par exemple toujours pas passer la Porte de Saint Cloud autrement qu'en passant en mode Super-piéton, le vélo à la main.

PS : Il faudrait vraiment que je m'équipe pour filmer mes trajets et apprenne à le faire.

PS' : La vitesse indiquée inclu les arrêts à de longs feux et des moments piétons pour des carrefours inextricables ou trop dangereux. 


"Coureur" de Kenneth Mercken ou comment commencer l'année par une claque de cinéma

 

C'est un film âpre et violent. Sur la réalité du monde du sport, the dark side. J'y suis venue via Koen de Graeve, exceptionnel dans le film de Felix van Groeningen "La merditude des choses" ("De helaasheid der dinge"), déjà dans un rôle de père dérivant. Le film ne semble pas avoir été distribué ni diffusé en France, je me suis donc procurée le DVD. Lequel est arrivé pile le 31/12 alors que je croyais le colis perdu.

Je ne savais rien, ou ne me souvenais plus, concernant son réalisateur, Kenneth Mercken. 

Le film lui-même n'était pas si facile à retrouver en raison de plusieurs homonymies, du moins en titres français : ainsi "4 minutes mile" a-t-il été exploité par ici sous le titre de "The runner" (1), du coup en cherchant "Coureur" on tombe sur celui-ci en premier (et il s'agit de course à pied). Ou par exemple "Le coureur" film iranien de 1984 d'Amir Naderi, là aussi pour la course à pied.

C'est dommage. On est dans du grand cinéma, dans le domaine des films que l'on n'oublie pas, même si le sujet peut être réducteur - je me vois mal conseiller cette œuvre à quelqu'un que le sport ennuie -. Il y a une patte, une maestria dans la façon de filmer, une interprétation parfaite - fors une scène de corruption manquée (la corruption), qui pour une raison qui m'échappe m'a semblée surjouée, quoi que parfaitement crédible -, une manière de laisser du champ au spectateur pour se faire sa propre idée et comprendre ce qu'il peut ou pas ou au moins s'interroger. 

Les scènes de cyclisme et de dopage (puisque c'est bien de ça dont il s'agit) sont filmées d'une façon rarement vue aussi juste. Ce n'est qu'ensuite, après avoir vu le film que j'ai pigé : le réalisateur est un ancien cycliste reconverti. Et il a choisi un jeune acteur qui je le crois pratique le vélo, et est très crédible dans ses placements (2)

Le film constitue non pas une charge - il tendrait plutôt à prouver que quoi que l'on tente de faire pour endiguer c'est foutu par avance -, mais un témoignage fort contre le dopage et au delà du fait même de tricher (3), la forte mise en danger de la vie des pratiquants. Bel article de Mark Gallagher dans The Irish Mail à ce sujet.

L'histoire elle-même est simple et semble typique : Félix, champion national espoirs en Belgique, choisi malgré les conseils et les dispositions prises par son père, un bon coureur qui n'avait pas vraiment percé pro, mais gagné bien des courses, d'aller signer dans une équipe semi-pro en Italie. La concurrence est féroce et l'organisation sans pitié ni considération pour la santé des postulants. Le gars se tourne alors à nouveau vers son père pour tenter grâce à d'autres combines, celles d'un vieux briscard et pas juste l'EPO [le film semble se passer dans les années 90 ou début des 2000], de tenir le coup dans le lot. 

Tout est réussi, on voit l'engrenage se mettre en place, la dureté des entraînements, les enjeux de rôles au sein de l'équipe, la façon de pousser les gars à bout et d'éliminer ceux qui craquent, la façon de leur mettre la pression sur leur poids, les comportements mafieux. Excellentes idées : mettre en scène un gars plutôt costaud, tough kid, sans état d'âmes ni fortes déviances (l'un des personnages est un coureur russe, bien azimuthé, plus haut en couleur que ce courageux Belge qui cherche surtout à sauver sa peau, et c'est ça qui est réussi, mettre le centre d'intérêt sur un coureur doué mais pas extravagant) ; éviter de "faire du cinéma" : pas de temps perdu avec de la romance ou une dramatisation puérile, mais les gestes, le quotidien, les moments clefs, sans chichis.

Quelques scènes de bagarres ou de chahuts sont parfaites, du même niveau que les scènes agités du film Belgica (de Félix van Groeningen, toujours lui).

C'est un film pour spectatrices et spectateurs courageuses et courageux : on en ressort avec une vague nausée, et sans note d'espoir si ce n'est dans une prise de conscience générale et réelle (qui me semble assez utopique mais y croire ne coûte rien). On en ressort moins bêtes aussi, mieux averti·e·s. ; et si l'on est cinéphile, avec cette joie particulière d'avoir vu quelque chose qui se rapproche bien du chef d'œuvre. Ne lui manque qu'une sorte d'universalisme partageable dans le sujet, ce qu'on ne saurait lui reprocher puisque le sujet et son traitement en font également l'intérêt. Bravo à Kenneth Mercken et à ses équipiers.

J'espère qu'il sera visible en 2020 en France, malgré que le pays soit celui d'une des courses par étapes les plus renommées et que l'intérêt financier soit de continuer à faire semblant que depuis l'EPO le cyclisme est propre.

 

Attention : à éviter si l'on ne supporte pas la vue du sang, des aiguilles et du fait de se piquer. C'est filmé sans complaisance perverse, mais sans rien chercher à cacher. 

PS : Soit dit en passant, il est aussi question des effets nocifs possibles du sur-entraînement surtout chez les jeunes. 

PS' : Une intéressante recension chez Lanterne Rouge quant aux performances trop remarquables pour être crédibles, ainsi qu'un article sur le cas de Ricardo Ricco lequel avait failli mourir de ses propres pratiques, dont l'une que l'on voit dans le film. Et quelques nouvelles de Floyd Landis pendant qu'on y est.

PS'' : Son sujet est bien plus vaste mais "L'ombre du coureur", livre d'Olivier Haralambon mérite le détour.

 

(1) Cette absurdité de coller des titres anglais qui ne sont pas les vrais a le don de m'exaspérer.

(2) C'est un souci des films aux personnages principaux de sportifs ou musiciens : l'écart entre le geste appris pour le film et le geste accompli longuement lors d'années de pratique est criant. Et pour le sport, un corps sportif ou non, ça se voit. Ou alors il faut un montage particulièrement habile (Il campione très réussi de ce point de vue-là, le joueur le plus souvent en vêtements longs ou en plan assez éloignés, lorsque qu'un plan ne peut être coupé avec le physique d'un pro ; je ne crois pas, je peux me tromper, qu'Andrea Carpenzano ait un passé de sportif de haut niveau (ou plutôt d'espoir sportif, vu son jeune âge), belle ITW ici)

 

(3) À mon humble avis c'est le système capitaliste dans son ensemble qui en favorisant la glorification de la performance en toute chose et l'individualisation même au sein de sports collectifs pousse tout le monde au dopage, y compris des employés de bureaux cherchant à sauver leur poste. 


Des accidents potentiels mais un plaisir inentamé

 

    Les trajets de #Vélotaf étaient très tranquilles aujourd'hui : pas ou peu de circulation et ce matin un bon soleil. Il n'empêche que par deux fois des accidents ont failli avoir lieu juste derrière moi.

Le premier était dans une rue moyenne à double sens de circulation et sans piste cyclable. Il y avait des travaux qui rétrecissaient la chaussée du côté opposé au mien. Deux voitures du coup ne pouvaient plus se croiser et une voiture face à un vélo si mais si la voiture venant en face serrait bien sa droite le long des palissades de chantier. Je vois un taxi arriver face à moi, bien pressé. Par prudence je ralentis : ça va passer mais juste. Et c'est alors qu'une trottinette électrique qui me suivait sans que je le sache (silencieuse) trouvant que je n'allais plus assez vite a décidé de me doubler. Le taxi a ralenti et s'est mis à serrer sa droite, mais il ne s'en est pas fallu de beaucoup.

Le second était à un carrefour entre Neuilly et Boulogne qui combine feux rouges et rond point. Le feu était rouge d'où je venais, une voiture me suivait bien arrêtée comme moi. Une cycliste est passée venant de l'arrière, sans même ralentir, hop dans le rond-point avec quelques véhicules qui y circulaient, heureusement à vitesse si modérée qu'ils ont pu freiner. Elle disposait d'un vélo de ville, ça n'était pas quelqu'un en mode sport qui, j'en connais, parviennent à se faufiler dans une tête d'épingle et peuvent parfois tenter des trucs qui aux autres ne pardonneraient pas. Elle semblait simplement parfaitement inconsciente du danger, voire même de l'existence d'un carrefour. Je précise qu'elle ne tournait pas à droite et qu'il n'y avait pas non plus un tout droit possible sans danger. Elle a vraiment tout grillé et traversé pour aller en face vers la gauche en se comportant comme si elle était un véhicule prioritaire avec la sirène activée.

Sinon, bien sûr kyrielle de véhicules en arrêts avec warning sur les pistes cyclables ; certains les considèrent vraiment comme des sortes de bandes d'arrêts temporaires. Je suis suffisamment aguerrie pour me glisser dans le flux des véhicules qui déboîtent, mais il n'empêche qu'au lieu de pouvoir rouler à bonne vitesse sur une piste cyclable dégagée on doit ralentir, se méfier, relancer après.
Et toujours beaucoup d'automobilistes qui semblent avoir peur d'user leurs clignotants. Mais ce comportement gêne aussi leurs congénères. 

Plusieurs voitures à l'aller comme au retour m'ont accordé des Allez-y passez, de courtoisie ce qui fait toujours plaisir (par exemple aux endroits de priorités à droite mais la voiture voit qu'on est sur notre élan alors la conductrice ou le conducteur fait signe). Et un scooter qui a reculé pour me laisser accès à un tourne-à-droite (il était lui-même gêné par une voiture mal garée sauf que j'avais la place s'il se poussait de passer). Je suis toujours très sensible à ses signes encourageants.

Je me suis aperçue que j'ai franchi la barre de me préoccuper des grèves. Je vais bosser à vélo et puis c'est tout. 

C'est particulièrement appréciable le soir, j'arrive à la maison la journée de boulot déjà loin (même si c'est un bon travail, il requiert de l'attention et de la concentration et de la force physique), concentrée sur tout autre chose, les jambes défatiguées (le pédalage détend bien de la station debout et des piétinements), fin prête pour apprécier pleinement mon petit bout de soirée.

 


Un trajet différent

Capture d’écran 2019-12-27 à 23.22.52

Depuis un moment je souhaitais essayer le retour par la belle bidir qui longe la Seine rive droite, voie Georges Pompidou, quitte à rallonger un peu le kilométrage afin d'éviter et la place de l'Étoile et la montée du Troca.

Ce soir, temps doux, pas de pluie, bonne journée de travail à un rythme normal qui me laissait un peu d'énergie avec en plus le passage d'une amie du triathlon venue exprès se fournir là où je travaillais, c'était le bon moment pour tenter.

Mon trajet de retour boulot correspond au "retour" sur la video de Bilook que j'ai mise en lien. Les travaux depuis sont terminés.

C'est un vrai plaisir que de pouvoir se lancer enfin quelque part à bonne vitesse (1). Seul inconvénient : la file ininterrompue des voitures voisines nous font largement profiter de la production suffocante de leurs pots d'échappements. 

J'ai été surprise par la hauteur de la Seine, que pourtant depuis notre entraînement de dimanche je savais en crue. La voie sur berge sera sans doute bientôt neutralisée, ce qui doit être assez habituel en janvier. Surprise aussi par la présence de très nombreuses mouettes. Comme elles se tenaient sur la rambarde, totalement indifférentes aux passages pourtant fréquents et très voisins, des vélos, ça avait un petit côté "Les oiseaux". Elles étaient si proches qu'à un moment je pouvais percevoir l'aspect duveuteux de certaines plumes. Cela dit, leur présence pressante n'était désagréable qu'en raison de mon penchant cinéphile. Et pas au point de faire peur, vraiment pas.

Avoir la Tour Eiffel en ligne de mire, surtout la nuit, est un ravissement.

Malheureusement, cette piste est difficile à atteindre lorsque l'on vient de Boulogne, à un endroit je me suis même demandée tellement ça fait autoroute urbaine, si j'avais le droit de passer à vélo. Alors que j'hésitais, un vélib m'a doublée puis un livreur à vélo, je me suis dit OK. Quand à hauteur de la tour TF1 la bidir est apparue je me suis sentie soulagée.

L'autre extrêmité pose également problème, on se retrouve en mono-dir sur le trottoir, la piste est mal entretenue - il y a de vrais nids de poules - et vers la Tour Eiffel les touristes, on aurait du mal à leur en vouloir, occupent toute la largeur de ce qui ressemble quand même avant tout à un trottoir, afin de se prendre en photo devant le symbole de Paris. 

Je me suis retrouvée place du pont de l'Alma à ne pas trop savoir comment faire pour m'engager vers une rue de gauche, d'autant plus qu'il y a une sorte de bras d'accès pour les bus qui est munie d'un panneau stipulant interdit aux vélos. 

Ensuite j'ai retrouvé rapidement les parages de la première librairie où j'avais travaillé, Livre Sterling, ce qui comme je ne m'y étais pas mentalement préparée m'a valu un solide coup de blues (2) ; les aménagements cyclables incomplets n'y étaient cette fois pour rien.

J'ai vu aussi pour la première fois je crois, les installations cheap qui ont remplacées les solides fontaines du Rond Point des Champs Élysées. Est-ce que quelqu'un les trouve belles ? Je pense, à leur allure, que la première tempête climatique ou sociale un peu conséquente les remettra en question ; à moins que ce ne soient que des installations provisoires, ce qui expliquerait qu'elles semblent si légères. Que sont devenues les anciennes fontaines ?

Comme par là-dessus un car "V.I.C." (quelle est cette société ?) archipolluant et suffocant m'a accompagnée hélas tout un morceau de trajet que j'accomplissais dans le XVIIème pour remonter vers Levallois, c'est peu dire que ma fin d'itinéraire de retour du taf fut moyennement satisfaisante.

Au moins je suis rentrée sans encombres, ni frayeurs majeures.  C'est déjà ça.  

Pour l'instant mon meilleur itinéraire reste celui axé sur la route de la Longue Queue et l'allée de l'Espérance puis dans Boulogne la rue de Silly : à la fois direct et le plus agréable et sur. 

Mais j'ai sans doute quelques autres trajets à tenter. 

 

(1) Les trois quarts du temps lors de mes trajets dans Paris je roule très en dessous de mes capacités, pour simple raison de sécurité.

(2) À l'époque entre soucis pécuniers et tracas pour la santé de ma fille et quelques autres tourments, ma vie n'était pas si facile, il n'empêche que professionnellement c'était le bonheur, aux difficultés économiques de l'entreprise près. Mais quelle belle aventure ! 

 

 


Vélotaf - Je ne suis pas la seule -

 

    Je comptais bien vélotafer pour ce nouveau boulot (1), seulement peut-être pas tous les jours, ne serait-ce que pour pouvoir lire ; ce que les transports en commun autorisent lorsqu'ils sont empruntés dans de bonnes conditions, mais pas le vélo, pas très bien.

Voilà qu'avec la grève générale et des transports en communs parisiens en particulier, j'ai parcouru chaque jour environ 25 km. En deux fois sur un parcours presque plat, c'est très faisable, dès lors que l'on n'a pas d'ennui de santé particulier. J'en suis donc à 350 km environ cumulés et ma foi, si l'absence de possibilité de pointes sérieuses de vitesse empêchent que ça vaille pour entraînement de triathlon, c'est beaucoup mieux que rien.

Grâce à cet effort quotidien, je me sens en meilleure forme pour assurer le boulot, c'est particulièrement flagrant sur les début de journées de travail : j'arrive bien réveillée, bien échauffée, prête à soulever ce qu'il faut de cartons.

Je pense que bien des personnes que les grèves ont contraintes au vélo, si elles n'ont pas trop subi de mésaventures liées aux comportements des automobilistes pressés (2) et de certains 2RM, vont constater une réelle amélioration de leur condition physique et donc de leur quotidien et vont rester adeptes de cette belle façon de circuler.

Un billet de blog de Tristan Nitot rassemble bien les enjeux, n'hésitez pas à aller y lire : 

Le possible succès du vélo

 

Il n'y manque que la mention des petits bonheurs : le co-vélotaf, qu'il m'est arrivé de pratiquer (par exemple Coucou Sacrip'Anne) et les rencontres et retrouvailles.

Ainsi ce matin en allant bosser, j'ai croisé une belle petite bande de camarades de mon club de triathlon lesquels venaient de s'entraîner en course à pied, et même si je n'ai pas pu m'arrêter car arriver en retard au bureau peut se négocier mais arriver en retard pour tenir boutique signifie laisser des clients mal servis, nos saluts joyeux ont ensoleillé ma journée.

Il m'ont donné l'impression que la vie était belle, classe et facile comme dans les méthodes de langues ou les comédie musicale.

 

(1) À la librairie Les Mots et Les Choses, donc

(2) Not all automobilistes, il y a vraiment globalement un progrès. Seulement il suffit d'un gougnafier pour se retrouver en danger.