L'Attrape-Cœurs a 10 ans

 

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C'est la fête, c'est un concert, je tente d'oublier le vague à l'âme que les hommes m'ont mis, celui qui me tourne le dos dans la nuit, celui qui viendra peut-être ou peut-être pas lundi, qui m'aiment et puis m'oublient. PA090003

 

 

 

 

 

 

 

Reste d'autant plus important le réconfort des amis, le bonheur qu'il y a qu'existent encore des lieux comme celui-ci. Nous avons bien bu, manger, lu, parlé des livres, beaucoup ri.

 

 

 

 

 

 

 

Après, il faut rentrer. La ville est belle. PA100022 PA100026

PA100028 Par moment on se croirait ailleurs que dans Paris. À deux, ce serait mieux. PA100029

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Délice des dieux (Laphroaig presque single cask 1999)

 

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Nicolas ayant décidé de me faire passer un dimanche de rêve, nous le concluons sur une lampée de Laphroaig 1999 presque single cask (700046 et 700049) filtré à froid, 12 ans d'âge.


No comment. Just happiness.


(au delà du bonheur de l'amateure comblée, ce plaisir qu'il y a, cette détente profonde, à être bien traitée)

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L'essai de l'escalade

 

P9239548_2Grâce à Nicolas B. enthousiaste néo-converti, je m'essaie pour la première fois en ce dimanche lillois à l'escalade (sur mur, en salle).

C'est intéressant. La pratique de la danse m'aide. Et d'avoir de par la librairie des muscles dans les bras. En revanche d'avoir oublié l'amour rend mon corps moins délié, et d'avoir copieusement festoyé la veille au soir n'est pas favorable aux activités sportives matinales d'un corps de bientôt 50. Encore que.

J'apprends en les rendant que les chaussons d'escalade se portent pieds nus (j'étais avec mes chaussettes sportives fines).

Et je dois capituler parce qu'au bout d'un moment mon bras droit ne m'obéit plus, comme s'il s'avait l'effort qui après la saisie de l'attache allait lui être demandé et qu'il le savait d'avance insurmontable.

J'aurais préféré être à Bruxelles en amoureux (je veux dire : avec le), mais la bonne compagnie et l'attrait de la nouveauté me consolent correctement. J'ai beaucoup aimé qu'on me convie à une activité. L'homme de la maison ne m'a jamais rien proposé qui ne fût pour moi de l'ordre d'une obligation (familiale ou en rapport avec sa pétanque), jamais rien d'intéressant, jamais rien de nouveau. En fait c'est peut-être la première fois qu'un dimanche un homme (qu'il soit mon amoureux ou en l'occurrence pas) me dise "Est-ce que ça te plairait de [...] ?" et me propose quelque chose dans l'idée de me divertir (et m'instruire en même temps). Jusqu'à présent seules des amies ont parfois eu ce souci-là. Ou l'ami "Oh" lorsqu'il a des surplus de places de concert, mais auquel cas je rends aussi un peu service.
Alors j'apprécie infiniment de me laisser prendre en charge vers de nouvelles aventures.

À l'occasion je regoûterai avec plaisir à cette activité.

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Une douce soirée

 

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C'est une douce soirée à la librairie Tirloy de Lille pour la remise du prix Biblioblog à Yamen Manai, auteur très prometteur.

Je suis sans nouvelles des deux hommes qui comptent, l'un estimant sans doute que je passe un bon week-end et que d'autres femmes méritent ses pensées, l'autre ne répondant sur la période que si je lui écris et préférant sans doute se consacrer à d'autres lui aussi. Restent les livres, et les amis.

Je sais que je manquerai chez K. le brunch de rattrapage du week-end manqué (pour cause de deuil chez une amie, parfois on n'y peut rien), mais j'ai la sensation tout en éprouvant grand plaisir d'être parmi ceux que les livres passionnent, qu'il s'agit là d'un déplacement professionnel et donc de quelque chose à quoi je ne saurais déroger.

Je savoure la soirée, l'intelligence des propos échangés, la qualité de lecture de Yohan. Mais je commets l'erreur de lever les yeux vers ce petit tableau qui me ramène à ma solitude de femme qui ne séduit pas assez.

Heureusement le sourire de Yamen, P9229530les amis, la qualité de la conversation, ont rendu ma tristesse passagère.

Nous resterons tous tard, dans une crêperie voisine à refaire mieux le monde.

 

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Ces petits coins de paradis

 

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Invitée chez des amis que j'aime depuis longtemps (et admire, ils m'ont tant appris), je découvre qu'ils habitent dans un de ces vieux immeubles de Paris qui recellent en leurs dessus ou leurs arrières, bien à l'abri du vu des rues, des petits coins de paradis.

Je suis émue de percevoir qu'ils sont plus fiers de moi pour la nouvelle sur le football que moi. Si je parviens un jour à devenir romancière, alors que j'aurais un simple sentiment de type "De toutes façons c'était ça ou plus rien" couplé à un soulagement de l'ordre du "What a narrow escape", eux seront heureux et n'y seront pas pour rien : rencontres fondatrices qu'offre l'existence et que les circonstances ne permettent pas toujours d'honorer dans l'immédiat. 

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Reading is sexy

 

Ce mardi de Septembre. Dans cet ordre

 

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Un instant savoureux

 

Il n'est pas difficile de reprendre le chemin du travail après de brèves, très brèves vacances. 

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Surtout quand vous attend un nouveau roman que vous attendiez, celui d'un bien-aimé, sur un sujet (un ciné-club) qui vous plaît.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Retour

 

J'ai failli écrire retour au monde civilisé mais c'eût été cruel pour ma Normandie qui n'a de défaut que la piètre qualité des lits de la maison qui nous héberge - ce serait à nous de les changer mais nous manquons toujours d'argent - et l'absence de connexion fors celle que je parviens à établir via mon petit téléphone qui n'est ni un I-truc ni un Black-Machin ni même un simili, ce qui fait qu'il fait ce qu'il peut.

Le contraste est d'autant plus grand que la connexion de l'appartement, elle, est devenue somptueuse, je bénéficie d'une rapidité stupéfiante et grâce aux conseils de Gilsoub et quelques dépenses malvenues - en ce moment toute dépense l'est - j'ai pu retrouver une connexion de cuisine autrement dit un bureau. 

Curieusement il aura fallu qu'en début d'une première video d'informations que je regardais, je tombe sur cette publicité. Je la trouve effrayante parce que si bien vue, ô tempora, ô mores. Mais par ailleurs et pour une fois, une réclame n'est pas mensongère. Avec la connexion par fibre que j'ai là, l'impression de communiquer à la vitesse de la pensée y est.

 

Dommage que ces jours-ci la pensée soit plutôt triste. C'est la technologie qui met du baume au cœur ; grâce à ceux avec lesquels elle permet de communiquer - ce qu'il ne faut jamais oublier -.

nb. : Je ne suis en rien rémunérée pour faire la réclame de cet opérateur qui m'a également il y a six ans joué un tour pendable, à un moment de ma vie où j'étais particulièrement vulnérable,  et dont le centre d'appel pour dépannage laisse par moments à désirer. Simplement leur argument sur la vitesse de connexion et l'impression qu'elle fait n'est pas bidon. C'est si rare que les publicitaires ne nous fassent pas le coup du "plus blanc que blanc" que ça méritait d'être souligné.

 

 


Back to the present

 

Le chagrin a été mis en veille, le temps de se manger d'inquiétude pour celle qui était à Alep, mais comme a dit le bien-aimé, C'est son choix, et les pensées sombres ne créent que des choses sombres ; alors je me tutoie, me dis Éteins moi ça. J'ai combattu les visions de guerre à coup de Jeux Olympiques, la bonne surprise inattendue, le goût retrouvé de regarder grâce aux directs sans commentaires sur Francetv Sport , le choix des disciplines oubliées sans souci des pays représentés. Sachant que la douce distraction sur l'écran secondaire de voir nageurs, rameurs ou cavaliers aux jeux finis me manquerait je me suis laissée séduire par une sorte de roman policier divertissant  et ses grands coups de grands principes sur le creative writing à l'Américaine, que je ne sais plus goûter depuis qu'en me professionnalisant mes goûts littéraires se sont affinés. Le suspens au fond n'est pas sans affinités avec celui d'une retransmission sportive. Mais même en le lisant sans me laisser piéger par ses qualités de page-turner, comme ils disent, j'en aurai bientôt terminé.

Qui m'aidera alors à tenir en respect et l'inquiétude et la peine ?

Il faudrait que je parvienne à ce que la réponse soit : mon propre travail.