Garmin Forerunner 735 XT : redémarrer la Frozen watch et remettre la date et l'heure justes


    Bien des appareils électroniques ont leur petite logique qu'il est facile de retrouver une fois qu'on l'a pigée mais qui n'est pas forcément évidente à capter du premier coup. Je me demande parfois si ça n'est pas parce qu'ils ont été conçus par des hommes à l'intelligence intellectuelle plus que pratique ou alors assez peu soucieux de la perplexité d'autrui.

Donc billet pour moi-même pour éviter de reperdre du temps la prochaine fois. 

 

Frozen watch 

Parfois pour une raison que j'ignore la montre après avoir été rechargée et dûment débranchée de l'ordi (en passant bien par le Finder sur un Mac par exemple) refuse de savoir qu'elle l'a été et reste gelée sur l'écran de charge avec son pourcentage.

Il faut alors pour la redémarrer appuyer longuement (10 s ?) sur le bouton en haut à gauche de l'écran, qui lorsque l'on presse une fois permet le rétroéclairage. Une fois l'écran devenu noir, une nouvelle pression permet si tout va bien de voir l'heure réapparaître. 
Autre possibilité : brancher à nouveau la montre sur l'ordi et ouvrir l'appli Garmin Express. Le simple fait de le faire la réactive.

 

Réglage heure et date

Lorsque l'on appuie sur le bouton en haut à droite qui permet l'accès aux activités, on peut obtenir l'enchaînement suivant : 

IQ Apps
    puis via Menu (bouton bas à gauche)
            Settings 
                        System 
                                Clock 
                                    Set Automatically On / Off
quand cette option est mise sur Off on accède en dessous à un réglage manuel de l'heure puis des minutes.
CECI EST UN PIÈGE

Pour régler à nouveau la date et l'heure par exemple après avoir dû éteindre la montre (voir "Frozen watch"), il convient de laisser le Set Automatically sur On.
Puis de faire semblant d'aller s'adonner à une activité, par exemple Run 
et d'attendre le "GPS is ready" (petites barrettes en haut à gauche pour voir la progression de capter un relais satellite). 
Si tout va bien le GPS mettra lui-même tout bien réglé et la date et l'heure.

En général (loi de Murphy) la montre généralement rapide à capter un satellite GPS, mettra cette fois-là quelques minutes à le faire.
Voilà, si ça peut servir à d'autres que moi, je serais ravie.
Merci aux participants de ce forum qui m'ont donné la solution.

PS : On n'est pas obligé·e d'aller courir ensuite, notez.

 


Les photos de sport d'il y a un ou deux ans paraissent surréalistes

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Même si les autorités nous concèdent, pour l'instant encore, un droit léger à la course à pied avec dans l'autorisation dérogatoire de déplacement cette case à cocher : 

⊠ Déplacements brefs, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.

ç'en est fini pour un bon moment de la natation, du vélo et des vrais entraînement de course à pied.

Lorsque je tombe, à l'occasion d'un ménage urgent sur mon disque dur où je dois accueillir une nouvelle appli afin de retrouver en ligne mes ami·e·s, sur des images de courses passées, en pleine ville, alors sans se douter que ça puisse être menacé par autre chose que mes propres capacités physiques que des effets d'âges ou de maladie pourraient venir entamer, j'ai donc un mouvement d'étonnement, le cœur un peu serré, avec une dominante de stupéfaction et d'impression d'un autre temps.

Voici donc une image du dimanche 18 mars 2018, prise par quelqu'un de mon club, lors des 10 km de Clichy et courus sans avoir l'impression de rien d'extraordinaire. 
Désormais une course groupée en ville est un mirage. 
Et d'accord, on peut courir 10 km en moins d'une heure en tournant à moins d'1 km de chez soi, mais avouez que ça devient limite, pas forcément dans l'esprit du confinement, et bien un peu compliqué. 

(Nous ne sommes plus en quarantaine et il nous est possible de faire en 20 à 25 minutes (je cours lentement) un mini-circuit de 3,44 ou 3,46 km en passant par un chemin arrière voisin rarement fréquenté, surtout à 8h du matin, c'est un peu un grand max', du moins à l'heure actuelle)

PS : Un lien fort utile vers la carte de la zone de sortie à 1 km (et le formulaire officiel tel qu'il est encore aujourd'hui)
PS', au lecteur du futur : ceci n'est pas un poisson d'avril, en 2020 lors de l'épidémie de Covid-19 nous eûmes bien des autorisations dérogatoires de sortie à remplir pour certains cas précis (travail pour qui continuait de devoir y aller, courses pour les choses indispensables, rendez-vous médicaux, garde partagée d'éventuels enfants etc.) dont nous devions nous munir pendant la période de confinement lors de chaque sortie. Les forces de l'ordre pouvaient contrôler, et de fortes amendes être réclamées (135 € puis 200 €, et bien davantage en cas de récidives, à l'heure où j'écris ce billet). Il y eut même des abus. L'ami Éric D. s'efforça même de les recenser.  

 


Un dimanche en Normandie, il y a deux ans maintenant

 Fullsizeoutput_1acbC'était dans la période du déménagement des affaires de mes parents. Aller en Normandie, était nécessaire et il fallait aussi prendre des forces pour parvenir à faire tout ce qu'il y avait à faire. 
Alors le dimanche nous sommes allés courir en bord de mer. 

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C'était bien.


Les CR (Comptes Rendus) video de Syblo une belle source de motivation

Les videos de Syblo sont toujours un régal et une belle source de motivation, avec cette façon calme, appliquée et déterminée qu'il a d'avancer dans le sport.

J'ignore qui filme et fait le montage mais c'est toujours de l'excellente qualité pour qui a d'autres choses à faire par ailleurs dans la vie. Baptiste Cartieaux est toujours très pédagogue, vu son jeune âge c'est impressionnant, on dirait un grand frère attentif. 

J'aime la façon appliquée assez touchante de ses présentations. L'humour léger, toujours présent, ce qui en video sportives n'est pas si fréquent (le plus courant en la matière consiste en gros "gags" lourds ou pas d'humour du tout). Par exemple dans celle-ci le petit rappel en bref insert au moment où le coureur en souffre, de sa première réaction face à l'annonce de grand vent ce jour-là. 

J'aime qu'il ne soit pas toujours vainqueur, ses forces, courses après courses, sports après sports (1) sont assez évidente, et en grand pro potentiel il est extrêmement lucide sur ses faiblesses, quand il galère, il le montre, pas de déni, ni de fausses excuses, chapeau. C'est ainsi qu'on progresse (2).

Et il termine presque toujours sur d'autres compétitions de la même journée, images au drone, c'est un petit plaisir. Comme les videos sont postées avec régularité le mardi après-midi et que mon entraînement de piste quand le travail salarié ne m'empêche pas d'y aller est le mardi soir, c'est impeccable. Et pour la préparation de mon émission radio du mercredi soir c'est une précieuse source communicative d'énergie. 

Voilà en tout cas qui donne la pêche pour attaquer nos propres entraînements ou le travail de la journée. Merci à Baptiste et à sa team video (parents ? camarades de club ? ami·e·s ?), respect à la ou les personnes qui effectuent les montages, beau boulot. 

 

 

(1) car sa chaîne ne couvre pas que la course à pied, c'est un autre de ses charmes. Il s'essaie à différentes activités et explique, n'hésite pas à se mettre en scène en train de débuter (parkour par exemple)

(2) Je suis dotée de basses capacités mais néanmoins sportive, alors vraiment j'en sais quelque chose. 

 

 


Entraînement de course à pied : tour tranquille de l'Île de La Jatte

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Entraînement léger convenant à une solide fatigue. Il eût été impossible de mettre du rythme, de faire des séquences. Donc y aller quand même mais sans forcer. Le but de la séance était déjà de parvenir à la faire. JF pour m'accompagner, ce qui aidait.
Halte pour divers petits exercices à Levallois, en bord de Seine puis assouplissements au parc des Impressionnistes mais pas à l'endroit habituel qui sentait violemment l'épandage de quelque chose.

Condition physique : J'ai le dos douloureux : haut (mauvaise position de sommeil ? deux oreillers par mégarde) et bas (surtout l'arrière à gauche au niveau de la hanche). L'énergie est basse, j'ai dormi la veille presque toute la journée, l'inquiétude combinée pour l'un qui subissait une petite intervention chirurgicale l'avant-veille et l'autre qui a de nouveau des ennuis de santé m'a vidée ; je le paie en fatigue, de même que les mois de travail physique intense enchaînés avec seul Arras pour souffler de fin août à la semaine passée. 
Semaine passée sans travail en librairie : je le sens immédiatement, aucune fatigue des jambes, ni genoux. De ce strict point de vue, j'aurais pu enchaîner sur un deuxième tour.

Distance : 10,89 km

Moyenne en déplacement 8:27 mn/km basse mais peu surprenante. J'ai pris quelques photos (la brume sur La Défense)
Moment un peu soutenu à 5:50 mn/km (mais pas longtemps, le passage en planches, réouvert)

Conditions climatiques :
Il fait environ 4°c brumeux au moment du départ. La température est sans doute de 6°c vers la fin, et la brume s'est levée.
Le tour de l'île, fermé pour cause de crue lors de notre plus récent entraînement sur place était à nouveau accessible mais pas du côté du petit bras.

Équipement : bonne chaleur pour du 4°c gris avec par moment petite brise frisquette


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  • - un tee-shirt manches courtes 2XU suffisamment serrant pour éviter de mettre un soutien-gorge ;
    - un tee-shirt technique manche courte (en l'occurence celui d'un trail de Ville d'Avray il y a deux ans (ou trois ?)) ; éventuellement j'aurais pu m'en passer ;
    - une veste thermique légère du club de Levallois, prévue pour le vélo à la mi-saison ;
    - un caleçon court moulant de course ; 
    - un pantalon de survêtement chaud, prévu pour le foot à la base ;
    - un tour de cou (en l'occurrence celui du trail des 40 bosses) ;
    - une paire de mitaines de vélo - la température ayant légèrement montée pendant les environs deux heures d'entraînement et comme il s'agissait de courir en ville et non de trail, j'aurais pu m'en passer - ;
    - tour de cou utilisé comme bonnet, celui du club, légèrement molletonné et imperméable jusqu'à un certain point.
    - la petite sacoche à la taille contient le téléphone portable, utile en cas d'urgence et pour prendre des photos ;
    - dans les poches dorsales de la vestes thermique, mouchoirs (tissus et en papiers), deux gels (qui n'auront pas servi) ; un pass navigo une petite pochette avec CB, carte vitale, carte du club de triathlon et un billet de 5 € (ou 10 €) ;
    - pas d'eau car deux points d'eau sur le parcours : au parc des Impressionnistes et au début du parcours sur l'Île de La Jatte ;
    - chaussures : de solides Brooks, milieu de gamme achetées chez Cap Marathon l'an passé (ou deux ans plus tôt ? le temps file tant). 
    - chaussettes de running de base de chez Décathlon ;

(je prends ces notes en vue des courses, où il est utile d'être à la bonne température et de ne rien oublier)

Billet commun avec Run mais plus seulement


Une belle reco, très agréable

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Le fait d'appartenir à un club de triathlon dynamique aura bien contribué à me faire découvrir le trail, que je préfère de loin à la course à pied en ville. 

Je suis vraiment très lente à cette discipline, généralement dans les tout derniers à arriver. 

Mais je suis heureuse pendant que je le fais. J'ai même une photo, prise au trail de La Chouffe l'été dernier, qui en atteste. 66664965_10216557428901263_1071607981168132096_o

 

J'aime courir en forêt tant qu'il en reste et que j'ai la santé qui le permet.

Ce matin c'était donc la reco du trail de 26 km prévu en février à partir de Bouffémont. C'est l'un de mes trails préférés : bien organisé, avec des passages techniques mais d'autres où l'on peut courir en admirant le paysage (1).

Comme je suis encore en pleine période de travail et que mon métier est physique, et que j'avais la veille terminé tard + trajet de vélotaf, et que même en grande forme je suis extra-lente, je ne comptais pas faire les 26 km. 

Je m'étais fixée de tenter de suivre le groupe "reconnaissance en 4h" jusqu'à si possible le lieu du ravito de la course, puis continuer jusqu'à une douzaine de kilomètres en tentant de courir puis selon où je serais couper ensuite assez directement vers Bouffémont.

Je connais la côte du cimetière, première difficulté dès les premiers kilomètres et remarquablement casse-pattes et emballeuse des cœurs. Alors je suis partie à l'avance ce qui m'a permis d'intercaler une brève pause pipi en attendant le groupe, le froid ayant toujours sur moi une sorte d'effet diurétique. 

Au demeurant il ne faisait pas si froid, sans doute 5 à 7°c et une belle grisaille mais sans pluie, juste un moment de petit crachin. Ma tenue, mais je l'avais déjà testée dans des conditions similaires, s'est révélée parfaite : collant 2XU long, petit short Levallois Triathlon pour le chic, haut 2XU long porté avec un soutien-gorge - le jour de la course je m'en passerai sans doute, seulement je me méfiais d'avoir à me changer au cul du coffre de la voiture avant de repartir -, par dessus, une veste thermique légère du club, conçue pour le vélo mais que je trouve parfaite pour la C.A.P. l'hiver, en plus que les poches arrières c'est top pour mettre des mouchoirs et des gels ou du petit ravito.

Note pour les "vrais" coureur, celles et ceux qui font des temps et maintiennent bonne allure : ce type de veste pour vous est trop chaud. C'est bien pour les coureurs lents qui restent de fait longtemps au froid et n'ont pas un rythme qui les réchauffe tant.

Pour compléter l'équipement deux tours de cou, un bonnet technique (même matériau un peu que la veste thermique légère) et des mitaines de VTT, utiles en cas de chutes et pour les éventuels passages cordés. 

Pour le ravito : quelques barres et gels. Comme souvent je n'en ai mangée qu'une et absorbé qu'un. Et de l'eau citronnée (mais 250 ml me suffisent, du moins l'hiver).

La forêt me paraît toujours aussi dévastée sous couvert de lutte contre des maladies des arbres et de reboisement. Le parcours cependant couvre certaines belles parcelles. Finalement je suis parvenue à suivre le groupe et sans souffrance jusqu'après Montlignon et le lieu du ravito. Puis après la zone urbaine on repiquait vers la forêt après une montée. J'ai vu JF me faire signe de loin, On remonte vers la gauche et le temps d'arriver à ce croisement, plus personne en vue à part quelqu'un qui promenait son chien. Je l'ai déjà constaté mais c'est stupéfiant à chaque fois : à quelle vitesse on peut perdre de vue un groupe dans lequel on était et qui nous semblait aller si peu plus vite que notre propre allure. On peut se retrouver entièrement seul·e·s d'un seul coup. Ça me rappelle la rapidité sidérante à laquelle des toddlers peuvent échapper à la vigilance de leurs parents. 

On était presque à 11 km. Alors j'ai couru sauf les montées jusqu'à la hauteur de la vierge noire, croisant au passage les gars d'un des groupes plus rapide qui sympa, m'a indiquée que j'étais tout près, mais je le savais et ne souhaitais pas nécessairement faire la montée : il était temps pour moi de repiquer vers le Château de la Chasse puis Bouffémont. J'ai envoyé un SMS pour prévenir que je coupais directement et puis ai continué à présent en mode récupération (active : quand ça pouvait je courais, mais en vitesse marathon lent, easy run).

Vers le Château de la Chasse j'ai entrevu le groupe que j'avais quitté, seulement je ne souhaitais pas faire un plus grand crochet. Ça m'a permis de supposer que j'avais un peu de temps et de tenter après avoir rejoint la route des crêtes un peu de sortie des sentiers battus (au sens littéral). Ce petit moment de pure liberté m'a fait un bien fou. 

Et je suis arrivée pile un tout petit peu avant le groupe. Nous avons même eu le temps de nous changer puis retrouver les camarades de mon club qui avaient fait avec un groupe rapide la reco intégrale. J'aurais mis 3h23 pour faire 17 km avec trois temps d'arrêt (ravito et pauses pipi) et vers la fin des passages montés intégralement marchés.

C'était la première fois que je parvenais à suivre un groupe aussi longtemps et où nous rentrions avec d'autres personnes (et non pas alors que tout le monde était déjà reparti). 

Après-midi consacrée à récupérer de la nuit trop courte (2) et de l'effort fourni. C'est ce qui change le plus en vieillissant : si on a la chance de la bonne santé on peut toujours faire les choses et à niveau de plus jeunes (ça vaut pour presque n'importe quel travail ou activité) seulement il nous faut davantage de temps pour récupérer. 

 

(1) Oui, je ne suis pas une grande compétitrice, de celles et ceux qui sont seulement concentré·e·s sur leur performance. 
(2) Comme je vélotafe et qu'à la librairie j'avais accompagné la fermeture, j'étais rentrée la veille au soir vers 21h30. 

 


Vélotaf - Je ne suis pas la seule -

 

    Je comptais bien vélotafer pour ce nouveau boulot (1), seulement peut-être pas tous les jours, ne serait-ce que pour pouvoir lire ; ce que les transports en commun autorisent lorsqu'ils sont empruntés dans de bonnes conditions, mais pas le vélo, pas très bien.

Voilà qu'avec la grève générale et des transports en communs parisiens en particulier, j'ai parcouru chaque jour environ 25 km. En deux fois sur un parcours presque plat, c'est très faisable, dès lors que l'on n'a pas d'ennui de santé particulier. J'en suis donc à 350 km environ cumulés et ma foi, si l'absence de possibilité de pointes sérieuses de vitesse empêchent que ça vaille pour entraînement de triathlon, c'est beaucoup mieux que rien.

Grâce à cet effort quotidien, je me sens en meilleure forme pour assurer le boulot, c'est particulièrement flagrant sur les début de journées de travail : j'arrive bien réveillée, bien échauffée, prête à soulever ce qu'il faut de cartons.

Je pense que bien des personnes que les grèves ont contraintes au vélo, si elles n'ont pas trop subi de mésaventures liées aux comportements des automobilistes pressés (2) et de certains 2RM, vont constater une réelle amélioration de leur condition physique et donc de leur quotidien et vont rester adeptes de cette belle façon de circuler.

Un billet de blog de Tristan Nitot rassemble bien les enjeux, n'hésitez pas à aller y lire : 

Le possible succès du vélo

 

Il n'y manque que la mention des petits bonheurs : le co-vélotaf, qu'il m'est arrivé de pratiquer (par exemple Coucou Sacrip'Anne) et les rencontres et retrouvailles.

Ainsi ce matin en allant bosser, j'ai croisé une belle petite bande de camarades de mon club de triathlon lesquels venaient de s'entraîner en course à pied, et même si je n'ai pas pu m'arrêter car arriver en retard au bureau peut se négocier mais arriver en retard pour tenir boutique signifie laisser des clients mal servis, nos saluts joyeux ont ensoleillé ma journée.

Il m'ont donné l'impression que la vie était belle, classe et facile comme dans les méthodes de langues ou les comédie musicale.

 

(1) À la librairie Les Mots et Les Choses, donc

(2) Not all automobilistes, il y a vraiment globalement un progrès. Seulement il suffit d'un gougnafier pour se retrouver en danger. 


Une bonne course, un temps pourtant décevant

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Je n'ai eu aucun problème pour parcourir les 10 km mais je croyais avoir mis du rythme sur la première boucle - je n'ai pas été si tôt dépassée par le meneur d'allure 1h et son groupe - seulement je ne sais pas, j'ai dû ralentir après, ça n'a pas donné mieux que 1h13. 

Et de finir dans les voitures, comme les autres années.

JF m'avait délaissée pour son club, peut-être aussi que je me sentais moins soutenue. 

En revanche mon club à moi a été top, ils m'ont attendue pour la photo de groupe finale, j'étais à côté de Valentin le vainqueur, un grand honneur. 

Et puis c'était sympa, la photo avant, le pot après, à la mairie. 

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(photo prise par Laurène) 

 

 


Une douce journée, heureuse, à savourer

    C'était d'abord une solide journée de boulot, des retours sont urgents, cartons cartons cartons et pas mal d'édition de documents pour des clients, le tout presque non-stop de 7h30 à 12h25 environ. Puis ce moment magique de se donner rendez-vous au café restaurant où bosse le camarade de pétanque cuisinier, et d'y parvenir chacun venant de son travail par deux points différents et deux trains qui arrivent à la même gare presque en même temps. Passer ensemble voir un ami commun pour lui proposer hop, à l'improviste, de se joindre à nous.

Puis cet autre moment heureux de commencer à préparer mes achats de Noël, délicatement.

Et de passer ensuite à ma librairie camp de base, l'Attrape-Cœurs, parce que les libraires, comme tous les soignants ont besoin de prendre des soins pour eux-mêmes aussi chez une consœur, un confrère.  

Entre les deux s'offrir sous le soleil et une température douce, un petit morceau de Montmartre à pied, préparer un mot pour une romancière invitée, dans un square où une petite fille, toute menue, vient gentiment me parler. Délicatement reprise en main par sa nounou, dont je me serais bien fait une amie - ça arrive parfois que l'on se sente en proximité immédiate avec de parfaits inconnus -. Comme nous étions dans la vraie vie et non au cinéma, nous avions l'une et l'autre à faire dans des directions différentes. Nous aura réunie une brève conversation autour d'une enfant bavarde comme un pinson.

Croiser un groupe de gens avec des bérets noirs ou bleu sombre. Plutôt touristes, plutôt joyeux, mais quel sens avaient pour eux cet accessoire ? 

Dégager un peu de boulot administratif / maison avant de filer à l'AG du club de triathlon et y recevoir un trophée au mérite ce qui était très émouvant pour moi qui n'aurais jamais cru toucher la moindre récompense sportive. 71864070_10217198773094467_2565908926868488192_n

Et ce d'autant plus que cette coupe a été créée par l'un des membre du club afin d'honorer la mémoire de sa femme, morte après une longue lutte contre un cancer il y a quatre ans de cela. 

Faillir recevoir également un "Aito d'or" récompense accordée par les nouveaux de l'an passé, mais le cumul des mandats était interdit. 

En revanche la coupe était accompagnée par une bouteille de champagne et au buffet de l'amitié d'après l'assemblée Valentin André qui est à la fois du niveau mondial en pâtisserie et en triathlon L avait apporté un gâteau du genre à nous faire oublier que normalement on n'aime pas les desserts. 

Bref, cette journée fut un régal.  

PS : Et par dessus le marché Olga Tockarczuk et Peter Handke sont prix Nobel de littérature 

 

 

 

 


Fierté décalée

 

    C'est très curieux mais voilà : un de mes camarades du club de triathlon, que je ne connais pas de façon intime, nous nous sommes croisés en stage et vu son niveau, et la faiblesse du mien, guère aux entraînements (nous n'étions pas dans le même lot ou sinon très vite il était très loin), participait dimanche au championnat du monde de half ironman qui avaient lieu à Nice.

Il est arrivé 17ème de sa catégorie d'âge et 111ème sur 3262 concurrents. Plus fort que certains pros alors qu'il a un boulot.

Comme pas mal d'autres camarades, j'ai suivi sa progression pas à pas via une appli dédiée au suivi de certaines courses. 

Entre le fait de se connaître et ce suivi un peu "comme si on y était", je conçois une grande joie, compréhensible, devant son exploit, et, ce qui est moins légitime, une immense fierté, un peu comme si c'était moi ou un de mes proches qui l'avait fait. Or je suis parfaitement consciente que je n'y suis pour rien. Ça n'est pas non plus une question de rapport à la célébrité, vu mon petit passé, et de beaux succès arrivés à certain·e·s de mes ami·e·s, cela fait belle lurette que je suis vaccinée. Et puis les stars du triathlon ne sont connues du grand public que lorsqu'elles furent des stars auparavant : ainsi Laurent Jalabert qui l'a emporté pour sa catégorie, ce même dimanche.

Alors voilà, je suis super fière, comme rarement de la vie, pour quelque chose auquel je n'ai pas participé, qui est arrivé à quelqu'un que je ne connais qu'un petit peu, et qui concerne un événement dont tout le monde se fout, sauf les triathlètes. 
C'est probablement sur ce dernier point que ça se joue. Malgré d'être peu douée, j'adore ce sport composé. Et j'admire infiniment celles et ceux qui savent bosser comme des fous leurs préparations et réussir le jour dit. Et ma fierté comporte probablement une grande part d'émotion, celle d'avoir vu un peu du "work in progress". 

Bravo Valentin, bravo et merci de nous avoir fait rêver (d'autres que moi l'ont dit aussi).