La reprise des courses


    C'était la première course en réel à laquelle nous participions depuis février 2020 et le Maxi Trail de Bouffémont. 
J'avais oublié ces moments de bon petit bonheur dans l'effort. Le seul enjeu pour moi est ... de faire mieux que moi : entre l'âge qui ne pèse pour l'instant pas trop mais dont il faut tenir compte (1) et la thalassémie, même si je m'entraînais à plein temps je ne pourrais prétendre aux meilleures places. 

J'avais oublié l'effet stimulant de la joie collective, même si je savais toujours son existence.

Bref, tout ça nous a fait infiniment de bien, nous laisse entrevoir une fin de pandémie possible, un jour, peut-être au printemps.

Pour parachever le bonheur de cette journée, une splendide victoire de Julian Alaphilippe aux mondiaux de cyclisme sur route hommes, avec la joie quand la victoire va à quelqu'un qui semble le mériter si fort.

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242909867_10226713308001650_1706150435222589748_nCrédit Photo : Marco Sauviat, grand merci à lui et aux camarades du club venus encourager et qui en plus pour plusieurs d'entre elles et eux s'alignaient ensuite sur le 5 km.

 

 

(1) au niveau du rythme cardiaque notamment. Et de la récupération, pour l'instant principal domaine où "C'est plus comme avant".


Gauchère

Fullsizeoutput_1c63    Ça fait plus d'un an que je dispose de ce corsaire pour la pratique de la course à pied en demi-saison, acheté chez Cap Marathon, alors que j'étais allée à la recherche de nouvelles chaussures.

Ce matin, peut-être parce que j'attendais mon sparring partner habituel lequel était allé chercher la voiture - nous devions faire une démarche pour son club et, libérés de la contrainte des 10 km, pousser jusqu'à un beau grand parc non loin -, j'ai glissé la main droite dans, tiens, une poche à droite, sur le côté de la cuisse.

Et puis tiens, ça alors elle faisait la taille d'un téléphone comme le mien.

Donc voilà, je possédais un équipement sportif très pratique pour la pratique de la course à pied (pour laquelle des raisons de sécurité font qu'il est bon d'avoir un téléfonino sur soi), et, gauchère, pendant une année au moins, l'ai ignoré.


Cahier du jour, confinement 2 jour 40 : piste malgré la fatigue (et une douleur à un pied)

(martedi)

 

Du pain frais au petit-déjeuner puis filer au travail en transports en communs ce qui ne fut pas une bonne idée :

RER C seulement jusqu'à Invalides et retardé par un colis abandonné et ligne 6 ensuite interrompue pour cause de malaise voyageur. Au bout du compte, 15 minutes de retard, soit nettement plus que les 4 ou 5 minutes dues la veille au "détour Sissi".

Journée de boulot fastidieuse, pas contente de moi, que des tickets pour lesquels j'avais besoin d'éclaircissements ou trouvais des dépannages mais pas de vraies solutions ; coupée par un déjeuner Thaï Box offert par la maison (ça, c'est de la carte de fidélité) et dégusté au 4ème. Ces déjeuners sont sympas quels que soit la config. C'est un peu comme à l'Auberge des blogueurs, un ensemble de personnes de bonne composition.


Partir quasi à l'heure et vite (malgré un type sans masque ni badge, croisé dans le garage et qui aurait voulu que je l'attende (?), who's that guy ?) via la bidir de la porte de Vanves et arriver presque pas en retard à la piste. À temps pour les éducatifs. Retrouvé quelques absents de longue date et ça faisait plaisir. L'un d'eux a été entre temps sérieusement malade ... mais rien à voir avec le #Covid_19. Pendant la pandémie les autres maladies continuent. Je ne sais pas pourquoi mon esprit persiste à en être surpris chaque fois que je croise quelqu'un de concerné par un tout autre mal. 

Séance piste : 2 x 10 x (30" Z6 + 30" récup') avec 3' de récup entre les deux ; fatiguée pas fait de haute performance, mal au gros orteil du pied droit. Peut-être faudra-t-il que j'aille voir la podologue.
Soirée productive (paiement de factures, comptes, lessive sortie ...), il faut bien qu'il y en ait, et les écritures du quotidien en suivant les infos sur Rai News 24 et leur Check Point que j'apprécie. Avec cette stupéfaction d'un match de foot du PSG en coupe d'Europe interrompu pour cause de propos racistes d'un des arbitres (On en est là, celui qui se conduit mal est un arbitre).

Il y a fort à parier que dans les jours qui vienne la portée de ses paroles sera minimisée et les joueurs recevront un blâme pour avoir opté pour la fin de match anticipée.

En parlant de mauvaise conduite, il y avait ce soir des contrôles policiers à la porte d'Asnières et ce qui m'en a alertée fut : que soudain les automobilistes respectaient le code de la route, malgré leur forte densité. Bien avant que je n'aperçoive ceux qui contrôlaient.

On en est là, pour ça aussi.  

Un des collègues ce midi commençait à en avoir marre de ces vies réduites à laquelle la pandémie nous contraint. Je commence à fatiguer pour une autre raison, outre le manque de nage que je ressens cruellement, c'est précisément la fatigue supplémentaire due au cumul de petites contraintes, qui se rajoutent à celles, nombreuses, d'une vie ordinaire. Et aux inquiétudes pour les personnes.

Bien sûr les ami·e·s me manquent aussi, mais je suis adulte et je parviens fort bien à me dire, un jour on pourra de nouveau se voir en pour de vrai et partager de bon moment. L'essentiel est de ne pas mourir [maintenant].

Ça fait quarante ans que John Lennon a été assassiné. 
Comment aurait-il tourné ? Quelle influence aurait-il eu sur la marche du monde ?
Les orphelins qu'il laissait sont maintenant de presque vieilles gens. Pensées pour Maca qui a dû morfler, à l'époque, bien sûr avant, et même après. 
(lointaines similitudes avec quelque chose que j'ai vécu, ô grands fauves charismatiques).

Parce que je l'ai relu entre temps, je me souviens que dans mon diario de jeune fille de 17 ans j'avais choisi ce jour-là de faire la nécrologie d'un voisin mort le même jour, et dont sans ce billet je n'aurais plus aucun souvenir. Il me semble que même si j'aimais bien les Beatles, à l'époque, je trouvais le souffle de la nouvelle surprenant et disproportionné, alors j'avais à mon échelle tenté de modérer en honorant quelqu'un de la vie de tous les jours. Si j'avais su ce que je sais à présent, j'aurais trouvé ça fort présomptueux. Mais toutefois pas mécontente de ma "bonne action".

 

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TTL 122,5
DD 13/00
 
updated: December 08, 2020, 23:31 GMT
68 510 968 cas dont 1 561 615 morts et 47 419 612 guéris
 
USA : + 175 611 nouveaux cas ; 293 016 morts depuis le début ; + 2 515 morts ce jour ; soit 883 morts / 1 M d'habitants
France : + 13 713 nouveaux cas ; 56 352 morts depuis le début ;  + 491 morts ce jour ; soit 862 morts / 1 M d'habitants
Italie : + 14 842 nouveaux cas ; 61 240 morts depuis le début ; + 634 morts ce jour ; soit 1 014 morts / 1 M d'habitants
Belgique : + 859 nouveaux cas ; 17 386 morts depuis le début ; + 66 morts ce jour ; soit 1 497 morts / 1 M d'habitants
 
 
autres sources disponibles :

Cahier du jour, confinement 2 jour 33 : Le jour de l'annonce de la mort d'Anne Sylvestre

(martedi)

 

J'ai appris la triste nouvelle à ma pause déjeuner, par un mail de type alerte info, passé l'après-midi à essayer de ne pas pleurer (avec les clients au téléphone c'était exclu), et une fois rentrée à la maison, je suis retrouvée passée de l'autre côté des larmes, un état d'abattement sec. #AnneSylvestre

La journée n'avait pas débuté si mal : Filer au travail à vélo, bosser normalement, avec deux tickets intéressant et un sympathique, à la fois de part l'interlocuteur et parce qu'on se sent efficace et utile dans sa résolution.
Passer ma pause déjeuner au 4ème d'un plat de Thaï box en découvrant donc, via une alerte du monde qu'Anne Sylvestre était morte le 30 novembre.
L'après-midi de travail en a été d'autant plus difficile à lutter contre un effondrement intérieur qui guettait. Comme la perte de quelqu'un de proche. Ça n'est pas le même phénomène que de se sentir abattue à la nouvelle de la mort de Maradona, même si la coalition des chagrins commence à se faire lourde.
Seulement plus tard penser au concert prévu pour lequel j'avais réservé des places, afin de faire découvrir la chanteuse à ma fille. Zu spät.

Quitter tôt le travail (je veux dire : à l'heure, 18:06 pour 18:00 théorique ce qui est honorable) pour filer à la piste Colette Besson et faire une bonne petite séance ; arracher de l'énergie pour aller faire du sport malgré tout fait partie de mes capacités.
2  x 9 x (30'' + 30'' r) avec 3' R entre les deux séries rythme Z6

Une soirée qui passe trop vite, malgré le chagrin sourd, le temps de me doucher, le temps de manger, le temps de chercher des cadeaux pour les différentes occasions à venir, le temps de regarder un peu d'infos ... et d'écrire la journée. 


Le monde est un moins bon endroit, depuis qu'est morte cette dame-là.

 

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TTL 116,5
DD 006/00

 
 
updated: December 02, 2020, 00:12 GMT
64 154 958 cas dont : 1 485 520 morts et 44 404 845 guéris
 
USA : + 168 474 nouveaux cas ; 276 857 morts depuis le début ; + 2 492 morts ce jour ; soit 834 morts / 1 M d'habitants
France :  + 8 083 nouveaux cas ; 53 506 morts depuis le début ;  + 466 morts ce jour ; soit 819 morts / 1 M d'habitants
Italie : + 19 350 nouveaux cas ; 56 361 morts depuis le début ;  + 785 morts ce jour ; soit 933 morts / 1 M d'habitants
Belgique : + 746 nouveaux cas ; 16 645 morts depuis le début ; + 98 morts ce jour ; soit 1 434 morts / 1 M d'habitants
 
autres sources disponibles :
 
Pour la première fois, même si c'est à peu de choses près (mais c'est sans doute un drame pour chacun de ses quelques cas et leurs proches) l'Allemagne compte davantage de décès en un jour que la France. Peut-être parce qu'on enregistre le mardi les décès du dimanche. On se rapproche des 500. Et on en est à se dire des choses comme Ouf, 500, c'est moins que 800, ça va moins mal. À quel moment nos cerveaux se sont-ils adaptés, en mode survie, pour se dire que 500 morts en une journée dans un pays européens avec en théorie de bons moyens médicaux était un résultant encourageant ?
Je crois que ça y est, Trump est enfin lâché par ses plus proches collaborateurs mêmes. It was about time. Le seul espoir serait qu'il conserve l'espoir de l'emporter s'il se présente en 2024. Sinon il fera tout pour entraîner le monde dans sa chute.


C'est ma première surprise partie

(CR sportif, pour mon club à l'origine, et non relu)

Fullsizeoutput_1bd0    Le titre du billet est dû à Juke, le #JukeBoxFou de dedans ma tête, qui m'a passé cette chanson sur tout le chemin du retour. En vrai, c'était simplement ma première course connectée ; plus précisément notre puisque nous étions inscrits à deux avec Le Joueur de Pétanque, qui est aussi coureur à pied à ses heures, et bon cycliste tant qu'il ne s'agit pas de mettre des cales. Mais il refuse hélas d'apprendre vraiment à nager.

Échaudés par nos projets familiaux tombés à l'eau cette année (l'écotrail d'Oslo, dont je rêve à cause de Lucas et de ses photos d'une année passée où il l'avait couru, et le trail de La Chouffe qui est un vrai bonheur (1)), nous nous étions inscrits aux 20 km de Paris qui tentaient de sauver la mise en se la jouant connectés, ce qu'on trouvait pas bête : chacun court où il veut du moment que ça fait 20 km sans interrompre le tracker (par exemple notre montre de sport) et que ça a lieu entre deux dates précises, en l'occurrence pour cette édition entre le 8 et le 11 octobre.

Cette option nous plaisait, qui nous faisait courir moins de risques, et par ricochet à notre fille aussi. Nous estimons que nos vies quotidiennes avec la foule que nous croisons pour faire les courses et aller au travail et le risque que constitue le travail lui-même en bureaux collectifs comportent suffisamment de risques pour ne pas en rajouter en dehors de ce que nous estimons indispensable (la pétanque pour lui, les entraînements pour moi). Alors nous allons éviter les départs entassés pendant encore quelques temps.
L'inscription permettait au passage de filer quelque argent à l'Institut Pasteur, ce qui nous avait paru plutôt utile en cette période particulière.

La course connectée comporte cet avantage - inconvénient qui est que nous devons nous même trouver le lieu pour la courir. 
Des raisons pratiques (une boucle que nous connaissons bien, et sur laquelle nous pourrions nous retrouver facilement) et sentimentales (c'est le lieu où étudiants nous courions, enfin où lui et quelques camarades couraient tandis que j'essayais en vain - une boucle de 5 ou 6 km et j'étais au bout de ma vie, persuadée que la course à pied n'était pas pour moi, que je n'y arriverais jamais) et sentimentales bêtasses (c'est le lieu où nous assistâmes à un mémorable concert de Madonna le 29 août 1987) et sentimentales pas nostalgiques du tout (en septembre 1986 ce fut notre dernière balade avant le départ de monsieur en tant que coopérant au Burkina Faso, ce truc que les gars qui ne souhaitaient pas faire le troufion armé entreprenaient à la place d'un service militaire alors obligatoire ; lui flippait de ce grand inconnu vers lequel il allait, et moi contrainte de rester bosser à Paris pour cause de prêts étudiants à rembourser sans tarder, j'avais le cœur en verre fissuré) et super sentimentales (c'est aussi le lieu où j'ai ressenti le premier malaise dû aux prémisses de fabrication du Fiston, j'ignorais mon état et j'ai cru que j'étais en train de mourir d'une faiblesse cardiaque soudaine) nous ont fait choisir le Parc de Sceaux. 
Pas trop de dénivelé, non plus et moi je pouvais en empruntant le parcours sportif jouer à me faire croire que c'était un trail en fait (2).

L'enjeu était déjà de parvenir à terminer : le confinement ne nous a pas empêché de nous entraîner en course à pied mais nous a contraint aux courtes distances et de fait aux séances spécifiques. Nous n'avions pas couru plus de 14 km d'affilée depuis le Maxitrail de Bouffémont en février. 

Le premier défi était de parvenir à faire reconnaître notre outil personnel de tracking sur le site des 20 km connectés afin de pouvoir y télécharger notre course, une fois celle-ci accomplie. Pour le plaisir, je vous glisse ici le lien vers le tutoriel. Un tee-shirt Finisher aurait dû être décerné pour toute inscription réussie. En plus j'en avais deux à effectuer, jonglant entre les adresses mails et les mots de passe et Garmin qui avec une obligeance sans faille me ramenait toujours à mon compte personnel - mais non pour une fois je ne veux pas -.

Ensuite il fallait s'organiser : pas de ravito officiel, à nous de jouer. Notre équipement de trail nous a bien servi : sacs à dos léger avec boisson et gels et barres.

Le deuxième obstacle fut de trouver où garer la voiture qui nous avait permis d'aller jusqu'au parc. Notre petit parking discret sis près d'une entrée secondaire n'existait plus, sans doute depuis peu : opération immobilière avec démolition d'un immeuble bas de bureaux et construction d'un nouvel ensemble à la place de celui-ci et du parking qui le complétait.

Le troisième obstacle fut la montre du Joueur de pétanque, que j'avais pourtant réglée la veille - il courait en miles avec un programme par défaut qui s'arrêtait à chaque mile et le félicitait du mile vite galopé -, et dûment testée, se la jouait brexiteuse et refusait le système métrique, à moins que ce ne fussent des miles US et qu'elle voulût continuer à suivre le feuilleton flippant de ses élections. Bref, frozen ou peu s'en fallait. J'ai dû la réinitialiser et reparamétrer l'indispensable : cinq minutes (ou plutôt 5'16'') de perdues alors que mon propre chrono tournait que je ne n'osais interrompre sous peine de tracas ultérieur de téléchargement. 

La course elle-même ? Aucun problème. 

À peine un souci d'un peu trop de monde dans ce Parc par moment et donc être ralentis (oui, même moi je peux l'être), devoir combiner des évitements et sinon : un temps parfait, frais et ensoleillé, zéro souci physiques pour ma part, pas même une pause pipi intempestive, rien, trois petits ravitos effectués en marchant, et découvrir que c'est plus pratique comme ça que de dépendre de stations officielles, de petites accélérations de bon aloi dans les descentes, des petites foulées dans les montées, quelques instants à tenter de suivre un temps des coureurs plus rapides, quatre tours à effectuer pour le parcours que je m'étais fixée, le quatrième avec les jambes qui commençaient à protester mais vaille que vaille tranquillement continuaient. 
Ma seule halte avait été au début, afin d'enlever une veste manches longues qui s'avérait trop chaude pour passer sur mon tee-shirt un coupe vent sans manche léger, ce qui rendait l'équipement parfait pour ma petite vitesse et la petite brise qui soufflait.

Soudain, il a fallu faire gaffe à bien faire 20 km sans trop dépasser, sinon le téléchargement risquait d'être rejeté. Entre le 10ème km, auquel j'avais prêté volontairement attention, et le 17 ou 18 ème je n'avais pas vu le temps filer.

Mon co-équipier conjugal avait fini depuis un moment et qui m'attendait. Plutôt content de son temps (2h12). Le mien était comme dab un record de lenteur qui m'a un peu déçue car j'avais l'impression d'avoir mis un peu de cadence, notamment lors du 3ème tour où je m'étais sentie vraiment bien.

J'ai l'habitude de courir seule, parmi les derniers, ce qui fait que la formule "Chacun court dans son coin" ne m'a pas gênée le moins du monde. En revanche il avait trouvé difficile de courir seul, sans repère de meneur d'allure ou petit peloton constitué de gens de même niveau. 

Reste un peu étrange l'après-course : bon, voilà, c'est fait, retour maison. Personne avec qui boire un coup, personne avec qui échanger quelques impressions, pas de services particuliers (ça fait du bien quand à la fin des courses on peut bénéficier des massages de kiné, ça permet ensuite de plus vite récupérer), nous étions tous les deux et seules nos montres savaient que nous avions terminé.

Curieusement le téléchargement des courses s'est fait tout seul - via Garmin pour nous puisque nos montres en sont -, alors que je m'attendais vu la subtilité de la mise en relation, à quelques autres complications. En fait presque trop tout seul : l'impression d'avoir été pas à pas suivie.
Au classement provisoire nous étions respectivement 3305 ème et 4131 ème sur environ 5800 participants ayant téléchargé leur parcours. Je ne sais pas si la formule est satisfaisante pour les très bons, qui peuvent prétendre à un podium, un temps digne d'être homologué, un classement. 

Enfin, nous avons trouvé l'organisation vraiment top, surtout celle du jour de la course et les ravitos qui étaient parfaits ;-) . 

Si d'autres courses se présentent sous cette forme, du moins tant qu'il n'est pas tout à fait raisonnable de faire autrement, nous y repiquerons volontiers.  

 

(1) Quelque chose en moi est persuadé que les Ardennes Belges sont mon pas plat pays
(2) Je cours beaucoup plus loin et longtemps sans trop de problèmes en trail qu'en ville ; effet dopant des sentiers forestiers ? 

 


Garmin Forerunner 735 XT : redémarrer la Frozen watch et remettre la date et l'heure justes


    Bien des appareils électroniques ont leur petite logique qu'il est facile de retrouver une fois qu'on l'a pigée mais qui n'est pas forcément évidente à capter du premier coup. Je me demande parfois si ça n'est pas parce qu'ils ont été conçus par des hommes à l'intelligence intellectuelle plus que pratique ou alors assez peu soucieux de la perplexité d'autrui.

Donc billet pour moi-même pour éviter de reperdre du temps la prochaine fois. 

 

Frozen watch 

Parfois pour une raison que j'ignore la montre après avoir été rechargée et dûment débranchée de l'ordi (en passant bien par le Finder sur un Mac par exemple) refuse de savoir qu'elle l'a été et reste gelée sur l'écran de charge avec son pourcentage.

Il faut alors pour la redémarrer appuyer longuement (10 s ?) sur le bouton en haut à gauche de l'écran, qui lorsque l'on presse une fois permet le rétroéclairage. Une fois l'écran devenu noir, une nouvelle pression permet si tout va bien de voir l'heure réapparaître. 
Autre possibilité : brancher à nouveau la montre sur l'ordi et ouvrir l'appli Garmin Express. Le simple fait de le faire la réactive.

 

Réglage heure et date

Lorsque l'on appuie sur le bouton en haut à droite qui permet l'accès aux activités, on peut obtenir l'enchaînement suivant : 

IQ Apps
    puis via Menu (bouton bas à gauche)
            Settings 
                        System 
                                Clock 
                                    Set Automatically On / Off
quand cette option est mise sur Off on accède en dessous à un réglage manuel de l'heure puis des minutes.
CECI EST UN PIÈGE

Pour régler à nouveau la date et l'heure par exemple après avoir dû éteindre la montre (voir "Frozen watch"), il convient de laisser le Set Automatically sur On.
Puis de faire semblant d'aller s'adonner à une activité, par exemple Run 
et d'attendre le "GPS is ready" (petites barrettes en haut à gauche pour voir la progression de capter un relais satellite). 
Si tout va bien le GPS mettra lui-même tout bien réglé et la date et l'heure.

En général (loi de Murphy) la montre généralement rapide à capter un satellite GPS, mettra cette fois-là quelques minutes à le faire.
Voilà, si ça peut servir à d'autres que moi, je serais ravie.
Merci aux participants de ce forum qui m'ont donné la solution.

PS : On n'est pas obligé·e d'aller courir ensuite, notez.

 


Les photos de sport d'il y a un ou deux ans paraissent surréalistes

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Même si les autorités nous concèdent, pour l'instant encore, un droit léger à la course à pied avec dans l'autorisation dérogatoire de déplacement cette case à cocher : 

⊠ Déplacements brefs, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.

ç'en est fini pour un bon moment de la natation, du vélo et des vrais entraînement de course à pied.

Lorsque je tombe, à l'occasion d'un ménage urgent sur mon disque dur où je dois accueillir une nouvelle appli afin de retrouver en ligne mes ami·e·s, sur des images de courses passées, en pleine ville, alors sans se douter que ça puisse être menacé par autre chose que mes propres capacités physiques que des effets d'âges ou de maladie pourraient venir entamer, j'ai donc un mouvement d'étonnement, le cœur un peu serré, avec une dominante de stupéfaction et d'impression d'un autre temps.

Voici donc une image du dimanche 18 mars 2018, prise par quelqu'un de mon club, lors des 10 km de Clichy et courus sans avoir l'impression de rien d'extraordinaire. 
Désormais une course groupée en ville est un mirage. 
Et d'accord, on peut courir 10 km en moins d'une heure en tournant à moins d'1 km de chez soi, mais avouez que ça devient limite, pas forcément dans l'esprit du confinement, et bien un peu compliqué. 

(Nous ne sommes plus en quarantaine et il nous est possible de faire en 20 à 25 minutes (je cours lentement) un mini-circuit de 3,44 ou 3,46 km en passant par un chemin arrière voisin rarement fréquenté, surtout à 8h du matin, c'est un peu un grand max', du moins à l'heure actuelle)

PS : Un lien fort utile vers la carte de la zone de sortie à 1 km (et le formulaire officiel tel qu'il est encore aujourd'hui)
PS', au lecteur du futur : ceci n'est pas un poisson d'avril, en 2020 lors de l'épidémie de Covid-19 nous eûmes bien des autorisations dérogatoires de sortie à remplir pour certains cas précis (travail pour qui continuait de devoir y aller, courses pour les choses indispensables, rendez-vous médicaux, garde partagée d'éventuels enfants etc.) dont nous devions nous munir pendant la période de confinement lors de chaque sortie. Les forces de l'ordre pouvaient contrôler, et de fortes amendes être réclamées (135 € puis 200 €, et bien davantage en cas de récidives, à l'heure où j'écris ce billet). Il y eut même des abus. L'ami Éric D. s'efforça même de les recenser.  

 


Un dimanche en Normandie, il y a deux ans maintenant

 Fullsizeoutput_1acbC'était dans la période du déménagement des affaires de mes parents. Aller en Normandie, était nécessaire et il fallait aussi prendre des forces pour parvenir à faire tout ce qu'il y avait à faire. 
Alors le dimanche nous sommes allés courir en bord de mer. 

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C'était bien.


Les CR (Comptes Rendus) video de Syblo une belle source de motivation

Les videos de Syblo sont toujours un régal et une belle source de motivation, avec cette façon calme, appliquée et déterminée qu'il a d'avancer dans le sport.

J'ignore qui filme et fait le montage mais c'est toujours de l'excellente qualité pour qui a d'autres choses à faire par ailleurs dans la vie. Baptiste Cartieaux est toujours très pédagogue, vu son jeune âge c'est impressionnant, on dirait un grand frère attentif. 

J'aime la façon appliquée assez touchante de ses présentations. L'humour léger, toujours présent, ce qui en video sportives n'est pas si fréquent (le plus courant en la matière consiste en gros "gags" lourds ou pas d'humour du tout). Par exemple dans celle-ci le petit rappel en bref insert au moment où le coureur en souffre, de sa première réaction face à l'annonce de grand vent ce jour-là. 

J'aime qu'il ne soit pas toujours vainqueur, ses forces, courses après courses, sports après sports (1) sont assez évidente, et en grand pro potentiel il est extrêmement lucide sur ses faiblesses, quand il galère, il le montre, pas de déni, ni de fausses excuses, chapeau. C'est ainsi qu'on progresse (2).

Et il termine presque toujours sur d'autres compétitions de la même journée, images au drone, c'est un petit plaisir. Comme les videos sont postées avec régularité le mardi après-midi et que mon entraînement de piste quand le travail salarié ne m'empêche pas d'y aller est le mardi soir, c'est impeccable. Et pour la préparation de mon émission radio du mercredi soir c'est une précieuse source communicative d'énergie. 

Voilà en tout cas qui donne la pêche pour attaquer nos propres entraînements ou le travail de la journée. Merci à Baptiste et à sa team video (parents ? camarades de club ? ami·e·s ?), respect à la ou les personnes qui effectuent les montages, beau boulot. 

 

 

(1) car sa chaîne ne couvre pas que la course à pied, c'est un autre de ses charmes. Il s'essaie à différentes activités et explique, n'hésite pas à se mettre en scène en train de débuter (parkour par exemple)

(2) Je suis dotée de basses capacités mais néanmoins sportive, alors vraiment j'en sais quelque chose.