Cahier du jour, confinement 2 jour 33 : Le jour de l'annonce de la mort d'Anne Sylvestre

(martedi)

 

J'ai appris la triste nouvelle à ma pause déjeuner, par un mail de type alerte info, passé l'après-midi à essayer de ne pas pleurer (avec les clients au téléphone c'était exclu), et une fois rentrée à la maison, je suis retrouvée passée de l'autre côté des larmes, un état d'abattement sec. #AnneSylvestre

La journée n'avait pas débuté si mal : Filer au travail à vélo, bosser normalement, avec deux tickets intéressant et un sympathique, à la fois de part l'interlocuteur et parce qu'on se sent efficace et utile dans sa résolution.
Passer ma pause déjeuner au 4ème d'un plat de Thaï box en découvrant donc, via une alerte du monde qu'Anne Sylvestre était morte le 30 novembre.
L'après-midi de travail en a été d'autant plus difficile à lutter contre un effondrement intérieur qui guettait. Comme la perte de quelqu'un de proche. Ça n'est pas le même phénomène que de se sentir abattue à la nouvelle de la mort de Maradona, même si la coalition des chagrins commence à se faire lourde.
Seulement plus tard penser au concert prévu pour lequel j'avais réservé des places, afin de faire découvrir la chanteuse à ma fille. Zu spät.

Quitter tôt le travail (je veux dire : à l'heure, 18:06 pour 18:00 théorique ce qui est honorable) pour filer à la piste Colette Besson et faire une bonne petite séance ; arracher de l'énergie pour aller faire du sport malgré tout fait partie de mes capacités.
2  x 9 x (30'' + 30'' r) avec 3' R entre les deux séries rythme Z6

Une soirée qui passe trop vite, malgré le chagrin sourd, le temps de me doucher, le temps de manger, le temps de chercher des cadeaux pour les différentes occasions à venir, le temps de regarder un peu d'infos ... et d'écrire la journée. 


Le monde est un moins bon endroit, depuis qu'est morte cette dame-là.

 

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updated: December 02, 2020, 00:12 GMT
64 154 958 cas dont : 1 485 520 morts et 44 404 845 guéris
 
USA : + 168 474 nouveaux cas ; 276 857 morts depuis le début ; + 2 492 morts ce jour ; soit 834 morts / 1 M d'habitants
France :  + 8 083 nouveaux cas ; 53 506 morts depuis le début ;  + 466 morts ce jour ; soit 819 morts / 1 M d'habitants
Italie : + 19 350 nouveaux cas ; 56 361 morts depuis le début ;  + 785 morts ce jour ; soit 933 morts / 1 M d'habitants
Belgique : + 746 nouveaux cas ; 16 645 morts depuis le début ; + 98 morts ce jour ; soit 1 434 morts / 1 M d'habitants
 
autres sources disponibles :
 
Pour la première fois, même si c'est à peu de choses près (mais c'est sans doute un drame pour chacun de ses quelques cas et leurs proches) l'Allemagne compte davantage de décès en un jour que la France. Peut-être parce qu'on enregistre le mardi les décès du dimanche. On se rapproche des 500. Et on en est à se dire des choses comme Ouf, 500, c'est moins que 800, ça va moins mal. À quel moment nos cerveaux se sont-ils adaptés, en mode survie, pour se dire que 500 morts en une journée dans un pays européens avec en théorie de bons moyens médicaux était un résultant encourageant ?
Je crois que ça y est, Trump est enfin lâché par ses plus proches collaborateurs mêmes. It was about time. Le seul espoir serait qu'il conserve l'espoir de l'emporter s'il se présente en 2024. Sinon il fera tout pour entraîner le monde dans sa chute.


C'est ma première surprise partie

(CR sportif, pour mon club à l'origine, et non relu)

Fullsizeoutput_1bd0    Le titre du billet est dû à Juke, le #JukeBoxFou de dedans ma tête, qui m'a passé cette chanson sur tout le chemin du retour. En vrai, c'était simplement ma première course connectée ; plus précisément notre puisque nous étions inscrits à deux avec Le Joueur de Pétanque, qui est aussi coureur à pied à ses heures, et bon cycliste tant qu'il ne s'agit pas de mettre des cales. Mais il refuse hélas d'apprendre vraiment à nager.

Échaudés par nos projets familiaux tombés à l'eau cette année (l'écotrail d'Oslo, dont je rêve à cause de Lucas et de ses photos d'une année passée où il l'avait couru, et le trail de La Chouffe qui est un vrai bonheur (1)), nous nous étions inscrits aux 20 km de Paris qui tentaient de sauver la mise en se la jouant connectés, ce qu'on trouvait pas bête : chacun court où il veut du moment que ça fait 20 km sans interrompre le tracker (par exemple notre montre de sport) et que ça a lieu entre deux dates précises, en l'occurrence pour cette édition entre le 8 et le 11 octobre.

Cette option nous plaisait, qui nous faisait courir moins de risques, et par ricochet à notre fille aussi. Nous estimons que nos vies quotidiennes avec la foule que nous croisons pour faire les courses et aller au travail et le risque que constitue le travail lui-même en bureaux collectifs comportent suffisamment de risques pour ne pas en rajouter en dehors de ce que nous estimons indispensable (la pétanque pour lui, les entraînements pour moi). Alors nous allons éviter les départs entassés pendant encore quelques temps.
L'inscription permettait au passage de filer quelque argent à l'Institut Pasteur, ce qui nous avait paru plutôt utile en cette période particulière.

La course connectée comporte cet avantage - inconvénient qui est que nous devons nous même trouver le lieu pour la courir. 
Des raisons pratiques (une boucle que nous connaissons bien, et sur laquelle nous pourrions nous retrouver facilement) et sentimentales (c'est le lieu où étudiants nous courions, enfin où lui et quelques camarades couraient tandis que j'essayais en vain - une boucle de 5 ou 6 km et j'étais au bout de ma vie, persuadée que la course à pied n'était pas pour moi, que je n'y arriverais jamais) et sentimentales bêtasses (c'est le lieu où nous assistâmes à un mémorable concert de Madonna le 29 août 1987) et sentimentales pas nostalgiques du tout (en septembre 1986 ce fut notre dernière balade avant le départ de monsieur en tant que coopérant au Burkina Faso, ce truc que les gars qui ne souhaitaient pas faire le troufion armé entreprenaient à la place d'un service militaire alors obligatoire ; lui flippait de ce grand inconnu vers lequel il allait, et moi contrainte de rester bosser à Paris pour cause de prêts étudiants à rembourser sans tarder, j'avais le cœur en verre fissuré) et super sentimentales (c'est aussi le lieu où j'ai ressenti le premier malaise dû aux prémisses de fabrication du Fiston, j'ignorais mon état et j'ai cru que j'étais en train de mourir d'une faiblesse cardiaque soudaine) nous ont fait choisir le Parc de Sceaux. 
Pas trop de dénivelé, non plus et moi je pouvais en empruntant le parcours sportif jouer à me faire croire que c'était un trail en fait (2).

L'enjeu était déjà de parvenir à terminer : le confinement ne nous a pas empêché de nous entraîner en course à pied mais nous a contraint aux courtes distances et de fait aux séances spécifiques. Nous n'avions pas couru plus de 14 km d'affilée depuis le Maxitrail de Bouffémont en février. 

Le premier défi était de parvenir à faire reconnaître notre outil personnel de tracking sur le site des 20 km connectés afin de pouvoir y télécharger notre course, une fois celle-ci accomplie. Pour le plaisir, je vous glisse ici le lien vers le tutoriel. Un tee-shirt Finisher aurait dû être décerné pour toute inscription réussie. En plus j'en avais deux à effectuer, jonglant entre les adresses mails et les mots de passe et Garmin qui avec une obligeance sans faille me ramenait toujours à mon compte personnel - mais non pour une fois je ne veux pas -.

Ensuite il fallait s'organiser : pas de ravito officiel, à nous de jouer. Notre équipement de trail nous a bien servi : sacs à dos léger avec boisson et gels et barres.

Le deuxième obstacle fut de trouver où garer la voiture qui nous avait permis d'aller jusqu'au parc. Notre petit parking discret sis près d'une entrée secondaire n'existait plus, sans doute depuis peu : opération immobilière avec démolition d'un immeuble bas de bureaux et construction d'un nouvel ensemble à la place de celui-ci et du parking qui le complétait.

Le troisième obstacle fut la montre du Joueur de pétanque, que j'avais pourtant réglée la veille - il courait en miles avec un programme par défaut qui s'arrêtait à chaque mile et le félicitait du mile vite galopé -, et dûment testée, se la jouait brexiteuse et refusait le système métrique, à moins que ce ne fussent des miles US et qu'elle voulût continuer à suivre le feuilleton flippant de ses élections. Bref, frozen ou peu s'en fallait. J'ai dû la réinitialiser et reparamétrer l'indispensable : cinq minutes (ou plutôt 5'16'') de perdues alors que mon propre chrono tournait que je ne n'osais interrompre sous peine de tracas ultérieur de téléchargement. 

La course elle-même ? Aucun problème. 

À peine un souci d'un peu trop de monde dans ce Parc par moment et donc être ralentis (oui, même moi je peux l'être), devoir combiner des évitements et sinon : un temps parfait, frais et ensoleillé, zéro souci physiques pour ma part, pas même une pause pipi intempestive, rien, trois petits ravitos effectués en marchant, et découvrir que c'est plus pratique comme ça que de dépendre de stations officielles, de petites accélérations de bon aloi dans les descentes, des petites foulées dans les montées, quelques instants à tenter de suivre un temps des coureurs plus rapides, quatre tours à effectuer pour le parcours que je m'étais fixée, le quatrième avec les jambes qui commençaient à protester mais vaille que vaille tranquillement continuaient. 
Ma seule halte avait été au début, afin d'enlever une veste manches longues qui s'avérait trop chaude pour passer sur mon tee-shirt un coupe vent sans manche léger, ce qui rendait l'équipement parfait pour ma petite vitesse et la petite brise qui soufflait.

Soudain, il a fallu faire gaffe à bien faire 20 km sans trop dépasser, sinon le téléchargement risquait d'être rejeté. Entre le 10ème km, auquel j'avais prêté volontairement attention, et le 17 ou 18 ème je n'avais pas vu le temps filer.

Mon co-équipier conjugal avait fini depuis un moment et qui m'attendait. Plutôt content de son temps (2h12). Le mien était comme dab un record de lenteur qui m'a un peu déçue car j'avais l'impression d'avoir mis un peu de cadence, notamment lors du 3ème tour où je m'étais sentie vraiment bien.

J'ai l'habitude de courir seule, parmi les derniers, ce qui fait que la formule "Chacun court dans son coin" ne m'a pas gênée le moins du monde. En revanche il avait trouvé difficile de courir seul, sans repère de meneur d'allure ou petit peloton constitué de gens de même niveau. 

Reste un peu étrange l'après-course : bon, voilà, c'est fait, retour maison. Personne avec qui boire un coup, personne avec qui échanger quelques impressions, pas de services particuliers (ça fait du bien quand à la fin des courses on peut bénéficier des massages de kiné, ça permet ensuite de plus vite récupérer), nous étions tous les deux et seules nos montres savaient que nous avions terminé.

Curieusement le téléchargement des courses s'est fait tout seul - via Garmin pour nous puisque nos montres en sont -, alors que je m'attendais vu la subtilité de la mise en relation, à quelques autres complications. En fait presque trop tout seul : l'impression d'avoir été pas à pas suivie.
Au classement provisoire nous étions respectivement 3305 ème et 4131 ème sur environ 5800 participants ayant téléchargé leur parcours. Je ne sais pas si la formule est satisfaisante pour les très bons, qui peuvent prétendre à un podium, un temps digne d'être homologué, un classement. 

Enfin, nous avons trouvé l'organisation vraiment top, surtout celle du jour de la course et les ravitos qui étaient parfaits ;-) . 

Si d'autres courses se présentent sous cette forme, du moins tant qu'il n'est pas tout à fait raisonnable de faire autrement, nous y repiquerons volontiers.  

 

(1) Quelque chose en moi est persuadé que les Ardennes Belges sont mon pas plat pays
(2) Je cours beaucoup plus loin et longtemps sans trop de problèmes en trail qu'en ville ; effet dopant des sentiers forestiers ? 

 


Cahier du jour, déconfinement jour 71 : Run Forrest, run

déconfinement officiel 1 jour 98

 

Un réveil à 6h10 en me sentant comme si la nuit était achevée. Mais il était décidément trop tôt alors je ne me suis pas levée j'ai simplement échangé un bref message avec Le Fiston qui partait en vacances en Dordogne avec ses colocs et son amoureuse en voiture et à l'aube. Puis je me suis rendormie d'enclume.

20200816_112447 Au réel réveil passé 9h, il faisait si sombre alors que la pluie tombait  que j'ai dû dans la cuisine allumer la lumière.
J'avais renoncé à aller courir. Finalement la pluie a cessé, je venais de voir une vidéo de l'extraordinaire 1500 m réalisé à Monaco par Timothy Cheruiyot et Jakob Ingebrigtsen, que je n'ai pu me résoudre à renoncer à courir et y suis allée pour un tour de l'Île de la Jatte, seule car JF n'avait plus le courage de se lever, et seule aussi ou quasiment dehors.

J'en ai profité pour explorer quelques peu de rues par lesquelles à deux nous ne passons pas - JF n'est pas très exploreur, il aime bien procéder par circuits établis -. Et j'ai vu que tous les arbres de la berge, Est - Sud Est avaient été coupés, ça m'a serré le cœur, même si ça datait déjà d'un moment. 

Dans une de mes poches, un masque, que je n'ai pas utilisé, courir avec étant presque impossible, sinon dangereux (tomber dans les pommes soudainement). Visiblement et compte tenu des attitudes et équipements des quelques personnes croisées occupées à autre chose qu'à de la course à pied, personne ne savait trop ce qu'il convenait de faire. Le masque porté dans le pli du coude est très tendance. 
Il y avait trop peu de monde pour présenter un risque les uns pour les autres, il n'empêche qu'au retour des vacances courantes de la plupart des gens et compte tenu de la reprise de l'épidémie en France (plus de 3000 nouveau cas à nouveau ce jour), la question se posera. Et si le masque devient vraiment obligatoire sans dérogation, comment ferons-nous pour la course à pied.

Journée calme ensuite à écrire, à lire, à dormir, en grande partie seule (l'une à La Haye, l'autre parti faire différentes courses puis à la pétanque, la sacro sainte pétanque dont il est revenu tard - retardé m'a-t-il dit par une partie brillante mais prolongée (13-12) et une embrouille entre jeunes et enfants (dont j'avais entendu une partie sous mes fenêtres et qui au moment où je commençais à me demander si c'était du lard ou du cochon s'était déplacée plus loin ; vers le club, donc) -). 

Vu entre autre un très beau documentaire sur le Paris de 1975 en pleine transformation avec une belle présence de Robert Doisneau. 

Le Fiston m'avait envoyé un message vers à 16h pour dire qu'ils étaient bien arrivés en Dordogne dans une maison de famille des parents de son amoureuse ; ce qui m'a permis de vivre la fin de journée dans la sérénité. 

Sa sœur avait en Normandie revu un heureux lot de membres de la famille et j'étais heureuse pour elle et eux tous. 

C'est quelque chose de très satisfaisant lorsque les enfants sont devenus adultes de les savoirs heureux dans leur vie loin de nous, envol réussi, mission accomplie. Ça n'empêche pas qu'ils nous manquent.

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Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
21 789 647 cas (dont : 772 209 morts (173 037 morts aux USA) et 14 529 444 guéris

 

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs

 


Cahier du jour, déconfinement jour 70 : Grande grande belle balade à vélo, Paris et Vincennes

déconfinement officiel 1 jour 97

 

20200815_103521    Réveil en deux temps, vers 6h (j'ai commencé à me lever vraiment, faire un brin de toilette et me laver les dents), la suite vers 8h après un doux rendors. Je me sentais en forme, ça n'était pas désagréable, sinon que j'avais cru pouvoir lire et en fait non.

Ce qui devait au départ être une balade dans Paris, pour faire découvrir à JF entre autre la belle bidir de la rive gauche s'est transformé en près de 50 km finalement avec pas mal de Bois de Vincennes inside, dépannage d'une cycliste (qui a obligeamment mis son masque en voyant que j'en portais un), deux tours sur l'anneau de course de ce Bois (en bien meilleur état que celui du Bois de Boulogne m'a-t-il semblé) Fullsizeoutput_1b8c

JF à la pétanque tandis qu'après une brève collation, je passais une après-midi de récupération (both bike and work) au lit à dormir en regardant des vidéos (celles d'un gars dont je connaissais le père, tournées avec humour, dont j'avais déjà vu certaines quand il m'en avait parlé autrefois ; d'autres sur les Beatles (George Harrison, Brian Esptein ...)).
Entre fatigue sportive à écluser, souvenirs (re)devenus doux, et sujets qui m'intéressaient, j'ai eu un long moment absorbé si profondément en d'autres temps que j'en avais totalement oublié la pandémie. 
Je ne suis pas dans la crainte, ou du moins elle reste raisonnable, absolument pas dans l'obsession, seulement la conscience de la période que nous traversons me quitte très rarement. C'était donc assez bienvenu cette petite fenêtre de pure déconnexion.

Dîner de plats à emporter l'Indien que JF, rentré de la pétanque puis des courses (1) essentiellement pour son club, a cru avoir commandé par téléphone mais en fait il s'était gouré (je n'ai pas tout compris, parfois c'est mieux ainsi)
fin de soirée d'écritures quotidiennes et suite des vidéos et j'espère lecture de The Beatles tune in

 
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(1) Tenter de le dissuader de faire des course un dimanche ou jour férié est vain, j'ai déjà essayé. 

 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
21 563 610 cas (dont : 767 335 morts (172 487 morts aux USA) et 14 273 791 guéris

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Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs


Cahier du jour, déconfinement jour 56 : Une très très belle rando vélo

Déconfinement officiel 1 jour 83

 

Inspirée par un trajet vu chez @BillokVT, un thread sur Twitter il y a un moment, qui m'avait donné envie d'aller revoir Maisons-Laffitte, Conflans-Sainte-Honorine et de longer puisque ça semblait possible, les boucles de Seine, j'ai entrainé JF dans une grande belle randonnée vélo avec les deux VTT, jusqu'à Conflans-Sainte-Honorine (70 km en tout), aller par le chemin long de la Seine #Vélotaf de Sacrip'Anne, puis Maisons Laffitte gagnée à partir du pont de Bezons, retour le long de la Seine, inspiré par
Rentrés vers 18h ou 18h30 (le temps que je lave les vélos), temps calme, pendant que JF avait filé à la pétanque, mais une soirée trop courte (dormilu / "Inconstance des souvenirs tropicaux" de Nathalie Peyrebonne), je n'étais pas trop capable d'écrire, même si le corps n'était pas douloureux des efforts fournis. 

JF le râleur semblait même heureux, et n'a demandé inutilement son chemin à quelqu'un qu'une seule fois (1). Et c'est vrai qu'on aurait encore une journée de vacances, ce à quoi avait contribué le tout petit restaurant italien bord de Seine, que nous avions trouvé. Si nous n'y avions pas porté nos masques entre les moments de boire et manger, nous aurions totalement oublié l'épidémie.

 

(1) As usual je savais où l'on était - mon hésitation portait seulement sur l'accessibilité vélo -. 

PS : Pas eu le temps de suivre les statistiques de l'épidémie.

 

 

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Chroniques du déconfinement jour 8 : dimanche de récupération en période travaillée

Déconfinement officiel 1 jour 35

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Un petit sunday morning run, notre parcours par défaut de quand on ne souhaite pas prendre un autre moyen de transport avant la course elle-même. 

Finalement le confinement et nos mini-entraînements réguliers ne m'ont pas fait trop perdre de ce côté-là. 

Les bricoles habituelles (lessives, diarist's small writing works, choses comme ça) et après-midi de récupération en lisant The Beatles Tune In et puis, en présence de JF qui pour la première fois ne m'avait pas menti sur le fait qu'à son club de pétanque il ne s'attarderait pas, enfin un film de Zio Enzo : 

Il campione (1943)
réalisateur Carlo Borghesio

C'est d'une nunucherie immense, à tel point que je n'ose même pas résumé le sujet, grand boxeur séducteur mais néanmoins fleur bleue, mais il y a de belles scènes de boxe, Enzo Fiermonte est d'une belle prestance et ressemble par moment à mon oncle Nicolà. Et dans le rôle de l'entraîneur, père de famille qui se force à faire le sévère, Erminio Spalla qui fut champion de boxe et chanteur d'operas à ses heures (en plus de faire l'acteur par après).

Capture d’écran 2020-06-14 à 23.43.42    Je dois à MGZALLP ma principale rigolerie du jour

et à dedelajoie une autre Capture d’écran 2020-06-14 à 23.38.19

Si tu passes par ici, Satsuki, sache que nos échanges m'ont fait beaucoup de bien à l'heure ou le sunday evening five o'clock blues persistait, dont j'avais bien oublié l'existence toutes ces dernières années (ou qui à tout le moins était décalé au lundi).

Capture d’écran 2020-06-14 à 23.42.19    En soirée une allocution de Président Macron. Il a tellement lassé de monde au cours de la crise que moi qui croyait trouver sur ma TL Twitter les informations pratiques tirées de son discours, j'en ai été pour mes frais, tout chacun avait fait autre chose qu'écouter une fois de plus de belles paroles que les faits contrediraient. Les principaux journaux ont rapidement proposé des résumés.  En clair on fait comme si l'épidémie était derrière (même si pas tant que ça). Et donc ouverture de tous les bars, restaurants et cafés dès demain, et de toutes les crèches, écoles et collèges dès le 22 juin. Les uns comme les autres étaient jusqu'à présent seulement entrouverts et notamment pour les enfants les conditions d'accueil étaient fort restreintes.
Il n'a rien été dit des lieux de sports et de cultures, ni des conditions de prolongations ou non du recours au chômage technique.

Je crois que tout le monde en a un peu marre d'avoir l'organisation de sa vie professionnelle et donc de son emploi du temps soumis davantage à des décisions gouvernementales sans sens pratique aucun (grosse différence avec l'Italie où l'on semble se soucier de Comment vont faire les gens ?) qu'à l'épidémie elle-même. 
Des parents qui avaient trouvé un mode de garde pour jusqu'à la rentrée puisqu'on leur avait dit On ne pourra accueillir votre enfant qu'un jour par semaine, doivent soudain changer leur organisation, des gens (j'en connais un ;-) ) qui s'étaient bien adaptés au télétravail se demandent s'ils ne vont pas être obligés de retrouver les transports en commun.

Ça redémarre en Chine (36 cas liés à un nouveau foyer de contamination dans le marché de Xinfadi, qui fournit la capitale en produits frais) 

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Je n'ai pas écouté les infos italiennes parce que boulot demain et si possible vélotaf et j'aimerais ne pas mourir de devoir lutter contre le sommeil irrépressible en début d'après-midi (et donc ne pas me coucher trop tard).

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
7 951 427 cas (dont : 434 221 morts (117 833 morts aux USA) et 4 087 417 guéris)


La première course officielle post-apo (non, je rigole)

Au vu du décors et du très faible nombre de participants, ça a un côté post-apo assez sublime. 

Ce qui n'empêche pas d'être admirative quant à la performance. D'autant plus qu'ils sont tous en manque, sinon d'entraînement (en Norvège ils continuaient à pouvoir courir à l'extérieur même si dans des endroits moins chouettes qu'à l'habitude ; et puis ils ont tous des tapis de course et partagent des images de leurs séances sur les réseaux sociaux) du moins de compétition.

Je ne sais toujours pas quoi penser au sujet de ces nouveaux modèles de chaussures qui ne se contentent plus d'amortir mais d'offrir en sus une assistance au rebond. Bientôt tout le monde du sport de haut niveau en disposera, et la question d'une distorsion des chances de performance ne se posera plus. Reste cependant celle de ce qu'on cherche à mesurer : la performance d'un corps humains ou celle d'une technique qui augmente ses capacités. Il faudrait peut-être que la fédération internationale prenne le même type de décision que lorsqu'il a été interdit aux nageurs de porter des combinaisons pour les compétitions en piscine. 

 

 

 

Si jamais cette video des 5 km de Satavanger disparaît, un résumé de la course peut se trouver par ici (chez Total Running Productions)


Garmin Forerunner 735 XT : redémarrer la Frozen watch et remettre la date et l'heure justes


    Bien des appareils électroniques ont leur petite logique qu'il est facile de retrouver une fois qu'on l'a pigée mais qui n'est pas forcément évidente à capter du premier coup. Je me demande parfois si ça n'est pas parce qu'ils ont été conçus par des hommes à l'intelligence intellectuelle plus que pratique ou alors assez peu soucieux de la perplexité d'autrui.

Donc billet pour moi-même pour éviter de reperdre du temps la prochaine fois. 

 

Frozen watch 

Parfois pour une raison que j'ignore la montre après avoir été rechargée et dûment débranchée de l'ordi (en passant bien par le Finder sur un Mac par exemple) refuse de savoir qu'elle l'a été et reste gelée sur l'écran de charge avec son pourcentage.

Il faut alors pour la redémarrer appuyer longuement (10 s ?) sur le bouton en haut à gauche de l'écran, qui lorsque l'on presse une fois permet le rétroéclairage. Une fois l'écran devenu noir, une nouvelle pression permet si tout va bien de voir l'heure réapparaître. 
Autre possibilité : brancher à nouveau la montre sur l'ordi et ouvrir l'appli Garmin Express. Le simple fait de le faire la réactive.

 

Réglage heure et date

Lorsque l'on appuie sur le bouton en haut à droite qui permet l'accès aux activités, on peut obtenir l'enchaînement suivant : 

IQ Apps
    puis via Menu (bouton bas à gauche)
            Settings 
                        System 
                                Clock 
                                    Set Automatically On / Off
quand cette option est mise sur Off on accède en dessous à un réglage manuel de l'heure puis des minutes.
CECI EST UN PIÈGE

Pour régler à nouveau la date et l'heure par exemple après avoir dû éteindre la montre (voir "Frozen watch"), il convient de laisser le Set Automatically sur On.
Puis de faire semblant d'aller s'adonner à une activité, par exemple Run 
et d'attendre le "GPS is ready" (petites barrettes en haut à gauche pour voir la progression de capter un relais satellite). 
Si tout va bien le GPS mettra lui-même tout bien réglé et la date et l'heure.

En général (loi de Murphy) la montre généralement rapide à capter un satellite GPS, mettra cette fois-là quelques minutes à le faire.
Voilà, si ça peut servir à d'autres que moi, je serais ravie.
Merci aux participants de ce forum qui m'ont donné la solution.

PS : On n'est pas obligé·e d'aller courir ensuite, notez.

 


Chroniques du confinement jour 41 : dimanche doux, le syndrome de stock-home à son maximum

 

    Nous sommes allés courir trop tard à cause de JF qui s'était réveillé une première fois très tôt mais peinait à ré-émerger : 8h35. Nous avons logiquement croisé trop de monde à mon goût : deux coureurs (individuels, un homme, une femme à des moments différents), l'homme à la béquille, un cycliste sportif de type VTT (aller et retour), l'homme avec le petit chien blanc. J'ai proposé de rentrer par les maisons et bâtiments de la "zone d'activité", où nous n'avons que vu de loin deux personnes. La bonne heure pour la course à pied c'est idéalement de partir à 7h45.
Je suis parfaitement consciente que notre "trop de monde" serait un équivalent de "presque personne" à Clichy - Paris.

Alors que nous traversions ladite "zone d'activité", un busard, sans doute le même que j'avais déjà entrevu un matin sur la voie verte dans la portion de celle-ci qui longe ce quartier, est passé devant nous, toutes ailes déployées. C'était un instant de toute beauté.  

Un coup de fil du Fiston : il m'explique des subtilités entrepreneuriales du télétravail et combien il aimerait continuer comme ça. Entre autre le pourquoi assez légitime des demandes de poses de congés : les RTT dans son cas sont à prendre avant le 31 mai et il conviendrait que tout le monde ne les pose pas entre le déconfinement officiel et le 31 mai.
Il me dit que bien des gens ne sont pas conscients pleinement des enjeux du confinement. Pas concernés directement, ils n'en voient que le côté "On m'empêche d'aller où je veux", une assignation à résidence, une répression. Pour eux le 11 mai apparaît comme un jour de fête à venir, une libération. La seconde vague sera redoutable. 
Un de ses amis a eu sa mère 15 jours en réanimation et qui remonte la pente, depuis son retour de l'hôpital, lentement. Parce que oui, on ne ressort pas d'une réanimation, hop, comme ça, d'un seul coup tout va bien. La respiration reste longtemps une douleur. Il y a des tracas de cicatrisation. Rien n'est simple. 
Ça serait bien qu'il en soit davantage causé. Que les gens sachent ce qui les attend.

Il faudra que je n'oublie pas le remboursement de mes billets pour le championnat d'Europe d'athlétisme. Je m'étais pris deux abonnements, je m'en faisais une fête. Comme l'éco-trail d'Oslo, c'est raté. Et le trail de La Chouffe. Pour certains événements, même s'ils ne sont pas annulés, je préfère m'abstenir tant que l'épidémie n'est pas jugulée. 

Je lis des articles canadiens ou américains bien effarants, sur l'effondrement pulmonaire d'un homme encore jeune et sportif (il s'en sort mais plus personne n'y croyait) et par ailleurs un nombre d'AVC bien supérieur à la normale de personnes encore jeunes dans l'état de New-York. Le Covid-19 semble décidément mener des attaques sur bien des fronts une fois qu'il a investi un corps humain.

L'ami Pablo a fait un marathon chez lui sur un parcours de 100 m avec un boulier pour compter les tours. Je me demande du coup combien de mètres feraient le tour de la maison ici et du jardin.

Tenté de regarder ce soir le ciel avec Heavens Above mais je n'arrivais plus à savoir ce qu'il fallait faire concrètement (pour se repérer ; pour repérer un satellite qui passait). Toutes les explications que j'ai trouvées détaillaient toutes sortes de choses mais seulement un mode d'emploi, mais écrit (d'où que les gestes manquent quand même) évoquait le terre à terre du concret de Quels gestes on fait ?

J'en ai raté les TG italiens. 

Dans la journée pas de vraie sieste mais une après-midi passée à lire, au jardin. J'ai achevé la lecture du journal d'Élisabeth et je me suis sentie dès lors toute orpheline. Il faudrait un mot pour désigner l'état dans lequel on se trouve après une lecture qui nous a captivé·e·s. À la fois dans le bonheur de cette expérience et comme qui quelqu'un nous avait quitté·e·s.
Il faudra que je pense à lui demander pourquoi elle évoque si rarement les raisons du choix d'un certains voyage à un certain moment ; dans une partie des cas c'est clair : il s'agit d'aller ou de revenir d'un lieu de travail vers la Suisse puis la France en utilisant la voiture afin au passage de visiter des lieux, rencontrer des gens. Mais dans d'autres c'est mystérieux : pourquoi soudain aller visiter le Népal en partant de Doha (lieu de travail d'à ce moment-là) ?
La forme d'un journal irrégulier conduit à certaines frustrations du lecteur ou de la lectrice : une date que l'on attendait de lire, parce que quelque chose de particulier était survenu ce jour-là, ne figure absolument pas ou son rattrapage est plus tard évoqué en deux mots. En particulier pour des événements graves étant survenus en France, j'étais curieuse de la façon dont ils furent perçus là où M. et elle vivaient alors. C'est le cas pour ceux qui correspondent à un jour d'entrée dans le journal. Pas pour d'autres. 
Mis à part ces deux interrogations, quel plaisir de lecture ça aura été, et tellement idéal pour la situation actuelle.

Brad Pitt a fait une imitation fabuleuse du médecin conseiller technique de la maison blanche. En même temps on en est là. C'est terrifiant. Ils sont des parodies (enfin Trump, surtout).

Bon je m'étais quand même assoupie un bref moment en lisant et ... pour la première fois de ma vie j'ai été tiré d'une somnolence par le galop de vaches ! Le chien du 10 avait déboulé vers le fond de son jardin et elles broutaient alors juste derrière la clôture et ont dû être surprises et se mettre à galoper. Passé l'effet d'avoir été prises au dépourvu, elles sont revenues brouter là où elles en étaient (1) et l'une d'elle a vertement protesté. C'était la première fois que j'entendais (l'une de) leur voix. La propritétaire du chien est venue voir pourquoi elle entendait à présent son animal aboyer de panique et qui s'est mise à parler aux vaches en les appelant "les filles" et à rigoler de la frousse soudaine de son chien. Qui, peut-être vexé, n'a plus oser protester contre quelque présence que ce soit.

Moins drôle, à un moment une voix d'homme dans le semi-lointain (2), sous l'effet d'une violente colère : 

- Mais ça va pas la tête ! Voleur ! 
Et peu après la mobylette trafiquée que j'avais déjà entendue dans un sens, pétaradait dans l'autre (concomitance ou causalité ?)

L'ami Aaron a trouvé une dénomination pour mon syndrome de Stockholm du confinement (i.e. j'y suis trop bien, je me suis mise à apprécier à fond cette vie calme et retirée, je n'ai plus envie du tout de me déconfiner (en fait : surtout dans les conditions dangereuses, désorganisées et sous-équipées qui s'annoncent)) : le syndrome de stock-home.

Bel article de Florence Aubenas dans le Monde, qui de façon troublante pour moi parle beaucoup d'Altkirch, la ville où vécut mon amie Éliane et où nous étions en sa compagnie lors de la finale de la coupe du monde de football 1998. Ce qu'elle relate est bien accablant. 

 

(1) J'ai remarqué qu'elles étaient fort méthodiques dans leur progression de broutage

(2) Impossible de capter de quelle direction en fait elle venait

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
2 910 918 cas (dont : 202 865 morts (54 049 aux USA) et 832 550 guéris) 


Chroniques du confinement jour 32 : une chouette journée sportive, l'air de rien

 

    Il avait plu bien fort dans la nuit et j'ai cru qu'il allait falloir renoncer à courir. Et puis vers 8h le temps a viré au gris simple, et nous avons pu aller trotter. Je me suis fait plaisir j'ai essayé la séance qu'indiquait Running Addict : la Moneghetti ; un peu adaptée à mon niveau. C'est donc devenu avec deux allures : le vite de moi (6 mn / km ou un peu moins), et le normal de moi (7 mn 30 s du km ou plus) : 4 x 90 s en alternant 1 x vite 1 x normal ; 4 x 60 s  1 x vite 1 x normal ; 4 x 30 s 1 x vite 1 x normal ;  4 x 15 s  1 x vite 1 x normal. 
Il indiquait des séances d'une vingtaine de minutes à la base. La mienne a pris 31'33'' et j'ai parcouru 4,44 km en faisant un peu de navette sur la voie verte, en restant dans la limite légale théorique du confinement, et où nous n'avons croisé que le monsieur qui marche avec une béquille et sans doute comme un effort de rééducation. 
Le fait d'avoir eu comme ça un petit objectif, ce qui nécessitait un brin de concentration, m'a mise en joie. D'y arriver pas si mal également. Finalement il se pourrait qu'au moins en course à pied je ne perde pas tant que ça.

La séance de Tabata fut elle aussi très réussie. Romain (Pourrat) l'avait particulièrement équilibrée, il n'y avait pas de défis (comme les défis Roxanne), lesquels me poussent à trop forcer. Et de parvenir à bien suivre, même si un peu plus lentement sur l'un des exercices, m'a donné la pèche. 

 

   L'une des premières informations du matin fut l'annonce du décès du chanteur Christophe, qui bizarrement semblait attrister JF - je ne l'en savais pas fan, peut-être a-t-il des souvenirs - ; d'ailleurs c'est lui qui me l'a appris, il lisait les infos sur son téléfonino et il a dit Oh merde ! d'un ton qui m'a un instant laissé croire qu'un truc grave était survenu. 
Dès lors j'ai regardé quelques infos ici ou là, une amie sur Twitter m'a fait pas de son peu de sympathie pour le monsieur à cause de la façon dont il avait traitée Michèle Torr. J'ai donc effectué quelques recherches, je crois que je la confondais un brin avec Nicoletta. Et là Youtube avec ses suggestions redoutables (1) m'a emmenée dans une maison où Jacques Brel habita. Il y avait des extraits de lettres et le sujet était bien plus intime que bien des documentaires que j'ai pu voir sur cet homme sans cesse en mouvement. Une de ses anciennes amoureuses témoignait, moins esquintées que d'autres car elle a eu une part du choix (ou : une illusion de part du choix) qui lui appartint : il voulait partir faire le tour du monde en voilier et elle pouvait venir, seulement elle avait un jeune fils qu'elle voyait peu en raison de son divorce (dû à sa relation avec le chanteur). Elle a choisi de rester non loin de son enfant. Et il est finalement parti avec sa deuxième fille et Maddly Bamy. Le déroulé des choses m'a bien rappelé quelqu'un. Incapable de ne pas se lancer dans le chemin de la séduction et bien embarrassé d'y trop bien parvenir, ou fracassé de malheur de n'y arriver pas. Au bout du compte, presque uniquement centré sur lui-même quoi que capables de grandes bontés (d'où que les gens peuvent le croire généreux), et persuadé à cause de ses moments de chagrins profonds lorsque ses entreprises de séduction ne rencontrent pas le succès d'être quelqu'un de tendre, quand ce n'est qu'un chagrin d'échec, celui de la manipulation essayée. Voir cette femme qui s'en étant tirée, assumait ses fautes (elle-même était tombée sous la séduction en chagrinant une de ses meilleures amies), et se souvenait des bonheurs que le fait de croire avoir choisi la fin de l'histoire d'amour préservait d'être moisis rétroactivement par la tromperie du garçon, m'a été d'un grand réconfort.
En plus que ça m'a permis de songer à tout autre chose qu'à l'épidémie. 

Du chanteur initial dont il était question, il semblerait qu'il ne soit pas mort d'une attaque du virus, mais d'un autre type d'attaque pulmonaire. Comme il y a eu transfert d'un hôpital à un autre et d'Île de France à Brest, on peut supposer qu'il a peut-être été une victime indirecte : sans doute les services étant saturés n'a-t-il pas pu être pris en charge aussi vite qu'il l'aurait fallu, ou sans ce déplacement risqué. Bref, son décès en ce moment même n'est sans doute pas étranger à la pandémie et tout ce qu'elle modifie. 

J'ai commencé tardivement les petites écritures du quotidien, et ne les ai avancées qu'après la sieste et terminées qu'après la séance de Tabata et le dîner. C'est l'avantage de disposer de son temps. 

Pas non plus de jardinage, de toutes façons la terre était détrempée, et la matinée avait filé. Un long moment j'étais ainsi restée à observer les oiseaux que l'après pluie rendait particulièrement actifs. Je ne sais toujours pas le nom de l'espèce du petit chanteur remarquable. Le temps de sa présence, c'était beau à en pleurer. J'ai vu le couple de mésanges, peu farouches, et deux fois deux moineaux, avec un léger doute lors du second passage pour s'il s'agissait ou non du couple habituel. J'éprouve honte et rage à faire partie de cette humanité qui par son nombre et son mode de vie principal bousille toute ces beautés. Mais à part me montrer à mon échelle la plus respectueuse et la moins sur-consommatrice possible, je ne sais que faire (2).

Je suis toutefois restée, parce qu'il faisait gris mais tout doux, à lire un moment au jardin, toujours "Feu de tout bois", toujours la période syrienne - même si elle est ponctuée de voyages vers d'autres destinations -. C'est la lecture parfaite pour cette période du confinement. 

Belle petite sieste. Doublement interrompue parce que ce guetteur du parking d'Aldi qu'est mon co-confiné s'exclamait que les gendarmes y étaient. Ils ont, semble-t-il, effectué quelques contrôles et prié un camping car qui stationne là depuis le début du confinement de s'en abstenir au moins aux heures ouvrées. Ses habitants et leur véhicule sont revenus en soirée. Et parce qu'un coup de tonnerre a résonné violemment. Avec un peu plus tard des éclairs dans le ciel. Mais rien de tout ces préparatifs ne fut suivi d'orage avec pluie. 

Je me suis remise à mes petites notes du quotidiens. L'heure du Tabata est venue très vite. 
Douche, dîner, bloguage ici même et c'est déjà l'heure du LT des infos de Rai News 24, sous des éclairs d'orages, ceux-là bien pluvieux. 

Un billet sur le blog de Monsieur Kaplan m'a fait repensé aux derniers mots cohérents de mon père, qui furent une belle déclaration d'amour au peuple arménien. Laquelle restera sans doute un mystère pour moi, non que je n'aie été d'accord avec ses propos - j'éprouve de l'estime pour celleux que je connais, et ça coïncidait bien avec ce que je pensais d'eux (mais je suis très consciente que comme dans tout groupe humain il contient également son lot de crapules et d'idiots) -, mais que je me demande bien (ce) qui est à l'origine du fait qu'il ait soudain éprouvé le besoin de rassembler ses dernières forces mentales pour les exprimer.

Trump à trumpité, poussant au soulèvement dans les provinces démocrates confinées

J'ai failli omettre l'événement de la journée : les vaches sont de retour dans le champ de derrière [le jardin] !

 

 

(1) J'arrive fort bien à ne pas tomber dans des tas de pièges de l'internet et des réseaux, mais parfois, je me laisse embarquer par les liens YouTube et les documentaires improbables qu'ils nous mettent sous la dent.

(2) Tenter de militer, j'ai déjà essayé. Outre que je ne trouve pas de mouvement qui me corresponde vraiment, les enjeux mesquins sont les mêmes dans chaque organisation et le temps à y consacrer incompatible avec une vie professionnelle à tenir (pour quelqu'un pourvu d'une thalassémie). Faire des dons financiers : pas tant que ma situation reste incertaine, sans pouvoir établir de budget.

 

 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
2 225 916 cas (dont : 152 526 morts (36 153 aux USA) et 567 279 guéris) 

(extrait du tableau de bord de wordometer à ce soir ; et cette question : comment se fait-il que la Belgique ait un tel pourcentage de décès (alors qu'elle semble tester ce qui fait que la densité de cas mortels n'est pas faussée, contrairement à la France qui ne teste que les cas graves et certains personnels) ?)

Capture d’écran 2020-04-17 à 21.57.26