La reprise des courses


    C'était la première course en réel à laquelle nous participions depuis février 2020 et le Maxi Trail de Bouffémont. 
J'avais oublié ces moments de bon petit bonheur dans l'effort. Le seul enjeu pour moi est ... de faire mieux que moi : entre l'âge qui ne pèse pour l'instant pas trop mais dont il faut tenir compte (1) et la thalassémie, même si je m'entraînais à plein temps je ne pourrais prétendre aux meilleures places. 

J'avais oublié l'effet stimulant de la joie collective, même si je savais toujours son existence.

Bref, tout ça nous a fait infiniment de bien, nous laisse entrevoir une fin de pandémie possible, un jour, peut-être au printemps.

Pour parachever le bonheur de cette journée, une splendide victoire de Julian Alaphilippe aux mondiaux de cyclisme sur route hommes, avec la joie quand la victoire va à quelqu'un qui semble le mériter si fort.

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242909867_10226713308001650_1706150435222589748_nCrédit Photo : Marco Sauviat, grand merci à lui et aux camarades du club venus encourager et qui en plus pour plusieurs d'entre elles et eux s'alignaient ensuite sur le 5 km.

 

 

(1) au niveau du rythme cardiaque notamment. Et de la récupération, pour l'instant principal domaine où "C'est plus comme avant".


Le bonheur, ça peut être ça

 

    Après plus d'une année de restrictions diverses, de craintes successives concernant la santé des un·e·s et des autres, pour beaucoup de tracas d'emploi et pour d'autres de repos forcé - parfois bienvenu, nous n'avons pas toutes et tous des vies confortables -, le bonheur en ce samedi 19 juin 2021, ça aura été de retrouver l'ambiance des compétitions d'athlétisme (ou de triathlon) avec les encouragements pour tout le monde, les participant·e·s qui tentent de se surpasser, le goût partagé de l'effort.

Les entrées étaient décomptées et un masque nécessaire pour entrer mais la plupart des spectateurs ensuite l'enlevait. Nous sommes repartis en tram puis bout de métro, comme nous étions venus et partis à l'heure pour un retour à l'heure du dernier soir de couvre-feu (à 23:00) mais je pense que le meeting a terminé à peine avant. Les athlètes devaient avoir fait un test PCR pour pouvoir participer. L'épidémie est en accalmie, mais très loin d'être finie. 

C'était plus particulièrement pour encourager Syblo, qui devait obtenir sa qualification pour les championnats d'Europe à Tallinn ; ce qu'il a réussi, malgré des conditions de vent assez peu favorables (rafales pleine face dans la ligne droite des arrivées).
C'était bien de rencontrer, même brièvement, celles et ceux de l'EACPA et amusant que ça ait lieu près de Lyon plutôt qu'à Cergy.

 

Meeting de Décines Meyzieux au stade Raymond Troussier 

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En vrac et sans tri ni retravail des images fors deux recadrages pour cause de photobombing un petit album sur Noto

(ex Talegraph)

Plus tard, j'ai appris que la fille d'un ami avait participé avec son club aux courses de l'après-midi. 

 

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Gauchère

Fullsizeoutput_1c63    Ça fait plus d'un an que je dispose de ce corsaire pour la pratique de la course à pied en demi-saison, acheté chez Cap Marathon, alors que j'étais allée à la recherche de nouvelles chaussures.

Ce matin, peut-être parce que j'attendais mon sparring partner habituel lequel était allé chercher la voiture - nous devions faire une démarche pour son club et, libérés de la contrainte des 10 km, pousser jusqu'à un beau grand parc non loin -, j'ai glissé la main droite dans, tiens, une poche à droite, sur le côté de la cuisse.

Et puis tiens, ça alors elle faisait la taille d'un téléphone comme le mien.

Donc voilà, je possédais un équipement sportif très pratique pour la pratique de la course à pied (pour laquelle des raisons de sécurité font qu'il est bon d'avoir un téléfonino sur soi), et, gauchère, pendant une année au moins, l'ai ignoré.


Cahier du jour, couvre-feu 4 jour 17 - confinement 3 jour 17 - confinement 3 bis jour 3 : jour férié, soulagé

(lunedi)

 

20210405_090451   Un petit entraînement seule, simple et léger juste en bas (jardins BIC) dès le réveil. L'idée était de compléter le parcours de la veille, jugé incomplet afin d'atteindre au moins 10 km sur l'ensemble de la semaine.
Puis la douche et le petit-déjeuner avec un croissant que JF qui entre temps s'était réveillé, était allé chercher.

Un désistement prévisible du réparateur de vélo pour cause de jour férié (rendez-vous reporté au lendemain soir, il va encore falloir que je cavale après bosser).

Un début d'écritures de diario du matin, et il était plus que temps de m'occuper de sortir une lessive dont le résultat était attendu, avant une sieste durant laquelle j'ai sombré très fort dans un sommeil très profond, juste avant que le joueur de pétanque n'aille à la pétanque et me réveille par son départ raté (il avait oublié ses clefs). Je me suis remise à écrire.
Il n'est pas rentré trop tard et m'a préparé un café.
Peu après, j'ai eu le plaisir de pouvoir me livrer en direct à une séance de Tabata sans le problème de rentrer trop tard du travail.
Bref dîner d'un reste de coquillettes devant Tout le sport filmé dans les bureaux (mesures sanitaires, perplexité : en quoi était-ce plus sûr que le studio ?) c'était marrant le côté coulisses ; puis des échanges de SMS avec Simone entre autre. C'est triste, mais mieux que rien, de devoir attendre le brin de liberté accordé par un jour férié pour pouvoir reprendre le fil de nos relations, de l'amitié.
J'ai pris le temps de répondre à un touite d'une femme médecin qui semblait chercher des volontaires pour ne pas gaspiller des doses inutilisées d'Astra Zeneca, transmis par La Souris. C'est une chance qui se tente, j'ai plus de 55 ans.
Fin de soirée consacrée aux écritures du quotidien devant Rai News 24 puis Rai Storia.

Sur sa défaite de la veille où on l'a vu caler à quelques dizaines de mètres de gagner, Mathieu van der Poel a écrit sur son Insta, I raced my heart out. No regrets.
Quoi qu'il en fut, c'est beau.

De mes amis du triathlon, ça y est, sont jeunes parents. En fait j'avais tous les éléments pour m'y attendre, mais mon cerveau, comme souvent, n'avait pas fait entre eux la jonction. Je suis contente pour eux et ce nouvel humain qui est tombé dans un endroit bien, même si pour l'époque, c'est moyen.

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Covid_19 ressenti : 421 jours 

 
updated: April 05, 2021, 21:47 GMT
132,327,064 cas dont 2,871,522 morts et 106,536,106 guéris
 
USA : + 38 617 nouveaux cas ; 569,082 morts depuis le début ; +303 morts ce jour ; soit 1,712 morts / 1 M d'habitants
France : +10,793 nouveaux cas ; 96,875 morts depuis le début ; +197 morts ce jour ; soit 1,482 morts / 1 M d'habitants 
Italie : +10,680 nouveaux cas ; 111,326 morts depuis le début ; +296 morts ce jour ; soit 1,843 morts / 1 M d'habitants
Belgique : +3,522 nouveaux cas ; 23,169 morts depuis le début ; +39 morts ce jour ; soit 1,993 morts / 1 M d'habitants 
UK : +2,762 nouveaux cas ; 126,862 morts depuis le début ; +26 morts ce jour ; soit 1,861 morts / 1 M d'habitants
 
Effet de week-end ou déplacement de la pandémie ? Désormais l'Inde et la Turquie prennent la relève des USA et du Brésil comme pays les plus touchés par de nouveaux cas.
Sur Rai News 24 il a été fait mention de premiers cas d'un variant japonais qui serait le variant anglais en plus virulent. Si c'est confirmé, ça promet.
 
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Cahier du jour, couvre-feu 4 jour 16 - confinement 3 jour 16 - confinement 3 bis jour 2 : Président Macron nous modifie la vie

(domenica)

 

C’est curieux d’à quel point sous l’effet d’une pandémie, un gouvernement si peu porté sur le concret des choses, même avant elle des mesures étaient prises dont on se demandaient s’ils avaient un seul instant réfléchi à l’organisation nécessitée, influence directement nos vies et pour des éléments qui n’ont a priori rien à voir.
En l’occurrence, nous voici de par la grâce ou la malédiction d’une limite de 10 kilomètres contraints de revisiter tous les parcs et grands espaces verts disponibles à notre portée. 
Nous sommes donc allés courir pour la première fois au parc de La Courneuve, que son isolement dû à des nœuds autoroutiers et des zones en chantier depuis des années, nous avait toujours fait éviter.

La route effectivement fut compliquée (emmanchés brièvement sur la A1, bloqués par des travaux là où nous devions tourner ...) et notre sunday morning run en fut donc raccourci (à peine 7 km) à cause du temps dépensé en trajet. Il nous faudra pour revenir trouver un bon accès car notre itinéraire d’aller avait vraiment été erratique. Le retour, heureusement, se fit sans encombres : autoroute et périph (quelle absurdité d'emprunter ces axes alors qu'à vol d'oiseau nous étions si près, mais à certains endroits, impossible de passer)
Force est de constater qu’une fois sur place c’était vraiment un bon endroit pour s’exercer à la course à pied, et la largeur des espaces permet de se croiser sans trop risquer de se contaminer.  Certes, ça ne vaut pas une forêt, mais c'était vraiment bien. Et si la contrainte des 10 kilomètres se prolonge sans doute reviendrons-nous.

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Une douche et une brève collation avant la venue du fiston, brève, trop brève comme à chaque fois - avons partagé un flan de chez les spécialistes clichois-.
Trop vite son père est parti à la pétanque, donnant le top de départ pour le fils aussi.


Alors j'ai fait une sieste royale et consolatoire devant le tour des Flandres (hommes puis femmes) commentaires élégants de Marion Rousse et Laurent Jalabert.


Une douce soirée de dimanche d'une époque où un petit dîner à l'extérieur est proscrit : Stade 2 et dîner d'une omelette spécialité de JF depuis le 1er confinement
Elle a cependant  pris fin brutalement car après avoir regardé quelques vidéos de Running Addict et décidé de suivre un plan d'entraînement pour une fois méthodique pour une sorte de reprise lorsque le couvre-feu permettra à nouveau de s'entraîner le soir, je suis tombée de sommeil, brutalement, littéralement, une fois de plus.

 

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Covid_19 ressenti : 420 jours 

 
endormie avant d'avoir pu consulter les statistiques de la pandémie 
 

Conversions et barèmes concernant la course à pied


Fullsizeoutput_1c29   Ceci est un billet d'intendance pure parce qu'à l'occasion du remplacement de mes chaussures de trail qui étaient carrément déchirées d'usure, j'ai découvert que les correspondances de tailles entre tailles européennes, anglaises et US pouvaient varier selon les marques : 

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La liste générale étant sur le site de i-run bien documenté

 

 

Ça ne me concerne pas, je suis bien trop lente, mais je sais que certain·e·s de mes ami·e·s seront intéressé·e·s par les barêmes et tables de cotations de la FFA : 

pour les femmes

pour les hommes  

Ça permet de situer le niveau d'une performance. 


Be careful please

Jakob Ingebrigtsen's european record à Liévin

 

 

Comme souvent The runner fait une analyse fort juste de la situation. Je crois que tout en étant estomaqués mais pas si surpris - ça fait des années qu'on le suit ce garçon, et sa fratrie (1) -, connaissant les cycles de performances optimales des athlètes de haut niveau chez lesquels tout tient de l'ordre du réglage très fin, nous nous inquiétons pour lui d'un début de saison à ce point en fanfare.

Peut-être qu'effectivement on peut mettre cette ultra-performance sur le compte de son jeune âge et de sa frustration de ne pas avoir eu assez de compétitions en 2020 et de subir tant d'incertitudes pour 2021. Il n'empêche, be careful, please, man.

Cela dit, quelle perfection dans la foulée. Si l'athlétisme comportait une note comme en gymnastique, il aurait The perfect ten, comme Nadia Comaneci à Montréal. 

 

(1) Ingrid promet beaucoup. Si aucun problème de santé ne survient, elle fera des étincelles. 


Cahier du jour, confinement 2 jour 33 : Le jour de l'annonce de la mort d'Anne Sylvestre

(martedi)

 

J'ai appris la triste nouvelle à ma pause déjeuner, par un mail de type alerte info, passé l'après-midi à essayer de ne pas pleurer (avec les clients au téléphone c'était exclu), et une fois rentrée à la maison, je suis retrouvée passée de l'autre côté des larmes, un état d'abattement sec. #AnneSylvestre

La journée n'avait pas débuté si mal : Filer au travail à vélo, bosser normalement, avec deux tickets intéressant et un sympathique, à la fois de part l'interlocuteur et parce qu'on se sent efficace et utile dans sa résolution.
Passer ma pause déjeuner au 4ème d'un plat de Thaï box en découvrant donc, via une alerte du monde qu'Anne Sylvestre était morte le 30 novembre.
L'après-midi de travail en a été d'autant plus difficile à lutter contre un effondrement intérieur qui guettait. Comme la perte de quelqu'un de proche. Ça n'est pas le même phénomène que de se sentir abattue à la nouvelle de la mort de Maradona, même si la coalition des chagrins commence à se faire lourde.
Seulement plus tard penser au concert prévu pour lequel j'avais réservé des places, afin de faire découvrir la chanteuse à ma fille. Zu spät.

Quitter tôt le travail (je veux dire : à l'heure, 18:06 pour 18:00 théorique ce qui est honorable) pour filer à la piste Colette Besson et faire une bonne petite séance ; arracher de l'énergie pour aller faire du sport malgré tout fait partie de mes capacités.
2  x 9 x (30'' + 30'' r) avec 3' R entre les deux séries rythme Z6

Une soirée qui passe trop vite, malgré le chagrin sourd, le temps de me doucher, le temps de manger, le temps de chercher des cadeaux pour les différentes occasions à venir, le temps de regarder un peu d'infos ... et d'écrire la journée. 


Le monde est un moins bon endroit, depuis qu'est morte cette dame-là.

 

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updated: December 02, 2020, 00:12 GMT
64 154 958 cas dont : 1 485 520 morts et 44 404 845 guéris
 
USA : + 168 474 nouveaux cas ; 276 857 morts depuis le début ; + 2 492 morts ce jour ; soit 834 morts / 1 M d'habitants
France :  + 8 083 nouveaux cas ; 53 506 morts depuis le début ;  + 466 morts ce jour ; soit 819 morts / 1 M d'habitants
Italie : + 19 350 nouveaux cas ; 56 361 morts depuis le début ;  + 785 morts ce jour ; soit 933 morts / 1 M d'habitants
Belgique : + 746 nouveaux cas ; 16 645 morts depuis le début ; + 98 morts ce jour ; soit 1 434 morts / 1 M d'habitants
 
autres sources disponibles :
 
Pour la première fois, même si c'est à peu de choses près (mais c'est sans doute un drame pour chacun de ses quelques cas et leurs proches) l'Allemagne compte davantage de décès en un jour que la France. Peut-être parce qu'on enregistre le mardi les décès du dimanche. On se rapproche des 500. Et on en est à se dire des choses comme Ouf, 500, c'est moins que 800, ça va moins mal. À quel moment nos cerveaux se sont-ils adaptés, en mode survie, pour se dire que 500 morts en une journée dans un pays européens avec en théorie de bons moyens médicaux était un résultant encourageant ?
Je crois que ça y est, Trump est enfin lâché par ses plus proches collaborateurs mêmes. It was about time. Le seul espoir serait qu'il conserve l'espoir de l'emporter s'il se présente en 2024. Sinon il fera tout pour entraîner le monde dans sa chute.


C'est ma première surprise partie

(CR sportif, pour mon club à l'origine, et non relu)

Fullsizeoutput_1bd0    Le titre du billet est dû à Juke, le #JukeBoxFou de dedans ma tête, qui m'a passé cette chanson sur tout le chemin du retour. En vrai, c'était simplement ma première course connectée ; plus précisément notre puisque nous étions inscrits à deux avec Le Joueur de Pétanque, qui est aussi coureur à pied à ses heures, et bon cycliste tant qu'il ne s'agit pas de mettre des cales. Mais il refuse hélas d'apprendre vraiment à nager.

Échaudés par nos projets familiaux tombés à l'eau cette année (l'écotrail d'Oslo, dont je rêve à cause de Lucas et de ses photos d'une année passée où il l'avait couru, et le trail de La Chouffe qui est un vrai bonheur (1)), nous nous étions inscrits aux 20 km de Paris qui tentaient de sauver la mise en se la jouant connectés, ce qu'on trouvait pas bête : chacun court où il veut du moment que ça fait 20 km sans interrompre le tracker (par exemple notre montre de sport) et que ça a lieu entre deux dates précises, en l'occurrence pour cette édition entre le 8 et le 11 octobre.

Cette option nous plaisait, qui nous faisait courir moins de risques, et par ricochet à notre fille aussi. Nous estimons que nos vies quotidiennes avec la foule que nous croisons pour faire les courses et aller au travail et le risque que constitue le travail lui-même en bureaux collectifs comportent suffisamment de risques pour ne pas en rajouter en dehors de ce que nous estimons indispensable (la pétanque pour lui, les entraînements pour moi). Alors nous allons éviter les départs entassés pendant encore quelques temps.
L'inscription permettait au passage de filer quelque argent à l'Institut Pasteur, ce qui nous avait paru plutôt utile en cette période particulière.

La course connectée comporte cet avantage - inconvénient qui est que nous devons nous même trouver le lieu pour la courir. 
Des raisons pratiques (une boucle que nous connaissons bien, et sur laquelle nous pourrions nous retrouver facilement) et sentimentales (c'est le lieu où étudiants nous courions, enfin où lui et quelques camarades couraient tandis que j'essayais en vain - une boucle de 5 ou 6 km et j'étais au bout de ma vie, persuadée que la course à pied n'était pas pour moi, que je n'y arriverais jamais) et sentimentales bêtasses (c'est le lieu où nous assistâmes à un mémorable concert de Madonna le 29 août 1987) et sentimentales pas nostalgiques du tout (en septembre 1986 ce fut notre dernière balade avant le départ de monsieur en tant que coopérant au Burkina Faso, ce truc que les gars qui ne souhaitaient pas faire le troufion armé entreprenaient à la place d'un service militaire alors obligatoire ; lui flippait de ce grand inconnu vers lequel il allait, et moi contrainte de rester bosser à Paris pour cause de prêts étudiants à rembourser sans tarder, j'avais le cœur en verre fissuré) et super sentimentales (c'est aussi le lieu où j'ai ressenti le premier malaise dû aux prémisses de fabrication du Fiston, j'ignorais mon état et j'ai cru que j'étais en train de mourir d'une faiblesse cardiaque soudaine) nous ont fait choisir le Parc de Sceaux. 
Pas trop de dénivelé, non plus et moi je pouvais en empruntant le parcours sportif jouer à me faire croire que c'était un trail en fait (2).

L'enjeu était déjà de parvenir à terminer : le confinement ne nous a pas empêché de nous entraîner en course à pied mais nous a contraint aux courtes distances et de fait aux séances spécifiques. Nous n'avions pas couru plus de 14 km d'affilée depuis le Maxitrail de Bouffémont en février. 

Le premier défi était de parvenir à faire reconnaître notre outil personnel de tracking sur le site des 20 km connectés afin de pouvoir y télécharger notre course, une fois celle-ci accomplie. Pour le plaisir, je vous glisse ici le lien vers le tutoriel. Un tee-shirt Finisher aurait dû être décerné pour toute inscription réussie. En plus j'en avais deux à effectuer, jonglant entre les adresses mails et les mots de passe et Garmin qui avec une obligeance sans faille me ramenait toujours à mon compte personnel - mais non pour une fois je ne veux pas -.

Ensuite il fallait s'organiser : pas de ravito officiel, à nous de jouer. Notre équipement de trail nous a bien servi : sacs à dos léger avec boisson et gels et barres.

Le deuxième obstacle fut de trouver où garer la voiture qui nous avait permis d'aller jusqu'au parc. Notre petit parking discret sis près d'une entrée secondaire n'existait plus, sans doute depuis peu : opération immobilière avec démolition d'un immeuble bas de bureaux et construction d'un nouvel ensemble à la place de celui-ci et du parking qui le complétait.

Le troisième obstacle fut la montre du Joueur de pétanque, que j'avais pourtant réglée la veille - il courait en miles avec un programme par défaut qui s'arrêtait à chaque mile et le félicitait du mile vite galopé -, et dûment testée, se la jouait brexiteuse et refusait le système métrique, à moins que ce ne fussent des miles US et qu'elle voulût continuer à suivre le feuilleton flippant de ses élections. Bref, frozen ou peu s'en fallait. J'ai dû la réinitialiser et reparamétrer l'indispensable : cinq minutes (ou plutôt 5'16'') de perdues alors que mon propre chrono tournait que je ne n'osais interrompre sous peine de tracas ultérieur de téléchargement. 

La course elle-même ? Aucun problème. 

À peine un souci d'un peu trop de monde dans ce Parc par moment et donc être ralentis (oui, même moi je peux l'être), devoir combiner des évitements et sinon : un temps parfait, frais et ensoleillé, zéro souci physiques pour ma part, pas même une pause pipi intempestive, rien, trois petits ravitos effectués en marchant, et découvrir que c'est plus pratique comme ça que de dépendre de stations officielles, de petites accélérations de bon aloi dans les descentes, des petites foulées dans les montées, quelques instants à tenter de suivre un temps des coureurs plus rapides, quatre tours à effectuer pour le parcours que je m'étais fixée, le quatrième avec les jambes qui commençaient à protester mais vaille que vaille tranquillement continuaient. 
Ma seule halte avait été au début, afin d'enlever une veste manches longues qui s'avérait trop chaude pour passer sur mon tee-shirt un coupe vent sans manche léger, ce qui rendait l'équipement parfait pour ma petite vitesse et la petite brise qui soufflait.

Soudain, il a fallu faire gaffe à bien faire 20 km sans trop dépasser, sinon le téléchargement risquait d'être rejeté. Entre le 10ème km, auquel j'avais prêté volontairement attention, et le 17 ou 18 ème je n'avais pas vu le temps filer.

Mon co-équipier conjugal avait fini depuis un moment et qui m'attendait. Plutôt content de son temps (2h12). Le mien était comme dab un record de lenteur qui m'a un peu déçue car j'avais l'impression d'avoir mis un peu de cadence, notamment lors du 3ème tour où je m'étais sentie vraiment bien.

J'ai l'habitude de courir seule, parmi les derniers, ce qui fait que la formule "Chacun court dans son coin" ne m'a pas gênée le moins du monde. En revanche il avait trouvé difficile de courir seul, sans repère de meneur d'allure ou petit peloton constitué de gens de même niveau. 

Reste un peu étrange l'après-course : bon, voilà, c'est fait, retour maison. Personne avec qui boire un coup, personne avec qui échanger quelques impressions, pas de services particuliers (ça fait du bien quand à la fin des courses on peut bénéficier des massages de kiné, ça permet ensuite de plus vite récupérer), nous étions tous les deux et seules nos montres savaient que nous avions terminé.

Curieusement le téléchargement des courses s'est fait tout seul - via Garmin pour nous puisque nos montres en sont -, alors que je m'attendais vu la subtilité de la mise en relation, à quelques autres complications. En fait presque trop tout seul : l'impression d'avoir été pas à pas suivie.
Au classement provisoire nous étions respectivement 3305 ème et 4131 ème sur environ 5800 participants ayant téléchargé leur parcours. Je ne sais pas si la formule est satisfaisante pour les très bons, qui peuvent prétendre à un podium, un temps digne d'être homologué, un classement. 

Enfin, nous avons trouvé l'organisation vraiment top, surtout celle du jour de la course et les ravitos qui étaient parfaits ;-) . 

Si d'autres courses se présentent sous cette forme, du moins tant qu'il n'est pas tout à fait raisonnable de faire autrement, nous y repiquerons volontiers.  

 

(1) Quelque chose en moi est persuadé que les Ardennes Belges sont mon pas plat pays
(2) Je cours beaucoup plus loin et longtemps sans trop de problèmes en trail qu'en ville ; effet dopant des sentiers forestiers ?