Cahier du jour, couvre-feu 4 jour 17 - confinement 3 jour 17 - confinement 3 bis jour 3 : jour férié, soulagé

(lunedi)

 

20210405_090451   Un petit entraînement seule, simple et léger juste en bas (jardins BIC) dès le réveil. L'idée était de compléter le parcours de la veille, jugé incomplet afin d'atteindre au moins 10 km sur l'ensemble de la semaine.
Puis la douche et le petit-déjeuner avec un croissant que JF qui entre temps s'était réveillé, était allé chercher.

Un désistement prévisible du réparateur de vélo pour cause de jour férié (rendez-vous reporté au lendemain soir, il va encore falloir que je cavale après bosser).

Un début d'écritures de diario du matin, et il était plus que temps de m'occuper de sortir une lessive dont le résultat était attendu, avant une sieste durant laquelle j'ai sombré très fort dans un sommeil très profond, juste avant que le joueur de pétanque n'aille à la pétanque et me réveille par son départ raté (il avait oublié ses clefs). Je me suis remise à écrire.
Il n'est pas rentré trop tard et m'a préparé un café.
Peu après, j'ai eu le plaisir de pouvoir me livrer en direct à une séance de Tabata sans le problème de rentrer trop tard du travail.
Bref dîner d'un reste de coquillettes devant Tout le sport filmé dans les bureaux (mesures sanitaires, perplexité : en quoi était-ce plus sûr que le studio ?) c'était marrant le côté coulisses ; puis des échanges de SMS avec Simone entre autre. C'est triste, mais mieux que rien, de devoir attendre le brin de liberté accordé par un jour férié pour pouvoir reprendre le fil de nos relations, de l'amitié.
J'ai pris le temps de répondre à un touite d'une femme médecin qui semblait chercher des volontaires pour ne pas gaspiller des doses inutilisées d'Astra Zeneca, transmis par La Souris. C'est une chance qui se tente, j'ai plus de 55 ans.
Fin de soirée consacrée aux écritures du quotidien devant Rai News 24 puis Rai Storia.

Sur sa défaite de la veille où on l'a vu caler à quelques dizaines de mètres de gagner, Mathieu van der Poel a écrit sur son Insta, I raced my heart out. No regrets.
Quoi qu'il en fut, c'est beau.

De mes amis du triathlon, ça y est, sont jeunes parents. En fait j'avais tous les éléments pour m'y attendre, mais mon cerveau, comme souvent, n'avait pas fait entre eux la jonction. Je suis contente pour eux et ce nouvel humain qui est tombé dans un endroit bien, même si pour l'époque, c'est moyen.

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Covid_19 ressenti : 421 jours 

 
updated: April 05, 2021, 21:47 GMT
132,327,064 cas dont 2,871,522 morts et 106,536,106 guéris
 
USA : + 38 617 nouveaux cas ; 569,082 morts depuis le début ; +303 morts ce jour ; soit 1,712 morts / 1 M d'habitants
France : +10,793 nouveaux cas ; 96,875 morts depuis le début ; +197 morts ce jour ; soit 1,482 morts / 1 M d'habitants 
Italie : +10,680 nouveaux cas ; 111,326 morts depuis le début ; +296 morts ce jour ; soit 1,843 morts / 1 M d'habitants
Belgique : +3,522 nouveaux cas ; 23,169 morts depuis le début ; +39 morts ce jour ; soit 1,993 morts / 1 M d'habitants 
UK : +2,762 nouveaux cas ; 126,862 morts depuis le début ; +26 morts ce jour ; soit 1,861 morts / 1 M d'habitants
 
Effet de week-end ou déplacement de la pandémie ? Désormais l'Inde et la Turquie prennent la relève des USA et du Brésil comme pays les plus touchés par de nouveaux cas.
Sur Rai News 24 il a été fait mention de premiers cas d'un variant japonais qui serait le variant anglais en plus virulent. Si c'est confirmé, ça promet.
 
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Cahier du jour, couvre-feu 4 jour 16 - confinement 3 jour 16 - confinement 3 bis jour 2 : Président Macron nous modifie la vie

(domenica)

 

C’est curieux d’à quel point sous l’effet d’une pandémie, un gouvernement si peu porté sur le concret des choses, même avant elle des mesures étaient prises dont on se demandaient s’ils avaient un seul instant réfléchi à l’organisation nécessitée, influence directement nos vies et pour des éléments qui n’ont a priori rien à voir.
En l’occurrence, nous voici de par la grâce ou la malédiction d’une limite de 10 kilomètres contraints de revisiter tous les parcs et grands espaces verts disponibles à notre portée. 
Nous sommes donc allés courir pour la première fois au parc de La Courneuve, que son isolement dû à des nœuds autoroutiers et des zones en chantier depuis des années, nous avait toujours fait éviter.

La route effectivement fut compliquée (emmanchés brièvement sur la A1, bloqués par des travaux là où nous devions tourner ...) et notre sunday morning run en fut donc raccourci (à peine 7 km) à cause du temps dépensé en trajet. Il nous faudra pour revenir trouver un bon accès car notre itinéraire d’aller avait vraiment été erratique. Le retour, heureusement, se fit sans encombres : autoroute et périph (quelle absurdité d'emprunter ces axes alors qu'à vol d'oiseau nous étions si près, mais à certains endroits, impossible de passer)
Force est de constater qu’une fois sur place c’était vraiment un bon endroit pour s’exercer à la course à pied, et la largeur des espaces permet de se croiser sans trop risquer de se contaminer.  Certes, ça ne vaut pas une forêt, mais c'était vraiment bien. Et si la contrainte des 10 kilomètres se prolonge sans doute reviendrons-nous.

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Une douche et une brève collation avant la venue du fiston, brève, trop brève comme à chaque fois - avons partagé un flan de chez les spécialistes clichois-.
Trop vite son père est parti à la pétanque, donnant le top de départ pour le fils aussi.


Alors j'ai fait une sieste royale et consolatoire devant le tour des Flandres (hommes puis femmes) commentaires élégants de Marion Rousse et Laurent Jalabert.


Une douce soirée de dimanche d'une époque où un petit dîner à l'extérieur est proscrit : Stade 2 et dîner d'une omelette spécialité de JF depuis le 1er confinement
Elle a cependant  pris fin brutalement car après avoir regardé quelques vidéos de Running Addict et décidé de suivre un plan d'entraînement pour une fois méthodique pour une sorte de reprise lorsque le couvre-feu permettra à nouveau de s'entraîner le soir, je suis tombée de sommeil, brutalement, littéralement, une fois de plus.

 

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Covid_19 ressenti : 420 jours 

 
endormie avant d'avoir pu consulter les statistiques de la pandémie 
 

Conversions et barèmes concernant la course à pied


Fullsizeoutput_1c29   Ceci est un billet d'intendance pure parce qu'à l'occasion du remplacement de mes chaussures de trail qui étaient carrément déchirées d'usure, j'ai découvert que les correspondances de tailles entre tailles européennes, anglaises et US pouvaient varier selon les marques : 

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La liste générale étant sur le site de i-run bien documenté

 

 

Ça ne me concerne pas, je suis bien trop lente, mais je sais que certain·e·s de mes ami·e·s seront intéressé·e·s par les barêmes et tables de cotations de la FFA : 

pour les femmes

pour les hommes  

Ça permet de situer le niveau d'une performance. 


Be careful please

Jakob Ingebrigtsen's european record à Liévin

 

 

Comme souvent The runner fait une analyse fort juste de la situation. Je crois que tout en étant estomaqués mais pas si surpris - ça fait des années qu'on le suit ce garçon, et sa fratrie (1) -, connaissant les cycles de performances optimales des athlètes de haut niveau chez lesquels tout tient de l'ordre du réglage très fin, nous nous inquiétons pour lui d'un début de saison à ce point en fanfare.

Peut-être qu'effectivement on peut mettre cette ultra-performance sur le compte de son jeune âge et de sa frustration de ne pas avoir eu assez de compétitions en 2020 et de subir tant d'incertitudes pour 2021. Il n'empêche, be careful, please, man.

Cela dit, quelle perfection dans la foulée. Si l'athlétisme comportait une note comme en gymnastique, il aurait The perfect ten, comme Nadia Comaneci à Montréal. 

 

(1) Ingrid promet beaucoup. Si aucun problème de santé ne survient, elle fera des étincelles. 


Cahier du jour, confinement 2 jour 33 : Le jour de l'annonce de la mort d'Anne Sylvestre

(martedi)

 

J'ai appris la triste nouvelle à ma pause déjeuner, par un mail de type alerte info, passé l'après-midi à essayer de ne pas pleurer (avec les clients au téléphone c'était exclu), et une fois rentrée à la maison, je suis retrouvée passée de l'autre côté des larmes, un état d'abattement sec. #AnneSylvestre

La journée n'avait pas débuté si mal : Filer au travail à vélo, bosser normalement, avec deux tickets intéressant et un sympathique, à la fois de part l'interlocuteur et parce qu'on se sent efficace et utile dans sa résolution.
Passer ma pause déjeuner au 4ème d'un plat de Thaï box en découvrant donc, via une alerte du monde qu'Anne Sylvestre était morte le 30 novembre.
L'après-midi de travail en a été d'autant plus difficile à lutter contre un effondrement intérieur qui guettait. Comme la perte de quelqu'un de proche. Ça n'est pas le même phénomène que de se sentir abattue à la nouvelle de la mort de Maradona, même si la coalition des chagrins commence à se faire lourde.
Seulement plus tard penser au concert prévu pour lequel j'avais réservé des places, afin de faire découvrir la chanteuse à ma fille. Zu spät.

Quitter tôt le travail (je veux dire : à l'heure, 18:06 pour 18:00 théorique ce qui est honorable) pour filer à la piste Colette Besson et faire une bonne petite séance ; arracher de l'énergie pour aller faire du sport malgré tout fait partie de mes capacités.
2  x 9 x (30'' + 30'' r) avec 3' R entre les deux séries rythme Z6

Une soirée qui passe trop vite, malgré le chagrin sourd, le temps de me doucher, le temps de manger, le temps de chercher des cadeaux pour les différentes occasions à venir, le temps de regarder un peu d'infos ... et d'écrire la journée. 


Le monde est un moins bon endroit, depuis qu'est morte cette dame-là.

 

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TTL 116,5
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updated: December 02, 2020, 00:12 GMT
64 154 958 cas dont : 1 485 520 morts et 44 404 845 guéris
 
USA : + 168 474 nouveaux cas ; 276 857 morts depuis le début ; + 2 492 morts ce jour ; soit 834 morts / 1 M d'habitants
France :  + 8 083 nouveaux cas ; 53 506 morts depuis le début ;  + 466 morts ce jour ; soit 819 morts / 1 M d'habitants
Italie : + 19 350 nouveaux cas ; 56 361 morts depuis le début ;  + 785 morts ce jour ; soit 933 morts / 1 M d'habitants
Belgique : + 746 nouveaux cas ; 16 645 morts depuis le début ; + 98 morts ce jour ; soit 1 434 morts / 1 M d'habitants
 
autres sources disponibles :
 
Pour la première fois, même si c'est à peu de choses près (mais c'est sans doute un drame pour chacun de ses quelques cas et leurs proches) l'Allemagne compte davantage de décès en un jour que la France. Peut-être parce qu'on enregistre le mardi les décès du dimanche. On se rapproche des 500. Et on en est à se dire des choses comme Ouf, 500, c'est moins que 800, ça va moins mal. À quel moment nos cerveaux se sont-ils adaptés, en mode survie, pour se dire que 500 morts en une journée dans un pays européens avec en théorie de bons moyens médicaux était un résultant encourageant ?
Je crois que ça y est, Trump est enfin lâché par ses plus proches collaborateurs mêmes. It was about time. Le seul espoir serait qu'il conserve l'espoir de l'emporter s'il se présente en 2024. Sinon il fera tout pour entraîner le monde dans sa chute.


C'est ma première surprise partie

(CR sportif, pour mon club à l'origine, et non relu)

Fullsizeoutput_1bd0    Le titre du billet est dû à Juke, le #JukeBoxFou de dedans ma tête, qui m'a passé cette chanson sur tout le chemin du retour. En vrai, c'était simplement ma première course connectée ; plus précisément notre puisque nous étions inscrits à deux avec Le Joueur de Pétanque, qui est aussi coureur à pied à ses heures, et bon cycliste tant qu'il ne s'agit pas de mettre des cales. Mais il refuse hélas d'apprendre vraiment à nager.

Échaudés par nos projets familiaux tombés à l'eau cette année (l'écotrail d'Oslo, dont je rêve à cause de Lucas et de ses photos d'une année passée où il l'avait couru, et le trail de La Chouffe qui est un vrai bonheur (1)), nous nous étions inscrits aux 20 km de Paris qui tentaient de sauver la mise en se la jouant connectés, ce qu'on trouvait pas bête : chacun court où il veut du moment que ça fait 20 km sans interrompre le tracker (par exemple notre montre de sport) et que ça a lieu entre deux dates précises, en l'occurrence pour cette édition entre le 8 et le 11 octobre.

Cette option nous plaisait, qui nous faisait courir moins de risques, et par ricochet à notre fille aussi. Nous estimons que nos vies quotidiennes avec la foule que nous croisons pour faire les courses et aller au travail et le risque que constitue le travail lui-même en bureaux collectifs comportent suffisamment de risques pour ne pas en rajouter en dehors de ce que nous estimons indispensable (la pétanque pour lui, les entraînements pour moi). Alors nous allons éviter les départs entassés pendant encore quelques temps.
L'inscription permettait au passage de filer quelque argent à l'Institut Pasteur, ce qui nous avait paru plutôt utile en cette période particulière.

La course connectée comporte cet avantage - inconvénient qui est que nous devons nous même trouver le lieu pour la courir. 
Des raisons pratiques (une boucle que nous connaissons bien, et sur laquelle nous pourrions nous retrouver facilement) et sentimentales (c'est le lieu où étudiants nous courions, enfin où lui et quelques camarades couraient tandis que j'essayais en vain - une boucle de 5 ou 6 km et j'étais au bout de ma vie, persuadée que la course à pied n'était pas pour moi, que je n'y arriverais jamais) et sentimentales bêtasses (c'est le lieu où nous assistâmes à un mémorable concert de Madonna le 29 août 1987) et sentimentales pas nostalgiques du tout (en septembre 1986 ce fut notre dernière balade avant le départ de monsieur en tant que coopérant au Burkina Faso, ce truc que les gars qui ne souhaitaient pas faire le troufion armé entreprenaient à la place d'un service militaire alors obligatoire ; lui flippait de ce grand inconnu vers lequel il allait, et moi contrainte de rester bosser à Paris pour cause de prêts étudiants à rembourser sans tarder, j'avais le cœur en verre fissuré) et super sentimentales (c'est aussi le lieu où j'ai ressenti le premier malaise dû aux prémisses de fabrication du Fiston, j'ignorais mon état et j'ai cru que j'étais en train de mourir d'une faiblesse cardiaque soudaine) nous ont fait choisir le Parc de Sceaux. 
Pas trop de dénivelé, non plus et moi je pouvais en empruntant le parcours sportif jouer à me faire croire que c'était un trail en fait (2).

L'enjeu était déjà de parvenir à terminer : le confinement ne nous a pas empêché de nous entraîner en course à pied mais nous a contraint aux courtes distances et de fait aux séances spécifiques. Nous n'avions pas couru plus de 14 km d'affilée depuis le Maxitrail de Bouffémont en février. 

Le premier défi était de parvenir à faire reconnaître notre outil personnel de tracking sur le site des 20 km connectés afin de pouvoir y télécharger notre course, une fois celle-ci accomplie. Pour le plaisir, je vous glisse ici le lien vers le tutoriel. Un tee-shirt Finisher aurait dû être décerné pour toute inscription réussie. En plus j'en avais deux à effectuer, jonglant entre les adresses mails et les mots de passe et Garmin qui avec une obligeance sans faille me ramenait toujours à mon compte personnel - mais non pour une fois je ne veux pas -.

Ensuite il fallait s'organiser : pas de ravito officiel, à nous de jouer. Notre équipement de trail nous a bien servi : sacs à dos léger avec boisson et gels et barres.

Le deuxième obstacle fut de trouver où garer la voiture qui nous avait permis d'aller jusqu'au parc. Notre petit parking discret sis près d'une entrée secondaire n'existait plus, sans doute depuis peu : opération immobilière avec démolition d'un immeuble bas de bureaux et construction d'un nouvel ensemble à la place de celui-ci et du parking qui le complétait.

Le troisième obstacle fut la montre du Joueur de pétanque, que j'avais pourtant réglée la veille - il courait en miles avec un programme par défaut qui s'arrêtait à chaque mile et le félicitait du mile vite galopé -, et dûment testée, se la jouait brexiteuse et refusait le système métrique, à moins que ce ne fussent des miles US et qu'elle voulût continuer à suivre le feuilleton flippant de ses élections. Bref, frozen ou peu s'en fallait. J'ai dû la réinitialiser et reparamétrer l'indispensable : cinq minutes (ou plutôt 5'16'') de perdues alors que mon propre chrono tournait que je ne n'osais interrompre sous peine de tracas ultérieur de téléchargement. 

La course elle-même ? Aucun problème. 

À peine un souci d'un peu trop de monde dans ce Parc par moment et donc être ralentis (oui, même moi je peux l'être), devoir combiner des évitements et sinon : un temps parfait, frais et ensoleillé, zéro souci physiques pour ma part, pas même une pause pipi intempestive, rien, trois petits ravitos effectués en marchant, et découvrir que c'est plus pratique comme ça que de dépendre de stations officielles, de petites accélérations de bon aloi dans les descentes, des petites foulées dans les montées, quelques instants à tenter de suivre un temps des coureurs plus rapides, quatre tours à effectuer pour le parcours que je m'étais fixée, le quatrième avec les jambes qui commençaient à protester mais vaille que vaille tranquillement continuaient. 
Ma seule halte avait été au début, afin d'enlever une veste manches longues qui s'avérait trop chaude pour passer sur mon tee-shirt un coupe vent sans manche léger, ce qui rendait l'équipement parfait pour ma petite vitesse et la petite brise qui soufflait.

Soudain, il a fallu faire gaffe à bien faire 20 km sans trop dépasser, sinon le téléchargement risquait d'être rejeté. Entre le 10ème km, auquel j'avais prêté volontairement attention, et le 17 ou 18 ème je n'avais pas vu le temps filer.

Mon co-équipier conjugal avait fini depuis un moment et qui m'attendait. Plutôt content de son temps (2h12). Le mien était comme dab un record de lenteur qui m'a un peu déçue car j'avais l'impression d'avoir mis un peu de cadence, notamment lors du 3ème tour où je m'étais sentie vraiment bien.

J'ai l'habitude de courir seule, parmi les derniers, ce qui fait que la formule "Chacun court dans son coin" ne m'a pas gênée le moins du monde. En revanche il avait trouvé difficile de courir seul, sans repère de meneur d'allure ou petit peloton constitué de gens de même niveau. 

Reste un peu étrange l'après-course : bon, voilà, c'est fait, retour maison. Personne avec qui boire un coup, personne avec qui échanger quelques impressions, pas de services particuliers (ça fait du bien quand à la fin des courses on peut bénéficier des massages de kiné, ça permet ensuite de plus vite récupérer), nous étions tous les deux et seules nos montres savaient que nous avions terminé.

Curieusement le téléchargement des courses s'est fait tout seul - via Garmin pour nous puisque nos montres en sont -, alors que je m'attendais vu la subtilité de la mise en relation, à quelques autres complications. En fait presque trop tout seul : l'impression d'avoir été pas à pas suivie.
Au classement provisoire nous étions respectivement 3305 ème et 4131 ème sur environ 5800 participants ayant téléchargé leur parcours. Je ne sais pas si la formule est satisfaisante pour les très bons, qui peuvent prétendre à un podium, un temps digne d'être homologué, un classement. 

Enfin, nous avons trouvé l'organisation vraiment top, surtout celle du jour de la course et les ravitos qui étaient parfaits ;-) . 

Si d'autres courses se présentent sous cette forme, du moins tant qu'il n'est pas tout à fait raisonnable de faire autrement, nous y repiquerons volontiers.  

 

(1) Quelque chose en moi est persuadé que les Ardennes Belges sont mon pas plat pays
(2) Je cours beaucoup plus loin et longtemps sans trop de problèmes en trail qu'en ville ; effet dopant des sentiers forestiers ? 

 


Cahier du jour, déconfinement jour 71 : Run Forrest, run

déconfinement officiel 1 jour 98

 

Un réveil à 6h10 en me sentant comme si la nuit était achevée. Mais il était décidément trop tôt alors je ne me suis pas levée j'ai simplement échangé un bref message avec Le Fiston qui partait en vacances en Dordogne avec ses colocs et son amoureuse en voiture et à l'aube. Puis je me suis rendormie d'enclume.

20200816_112447 Au réel réveil passé 9h, il faisait si sombre alors que la pluie tombait  que j'ai dû dans la cuisine allumer la lumière.
J'avais renoncé à aller courir. Finalement la pluie a cessé, je venais de voir une vidéo de l'extraordinaire 1500 m réalisé à Monaco par Timothy Cheruiyot et Jakob Ingebrigtsen, que je n'ai pu me résoudre à renoncer à courir et y suis allée pour un tour de l'Île de la Jatte, seule car JF n'avait plus le courage de se lever, et seule aussi ou quasiment dehors.

J'en ai profité pour explorer quelques peu de rues par lesquelles à deux nous ne passons pas - JF n'est pas très exploreur, il aime bien procéder par circuits établis -. Et j'ai vu que tous les arbres de la berge, Est - Sud Est avaient été coupés, ça m'a serré le cœur, même si ça datait déjà d'un moment. 

Dans une de mes poches, un masque, que je n'ai pas utilisé, courir avec étant presque impossible, sinon dangereux (tomber dans les pommes soudainement). Visiblement et compte tenu des attitudes et équipements des quelques personnes croisées occupées à autre chose qu'à de la course à pied, personne ne savait trop ce qu'il convenait de faire. Le masque porté dans le pli du coude est très tendance. 
Il y avait trop peu de monde pour présenter un risque les uns pour les autres, il n'empêche qu'au retour des vacances courantes de la plupart des gens et compte tenu de la reprise de l'épidémie en France (plus de 3000 nouveau cas à nouveau ce jour), la question se posera. Et si le masque devient vraiment obligatoire sans dérogation, comment ferons-nous pour la course à pied.

Journée calme ensuite à écrire, à lire, à dormir, en grande partie seule (l'une à La Haye, l'autre parti faire différentes courses puis à la pétanque, la sacro sainte pétanque dont il est revenu tard - retardé m'a-t-il dit par une partie brillante mais prolongée (13-12) et une embrouille entre jeunes et enfants (dont j'avais entendu une partie sous mes fenêtres et qui au moment où je commençais à me demander si c'était du lard ou du cochon s'était déplacée plus loin ; vers le club, donc) -). 

Vu entre autre un très beau documentaire sur le Paris de 1975 en pleine transformation avec une belle présence de Robert Doisneau. 

Le Fiston m'avait envoyé un message vers à 16h pour dire qu'ils étaient bien arrivés en Dordogne dans une maison de famille des parents de son amoureuse ; ce qui m'a permis de vivre la fin de journée dans la sérénité. 

Sa sœur avait en Normandie revu un heureux lot de membres de la famille et j'étais heureuse pour elle et eux tous. 

C'est quelque chose de très satisfaisant lorsque les enfants sont devenus adultes de les savoirs heureux dans leur vie loin de nous, envol réussi, mission accomplie. Ça n'empêche pas qu'ils nous manquent.

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Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
21 789 647 cas (dont : 772 209 morts (173 037 morts aux USA) et 14 529 444 guéris

 

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs

 


Cahier du jour, déconfinement jour 70 : Grande grande belle balade à vélo, Paris et Vincennes

déconfinement officiel 1 jour 97

 

20200815_103521    Réveil en deux temps, vers 6h (j'ai commencé à me lever vraiment, faire un brin de toilette et me laver les dents), la suite vers 8h après un doux rendors. Je me sentais en forme, ça n'était pas désagréable, sinon que j'avais cru pouvoir lire et en fait non.

Ce qui devait au départ être une balade dans Paris, pour faire découvrir à JF entre autre la belle bidir de la rive gauche s'est transformé en près de 50 km finalement avec pas mal de Bois de Vincennes inside, dépannage d'une cycliste (qui a obligeamment mis son masque en voyant que j'en portais un), deux tours sur l'anneau de course de ce Bois (en bien meilleur état que celui du Bois de Boulogne m'a-t-il semblé) Fullsizeoutput_1b8c

JF à la pétanque tandis qu'après une brève collation, je passais une après-midi de récupération (both bike and work) au lit à dormir en regardant des vidéos (celles d'un gars dont je connaissais le père, tournées avec humour, dont j'avais déjà vu certaines quand il m'en avait parlé autrefois ; d'autres sur les Beatles (George Harrison, Brian Esptein ...)).
Entre fatigue sportive à écluser, souvenirs (re)devenus doux, et sujets qui m'intéressaient, j'ai eu un long moment absorbé si profondément en d'autres temps que j'en avais totalement oublié la pandémie. 
Je ne suis pas dans la crainte, ou du moins elle reste raisonnable, absolument pas dans l'obsession, seulement la conscience de la période que nous traversons me quitte très rarement. C'était donc assez bienvenu cette petite fenêtre de pure déconnexion.

Dîner de plats à emporter l'Indien que JF, rentré de la pétanque puis des courses (1) essentiellement pour son club, a cru avoir commandé par téléphone mais en fait il s'était gouré (je n'ai pas tout compris, parfois c'est mieux ainsi)
fin de soirée d'écritures quotidiennes et suite des vidéos et j'espère lecture de The Beatles tune in

 
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(1) Tenter de le dissuader de faire des course un dimanche ou jour férié est vain, j'ai déjà essayé. 

 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
21 563 610 cas (dont : 767 335 morts (172 487 morts aux USA) et 14 273 791 guéris

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Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs


Cahier du jour, déconfinement jour 56 : Une très très belle rando vélo

Déconfinement officiel 1 jour 83

 

Inspirée par un trajet vu chez @BillokVT, un thread sur Twitter il y a un moment, qui m'avait donné envie d'aller revoir Maisons-Laffitte, Conflans-Sainte-Honorine et de longer puisque ça semblait possible, les boucles de Seine, j'ai entrainé JF dans une grande belle randonnée vélo avec les deux VTT, jusqu'à Conflans-Sainte-Honorine (70 km en tout), aller par le chemin long de la Seine #Vélotaf de Sacrip'Anne, puis Maisons Laffitte gagnée à partir du pont de Bezons, retour le long de la Seine, inspiré par
Rentrés vers 18h ou 18h30 (le temps que je lave les vélos), temps calme, pendant que JF avait filé à la pétanque, mais une soirée trop courte (dormilu / "Inconstance des souvenirs tropicaux" de Nathalie Peyrebonne), je n'étais pas trop capable d'écrire, même si le corps n'était pas douloureux des efforts fournis. 

JF le râleur semblait même heureux, et n'a demandé inutilement son chemin à quelqu'un qu'une seule fois (1). Et c'est vrai qu'on aurait encore une journée de vacances, ce à quoi avait contribué le tout petit restaurant italien bord de Seine, que nous avions trouvé. Si nous n'y avions pas porté nos masques entre les moments de boire et manger, nous aurions totalement oublié l'épidémie.

 

(1) As usual je savais où l'on était - mon hésitation portait seulement sur l'accessibilité vélo -. 

PS : Pas eu le temps de suivre les statistiques de l'épidémie.

 

 

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Chroniques du déconfinement jour 8 : dimanche de récupération en période travaillée

Déconfinement officiel 1 jour 35

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Un petit sunday morning run, notre parcours par défaut de quand on ne souhaite pas prendre un autre moyen de transport avant la course elle-même. 

Finalement le confinement et nos mini-entraînements réguliers ne m'ont pas fait trop perdre de ce côté-là. 

Les bricoles habituelles (lessives, diarist's small writing works, choses comme ça) et après-midi de récupération en lisant The Beatles Tune In et puis, en présence de JF qui pour la première fois ne m'avait pas menti sur le fait qu'à son club de pétanque il ne s'attarderait pas, enfin un film de Zio Enzo : 

Il campione (1943)
réalisateur Carlo Borghesio

C'est d'une nunucherie immense, à tel point que je n'ose même pas résumé le sujet, grand boxeur séducteur mais néanmoins fleur bleue, mais il y a de belles scènes de boxe, Enzo Fiermonte est d'une belle prestance et ressemble par moment à mon oncle Nicolà. Et dans le rôle de l'entraîneur, père de famille qui se force à faire le sévère, Erminio Spalla qui fut champion de boxe et chanteur d'operas à ses heures (en plus de faire l'acteur par après).

Capture d’écran 2020-06-14 à 23.43.42    Je dois à MGZALLP ma principale rigolerie du jour

et à dedelajoie une autre Capture d’écran 2020-06-14 à 23.38.19

Si tu passes par ici, Satsuki, sache que nos échanges m'ont fait beaucoup de bien à l'heure ou le sunday evening five o'clock blues persistait, dont j'avais bien oublié l'existence toutes ces dernières années (ou qui à tout le moins était décalé au lundi).

Capture d’écran 2020-06-14 à 23.42.19    En soirée une allocution de Président Macron. Il a tellement lassé de monde au cours de la crise que moi qui croyait trouver sur ma TL Twitter les informations pratiques tirées de son discours, j'en ai été pour mes frais, tout chacun avait fait autre chose qu'écouter une fois de plus de belles paroles que les faits contrediraient. Les principaux journaux ont rapidement proposé des résumés.  En clair on fait comme si l'épidémie était derrière (même si pas tant que ça). Et donc ouverture de tous les bars, restaurants et cafés dès demain, et de toutes les crèches, écoles et collèges dès le 22 juin. Les uns comme les autres étaient jusqu'à présent seulement entrouverts et notamment pour les enfants les conditions d'accueil étaient fort restreintes.
Il n'a rien été dit des lieux de sports et de cultures, ni des conditions de prolongations ou non du recours au chômage technique.

Je crois que tout le monde en a un peu marre d'avoir l'organisation de sa vie professionnelle et donc de son emploi du temps soumis davantage à des décisions gouvernementales sans sens pratique aucun (grosse différence avec l'Italie où l'on semble se soucier de Comment vont faire les gens ?) qu'à l'épidémie elle-même. 
Des parents qui avaient trouvé un mode de garde pour jusqu'à la rentrée puisqu'on leur avait dit On ne pourra accueillir votre enfant qu'un jour par semaine, doivent soudain changer leur organisation, des gens (j'en connais un ;-) ) qui s'étaient bien adaptés au télétravail se demandent s'ils ne vont pas être obligés de retrouver les transports en commun.

Ça redémarre en Chine (36 cas liés à un nouveau foyer de contamination dans le marché de Xinfadi, qui fournit la capitale en produits frais) 

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Je n'ai pas écouté les infos italiennes parce que boulot demain et si possible vélotaf et j'aimerais ne pas mourir de devoir lutter contre le sommeil irrépressible en début d'après-midi (et donc ne pas me coucher trop tard).

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
7 951 427 cas (dont : 434 221 morts (117 833 morts aux USA) et 4 087 417 guéris)