Chroniques du déconfinement jour 13 : des retrouvailles qui m'ont fait plaisir

Déconfinement officiel 1 jour 40

 

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Vélotaf avec le VTT jaune, dont la remise en état me déçoit un brin, mais qui a cessé d'avoir la roue arrière avec du jeu. Je le confierais hors période de rush à un atelier ami, lequel n'a pas de place en ce moment.

Je m'accorde enfin la rue de Rivoli offerte aux vélos. Ça fait rêver, on aimerait toute la ville ainsi et les véhicules à moteurs uniquement lorsqu'ils sont indispensables. 

Le hic c'est qu'ensuite le parcours le plus direct n'est vraiment pas vélo-friendly : remonter Saint-Michel en jouant avec les bus au chat et à la souris ; passer par plusieurs carrefours bien costauds, où la piste cyclable s'efface ou bien prend un tour si bizarre et impraticable qu'il semble plus sage de rester parmi les voitures. 

Il faudra que je trouve une suite possible à ce bout merveilleux.

Retour par le Bois de Boulogne, en affinant. L'idée est de trouver un itinéraire qui survivra aux premières nuits longues. Les petits chemins marrants à faire à la saison ne le seront à la rentrée plus guère.

Chouette journée de boulot en formation auprès de mon collègue Romain. J'aime bien la partie "sites" et ai assisté à une réunion fort intéressante en terme d'étape nécessaire pour transformer les demande de clients en points de développements concrets. J'ai beaucoup appris.

Le déjeuner collectif du midi a été pour moi l'occasion de retrouver quelqu'un avec qui j'avais taffé en tant que libraire volante et même si nous n'avons rien pu nous dire de personnel, j'étais si heureuse de la retrouver ainsi, et en plus heureuse dans son nouveau poste et avec un employeur hyper respectueux, payant les heures supplémentaires, accordant d'emblée toutes les absences nécessaires pour un deuil, bref, le rêve (1).

Toujours aussi étrange pour moi de sortir du taf en me sentant physiquement si légère. J'avais vraiment intégré le mal de jambes, genoux douloureux de fin de journée comme un état normal. Là, je suis super heureuse de retrouver mon biclou pour ENFIN bouger un peu.

Notre fille sortait mais n'est pas rentrée si tard même si elle ne s'est pas attardée. Nous étions donc les deux petits vieux - en pratique, rentrant chacun vers 20h30 nous avons dîné en même temps puis vaqué chacun à notre "restant à faire" de la semaine, moi l'écriture, les messages à répondre ..., lui ses obligations de président de club sportif. Et soudain il est fort tard.

Mini LT des infos italiennes. L'épidémie avait la veille connu une remontée mais est à nouveau à la baisse (ouf !). Et l'événement du jour ne concernait pas le #Covid_19 mais Alex Zanardi, un ancien champion de sport automobile reconverti en handisport après un accident qui avait failli lui coûter la vie en 2001 et qui venait, alors qu'il participait en handibike à un événement sportif, d'avoir eu un grave accident de la circulation.  

 

(1) C'était pour moi le cas au Connétable ; mais c'était moi qui ne voulait pas m'absenter sachant que si je ne venais pas c'était Leslie qui devait s'y coller. Alors je mettais un point d'honneur à m'absenter le moins possible. Dans la librairie dont je parle ils sont trois à l'effectif, si j'ai bien compris, donc si une personne a un lourd souci familial le boulot se répartit sur deux. 

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Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
8 746 703 cas (dont : 461 778 morts (121 402 morts aux USA) et 4 619 651 guéris)

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs


Chroniques du déconfinement jour 7 : premier samedi libre de période travaillée

Déconfinement officiel 1 jour 34

    

    Je reste stupéfaite au réveil de l'étrange journée que j'ai devant moi : un samedi de période de travail qui ne soit pas travaillé, ni pourvu d'une activité "en dur". C'est là que les cours de danse me manquent le plus : j'étais tant habituée avant les samedi de libraire aux samedi dansés.

Le fiston me manque aussi. C'est à présent, de retour du confinement que je mesure à quel point son départ laisse un grand vide. Même si nous échangeons par messagerie, ç'en est fini de nos conversations au fil de ses passages dans la cuisine. De sa présence rassurante pour moi. De nos plaisanteries de connivence. Le confinement en aura retardé la violence : il était normal qu'il ne soit pas là puisque chacun était confiné ici ou là. À présent c'est la vie d'Avant mais pas en vrai et sans tout ce qui était le plus chouette. Une vie désenchantée.

Finalement ce samedi comme j'en ai peu connus sera consacré à quelques bricoles pour la maison et un trajets jusqu'à l'autre bout de Levallois pour déposer le vélo jaune à réparation (l'axe arrière, mort ou presque ; on peut attendre qu'il casse me dit le réparateur, arguant que ça n'engendrera pas de chute ; bah euh ben comment dire, je ne préfère pas). Au retour, étape très raisonnable à la boutique du LSC par soutien (et de mon moral et de la boutique) (1) et pour acheter un poulet rôti là où ils le font bon. 

Je porte un masque, sauf pour le trajet aller du vélo ; personne ne m'y oblige mais nous sommes assez nombreuses à le faire. Les hommes nettement moins. 

Au passage je croise des hommes se faisant un check normal et d'autres personnes se donnant du coude ; certaines personnes respectent scrupuleusement une distance de sécurités et d'autres sont déjà en mode "retour à la normale".

JF passe l'après-midi à la pétanque et moi dans une sorte d'état cotonneux que j'espère récupérateur. Je lutte comme je peux et y succombe quand j'estime avoir accompli un minimum vital dans la maison (lessive, quelques bricoles, dont de l'administratif) ; une fois passée l'heure à laquelle j'aurais pu recevoir un SMS du réparateur pour la mise à disposition du vélo et aller le chercher aussitôt, je prends une bonne douche dans l'espoir qu'elle me réveille. Peine perdue.

Je n'ai pas totalement perdu mon temps : vu le film La Parmigiana (1963) avec Catherine Spaak dont je suis étonnée de trouver ensuite une vidéo récente (2016 ?) dans laquelle elle dit du bien de Marcello Mastroianni. #MeToo étant passé par là, je me dis que belle comme elle était, et entrée toute jeune dans le circuit (si La Parmigiana est sorti en 1963 en ayant été filmé en 1972 elle n'avait que 17 ans), elle a dû en supporter des saloperies. 

Et je poursuis ma lecture documentée (j'écoute les musiques citées, je cherche les photos évoquées, je lis des articles qui apparaissent lors de ces recherches ou bien des videos documentaires) de The Beatles Tune In, toujours aussi passionnant mais peu pratique à lire au lit.  

Bref échanges de nouvelles par SMS avec une grande amie, laquelle a de bonnes nouvelles et ça m'ensoleille la fin de journée.

Un regret : je comptais passer à l'Attrape-Cœurs mais comme le réparateur m'a dit de passer aussitôt, je me suis concentrée sur le vélo et comme j'attendais qu'il me dise éventuellement de venir le rechercher le soir même, je ne suis pas ressortie. Et puis quelque chose me pousse à me déconfiner avec modération ; sans qu'il ne s'agisse de crainte car je suis persuadée au fond de moi de m'être bagarrée déjà avec le virus, m'être sentie bizarre en février - mars et que peut-être je suis immunisée, mais par une forme de De grâce restons tous le plus prudents possible. Dans le même ordre d'idée, je porte un masque dès que nécessaire et très scrupuleusement. Pareil pour le passage des mains au gel hydroalcoolique. Ça tient un peu du rituel, comme des gestes destinés à apaiser le dieux furieux des épidémies. 

Je voulais me coucher tôt mais il s'est trouvé soudain qu'il était minuit trente. C'est donc encore raté.

Il y  a eu une grande manif contre le racisme à République marquée par nassage et gazage alors que rien ne se passait, des identitaires qui ont déployé une banderole raciste provocatrice qu'un acrobate a grimpé ôter.

À part ça j'ai peu suivi les infos, il y avait saturation d'éléments venant de l'extérieur, du fait d'être retournée travailler et du contraste d'avec la période de parfait retrait qu'avait pour nous été le confinement. Il y avait une prise de parole de Giuseppe Conte, que je n'ai pas écoutée en entier, par fatigue.

Dommage, c'était beau ce qu'il disait "Vogliamo inverstire sulla bellezza"

 

(1) par un phénomène curieux : je ne m'aime pas en photo sauf sur les images de pratiques sportives et le shopping ne me remonte pas le moral ... sauf les vêtements de sport. 

 

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7 848 631 cas (dont : 431 534 morts (117 482 morts aux USA) et 4 016 178 guéris)


Chroniques du confinement jour 77 : le miroir sur le mur

Déconfinement officiel 1 jour 22

 

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C'était le programme de la journée : parvenir à fixer le lourd vieux miroir qui fut autrefois chez le grand-père et si possible repercer des trous mieux faits pour la tringle au dessus de la porte.

Avec difficultés car les murs semblent bien de pierres au moins par endroit, nous y sommes parvenus.

JF à la perceuse et moi à tout le reste sauf l'aspirateur d'après (faire place, prévoir les dispositifs, prendre les mesures, trouver les ustensiles précis, reboucher des ratages au mastic, remettre en place après) nous y sommes parvenus. 

En dînant à 22h (car monsieur avait besoin de "jeter quelques boules" pour se détendre après.

J'ai aussi passé plusieurs meubles(dont celui des chaussures) et l'arrière de celui-ci et le miroir lui-même au baume des antiquaires. Il ne réussit pas trop à l'avant des meubles de Taverny, sans doute sont-ils cirés.

Tant de question que l'on se pose lorsqu'on a hérité : en quoi les murs d'une maison sont-ils faits ? Comment les meubles doivent-ils être soignés ? À quoi servait cet objet ?

L'avantage du bricolage d'un niveau trop élevé pour notre expériences (JF et moi sommes des débutants, lui par peu de goût pour l'activité, moi parce que mon père estimait qu'on ne transmettait pas cela à une fille, même demandeuse (ce ne fut jamais clairement dit, mais dès que je tentais quoi que ce soit "Laisse-moi faire tu n'as pas la force !" ou "Donne-moi ça tu vas te blesser" (2)), est qu'on y est à fond. Oublié le monde en contagions et émeutes avec un président des USA aux abois (1), mis en arrière-plans les malheurs d'ami·e·s proches - ce qui n'empêche pas de penser à elles, mais la vie concrète reprend le dessus, ce qui est le plus censé, lorsqu'on ne peut rien faire de concret qui puisse soulager. Il n'empêche, je pense surtout à l'une d'entre elles ces jours-ci. Inquiète pour elle, car je suis bien placée pour connaître la faiblesse des forts lorsque le sort s'acharne à répétition.  

À la marge, en fin de matinée et alors qu'il s'occupait du déjeuner et qu'il fallait attendre d'avoir mangé pour faire place aux travaux, j'ai commencé enfin de m'occuper de ma participation à Ce qui nous empêche, ainsi qu'à mon inscription à l'Auberge des blogueurs. Je me demandais si l'on devra s'ancrer dans l'année (2020) ou non. Visiblement la question s'est posée et il a été décidé que le jeu littéraire étant là pour nous aérer l'esprit, il serait Covid-free. Suis-je la seule à me rendre compte que nous avons déjà été tellement changés par cette expérience collective générale, qu'il nous faudra un effort pour ne pas commettre de sortes d'anachronismes ? Un peu comme si l'on devait écrire au présent une histoire dans laquelle on serait dans une époque où les téléphones portables n'existaient pas encore.

Il faudra que je m'occupe aussi de mon émission Côté Papier mais pas seulement sur Cause Commune. Comme je n'ai pas ici ce qu'il faut pour enregistrer ni intervenir sauf si on me téléphone, j'ai laissé filer, vu que des travaux étaient envisagés au studio, mais ne sais rien de plus.

Bref, un mois de plus m'aurait été nécessaire. 
As usual. 
Trop d'idées et de dynamisme mental et de sens du devoir, pour un corps qui a ses limites.

Le Fiston était à Bergue et m'a envoyé une photo de lui prise sans doute par son amie, où il a l'air si heureux que ça réjouit le cœur. 

 

(1) Il fut dit aux infos italiennes qu'il passait la nuit en son bunker. 

(2) Quel dommage toutefois que cet apprentissage familial filial manqué ! J'ai clairement le goût et l'appétence pour ça. Je suis ravie d'apprendre. Il me manque effectivement une part de force physique, même si depuis le triathlon, je parviens à effectuer la plupart des choses nécessaires. Me reste les outils et c'est beaucoup. Et la mémoire des gestes que j'ai observés si longtemps - car mon père acceptait que je regarde si je restais sage et ne posais pas trop de questions tout le temps -.

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6 355 171 cas (dont : 376 805 morts (dont 106 878 morts aux USA) et 2 888 244 guéris) 


Chroniques du confinement jour 75 : Enfin des rideaux à la fenêtre du bas !

Déconfinement officiel 1 jour 20

 

 Pour démarrer la journée un rêve bien curieux avec une histoire de boîtes à lettres postales et qui s'ouvraient des deux côtés,
JF est allé chercher des croissants de la pâtisserie et plus tard chez le coiffeur, masqué.
Après les abdos - squats - pompes j'ai donc pris un petit-déjeuner avec le bon croissant.

Ensuite, grande journée de bricolage : fenêtre arrière de l'étage peinture intérieure et mise en place de la tringle à rideaux du rez-de-chaussé devant, JF ayant insisté pour effectuer le perçage - ce qui a rendu les choses pour moi moins dures musculairement pour moi, mais peut-être plus compliquées -.
Avec vers 13h15 une pause pour déjeuner à base de plat traiteur qu'il était allé chercher le matin même.
J'ai pris le temps d'écrire un peu tandis qu'il faisait la poussière après le gros du boulot effectué. S'il ne tenait qu'à moi, je ne ferai le ménage qu'une fois toutes les activités salissantes achevées, seulement il y tient et je tiens à ne surtout pas décourager les bonnes volontés ménagères, d'où qu'elles viennent.

Je n'ai pas le courage de tout détailler, la journée a été si intense. La liste des menus travaux est donc ci-dessous, en photos.


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Le mur de devant est en ceci (vu au niveau du regard pour l'accès au robinet d'eau). L'homme dit, ce n'est pas du parpaing c'est beaucoup moins creux. On ne dirait cependant pas de la pierre.

Je suis déçue du résultat final de la fenêtre. D'autant plus qu'une des vitres est légèrement fendillée, je n'ai pas su à la suite de quelle étape. 
Il restera à bien nettoyer. 

Bon, au moins l'extérieur de la fenêtre est désormais protégé des intempéries. 

La planchette blanche était pour recréer une sorte de faux plafond du regard de l'arrivée d'eau. Je l'ai sciée à la bonne taille. Et peinte.
Le tabouret a servi de cobaye pour l'utilisation du baume des antiquaires. C'est top ! (du moins sur ce bois-là, dont j'ignore la nature). 
Comme il me restait du blanc, j'ai repeint l'encadrement de la porte de la cuisine. 

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La balade à pied de la soirée nous a ramenés vers où nous avions vu des chevaux et un peu plus loin (vers la route de contournement) il y en avait encore d'autres et d'autres champs. 

Ce qui était joli c'est qu'ils sont venus au devant de nous, espérant certes sans doute quelque nourriture mais très demandeurs de contacts et de voix. Effets du confinement qui leur ont rendu les humains plus rares ? 
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J'ai fait un bref LT des infos italiennes, mais ce n'est plus aussi indispensable qu'auparavant : l'épidémie décroît sans partir et avec l'actualité dure aux USA (des émeutes donc, à la suite de l'étouffement d'un homme par un policier lors de son arrestation pour un délit mineur), les TG italiens deviennent moins porteurs d'une particularité nationale. Restait les batailles État - régions au sujet des modalités du déconfinement en cours, le premier voulant au 2 juin redonner l'entière liberté de circulation au sein du pays, et celles des secondes qui n'ont plus ni morts ni nouveaux cas, n'ayant envie d'accueillir personne avec le risque de relance épidémique que cela peut comporter.

La fusée Space X a réussi son décollage avec à bord deux astronautes dont les combinaisons rappellent celles des vieilles séries de SF. Je ne parvenais pas à m'intéresser vraiment, alors qu'à l'ordinaire, depuis les premiers pas sur la lune, je suis friande de ce type d'exploits, du moins au moins la part enfantine qui est toujours en moi. Et puis un touite de Padawan m'a fait piger pourquoi (en mettant les mots sur ce que sans avoir toutes les billes je présentais). Capture d’écran 2020-05-31 à 01.01.36

Je me suis en revanche fait grand plaisir en observant à nouveau le passage de l'ISS. Cette station me fait rêver, avec ses équipages internationaux, et ce que, grâce à Thomas Pesquet, je sais de leur boulot.

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6 115 280 cas (dont : 369 567 morts (dont 105 514 morts aux USA) et 2 712 818 guéris) 


Chroniques du confinement jour 70 : déblayer le jardin de devant (finir de)

Déconfinement officiel 1 jour 15

 

C'est simple, il y eut une grasse matinée (un réveil à 9h20 ce qui est tard pour moi) et ensuite une journée entière de travail personnel (les écritures légères) le matin et de travail pour la maison l'après-midi avec la fin du déblayage débroussaillage du petit carré de jardin de devant, et un trajet à la déchetterie pour vider les déchets du déblayage du pratice de pétanque, suivi d'un passage un peu longuet au magasin voisin de choses pour la maison (tringles à rideaux et différents éléments de bricolages prévus (dont retaper la petite fenêtre arrière)). Alors que je tirais sur une racine de roncier, à nouveau un de ces paillasson d'extérieur m'est arrivé dans les mains. Il était à demi végétalisé, inclus dans le sol, sous une épaisseur de terre, et commençait sérieusement à se décomposer. 
C'est le deuxième. L'autre était derrière. 

L'arbuste mort est désormais sur le tas de bois, au jardin arrière. J'ai fait un peu mon Obélix ou mon Jean Valjean sur ce coup-là de le dégager à la mano. C'était comme s'il n'attendait plus que ça. Je m'efforce d'être respectueuse quand j'enlève des éléments de végétation. Ce jardin était rendu à l'état sauvage depuis le décès de mon père, fors quelques tailles hâtives de loin en loin. J'ai la sensation d'arriver en colonisateur. 

J'ai arrêté vers 19h, juste à temps pour une séance de Tabata en replay - nous tenons à tenter de garder le rythme jusqu'à notre retour en région parisienne -) et qu'il reste du temps pour la récompense suprême après une forte journée de labeur : aller assister au coucher de soleil sur la mer. 

Il faisait doux comme en été quand il fait beau. Comme j'étais fatiguée nous nous sommes assis sur un banc le long du boulevard Maritime et nous avons observé le temps si rapide du soleil qui semble plonger. 

Trop tard, trop épuisée pour télécharger des photos, mais celles du boulot sont ici et un de celles du bord de mer au bord du soir

Je n'ai pas suivi les infos ni italiennes ni vraiment d'ailleurs, à part quelques brèves incursions sur Twitter à des instants d'attente : par exemple lorsque JF est allé à la pharmacie changer le masque qu'il y avait acheté pour moi la semaine passé et dont l'un des élastiques venait de me rester dans les mains alors que je faisais simplement le geste de le retirer (1). Le pharmacien nous en a donné un neuf en espérant qu'il n'avait pas le même défaut de fabrication (masques en tissus à 5 €, lavables et qui semblaient de qualité).

Besoin de me distraire après tout ça, et pour résister à la tristesse de la période, qui pour l'instant m'épargne en m'accordant un temps nécessaire et heureux, mais ça ne m'empêche pas de penser aux ami·e·s et aussi au contexte politique presque partout si inquiétant. Quelques anciennes démocraties sont en train de basculer, aidées en cela par les mesures d'urgences à prendre, en régimes populistes et autoritaires. La liberté d'expression, et j'emploie le terme dans sa réelle acception, est attaquée de toutes parts et les journalistes et photographes gêner dans l'exercice de leurs professions. Un syndicat de forces de l'ordre a par ailleurs attaqué en justice une artiste invitée à une émission de télévision et qui avait avoué "craindre la police" avoir peur de sa violence. Désormais l'expression d'une crainte même en termes modérés (elle n'a pas non plus proféré d'insultes, simplement dit que ces hommes lui faisaient désormais peur) peut-être attaquée en justice. À quel moment est-ce parti en vrille ?

Donc j'ai flâné un peu sur l'internet passant de Julie Andrews à l'histoire de la maladie qui emporta Blake Edwards et de là à un documentaire de Kim Snyder, "I remember me", que je n'ai pas su trouver, et de là à sa filmographie, dont "Newtown" en 2016 et en 2005 un documentaire sur Drew Petersen un jeune homme particulièrement doué pour le piano.

Cette semaine qui s'amorce est d'un autre ordre que les précédentes, le compte à rebours est enclenché et il y a foule de choses à terminer avant de rentrer. Mon objectif est que la maison soit prêtable, par exemple aux enfants, s'ils ont des congés cet été, ou à une amie qui aurait besoin de se poser le temps de reprendre son souffle. 
L'objectif plus lointain est de ranger des affaires dans les meubles, une fois que tout ce qui doit être accroché aux murs le sera et de libérer un jour l'un des box de stockage. 
C'est loin d'être gagné - ça ne sera clairement pas pour cette fois -.

Comme pour marquer le coup du changement de temporalité les vaches ont été placées ailleurs et ça semble fait pour durer. 
Plus de vaches, plus de Tabata en direct ou presque : voilà, la parenthèse va sur sa fin. C'était bien une vie de couple réelle, c'était bien une vie où l'on travaille pour soi-même ou sa famille à ses propres projets, mais ça ne va pas tarder à se terminer, je ne verrai plus mon époux que lorsque nous ne serons pas au travail et dans les jours de congé et les soirées quand il ne sera pas à son club de pétanque, je n'aurais plus de temps pour les travail personnel que très réduit et limité par la fatigue d'un emploi à plein temps, et que je serai, je l'espère, fort heureuse d'exercer dans une période d'économie dégradée. 
Nos retraites seront encore plus reportées aux calendres grecques. On aura su pendant trois mois à quoi ça pouvait ressembler. C'est déjà ça.  

En attendant, l'avantage de toute cette activité est qu'elle aide bien à éviter les états d'âme, en plus d'être utile aux autres.

(1) J'avoue n'avoir pas du tout pigé ce qu'il s'est passé, les deux coutures ont cédé sans que j'aie l'impression d'exercer de force particulière, mon geste était tout tranquille. 

 

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5 578 798 cas (dont : 347 405 morts (dont 99,772 morts aux USA) et 2 356 772 guéris) 

 

 


Chroniques du confinement jour 65 : On avance, on avance, on avance (air connu) malgré tout

Déconfinement officiel 1 jour 10

 

    Il faut le reconnaître, j'ai eu la tête à l'envers toute la journée ; une tristesse qui ne m'a pas lâchée et que j'essayais de contenir en me disant que la principale intéressée par la terrible nouvelle tombée la veille au soir, détesterait que l'on pleure ou que l'on s'apitoie. 

Alors je me suis secouée, et j'ai un peu secoué mon cher co-confiné qui était plutôt en mode petit-pépère qui voulait tout faire plus tard. Ce qui a donné :

un morning run (barrière 5, 7km800 environ à 7mn26 / km)
Nous continuons à ajouter une barrière à chaque fois et j'étalonne. Ce qui donne : 
- barrière 2, 5 km
- barrière 3, maison rose, 6 km
- barrière 4, niveau du rond point vers Saint Germain, 7 km
- barrière 5, maison sur le côté gauche en allant vers Lessay, habitée et entretenue,  7 km 800

les abdos - squats - pompes (38 - 28 - 18) pour le défi du club
Je me pose la question de si je continuerai ou non après le 6 juin

douche, petit-déjeuner, charger les déchets de débroussaillages dans le sac ad hoc puis aller en voiture à la déchetterie
personne ou presque pas d'attente et nous une efficacité d'habitués ; j'avais en plus des broussaille une vieille wassingue en décomposition (je suppose que le voisin voleur l'avait laissée tomber en filant) et un grand morceau de verre, datant lui aussi de ses exactions. 

de là, directement, aller à la Biscuiterie du Cotentin (Sortoville en Beaumont) en passant par Saint Sauveur le Vicomte et Bricquebec. 
La biscuiterie je tenais à y retourner sans tarder car nous avons un cadeau de remerciements à faire, en plus de vouloir soutenir ce commerce dont nous apprécions les produits. Nous appréhendions trop de monde, mais à part deux dames qui partaient, non sans s'être copieusement photographiées devant le décors, alors que nous arrivions, il n'y avait personne. Ça fait un peu peur pour l'avenir. La route entre Bricquebec et Carteret était en lourds travaux avec circulation alternée. Était-ce la raison de la désaffection des locaux ? Ou la peur de l'épidémie ? (je n'y crois pas trop, cf. l'affluence du Aldi ou la veille du magasin de bricolage).
À Bricquebec, JF voulait absolument se promener alors nous avons fait un petit tour à pied, voiture posée sur le grand parking près du château. Ce qui nous a permis de découvrir une splendide allée plantée d'arbres, là où ce trouve avant un stade, le cinéma (fermé, pour l'heure). Là non plus, personne. Juste un gars qui promenait nonchalamment son chien, un de ces chiens qui ont une gueule de boxers et qui sont très à la mode - pour une raison qui m'échappe totalement -. Au fond ce n'était pas une mauvaise idée de s'accorder un instant "comme si on était en vacances" dans cette journée.
Nous n'en aurons probablement pas cet été.

retour de ces courses alimentaires par Carteret (quelques pas sur la plage marée basse, très dégagée) et Portbail as usual
Le genre de petits plaisirs que nous avons ici et dont nous ne nous lassons pas. 
Un peu de monde mais la plage est si vaste à marée basse que ça ne posait aucun problème de risque de contamination.

déjeuner et sieste tardive avec un peu de lecture de The Beatles Tune In. 
Ce livre a décidément pour moi une force d'évasion peu commune. 

séance de Tabata avec Romain Pourrat and his family.
Sans doute que cette belle expérience touche à sa fin, des séances auront lieu en plein air il faudra une présence effective et nous ne serons pas là ou nous aurons repris le boulot.

dîner, petite promenade post-prandiale vespérale dans le quartier
Nous avons exploré la zone pavillonnaire de la sortie/entrée de ville, j'entends par là la partie entre la maison et la zone d'activité. Elle est truffée d'impasses qui s'appellent "rues" et un ancien grand terrain est en passe de virer lotissement. De beaux grands arbres ont été abattus, c'est une peine. JF a croisé un collègue de pétanque qui était dans son jardin et content de faire, à bonne distance, un brin de causette. J'aime bien qu'on se parle de loin, si ça pouvait durer même après l'épidémie, l'habitude de moins se coller, ça serait chouette.

douche encore mais nécessaire, après le Tabata et la marche. Et de toutes façons, brève.
Puis c'était enfin le temps de lire (mes messages reçus) et d'écrire (quelques réponses ou ici-même et quelques petits rattrapages de retard).

J'ai reçu quelques mots qui m'ont bien fait plaisir dont l'un d'un futur employeur potentiel mais les circonstances nous auront éloignés, il n'empêche je suis contente que nous nous soyons rencontrés. Et un SP sous forme de .pdf qui me fait bien plaisir, les ami·e·s ont pensé à moi, malgré ma délocalisation et mon absence de travail en librairie depuis, l'air de rien, plusieurs mois.

Pas eu le temps de lire le Canard enchaîné (que j'ai d'ailleurs eu du mal, une fois n'est pas coutume, en ligne à acheter).
Pas non plus pu participer à une réunion en ligne sur d'éventuels travaux à la radio - en plus que n'ayant pas tout suivi, je n'avais pas d'avis précis -.
Très peu suivi les infos même si j'ai scrupuleusement tenu mon habituel LT des infos d'Italie, passé à la trappe la veille

Le contraste entre le déroulé de cette journée (sports, du travail pour la maison, de l'écriture et des moments de balades, quite a perfect day ; sous un soleil radieux) et mon état d'esprit (une immense tristesse par amitié) est saisissant.
La vie, parfois, nous mène ainsi.

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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

5 082 023 cas (dont : 329 230 morts (dont 94 933 morts aux USA) et 2 020 071 guéris) 

 

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Chroniques du confinement jour 63 : coucher de soleil et ISS

Déconfinement officiel 1 jour 8
Jour de l'annonce du décès de Michel Piccoli 

C'est un jour de fatigue jusqu'à après la sieste, ce qui limite singulièrement le temps efficace, même si je n'ai pas rien fait et bien lu (toujours The Beatles Tune In). Peut-être que j'accusais le coup de l'annonce du décès de Michel Piccoli. Non que ce fût une surprise, il avait 94 ans (et semble-t-il n'est pas mort du #Covid_19), mais qu'il est l'un des derniers d'une époque qui ne me semble pas si lointaine. Et puis j'ai un excellent souvenir du jour où lors d'une remise de prix littéraire, en la compagnie des amies de l'Attrape-Cœurs, je l'avais croisé (en plus des souvenirs de films vus, bien sûr). 

JF est allé chercher 1 sac à déchets végétaux en vue d'une expédition prochaine à la déchetterie - puisqu'il semblerait que l'on puisse y accéder à nouveau -.

Nous avons décidé de conserver le rythme des séances de Tabata alors j'ai repris une des premières et trouvé des musiques ailleurs (en replay le son est coupé sur la plupart des passages). C'est amusant, lors des premières séances, il y avait quelques ratés techniques et des vannes familiales. Et puis toujours : il faisait nuit. 

À présent le soleil se couche à 21h45, et si nous avons pu aller nous régaler d'un coucher de soleil fabuleux, je persiste à penser que ces deux heures de décalage sur l'heure naturelle ne nous font pas de bien. Si je parviens un jour à la retraite, j'essaierai de vivre à l'heure solaire. 

J'avais lu auparavant dans la presse locale en ligne que les plages étaient désormais toutes autorisées (sauf une qui n'avait pas reçu le document officiel avant le week-end). Pour autant nous n'avons entrevu que cinq personnes : une silhouette seule assise vers les maisons et qui attendait le coucher de soleil en prenant des photos, trois jeunes hommes dans les dunes, qui semblaient jouer à quelque chose près d'un accès avec un drapeau. Et un homme seul qui de loin remontait de la plage vers les dunes à peu près au niveau de ce même accès. 
Il y avait un bateau de pêche, immobile.
Deux voitures qui vinrent se tenir à des moments différents sur la jeter, comme pour jeter un coup d'œil mais vraiment pas plus.
De loin quand nous repartions, un promeneur de chien, dans les rues. 
À part ces silhouettes furtives, nous avons été seuls pendant plus d'une heure, avec les oiseaux, et la beauté du ciel et des lieux.
Nous aurons au moins vécu ça.

Plaisir en plus : nous sommes rentrés à la bonne heure pour que je puisse assister au passage de l'ISS. Ça y est je commence à mieux maîtriser Heavens' Above. En fait il faut imaginer qu'on est allongé sur le sol la tête au nord, les pieds au sud et que l'on tient notre téléfonino droit au dessus de nous. Puis viser avec le petit cercle qui apparaît la trajectoire du satellite que l'on souhaite suivre. Je n'ai pas eu les larmes aux yeux comme la première fois mais en me tenant sur le parking du Aldi j'ai pu la suivre vraiment bien et même ensuite en courant jusqu'au jardin la voir jusqu'à ce qu'elle disparaisse derrière l'horizon nocturne.

J'ai complété, une fois n'est pas coutume, ce bonheur par a dram of Highland Park et voilà. 

C'est triste de devoir l'accès aux bonheurs simples à un grand malheur général - sinon un lundi soir nous serions au boulot, dans les transports, et à rentrer trop vannés pour faire quoi que ce soit en le savourant -. 

Le LT des infos de Rai News 24 était moins intéressant à faire que d'autres soirs, j'ignore la part due à peut-être moins d'infos cruciales - moment de transition entre le lockdown et la suite vers encore davantage de vie "normale" ou un retour en arrière si l'épidémie repart, donc voilà, l'Italie redémarre mais en retenant son souffle - ou celle due au fait qu'entre toutes et tous qui présentent j'ai une nette préférence pour Riccardo Cavaliere. Il a une façon simple d'aller à l'essentiel, et une justesse de ton qui me font du bien, même s'il annonce le drame. Et puis un côté professionnel parfait, que j'apprécie quelle que soit la profession des gens qui ont un tel comportement. 

La journée aura été ponctuée d'échanges messagers avec les enfants, sur des sujets variés et différents, ce qui porte, d'une certaine façon. 

J'ai beaucoup aimé un billet d'Emmanuel Requette, sur ce qu'il faisait déjà et comptait faire en plus. Je ne suis pas dupe : il faut avoir les moyens au départ de pouvoir se permettre d'agir ainsi, et s'y tenir farouchement. Mais beaucoup ont ces mêmes moyens et se contentent de faire du fric. Donc tant mieux si certain·e·s de celles et ceux qui peuvent en profitent pour travailler avec la plus grand intelligence et sensibilité.

Grâce à Agriskippy, j'ai pigé un certain nombre des choses que j'observe jours après jours auprès de nos voisines. Aujourd'hui, pour la première fois, j'ai entendu (et vu) une vache éternuer. Ce n'est pas que ça soit une surprise et le son de l'éternuement ressemble assez au nôtre, seulement je n'avais jamais songé à la question. C'était mon Today I Learned de ce lundi. 

Capture d’écran 2020-05-19 à 01.42.34 PS : La voiture que nous avons croisée vendredi soir pilotée par un conducteur bien imprudent et peu soucieux des autres n'en était qu'à ses débuts d'un week-end de grand n'importe quoi. Je suis tombée sur l'info par hasard en cherchant celle sur les plages ouvertes et me suis sentie rassurée qu'il soit hors jeu pour un moment mais sans que rien de grave ne soit survenu. 

 

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4 870 474 cas (dont : 319 186 morts (dont 91730 morts aux USA) et 1 893 629 guéris) 


Chroniques du confinement jour 62 : Les pieds dans l'eau ! (comme une victoire)

Déconfinement officiel 1 jour 7

Alors un peu de sport : courir jusqu'à la barrière 4 et noter que ça fait 7 km. Comme nous ne nous étions pas levés si tôt que ça, la fin de matinée est arrivée très vite après. 

Il faisait un temps merveilleux. Longtemps plus tard on se rappellera ça, du moins si l'on y survit : pendant l'épidémie de #Covid_19 il faisait beau presque tout le temps, et puis sinon un peu de vent et à Paris un gros orage, très ponctuellement. 

Après la sieste, comme j'avais lu sur le site de La Haye du Puits que les plages de la communauté de communes de La Haye avait réouvert au public, nous sommes allés à Surville. Il n'y avait presque personne et nous avons marché un bon moment. J'avais prévu le coup : j'étais en short et sandales que j'ai ôtées pour pouvoir marcher les pieds dans l'eau et alors c'était une solide bouffée de bonheur d'être arrivée jusque-là - même s'il y a une frustration de la non-baignade, d'autant plus qu'en arrivant nous avions croisé quelqu'un qui en sortait (avec combi) -. 
Je me sentais heureuse comme on peut l'être grand enfant : capable de ressentir les choses en les analysant mais pas encore bouffé par les désirs qui compliquent plus tard les choses, ni en charge mentale de lourdes responsabilités (du moins quand tout va bien). Après tout ça correspond à ma situation actuelle, puisque j'ai la chance d'être entre deux boulots, et que je suis suffisamment âgée pour que le corps désormais me laisse en paix - une paix heureuse puisque de la tendresse y est -. 

C'était comme une victoire d'avoir tenu le coup jusque là. 

Restait que ce bonheur parfait était enchassé dans un malheur collectif immense. Pour une fois je suis parvenue à me dire que n'y pouvant rien et ayant fait de mon mieux pour avertir les autres d'informations qui n'étaient alors pas suffisamment partager, je pouvais peut-être m'autoriser le temps de quelques kilomètres de marche à pied, à n'y plus tant penser. Il faut bien qu'il y ait quelques compensations au fait de n'avoir ni forte fortune ni pouvoir, ni même responsabilités agissantes potentielles. 

La sieste avait été tardive car la taille de la haie côté rue nous avait occupés entre 12h et 14h (un peu moins en fait). Très volontairement effectuée un dimanche, jour de moindre circulation. Un piéton peut désormais normalement passer. Reste le risque car le trottoir, haie ou pas, est étroit, qu'un fou du volant frôle quelqu'un et le mette en danger. 

En fin de soirée un brin de tracas pour Le Fiston qu'une tique a piqué m'aura accaparée un moment (j'essayais de retrouver une photo vue sur la TL de Doc Arnica pour identifier un érythème migrant et par ailleurs de lui envoyer quelques liens). Il semblait avoir fait ce qu'il fallait. 
Je n'ai alors pas suivi les infos italiennes ni même écrit directement ici (rattrapage ultérieur), car le sommeil déboulait. Il faut dire qu'il était quand même 0:45.

 

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(pas eu le temps de noter les comptage de cette journée)


Chroniques du confinement jour 49 : comme un air de rentrée ...


    Ça y est l'Homme a été rattrapé par son travail - tout en étant toujours en chômage partiel, mais peut-être n'ai-je pas tout suivi - et donc il va devoir suivre une formation à distance sur deux jours (ou bien trois ?) de 8h30 à 12h et 13h30 à 17h. 
C'est le moment où la météo jusqu'ici plutôt clémente, fort un brin de vent de temps en temps, a décidé de virer à la pluie. Ce qui fait que l'option jardin pour moi est à peu près exclue. Je me demande ce que ça va donner dans notre maison d'une seule pièce, pourvue d'une seule grande table et d'un petit bureau et d'une table de cuisine qui sert de déserte. Ou alors je finirais le confinement en étant devenue moi aussi une pro de Revit
Pour commencer comme il est venu ici avec son petit ordi portable perso (de toutes façons il n'en a pas de fourni par le boulot), il faut télécharger une version du logiciel. Avec la connection via son téléfonino ça prend des heures (ça n'est pas terminé à l'heure où j'écris). Le formateur au téléphone lui dit : sa serait bien si vous aviez un deuxième écran. L'Homme est resté sérieux, il a dit, ah, euh mais je suis à la campagne, avec juste mon portable perso. Et moi je suis allée fou-rirer dans la salle d'eau - toilettes. 

Le comité de lecture s'active aussi. J'ai des fichiers à télécharger.

Pour pouvoir aller chercher des masques que la municipalité de Clichy propose à ses habitants, notre fille avait besoin d'un numéro fiscal. J'en ai profité pour aller voir de plus près notre déclaration pré-remplie, qui m'a semblé conforme à nos gains (1), puis discuter avec Le Fiston par WhatsApp et téléphone de l'intérêt ou non de le déclarer encore avec nous pour les revenus 2019. Des simulations ont montré qu'il valait mieux qu'il se déclare de son côté et nous du nôtre.  

Il faut que je m'occupe de mon émission de radio. Même si je ne pourrai reprendre dans l'immédiat.
Et que je démarre enfin ma participation à Ce qui nous empêche. Je tiens ces chroniques du confinement depuis le premier jour mais je ne les inscris pas dans ce qui m'avait poussée à les tenir, c'est dommage. 

Bref, c'était la rentrée, même si géographiquement nous sommes toujours chez moi. 

Puisque l'agitation professionnelle de mon co-confiné n'était pas propice à une sieste et que les lendemains risquaient d'être pluvieux, j'ai passé l'après-midi après l'avoir aidé, à poursuivre le rangement de la cabane à outil. Le premier établi, celui historiquement présent dans les lieux et que le voisin voleur avait délesté de tous les outils susceptibles d'être revendus (2), est enfin rangé, nettoyé, ce qui ne pouvait plus servir à rien jeté, et certaines pièces de musée (3) nettoyées et presque redevenus beaux.

C'était vite l'heure du Tabata. Devenu presque facile depuis deux ou trois séances. Au début j'ai cru que c'était parce qu'elles étaient moins fortes. À présent je commence à croire que c'est notre condition physique pour ce genre d'exercices qui s'est améliorée. Cette séance plus les abdos - squats - pompes du matin plus le léger legal morning run (4) firent de ce lundi une journée sportive. C'est nager qui manque. À partir de la semaine prochaine le vélo devrait redevenir possible. 

Grâce à ma fille qui avait trouvé un article qui croyait-elle dans un premier temps indiquait que les détenteurs d'une béta-thalassémie mineure étaient épargnés par le Covd-19 (mais il s'agissait d'une formulation ambigüe : en fait ils voulaient simplement dire que seules les thalassémies majeures pouvaient présenter des risques accrus par rapport au Covid-19), je suis arrivée jusqu'à cet article. Étant donné comme il est rude de traverser une vie normale pourvu·e d'une thalassémie mineure, je veux bien croire, j'en suis d'ailleurs persuadée, que les personnes porteuses d'une thalassémie qui ne l'est pas sont des héroïnes et des héros. Et je sais combien il est difficile de comprendre à un moment donné qu'on ne peut pas prétendre faire comme tout le monde. Ce qui est d'autant plus difficile que dans une société d'ultra-compétition comme la nôtre, un handicap invisible ne rencontre aucune indulgence ("Vous manquez d'implications" dit alors qu'on est en train de se défoncer de fatigue est particulièrement mal venu).

Une belle interview de Rony Brauman pour Le Monde, fait regretter que des êtres humains compétents et qualifiés ne soient pas ou plus aux commandes. Il exprime clairement ce qui fait le mérite d'Angela Merkel dans sa prise en charge de la crise.  

Tomek propose de relancer les Bonheurs du jour. Chic alors. 

LT du soir, espoir. L'impression que donnait les TG était que le début de déconfinement, moyennant quelques cafouillages ici ou là, s'était passé calmement : celles et ceux qui devaient aller au travail s'y rendant bien masqués, celles et ceux qui profitaient  de la liberté pour partie retrouvée retournant retrouver une partie de leur famille après 50 jours de séparation, pas trop de fantaisistes. 
J'avoue que je ne me lasse pas des images de files d'attentes bien espacées et sages, si loin de mes souvenirs d'enfance de bousculades en paquets (dans lesquelles j'étais incapable de tracer mon chemin, déjà que dans une file d'attente à peu près formée je me fais doubler). Je suis parvenue à tenir le LT malgré les difficultés de bureautique de mon co-confiné, c'est un petit exploit, de ces choses quotidiennes qui passent inaperçues alors qu'elles mériteraient d'être saluées pour ce qu'elles sont : des réussites méritoires. 

J'ai trouvé moyen, sauf à l'heure très tardive d'éteindre l'ordi, de ne pas lire du tout - alors que j'ai The Beatles tune in qui me réclame -. Quand j'écris que c'était la rentrée, je ne croyais pas si bien dire 

 

(1) Les miens sont particulièrement déprimants de faiblesse quand je pense à combien je me suis défoncée dans des postes exigeants physiquement.
(2) Étant donnés certaines pièces qu'il a laissées je suis persuadée qu'il n'était pas connaisseur.
(3) Quelques très beaux outils venant de mon grand-père (hélas bien attaqués par la rouille) 
(4) Depuis la veille au soir une douleur persistante à l'arrière du mollet droit m'a fait préférer d'y aller calmement, sans séance à rythmes précis.

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3 624 472 cas (dont : 250 986 morts (69 168 aux USA) et 1 179 867 guéris) 


Chroniques du confinement jour 48 : doux dimanche

 

    Pour commencer, la course un peu longue du dimanche matin, limitée, on peut l'espérer pour l'une des dernières fois d'un dimanche, par les mesures de confinement. Ç'aura donc été 8,60 km en 55 minutes (avec des pauses pour prendre quelques photos). Il tombait un petit crachin au départ, de la vraie pluie ensuite. Nous avons croisé deux coureurs à pied (ou trois ? j'ai un doute en l'écrivant), un cycliste lent, l'homme au petit chien blanc. Je suis revenue par la zone d'activité et JF a continué par la voie verte, mécontent (1). Passer par la zone d'activité le dimanche c'est être quasi certain·e·s de ne croiser personne, et si tel est le cas de pouvoir le faire au large. Ce fut le cas avec l'un des coureurs croisés (qui lui aussi devait être en train de s'efforcer de varier un peu ses "1 km de rayon").

Puis les abdos - squats - pompes (36 - 26 - 16, ça commence à devenir un peu dur).

Le Fiston a téléphoné, nous avons causé de choses et d'autres et ça a ensoleillé ma matinée. Le temps alors était tout gris.

JF s'est intégralement occupé des repas (des réchauffes ou des plats traiteurs complétés (2)). C'est très agréable pour moi, ça m'a donné du temps pour lire. 
Et aussi effectuer dans la matinée de menus bricolages, une lessive et rangements.

J'ai enfin accroché au mur près du petit bureau le calendrier des postes de l'année 1932, dont l'illustration, je ne sais pourquoi, me rappelle la Belgique. Peut-être parce que lors d'un week-end chez Hilde et Louis lorsque les enfants étaient enfants, nous avions été voir un zoo, proche de chez eux. 
J'ai compris au passage pourquoi je ne l'avais pas fait plus tôt : le mur, de béton brut, est impossible à percer sans perceuse particulière et/ou mèche à béton. Ce qui explique pourquoi la prise électrique est mal enfoncée : même Nino n'aura pas su percer davantage ou pas voulu, craignant un problème consécutif. 

À propos de comprendre, j'ai pigé à retardement pourquoi la déclaration de la com' gouvernementale de la veille sur les Fake News et l'incitation à aller vérifier sur les sites de facts checking des principaux journaux avait fait grand bruit : ces incompétents ont inclus des liens vers certains de ces sites dans un site gouvernemental, donc comme s'ils participaient officiellement du processus, sans avoir ne serait-ce qu'informé lesdits journaux qu'ils le faisaient. Pour moi c'était tellement peu concevable que j'avais cru à une sorte de commission, bref, à leur accord. Un article de Libé expliquait ça très bien, l'erreur que c'est et insistaient au passage qu'ils n'y étaient pour rien.

Le soleil est venu ensuite mais j'étais occupée à écrire puis à faire la sieste en lisant "The Beatles tune in". Et plus tard le jardin était dans l'ombre et il y faisait frais. Raté d'aller lire au jardin.

Des, blogs, aussi. 

Ainsi un billet de Nasiviru, qui s'interrogeait beaucoup sur le retour de sa fille à l'école, compte tenu des circonstances et des complications et des dangers épidémiques et de consignes qui semblent totalement hors sol quand on pense qu'elles vont s'appliquer sur de petits enfants. Comment peuvent-ils imaginer qu'il soit possible de revoir ses camarades sans jouer avec eux ? 
Une note de Valérie de Haute Savoie qui conseille au passage quelques bons polars. Comme la réouverture des librairies au moins pour venir retirer des pré-commandes s'approche, je n'ai plus de scrupules à relayer ce genre de billet. Ou cet autre dans lequel elle évoque via des souvenirs de sa mère la capacité de résilience des enfants quelles que soient les menaces extérieures (bon, du moins, lorsqu'ils ne souffrent pas de la faim, du froid, de peurs directes). 
Cette histoire de reprise bien trop prématurée des écoles, et alors que je ne suis pas directement concernée me tracasse au point que pour la première fois depuis le début du confinement j'ai fait un songe de juste avant le réveil qui concernait ça, les enfants (dont ma fille alors petite) incapables de respecter les gestes barrières et l'inquiétude et le danger que ça nous mettait (nous : plus ou moins les familles d'une sorte de week-end de ciné-club avec un confinement qui nous y bloquait).

À part ça j'y rêvais aussi que j'écrivais les prénoms au fromage sur des pizze que je cuisinais, lesquels bien sûr s'effaçaient au mollissement de la cuisson. Je crois que les images que les ami·e·s publient de la partie culinaire de leur confinement me travaillent aussi. 

J'ignorais ce qu'était un camérisier (arbre du jour dans le calendrier républicain), une réponse illustrée m'a permis de découvrir le délicieux blog d'un jardinier paresseux.  Il pourrait intéresser Lucien Suel

En recherchant autre chose concernant la généalogie familiale, je suis arrivée sur un avis de décès d'un homonyme d'un de mes oncles. La photo jointe me rappelle le souvenir très lointain que j'ai de mon grand-père paternel. Cet homonyme vivait au Luxembourg. Une autre branche familiale de migration ? Étant donné la date je me suis demandé s'il s'agissait d'un malheur dû à l'épidémie de Covid-19, mais la mention de dons en faveur de la recherche contre le cancer laisse à penser qu'il s'est agi d'autre chose. 

De là, je suis arrivée sur un bref article d'un journal régional concernant un cross passé, mais la photo [créditée de Maury Golini] m'a laissé une impression durable, d'énergie et de joie. Aura-t-on la chance dans quelques temps de connaître à nouveau ce genre de moment où l'on ne pense qu'à l'effort de l'instant ? Je ne la reproduit pas ici, il y a probablement des droits. 

Une enseigne de magasins de sport dont un des CM est formidable, et qui en ce moment aide les hôpitaux, a produit un article sur la Slow Life. On en est là. Il faut des articles pour conseiller aux gens de lever le pied par moment (et bien sûr c'est un lever le pied très relatif, avec toujours, productivité capitaliste oblige, l'implicite que quand même il faut bien que ça soit utile à quelque chose). Un monde où rien n'est vraiment dépourvu d'objectifs ni d'arrière-pensée. Et où les noms des activités font plus chic en anglais. 

Je suis retournée à ma vie lente de confinée.  
Probablement atteinte de ce que je pourrais appeler le syndrome de Louis Barthas, car c'est lui qui l'a le mieux décrit, même s'il n'en a pas trop été victime : quand nos vies sont de labeur et de fins de mois étriquées, ce qui est une catastrophe générale peut receler des moments pas du tout déplaisants. Du moins si l'on s'en sort. Car la vie normale est si rude que la vie rude générale du temps de la catastrophe peut se révéler par moment l'être moins. Et permettre de découvrir des trucs. Par exemple pour les troufions en guerre, voir du pays. 
Alors oui, quand je mesure ma vie depuis 2013, les difficultés sans trêves qui se sont enchaînées, comme le travail aussi aura été rude depuis août dernier, rude physiquement, je comprends mieux pourquoi je suis quelqu'un à qui le confinement, dans les bonnes conditions qui sont les miennes, convient. Je n'ai aucune frustrations par rapport à une vie normale magnifique. Bien sûr j'ai manqué et manqueront de bons moments qui étaient prévus, dont entre autre un voyage à Oslo, lié à une course annulée (et puis de toutes façons les frontières sont fermées). Et un stage et une compétition de triathlon. Mais pour le reste ? Cela fait des années que je voudrais retourner en Italie voir ma famille, ou retourner un peu longuement à Bruxelles, cette ville où je me sens chez moi. Et je ne parvenais pas à rassembler simultanément le temps nécessaire et l'argent. Le confinement n'aura rien changé à l'affaire. Le confinement ne me prive de rien dont la rudesse économique, certaines circonstances de la vie subies, et ma difficulté à gagner de l'argent (3) ne m'avaient déjà privée depuis bien longtemps. 
Après, je suis sans illusions : même si nous ne tombons pas malades, ou pas gravement, la suite va être très très difficile. Alors au moins, restons [au] calme et prenons des forces. 
J'espère que nous pourrons rester confinés jusqu'à mon retour au travail le 8 juin. Rien n'est moins sûr du côté de l'emploi de l'époux. 

Douce soirée à tenter de regarder le coucher de soleil, on y a cru il était dégagé jusqu'à 10 minutes avant le crépuscule et puis hop un nuage de dernière minute. Ce fut l'occasion d'échanger quelques mots avec les voisins d'en face qui étaient à leur fenêtre d'en haut, probablement une chambre d'enfants (échange joyeux, que j'ai complété par SMS avec les photos du pré-coucher de soleil et d'un autre, réussi, d'un soir d'avant). C'était un petit moment doux d'échanges malgré l'isolement que nous impose le confinement. Et toujours grâce au très peu de circulation qu'il induit. En tout cas les dimanche. 

Puis c'était le bon moment pour regarder ensemble JF et moi, la 3ème partie du documentaire "Le temps des ouvriers" sur Arte ; ce qui m'a fait rechercher l'article sur August Landmesser, déjà lu quand la photo avait beaucoup circulé il y a plusieurs années, l'homme qui avait été dans une foule le seul à ne pas faire le salut nazi. 

Je n'ai pas eu le courage d'écouter les informations italiennes (ni françaises, ni rien) : j'imaginais des TG remplis des consignes pour le début de déconfinement du lendemain avec sa kyrielle de divergences régionales.

À la place j'ai suivi un thread de Au Palais sur l'affaire Benoît. Ce qui m'a rendu curieuse et poussée par . Mais il se faisait tard alors je suis repartie vers mes chers Beatles. 

 

(1) Pourquoi ? Mystère.

(2) En partant d'une base d'une portion de plat traiteur, et en complétant la garniture à notre main (pâtes, riz ou pommes de terre) on fait deux portions de ce qui constitue notre plat principal.

(3) Du travail j'en ai toujours tant et plus. Mais du travail rémunéré, c'est plus compliqué. Et du travail rémunéré bien payé, n'en parlons pas. 

 

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3 558 840 cas (dont : 247 970 morts (68 489 aux USA) et 1 150 635 guéris)