Cahier du jour, couvre-feu 4 jour 20 - confinement 3 jour 20 - confinement 3 bis jour 20 : premier jour de télétravail

(giovedi)

Par une température de 4 à 5°c, mais plutôt du soleil, un court morning run : 20' à 08'30', pour la séance elle-même, selon le plan de reprise d'entraînement proposé par  Campus Coach. Un jeune gars sous le patronage de sa mère, semblait suivre lui aussi un plan établi (par l'école ? le collège ?). 
puis être allée chercher du pain et de quoi manger le midi à la boulangerie proche de la gare de Levallois avant de prendre rapidement mon petit déjeuner.
J'ai ainsi pu démarrer pile à l'heure ma première journée de télétravail, qui s'est plutôt bien passée, mais peut-être parce que volontairement on m'a transmis de plutôt calmes tickets. Bizarrement, plusieurs libraires qui étaient sur le départ et m'ont demandé, eux, de rappeler un autre jour - effets de ricochets du confinement ? Pour l'une d'entre elles c'était le cas : problème de garde d'enfant -. Je le note car il m'a semblé qu'un peu dans tous les domaines cette semaine était totalement étrange : entre celles et ceux qui semblent s'affranchir de toutes précautions, entre mépris suicidaire de la pandémie et impression de jouer les rebelles, et une foule de gens qui se retrouvent empêtrés dans des contraintes croisées. Tout est à la fois comme avant les nouvelles mesures et pas comme ça. La météo y met du sien qui est printanière un jour et hivernale le lendemain.


20210408_084711    Débuter la pause déjeuner par la suite et fin de brèves écritures que je n'avais pas eu le temps de boucler après le petit-déjeuner, avant de sortir brièvement à la fin de cette heure : descendre un carton à la poubelle, faire quelques pas dans le cimetière voisin.


Une après-midi sans relâche puis un moment au téléphone avec l'un des responsables qui m'a expliqué quelques choses tout bien, ce qui m'a permis de ne pas me sentir isolée.
Finir délicieusement à l'heure dite, avec un bon sentiment du devoir accompli, et sortir brièvement, couvre-feu oblige, mais très volontairement afin de marquer la fin nette de la journée de boulot. Alors je suis sortie vider quelques bricoles en verre et me suis cassé le nez pour ce qui était d'aller chercher un dîner chez le restaurant japonais du bout de la rue : "à partir de 18:00 livreurs uniquement" disait un panneau scotché sur la vitre.
Je me suis alors contentée de faire un bout de tour de pâté de maison puis de passer à la chambre du 7ème déposer un peu de linge, voir si tout allait bien, et puis sur une impulsion téléphoner à C. qui était très contente et sortait de sa 2ème injection de Pfizer. Il y avait un beau soleil couchant
Enfin un petit dîner de restes, Tout le sport, une lessive, la vaisselle, et puis la soirée aux petites écritures devant Rai News 24 et  Rai Storia plus tard.
J'ai pris le temps d'envoyer un mail à un ami pour lui transmettre les bonnes nouvelles de notre amie commune.


Étrange impression que le télétravail, le job qui envahit la maison, et puis l'étrange solitude alors que jusqu'à présent je ne l'avais pas ressentie, plutôt contente en fin de journée d'être en mode Ah enfin seule ! après les heures de bureau et la circulation ou les transports. 

Le temps et l'énergie que l'on économise en transports non effectués sont plus impressionnant que je ne me l'étais imaginé.

 


Cahier du jour, couvre-feu 4 jour 17 - confinement 3 jour 17 - confinement 3 bis jour 3 : jour férié, soulagé

(lunedi)

 

20210405_090451   Un petit entraînement seule, simple et léger juste en bas (jardins BIC) dès le réveil. L'idée était de compléter le parcours de la veille, jugé incomplet afin d'atteindre au moins 10 km sur l'ensemble de la semaine.
Puis la douche et le petit-déjeuner avec un croissant que JF qui entre temps s'était réveillé, était allé chercher.

Un désistement prévisible du réparateur de vélo pour cause de jour férié (rendez-vous reporté au lendemain soir, il va encore falloir que je cavale après bosser).

Un début d'écritures de diario du matin, et il était plus que temps de m'occuper de sortir une lessive dont le résultat était attendu, avant une sieste durant laquelle j'ai sombré très fort dans un sommeil très profond, juste avant que le joueur de pétanque n'aille à la pétanque et me réveille par son départ raté (il avait oublié ses clefs). Je me suis remise à écrire.
Il n'est pas rentré trop tard et m'a préparé un café.
Peu après, j'ai eu le plaisir de pouvoir me livrer en direct à une séance de Tabata sans le problème de rentrer trop tard du travail.
Bref dîner d'un reste de coquillettes devant Tout le sport filmé dans les bureaux (mesures sanitaires, perplexité : en quoi était-ce plus sûr que le studio ?) c'était marrant le côté coulisses ; puis des échanges de SMS avec Simone entre autre. C'est triste, mais mieux que rien, de devoir attendre le brin de liberté accordé par un jour férié pour pouvoir reprendre le fil de nos relations, de l'amitié.
J'ai pris le temps de répondre à un touite d'une femme médecin qui semblait chercher des volontaires pour ne pas gaspiller des doses inutilisées d'Astra Zeneca, transmis par La Souris. C'est une chance qui se tente, j'ai plus de 55 ans.
Fin de soirée consacrée aux écritures du quotidien devant Rai News 24 puis Rai Storia.

Sur sa défaite de la veille où on l'a vu caler à quelques dizaines de mètres de gagner, Mathieu van der Poel a écrit sur son Insta, I raced my heart out. No regrets.
Quoi qu'il en fut, c'est beau.

De mes amis du triathlon, ça y est, sont jeunes parents. En fait j'avais tous les éléments pour m'y attendre, mais mon cerveau, comme souvent, n'avait pas fait entre eux la jonction. Je suis contente pour eux et ce nouvel humain qui est tombé dans un endroit bien, même si pour l'époque, c'est moyen.

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TL 203,5
DD 128/00
Covid_19 ressenti : 421 jours 

 
updated: April 05, 2021, 21:47 GMT
132,327,064 cas dont 2,871,522 morts et 106,536,106 guéris
 
USA : + 38 617 nouveaux cas ; 569,082 morts depuis le début ; +303 morts ce jour ; soit 1,712 morts / 1 M d'habitants
France : +10,793 nouveaux cas ; 96,875 morts depuis le début ; +197 morts ce jour ; soit 1,482 morts / 1 M d'habitants 
Italie : +10,680 nouveaux cas ; 111,326 morts depuis le début ; +296 morts ce jour ; soit 1,843 morts / 1 M d'habitants
Belgique : +3,522 nouveaux cas ; 23,169 morts depuis le début ; +39 morts ce jour ; soit 1,993 morts / 1 M d'habitants 
UK : +2,762 nouveaux cas ; 126,862 morts depuis le début ; +26 morts ce jour ; soit 1,861 morts / 1 M d'habitants
 
Effet de week-end ou déplacement de la pandémie ? Désormais l'Inde et la Turquie prennent la relève des USA et du Brésil comme pays les plus touchés par de nouveaux cas.
Sur Rai News 24 il a été fait mention de premiers cas d'un variant japonais qui serait le variant anglais en plus virulent. Si c'est confirmé, ça promet.
 
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Liens du dimanche soir

Durant la semaine au soir, je vois passer des billets ou des articles ou des textes qui m'intéressent. Seulement si je veux éviter de me coucher après minuit, afin d'éviter que la journée du lendemain ou celle du surlendemain ne ressemblent à des tortures de conséquences de privations de sommeil, je n'ai pas le temps matériel de les lire.

Vient le week-end et je me dis Chic alors je vais pouvoir. Sauf qu'en ce moment un grand bout du samedi est consacré à des petites choses que le couvre-feu rend désormais impossible en semaine après le boulot, entre petites courses et entraînements sportifs en extérieur. Et que la fatigue en ce début de printemps après une année de pandémie est puissante, ce qui oblige à dormir.

Bref, bien de ces liens sont restés sans être tout à fait lus jusqu'au bout, et ça fait plusieurs week-end que ça dure. Alors je vais tenter d'en sauver quelques-uns pour la prochaine fois où j'aurais des heures perdues (un jour de récup ? de RTT ?). 

Vivre avec une thalassémie, même mineure, c'est savoir devoir laisser un article intéressant lu aux 2/3. On doit sans arrêt forcer sur la fatigue pour tenir un poste normal en entreprise alors il faut apprendre à renoncer sur les choses qui nous intéressent à titre personnel. 

Ce qu'on s'amusait (1951) ;
- Conversations avec Keith Richards (je n'ai pas renoncé, j'avance peu à peu, mais j'enrage de mon manque de temps libre) ; 
- Les œuvres du peintre Valérius de Saedeleer ;
- Constance : The tragic and scandalous life of Mrs Oscar Wilde by Franny Moyle (review) ;
- Interstices : le chaos c'est la vie (lu en entier mais j'étais si fatiguée que j'aimerais le relire) ;
- La nuit du journal intime sur France Culture ; (à écouter, en fait)
- Gloire et chute de Sébastien Feller, le prodige des échecs français devenu roi de la triche découvert grâce à Joachim Sene et que je voudrais relire à un moment où je peux paisiblement penser à son potentiel romanesque ;
- plusieurs billets sur Le Kawa Littéraire (et tenter de savoir pourquoi l'interruption) ; 
- une recherche à terminer sur The Beatles Bible rapport à The Beatles Tune In que je suis toujours en train de lire, triste d'être obligée de tant morceler.

 

Ceux-ci pas pour les lire, c'est fait, mais pour penser à en parler à quelques personnes en particulier (je sens que je vais oublier)

- Isère : Un patron abandonne son employé sur l'autoroute après une dispute
- Au rêve : le café mythique de Montmartre va être vendu aux enchères

 


Cahier du jour, couvre-feu 4 jour 7 - confinement 3 jour 7 : Fine settimana (ça tombe bien)

(venerdi)

 

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20210326_094224    Après un réveil plutôt tardif (07:14), mais bon le vendredi je commence plus tard, manquer être mise en retard par une brève panne générale de courant alors que j'étais sur le point de partir. Le truc qui te fait penser Ben heureusement que je n'étais pas déjà sortie de l'appartement et en train de prendre l'ascenseur (cela dit je descends le plus souvent à pied, alors ...)
Partir au boulot en RER C puis B en prévoyant large (train de 08:39) pour pouvoir lire un peu le Canard (choix d'utiliser les transports en commun et le RER calme) et pour descendre à Gentilly et me la jouer petite balade avant le boulot. Passée tout près de l'Église des Anges Déteints. 
Vu que Le Parisien avait publié une interview d'Élyette qui déplore la vente prochaine aux enchères de son Rêve qu'elle avait cédé en 2009. Les successeurs étaient des gens plutôt sympas mais leurs prix trop chers (enfin des prix gentrifiés, quoi) et ils manquaient d'aura, de charisme. Ce dont Élyette débordait. J'ai été toutefois contente de voir qu'elle avait pris la parole, ça signifiait qu'elle était toujours là et qu'elle allait bien.
Journée de travail sans trêve en plus qu'avec des moments où je faisais standardiste puisqu'une seule était présente. 
Déjeuner à deux puis trois dans la salle du 4ème où il ne reste plus que trois petites tables en plus du point central. Un des collègues s'était fait vacciner la veille après s'être enregistré auprès de sa pharmacie laquelle a reçu ... 12 doses (Astra Zeneca). Compte tenu de sa âge et de sa pathologie, il était parmi ces douze premiers qu'elle a rappelés. Un autre collègue, plus jeune mais éligible de par une pathologie qu'il a, était fortement encouragé par le boss à en faire autant, et qui y mettait les formes. Même si on pense que ne pas se faire vacciner est terriblement dangereux, il ne convient pas de donner des ordres aux gens, sur ce sujet là.
Une après-midi qui passe à toute allure à bosser de ouf et ne s'achève pas avant 19:00 (19:18 témoigne mon attestation)
bien sûr rien ne m'y oblige mais difficile de partir à l'heure en sifflotant l'air dégagé, quand on voit le retard qui s'accumule.
Croiser un contrôle policier devant la petite poste de briques rouges de la place longue devant chez Doisneau ; mais les piétons qui avaient l'air de rentrer du travail ne les intéressaient pas (tant mieux).
Un retour rapide RER B puis ligne 14 sans trop d'attente sans incident, d'où une arrivée vers 20:15
puis une séance de Tabata, à l'origine celle de mercredi.
Échanges avec JF au sujet de la remise à l'heure du micro-ondes, déréglé par la coupure de courant du matin ;  douche et rapide dîner. Peu parlé, j'étais crevée.
Vu un bout (la fin, les 20 ou 25 dernières minutes) du match de Rugby France-Écosse après avoir regardé "Tout le sport" en différé qui m'avait rappelé l'existence du match ; une partie vive, assez prenante et puis j'aimais bien les échanges entre et avec les arbitres, les décisions expliquées par l'arbitre lui-même, porteur d'un micro-casque
Écritures du quotidien devant Rai News 24 puis Rai Storia avec l'émission d'histoire qui parlait du fascisme italien et un beau documentaire de témoignage des communistes (ou plutôt : enfants de et désormais vieilles et vieux) italiens qui ont grandi en URSS où ils furent plus ou moins réfugiés à cause du fascisme ou alors partis jeunes pour étudier là en faculté, "Sono nato communista".

 

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TL 199,5
DD 119/00
Covid_19 ressenti : 412 jours 

updated: March 27, 2021, 01:17 GMT
126,680,669 cas dont 2,778,858 morts et 102,146,334 guéris
 
USA : +76,844 nouveaux cas ; 561,139 morts depuis le début ; +1,286 morts ce jour ; soit 1,688 morts / 1 M d'habitants
France : + 41 869 nouveaux cas ; 94,275 morts depuis le début ; +363 morts ce jour ; soit 1,442 morts / 1 M d'habitants 
Italie : +23,987 nouveaux cas ; 107,256 morts depuis le début ; +457 morts ce jour ; soit 1,776 morts / 1 M d'habitants
Belgique : +5,518 nouveaux cas ; 22,816 morts depuis le début ; +30 morts ce jour ; soit 1,962 morts / 1 M d'habitants 
UK : +6,187 nouveaux cas ; 126,515 morts depuis le début ; +70 morts ce jour ; soit 1,856 morts / 1 M d'habitants

Je crois qu'en France il n'y a pas de quoi être fiers, ni de notre gouvernement, ni du comportement d'une partie de la population. Ce soir nous sommes le 4ème pays du monde en terme de nouveaux cas.
 
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Be careful please

Jakob Ingebrigtsen's european record à Liévin

 

 

Comme souvent The runner fait une analyse fort juste de la situation. Je crois que tout en étant estomaqués mais pas si surpris - ça fait des années qu'on le suit ce garçon, et sa fratrie (1) -, connaissant les cycles de performances optimales des athlètes de haut niveau chez lesquels tout tient de l'ordre du réglage très fin, nous nous inquiétons pour lui d'un début de saison à ce point en fanfare.

Peut-être qu'effectivement on peut mettre cette ultra-performance sur le compte de son jeune âge et de sa frustration de ne pas avoir eu assez de compétitions en 2020 et de subir tant d'incertitudes pour 2021. Il n'empêche, be careful, please, man.

Cela dit, quelle perfection dans la foulée. Si l'athlétisme comportait une note comme en gymnastique, il aurait The perfect ten, comme Nadia Comaneci à Montréal. 

 

(1) Ingrid promet beaucoup. Si aucun problème de santé ne survient, elle fera des étincelles. 


Photos retrouvées et la corbeille du Samsung Galaxy

Puisqu'il est impossible de dormir, les voisins étant en pleine bamboche - dans la mesure où ils furent covidés en octobre ou novembre, je suppose qu'ils n'en ont plus rien à cirer, voire même une sorte de revanche à prendre -, je fais mes petits ménages, sauvegardes et tris de photos, dans l'espoir de pouvoir bientôt disposer d'assez de mémoire sur mon téléfonino pour y télécharger Stop-covid y déposer la mise-à-jour de WhatsApp qui non effectuée bloque l'appli.

Au passage quelques photos que je suis contente d'avoir retrouvées. 

Pour me le rappeler la prochaine fois : une fois les photos supprimées elles vont dans la Corbeille où elles restent récupérables pendant 15 jours. Mon ménage ayant pour but de faire place j'ai dû aller la vider. Elle se trouve dans Galerie dans les Paramètres qui sont accessibles via les trois petits points en haut à droite. 

 

Un excellent souvenir du 27 juin 2018 : Nicolas Jaillet en concert chez Charybde 

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Le 28 juin 2018, notre fille avait contribué à organiser une soirée au Hasard Ludique et nous y étions allés, le daron et la daronne, en soutien ; et c'était bien. J'ai oublié qui était le musicien sur la photo, mais j'en ferais volontiers une couv' de bouquin. 

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Cahier du jour, couvre-feu 2 jour 2 : travailler tard

(mercoledi)

 

Journée de boulot bien costaud, fin assez lourde et tardive (18:50 à 18:55, impossible d'abandonner les en-cours avant qu'ils ne soient un minimum dépotés) encadrée par deux trajets #Vélotaf dont un retour dans une circulation accrue, comme si tout le monde se hâtait de rentrer avant le couvre-feu, ce qui à 20:00 à Paris est totalement utopique. Porte d'Asnières, vers 08:10, un solide embouteillage.

À l'aller, le matin, le brouillard rendait invisible our famous Eiffel Tower - je fais en piéton le Pont Alexandre III pour pouvoir prendre des photos -, je garde sur le vélo (celui "de Fabien") la loupiote principale + 1 à l'arrière.
Un scooter s'est spontanément poussé porte de Clichy, alors que résignée, je m'étais paisiblement arrêtée derrière lui, pour me laisser passer à droite de véhicules coincés passage pour lequel il était trop large. Vous voulez passer ? m'a-t-il gentiment demandé. Gratitude, en plus qu'il m'a vraiment permis de gagner du temps car pouvant ainsi retrouver la piste cyclable un peu plus haut, j'ai eu le feu suivant au vert.

Sinon les usual frôlages et tourne-à-droite, quoiqu'une voiture civilisée au carrefour du Lutetia soit passée derrière moi (comme elles devraient toujours le faire au redémarrage d'un feu) pour tourner, tandis que j'allais tout droit.

Journée coupée agréablement, à présent que nous sommes libres de nos mouvements entre 06:00 et 20:00, par un passage chez le traiteur italien et à la librairie Le Bonheur ; puis dégustation au 4ème en solitaire car j'étais partie déjeuner tard et que nous n'étions que 4 puis dans l'après-midi 5, en présence ce jour, en plus des deux standardistes.

Une soirée qui file comme de rien, mais je réponds au moins aux paquets reçus (les commandes de cadeaux passées le week-end dernier + le livre de Pieterke Mol + l'appareil photo de Valérie), lance une lessive, et vois des images du tribunal d'à deux pas de chez moi sur Rai News 24 (les condamnation du procès "Charlie" on été prononcées). C'est toujours curieux de voir sur un écran (de télé ou de cinéma) des images de près de chez soi lorsqu'on ne s'y attend pas spécialement. Pour un peu je me serais vue passer à vélo.

Soirée au cours de laquelle je n'aurais quasiment pas vu mon conjoint, déjà au lit après son dîner quand je suis rentrée - il avait pu respecter le couvre-feu, lui - et endormi lorsque j'ai eu terminé ma douche et mon dîner et que je suis revenue ponctuellement vers la chambre.

J'ai appris incidemment, à l'occasion du partage d'un Vos Souvenirs sur FB, qu'une de mes connaissances amicales - parmi les personnes que l'on rencontre par le travail, mais qui sont au bout de quelques temps plus proches que de simples connaissances professionnelles - était morte début mars 2017. J'en reste, presque deux heures après toute destabilisée et bien sûr émue.
En fait elle avait commenté un des statuts un peu bien passés que je partageais, je me suis dit que Tiens, ça faisait longtemps, que devient-elle et voilà que s'affiche la page "in memoriam" que FB applique désormais aux profils des défunts.
Il n'est pas exclu que je l'aie su au moment même, mais que comme ma propre mère venait de mourir, ma mémoire ait refusé de retenir un décès de plus, surmenée que j'étais par un travail avec d'un peu longs trajets, le deuil, et l'organisation des obsèques avec changement de région, sans parler de l'affaire du voisin voleur qui survenait au pire mauvais moment.

J'espère pouvoir lire, le journal et un peu du livre arrivé, avant de tomber de sommeil.

 

PS : Blimey, le sang de San Gennaro ne s'est pas liquéfié, c'est signe de malheur comme par exemple les grandes épidémies. Lo sapevamo già. Ou alors c'est une forme d'hommage posthume à la mémoire de Maradona, le Saint étant lui-même affligé par cette disparition ;-) 

PS' : J'avais oublié de le noter, mais il semblerait que le déménagement du week-end dernier était celui des jeunes voisins du 4ème gauche dont le chat si beau venait souvent nous rendre visite, ces derniers temps. Dommage je n'ai même pas pu lui dire au revoir. 

 

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Capture d’écran 2020-12-16 à 21.32.14

TTL 128,5
DD 21/00
 
updated: December 16, 2020, 23:23 GMT
74 462 181 cas dont 1 653 624 morts et 52 302 739 guéris
 
USA : + 207 874 nouveaux cas ;  314 173 morts depuis le début ; + 3 082 morts ce jour ; soit 947 morts / 1 M d'habitants 
France : + 17 615 nouveaux cas ; 59 361 morts depuis le début ;  + 289 morts ce jour ; soit 908 morts / 1 M d'habitants
Italie : + 17 572 nouveaux cas ; 66 537 morts depuis le début ; + 680 morts ce jour ; soit 1 101 morts / 1 M d'habitants
Belgique : + 2 211 nouveaux cas ; 18 178 morts depuis le début ; + 124 morts ce jour ; soit 1 565 morts / 1 M d'habitants
 
 
autres sources disponibles :

Chroniques du déconfinement jour 13 : des retrouvailles qui m'ont fait plaisir

Déconfinement officiel 1 jour 40

 

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Vélotaf avec le VTT jaune, dont la remise en état me déçoit un brin, mais qui a cessé d'avoir la roue arrière avec du jeu. Je le confierais hors période de rush à un atelier ami, lequel n'a pas de place en ce moment.

Je m'accorde enfin la rue de Rivoli offerte aux vélos. Ça fait rêver, on aimerait toute la ville ainsi et les véhicules à moteurs uniquement lorsqu'ils sont indispensables. 

Le hic c'est qu'ensuite le parcours le plus direct n'est vraiment pas vélo-friendly : remonter Saint-Michel en jouant avec les bus au chat et à la souris ; passer par plusieurs carrefours bien costauds, où la piste cyclable s'efface ou bien prend un tour si bizarre et impraticable qu'il semble plus sage de rester parmi les voitures. 

Il faudra que je trouve une suite possible à ce bout merveilleux.

Retour par le Bois de Boulogne, en affinant. L'idée est de trouver un itinéraire qui survivra aux premières nuits longues. Les petits chemins marrants à faire à la saison ne le seront à la rentrée plus guère.

Chouette journée de boulot en formation auprès de mon collègue Romain. J'aime bien la partie "sites" et ai assisté à une réunion fort intéressante en terme d'étape nécessaire pour transformer les demande de clients en points de développements concrets. J'ai beaucoup appris.

Le déjeuner collectif du midi a été pour moi l'occasion de retrouver quelqu'un avec qui j'avais taffé en tant que libraire volante et même si nous n'avons rien pu nous dire de personnel, j'étais si heureuse de la retrouver ainsi, et en plus heureuse dans son nouveau poste et avec un employeur hyper respectueux, payant les heures supplémentaires, accordant d'emblée toutes les absences nécessaires pour un deuil, bref, le rêve (1).

Toujours aussi étrange pour moi de sortir du taf en me sentant physiquement si légère. J'avais vraiment intégré le mal de jambes, genoux douloureux de fin de journée comme un état normal. Là, je suis super heureuse de retrouver mon biclou pour ENFIN bouger un peu.

Notre fille sortait mais n'est pas rentrée si tard même si elle ne s'est pas attardée. Nous étions donc les deux petits vieux - en pratique, rentrant chacun vers 20h30 nous avons dîné en même temps puis vaqué chacun à notre "restant à faire" de la semaine, moi l'écriture, les messages à répondre ..., lui ses obligations de président de club sportif. Et soudain il est fort tard.

Mini LT des infos italiennes. L'épidémie avait la veille connu une remontée mais est à nouveau à la baisse (ouf !). Et l'événement du jour ne concernait pas le #Covid_19 mais Alex Zanardi, un ancien champion de sport automobile reconverti en handisport après un accident qui avait failli lui coûter la vie en 2001 et qui venait, alors qu'il participait en handibike à un événement sportif, d'avoir eu un grave accident de la circulation.  

 

(1) C'était pour moi le cas au Connétable ; mais c'était moi qui ne voulait pas m'absenter sachant que si je ne venais pas c'était Leslie qui devait s'y coller. Alors je mettais un point d'honneur à m'absenter le moins possible. Dans la librairie dont je parle ils sont trois à l'effectif, si j'ai bien compris, donc si une personne a un lourd souci familial le boulot se répartit sur deux. 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
8 746 703 cas (dont : 461 778 morts (121 402 morts aux USA) et 4 619 651 guéris)

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs


Chroniques du déconfinement jour 7 : premier samedi libre de période travaillée

Déconfinement officiel 1 jour 34

    

    Je reste stupéfaite au réveil de l'étrange journée que j'ai devant moi : un samedi de période de travail qui ne soit pas travaillé, ni pourvu d'une activité "en dur". C'est là que les cours de danse me manquent le plus : j'étais tant habituée avant les samedi de libraire aux samedi dansés.

Le fiston me manque aussi. C'est à présent, de retour du confinement que je mesure à quel point son départ laisse un grand vide. Même si nous échangeons par messagerie, ç'en est fini de nos conversations au fil de ses passages dans la cuisine. De sa présence rassurante pour moi. De nos plaisanteries de connivence. Le confinement en aura retardé la violence : il était normal qu'il ne soit pas là puisque chacun était confiné ici ou là. À présent c'est la vie d'Avant mais pas en vrai et sans tout ce qui était le plus chouette. Une vie désenchantée.

Finalement ce samedi comme j'en ai peu connus sera consacré à quelques bricoles pour la maison et un trajets jusqu'à l'autre bout de Levallois pour déposer le vélo jaune à réparation (l'axe arrière, mort ou presque ; on peut attendre qu'il casse me dit le réparateur, arguant que ça n'engendrera pas de chute ; bah euh ben comment dire, je ne préfère pas). Au retour, étape très raisonnable à la boutique du LSC par soutien (et de mon moral et de la boutique) (1) et pour acheter un poulet rôti là où ils le font bon. 

Je porte un masque, sauf pour le trajet aller du vélo ; personne ne m'y oblige mais nous sommes assez nombreuses à le faire. Les hommes nettement moins. 

Au passage je croise des hommes se faisant un check normal et d'autres personnes se donnant du coude ; certaines personnes respectent scrupuleusement une distance de sécurités et d'autres sont déjà en mode "retour à la normale".

JF passe l'après-midi à la pétanque et moi dans une sorte d'état cotonneux que j'espère récupérateur. Je lutte comme je peux et y succombe quand j'estime avoir accompli un minimum vital dans la maison (lessive, quelques bricoles, dont de l'administratif) ; une fois passée l'heure à laquelle j'aurais pu recevoir un SMS du réparateur pour la mise à disposition du vélo et aller le chercher aussitôt, je prends une bonne douche dans l'espoir qu'elle me réveille. Peine perdue.

Je n'ai pas totalement perdu mon temps : vu le film La Parmigiana (1963) avec Catherine Spaak dont je suis étonnée de trouver ensuite une vidéo récente (2016 ?) dans laquelle elle dit du bien de Marcello Mastroianni. #MeToo étant passé par là, je me dis que belle comme elle était, et entrée toute jeune dans le circuit (si La Parmigiana est sorti en 1963 en ayant été filmé en 1972 elle n'avait que 17 ans), elle a dû en supporter des saloperies. 

Et je poursuis ma lecture documentée (j'écoute les musiques citées, je cherche les photos évoquées, je lis des articles qui apparaissent lors de ces recherches ou bien des videos documentaires) de The Beatles Tune In, toujours aussi passionnant mais peu pratique à lire au lit.  

Bref échanges de nouvelles par SMS avec une grande amie, laquelle a de bonnes nouvelles et ça m'ensoleille la fin de journée.

Un regret : je comptais passer à l'Attrape-Cœurs mais comme le réparateur m'a dit de passer aussitôt, je me suis concentrée sur le vélo et comme j'attendais qu'il me dise éventuellement de venir le rechercher le soir même, je ne suis pas ressortie. Et puis quelque chose me pousse à me déconfiner avec modération ; sans qu'il ne s'agisse de crainte car je suis persuadée au fond de moi de m'être bagarrée déjà avec le virus, m'être sentie bizarre en février - mars et que peut-être je suis immunisée, mais par une forme de De grâce restons tous le plus prudents possible. Dans le même ordre d'idée, je porte un masque dès que nécessaire et très scrupuleusement. Pareil pour le passage des mains au gel hydroalcoolique. Ça tient un peu du rituel, comme des gestes destinés à apaiser le dieux furieux des épidémies. 

Je voulais me coucher tôt mais il s'est trouvé soudain qu'il était minuit trente. C'est donc encore raté.

Il y  a eu une grande manif contre le racisme à République marquée par nassage et gazage alors que rien ne se passait, des identitaires qui ont déployé une banderole raciste provocatrice qu'un acrobate a grimpé ôter.

À part ça j'ai peu suivi les infos, il y avait saturation d'éléments venant de l'extérieur, du fait d'être retournée travailler et du contraste d'avec la période de parfait retrait qu'avait pour nous été le confinement. Il y avait une prise de parole de Giuseppe Conte, que je n'ai pas écoutée en entier, par fatigue.

Dommage, c'était beau ce qu'il disait "Vogliamo inverstire sulla bellezza"

 

(1) par un phénomène curieux : je ne m'aime pas en photo sauf sur les images de pratiques sportives et le shopping ne me remonte pas le moral ... sauf les vêtements de sport. 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
7 848 631 cas (dont : 431 534 morts (117 482 morts aux USA) et 4 016 178 guéris)


Chroniques du confinement jour 77 : le miroir sur le mur

Déconfinement officiel 1 jour 22

 

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C'était le programme de la journée : parvenir à fixer le lourd vieux miroir qui fut autrefois chez le grand-père et si possible repercer des trous mieux faits pour la tringle au dessus de la porte.

Avec difficultés car les murs semblent bien de pierres au moins par endroit, nous y sommes parvenus.

JF à la perceuse et moi à tout le reste sauf l'aspirateur d'après (faire place, prévoir les dispositifs, prendre les mesures, trouver les ustensiles précis, reboucher des ratages au mastic, remettre en place après) nous y sommes parvenus. 

En dînant à 22h (car monsieur avait besoin de "jeter quelques boules" pour se détendre après.

J'ai aussi passé plusieurs meubles(dont celui des chaussures) et l'arrière de celui-ci et le miroir lui-même au baume des antiquaires. Il ne réussit pas trop à l'avant des meubles de Taverny, sans doute sont-ils cirés.

Tant de question que l'on se pose lorsqu'on a hérité : en quoi les murs d'une maison sont-ils faits ? Comment les meubles doivent-ils être soignés ? À quoi servait cet objet ?

L'avantage du bricolage d'un niveau trop élevé pour notre expériences (JF et moi sommes des débutants, lui par peu de goût pour l'activité, moi parce que mon père estimait qu'on ne transmettait pas cela à une fille, même demandeuse (ce ne fut jamais clairement dit, mais dès que je tentais quoi que ce soit "Laisse-moi faire tu n'as pas la force !" ou "Donne-moi ça tu vas te blesser" (2)), est qu'on y est à fond. Oublié le monde en contagions et émeutes avec un président des USA aux abois (1), mis en arrière-plans les malheurs d'ami·e·s proches - ce qui n'empêche pas de penser à elles, mais la vie concrète reprend le dessus, ce qui est le plus censé, lorsqu'on ne peut rien faire de concret qui puisse soulager. Il n'empêche, je pense surtout à l'une d'entre elles ces jours-ci. Inquiète pour elle, car je suis bien placée pour connaître la faiblesse des forts lorsque le sort s'acharne à répétition.  

À la marge, en fin de matinée et alors qu'il s'occupait du déjeuner et qu'il fallait attendre d'avoir mangé pour faire place aux travaux, j'ai commencé enfin de m'occuper de ma participation à Ce qui nous empêche, ainsi qu'à mon inscription à l'Auberge des blogueurs. Je me demandais si l'on devra s'ancrer dans l'année (2020) ou non. Visiblement la question s'est posée et il a été décidé que le jeu littéraire étant là pour nous aérer l'esprit, il serait Covid-free. Suis-je la seule à me rendre compte que nous avons déjà été tellement changés par cette expérience collective générale, qu'il nous faudra un effort pour ne pas commettre de sortes d'anachronismes ? Un peu comme si l'on devait écrire au présent une histoire dans laquelle on serait dans une époque où les téléphones portables n'existaient pas encore.

Il faudra que je m'occupe aussi de mon émission Côté Papier mais pas seulement sur Cause Commune. Comme je n'ai pas ici ce qu'il faut pour enregistrer ni intervenir sauf si on me téléphone, j'ai laissé filer, vu que des travaux étaient envisagés au studio, mais ne sais rien de plus.

Bref, un mois de plus m'aurait été nécessaire. 
As usual. 
Trop d'idées et de dynamisme mental et de sens du devoir, pour un corps qui a ses limites.

Le Fiston était à Bergue et m'a envoyé une photo de lui prise sans doute par son amie, où il a l'air si heureux que ça réjouit le cœur. 

 

(1) Il fut dit aux infos italiennes qu'il passait la nuit en son bunker. 

(2) Quel dommage toutefois que cet apprentissage familial filial manqué ! J'ai clairement le goût et l'appétence pour ça. Je suis ravie d'apprendre. Il me manque effectivement une part de force physique, même si depuis le triathlon, je parviens à effectuer la plupart des choses nécessaires. Me reste les outils et c'est beaucoup. Et la mémoire des gestes que j'ai observés si longtemps - car mon père acceptait que je regarde si je restais sage et ne posais pas trop de questions tout le temps -.

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

6 355 171 cas (dont : 376 805 morts (dont 106 878 morts aux USA) et 2 888 244 guéris)