Cahier du jour, déconfinement jour 71 : Run Forrest, run

déconfinement officiel 1 jour 98

 

Un réveil à 6h10 en me sentant comme si la nuit était achevée. Mais il était décidément trop tôt alors je ne me suis pas levée j'ai simplement échangé un bref message avec Le Fiston qui partait en vacances en Dordogne avec ses colocs et son amoureuse en voiture et à l'aube. Puis je me suis rendormie d'enclume.

20200816_112447 Au réel réveil passé 9h, il faisait si sombre alors que la pluie tombait  que j'ai dû dans la cuisine allumer la lumière.
J'avais renoncé à aller courir. Finalement la pluie a cessé, je venais de voir une vidéo de l'extraordinaire 1500 m réalisé à Monaco par Timothy Cheruiyot et Jakob Ingebrigtsen, que je n'ai pu me résoudre à renoncer à courir et y suis allée pour un tour de l'Île de la Jatte, seule car JF n'avait plus le courage de se lever, et seule aussi ou quasiment dehors.

J'en ai profité pour explorer quelques peu de rues par lesquelles à deux nous ne passons pas - JF n'est pas très exploreur, il aime bien procéder par circuits établis -. Et j'ai vu que tous les arbres de la berge, Est - Sud Est avaient été coupés, ça m'a serré le cœur, même si ça datait déjà d'un moment. 

Dans une de mes poches, un masque, que je n'ai pas utilisé, courir avec étant presque impossible, sinon dangereux (tomber dans les pommes soudainement). Visiblement et compte tenu des attitudes et équipements des quelques personnes croisées occupées à autre chose qu'à de la course à pied, personne ne savait trop ce qu'il convenait de faire. Le masque porté dans le pli du coude est très tendance. 
Il y avait trop peu de monde pour présenter un risque les uns pour les autres, il n'empêche qu'au retour des vacances courantes de la plupart des gens et compte tenu de la reprise de l'épidémie en France (plus de 3000 nouveau cas à nouveau ce jour), la question se posera. Et si le masque devient vraiment obligatoire sans dérogation, comment ferons-nous pour la course à pied.

Journée calme ensuite à écrire, à lire, à dormir, en grande partie seule (l'une à La Haye, l'autre parti faire différentes courses puis à la pétanque, la sacro sainte pétanque dont il est revenu tard - retardé m'a-t-il dit par une partie brillante mais prolongée (13-12) et une embrouille entre jeunes et enfants (dont j'avais entendu une partie sous mes fenêtres et qui au moment où je commençais à me demander si c'était du lard ou du cochon s'était déplacée plus loin ; vers le club, donc) -). 

Vu entre autre un très beau documentaire sur le Paris de 1975 en pleine transformation avec une belle présence de Robert Doisneau. 

Le Fiston m'avait envoyé un message vers à 16h pour dire qu'ils étaient bien arrivés en Dordogne dans une maison de famille des parents de son amoureuse ; ce qui m'a permis de vivre la fin de journée dans la sérénité. 

Sa sœur avait en Normandie revu un heureux lot de membres de la famille et j'étais heureuse pour elle et eux tous. 

C'est quelque chose de très satisfaisant lorsque les enfants sont devenus adultes de les savoirs heureux dans leur vie loin de nous, envol réussi, mission accomplie. Ça n'empêche pas qu'ils nous manquent.

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Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
21 789 647 cas (dont : 772 209 morts (173 037 morts aux USA) et 14 529 444 guéris

 

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs

 


Cahier du jour, déconfinement jour 63 : belle course en forêt, achats heureux, et bon repos après

déconfinement officiel 1 jour 90

 

20200808_105308    Un morning run de 12 km en forêt de Montmorency, j'ai cette fois-ci veillé à bien suivre un chemin raisonnable pour la dernière partie du parcours, là où je suis toujours tentée de faire des fantaisies inventives. Canicule ou congés ?, il y avait nettement moins de sportifs qu'à l'ordinaire, mais pas mal de personnes qui se promenaient. Et dans l'étang du château de la Chasse de nombreuses personnes qui faisaient nager leur chien.

JF était d'accord pour que nous passions en repartant chez Cap Marathon afin que j'y achète enfin la paire que j'avais prévue d'acheter au printemps. J'en ai finalement pris deux car leurs caractéristiques étaient différentes (une pour courir en ville une pour parcs et forêts sèches). Laurent ne m'a pas conseillé personnellement mais un jeune employé, d'où peut-être mon hésitation. Je savais aussi qu'en passant peu avant la trêve estivale, j'allais ne pas avoir un immense choix. Mais je souhaite soutenir sa boutique, aussi. Nous avons un peu conversé comme de vieux amis. 

Repos pendant la pétanque de l'Homme, j'ai regardé le film "Bad day at Black Rock" et c'était intéressant, un magnifique huit clos, bien invraisemblable (ah ces héros héroïques), bien oppressant, et étouffant d'absence de femmes - sauf une, victime d'emblée désignée -. Elle ne peut être que la maîtresse du chef, sinon elle serait harcelée. On se demande quand même où sont les autres qu'on n'entrevoit même pas.

J'ai ensuite passé une après-midi studieuse, ainsi que la soirée.

 

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Pas eu le temps de regarder les statistiques de l'épidémie, au soir

 

Et toujours, la série littéraire de l'été, l'Auberge des blogueurs


Cahier du jour, déconfinement jour 57 : Un bon sunday morning run au Parc de Sceaux et pas mal de lecture

Déconfinement officiel 1 jour 84

 

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Par SMS dans l'après-midi des nouvelles d'une amie. Ça me fait profondément plaisir, et du soulagement, de retrouver peu à peu les un·e·s et les autres. Globalement, beaucoup ont été malades sans savoir  s'il s'agissait du Covid_19 ou d'un très sale rhume.

Très Bon petit sunday morning run au Parc de Sceaux (environ 12km). Je voulais parc ou forêt, n'avait pas trop envie de Saint-Cloud qui est vraiment particulier : comme nous nous garons en bas lorsque nous y allons, il faut attaquer d'entrée de jeu par une fameuse montée et c'est rude.
Déjeuner en rentrant (1),  à base de poulet rôti de là où ils le préparent bien (idée de JF en rentrant, avec la 205 - très mauvais bilan carbone pour ce morning run)
Temps calme pour quelques écritures du quotidien, lessive (notre fille avait besoin d'habits pour partir en vacances), tandis que l'Homme va à la pétanque, inévitablement.
Sieste tardive
Soirée si possible studieuse à beaucoup lire.

(1) Oui, comme nous allions loin, j'avais pris mon petit-déjeuner avant de partir. D'où le besoin de déjeuner après la douche d'après le sport.

PS : Pas eu le temps de suivre les statistiques de l'épidémie.

 

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Chroniques du déconfinement jour 8 : dimanche de récupération en période travaillée

Déconfinement officiel 1 jour 35

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Un petit sunday morning run, notre parcours par défaut de quand on ne souhaite pas prendre un autre moyen de transport avant la course elle-même. 

Finalement le confinement et nos mini-entraînements réguliers ne m'ont pas fait trop perdre de ce côté-là. 

Les bricoles habituelles (lessives, diarist's small writing works, choses comme ça) et après-midi de récupération en lisant The Beatles Tune In et puis, en présence de JF qui pour la première fois ne m'avait pas menti sur le fait qu'à son club de pétanque il ne s'attarderait pas, enfin un film de Zio Enzo : 

Il campione (1943)
réalisateur Carlo Borghesio

C'est d'une nunucherie immense, à tel point que je n'ose même pas résumé le sujet, grand boxeur séducteur mais néanmoins fleur bleue, mais il y a de belles scènes de boxe, Enzo Fiermonte est d'une belle prestance et ressemble par moment à mon oncle Nicolà. Et dans le rôle de l'entraîneur, père de famille qui se force à faire le sévère, Erminio Spalla qui fut champion de boxe et chanteur d'operas à ses heures (en plus de faire l'acteur par après).

Capture d’écran 2020-06-14 à 23.43.42    Je dois à MGZALLP ma principale rigolerie du jour

et à dedelajoie une autre Capture d’écran 2020-06-14 à 23.38.19

Si tu passes par ici, Satsuki, sache que nos échanges m'ont fait beaucoup de bien à l'heure ou le sunday evening five o'clock blues persistait, dont j'avais bien oublié l'existence toutes ces dernières années (ou qui à tout le moins était décalé au lundi).

Capture d’écran 2020-06-14 à 23.42.19    En soirée une allocution de Président Macron. Il a tellement lassé de monde au cours de la crise que moi qui croyait trouver sur ma TL Twitter les informations pratiques tirées de son discours, j'en ai été pour mes frais, tout chacun avait fait autre chose qu'écouter une fois de plus de belles paroles que les faits contrediraient. Les principaux journaux ont rapidement proposé des résumés.  En clair on fait comme si l'épidémie était derrière (même si pas tant que ça). Et donc ouverture de tous les bars, restaurants et cafés dès demain, et de toutes les crèches, écoles et collèges dès le 22 juin. Les uns comme les autres étaient jusqu'à présent seulement entrouverts et notamment pour les enfants les conditions d'accueil étaient fort restreintes.
Il n'a rien été dit des lieux de sports et de cultures, ni des conditions de prolongations ou non du recours au chômage technique.

Je crois que tout le monde en a un peu marre d'avoir l'organisation de sa vie professionnelle et donc de son emploi du temps soumis davantage à des décisions gouvernementales sans sens pratique aucun (grosse différence avec l'Italie où l'on semble se soucier de Comment vont faire les gens ?) qu'à l'épidémie elle-même. 
Des parents qui avaient trouvé un mode de garde pour jusqu'à la rentrée puisqu'on leur avait dit On ne pourra accueillir votre enfant qu'un jour par semaine, doivent soudain changer leur organisation, des gens (j'en connais un ;-) ) qui s'étaient bien adaptés au télétravail se demandent s'ils ne vont pas être obligés de retrouver les transports en commun.

Ça redémarre en Chine (36 cas liés à un nouveau foyer de contamination dans le marché de Xinfadi, qui fournit la capitale en produits frais) 

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Je n'ai pas écouté les infos italiennes parce que boulot demain et si possible vélotaf et j'aimerais ne pas mourir de devoir lutter contre le sommeil irrépressible en début d'après-midi (et donc ne pas me coucher trop tard).

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
7 951 427 cas (dont : 434 221 morts (117 833 morts aux USA) et 4 087 417 guéris)


La première course officielle post-apo (non, je rigole)

Au vu du décors et du très faible nombre de participants, ça a un côté post-apo assez sublime. 

Ce qui n'empêche pas d'être admirative quant à la performance. D'autant plus qu'ils sont tous en manque, sinon d'entraînement (en Norvège ils continuaient à pouvoir courir à l'extérieur même si dans des endroits moins chouettes qu'à l'habitude ; et puis ils ont tous des tapis de course et partagent des images de leurs séances sur les réseaux sociaux) du moins de compétition.

Je ne sais toujours pas quoi penser au sujet de ces nouveaux modèles de chaussures qui ne se contentent plus d'amortir mais d'offrir en sus une assistance au rebond. Bientôt tout le monde du sport de haut niveau en disposera, et la question d'une distorsion des chances de performance ne se posera plus. Reste cependant celle de ce qu'on cherche à mesurer : la performance d'un corps humains ou celle d'une technique qui augmente ses capacités. Il faudrait peut-être que la fédération internationale prenne le même type de décision que lorsqu'il a été interdit aux nageurs de porter des combinaisons pour les compétitions en piscine. 

 

 

 

Si jamais cette video des 5 km de Satavanger disparaît, un résumé de la course peut se trouver par ici (chez Total Running Productions)


Garmin Forerunner 735 XT : redémarrer la Frozen watch et remettre la date et l'heure justes


    Bien des appareils électroniques ont leur petite logique qu'il est facile de retrouver une fois qu'on l'a pigée mais qui n'est pas forcément évidente à capter du premier coup. Je me demande parfois si ça n'est pas parce qu'ils ont été conçus par des hommes à l'intelligence intellectuelle plus que pratique ou alors assez peu soucieux de la perplexité d'autrui.

Donc billet pour moi-même pour éviter de reperdre du temps la prochaine fois. 

 

Frozen watch 

Parfois pour une raison que j'ignore la montre après avoir été rechargée et dûment débranchée de l'ordi (en passant bien par le Finder sur un Mac par exemple) refuse de savoir qu'elle l'a été et reste gelée sur l'écran de charge avec son pourcentage.

Il faut alors pour la redémarrer appuyer longuement (10 s ?) sur le bouton en haut à gauche de l'écran, qui lorsque l'on presse une fois permet le rétroéclairage. Une fois l'écran devenu noir, une nouvelle pression permet si tout va bien de voir l'heure réapparaître. 
Autre possibilité : brancher à nouveau la montre sur l'ordi et ouvrir l'appli Garmin Express. Le simple fait de le faire la réactive.

 

Réglage heure et date

Lorsque l'on appuie sur le bouton en haut à droite qui permet l'accès aux activités, on peut obtenir l'enchaînement suivant : 

IQ Apps
    puis via Menu (bouton bas à gauche)
            Settings 
                        System 
                                Clock 
                                    Set Automatically On / Off
quand cette option est mise sur Off on accède en dessous à un réglage manuel de l'heure puis des minutes.
CECI EST UN PIÈGE

Pour régler à nouveau la date et l'heure par exemple après avoir dû éteindre la montre (voir "Frozen watch"), il convient de laisser le Set Automatically sur On.
Puis de faire semblant d'aller s'adonner à une activité, par exemple Run 
et d'attendre le "GPS is ready" (petites barrettes en haut à gauche pour voir la progression de capter un relais satellite). 
Si tout va bien le GPS mettra lui-même tout bien réglé et la date et l'heure.

En général (loi de Murphy) la montre généralement rapide à capter un satellite GPS, mettra cette fois-là quelques minutes à le faire.
Voilà, si ça peut servir à d'autres que moi, je serais ravie.
Merci aux participants de ce forum qui m'ont donné la solution.

PS : On n'est pas obligé·e d'aller courir ensuite, notez.

 


Chroniques du confinement jour 32 : une chouette journée sportive, l'air de rien

 

    Il avait plu bien fort dans la nuit et j'ai cru qu'il allait falloir renoncer à courir. Et puis vers 8h le temps a viré au gris simple, et nous avons pu aller trotter. Je me suis fait plaisir j'ai essayé la séance qu'indiquait Running Addict : la Moneghetti ; un peu adaptée à mon niveau. C'est donc devenu avec deux allures : le vite de moi (6 mn / km ou un peu moins), et le normal de moi (7 mn 30 s du km ou plus) : 4 x 90 s en alternant 1 x vite 1 x normal ; 4 x 60 s  1 x vite 1 x normal ; 4 x 30 s 1 x vite 1 x normal ;  4 x 15 s  1 x vite 1 x normal. 
Il indiquait des séances d'une vingtaine de minutes à la base. La mienne a pris 31'33'' et j'ai parcouru 4,44 km en faisant un peu de navette sur la voie verte, en restant dans la limite légale théorique du confinement, et où nous n'avons croisé que le monsieur qui marche avec une béquille et sans doute comme un effort de rééducation. 
Le fait d'avoir eu comme ça un petit objectif, ce qui nécessitait un brin de concentration, m'a mise en joie. D'y arriver pas si mal également. Finalement il se pourrait qu'au moins en course à pied je ne perde pas tant que ça.

La séance de Tabata fut elle aussi très réussie. Romain (Pourrat) l'avait particulièrement équilibrée, il n'y avait pas de défis (comme les défis Roxanne), lesquels me poussent à trop forcer. Et de parvenir à bien suivre, même si un peu plus lentement sur l'un des exercices, m'a donné la pèche. 

 

   L'une des premières informations du matin fut l'annonce du décès du chanteur Christophe, qui bizarrement semblait attrister JF - je ne l'en savais pas fan, peut-être a-t-il des souvenirs - ; d'ailleurs c'est lui qui me l'a appris, il lisait les infos sur son téléfonino et il a dit Oh merde ! d'un ton qui m'a un instant laissé croire qu'un truc grave était survenu. 
Dès lors j'ai regardé quelques infos ici ou là, une amie sur Twitter m'a fait pas de son peu de sympathie pour le monsieur à cause de la façon dont il avait traitée Michèle Torr. J'ai donc effectué quelques recherches, je crois que je la confondais un brin avec Nicoletta. Et là Youtube avec ses suggestions redoutables (1) m'a emmenée dans une maison où Jacques Brel habita. Il y avait des extraits de lettres et le sujet était bien plus intime que bien des documentaires que j'ai pu voir sur cet homme sans cesse en mouvement. Une de ses anciennes amoureuses témoignait, moins esquintées que d'autres car elle a eu une part du choix (ou : une illusion de part du choix) qui lui appartint : il voulait partir faire le tour du monde en voilier et elle pouvait venir, seulement elle avait un jeune fils qu'elle voyait peu en raison de son divorce (dû à sa relation avec le chanteur). Elle a choisi de rester non loin de son enfant. Et il est finalement parti avec sa deuxième fille et Maddly Bamy. Le déroulé des choses m'a bien rappelé quelqu'un. Incapable de ne pas se lancer dans le chemin de la séduction et bien embarrassé d'y trop bien parvenir, ou fracassé de malheur de n'y arriver pas. Au bout du compte, presque uniquement centré sur lui-même quoi que capables de grandes bontés (d'où que les gens peuvent le croire généreux), et persuadé à cause de ses moments de chagrins profonds lorsque ses entreprises de séduction ne rencontrent pas le succès d'être quelqu'un de tendre, quand ce n'est qu'un chagrin d'échec, celui de la manipulation essayée. Voir cette femme qui s'en étant tirée, assumait ses fautes (elle-même était tombée sous la séduction en chagrinant une de ses meilleures amies), et se souvenait des bonheurs que le fait de croire avoir choisi la fin de l'histoire d'amour préservait d'être moisis rétroactivement par la tromperie du garçon, m'a été d'un grand réconfort.
En plus que ça m'a permis de songer à tout autre chose qu'à l'épidémie. 

Du chanteur initial dont il était question, il semblerait qu'il ne soit pas mort d'une attaque du virus, mais d'un autre type d'attaque pulmonaire. Comme il y a eu transfert d'un hôpital à un autre et d'Île de France à Brest, on peut supposer qu'il a peut-être été une victime indirecte : sans doute les services étant saturés n'a-t-il pas pu être pris en charge aussi vite qu'il l'aurait fallu, ou sans ce déplacement risqué. Bref, son décès en ce moment même n'est sans doute pas étranger à la pandémie et tout ce qu'elle modifie. 

J'ai commencé tardivement les petites écritures du quotidien, et ne les ai avancées qu'après la sieste et terminées qu'après la séance de Tabata et le dîner. C'est l'avantage de disposer de son temps. 

Pas non plus de jardinage, de toutes façons la terre était détrempée, et la matinée avait filé. Un long moment j'étais ainsi restée à observer les oiseaux que l'après pluie rendait particulièrement actifs. Je ne sais toujours pas le nom de l'espèce du petit chanteur remarquable. Le temps de sa présence, c'était beau à en pleurer. J'ai vu le couple de mésanges, peu farouches, et deux fois deux moineaux, avec un léger doute lors du second passage pour s'il s'agissait ou non du couple habituel. J'éprouve honte et rage à faire partie de cette humanité qui par son nombre et son mode de vie principal bousille toute ces beautés. Mais à part me montrer à mon échelle la plus respectueuse et la moins sur-consommatrice possible, je ne sais que faire (2).

Je suis toutefois restée, parce qu'il faisait gris mais tout doux, à lire un moment au jardin, toujours "Feu de tout bois", toujours la période syrienne - même si elle est ponctuée de voyages vers d'autres destinations -. C'est la lecture parfaite pour cette période du confinement. 

Belle petite sieste. Doublement interrompue parce que ce guetteur du parking d'Aldi qu'est mon co-confiné s'exclamait que les gendarmes y étaient. Ils ont, semble-t-il, effectué quelques contrôles et prié un camping car qui stationne là depuis le début du confinement de s'en abstenir au moins aux heures ouvrées. Ses habitants et leur véhicule sont revenus en soirée. Et parce qu'un coup de tonnerre a résonné violemment. Avec un peu plus tard des éclairs dans le ciel. Mais rien de tout ces préparatifs ne fut suivi d'orage avec pluie. 

Je me suis remise à mes petites notes du quotidiens. L'heure du Tabata est venue très vite. 
Douche, dîner, bloguage ici même et c'est déjà l'heure du LT des infos de Rai News 24, sous des éclairs d'orages, ceux-là bien pluvieux. 

Un billet sur le blog de Monsieur Kaplan m'a fait repensé aux derniers mots cohérents de mon père, qui furent une belle déclaration d'amour au peuple arménien. Laquelle restera sans doute un mystère pour moi, non que je n'aie été d'accord avec ses propos - j'éprouve de l'estime pour celleux que je connais, et ça coïncidait bien avec ce que je pensais d'eux (mais je suis très consciente que comme dans tout groupe humain il contient également son lot de crapules et d'idiots) -, mais que je me demande bien (ce) qui est à l'origine du fait qu'il ait soudain éprouvé le besoin de rassembler ses dernières forces mentales pour les exprimer.

Trump à trumpité, poussant au soulèvement dans les provinces démocrates confinées

J'ai failli omettre l'événement de la journée : les vaches sont de retour dans le champ de derrière [le jardin] !

 

 

(1) J'arrive fort bien à ne pas tomber dans des tas de pièges de l'internet et des réseaux, mais parfois, je me laisse embarquer par les liens YouTube et les documentaires improbables qu'ils nous mettent sous la dent.

(2) Tenter de militer, j'ai déjà essayé. Outre que je ne trouve pas de mouvement qui me corresponde vraiment, les enjeux mesquins sont les mêmes dans chaque organisation et le temps à y consacrer incompatible avec une vie professionnelle à tenir (pour quelqu'un pourvu d'une thalassémie). Faire des dons financiers : pas tant que ma situation reste incertaine, sans pouvoir établir de budget.

 

 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
2 225 916 cas (dont : 152 526 morts (36 153 aux USA) et 567 279 guéris) 

(extrait du tableau de bord de wordometer à ce soir ; et cette question : comment se fait-il que la Belgique ait un tel pourcentage de décès (alors qu'elle semble tester ce qui fait que la densité de cas mortels n'est pas faussée, contrairement à la France qui ne teste que les cas graves et certains personnels) ?)

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Les photos de sport d'il y a un ou deux ans paraissent surréalistes

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Même si les autorités nous concèdent, pour l'instant encore, un droit léger à la course à pied avec dans l'autorisation dérogatoire de déplacement cette case à cocher : 

⊠ Déplacements brefs, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.

ç'en est fini pour un bon moment de la natation, du vélo et des vrais entraînement de course à pied.

Lorsque je tombe, à l'occasion d'un ménage urgent sur mon disque dur où je dois accueillir une nouvelle appli afin de retrouver en ligne mes ami·e·s, sur des images de courses passées, en pleine ville, alors sans se douter que ça puisse être menacé par autre chose que mes propres capacités physiques que des effets d'âges ou de maladie pourraient venir entamer, j'ai donc un mouvement d'étonnement, le cœur un peu serré, avec une dominante de stupéfaction et d'impression d'un autre temps.

Voici donc une image du dimanche 18 mars 2018, prise par quelqu'un de mon club, lors des 10 km de Clichy et courus sans avoir l'impression de rien d'extraordinaire. 
Désormais une course groupée en ville est un mirage. 
Et d'accord, on peut courir 10 km en moins d'une heure en tournant à moins d'1 km de chez soi, mais avouez que ça devient limite, pas forcément dans l'esprit du confinement, et bien un peu compliqué. 

(Nous ne sommes plus en quarantaine et il nous est possible de faire en 20 à 25 minutes (je cours lentement) un mini-circuit de 3,44 ou 3,46 km en passant par un chemin arrière voisin rarement fréquenté, surtout à 8h du matin, c'est un peu un grand max', du moins à l'heure actuelle)

PS : Un lien fort utile vers la carte de la zone de sortie à 1 km (et le formulaire officiel tel qu'il est encore aujourd'hui)
PS', au lecteur du futur : ceci n'est pas un poisson d'avril, en 2020 lors de l'épidémie de Covid-19 nous eûmes bien des autorisations dérogatoires de sortie à remplir pour certains cas précis (travail pour qui continuait de devoir y aller, courses pour les choses indispensables, rendez-vous médicaux, garde partagée d'éventuels enfants etc.) dont nous devions nous munir pendant la période de confinement lors de chaque sortie. Les forces de l'ordre pouvaient contrôler, et de fortes amendes être réclamées (135 € puis 200 €, et bien davantage en cas de récidives, à l'heure où j'écris ce billet). Il y eut même des abus. L'ami Éric D. s'efforça même de les recenser.  

 


Un dimanche en Normandie, il y a deux ans maintenant

 Fullsizeoutput_1acbC'était dans la période du déménagement des affaires de mes parents. Aller en Normandie, était nécessaire et il fallait aussi prendre des forces pour parvenir à faire tout ce qu'il y avait à faire. 
Alors le dimanche nous sommes allés courir en bord de mer. 

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C'était bien.


Les CR (Comptes Rendus) video de Syblo une belle source de motivation

Les videos de Syblo sont toujours un régal et une belle source de motivation, avec cette façon calme, appliquée et déterminée qu'il a d'avancer dans le sport.

J'ignore qui filme et fait le montage mais c'est toujours de l'excellente qualité pour qui a d'autres choses à faire par ailleurs dans la vie. Baptiste Cartieaux est toujours très pédagogue, vu son jeune âge c'est impressionnant, on dirait un grand frère attentif. 

J'aime la façon appliquée assez touchante de ses présentations. L'humour léger, toujours présent, ce qui en video sportives n'est pas si fréquent (le plus courant en la matière consiste en gros "gags" lourds ou pas d'humour du tout). Par exemple dans celle-ci le petit rappel en bref insert au moment où le coureur en souffre, de sa première réaction face à l'annonce de grand vent ce jour-là. 

J'aime qu'il ne soit pas toujours vainqueur, ses forces, courses après courses, sports après sports (1) sont assez évidente, et en grand pro potentiel il est extrêmement lucide sur ses faiblesses, quand il galère, il le montre, pas de déni, ni de fausses excuses, chapeau. C'est ainsi qu'on progresse (2).

Et il termine presque toujours sur d'autres compétitions de la même journée, images au drone, c'est un petit plaisir. Comme les videos sont postées avec régularité le mardi après-midi et que mon entraînement de piste quand le travail salarié ne m'empêche pas d'y aller est le mardi soir, c'est impeccable. Et pour la préparation de mon émission radio du mercredi soir c'est une précieuse source communicative d'énergie. 

Voilà en tout cas qui donne la pêche pour attaquer nos propres entraînements ou le travail de la journée. Merci à Baptiste et à sa team video (parents ? camarades de club ? ami·e·s ?), respect à la ou les personnes qui effectuent les montages, beau boulot. 

 

 

(1) car sa chaîne ne couvre pas que la course à pied, c'est un autre de ses charmes. Il s'essaie à différentes activités et explique, n'hésite pas à se mettre en scène en train de débuter (parkour par exemple)

(2) Je suis dotée de basses capacités mais néanmoins sportive, alors vraiment j'en sais quelque chose.