Les photos de sport d'il y a un ou deux ans paraissent surréalistes

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Même si les autorités nous concèdent, pour l'instant encore, un droit léger à la course à pied avec dans l'autorisation dérogatoire de déplacement cette case à cocher : 

⊠ Déplacements brefs, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.

ç'en est fini pour un bon moment de la natation, du vélo et des vrais entraînement de course à pied.

Lorsque je tombe, à l'occasion d'un ménage urgent sur mon disque dur où je dois accueillir une nouvelle appli afin de retrouver en ligne mes ami·e·s, sur des images de courses passées, en pleine ville, alors sans se douter que ça puisse être menacé par autre chose que mes propres capacités physiques que des effets d'âges ou de maladie pourraient venir entamer, j'ai donc un mouvement d'étonnement, le cœur un peu serré, avec une dominante de stupéfaction et d'impression d'un autre temps.

Voici donc une image du dimanche 18 mars 2018, prise par quelqu'un de mon club, lors des 10 km de Clichy et courus sans avoir l'impression de rien d'extraordinaire. 
Désormais une course groupée en ville est un mirage. 
Et d'accord, on peut courir 10 km en moins d'une heure en tournant à moins d'1 km de chez soi, mais avouez que ça devient limite, pas forcément dans l'esprit du confinement, et bien un peu compliqué. 

(Nous ne sommes plus en quarantaine et il nous est possible de faire en 20 à 25 minutes (je cours lentement) un mini-circuit de 3,44 ou 3,46 km en passant par un chemin arrière voisin rarement fréquenté, surtout à 8h du matin, c'est un peu un grand max', du moins à l'heure actuelle)

PS : Un lien fort utile vers la carte de la zone de sortie à 1 km (et le formulaire officiel tel qu'il est encore aujourd'hui)
PS', au lecteur du futur : ceci n'est pas un poisson d'avril, en 2020 lors de l'épidémie de Covid-19 nous eûmes bien des autorisations dérogatoires de sortie à remplir pour certains cas précis (travail pour qui continuait de devoir y aller, courses pour les choses indispensables, rendez-vous médicaux, garde partagée d'éventuels enfants etc.) dont nous devions nous munir pendant la période de confinement lors de chaque sortie. Les forces de l'ordre pouvaient contrôler, et de fortes amendes être réclamées (135 € puis 200 €, et bien davantage en cas de récidives, à l'heure où j'écris ce billet). Il y eut même des abus. L'ami Éric D. s'efforça même de les recenser.  

 


Un dimanche en Normandie, il y a deux ans maintenant

 Fullsizeoutput_1acbC'était dans la période du déménagement des affaires de mes parents. Aller en Normandie, était nécessaire et il fallait aussi prendre des forces pour parvenir à faire tout ce qu'il y avait à faire. 
Alors le dimanche nous sommes allés courir en bord de mer. 

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C'était bien.


Les CR (Comptes Rendus) video de Syblo une belle source de motivation

Les videos de Syblo sont toujours un régal et une belle source de motivation, avec cette façon calme, appliquée et déterminée qu'il a d'avancer dans le sport.

J'ignore qui filme et fait le montage mais c'est toujours de l'excellente qualité pour qui a d'autres choses à faire par ailleurs dans la vie. Baptiste Cartieaux est toujours très pédagogue, vu son jeune âge c'est impressionnant, on dirait un grand frère attentif. 

J'aime la façon appliquée assez touchante de ses présentations. L'humour léger, toujours présent, ce qui en video sportives n'est pas si fréquent (le plus courant en la matière consiste en gros "gags" lourds ou pas d'humour du tout). Par exemple dans celle-ci le petit rappel en bref insert au moment où le coureur en souffre, de sa première réaction face à l'annonce de grand vent ce jour-là. 

J'aime qu'il ne soit pas toujours vainqueur, ses forces, courses après courses, sports après sports (1) sont assez évidente, et en grand pro potentiel il est extrêmement lucide sur ses faiblesses, quand il galère, il le montre, pas de déni, ni de fausses excuses, chapeau. C'est ainsi qu'on progresse (2).

Et il termine presque toujours sur d'autres compétitions de la même journée, images au drone, c'est un petit plaisir. Comme les videos sont postées avec régularité le mardi après-midi et que mon entraînement de piste quand le travail salarié ne m'empêche pas d'y aller est le mardi soir, c'est impeccable. Et pour la préparation de mon émission radio du mercredi soir c'est une précieuse source communicative d'énergie. 

Voilà en tout cas qui donne la pêche pour attaquer nos propres entraînements ou le travail de la journée. Merci à Baptiste et à sa team video (parents ? camarades de club ? ami·e·s ?), respect à la ou les personnes qui effectuent les montages, beau boulot. 

 

 

(1) car sa chaîne ne couvre pas que la course à pied, c'est un autre de ses charmes. Il s'essaie à différentes activités et explique, n'hésite pas à se mettre en scène en train de débuter (parkour par exemple)

(2) Je suis dotée de basses capacités mais néanmoins sportive, alors vraiment j'en sais quelque chose. 

 

 


Lire, dormir et cuisiner

Au surlendemain du Maxi Trail de Bouffémont, les jambes étaient trop douloureuses (mais une bonne douleur, équitablement répartie et pas aigüe, sauf au moment de se lever et s'asseoir) pour penser sortir. 

Donc pas de piscine le matin, pas de piste en fin d'après-midi. Et pas même descendre les poubelles (je l'avais fait la veille en rentrant du déjeuner de la veille avec une grande amie), et pas même descendre chercher le courrier (ma fille qui a regardé en rentrant de son travail m'a dit qu'il n'y avait rien).

Du coup journée, à préparer mon émission du lendemain, en plus de solides moments de sommeil qui font du bien. 
Sauf qu'au soir et alors que j'ai tout dans la tête, reste à chercher la bonne version des musiques sélectionnées, la transmettre à O. qui tient désormais la régie, établir le filage, chronométrer les extraits, mon élan m'abandonne. J'ai cuisiné pour le dîner (ingrédients achetés le samedi, après la séance de cinéma), cherché à suivre le 1500 m du meeting de Düsseldorf, que Filip Ingebrigtsen a emporté en 3'36'', et le saut à la perche au cours duquel Mondo Duplantis a tenté et manqué de peu le record du monde. Mais ne le trouvant pas, j'ai erré sur l'internet de façon un peu bête, en plus que la connexion par moment patinait. Pure perte de temps. 

Belle interview du jeune perchiste : il est heureux déjà d'avoir atteint le niveau pour tenter un record du monde ; et il insiste sur le rôle joué par sa mère durant toutes ses années pour arriver jusque là. 

 

Une amie m'indique une semi-offre d'emploi : quelqu'un qui cherche des personnes pour s'associer pour un projet de librairie. Hélas, je manque d'argent (plus encore que l'an passé) et de confiance (en les autres plus qu'en moi ; j'ai été témoin de trop de choses, je crois). Mais j'apprécie qu'elle ait pensé à moi. 

Déception en soirée : nous devions aller en Normandie le week-end prochain (il y a du travail à faire dans la petite maison et j'ai besoin d'une pause, de m'occuper de celle-ci) mais l'Homme qui conduit a oublié ou mal compris. C'est reporté. Je m'étais fixé ce moment comme jalon pour relancer une fois rentrée, pas mal de trucs, en particulier professionnels. C'est raté.

Mon plat a du succès, à tel point que l'un d'entre nous n'en aura pas mangé (indice : c'est celui qui a préféré aller à son club plutôt que de dîner alors que c'était prêt).

Je peaufine ensuite mes lectures pour l'émission du lendemain, trop tard pour établir le filage, faire les liens des extraits musicaux. 

 

Sur le front du 2019-nCov : 20704 cas et des 427 morts mais 727 guérisons. 

La Chine a décidé sous son prétexte de cesser tout contrôle anti-dopage pendant six mois. Tiens, pile jusqu'au J.O. de Tokyo. Les malins ! 
Par ailleurs une conséquence de l'épidémie qu'on ne trouve pas illogique si on y pense un instant est la chute du prix des produits pétroliers

En Italie, l'état d'urgence sanitaire a été déclaré ... pour calmer l'opinion. Les gens ne comprennent pas (et pas qu'en Italie) que les masques ne sont utiles qu'aux malades, pour leur éviter de postillonner sur le reste du monde, ou en limiter l'effet. Ils ne protègent pas des virus entrants, pas spécialement. 

Comme je ne suis pas sortie de la maison, je n'ai aucune idée de si quelque chose à Paris s'est doucement modifié. Pour l'instant les gens semblent peu affectés. Ou alors ceux qui paniquent se terrent et on ne les voit pas. Le fait que je ne fréquente pas de lieu de travail me donne peut-être une fausse illusion d'indifférence générale. 

 

 


La fièvre tombe, les courbatures montent (lundi au lit)

 

    Je commence à avoir l'habitude, ça me le faisait dans ma jeunesse déjà : après chaque effort physique très intense (en longueur ou en rythme cardiaque) j'ai une poussée de fièvre. En général le soir du jour où elle a eu lieu. J'y avais échappé au soir du Frenchman (courte distance, un M) l'an passé, et sans doute un peu après le trail de La Chouffe, mais il faut dire que pouvoir enchaîner quelques longueurs de bassin après la course, puis une chambre ultra-confortable et le lendemain matin des soins de type balnéothérapie, ça aide. Du coup je m'étais crue sortie de ce symptôme post-sportif là. Et puis finalement non. 

Après 6h à crapahuter dans la boue, ce dimanche, dont une partie sous la pluie (quoique par temps doux : pas eu froid), j'y ai eu droit, à ma soirée au fond du lit.

Comme souvent au lendemain, donc ce matin, cet accès était passé. Montent ensuite les courbatures, en intensité. Le matin peut être trompeur, finalement je n'ai pas trop morflé. Et puis au fur et à mesure de la journée ça se grippe. En fin d'après-midi - heureusement j'avais déjeuné avec une amie, et j'étais vite rentrée, prévoyant ce qui allait arriver -, j'étais clouée au lit au sens littéral. Par chance aucune douleur renforcée en un point particulier, il faut dire que j'étais passée par la case kiné, mais en quelque sorte des courbatures qui se solidifiaient. J'avais procédé aux habituels remèdes, un baume et une aspirine, mais quand vint l'heure du dîner, j'ai été incapable dans un premier temps, de me lever pour le préparer. 

Plus tard, j'ai rassemblé mes forces et j'y suis parvenue. Puis une fois assise et pas d'efforts sur les jambes ça va. 

Ç'aura été quand même une belle journée, j'ai bien lu, le déjeuner était un bon moment, même si je m'inquiète pour l'amie qui m'a invitée et que toute sorte de travail en retard s'accumule. 

Au moins cet état de fatigue physique ne m'empêche pas, voire favorise, la préparation de mon émission du mercredi soir : je ne peux rien faire de physique mais en dehors des plages de sommeil récupérateur, le cerveau fonctionne. 

En fin de journée j'ai pu sortir une lessive. 

Je me demande ce soir ce que je serai capable d'accomplir demain (ou pas).

J'affine mes objectifs pour les prochains rendez-vous sportifs : 1/ être capable de terminer 2/ dans les temps (pas comme hier) 3/ sans être clouée au lit les trois ou quatre jours suivants  ( #VieDeTriathlète )


Entraînement de course à pied : tour tranquille de l'Île de La Jatte

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Entraînement léger convenant à une solide fatigue. Il eût été impossible de mettre du rythme, de faire des séquences. Donc y aller quand même mais sans forcer. Le but de la séance était déjà de parvenir à la faire. JF pour m'accompagner, ce qui aidait.
Halte pour divers petits exercices à Levallois, en bord de Seine puis assouplissements au parc des Impressionnistes mais pas à l'endroit habituel qui sentait violemment l'épandage de quelque chose.

Condition physique : J'ai le dos douloureux : haut (mauvaise position de sommeil ? deux oreillers par mégarde) et bas (surtout l'arrière à gauche au niveau de la hanche). L'énergie est basse, j'ai dormi la veille presque toute la journée, l'inquiétude combinée pour l'un qui subissait une petite intervention chirurgicale l'avant-veille et l'autre qui a de nouveau des ennuis de santé m'a vidée ; je le paie en fatigue, de même que les mois de travail physique intense enchaînés avec seul Arras pour souffler de fin août à la semaine passée. 
Semaine passée sans travail en librairie : je le sens immédiatement, aucune fatigue des jambes, ni genoux. De ce strict point de vue, j'aurais pu enchaîner sur un deuxième tour.

Distance : 10,89 km

Moyenne en déplacement 8:27 mn/km basse mais peu surprenante. J'ai pris quelques photos (la brume sur La Défense)
Moment un peu soutenu à 5:50 mn/km (mais pas longtemps, le passage en planches, réouvert)

Conditions climatiques :
Il fait environ 4°c brumeux au moment du départ. La température est sans doute de 6°c vers la fin, et la brume s'est levée.
Le tour de l'île, fermé pour cause de crue lors de notre plus récent entraînement sur place était à nouveau accessible mais pas du côté du petit bras.

Équipement : bonne chaleur pour du 4°c gris avec par moment petite brise frisquette


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  • - un tee-shirt manches courtes 2XU suffisamment serrant pour éviter de mettre un soutien-gorge ;
    - un tee-shirt technique manche courte (en l'occurence celui d'un trail de Ville d'Avray il y a deux ans (ou trois ?)) ; éventuellement j'aurais pu m'en passer ;
    - une veste thermique légère du club de Levallois, prévue pour le vélo à la mi-saison ;
    - un caleçon court moulant de course ; 
    - un pantalon de survêtement chaud, prévu pour le foot à la base ;
    - un tour de cou (en l'occurrence celui du trail des 40 bosses) ;
    - une paire de mitaines de vélo - la température ayant légèrement montée pendant les environs deux heures d'entraînement et comme il s'agissait de courir en ville et non de trail, j'aurais pu m'en passer - ;
    - tour de cou utilisé comme bonnet, celui du club, légèrement molletonné et imperméable jusqu'à un certain point.
    - la petite sacoche à la taille contient le téléphone portable, utile en cas d'urgence et pour prendre des photos ;
    - dans les poches dorsales de la vestes thermique, mouchoirs (tissus et en papiers), deux gels (qui n'auront pas servi) ; un pass navigo une petite pochette avec CB, carte vitale, carte du club de triathlon et un billet de 5 € (ou 10 €) ;
    - pas d'eau car deux points d'eau sur le parcours : au parc des Impressionnistes et au début du parcours sur l'Île de La Jatte ;
    - chaussures : de solides Brooks, milieu de gamme achetées chez Cap Marathon l'an passé (ou deux ans plus tôt ? le temps file tant). 
    - chaussettes de running de base de chez Décathlon ;

(je prends ces notes en vue des courses, où il est utile d'être à la bonne température et de ne rien oublier)

Billet commun avec Run mais plus seulement


Une belle reco, très agréable

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Le fait d'appartenir à un club de triathlon dynamique aura bien contribué à me faire découvrir le trail, que je préfère de loin à la course à pied en ville. 

Je suis vraiment très lente à cette discipline, généralement dans les tout derniers à arriver. 

Mais je suis heureuse pendant que je le fais. J'ai même une photo, prise au trail de La Chouffe l'été dernier, qui en atteste. 66664965_10216557428901263_1071607981168132096_o

 

J'aime courir en forêt tant qu'il en reste et que j'ai la santé qui le permet.

Ce matin c'était donc la reco du trail de 26 km prévu en février à partir de Bouffémont. C'est l'un de mes trails préférés : bien organisé, avec des passages techniques mais d'autres où l'on peut courir en admirant le paysage (1).

Comme je suis encore en pleine période de travail et que mon métier est physique, et que j'avais la veille terminé tard + trajet de vélotaf, et que même en grande forme je suis extra-lente, je ne comptais pas faire les 26 km. 

Je m'étais fixée de tenter de suivre le groupe "reconnaissance en 4h" jusqu'à si possible le lieu du ravito de la course, puis continuer jusqu'à une douzaine de kilomètres en tentant de courir puis selon où je serais couper ensuite assez directement vers Bouffémont.

Je connais la côte du cimetière, première difficulté dès les premiers kilomètres et remarquablement casse-pattes et emballeuse des cœurs. Alors je suis partie à l'avance ce qui m'a permis d'intercaler une brève pause pipi en attendant le groupe, le froid ayant toujours sur moi une sorte d'effet diurétique. 

Au demeurant il ne faisait pas si froid, sans doute 5 à 7°c et une belle grisaille mais sans pluie, juste un moment de petit crachin. Ma tenue, mais je l'avais déjà testée dans des conditions similaires, s'est révélée parfaite : collant 2XU long, petit short Levallois Triathlon pour le chic, haut 2XU long porté avec un soutien-gorge - le jour de la course je m'en passerai sans doute, seulement je me méfiais d'avoir à me changer au cul du coffre de la voiture avant de repartir -, par dessus, une veste thermique légère du club, conçue pour le vélo mais que je trouve parfaite pour la C.A.P. l'hiver, en plus que les poches arrières c'est top pour mettre des mouchoirs et des gels ou du petit ravito.

Note pour les "vrais" coureur, celles et ceux qui font des temps et maintiennent bonne allure : ce type de veste pour vous est trop chaud. C'est bien pour les coureurs lents qui restent de fait longtemps au froid et n'ont pas un rythme qui les réchauffe tant.

Pour compléter l'équipement deux tours de cou, un bonnet technique (même matériau un peu que la veste thermique légère) et des mitaines de VTT, utiles en cas de chutes et pour les éventuels passages cordés. 

Pour le ravito : quelques barres et gels. Comme souvent je n'en ai mangée qu'une et absorbé qu'un. Et de l'eau citronnée (mais 250 ml me suffisent, du moins l'hiver).

La forêt me paraît toujours aussi dévastée sous couvert de lutte contre des maladies des arbres et de reboisement. Le parcours cependant couvre certaines belles parcelles. Finalement je suis parvenue à suivre le groupe et sans souffrance jusqu'après Montlignon et le lieu du ravito. Puis après la zone urbaine on repiquait vers la forêt après une montée. J'ai vu JF me faire signe de loin, On remonte vers la gauche et le temps d'arriver à ce croisement, plus personne en vue à part quelqu'un qui promenait son chien. Je l'ai déjà constaté mais c'est stupéfiant à chaque fois : à quelle vitesse on peut perdre de vue un groupe dans lequel on était et qui nous semblait aller si peu plus vite que notre propre allure. On peut se retrouver entièrement seul·e·s d'un seul coup. Ça me rappelle la rapidité sidérante à laquelle des toddlers peuvent échapper à la vigilance de leurs parents. 

On était presque à 11 km. Alors j'ai couru sauf les montées jusqu'à la hauteur de la vierge noire, croisant au passage les gars d'un des groupes plus rapide qui sympa, m'a indiquée que j'étais tout près, mais je le savais et ne souhaitais pas nécessairement faire la montée : il était temps pour moi de repiquer vers le Château de la Chasse puis Bouffémont. J'ai envoyé un SMS pour prévenir que je coupais directement et puis ai continué à présent en mode récupération (active : quand ça pouvait je courais, mais en vitesse marathon lent, easy run).

Vers le Château de la Chasse j'ai entrevu le groupe que j'avais quitté, seulement je ne souhaitais pas faire un plus grand crochet. Ça m'a permis de supposer que j'avais un peu de temps et de tenter après avoir rejoint la route des crêtes un peu de sortie des sentiers battus (au sens littéral). Ce petit moment de pure liberté m'a fait un bien fou. 

Et je suis arrivée pile un tout petit peu avant le groupe. Nous avons même eu le temps de nous changer puis retrouver les camarades de mon club qui avaient fait avec un groupe rapide la reco intégrale. J'aurais mis 3h23 pour faire 17 km avec trois temps d'arrêt (ravito et pauses pipi) et vers la fin des passages montés intégralement marchés.

C'était la première fois que je parvenais à suivre un groupe aussi longtemps et où nous rentrions avec d'autres personnes (et non pas alors que tout le monde était déjà reparti). 

Après-midi consacrée à récupérer de la nuit trop courte (2) et de l'effort fourni. C'est ce qui change le plus en vieillissant : si on a la chance de la bonne santé on peut toujours faire les choses et à niveau de plus jeunes (ça vaut pour presque n'importe quel travail ou activité) seulement il nous faut davantage de temps pour récupérer. 

 

(1) Oui, je ne suis pas une grande compétitrice, de celles et ceux qui sont seulement concentré·e·s sur leur performance. 
(2) Comme je vélotafe et qu'à la librairie j'avais accompagné la fermeture, j'étais rentrée la veille au soir vers 21h30. 

 


L'athlétisme, on y revient

(video personnelle : Le ballet des poseurs de haie)

Parce que Filip Ingebrigtsen avait annoncé sa participation via son compte instagram ; puis que son frère Jakob en avait fait autant, je m'étais offert un billet pour le meeting de Paris à Charlety.

Je ne crois pas avoir déjà assisté à un meeting d'athlétisme dû moins à ce niveau et j'ai été enchantée et fascinée. Au point de souhaiter d'ores et déjà prendre les places pour le championnat d'Europe l'an prochain et les J.O. de 2024 (pour ce qui est de louer notre appart à prix d'or et se réfugier en Normandie pendant la compétition, c'est raté ;-) :-) !)

J'ai une admiration particulière, doublée de reconnaissance, pour les frères Ingebrigtsen, pour la famille en fait : la série-réalité dont ils sont les protagonistes, du moins dans les épisodes axés sur leur travail, m'a donné un supplément de courage pour un peu tout. Or il en faut lorsque l'on a une béta thalassémie mineure, qu'on se bat pour travailler et qu'on a un esprit qui pousse au sport et un corps qui a défaut d'être doué aime et réclame ça. On voit en les suivant à quel point le travail paie ("Rien ne résiste au travail" dit Pierre Trividic, et là on le voit physiquement sur des efforts concrets) et ça donne de la force pour soi-même se bouger.

Alors je n'allais pas manquer une occasion de les voir en vrai. Sur 1500 m c'est 3 minutes 30 et donc un peu frustrant, mais effectivement fabuleux - pour qui s'intéresse assez suffisamment aux sports au point de pouvoir apprécier les subtilités techniques en plus que d'être bluffé·e par la vitesse. 

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C'est l'ensemble du meeting qui a été un éblouissement, en particulier le ballet de celleux qui secondaient, toute cette chorégraphie, l'organisation millimétrée (libérer telle partie du stade pendant que telle autre est occupée, préparer la suite dans une partie ou ça peut).

J'ai seulement été déçue que la perche soit dans un endroit entre la piste et un gradin où lorsque l'on était en face on ne voyait pas bien, l'athlète se détachant peu sur la foule en arrière-plan et légèrement gênée par le fait que comme tous les athlètes soutenus par un même équipementier avaient le même maillot on avait l'impression d'une seule et même équipe, ce qui n'était pas le cas.

Pour le reste, que d'exploits ! et comme c'est impressionnant vu directement, avec notre propre choix de ce que l'on souhaite suivre.  


La récupération [triathlon]

 

    Finalement je me suis accordée du point de vue de l'entraînement pour le triathlon une semaine de récupération, qui ne fut pas une semaine sans activité physique - je pense que des activités intenses comme un taillage de haie, valent une séance, du point de vue du cardio - mais sans aucun des trois sports requis. Il s'est trouvé qu'à chaque journée j'avais un certain nombre de choses à faire, et qu'une fois faites il ne restait plus d'autre temps. Par exemple aujourd'hui, tailler la haie à La Haye était impératif. 

Cela dit, et surtout à mon âge (plus de 55 ans), je dois tenir compte dans les entraînements, de la récupération. 

Ce tuto chez IronUMan propose un certain nombre de pistes, j'apprécie son pragmatisme. Je n'en fais pas nécessairement autant, mais voilà ce qui peut ou pourrait se faire. 


Des risques de l'activité (en pleine chaleur)

 

    Nous vivons une époque dans laquelle on rend la vie difficile à la moyenne des gens, concurrence et cadences, quoi que vous fassiez c'est insuffisant, tout en les abreuvant d'avertissements et de conseils et de les traiter parfois comme des enfants (1). Les périodes de chaleurs estivales sont des moments typiques de cet écart grandissant entre une dureté de fond sur une prévenance envahissante.

Il n'en demeure pas moins qu'il y a des précautions à prendre quand il fait fort chaud et que l'on doit (travail) ou que l'on souhaite (loisir) cependant s'activer.

Grâce @samantdi et @bricablog j'ai appris qu'il existait un risque de "coup de chaleur d'exercice", lequel était spécifique à l'effort physique, et qu'il différait en partie du "coup de chaleur" plus connu. Voici l'article qu'elles ont relayé, il semble sérieux même s'il empile plusieurs choses qui me paraissent d'ordres différents : 

Canicule : s'activer et mourir de chaud (auteur : Laurent Grelot)

Le coup de chaleur d’exercice survient subitement, ce qui le rend d’autant plus désarmant. Il se produit généralement durant ou suite à un exercice physique intense et/ou prolongé, dans un environnement chaud et humide. Il se traduit notamment par une hyperthermie (température centrale de l’organisme supérieure à 40 °C) et par une détresse neurologique (fatigue, maux de tête, vertiges, coma), ainsi que par des troubles du rythme cardiaque.

Au passage je me suis renseignée sur un autre risque que j'ignorais, celui de sur-hydratation.

Un blog destiné aux coureuses et coureurs amateurs en parle ici plutôt bien.

Ami·e·s sportives et sportifs, soyez mesuré·e·s et prudent·e·s. 

 

(1) Please mind the gap between the train and the platform.