La maladie imaginaire

    En dépit de la béta-thalassémie mineure qui ne me facilite pas la vie, j'ai rarement été en arrêts maladie, ou alors brefs, terrassée par la fièvre, le temps qu'elle baisse et que je tousse moins, moins d'une semaine pour le Covid par exemple malgré que pendant deux jours rien qu'aller du lit aux toilettes dans l'appartement de taille modeste était une expédition.
Il n'y aura eu de long qu'un arrêt de quelques semaines ( 2 ?) au décès de mon père, et lorsque j'ai été au bout du rouleau (de nos jours on dirait un burn out) juste avant de quitter la banque.
Je me suis absentée pour les deux maternités, délai légal de la convention collective des banques, même si l'un d'eux sur mon relevé de retraites est estampillé "incapacité". 

Pour autant, ce soir en examinant mon relevé de carrière en vue d'une retraite que je pourrais si je survis envisager de prendre à 64 ans et 10 mois, je constate une période estampillée "maladie" de février 2003 à novembre 2003.
Aucun souvenir d'avoir eu de maladie longue ou alors la maladie elle-même était une amnésie.

Mon conjoint n'a aucun souvenir mais n'est pas du tout en mode Si tu avais été malade je m'en souviendrais (grumbl), mes enfants étaient petits, mes parents ne sont plus de ce monde.
Je ne bloguais pas encore et le fotolog où je déposais des photos chaque jours a disparu, j'en ai des copies quelque part mais où ?
Dans un dossier papier je retrouve quelques messages imprimés de la période, imprimés sur mon lieu de travail (le service s'appelait DCAF ce qui ne m'évoque pas grand chose), ce qui prouve que j'y étais.
Il est trop tard pour me lancer dans des fouilles archéologiques de dossiers de bulletins de paie d'il y a 20 ans.

Cette maladie que je n'ai aucun souvenir d'avoir eue et qui figure dans un fichier par ailleurs plutôt pas mal renseigné n'est pas sans me troubler.
Et à part retrouver mes bulletins de salaire sans inscription de maladie, je ne sais pas comment faire corriger cette bizarrerie.

Il y a une autre bizarrerie mais qui correspond à une réalité amusante : 

Capture d’écran 2024-01-25 à 22.14.02

 

 

 

Je vous laisse deviner.


Béquille mémorielle


    Quelques blogueuses et blogueurs historiques comprendront de quoi je veux parler : 

Ce soir nous fêtions à retardement (pour des raisons géographiques et de disponibilités) en petite famille la nouvelle année, et Le Joueur de Pétanque avait prévu du champagne et nous avons exhumé quelques flûtes d'un placard. 
Sur l'une d'elle était écrit "Renault fête ses 100 ans".

Nous sommes deux à avoir un vague souvenir d'un vague événement.
Recherche effectuée via quelque moteur de recherche, l'événement devait dater de 1998.
J'ai pensé, je vais regarder sur mon blog avant de Ben non bien sûr 1998 c'est trop tôt pour le mien.
L'événement eût-il existé après l'été 2005 que j'aurais pu nous rafraîchir la mémoire.

Bloguer est au fond (aussi) une activité d'utilité familiale. 

À moins que je ne retrouve un vieil agenda, ou des carnets de papiers datant de cette époque-là, nous allons nous endormir avec ce micro mystère : 
les 100 ans de Renault dont il nous reste une flûte à champagne, c'était quoi ?


Ces choses (inutiles (mais divertissantes)) que l'on apprend en travaillant (à l'extérieur / pour un employeur)

 

    Aujourd'hui via mes collègues et des circonstances et des conversations de bureau j'ai appris deux choses : 

- Ce qu'était un frigobloc
Là où au lu du nom j'imaginais un truc technique, un équipement électro-ménager, c'était en fait de la papeterie.

- Que Zazie avait écrit les paroles de la chanson de Johnny Allumer le feu, qu'ils s'agissait d'une commande pour les concerts de 1998 au Stade de France.

Ça reste un peu léger pour me dire que je n'ai pas perdu ma journée à (tenter de) traiter contre une rémunération qui me permet de vivre décemment, des problèmes sur lesquels j'ai assez peu de prise - la plupart du temps j'ai la capacité de débloquer une situation, mais sans avoir la possibilité de résoudre les problèmes de fond, ni de fournir les explications -. On ignore souvent ce qui a rendu une situation telle qu'elle est. Microsoft et certaines mises-à-jour de Windows qui déparamètrent relativement souvent un certain nombre de réglages concernant aussi d'autres logiciels, dont ceux de l'entreprise pour laquelle je travaille, nous donne pas mal de boulot.

Mais au moins je suis rentrée chez moi, enrichie d'une nouvelle connaissance quant à l'équipement d'une maisonnée et avec une chanson en tête (1). 


(1) À vrai dire pas tout à fait ; j'ai eu Allumer le feu en tête pendant les deux tiers de la journée puis Careless whisper pour la fin et le retour vélotaf. Cette dernière me traîne en tête depuis une sieste de week-end lors de laquelle j'ai regardé un documentaire Arte (?) sur Wham !

 


Épuiser l'épuisement


    Bientôt 60 ans de vie avec la thalassémie (mineure), et donc 45 à 50 ans d'être impactée par la fatigue perpétuelle (1), alors je suis passée maître dans l'art d'épuiser l'épuisement.

Aujourd'hui j'avais congé, et c'était heureux car je n'aurais pas été en état de travailler. 

J'ai pu caler quand même la séance prévue de prépa-marathon, ça ne rigole pas, c'est dans moins d'un mois et je ne me sens pas prête, trop essorée par le boulot. Mais ensuite K.O. 
Ce n'est même pas moi qui me suis occupée des repas.

Pour autant, si j'ai beaucoup dormi, j'ai fait des activités qui peuvent s'accomplir sans effort physique, allongée. 
Ainsi, lire les blogs des ami·e·s, parcourir des infos dont certaines dont on se demande si on a le droit d'en rire parce que ça fait peur tout de même (un avion de chasse américain perdu lors d'un exercice (le pilote c'est éjecté quand il le fallait mais l'avion ou ce qu'il en reste demeure introuvable (2) ; une pétition circule en France pour être transmise au ministre de l'éducation nationale pour protester contre une loi ou un décret visant à encadrer l'éducation sexuelle à l'école, sauf qu'il s'agit d'une loi belge).

Je n'ai pas pu m'empêcher de rire, en voyant sur les réseaux une vidéo d'inondations majeures dans le sud de la France, avec des voitures emportées par les eaux comme de vulgaires canots pneumatiques et l'homme qui filme qui semble au téléphone en même temps et dit placidement "Là où je suis, ça va". J'ai cru entendre - voir mon fils et sa zénitude légendaire.
Ça n'empêche pas les pensées pour les victimes et j'espère en particuliers que les propriétaires des voitures concernées sont correctement assurés.

J'ai appris via Mentour Pilot un paquet de choses sur les atterrissages des avions de ligne quand la visibilité n'y est pas. Arrivée là après la rediffusion d'un décollage difficile d'un avion de Royal Air Maroc diffusée sur ce qu'il reste de Twitter, sur lequel bien des personnes se sont précipitées à commenter avant que d'autres ne rappellent les circonstances (que l'on ne voit pas à l'image, des turbulences issues d'un atterrissage quasi simultané sur une piste perpendiculaire) et j'ai commencé à suivre la chaîne Youtube d'un pilote pédagogue. 
Appris aussi qu'il y a des gens que ça amuse de se mettre au cul d'un avion qui décolle pour éprouver le jet blast (à Sint Marteen) et parfois ils meurent (car ils se retrouvent projetés contre des bordures ou murets en béton). Parfois j'ai l'impression de venir d'une autre planète, tant ce que font certains de mes congénères me semble incompréhensible. En plus sur la vidéo les personnes interrogées (à d'autres moments que celui de l'accident) semblent trouver ça drôle, amusant (3).

On est aussi allés tenter de piger pourquoi les tee-shirts vendus au magasin d'en face taillent si grands (- Ça doit être une boîte allemande, leur M c'est du XL. - À ce que je vois les dirigeants sont néerlandais. - Tout s'explique, ils sont tellement grands les Hollandais.).

Mais surtout j'ai regardé un documentaire de 1973 (ou peu s'en fout) sur la alors très jeune Olga Korbut et qui est à la fois magnifique sur le day to day work et serre le cœur quand on pense que leur entraîneur comme tant d'autre agissait en prédateur sexuel. 

Et j'ai réfléchi, grâce aux chroniques d'un chef op, ,sur les avantages et les inconvénients des décisions artistiques à prendre lors des tournages ou plutôt en post-prod. Car parfois un coin de mon cerveau est celui de la réalisatrice que j'aurais souhaité devenir si j'avais su à l'âge des décisions que ce métier existait (4).
Et puis, je lis "Hors saison" de Basile Mulciba et j'apprécie le calme en écoutant la pluie.

Last but not least j'ai appris how Greenwashing set Canada on fire.

 

(1) Enfant, j'étais souvent malade fortement pour ce qui chez les autres passait vite, mais je croyais tout simplement que les autres gens étaient fatigués comme moi, c'est à l'adoslescence et des moments de malaises ou d'en être au bord, et alors que j'étais sportive, que j'ai capté que quelque chose chez moi n'allait pas. Et le diagnostic n'a été établi qu'à mes 20 ans, à l'occasion d'une mononucléose qui m'avait donnée l'impression d'être au bout de ma vie. 

(2) S'il vous en dit et si vous avez accès à bluesky, vous pouvez partir de ce skeet et suivre les pistes. Si vous n'avez pas accès à bluesky vous pouvez tenter de laisser un commentaire, à l'heure où j'écris je dispose encore d'une invitation. 

(3) Pour autant je suis plutôt compréhensive, à condition de n'être pas leur mère, face aux gens qui se livrent à des exercices physiques périlleux (le plongeon de haut vol, le parkours, certaines acrobaties cyclistes), car je peux faire l'effort de comprendre le boost d'adrénaline, mais là, non, c'est trop stupide.

(4) On ne mesure plus à l'âge des internets d'à quel point on vivait dans des couches d'ignorances quant aux autres pans de la société lorsqu'on était d'un milieu modeste, même en aimant la culture. Je pensais, ado, que les acteurs se mettaient d'accord entre eux et avec les personnes qui tenaient les caméras, il a fallu que je quitte ma banlieue, étudiante (mais d'autre chose), et que je découvre les rétrospectives des ciné du quartier latin sur tel ou tel réalisateur pour comprendre qu'un métier existait et qui aurait pu m'aller. 
(en même temps no regrets, jamais mes parents n'auraient eu les moyens de me laisser essayer)

 


Perplexité postale


    J'avais déposé un statut sur FB mais je le reprends ici, pour le cas où un jour j'aurais le fin mot de l'histoire : 

je reçois un message d'un très plausible no-reply colissimo qui m'indique que le colissimo n° tant envoyé par tel expéditeur a été renvoyé à celui-ci car je ne suis pas venue le rechercher dans les temps sauf que ... a priori il ne me manque pas de commande et que le numéro indiqué est celui d'un colis qui avait été déposé directement dans ma boîte à lettres
(bon, c'est mieux ça que dans le sens le colis n'arrive jamais) #VieModerne

 


L'art de déjouer les pièges du marketing


    Je les trouvais pas terribles ses chaussures de course à pied, au Joueur de Pétanque, d'un orange plastifié. Mais lui il les trouvait confortables, plus que d'autres plus spécifiques qu'il avait achetées. Et dès qu'il s'agissait de courir sur longues distances, genre un semi-marathon, c'est celles qu'il enfilait.
Je n'étais pas avec lui le jour de l'achat. 
Il était allé dans une grande enseigne de sport, celle qui est en reprise actuellement, où il avait des bons d'achats à utiliser. 

Des années qu'il les met.

Et puis aujourd'hui à un concours de pétanque auquel il participait en les ayant mises aux pieds (1), un concurrent lui a demandé : Vous jouez au tennis vous aussi ?
Et devant l'étonnement de celui à qui il posait la question, a précisé : Vous avez les chaussures de tennis le modèle de Nadal, c'est pourquoi je me demandais.

Hilarité partagée.

Entre moi qui utilise les cosmétiques d'une façon totalement différente que leur usage prévu et Le Joueur de Pétanque qui prend pour des chaussures de running des chaussures de tennis, nous sommes trop forts pour déjouer les pièges du marketing je trouve.
Non, sans une certaine fierté. 

 

(1) Devant leur état d'usure avancé, il commence seulement à moins les mettre pour la course à pied.


Marketing managérial


    Donc en cette semaine fraîchement écoulée il y aura eu cette fusée conçue par l'une des entreprises du gars qui cherche à dénaturer Twitter qui a explosé en vol quelques minutes après son lancement. 

Il y avait déjà eu un touite de Thomas Pesquet qui m'avait mise en joie : 

Capture d’écran 2023-04-22 à 00.00.02

et ce midi, alors que lors de ma pause déjeuner et en attendant un repas à emporter, je parcourais des fils d'infos, ce titre  : 

Starship, un décollage réussi.

Je le note ici afin de me le rappeler chaque fois que l'on tentera de nous faire prendre un ratage pour une réussite. 
C'est un exemple de marketing managérial parfait.
Et pas un mensonge puisque c'est la stricte vérité. Simplement un peu trop strictement limitée (à une séquence dans un ensemble).



Cette mésaventure aura fait l'objet d'une jolie discussion intergénérationnelle entre collègues, nous de la Team Vieux racontant aux jeunes les explosions au décollage de Challenger (1986) et au retour dans l'atmosphère de Columbia (2003). 
Je me souvenais fort bien d'avoir été glacée d'effroi en assistant sur un écran de télévision à la première (peu de souvenirs personnels directs de la seconde, en revanche), dont nous venions de voir l'équipage souriant partir en mission.


PS : Je me souvenais encore d'Apollo 13, la peur pour eux et qu'ils s'en étaient finalement sortis (1970). Et d'une sorte d'étonnement de moi enfant, qui avait cru puisque ça avait marché une fois que c'était désormais acquis d'aller se balader sur la lune. En fait pour une petite de sept ans qui ne cessait d'acquérir des connaissances et des aptitudes il était impensable qu'un acquis ne le soit plus. C'était donc logique. Et la prise de conscience du "ça ne marche pas à tous les coups".

 


Journée de la loose des transports

(venerdi)

Il neigeotait. J'avais encore le mollet gauche douloureux d'une crampe de la veille au matin, lors d'un entraînement de natation.
Alors j'avais décidé de ne pas vélotafer. 

Un bon petit ligne 14 + ligne 4 ferait l'affaire pour l'aller et peut-être un vélib au retour quand je pourrais me permettre de rouler lentement si l'ombre résiduelle de la violente crampe me gênait.

Et puis.

J'arrive en haut des escaliers vers le quai de la 14, une rame est là, j'accélère même si ça tire un peu du côté de la douleur existante, parviens à monter, avec cette gamine petite joie, I made it.
Erreur de débutante. 
Ça n'est pas moi qui étais parvenue à aller vite mais la rame qui avait tardé.
Un incident était annoncé concernant l'autre direction. Voyageurs de l'autre sens nous ne nous sentions guère concernés.
Des minutes passent. L'annonce est répétée. 
J'avais une petite marge, je commence à me dire que j'arriverai juste-juste au boulot.
Puis vient l'annonce "trafic totalement interrompu ligne 14 entre Saint Lazare et Saint Ouen dans les deux sens. Reprise du trafic prévue vers 09:50".
Comme tant d'autre je bondis vers la ligne 13, déjà à l'ordinaire suffisamment chargée pour que ça vire à la foire d'empoigne. Je ne m'en sens pas la force. Un RER C est annoncé dans les 5 mn, je cours l'attraper.
Grand confort (rame 9), pas surpeuplée, le bonheur du francilien.
À Saint Michel j'entends sauter dans le RER B, au bout du compte j'aurais sans doute 12 minutes de retard - j'ai déjà averti le bureau de mon retard inévitable -.
Et sur les panneaux d'affichage : 10 mn avant le prochain, Retardé, Retardé comme commentaires sur les suivants.
Alors je cours attraper la ligne 4, laquelle, même en fonctionnant sans incident, ne m'a guère permis d'arriver à moins de 25 minutes de l'horaire théorique.

Je suis restée 45 minutes plus tard que mon horaire théorique, pour compenser.

Il faisait un froid hivernal (3°c et du vent du nord), mais j'étais prête à rentrer à vélib. Ils étaient nombreux à la station la plus proche du lieu de travail. Mais voilà que mon pass navigo ne déclenche pas la libération du biclou. Me revient en mémoire un mail attestant de la fin au 31 mars de mon abonnement et de l'absence de possibilité de renouvellement automatique for some reason.

Je suis finalement rentrée en ligne 4 puis ligne 14, laquelle entre temps s'était refait une santé.
Et donc la propension au bavardage inutile pour une fois au lieu de m'agacer m'a fait sourire

"Cher voyageur des chutes de neige sont prévues à Paris. Ceci n'est pas un poisson d'avril" 

Ce n'était pas un poisson d'avril, mais niveau trajets de travail, ça n'avait pas été ma journée.

 

 

PS : J'ai appris à grand retardement, via un post instagram de l'ami François, le décès de Richard Moore, que j'écoutais au cycling podcast. Je ne le connaissais pas personnellement mais j'appréciais ses commentaires de course. Et il laisse beaucoup de gens atterrés parmi qui le suivait de plus près que je ne le faisais, voire le connaissaient "en pour de vrai". Tristesse.
(et confirmation que je travaille trop).

PS' : Des jours de congés nous ont été payés car impossibles à caser compte-tenu de l'augmentation de la charge de travail. Me voilà pourvue du salaire que je ressentirais comme motivant s'il m'était versé chaque mois. Toute ma vie professionnelle, ce même sentiment sauf une fois ... alors que mon employeur peinait à me verser les sommes dues (autrement dit : quand j'ai un salaire en lien avec l'effort fourni, son paiement n'est pas garanti). C'est décourageant.

 


Une attribution

(venerdi)


Le numéro qui m'a été attribué pour mon téléfonino de secours (l'ancien appareil, que je souhaite conserver lorsque je ne veux pas m'encombrer) m'offre ce qui pourrait être un bon début de polar.

Il a visiblement été réattribué très vite et des personnes continuent près d'un mois plus tard à tenter de contacter son ancienne titulaire.
Je connais son prénom, l'existence d'une nièce sympathique, sa région (1) et depuis quelques jours le fait qu'elle loue un ou des appartements. Je sais qu'elle va bien ou du moins assez bien pour faire des achats : les SMS avec codes de confirmation me parviennent parfois, car elle n'a pas dû saisir son nouveau numéro partout.
Je m'efforce scrupuleusement d'alerter ceux qui daignent laisser un message, sur le fait que ce dernier n'est pas parvenu à la bonne destinataire même s'ils avaient utilisé à la base le bon numéro.

D'un point de vue romanesque, c'est une mine d'idées (on pourrait par exemple (ce n'est pas le cas ici, je n'ai affaire qu'à des gens courtois, un tantinet décontenancés) imaginer un changement de numéro précipité pour quitter des personnes insistantes et plein de développements possibles partant de là.

Je l'ai peut-être déjà écrit mais il peut être utile (et surprenant) de  savoir que le délai minimal de réattribution d'un numéro de téléphone mobile n'est que de 3 à 6 mois et peut même se réduire à 2 en cas de pénurie (2).

 

 

(1) Via des publicités reçues par SMS venant de boutiques où elle a l'habitude de faire des achats.

(2) Je ne serais pas étonnée si tel était le cas ici.


Alors on danse

(lunedi)

 

Une fois de plus un billet chez Carl Vanwelde est tellement bien vu que j'y repense après.

"[...] Les uns s'arc-boutent sur "une bonne hérédité" les dispensant de contraintes, les autres sur leur rassurante triple vaccination donnant accès au Pass, aux petites sauteries et aux câlins sans réserve des petits-enfants enfin rendus à leur affection. "C'est trop long docteur, on ne peut pas vivre ainsi tout le temps, et puis on est fort prudents." Alors on danse."

En plus qu'il me met en tête, je crois volontairement, une chanson si bien adaptée à notre période actuelle :

 



Covidliste m'avertit dans la matinée  qu'une dose de Moderna est disponible. Par acquis de conscience je clique sur le lien proposé. Jusqu'à présent les doses annoncées étaient systématiquement à Gagny en France et puis soudain, une dose était disponible à Paris, dans une pharmacie. 

Il a fallu obtenir l'autorisation de ma hiérarchie au déboté puisque j'étais au travail. En prenant sur mon temps de déjeuner et un peu davantage, ce fut OK.
Ça m'a permis d'aller dans un quartier de Paris auquel je suis peu accoutumée et de me reposer pendant les trajets (métro uniquement). La seule chose que je n'avais pas anticipée est que certes il n'y avait pas une longue file d'attente comme on peut le craindre dans un centre de vaccination, mais les personnes travaillant dans la pharmacie avaient aussi d'autres choses à faire, des clients à servir, des tests à effectuer. Ce qui fait qu'au bout du compte, l'attente n'était pas nulle. 

En revanche, même si j'ai dû matériellement attendre un peu que mon pass soit imprimé, je n'ai pas eu à attendre 15 minutes avant de repartir. Peut-être aussi puisque ce n'était qu'une demi-dose de Moderna après avoir déjà eu deux doses d'Astra Zeneca courant 2020.

Ce que j'ignorais c'est qu'il fallait aussi n'avoir pas de cas connus proches déclarés depuis moins de 14 jours. Personne de ma connaissance n'étant en ce moment atteint, ouf. Mais il ne faut pas tarder, dans la mesure où le variant Omicron est si rageur et vif à passer de l'un à l'autre que bientôt bien des vaccinations devront être différées pour cette simple raison.

En soirée j'étais suffisamment bien pour dépoter des travaux administratifs et même sortir et suspendre une lessive de draps - mais ça n'était pas la meilleure idée, le bras droit légèrement douloureux -. 

On verra bien la suite. En attendant, c'est fait et me voilà pourvue pour les jours à venir d'un brin ténu de sérénité.

J'ai honte parce que c'est se moquer de quelqu'un (même s'il s'est moqué de nous), mais n'empêche je suis re-partie à rire. Par les temps qui courent c'est précieux, alors je partage.

Il y a ceci aussi, dont je ne sais si mieux vaut en rire Capture d’écran 2021-12-20 à 23.44.38