Boualem Sansal résume tout bien


    La note d'espoir, j'y crois moyen, mais acceptons-en l'augure. La seule chose en mon pouvoir est de diffuser ces mots autant que je le peux.

Le chaos primitif de Boualem Sansal

(et effectivement je me souviens des années 70 du moins de leur début comme d'une plage d'insouciance, tout en n'étant pas dupe, des tas de choses n'allaient pas et en Asie c'était la guerre et ses atrocités, et en Amérique du Sud l'horreur des dictatures ...)

 

 


Deviser avec Mark (Twain)

(dernier rêve avant réveil)

Nous (? - je ne suis pas seule dans le lieu du songe mais au réveil j'ai oublié qui m'accompagnait (famille ? ami.e ? amoureux ?) -) marchons à la campagne vers une jolie palissade de bois bien peinte en blanc. Je sais que c'est Tom Sawyer qui en faisant envie à ses potes, a fini par faire ça. Il y a un homme qui se tient là, pipe et chapeau, air doux d'antan - d'avant la grande guerre puis l'autre et la shoah pour ne parler que de ces horreurs là -, il contemple les grandes étendues au delà. Nous nous parlons comme si nous nous connaissions depuis longtemps mais nous savons l'un comme l'autre que ça n'est pas le cas.

Seulement il n'est pas là pour longtemps alors il n'y a pas de temps pour des préliminaires acclimatants. Et la connivence y est, même si (V., #anotherTed ...) je m'en méfie désormais.

C'est Mark Twain. Ça va de soi. Arrive [biiiiip] , qui me fait la bise - il fait partie de ceux de mes amis qui ont trop bien réussi dans la vie d'une certaine façon mal tourné - et je laisse les deux hommes se parler. Il en va d'un avenir peut-être un peu moins pire pour l'humanité. 

 

Le son que le rêve a saisi est .

Mettre le radio-réveil à 6h20 afin d'entendre la part littéraire de l'émission de Tewfik Hakem se révèle à l'usage une excellente idée, mais pas du tout comme je m'y attendais : incapable de me réveiller avant 6h30, j'incorpore ce qui se dit à un dernier rêve que ça rend beau. 

 


De l'importance de régler le radio-réveil sur une bonne émission

(rêve de réveil - grâce à la radio -)

C'était l'émission de Tewfik Hakem et Claro, ce qu'à l'avance j'ignorais, en était l'invité. C'était doux d'entendre sa voix, j'étais je crois en train de rêver d'une maison librairie, un endroit chaleureux où je travaillais, il y avait Mathias et Marion, présents aussi, et nous rangions des livres tout en devisant. La lumière était très douce, sans doute celle d'un tôt matin de jour ensoleillé.
Claro nous rejoignait mais était donc appelé à l'antenne, et répondait à l'émission avec un équipement de téléphone mains libres, tout en restant parmi nous et continuant à trier. Avec Mathias, un peu potaches, on essayait de faire les clowns et le déconcentrer mais il restait imperturbable. 

Puis on arrêtait tous tout pour ne plus faire que l'écouter, tant ce qu'il disait était rudement bien. Jusqu'à tenter de répondre avec humour aux trois questions un peu simplettes (un peu second degré ?) de la fin.

Nous étions heureux. 

 

Ce qui reste curieux c'est que j'ai tout écouté, compris, et pour partie mémorisé, sans pour autant cesser de rêver, je ne me suis réellement réveillée que 35 minutes après.

 


Une émission en rentrant


    En rentrant du travail je tombe grâce à son compte FB sur cette émission (1) à laquelle a participé Thomas Gunzig. Il y a eu un passage difficile quand il a été question du 8 janvier 2015. Et puis ça m'a fait du bien. Même pour cette partie de l'entretien. 

 

(1) Sérieux délires du 10/08/15 par Nicolas Buyaters 


Un homme [pas] comme les autres


    En recherchant le lien pour un ami très cher, des infos du matin, voilà que je suis tombée par l'un de ces hasards logiques sur l'une des émissions de cette série : 

Grande traversée de l'été Rimbaud en mille morceaux par Jean-Michel Djian et Charlotte Roux

Un pur régal (c'était l'épisode 2). J'ai tout laissé tomber pour (presque) seulement écouter.

Avec la Grande traversée sur Churchill par Pierre Assouline, la semaine passée, j'oublie que je n'aurai eu que 2 jours 1/2 de vacances cet été et je savoure mes longs (et mérités !) congés.

(et je suis très heureuse aujourd'hui de n'avoir eu que mon propre travail à repousser d'une ou deux heures pour rester écouter). 

À présent, au boulot #BNF 

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France Culture et la phrase du matin


    Est-ce la programmation estivale qui comporte des émissions avec des intervenants inhabituels, est-ce le fait d'être en congés alors que ne l'est pas le reste de la maisonnée, ce qui me laisse plus réceptive quand le radio-réveil se déclenche au lieu d'être mue par le sempiternel "Allez debout, il faut bosser", mais ça fait deux matin au moins que me tire du sommeil une phrase qui, décontextualisée par l'inconscience dans laquelle le sommeil dont j'émerge m'a plongée, présente un curieux effet. Ce fut donc aujourd'hui :

 

Les buts sont les deux seuls points fixes de l'espace du football. 

 

Comme j'ai dû repiquer un peu du nez, le temps de m'extraire complètement de ma somnolence, j'ignore qui parlait, pourquoi, à quel sujet (et n'ai pas le temps d'écouter le podcast).

J'envisage d'ouvrir une nouvelle rubrique, cousine du #QOTD de twitter : #laphrasedumatin 

PS : Hier c'était "Apocalypse now à San Francisco" et son violent retour vers le futur du passé.

 

 


Voyage dans le temps (au réveil) ou Quand France Culture surprend

J'étais en train d'émerger lentement, avec cette volupté que donne dans un coin de conscience le fait d'être en congés tout en écoutant le radio réveil déclenché à 6h25 as usual. Ce qui signifie capter des bribes éparses, parfois les inclure au dernier rêve, c'est un peu bizarre des fois.

Il me semble qu'il fut question des Jardins d'Alice en quête de relogement, de rénovations (500 000 ai-je capté, mais de quoi ? où ça ?), "des séismes légers qui font s'entrechoquer la vaisselle", et soudain avec le jingle sonore de France Inter d'antan "Apocalypse now à San Francisco" (1), et là je crois que je me suis relevée en criant (2). 

3949658125_83f4ba6a7f_zFin 1989 comme j'attendais pour le printemps suivant un enfant nous avions décidé de répondre enfin à l'invitation de mon amie Carole qui vivait déjà depuis plusieurs années en Californie. Je pressentais qu'ensuite les voyages deviendraient compliqués - n'imaginais pas à quel point et que ça ne serait pas du tout que du fait d'avoir un bébé, mais plutôt financier et de disponibilités -.

Nous avions cassé la tirelire, long trajet en avion, et pris nos dispositions pour une douzaine de jours en novembre.

Et voilà que moins d'un mois avant notre départ, cette annonce à la radio, la même, gros tremblement de terre à San Francisco. Je me souviens d'avoir eu peur pour les amis, jusqu'à ce que nous parvenions à nous joindre, et je crois que c'est seulement après coup (ou parce qu'ils nous ont posé la question) qu'on s'est demandé si on maintenait le voyage. Pour moi, c'était bien sûr que oui, en fait l'envie de se revoir était d'autant plus forte que nous avions eu peur.

Et puis j'étais déjà allée quelque part juste après un coup d'état, quelque part juste avant des inondations dramatiques, alors pourquoi pas juste après un tremblement de terre.

Il n'empêche qu'entendre au réveil la même annonce que celle qui nous avait à l'époque alerté était une expérience troublante. Un voyage dans le temps. Je suis assez coutumière du fait, dans les instants très brefs qui coïncident avec le réveil, il m'arrive en particulier de croire encore à la présence de certains grands absents, une fraction de seconde, mais pour des faits éloignés, c'est sans doute la première fois que j'éprouve la sensation d'être il y a longtemps.

Juste après il y a eu Bruce Springsteen, une évocation du central téléphonique qui alors avait sauté, maison blanche incluse lors du démarrage des réservations pour l'un de ses concerts au siècle dernier. 

Du coup j'ai réellement démarré cette journée il y a plus de vingt-cinq ans. 

 

(1) émission Le temps de la géographie ; et un article sur Geopolis

(2) J'étais déjà seule, heureusement.

 

nb. : à 12' du début de la video un sauvetage spectaculaire. Dix jours pour pouvoir récupérer les corps des victimes de l'écrasement du pont. 


Alors pour une fois que je voulais écouter vraiment je me réveille trop tard

 

Depuis que j'ai quitté l'"Usine" et peut-être même un peu avant, la radio du matin c'est France Culture.

Longtemps ce fut NRJ pour des raisons historiques : nous étions jeunes et elle aussi qui passait de la musique de maintenant d'alors, et était sans pub (Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ...), ça réveillait tonique. Tataboum dès le matin. Et puis ils passaient beaucoup Jean-Jacques Goldman et j'aimais bien.

Plus tard ça avait dégénéré et j'étais depuis un moment déjà dans mon époque France Inter, mais j'avais remarqué que si j'écoutais une radio qui disait des choses qui m'intéressaient j'avais tendance à rester au lit pour écouter et les enfants et moi étions en retard après. Alors je restais sur NRJ qui entre temps m'agaçant terriblement (je me souviens d'une séquence qu'ils appelaient Toilet Zone, très efficace pour me pousser à bondir du lit, éteindre, quitter la pièce et après tout c'était le but recherché) se montrait efficace.

Plus tard encore, j'ai été dégoûtée de France Inter dont avaient de toutes façons disparus plusieurs chroniques ou types de rubriques qui me plaisaient bien, et qui ne portait même plus la météo marine. Quand quelqu'un ou quelque chose me déçoit profondément, je tourne la page assez définitivement. Il y a du "allons voir ailleurs puisque cette entité n'est pas fiable" en moi, un mouvement très impérieux et que je soupçonne d'être lié à mon anémie - pas de temps à perdre ni surtout d'énergie -. France Inter désormais c'est pour moi la chronique hebdomadaire de François Morel que je lis depuis son mur FB où des auditeurs viennent la déposer. 

Je me souviens d'une première tentative alors que je subissais encore mon job lamentable, pour mettre le radio-réveil sur France Cul et d'avoir renoncé : entre une écoute intéressée et amusée et la douceur de ton, alors que nous étions deux nous nous rendormions. Je suis donc revenue sur NRJ, détester ce que j'entendais et sortir vite du lit.

Ce n'est que lorsque j'ai repris possession de ma vie et quitté le gagne-pain qui me la faisait traverser un peu comme un prisonnier (j'ai bien dit "un peu", je sais qu'un réel emprisonnement tient d'une souffrance bien supérieure) que j'ai à nouveau pu revenir sur France Culture et m'en trouver très bien : réveil en douceur à 6h25, comme ce que j'ai à faire ensuite généralement me convient, ça passe crème d'écouter un peu puis me lever quand même. 

Entre temps les enfants sont devenus grands et les urgences matinales se sont volatilisées (bon sang, comment faisait-on ? Trois à se préparer, plus un 4ème qui se débrouillait pour filer très vite très tôt le premier et 8h30 comme heure de devoir être devant l'école au plus tard) : je n'ai plus que moi à prendre en compte, le fiston est une anguille qui se faufile entre nos occupations des points stratégiques (toillettes, cuisine, salle de bain), sa sœur a son indépendance, nous ne sommes donc plus que deux à devoir nous coordonner (1). À part aux matins de piscine je peux donc même m'accorder d'un peu écouter les tranches matinales (pas après 7h15 car mon travail (personnel au moins) m'attend), ces dernières années avec plaisir et souvent grand intérêt celle de Tewfik Hakem puis de Marc Voinchet. 

Plaisir souvent décuplé lorsque je suis réveillée par une voix amie. 

Capture d’écran 2014-01-14 à 10.10.03Hier matin ce fut raté : j'ai mis trop longtemps à émerger. J'ai donc dû utiliser les possibilités de session de rattrapage (la #viemoderne a du bon), pour ne pas manquer Philippe Besson invité de l'émission "Un autre jour est possible".

 

 

 

(1) Chez moi cette perplexité : comment faisait-on au siècle dernier alors que les familles globalement étaient plus nombreuses, les sanitaires bien moins commodes (et jamais plus d'un WC et d'une salle de bain par logis, du moins chez la plupart des gens), et les horaires plus matinaux qu'aujourd'hui - dans le tertiaire en tout cas un glissement général s'est opéré vers du "plus tard dans la journée" -, il convenait d'arriver au bureau à 8 h et il n'était pas honteux de quitter à 19h, à présent c'est quand même plutôt 9 avec dès qu'on est cadre, des soirées annexées - ?

PS : Une phrase de pure provocation s'est glissée dans ce billet, saurez-vous la retrouver ? Poke @joachimsene