Toute première fois tou-toute première fois tou-toute première fois tou-toute première fois a-ha

Jusque-là je m'en tenais à une sorte de stupéfaction incrédule, malgré des résultats numériques objectifs inscrits sur une feuille noir sur blanc et la confirmation d'un professionnel dont les années écoulées m'ont permis d'apprécier le sérieux et la fiabilité.

Puis à une certaine forme d'allégresse : j'étais enfin tranquille tout en ayant échappé aux éléments pesants. D'une certaine façon c'était aussi une première fois : jusqu'à présent dans ma vie j'étais plutôt la personne qui se mange tous les effets secondaires possibles d'un traitement ou d'un état donné. Voilà que là, pas. C'est sans doute lié (et pour les causes et pour leur absence de visibles conséquences ou qu'elles furent masquées) au chagrin subi l'an passé. Une absence violente a rendue soudain obsolète ma capacité à devenir encore parent, même si de toutes façons trop âgés et déjà amplement pourvus de descendances (2) telles n'étaient pas nos intentions.

Claude m'écrit "ça arrive chez les danseuses" - voilà un des plus beaux compliments que l'on m'ait jamais fait - ; il est vrai qu'en étant archi-pas douée avec des difficultés de coordination monumentales (1) tout au long de ma vie d'adulte fors les grossesses et quelques maladies et l'hiver dernier la dèche, j'aurais dansé avec la plus grande régularité. Et qu'à force je suis passée de dramatiquement nulle à simplement mauvaise. Ce qui, vu de l'extérieur ne ressemble en rien à un exploit (il suffit de me voir sur une musique peiner), est une des plus grandes fiertés de ma vie : grâce à une prof de haut niveau et patiente je suis parvenue à m'extraire d'une impossibilité, à créer les connexions neuronales nécessaires (hélas il en manque) à force de m'acharner.

En attendant ce fut ce week-end la première fois d'amour sans précautions, vraiment la toute première car au siècle dernier dès le premier garçon j'avais fait attention. Et ça ne changeait rien à l'affaire, mais c'est seulement à ce moment-là que la prise de conscience a eu lieu qu'une étape de vie était belle et bien achevée et qu'une autre, plus insouciante sans doute (3), s'ouvrait. 

Ça n'est sans doute pas (si) anodin.

 

 

PS : Pour les moins de vingt ans que ce billet pour l'instant ne concerne pas, le titre vient d'une chanson à succès de Jeanne Mas (1984) (si un des symptômes de l'autisme asperger est de savoir par cœur trente ans après toutes les paroles des chansons à succès d'une époque ancienne y compris et surtout de celles dont on se contrefoutait et qu'on n'écoutait jamais exprès, je suis aspie à n'en pas douter)

(1) D'où enfant ma prédilection pour le foot : que les pieds.
(2) Si ça tombe ... non, rien. Le vrai écart entre hommes et femmes d'orientation hétérosexuelle est là : les hommes peuvent très tardivement devenir à nouveau pères. Qu'est venu stimuler le viagra.
(3) et moins soumise à l'anémie, mais ça, wait and see. J'ai trop peur d'être déçue.

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La première course à grande affluence


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(minuit, tomber de fatigue, billet non relu)

Nous avions déjà participé à un 10 km officiel mais c'était dans notre ville, zéro vestiaire, gambader puis rentrer chez soi, tranquilles. Quelques centaines de participants.

C'était il y a 18 mois et tant de choses ont depuis changé pour moi.

À présent et suivant un mouvement d'inscription lié à l'entreprise de l'homme de la maison (1) (2), il était l'heure de passer à de grandes courses organisées. À défaut de pouvoir me lancer dans le triathlon peu compatible avec ma #viedelibraire, j'espère dans environ un an devenir capable de semi-marathon mais une telle distance se tente mieux en courses, il me faut donc m'habituer à ne pas seulement courir en liberté.

Le problème du nombre, comme je m'y attendais, était celui des consignes. J'ai commencé à mourir de froid en attendant après la course de récupérer mon hoodie, mes mains sont restées glacées et insensibles au moins vingt minutes après l'attente, malgré le bon refuge dans un chaud café. L'homme avait opté pour l'attitude Je suis un super-héros qui ne craint pas le froid et était parti de la maison en short et tee-shirt. Ne disposant que de l'option Je suis une wonder-woman qui frétille par temps de canicule, je ne pouvais en faire autant. Nous rendre sur place en voiture ne nous avait pas effleurés un seul instant. Je meurs de froid très facilement. J'appréhende l'hiver en librairie.

Ce n'était vraiment pas de chance, un temps idéal la veille et aujourd'hui si froid. #myluckylife.

L'ambiance course était sympathique, des touitons me l'avaient dit, ils avaient raison. 

J'ai couru seule la plupart du temps. Par rapport aux camarades collègues de l'homme, mon rythme est lent. 

Lent mais constant alors c'était drôle après avoir été dépassée par bien des gens de les doubler vers les derniers kilomètres. J'ai découvert à cette occasion que pour des personnes jeunes et de pleine santé, faire 10 bornes sans préparation n'est pas un problème du moins à envisager. Après, ils ou elles finissent dans des états de fraîcheur variables. J'étais loin d'être dans le rouge de ma jauge de fatigue supportable.

"Allez maman" disait ce beau drapeau tenu fièrement par deux bambins (à vu d'œil, 3 et 5 ou 6 ans) tandis que le ou la plus jeune riait aux anges dans sa poussette et que le père, fier (d'eux, d'elle, de lui même qui avait été capable de les mener en deux points successifs du parcours sans tarder), tenait.

"Pour Françoise" indiquait un dossard (un vrai : dans le dos) que portaient chacunes trois femmes qui courraient côte à côte. Je me suis prise à espérer que Françoise se battait contre un cancer actuel et que ce "pour" ne signifiait pas "à la mémoire de". 

Bon, alors ça allait que nous courrions dans un bois, parce qu'il m'aura fallu improviser une pause-pipi afin de répondre à une envie intempestive à laquelle l'attente préalable (3) dans le froid n'était pas étrangère. J'espère que pour les courses de pleine ville des toilettes sont prévues. 

Même en courant je trouve des objets perdus ou jetés (en l'occurrence : un mouchoir).

J'ai un peu regretté de n'avoir pas le tee-shirt de la course afin de participer à l'harmonie d'ensemble  Photo1157

Partie avec retard pour cause de file d'attente aux consignes et que la couleur de dossards qui était la mienne n'avait pas de file dédiée, je n'ai pas vu comment fonctionnaient les sas de départ, on nous a fait passer directement. La densité de coureurs n'a donc été une gêne à aucun moment et je ne crois pas avoir gêné qui que ce soit. 

Curieux comme lorsqu'ils ont un service à demander, les gens s'adressent parmi un lot d'inconnus directement à moi. Je sais que j'ai une tête à chemin et j'aime rendre service mais c'est parfois lassant (à force) (lorsqu'en l'occurrence on ne peut pas aider, à moins de se compliquer l'existence ce qui n'est pas mon activité préférée - elle est souvent pour moi bien assez compliquée -). 

Les orchestres sur le long du parcours, c'était dansant, c'était bien. 

Le nombre de personnes qui courent avec des oreillettes et des gros appareils de statistiques corporelles et temporelles m'a impressionnée. Comme disait l'ami Hugues, bientôt la société de consommation n'aura plus un seul nouveau terrain de chasse. Pour une activité aussi simple que courir il n'est besoin que d'une bonne paire de chaussures (du moins si l'on ne pratique pas le "pieds nus"), le reste vous a été rendu indispensable et vous y avez cru (4). L'homme de la maison comme les autres qui ne court plus vraiment avec moi depuis qu'il a sa montre qui mesure tout.

Les passages anxiogènes des véhicules de secours. Et une jeune femme à oreillettes qui devait écouter à très fort volume puisque ce sont des coureuses proches qui lui ont fait signe de s'écarter alors que la sirène nous vrillait les tympans.

Les personnes qui en attendent d'autres et les engagent à tenir bon. Il faut être très fort pour courir à un autre rythme que le sien. Y compris inférieur.

Les collègues qui m'ont encouragée vers la dernière boucle, je n'en revenais pas : à la fois qu'ils soient déjà là (tout rhabillés tout pimpants) et qu'ils aient pensé aussi à moi, l'élément rapporté et de peu de prestige, rythme lent. Ça faisait plaisir.

L'excellente idée qu'avait eue Adrien de nous faire repérer le parcours quinze jours plus tôt.

Il est difficile de faire comprendre que l'on peut agir lentement sans être en difficulté. Ça vaut dans cette société pour toute activité. Qui peut encore comprendre qu'on va lentement par choix ou décision murie ? #frenzysociety 

Se trouver un moment à courir le long d'un homme à la silhouette proche de celle de F. avoir l'illusion un instant que c'était lui et comme je ne m'y attendais guère (ou : avoir l'illusion parce que je ne m'y attendais guère), j'ai manqué un souffle ou deux (ou trois) puis je me suis reprise. Putain de chagrin qui ne lâche (encore) rien. 

Les kilomètres qui ont suivis j'étais très seule (malgré la petite foule qui avançait à petites foulées).

Plus tard, j'ai retrouvé un ami. 
Encore plus tard je me suis rendue compte que j'en avais sans doute perdu un autre en raison des péripéties de sa vie. Sans doute que je joue une fois de plus le mauvais rôle de "la femme qui en savait trop". Comment dire à ceux qu'on apprécie Ne m'en racontez pas trop afin de ne pas le regretter après et me rayer de vos (nouvelles) vies comme une menace potentielle ?

J'ai entendu d'étranges ou douces bribes de conversations. Dont un homme qui expliquait à ceux du groupe avec lesquels il courait, Ne le prenez pas mal mais quand je cours je ne parle pas.

J'ai songé, C'est un peu comme moi. Je conçois l'exercice physique comme une forme de méditation pendant laquelle l'écoute au corps est primordiale (sous peine de malaise plus que pour une recherche de spiritualité). Mais si l'on me parle, je réponds. 

- On pourrait faire du co-voiturage (proposition d'un trajet à pas cher car un éloignement familial semblait causé par le coût du déplacement).
- Oh je ne m'entends pas avec ma belle-sœur (en fait il ne s'agissait donc pas d'argent). 

J'ignore mon temps de parcours. Le chronomètre général indiquait 1h26 mais à partir du départ des premiers. Or nous n'avions franchi la ligne de départ qu'un quart d'heure ou vingt minutes après.

Sur ma montre dont j'oublie la marque sans arrêt j'ai mis 1h10 environ. Soit mon temps habituel. Un peu moins si l'on décompte les instants photos et la pause pipi.

J'admire ceux et celles qui courent malgré un certain embonpoint. J'ai déjà tant de mal avec mes propres kilos (dont quelques-uns depuis deux hivers en trop), comment font-ils pour développer l'énergie nécessaire à déplacer leur masse ?

J'aime ceux (celles aussi, mais c'est moins fréquent) qui donnent l'impression de courir lentement car leur foulée est longue, mais vont vite en fait. Généralement des hommes fins aux jambes interminables (5). 

L'homme était ravi de son temps et d'approcher les 12km/h. Bientôt nous ne ferons plus que partir ensemble lors des entraînements.

Je crois que ce jour à Bruxelles où nous étions venus encourager Pablo dans son marathon n'est pas étranger à notre transformation en coureurs à pied. Quelque chose dans l'ambiance ce jour-là nous portait, donnait envie de ne pas se contenter d'être au bord de la route. Merci Pablo.

J'ai subi d'autres influences, Tarquine, Thierry ... et la nécessité particulièrement en Normandie de trouver une alternative à la pratique de la natation laquelle nécessite un plan d'eau à température supportable, mais une étincelle date de ce jour d'octobre 2011.

Sans la pratique régulière de la course à pied je ne sais si je pourrais faire face à l'engagement physique de ma #viedelibraire. Il s'est trouvé que c'est venu à point nommé.

Mon numéro de consigne était le 409  PA050003 - Version 2

et celui de mon dossard 29973. Pourquoi est-ce que je m'en souviens ?

Les distributions de flyers à l'arrivée, pour d'autres courses dont un relai. Cet homme qui annonce l'une d'elles "pour lutter contre le cancer de la prostate". Nous venions de gambader au profit de la recherche contre les cancers du sein, j'ai cru qu'il plaisantait.
Il semblerait que non. 

- Si vous attendez pour recevoir un sac, regardez, ici, une dame en distribue.
(reconnaissance éperdue envers cette inconnue qui a réduit mon attente dans le froid ; peut-être que j'étais bleue).

Parmi les goodies, des serviettes périodiques. Évidemment.

Et une lessive "spécial sport" afin de "préserver la technicité des fibres". C'est ce qui s'appelle de la segmentation.

Cet étrange mécanisme de ma vie à Paris qui me fait toujours aller successivement deux fois dans un même lieu (je parle de ceux où je n'ai pas mes habitudes, de quartiers éloignés) : ainsi j'étais à nouveau dans le café qui nous accueillis, joyeux, avec entre autre Christopher Boucher et son père et Benoît et sa mère lors du festival America. Il me semble déjà d'une saison passée. Ça m'a fait plaisir même s'il le faisait avant tout pour lui, que l'homme de la maison me propose cette étape avant de repartir, moins frigorifiés. J'avais retrouvé l'usage de mes mains.

Somme toute et donc, et même si j'ai essuyé un fameux coup de blues en redescente, le froid induisant un surcroît de fatigue laquelle s'est empressée de faire entrer le chagrin, une très bonne expérience que je renouvellerai volontiers. 

 

PS : Retour à la maison avec une solide envie de sieste, mais voilà que c'était la fête au jardin d'en face PA050001dûment agrémentée par un crooner au vibrato pataud et qui défilait un à un tous les succès des années 70 et 80 du siècle dernier. J'ai été à deux doigts de m'en aller trouver refuge au ciné, ou plutôt deux pas que je n'avais plus la force de faire. Il faut bien qu'il existe quelque inconvénient d'avoir un jardin d'en face. #myluckylife 

 

(1) Ça m'embête parce que cette expression depuis le livre d'Édouard Louis peut être interprétée différemment. Or je n'y mets aucun jugement, l'expression m'était plutôt venue par antithèse d'une autre qu'employait Anne Savelli dans son "Décor Lafayette" et pensée dans une acception affectueuse.

(2) Mais j'ai payé à titre personnel mon inscription. Ce qui fait qu'au bout du compte j'étais dans la situation de courir aux couleurs de l'entreprise tout en n'ayant pas le tee-shirt "Odyssea" et en ayant une inscription individuelle. Pas étonnant que j'aie une sorte de phobie administrative : quoique je fasse pour quoi que ce soit je ne rentre jamais tout à fait dans les cases. 

(3) de celui qui était la veille allé chercher les dossards. Et des collègues qui souhaitaient partir ensemble.

(4) Oui je sais vous tenez à améliorer votre performance, votre temps, à éviter une crise cardiaque, rythmer votre course, mais à moins de viser le haut niveau est-ce à ce point important ?

(5) plaisanterie privée ;-) (mais n'empêche, c'est vrai).


Longtemps je n'ai pas eu la télé

(mais je ne me couchais pas spécialement de bonne heure : je lisais).

 

Entre 1981 et 1988 avec l'apparition du câble dont notre ville était pilote, je n'avais pas la télévision, déjà elle me semblait superflue alors que l'internet grand public n'existait pas. Le câble m'a permis de regarder des chaînes étrangères, des séries américaines de qualité, "Arrêt sur images", "les Guignols" et des émissions du vendredi soir tard sur la mer et la planète (la vie des gens sur).

Quand je suis tombée dans l'écriture, je n'ai plus eu le temps, il me restait quelques séries (dont NYPD Blue et 6FU, la dernière que j'ai suivie), et puis en 2005 à partir du Comité de soutien qui ne me laissait avec le job à l'"Usine" plus aucun temps disponible, plus rien.

Je n'ai jamais repris. L'apparition de la télé-réalité a achevé de me détacher de son support. Parfois je regarde sur l'internet une émission qui concerne des ami(e)s. Difficilement en DVD un film. Un peu le sport mais plutôt sur sites, via l'ordi et sans les commentaires franchouillards insupportables (et assez peu techniques, pour le foot c'est flagrant d'avec les commentaires italiens ou anglo-saxons).

Ce qui fait que je ne connais pas certaines choses que la plupart des gens connaissent. C'est d'ailleurs avec l'absence de permis de conduire (ou de son usage) quelque chose d'assez parisien - la plupart des personnes que je fréquente n'on pas la télé ou ne la regardent pas : l'offre culturelle est si forte et les journées de travail si longues pour ceux qui ont des postes d'encadrement -.

Là où c'est plus amusant c'est que correspondant à mes premières années sans, j'ai des zones inconnues, un peu comme si j'avais vécu tout ce temps dans un pays lointain.

À la grâce de l'internet je redécouvre ainsi soudain des video-clips de chansons que je connaissais bien, sans en avoir jamais vu les images ou si fugitivement qu'oubliées. Par exemple celui-ci 

 

 

qui a vraiment beaucoup vieilli (ç'en est presque attendrissant). Ces clips des années 80 sont intéressants comme témoignage d'un temps sans l'internet ni téléphone portables. On mesure à quel point ces objets ont changé nos vies (avec la photo numérique pour ceux qui s'adonnaient à la photographie).

Au fond mon boulot aura toujours été de capter l'air non-télévisuel du temps.


Les pompiers sauvages

(tout à l'heure à l'entraînement)

Nous avons l'habitude, c'est plutôt agréable, d'avoir le mardi des pompiers qui viennent après nous à la piscine s'entraîner. Nous en connaissons quelques-uns de vue à force. Ils viennent pour 8 heures, moment auquel nous libérons le bassin. 

Mais ce matin les types étaient venus en nombre, plutôt du genre des musculeux (1) ; sans doute avaient-ils des tests à passer. 

Arrivés vers 7h50 ils n'ont pas tardé à investir le bassin plus particulièrement la partie sans ligne précise où, arrivée en retard pour mon propre entraînement, je m'étais retrouvée et ce sans prévenir ni même demander qu'on se regroupe sur les autres lignes, non d'un seul coup à la hussarde et que revenant d'une longueur en dos, je me suis trouvée presque nez à nez avec des types qui faisant la course, crawlaient.

Notre heure était presque achevée et j'avais mieux à faire que taper la protestation, nous étions en sous-nombre, alors à quoi bon. Mais j'ai trouvé le procédé plus qu'un peu cavalier. Et indigne de ce qu'ils sont censé représenter.

J'espère que mardi prochain nous retrouverons les habitués, bons nageurs (2), respectueux et civilisés.

 

(1) C'est plus fort que moi, je ne parviens pas à considérer les muscles issus du travail aux appareils (et de quelques compléments alimentaires qui ne m'inspirent guère), comme des vrais. 
(Jusqu'au jour où je me prendrais un poing dans la gueule, et avant de sombrer aurait le temps de me dire, Ça n'était donc pas [que] du chiqué ?)

(2) Parce qu'en plus ceux-là étaient du style à bouger beaucoup l'eau pour finalement pas grand chose, on est tellement plus efficaces en glissant correctement.


Suette alors

 

 

Je connaissais les brèves de Félix Fénéon via le compte twitter qui en émet régulièrement, on dirait qu'elle furent conçues pour. Mais lorsqu'à l'occasion d'une soirée chez Charybde j'ai découvert qu'il en existait une fort belle version en papier, aux Éditions Cent Pages, de celles qui sont admirables et du contenu et comme objet, je n'ai pas su résister. 

Depuis, j'ouvre le volume lorsque je suis chez moi, que j'ai un instant ou l'envie urgente de sourire - mais pour ça, comme ça ne rigole pas trop par ailleurs, il me faut une raison -. Il n'est pas exclu que j'en partage quelques-unes, par ici parfois. Telle cette : 

"Le Dunkerquois Scheid a tiré trois fois sur sa femme.
Comme il la manquait toujours, il visa sa belle-mère ;
le coup porta."

Il se trouve au passage que certaines nouvelles sont en plus instructives. Je dois donc à l'une d'entre elles le délice, de plus en plus rare à mesure que j'avance en âge, d'un mot nouveau : 

"La suette militaire qui sévit à Rouillac (Charente)
s'aggrave et tend à se propager.
Des mesures prophylactiques sont prises."

J'apprends donc que la suette est est "une ancienne maladie infectieuse épidémique caractérisée par une fièvre importante, une transpiration profuse et une mortalité élevée" (source Wikipédia). Ce dimanche de temps chagriné et qui aura été plutôt mou dans l'ensemble, malgré un gag de lecture qui m'a fort amusée (billet probable après le 9 juin) m'aura donc laissée mieux instruite à son départ qu'à son arrivée.

Merci Félix (et ses valeureux intermédiaires)

 


Bad karma day et très étrange soirée

 

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Typique cas où l'on se heurte à ce qu'on peut écrire sur un blog ou pas, dès lors que d'autres personnes sont bien malgré elles concernées mais grandes pensées cette nuit pour ma fille. Soirée totalement étrange, j'ai joué les David Vincent et si je n'ai pas rencontré d'extra-terrestres c'est vraiment qu'ils n'existent pas.

Note pour plus tard : ne jamais oublier le piège du RER C ni que dans l'ouest parisiens les golfs sont légions. Ma petite péripétie vespérale est d'ailleurs très liée à mes réflexes de pauvres. Ainsi appeler l'établissement où j'allais afin qu'ils dépêchent un voiturier ne m'a pas effleurée un seul instant (pourtant j'avais sur moi leurs coordonnées). Et ne pas m'imaginer que les golfs pullulaient. 

Merci encore aux amis qui m'ont repêchée in extremis de la plaisanterie involontaire (j'en reste persuadée) que m'a faite un chauffeur de bus des environs de Versailles. Et à l'habitant de cette étrange contrée qui a pris peur en me voyant approcher (j'en rigole encore) (1) (je crois que c'est la première fois qu'en silhouette s'approchant, et qui plus est d'un pas tranquille sans aucun geste sciemment menaçant, je fais peur à un homme).

La première fois aussi que j'assiste à une scène de ménage comme au cinéma (ménage ou père - fille, la différence d'âge semblait de cet ordre -), j'ai presque failli applaudir ce qui les aurait aussitôt réconciliés dans une colère envers moi commune. La voiture s'arrête sur un vague demi-trottoir elle en bondit, il en sort aussi pour lui courir après, éclats de voix "Mais à 21h30 j'étais déjà en retard moi !". 

Soit dit en passant, je n'ai aucun avenir dans la prostitution, j'ai attendu un moment au bord d'une route, personne ne s'est arrêté, même si j'ai eu droit à quelques flatteurs ralentissements. Rapport à la note (1), mon restant d'avenir semble clairement établi du côté du grand banditisme et pas dans les commerces de la séduction.

Enfin j'ai vraiment un sens de l'orientation étincelant : semée par un bus trop serviable mais si maladroit, non seulement je n'ai pas eu l'heur d'être perdue vraiment mais en plus j'ai renseigné trois lots de gens. Curieux sentiment d'errance collective dans cette zone ultra-résidentielle et golfique.

 

C'était la première fois que je mettais les pieds dans un golf de luxe (pas pour en jouer, ne soyez pas étonnés).

Et la première fois que je prenais conscience via cette branche "circuit long" du RER C, qu'il y avait de nouveau presque autant de bidonvilles aux abords de Paris que dans les années 60. Cette régression afflige. 

 

(1) Encore que : comment ne pas se dire qu'on serait aux USA où n'importe quel paniquard peut détenir une arme à feu qui sait si ça ne serait pas mal fini. Pour avoir les pétoches d'une silhouette comme la mienne - en admettant qu'il ne soit pas capable d'identifier comme femme tout ce qui n'est pas blondasse à talons -, c'est que pour s'effrayer il lui en faut très peu.


La fin toute simple d'une amnésie (il suffisait d'aller au supermarché en fait)

 

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La mémoire, généralement, ne me fait pas défaut. Je suis même pour les choses stupides et inutiles à la limite de l'hypermnésie : le nombre de chansonnettes des années 60, 70 et 80 dont je connais encore les paroles par cœur sans jamais les avoir apprises ni même appréciées, mais simplement parce que ça restait scotché me fait honte.

Pour autant je ne suis pas très physionomiste (j'ai le don d'accrocher ma mémoire à des éléments impermanents : typiquement me souvenir d'une personne en tant que femme enceinte (ce qu'elle ne sera plus si tu la croises un an après), ou des lunettes d'une autre, ou d'une couleur de cheveux ...). 

Et par ailleurs ma vie qui depuis environ 10 ans a essuyé quelques grands vents voire même deux ou trois ouragans (affectifs) et un changement professionnel formidablement brutal, a effacé de mon cerveau certaines données. J'ai ainsi perdu la mémoire de ce sur quoi je travaillais en entreprise les trois dernières années, je me souviens seulement que ça n'avait pas vraiment de sens, c'était la structure hiérarchique qui autogénérait des trucs à faire, perpétuellement urgents, mais c'était du boulot de Shadok, inutile au monde et sans enjeu technique (1). 

J'oublie aussi assez facilement le mal qu'on me fait, sauf si c'est particulièrement pervers (auquel cas je m'en souviens pour tenter de ne pas retomber ultérieurement dans de semblables filets) ou que ça porte tort aussi à quelqu'un d'autre et que j'aimais.

Ces oublis-là me semblent salutaires. Je les vis sans regrets.

Enfin arrivent depuis environ cinq ans, et peut-être aussi du fait de mon changement de vie ce que j'appellerais des amnésies d'âge : lorsqu'on connaissait quelque chose ou qu'on pratiquait une activité ou qu'on possédait certaines connaissances fines dans un domaine précis et que l'on n'y est pas retourné depuis fort longtemps, voilà qu'on oublie. Typiquement : la pratique d'un instrument de musique, d'une langue étrangère ou l'étude de la physique quantique. Je ne saurais même plus vous expliquer la théorie de la relativité, alors qu'à 16 ans, sur un tel sujet (qui me passionnait) j'étais capable non seulement de faire comprendre mais aussi de faire rêver. Ça vaut aussi pour ce qui est lié aux sensations. Parfois en très bien : j'ai oublié la souffrance que c'était d'accoucher, ne me souviens plus que des effets induits et que j'ai cru mourir et de l'étonnement qu'à un tel niveau de douleur on en ressorte vivant(e)(s). Parfois en triste, toute une combinaison de circonstances et d'ennuis de santés, m'ayant fait perdre la mémoire d'une part de très bon.

Dans ce lot-là figurent des goûts et des saveurs. Certains produits de mon enfance ont disparu. D'autres existent encore mais ont changé de goût, la production de base étant devenue très industrielle. Lait, beurre, fruits et légumes sont devenus plus difficiles à trouver si l'on recherche les vrais. Les fromages semblent n'avoir pas trop mal résisté. 

Je me suis rendue compte récemment que j'étais parvenue à cet âge où si mon souvenir intellectuel reste précis - je peux ainsi me rappeler avoir bu du Fernet Branca en 1978 chez la très vieille Grand-Tante Maria -, mon souvenir sensuel, gustatif, a foutu le camp depuis bien longtemps.

Pour certains aliments ou boissons, c'est très bien. J'avais ainsi oublié le goût du pied de veau, retenté l'été dernier, je crois que je n'aurais pas envie d'y revenir avant un moment (expérience culinaire étrange). J'ai oublié totalement le goût du Coca : je trouvais ça trop sucré, pas agréable, ne désaltérant pas. J'ai dû en boire la dernière fois en 1989 lors d'un voyage face aux traditionnels symptômes de turista. Je ne sais plus du tout le goût que ça a. 

Et j'en suis presque fière : pour parvenir à éviter cette boisson là il faut une constance presque religieuse. Une abstinence de teetotaler face à l'alcool.

Pour d'autres, j'en suis fort marrie. 

Il en allait ainsi de cet apéritif très français dont les réclames peintes ont bercé mon enfance. Elles dataient peut-être des années 50, il était sans doute déjà passé de mode alors que je grandissais. Mais voilà les bonnes vieilles publicités peintes, entre autre sur les murs de vieilles maisons de villages au crépi par ailleurs gris, avaient de la durée de vie. Il y avait ce jeu de mots inclus et qui me ravissait (2). Et puis surtout : les peintures allaient se nicher même sur les murs des tunnels entre deux stations de métro. Et j'éprouvais gamine la même fascination pour ce que je considérais comme un exploit que pour les bateaux miniatures dans les bouteilles. Comment était-il possible d'arriver jusque-là, de peindre à cet endroit-là (qu'enfant j'estimait totalement inaccessible), comment on peut construire le bateau à l'intérieur ? Preuve que le matraquage publicitaire paie, je n'avais de cesse que d'atteindre l'âge requis pour avoir le droit de goûter à la boisson tant vantée (3). Je me souviens donc bien de quelques fêtes de famille où j'en avais bu, trouvant le goût pas mauvais, plutôt bon. Et que je ne comprenais pas pourquoi on me disait de me méfier car ça me semblait très léger, et pas plus fort que le vin en tout cas (4). 

Seulement voilà, a déboulé alors la terrible mode du Kir, lequel a détronné au passage le Porto (que je n'aimais que dans le melon, pas tant que ça en dehors), et surtout s'est mis à exercer une sorte d'hémémonie absolue. Aux apéritifs des repas festifs non estudiantins, n'était plus servi que ça. Au prétexte que puisque le Crémant ou le vin blanc était débouché, tout le monde suivait.

J'ai donc perdu de vue mon apéritif des murs peints.

Devenue plus tard amateure de whiskies, j'ai fini par ne plus boire que lui du moins quand de bonnes bouteilles étaient proposées et sinon me laisser porter par l'offre - va pour le Kir, 15 ans plus tard : va pour le Mojito - et dès que ça pouvait profiter du fait qu'une excellente bière (sauf à Paris) reste bon marché.

Je crois que c'est en voyant un tag très réussi dans un tunnel de la ligne 13 - et me dire, tiens ils ont fini par supplanter les vieilles pub D... - qu'il y a environ un an et demi j'ai repensé à cet apéritif que j'avais jadis croisé, apprécié puis qui était tombé dans (mon) oubli. J'ai supposé qu'il n'était plus fabriqué. Et me suis prise à espérer que dans le vieux meuble bar d'amis de longues dates, ou un beau jour dans un vieux café j'en retrouverai un fond oublié qui me redonnerait la mémoire. 

J'en ai parlé à plusieurs ami(e)s. Les plus jeunes ne voyaient pas trop de quoi je parlais. Les plus jeunes mais cinéphiles se souvenaient des murs peints entrevus dans quelques "Tontons Flingueurs" (5).

L'une d'elles, que ma quête amusait, a cherché en ma présence sur l'internet pour découvrir très vite qu'il en était toujours produit, selon la même logique commerciale qui il y a plusieurs années (et pour mon grand bonheur, car là aussi j'avais perdu le souvenir de la saveur) a permis de redonner vie à l'Amer Picon. 

C'était moins drôle mais rendait le succès moins improbable. Fin à prévoir de l'amnésie.

Pour autant et depuis, pas un café (6), ni restaurant n'en avait. Ni un hypermarché dans lequel les circonstances m'avaient entrainées. Ni d'autres magasins plus réduits et spécialisés. Ce vieil apéritif semblait bel et bien tombé en désuétude.

Voilà que ce soir, dans la petite ville normande, en l'un de ses magasins où nous allons rarement (en bons parisiens qui prennent peu la voiture - il est excentré -) j'en ai trouvé une bouteille. Même pas cher.

J'ai donc liquidé ma mini-amnésie et retrouvé ce goût amer mais parfumé (moins amer que le Picon, beaucoup moins), vieux vins, vieilles écorces, quelque chose qui sent bon l'antique troquet ou le coin du feu. Je ne (re)deviendrai pas forcément amateure, je bois peu et préfère donc me réserver pour les whiskies rares ou certains fins calva, mais je suis heureuse d'avoir réactivé ma mémoire.

Puisse 2014 marquer aussi la fin de celles de mes amnésies qui ne sont pas souhaitables ni souhaitées.

 

(1) Les premières années de mot boulot alimentaire, je retirais quand même quelques satisfactions de solutions trouvées à des problèmes techniques pas tous faciles et quand je revois certains programmes (car c'était du temps où l'on imprimait) je suis assez espantée du niveau de certains.   

(2) Mon appétence du calembour date du berceau. J'ai dû être une enfant éprouvante.

(3) Dans ma famille le credo était : pas d'alcool tant que tu n'as pas achevé ta croissance. Quelques entorses avec les vins italiens que les oncles allaient chercher dans de magnifiques damigiana et un peu de champagne lorsque quelque chose devait être fêté. Comme je n'étais pas rebelle pour ce qui me semblait soluble dans la patience (il y avait déjà suffisamment de combats à mener comme ça), j'attendais donc patiemment mes 18 ans avec une liste mentale des choses qui avaient éveillé prématurément ma curiosité.

(4) Au début seule la bière m'étourdissait mais parce que j'en buvais avec mon premier amour (c'était lui, l'effet) - assez vite plus du tout (il m'avait quittée) -. Ce n'est que très longtemps plus tard que j'ai compris que j'avais une forme d'imperméabilité aux effets de l'alcool. J'ai traversé toutes les fêtes d'une carrière étudiante à me demander en voyant les autres se comporter étrangement, mais qu'est-ce qui leur prend ? Je croyais jusque-là que les seuls effets de l'alcool étaient de rendre globalement les femmes un peu plus bavardes et certains hommes soudain violents. Mon naturel étant passablement déjanté, je profitais des fêtes pour me laisser aller et dans ces moments-là ça ne surprenait personne, mais je n'étais pas ivre, seulement moi-même sans retenue. C'est en lisant "Le club des incorrigibles optimistes" de Jean-Michel Guenassia que j'ai enfin vraiment compris. 

(5) Lequel n'en comporte pas car c'est une marque italienne qui sponsorisait. Et que l'on voit dans des moments parfois inattendus.

(6) Comme quoi contrairement à ce croi(en)t d'aucun(s) je ne vais pas si souvent au café. 

PS : Véronique, merci !

PS' : Et grâce à ces retrouvailles vous avez échappé à un billet un tantinet moins léger sur les morts de Normandie.

PS" : Et merci à Jean-Marc qui me fait suivre ce lien grâce auquel je sais désormais que j'ai avec la reine d'Angleterre un point commun et que j'ai donc une alliée pour sortir ce charmant apéro de l'oubli ;-) 


La promenade romantique

 (billet non relu)

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Ça ne date pas d'hier qu'on m'avait dit C'est beau ; qu'en passant en bagnole de l'autre côté, filant vers La Défense - par exemple quand nous étions encore fréquentables pour nos amis de Versailles ou Saint Cloud (avant que ça ne devienne trop cahotique chez nous pour que nous puissions poursuivre un cycle équitable d'invitations, entre autre) -, je disais, ça a l'air joli il faudrait aller voir, s'y balader. Puis il y a eu les enfants petits (et c'était quand même un peu loin pour un trajet en poussette), il y avait nos emplois de cadres dynamiques épuisés et requis le week-end par ce qui était devant être fait et les vacances passées ailleurs qui font qu'on ne prend pas souvent le temps d'être les touristes de nos quartiers.

Puis récemment il y a eu Julien, le camarade des entraînements de natation, lui aussi coureur à pied qui m'a dit qu'il y a avait par là un beau parcours à suivre. Mon patron aussi - même la boutique fermée, il restera, je crois, mon patron -, qui convié à des conférences littéraires sur l'île m'avait dit que ça méritait d'y faire un tour. Merci à eux d'avoir insisté.


Peut-être vaguement que je comptais faire la surprise qui devait venir puis revenir en juin mais l'a fait sans me voir, il avait certes du boulot mais j'étais devenue celle de trop. Je n'y ai pas songé au moment même, pas spécialement, mais ne peux m'empêcher d'y penser, en écrivant, après.

Peut-être que je pensais la distance un peu grande pour celui qui est là, et d'ailleurs l'a trouvé (mais en rentrant, à la fin, le périple accompli). Je commence à intégrer doucement le fait que la thalassémie, mon éducation, et un plaisir des chasses-photographiques a fait de moi une marcheuse inconsciente, infatiguable parce que fatiguée et ne se ressentant pas plus de 15 km que de 5.

Et de façon certaine : le temps beau et chaud me donne des élans formidables.

C'est donc un soir de 3 août en 2013 alors que nous habitons la ville anté-voisine depuis rien moins que 25 ans, que nous avons enfin fait le tour de cette île, certes un peu trop chic, et trop bétonnée, et probablement truffée de caméras de partout, mais qui possède encore du charme et des bords de Seine accessible.

Il m'a rarement été donné depuis 2005 d'éprouver à ce point une sensation d'être en vacances, détendue sans menace, et dans ces instants rares (pour ma vie) de découverte de nouvelles places.

Rien ne manquait, y compris l'odeur d'eau, presque maritime, et la rencontre avec un gars du coin, bavard à souhait.

Rien ne vaut un long moment heureux pour faire refluer le chagrin, même si à nos basques on sent qu'il se tient.


L'hôtel du bout de l'avenue est sur le point d'ouvrir


P5132907L'hôtel du bout de l'avenue est sur le point d'ouvrir. 

Tu viens à Paris sans trouver le temps de me voir, au prétexte qu'un photographe t'accompagne. Dans un sens je préfère que tu me l'aies dit plutôt que d'avoir la sale surprise de tomber sur toi dans la rue (1).  P5132906

Last but not least c'est le premier rasage du fiston. Son père quitte la maison pour le bureau plus tard afin de lui montrer comment procéder. 

Je me suis dit, Ça y est, notre fils est grand.

 

(1) On croit toujours que Paris est grand, mais pour moi, il ne l'est pas tant.

 

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