Tri de photos (août 2018)

 

    Comme souvent lorsque je dispose d'un jour de congé pour lequel rien d'autre que du repos ne m'est possible, je fais des sauvegardes, ménage et tri de photos. Cela me détend et m'aide à me recaler dans le temps.

Au passage j'aime à retrouver quelques pépites.

20180805_175844Ce dessin avait probablement été fait par ma mère, je l'ai retrouvé dans ses affaires en 2018 alors que je devais vider la maison de mes parents.

Au passage je retrouve l'adresse courriel de quelqu'un que j'ai croisé quelques fois et à qui je souhaitais parler de son récent roman. Peut-être que c'est une sorte de rééquilibre face à l'adresse postale qui n'est plus à jour (mais d'une autre personne que la pandémie combinée à sa sur-occupation m'aura fait perdre de vue).

Parfois un détail qui à l'époque m'avait échappé me saute aux yeux. Ainsi au sein d'une photo plus large du parc Martin Luther King qui a bien changé, cet enfant à l'air décidé (1).
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Le contraste est amusant car la photo est prise l'été et que les autres passants sont en mode estival placide.

C'est l'époque où dans ce parc, il y avait deux terrains de foot là où désormais figurent un espace gazonné et un plan d'eau. Il n'y a plus qu'un terrain, beaucoup plus petit, un peu déplacé. Dommage, ils servaient sans arrêt.

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J'avais oublié cette statue de Chopin (au parc Monceau) qui m'avait fait bien rire et me fait marrer à nouveau : on dirait que la femme s'écrie Oh non, pas encore une sonate ! Frédéric, je n'en puis plus !

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Je dépose ici une image du jardin normand avant (avant que je puisse m'en occuper un peu, que le sureau soit brisé puis reparti bien fort et que les arbres aient grandi)

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Ainsi que d'un dessin concernant le sport et qui est si bien vu (mais il n'y a plus d'informations le concernant, où l'avais-je trouvé ?)

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Je trouve parfois des images dont j'ai perdu la mémoire, jusqu'à la raison pour laquelle j'avais saisi l'instant. Il reste un lieu, une date. Par exemple sur celle-ci du 21 août 2018 à 10:47, et pour laquelle je n'ai pas ou plus la moindre idée de l'identité de la personne assise.

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(1) Quatre ans se sont écoulés, je pense qu'il est très différent à présent et que je peux donc déposer ici cette image. 

 

 

 


Photos retrouvées - time capsule été 2018 session 2 - juillet

Je poursuis mon tri de photos 

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Ce tableau clouté est une réalisation d'en classe de CM1 ou CM2 grâce à madame Banissi notre institutrice formidable. Je me demande si de nos jours on laisserait des enfants bosser avec des clous. Peut-être ne les avions-nous pas plantés nous mêmes. Je me souviens en revanche du travail sur les fils et que j'avais aimé faire ça. 

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J'aime beaucoup de l'ancienne sortie du métro ligne 13 porte de Clichy côté lycée Balzac, cette photo floue. La sortie a depuis été entièrement remaniée à lo'ccasion de l'arrivée de la ligne 14.

 

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. Image d'un café à Nouzonville où nous avions fait escale au retour d'Houffalize. Je m'attendais à voir Franz Bartelt arriver d'un instant à l'autre. Il y avait une légèreté post-victoire nationale à la coupe du monde de football, ce qui était amusant quand on y pense, étant donné la proximité d'avec la frontière belge.

 

Je retrouve une Fiat 500. Saisie au vol dans Paris. Peut-être avais-je fait un vœu. 

 

 

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Quelques photos attestent de la beauté d'une partie de mon chemin #Vélotaf lorsque je travaillais à la librairie Charybde, rue de Charenton.

 

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Le 22 juillet 2018 était un dimanche et nous avions poussé à vélo jusqu'à L'Isle Adam, un bonheur de balade. J'avais trouvé du boulot pour janvier 2019, en passant.

 

 

20180722_163425 Nous avions revu la salle où s'était tenue notre mariage (et celui de ma sœur quelques années plus tard). 20180722_16530920180722_130407 L'ambiance générale était très "On a ga-gné !".

 

À l'époque j'étais soucieuse pour mon emploi qui finissait, et triste. Il n'empêche que les images portent traces d'une époque légère. Je commence à me remettre du travail physique et de deuil d'avoir dû vider et vendre la maison de mes parents.

Le 24 juillet 2018, un mardi, j'étais allée à la BNF, ce que je déduis d'une image, prise dans un jardin public voisin. Aller à la BNF me manque fortement, j'avais la sensation d'y être à ma place, de travailler vraiment. Seulement mon temps archi-plein actuel rend illusoire une réinscription.
La photo me plaît, c'est une photo de rien, d'un jour sans rien de spécial. Quatre ans plus tard je n'ai pas la moindre idée de ce pourquoi je l'ai prise. Sa neutralité même en ferait un bon support d'amorce de récit.20180724_113141

 

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Le mercredi 25 juillet 2018 était jour travaillé, j'en conserverai a posteriori une photo ratée de cette librairie que j'ai tant aimée. Sur le moment même et tout en sachant la fin prochaine, ce n'était qu'une photo ratée, clairement prise par inadvertance.

 

Le 26 juillet 2018 vers 20:55 j'ai pris une des photos que je suis heureuse d'avoir su saisir même si dans une absolue imperfection technique. La lune jouant avec La Tour, #KitchenView 

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Du vendredi 27 juillet 2018, je retrouve la trace d'un orage de grêle impressionnant. Je peux supposer que j'avais eu ce jour-là fort peu de clients.

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Le 28 juillet 2018 peut-être que les camarades du samedi sont passés une dernière fois prendre le thé, j'en trouverai la trace ou son absence dans mes notes de l'époque seulement aujourd'hui il s'agit de retrouver mémoire d'après les photos. Je joue avec le reflet sur une voiture un peu trop près garée.

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. Plus tard, un vieux pote, journaliste sportif à ses heures, et fin spécialiste du cyclisme apparaît dans une interview sur France TV sport concernant le Tour de France.  Ce qui m'amuse est de voir soudain la bonne bouille d'un copain.

Le dimanche 29 juillet à l'invitation de la maison du Dannemark, nous avions assisté aux premières loges à l'arrivée du Tour de France (gagné cette année là par Geraint Thomas, devant Tom Dumoulin qui surprendra tout le monde en se retirant du circuit trois ans plus tard pendant quelques mois). 

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Le lundi 30 juillet j'étais sans doute allée au cours de danse, au CMG rue de Berri où il avait lieu les dernières années. Je trouve la trace d'une séance de rameur pour 20 km en 56 mn. Peut-être que la danse n'avait pas eue lieu ? Au soir La Tour avait au coucher du soleil revêtue une couleur somptueuse.

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Du 31 juillet 2018 reste la photo sans souvenirs d'un vélo d'une couleur étranges, accrochée à des grilles que la géolocalisation indique être proche de celles des Jardins du Luxembourg.

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Plusieurs années plus tard et une pandémie qui nous aura mis en état d'urgence, de survie, le stress de ce dernier mois d'un emploi que j'aimais et d'une période à fortes incertitudes financières s'est estompé. Les photos permettent de retrouver la mémoire de bons moments, qui semblent à présent plus lointains qu'ils ne le sont.


Photos retrouvées - Time capsule été 2018

(martedi)

 

Comme toujours lorsque je suis trop épuisée pour faire quoi que ce soit d'autre - en l'occurrence clouée au lit par les suites douloureuses de mon trail de dimanche -, y compris lire, je trie, sauvegarde des photos puis les supprime des supports transitoires (où elles étaient le plus souvent depuis trop longtemps).

Je retrouve ainsi parfois des images qui à l'époque étaient elles-mêmes des re-découvertes.

Ainsi cette image d'avant le concert de Johnny en l'an 2000 à la Tour Eiffel prise par mon amie Anne-Carole juste avant que nous n'entrions dans le périmètre de sécurité réservé aux artistes et technicien·ne·s.

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Pour une raison qu'à présent j'ignore, je l'avais exhumée le 3 juillet 2018 et c'est à cette date que sur le disque dur de mon ordinateur elle apparaît.

Le noir était la couleur requise, et par commodité j'étais venue pour partie déjà habillée, en mode sait-on jamais (mais la vraie tenue noire était dans le sac ainsi que le nécessaire de maquillage)

Le 4 juillet 2018, un mercredi, j'étais passée à Saint-Ouen le matin, en y croisant un Vélib privatisé par un solide antivol, puis j'avais bossé à la librairie, Charybde encore en ville à l'époque, et au soir Le Joueur de Pétanque était venu me chercher et nous étions allés à Ground Control pour lequel je voyais passer tant de livres, qui pour certains, des sortes de guides touristiques pour découvrir des lieux insolites, ne ressemblaient en rien aux ouvrages que nous proposions à la librairie. 
Sur place nous avions dépanné avec l'un de nos téléphones un jeune père qui jouait au ping-pong avec son fils et souhaitait avertir la mère de celui-ci d'où ils étaient. 
C'est toujours curieux de la façon dont revoir des photos ravive la mémoire même si ce ne sont pas précisément des images des moments qu'elles convoquent.

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coucher de soleil sur la gare de Lyon 4 juillet 2018

Je retrouve parfois quelques notes prises en photo. C'est donc que je souhaitais en conserver la trace. Seulement dans certains cas, elle ne m'évoque plus rien.

Ainsi ce même 4 juillet "sa mère musicienne" suivi du nom de quelqu'un et de son adresse courriel. 
Parfois c'est déprimant : je retrouve des images de rencontres en librairie dont je n'ai plus aucun souvenirs. Pas celle concernant les personnes que je connais, mais d'autres, organisées par d'autres que moi, et dont je ne me souviens pas. J'étais visiblement là pour prendre les photos, mais leur fréquence et la fatigue qui est la mienne le plus souvent, ne m'ont pas permis de stocker le moment. 

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photo prise le 5 juillet 2018 rue de Charenton. Un jour viendra sans doute où l'on se demandera ce qu'étaient ces enseignes : bureaux de tabac, donc. Aux lectrices et lecteurs du futur : les gens y achetaient de quoi fumer, un truc qui sentait mauvais et qui l'était pour la santé mais comme les États en taxaient fort la vente, c'était légal et autorisé.

La pandémie a induit une réelle rupture : les images, les souvenirs d'avant semblent concerner d'autres personnes, dater d'un tout autre temps. Ce n'est pas une surprise, ça fait déjà un moment que j'en ai cette perception. Seulement à revoir des photos de cet avant qui ignorait encore qu'il en serait un, c'est flagrant, aveuglant. 

Je constate au fil des images dont ces vélos ne sont pas nécessairement l'objet, que nous aurons vu passer bien des lots de vélos ou trottinettes en free-floating, plus ou moins vite abandonnés par suite de vols ou dégradation. J'avais souscrit à l'une de ces solution lorsque les néo-vélib dysfonctionnaient au point de nous en interdire l'usage, mais ma ville pourtant tout contre Paris avait quelque mois plus tard été interdite de dépôt. Je m'étais donc désabonnée. 
Ces vélos, depuis, ont quasiment disparu. 

Certaines images comportent des ambiguïtés d'horodatages. Par exemple celle qui suit date-t-elle du lundi 9 juillet 2018 12:51 ou du samedi 7 juillet 2018 ? 

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Je sais pouvoir retrouver l'info à l'aide de ce blog, de mes carnets de bord, d'Instagram (qui serait peut-être l'explication de la double date), mais dans l'immédiat et disposant de peu de temps, cette double datation reste un micro-mystère.

Certains jours, accaparée par les tâches à accomplir, que ce soit pour ma famille ou pour un employeur, je ne prends que très peu de photos. N'en restent généralement qu'une trace de vélotaf, dont l'intérêt était surtout de témoigner à chaud d'une gcumerie resplendissante (1).

Des images prises en 2018 parfois dans les jardins du CMG Champs Élysées où les cours ont perduré quelques temps avant d'être supprimés, me font pleurer la fin des cours de danse de Brigitte, qui nous faisaient tant de bien. La pandémie et le manque de temps comme suite à mon embauche dans un emploi de bureau à temps plein ne m'ont pas permis de retrouver d'autre cours de danse. Sans doute aussi en raison de la qualité de ceux que j'ai grâce à elle connus. L'après-midi du cours de danse, maintenue une fois par semaine contre vents et marées était mon temps personnel de la semaine, après le cours je profitais des lieux (hammam ou sauna), prenais mon temps et ensuite passée la fatigue de l'exercice physique, cela me donnait de la force pour faire face à tout ce qui m'attendait. 
Je retrouve non sans émotion des traces de belles lectures, faites dans les lieux de récupération, juste après.

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Comme souvent dans l'existence, je n'imaginais pas que cette période, cette activité prendrait fin si peu après (même si nous savions les cours menacés, leur relocalisation rue de Berri nous avait donné espoir).

Le mardi 19 juillet 2018 nous étions allés, une petite bande du club de triathlon, encourager l'équipe de France de football homme qui jouait un match de la coupe du monde. Il y avait une fan zone près de la mairie de Levallois et un couple du club logeait à proximité. Nous avions fini en buvant un coup chez eux. Ça paraît pétant d'insouciance, vu de maintenant. 
Pourtant la vie, la nôtre, n'était pas si facile alors, soucis financiers car mon employeur de l'époque peinait à me verser mon salaire, et je savais que j'allais perdre ce travail que j'avais tant aimé. J'étais éprouvée par tout le travail fait pour la succession de mes parents, le tri infini, le déménagement de leurs affaires.
Le temps d'un match et d'être en collectif, ça pouvait se mettre de côté.

Le mercredi 11 juillet 2018, j'étais au travail et il y avait eu répétition du défilé aérien du 14 à venir. 
Rue de Charenton c'était très impressionnant. Bien des gens étaient comme moi sortis sur un pas de porte afin de voir - toujours ce temps de se demander ce qu'il se passe et puis Bon sang mais c'est bien sûr, le 14 juillet -.

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Une photo du 12 juillet 2018, jour où avant l'ouverture de la boutique, j'avais comme souvent fait le coursier pour la librairie, me fait retrouver la trace d'un sac fichtrement pratique pour transporter les livres, que j'avais acheté à cet effet, et dont j'avais perdu le souvenir et la trace. C'est un effet du premier confinement : installés en Normandie (en ayant observé 14 jours de quarantaine) pour près de trois mois, j'y avais perdu des parcelles de mémoire de mon principal "chez moi", du moins concernant certains objets.
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Il y a certaines journées comme celle-là dont je n'avais encore jamais vu les images : restées sur le téléphone ou dans la mémoire de l'appareil photo sans que je n'aie jamais eu ni pris le temps de les "développer" (disons plutôt télécharger).

Le vendredi 13 juillet 2018 nous avions reçu Emmanuel Ruben et j'en garde un si bon souvenir, les photos n'étaient pas nécessaires, fors à indiquer la date précise. Et me remémorer qu'il y avait au même moment d'importants transports et déplacements d'échafaudages juste devant la librairie.

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Ç'avait longtemps semblé être ma malédiction : des travaux lourds soudain enclenché dans les librairies où je venais travailler.

Le 14 juillet 2018 ce fut notre premier trail de La Chouffe et c'est l'un de mes meilleurs souvenirs. J'ignorais que nous étions passés non loin d'où F. vivait désormais. Je voyais ses nouvelles publications arriver en librairie de loin en loin, souvent écrite à deux, mais pas avec moi, ce qui me donnait toujours l'impression d'avoir raté un train en mode on arrive sur le quai et à l'instant où l'on s'apprête à monter les portes nous claquent au nez. Il n'empêchait : pour moi la page était tournée et ma vie en tant que libraire était stimulante, malgré les problèmes financiers. Le sport m'apportait une condition physique qui me permettait de tenir la fatigue en respect. C'était de bonnes années.
Et ce premier trail dans les Ardennes Belges fut une épiphanie, un de ces moments où l'on ne souhaite pour rien au monde être ailleurs, ni dans un autre temps, ni avec d'autres personnes.

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Le 15 juillet ç'avait été la course et aussi la finale de la coupe du monde de football, avec les Belges qui estimant que l'équipe de France leur avait volé la qualification était à fond pour les Croates et nous chambraient de ouf. Je souris en repensant à ce moment durant ma course où je me dis qu'il convient que j'accélère afin de ne pas rater trop du match ... pour arriver 2 minutes avant son début (2). Le match était retransmis sur deux écrans, en français d'un côté, de l'autre en flamand. C'est un souvenir amusé et heureux.

Le 16 juillet c'est Nouzonville et Charleville Mézières, cette dernière ville étant une destination que je m'étais promise de découvrir adulte lorsque Bruno, mon prof de français d'alors, nous avait parlé d'Arthur Rimbaud lequel tenait tant à s'en enfuir. Je voulais savoir d'où ça lui venait cette absolue envie de s'en extraire, du moins si les lieux, et pas uniquement la rigidité de l'éducation, y étaient pour quelque chose.

N'y étant pas scotchée, j'ai aimé la ville. Et heureuse d'être parvenue, sur le tard, sans le faire totalement exprès, c'est à dire comme j'aime, C'est sur le chemin, à mes fins.

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(1) Pour les non-initié·e·s s'il en reste : Garé Comme Une Merde 
(2) que j'avais manqué car je devais récupérer ma bière offerte puis passer me doucher.


Photos retrouvées et la corbeille du Samsung Galaxy

Puisqu'il est impossible de dormir, les voisins étant en pleine bamboche - dans la mesure où ils furent covidés en octobre ou novembre, je suppose qu'ils n'en ont plus rien à cirer, voire même une sorte de revanche à prendre -, je fais mes petits ménages, sauvegardes et tris de photos, dans l'espoir de pouvoir bientôt disposer d'assez de mémoire sur mon téléfonino pour y télécharger Stop-covid y déposer la mise-à-jour de WhatsApp qui non effectuée bloque l'appli.

Au passage quelques photos que je suis contente d'avoir retrouvées. 

Pour me le rappeler la prochaine fois : une fois les photos supprimées elles vont dans la Corbeille où elles restent récupérables pendant 15 jours. Mon ménage ayant pour but de faire place j'ai dû aller la vider. Elle se trouve dans Galerie dans les Paramètres qui sont accessibles via les trois petits points en haut à droite. 

 

Un excellent souvenir du 27 juin 2018 : Nicolas Jaillet en concert chez Charybde 

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Le 28 juin 2018, notre fille avait contribué à organiser une soirée au Hasard Ludique et nous y étions allés, le daron et la daronne, en soutien ; et c'était bien. J'ai oublié qui était le musicien sur la photo, mais j'en ferais volontiers une couv' de bouquin. 

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Photos qui furent récentes

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Je commence à avoir un historique de photographies suffisamment imposant pour que s'en perde le souvenir.

Ainsi cette photo prise en septembre 2008 à La Défense, un peu curieuse quand on y pense.

J'ignore qui il sont, et surtout j'ignore à présent si je l'ai jamais su. Peut-être que si je retrouve un agenda où parviens à remettre en forme les sauvegardes de mon ancien fotolog, la mémoire me reviendra. Et de savoir ce que je faisais à La Défense le dimanche 21 septembre 2008 à 15:33

J'aimerais pouvoir consacrer du temps, paisiblement à mettre de l'ordre dans ma mémoire, mes photos, mes affaires. 


Tri de photos (2018 et alentours)


    Une fois de plus mon ordi tout comme le téléfonino, ont la mémoire saturée des photos que j'ai prises sans les trier ni les sauvegarder. Avant toutes choses je dois donc faire le tri. 
Je n'ai pas envie d'automatiser l'ensemble (en dehors des sauvegardes hebdomadaires de mon Time Machine qui m'avaient sauvé la mise en octobre 2017 lorsque je m'étais fait voler mon ordi). J'aime revisiter le passé proche et mon petit boulot de photographe du quotidien.

Je vais poster ici quelques images que je suis contente d'avoir retrouvées.

 

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Forêt domaniale de Bord-Louvier, Incarville, France 
autoroute A13
dimanche 31 décembre 2017 15:04

 

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Le Guilvinec, France
détail d'une peinture murale d'une maison près du port
mardi 1er mai 2018 10:00

 

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Paris, France
voie Rive Droite circulations douces, sur mon chemin de vélotaf de l'époque (je travaillais pour la librairie Charybde)
samedi 5 mai 2018 19:59 ou 20:59 (je crois que mon appareil photo n'était pas à l'heure d'été)

 

 

 

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Champs de Mars, Paris 
podium du No finish line
dimanche 6 mai 2018 18:26 

 

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Club de sport, quartier des Champs Élysées, Paris 
avant le cours de danse, alors que nous ne savions pas encore que six mois plus tard ils cesseraient.
Ces cours me manquent terriblement.
lundi 7 mai 2018 14:26

 

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près du Parc des Impressionnistes, Clichy la Garenne, France
Ces bâtiments ont depuis disparu ; c'est en ce moment un immense chantier.
mardi 8 mai 2018 15:38 ou 16:38

 

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Intérieur jour, cuisine, Clichy la Garenne, France
Je ne peux me résoudre à changer les fenêtres car je ne peux me résoudre à perdre ces vieux carreaux
mardi 8 mai 2018 16:43 ou 17:43 

 

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Bulle sur bière 
mardi 8 mai 2018 22:50

 

 


François Pompon

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Je sais seulement que c'est au numéro 7 d'une rue dans Paris, probablement non loin de la BNF.

J'avais pris la photo en passant, décidée à regarder qui il était une fois rentrée (ou : arrivée à la BNF). Puis le temps m'a manqué. 

C'est aujourd'hui deux ans plus tard, alors que je trie mes photos afin de libérer la mémoire de l'ordi que je retrouve ce qui plus qu'une photo était une prise de note.

Donc François Pompon fut connu pour ses sculptures d'animaux, figuratives mais stylées. 

La plus connue étant celle qui représente un ours polaire 

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De façon surprenante, j'ai trouvé un article tout récent le concernant dans un journal de Saône et Loire (dont il est originaire, c'est la date de l'article qui m'amuse). Et qui résout au passage le mystère du lieu : rue Campagne Première. Je suis probablement passée à proximité en allant de chez mon kiné à la BNF en passant par la ligne 6. 
Il connut le succès de son vivant, mais tardivement et la première guerre mondiale l'obligea (il avait une soixantaine d'année) à prendre ce qu'il pouvait comme travail. Il se retrouva donc employé à la Samaritaine. 

Plus de détails sur sa page Wikipédia.


Quelques photos d'il y a deux ans

 

    Ce soir l'ordi m'a rappelée à l'ordre - depuis le début du confinement je me disais Dès que j'en aurai fini avec le jardin, je m'occuperai des photos ; et puis j'ai enchaîné sur d'autres menus rangements -, sa mémoire est saturée, je dois faire du ménage. C'est facile et simple : j'ai trop de photos. Me voilà donc ce soir astreinte à reprendre la tâche de Sisyphe, du moins lorsque l'on prend des photos quotidiennes, qui est d'en faire le tri, les copies (sur disque dur et un autre lieu) puis le ménage. 

J'aime bien le faire à la main, pour partie, ce qui me permet de revisiter mes jours. C'est particulièrement utile sur la période que j'aborde à présent : le printemps d'il y a deux ans. Je travaillais alors pour la librairie Charybde tout en passant mes week-ends à préparer la maison de mes parents pour sa vente ; encore épuisée par le déménagement des affaires qui m'avait pris (là aussi, tri, jetages, sauvegardes, rangements) un an de week-ends chargés. Sans compter le deuil principal et deux autres sortes de deuils pour moi annexes mais non négligeables : un beau-frère et un cousin par alliance, partis brutalement, l'un comme l'autre, de la vie de celle qui avait été leur compagne. Il faut s'habituer, même si on ne se voyait pas si fréquemment, à ce qu'ils ne soient plus là. Plus du tout là. Et qu'on n'ait même pas pu leur dire au revoir, car les ruptures furent brutales. On se retrouve quittées, de façon secondaire et collatérale. C'est assez étrange comme effet. D'autant plus qu'il s'accompagne d'une perte d'estime très forte envers eux, qui ont tant menti.
Dès lors de ce printemps 2018 qui comporta néanmoins d'excellents moment, à la librairie notamment, il me reste du fait de l'écrasante fatigue peu de souvenirs. Ou plutôt ils sont présents mais comme entassés, non datés. Ils manquent d'indexation. En trier les photos m'offre l'apaisement de reprendre pied dans ma mémoire. 

 

Accessoirement, je retrouve traces d'endroits qui n'existent plus, ou plutôt de bâtiments qui n'existent plus dans des endroits qui ont totalement changé. 

Ainsi ces bâtiments à Clichy, près du parc des Impressionnistes et qui récemment encore n'étaient plus qu'un immense trou de fondations à construire (1). Dommage, en leur temps ils ne manquaient pas de charmes 

(photos prises le dimanche 1er avril 2018, jour de Pâques, en revenant de notre habituel sunday morning run)

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Le 4 avril (2018, donc), chez Charybde il y avait eu à la fois un tournage dans la journée et une soirée en compagnie d'Alan Parks, et de son traducteur Olivier Deparis, de celles qui font bonheur à se rappeler plus tard. 

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Le tournage était pour un court métrage que devaient présenter ensuite à leurs enseignants des élèves d'une école de cinéma. 

C'est terrible, vu du confinement, on sursaute à les voir, à nous voir, les uns des autres si rapprochés, sans masques ni rien de tout ce qui s'est installé qu'on doivent les mettre ou qu'on en manque, dans notre quotidien et pour un long moment. 

Que sont-ils devenus ? Que deviendront-ils dans le monde de l'Après, et sa crise économique qui ne manquera pas de heurter de plein fouet tout ce qui concerne la culture ? 

Je m'aperçois que l'épidémie (et ma recherche d'emploi) m'ont fait rater la parution de "L'enfant de février" que pourtant j'attendais. 
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Un livre de plus à ajouter à la liste des lectures souhaitées après le déconfinement. 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Il y avait eu une autre soirée le 5 (je devais être trop épuisée pour en conserver un souvenir précis) et le 6 avril nous avions reçu Marc Voltenauer, d'abord à la librairie puis principalement dans un café du XIIème où il avait ses habitudes et bien des amis. Ce fut l'une des soirées les plus réussie. Avec des habitués du café restés à écouter, alors que la lecture n'était pas forcément leur occupation préférée. 

Rétrospectivement, je me demande comment j'ai fait, comment nous faisions tous (de la librairie) pour tenir le coup avec un tel rythme. 

Quoi qu'il advienne après cette période de confinement, je pourrais me souvenir que j'aurais connu dix années fort vivantes d'un point de vue professionnel, et fait de magnifiques rencontres.  

Voir les photos du monde dans le café, paraît tellement étrange à présent. Connaîtrons-nous un jour de tels moments à nouveau ?  IMG_1619

 

 

 

 

 

(1) C'est peut-être encore le cas. Le confinement a fait que je ne suis plus repassée par là depuis un mois et demi.


Un dimanche en Normandie, il y a deux ans maintenant

 Fullsizeoutput_1acbC'était dans la période du déménagement des affaires de mes parents. Aller en Normandie, était nécessaire et il fallait aussi prendre des forces pour parvenir à faire tout ce qu'il y avait à faire. 
Alors le dimanche nous sommes allés courir en bord de mer. 

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C'était bien.