Les conséquences persistantes

 

    Ça fera trois ans en janvier l'attentat contre Charlie Hebdo, cette journée entière passée entre espoir et attente d'une mauvaise nouvelle, et de toutes façons déjà fracassée par ce qui s'était passé quand bien même l'ami, le camarade, lui s'en sortirait. La journée de boulot accomplie malgré tout (comment ai-je tenu ?), l'errance le soir à Répu, croiser les gens qui grelottaient, se rendre compte alors que moi si sensible au froid j'étais anesthésiée, après la mauvaise nouvelle, finir la soirée chez l'amie commune, bien plus que moi touchée. 
Ça faisait du bien de parler.

Le retour à Vélib en criant mon chagrin.
J'ignorais qu'un coup sordide m'attendrait le lendemain. Et que Simone me sauverait du vacillement compréhensible face à une réalité qui dépassait l'entendement. 

Les soirées passées avec les amis, notre seule façon de tenir. Mais combien ce fut efficace.
La grande manif du 11, qui nous donna la force, après de continuer.

Et pour moi : l'absence de ressenti intérieur du froid, et qu'elle perdure. J'en avais tant souffert, du froid perçu jusqu'aux tréfonds des os, c'était comme un cadeau. 
L'absence aussi de "frisson dans le dos". D'où que Poutine ne me faisait plus peur, alors qu'une simple photo de cet homme déclenchait jadis chez moi une réaction épidermique - de proie potentielle sur le qui-vive devant un prédateur -.

D'où que je ne percevais plus ni les regards sur moi, ni les présences derrière moi.

Quelque chose est resté débranché depuis tout ce temps-là. Je m'efforce de me préparer à une éventuelle réversibilité, mais j'en suis de moins en moins persuadée.

Ça change encore mon quotidien.

Je dois veiller intellectuellement à ne pas me mettre dans un froid persistant, car si je perçois moins le froid, mon corps en est traversé, l'absence d'alerte ne signifie pas l'absence de symptômes. Je m'enrhume davantage (1).  

J'ai dû m'habituer à cette sensation si nouvelle pour moi : avoir chaud. D'accord j'avais chaud par temps de canicule ou après le sport au sauna, mais c'était pour moi si rare, je savourais. J'apprécie encore, à ce titre l'été dernier m'a terriblement frustrée, à peine quelques jours à frétiller pleine de l'énergie reçue. Pour le reste grisaille et être habillée comme en demi-saison.
Ce matin encore en arrivant à la BNF, quelques secondes pour comprendre : ah oui, j'ai chaud là. C'est chauffé [chez nous toujours pas, seulement à partir du 15 octobre je crois]. Et je me souviens alors qu'en ces lieux la température est maintenue constante, j'y portais l'été des pulls légers et à partir d'octobre des pulls épais ou des gilets, tout en me disant C'est sympa les lieux publics mais ça n'est pas très chauffé et la clim l'été quelle plaie ! On a froid. En vrai : c'est tempéré, stable, et plutôt bien réglé. 

Ce matin aussi : ne pas avoir sentir sur l'escalator que quelqu'un me talonnait - du coup avoir failli, de surprise quand je l'ai constaté, foncer dans la personne immobile sur l'escalier qui me précédait (2) -. Avoir laissé se rabattre une porte au nez de quelqu'un d'autre : comme j'étais un peu pressée j'avais omis le coup d'œil de vérification avant de la tenir ou non. Je me souviens très bien d'un temps où je n'avais pas besoin de regarder, je percevais si quelqu'un me suivait. 
Combien de fois sur les trottoirs des trottinettes me frôlent, leur pilote persuadés que je les ai sentis venir et fais ma mauvaise tête mais vais m'écarter. Si l'engin est silencieux et leur coup de propulsion, je ne me rends pas du tout compte de leur présence. 
Et quand je suis perdue dans mes pensées ou que le #jukeboxfou de dedans ma tête me passe une musique assez fort, je n'entends même pas ce qui serait audible. Du coup dans la foule, je bouscule ou me fais bousculer, j'ignore des présences, j'écrase parfois des pieds.

Étrange héritage qui me met à la fois à l'abri enfin, et aussi en (léger) danger.

 

(1) Même processus avec l'ivresse : l'absence de signes doit être compensée par une vigilance accrue - ne pas dépasser certaines quantités -.  
(2) C'est l'ennui de ces longs escalators mono-voie. Si quelqu'un s'arrête tout le monde est bloqué.


Des vacances qui n'en furent pas

 

    Elles devaient être brèves, ces vacances-là, c'était déjà beaucoup en ayant changé de travail fin mai de disposer de quelques jours de congés.

Tu devais : 1/ te reposer, récupérer de la fatigue d'une année 2016 / 2017 particulièrement rude avec deux décès d'ascendants sur fond de monde devenu fou, d'élections présidentielles hallucinantes tant aux USA qu'en France, d'un nouveau boulot suivi un an après par un autre nouveau boulot (formidables et heureux les deux, mais du coup c'était à fond à fond tout le temps, moins les agonies et les enterrements - je résume violemment, mais ça correspond à la perception qui m'en reste une fois les vagues de la tourmente calmées -), sur fond aussi d'un vide persistant, une absence, un chagrin qui ne décroît que bien trop lentement ; il y a aussi un chagrin d'une rupture pour quelqu'un d'autre mais qui te fait perdre la personne qui est partie [un jour établir une liste des personnes auxquelles tu tenais et que tu as perdues ainsi par ricochet, la dégagée collatérale] et dont tu te sentais proche.
2/ t'entraîner ; parce que tu ne t'es pas lancé dans le triathlon pour regarder les autres filer et que cette première année en raison des circonstances fut par trop chaotique. En plus au bord de la mer tu allais pouvoir t'entraîner pour y nager 
3/ lire, par plaisir et pour le boulot ; 
4/ peut-être même écrire un peu, qui sait ? Activité qui t'a été quasi confisquée (fors un peu de blog) au moment de la maladie de ta mère, ce qui était normal, l'accompagnement était prioritaire et les triangulaire maison travail et hôpital ou domicile de la malade étaient un épuisement. Et qu'ensuite le changement de travail et les activités de succession avaient englouties aussi.

Et puis le voisin voleur récidiviste, venu pour notre malheur vivre de Paris en Normandie, est passé par là, transformant les brèves vacances en une mauvaise série policière, un mari en volé obsessionnel stressé et coléreux, selon le processus bien connu souvent subi du détimbrage (je ne sais pas si c'est le terme) : quelqu'un est rendu stressé ou en colère par un fait ou l'action d'autres personnes et comme il ne peut pas y faire grand chose s'en prend à quelqu'un de proche qui n'y est pour rien et en saisissant n'importe quel prétexte. Quand tu es aussi victime du ou des faits qui créent la colère ou la frustration et qu'au lieu de pouvoir compter sur ton compagnon tu te manges sa colère à lui et son propre énervement, c'est absolument épuisant.

À nouveau engloutissement du temps libre. Il a fallu : 

1/ Une fois de plus porter plainte auprès de la gendarmerie ; y retourner lors d'un épisode mouvementé pour reconnaître deux objets retrouvés ; car la gendarmerie où l'on peut porter plainte est à dix kilomètres et qu'il faut en plus prendre rendez-vous (tant le sous-effectif est patent) ;
2/ Réparer, racheter, chercher un artisan disponible, aller dans différents magasins, rechercher des pièces détachées ; 
3/ Se défendre, se protéger ; les péripéties induites nous ont littéralement confisqué une journée entière et envoyés une nuit à l'hôtel - ce qui était le plus sage car les accès à la maison, cassés sur l'arrière ne pouvaient nous protéger -.

Il m'est resté deux entraînements de course à pied et deux de natation, quelques jolies retrouvailles (merci Sylvie et Bruno, merci cousin Vincent), deux séances de cinéma (Le Caire confidentiel et Visages villages, suffisamment bien pour nous sortir le temps des séances de nos tracas), quelques bons repas - mais aussi par manque de temps pour préparer quoi que ce soit -, quelques moments de recueillement (cimetière ; et oui s'y recueillir sur les tombes des ascendants et ancêtres peut faire du bien), une belle promenade, et quatre romans lus (seulement quatre, j'en pleurerais). Mais ce fut sous tension, quasiment tout le temps. 

En l'absence d'actions concrètes des forces de l'ordre, qui semblent particulièrement en sous-effectifs dans cette région, je crois que je vais devoir passer par un avocat au moins pour disposer d'un conseil dans les démarches à entreprendre. Ne serait-ce que pour stopper l'hémorragie coûteuse des nuisances et retrouver un lieu de vacances où l'on puisse se détendre au lieu de s'y tenir sur le qui-vive. 

J'aimerais bien aussi retrouver notre équilibre familial. Vivre avec quelqu'un qui ne pense plus qu'aux agressions subies et à l'agresseur est insupportable. 

J'aime mon métier et je n'ai jamais été aussi épanouie au travail, ni de façon si stimulante, mais j'ai été réellement heureuse de reprendre aujourd'hui le chemin de la librairie, soulagée de retourner travailler. Que les contraintes qui pèsent sur moi redeviennent des contraintes admissibles, celles de toute activité professionnelle normale.

Le pire n'étant pas les vols en eux-mêmes, mais bien que le coupable reste impuni alors qu'il est dûment identifié, capable avéré de violences, et qu'il continue à peser sur le pauvre monde, impuni et narquois.

Heureusement, grâce à Samantdi, je m'en retourne avec une idée d'écriture simple, qui pourrait peut-être enfin s'intercaler dans mon emploi du temps.


Ils s'appelleront comment, les vélibs si c'est plus des Vélib's ?

 

    Parfois je me souviens qu'à l'origine j'avais ouvert ce blog pour raconter des "choses vues" à Paris ou dans la banlieue proche. Il se sera passé quand même un certain nombre de trucs qui m'ont fait copieusement dévier. En particulier la crise de l'environnement politique avec des responsables qui ne pensent qu'à leurs avantages personnels et méprisent le bien commun, solidement entamée en France sous Sarkozy, un peu calmée sous Hollande - lui n'aura été malhonnête, semble-t-il que dans sa vie privée ; le grief est plutôt à son encontre d'avoir fait tout le contraire sauf pour le mariage pour tous, que ce qu'il s'était engagé à accomplir si on l'élisait -. Du coup je ne peux pas m'empêcher de parler de politique alors que je ne me sens pas qualifiée et souhaiterait ne pas tant devoir y prêter attention.

Ce que je voulais partager concernait la vie quotidienne. Ce dont je souhaitais témoigner. 

J'y retourne donc ce soir à l'occasion de cette annonce, qui avait déjà quelque peu fuité : 

à partir de 2018 la filiale de Decaux qui fait les Vélibs serait supplantée par Smoove pour le marché des vélos urbains en (quasi) libre-service.

A priori je trouve ça assez sain que le marché soit ouvert. Mais au concret de l'affaire je me pose plein de questions. On dirait que je ne suis pas la seule : 

Vélib, trois questions entre Decaux et Smoove

N'est-ce pas bien peu écologique une fois que tous les investissements sont faits de devoir tout rechanger, les bornes les connexions, tout ? à commencer par les bicyclettes ?

Que deviendront les salariés ? Bien sûr j'imagine qu'on leur proposera des reclassements à l'intérieur du groupe (JCDecaux) ; sauf que s'occuper des vélos, c'était spécifique. Ils font faire quoi après ça ? Coller des affiches ? Passer des engins nettoyants ? Ça risque d'être un brin déprimant.

Les vélibs commençaient à rudement bien fonctionner à part des soucis de saturation / vide des stations. Il y avait eu pas mal de bugs au début. À présent que ça fonctionnait enfin bien il va falloir redevenir les cobayes d'un nouvel opérateur ?

Que vont devenir les abonnements en cours à l'heure du basculement ?

Est-ce que les autres modèles auront (enfin) une vitesse 4 ?

J'ai cru comprendre que pour être rentable le futur nouveau système devra proposer les abonnements beaucoup plus chers. Euh, les usagers ont-ils leur mot à dire ?

Est-ce que quelque chose qui tient du service public (il s'agit certes d'un mode de déplacement individuel mais qui relève des transports en commun, si l'on y pense), ne devrait pas être public et assumé tel ? Histoire qu'il y ait pérennité du fonctionnement.

Que deviendront les biclous réformés ?

Bref, je serai peut-être super contente de disposer de Smoove, il seront peut-être mieux. Mais en attendant, j'ai l'impression qu'on va vers l'arrêt d'un service qui en rendait et avait enfin atteint le meilleur de son mode de fonctionnement. 

Et puis ils s'appelleront comment les vélibs, si c'est plus Vélib's ?

 

 

 

 


Une certaine absence d'étanchéité (petit mystère de fonctionnement des réseaux sociaux)

Capture d’écran 2017-03-16 à 10.11.32

Souvent je lis pendant mes trajets des nouvelles des amis ou des infos sur les réseaux sociaux. Je suis donc sur mon smartphone, modèle de ceux "offerts" par les opérateur, écran de taille raisonnable. 

Du coup je tape parfois à côté de l'option visée, sans parler des fantaisies que me rajoute l'autocorrect qui est assez imaginatif pour un outil.

Hier, il s'est passé un petit truc que je n'ai pas compris, même en admettant la fausse manip. 

Sur FB je vois cette photo de Didier da Silva qui me touche : c'est le genre d'image que j'aime à tenter. Et je suis le genre de personne capable d'attendre avec mon appareil en main que la lune soit pile dans l'axe. Il a réussi la photo parfaite. 

Je like et crois cliquer sur partager. Normalement s'affiche alors sur le mur FB de qui a ainsi cliqué l'image ou le lien avec la mention "a partagé la publication de". Et d'ailleurs ça a bien fonctionné.

Seulement peu après j'ai vu passer dans mes mentions twitter, donc sur un autre réseau, un commentaire d'un de mes amis,  Capture d’écran 2017-03-16 à 10.34.22

et il m'a fallu un temps pour comprendre qu'il se référait à la photo que j'avais cru partager sur FB. J'ai été encore plus surprise de constater que non seulement elle apparaissait sur Twitter, sans que je n'aie rien fait de volontaire pour qu'elle bascule d'un réseau l'autre, mais qu'en plus elle y apparaissait comme si je l'y avais directement publié comme l'une des miennes 

Capture d’écran 2017-03-16 à 10.38.29Je n'ai pas compris comment ça avait été possible (1).  J'étais en mouvement, me suis dit, Je regarderai ça de plus près une fois au calme.

On est le lendemain, je suis enfin tranquille, j'ai pris le temps de regarder la mémoire de mon téléphone (pas trace de la photo donc l'hypothèse téléchargement involontaire, touitage par le biais d'automatismes / galerie du téléphone, est à exclure), de faire différentes "fausses" manips volontaires pour voir jusqu'où elles conduisent, je n'ai pas trouvé le moyen de reperdre l'étanchéité entre les deux réseaux (sur tél. : les deux applis). J'ai même regardé ce que ça donnait sur l'ordi mais rien.

J'ai aussitôt émis un correctif, et présente toutes mes excuses à Didier. Il n'empêche que j'aimerais bien piger comment ça a pu se passer.

Si quelqu'un a l'ombre du début d'une explication je suis preneuse. Y aurait-il quelque part une option par défaut à décocher ? Suis-je tombée dans un bug insoupçonné ?
Et donc je répète : ce que j'ai cru, voulu faire et fait (ça s'est bien effectué), c'était liker une photo d'un ami sur FB et la partager sur mon mur avec toutes les indications de sa provenance. Ce que je ne comprends pas : comment elle s'est retrouvée sur ma TL twitter et de plus sans plus aucune mention de qui l'avait faite et publiée.

Ça a beau n'avoir rien à voir, je trouve ça un peu flippant, un peu comme quand le virus de la grippe aviaire bondit des oiseaux aux humains. Je sais qu'il existe des options de publications simultanées mais comme je n'aime pas ça - pour moi les différents réseaux correspondent à différentes communications - je ne les ai pas activées. Alors ce manque d'étanchéité entre eux me semble inquiétant. Et qu'aussi on puisse si facilement involontairement publier quelque part quelque chose à notre insu.

Si l'ami Joachim n'avait eu la bonne idée de commenter l'image, jamais je ne me serais rendue compte de cette publication qui semble directe. Ce qui rajoute un cran dans ce qui semble inquiétant : n'est-ce pas déjà à nouveau survenu ?

Merci à lui en tout cas.

 

(1) Au passage, charmante mention Translate from french 


Bref résumé d'une semaine où j'ai eu la fièvre mais où c'est le monde qui a bien déliré

    Mardi matin je me suis réveillée très soudainement enrhumée, un gros gros rhume passé d'entrée à l'état de fortement déclaré, avec de la fièvre. Tenace. 
Et même si ce dimanche soir ça va bien mieux, j'ai même pu travailler ce matin, je ne suis pas encore entièrement remise, j'ai l'impression que l'enchaînement des événements tient des somnolences fantaisistes confuses que l'on fait (que j'ai fait aussi) sous l'emprise de la maladie. 

Une crise de malaria du monde
(quelque chose comme ça)

Pour s'en souvenir plus tard :


- Le mercredi dans le Canard Enchaîné un article dévoilait les emplois fictifs de Pénélope Fillon, leurs modes de rémunération et les importants montants en jeux. Le politicien comme pour se défendre - ou parce qu'il savait que la suite viendrait le mercredi d'après - a lui même avoué qu'il avait rémunéré ses deux fils en tant qu'avocats ... à un moment où ils n'étaient au mieux qu'étudiants. Médiapart a alors dévoilé son dossier sur l'emploi de fonds sénatoriaux de façons un tantinet cavalière par l'UMP d'alors et ensuite Fillon n'a fait que s'enfoncer et se reprendre en boomerang toutes les déclarations qu'il avait eues sur l'assistanat, les abus d'argent public, le nécessaire assainissement de la vie politique. Pour couronner le tout sa femme s'était appliquée à plusieurs reprise devant différents médias à expliquer combien son rôle était de rester dans l'ombre, prendre soin de sa famille et de la maison, surtout ne pas se mêler des affaires de son mari. 
Au dimanche soir, l'homme persistait - manie française, les politiciens compromis n'ont pas même la décence de s'effacer d'eux-mêmes -, meeting avec déclaration d'amour à madame, Les gens sont si méchants. Mais quelque chose me dit que cette défense ne pourra pas tenir longtemps. Ou alors c'est que quelque chose dans ce pays est encore plus pourri qu'au royaume du Danemark.


- Durant toute sa première semaine en tant que POTUS45, Trump, avait pris plein de décrets pour déglinguer toutes sortes de trucs, ce qui était assez prévisible quoique pas à un tel rythme, et au 7ème jour après son investiture à 16h42 de son bureau, il a pris un "executive order" pour interdire l'entrée aux États-Unis aux réfugiés et ressortissants venant de sept pays (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yemen), plus quelques autres choses. Décret à effet immédiat. D'où un bazar monstre étant donné que des ressortissants de ces pays mais néanmoins résidents permanents aux USA avec les bons visas, la carte verte, leur maison, leur chien, leur voiture et leur boulot étaient pour certains en train de rentrer chez eux après un déplacement ou un séjour à l'étranger et soudain ils se retrouvaient dans les aéroports, bloqués voire détenus. 
Bien sûr, des associations, des avocats, des gouverneur-e-s ont contre-attaqué, il y a eu des manifestations spontanées dans les aéroports, certaines personnes ont pu passer. Mais à ce soir (dimanche) la situation pour pas mal de personnes, dont certaines ramenées à leur point de départ par les compagnies aériennes, reste chaotique. Et la suite incertaine.


- Les finales de l'Open d'Australie Nadal / Federer chez les garçons et Williams / Williams chez les filles semblaient re-surgies du tennis d'il y a quinze ans. Is there any wayback machine somewhere on ?


- Au deuxième tour des primaires du PS, Manuel Valls s'est pris une tôle de première, au point que même s'il y a ici ou là quelques irrégularités il sera inutile de les contester. Benoît Hamon a maintenu le cap à gauche, conscient qu'il y avait un vide énorme et qu'il avait une carte à jouer en restant sur un programme qui était proche de celui que le PS au gouvernement avait amplement trahi.

- Et pour finir en beauté, le Pape François, qui ne tenait pas à être en reste dans une activité si chargée, s'est mis à officiellement accepter quelques vérités scientifiques fondamentales, mais avec lesquelles le catholicisme grinçait [on me dit que cette déclaration date un peu, mais je l'ai découverte pile à ce moment-là]

Capture d’écran 2017-01-29 à 22.09.33(et arrivée à ce point de la semaine, j'ai été prise d'une crise de fou-rire (certes assez nerveux) à en pleurer (et me remettre à tousser))

 

J'essaie ce soir d'en rire, mais il est clair plus encore qu'auparavant que le nouveau régime des États-Unis tend à être totalitaire tant il est typiques de ceux-là de chercher à manipuler la réalité et le temps (1). 

Merci plus particulièrement à Meta Tshiteya et Kozlika qui m'on fournit un nombre importants d'articles, lesquels souvent répondaient à des questions que je me posais. 

Finalement, la seule chose qui aura suivi, quoique discrètement, son cours aura été que l'équipe de France de Handball a emporté ce dimanche la finale du championnat du monde face à la Norvège 33 à 26. C'est peut-être le signe que cette crise de palu du monde va un peu se calmer, un premier élément de retour à une relative normalité.

 

(1) Par exemple mettre en accusation des personnes pour quelques choses dont elles ne pouvaient qu'ignorer le côté délictuel au moment où elles le faisaient (sachant qu'en plus il s'agissait d'actions courantes que tout citoyen de tout pays peut tôt ou tard souhaiter accomplir). Exemple précis détaillé dans ce touite de Natasha Bertrand

Capture d’écran 2017-01-29 à 22.15.05

PS : J'oubliais, comble du kamoulox généralisé, dimanche 22 j'avais eu un instant de faiblesse pour un homme qui se congelait doucement à la sortie du bureau de vote (on était en plein pendant ces jours où la température se maintenait en dessous de 0°c), et qui demandait si l'on acceptait de répondre à quelques questions. Supputant qu'il lui fallait un échantillon de x personnes avant de pouvoir retourner au chaud, sa mission accomplie, j'ai accepté de répondre. Je suis tombée ce soir sur le résultat, très condensé, mais pas plus déformé que ça ma foi. Et en prime j'ai une photo de moi en incubation alors totalement ignorante d'une crève hivernale redoutable sur le point d'éclore. La prochaine fois que ma tête ressemble à ça et ma couleur de peau possède cette pâleur, penser à faire provision de mouchoirs en papier et prendre rendez-vous chez le médecin.


Ne jamais jeter sans les ouvrir ce que vous croyez être une publicité

 

    La semaine avant les brèves vacances dont nous tentons cette semaine de profiter malgré tout a été si chaotique que j'avais embarqué sans l'ouvrir le courrier papier reçu ces jours-là. 

Ce matin, passé les premiers bonheurs de festivaliers et une belle sortie de 16 km de course à pied le long de la Scarpe canalisée, qui est aussi un bonheur mais un peu fatigant, enfin un peu redevenus nous-mêmes, calmés de ce qui secoue lors de la perte d'un proche même déjà depuis longtemps entamée, j'ai entrepris de traiter ces documents, et payer les habituelles factures, électricité et communications. Un reliquat d'impôt dont la date limite est supérieure à notre retour attendra.
Deux courriers EDF sous son nouveau pseudo concernaient en fait un relevé (et non une demande de paiement) lequel a déjà eu lieu, c'était la première demi-bonne surprise. 
Une autre missive, que j'avais prise pour une publicité, sans doute une revue littéraire qui me cherchait comme abonnée, et que lassée d'être sans cesse et par tous les canaux sollicitée (1) (2). j'aurais très bien pu jeter, logo très discret, je l'avais seulement gardée car elle venait d'un pays que j'aime sans doute encore, comportait une invitation pour une soirée à l'Ambassade de Belgique en l'honneur d'un poète du temps où les poètes étaient souvent maudits mais admirés - et où poète ou peintre pouvait être considéré comme une sorte de métier, du moins pour les messieurs -.
Ce n'est pas incohérent que j'y sois invitée, je suis une bonne personne pour apprécier que son travail soit lu et sans m'y ennuyer, serait-ce au fin fond du Val d'Oise, ou dans un vestige de MJC mal chauffée. On n'est peut-être plus si nombreuses. D'ailleurs même si mes horaires de travail ne me permettront guère d'assister à l'ensemble de la présentation, je pense que j'irai.
Mais que diable me vaut l'honneur de cette invitation, pour laquelle je ne connais aucun des protagonistes annoncés, musiciens ou lecteurs ? 
Voilà un petit mystère de la vie qu'il m'amusera de (tenter de) résoudre.

En attendant, je me contenterai de partager un conseil que je me donne désormais à moi-même également :

Ne jamais jeter sans ouvrir ce que l'on croit être une publicité. 

 

(1) Merci à Anne (Savelli) pour ce lien vers le piégeage du consommateur par ultrasons 

(2) J'ai même reçu récemment une réclame pour amazon par courrier postal (!!!!!)


L'espion qui m'intriguait

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Je savais depuis que je disposais d'un smart phone que google was watching me, en plus que j'ai un compte chez eux et qu'après bien des essais de moteurs de recherche sympathiques, j'en reviens souvent à celui de cette entreprise, en raison même de sa situation de monopole. Ainsi à la librairie je ne cherche souvent pas tant une information que ce que google peut en dire et c'est hélas précieux pour les recherches avec un paramètre de notoriété - je cherche un livre je ne sais plus l'auteur ni le titre, je sais pas bien l'histoire mais ça se passait pendant la seconde guerre mondiale. Ah et puis la couverture est bleue. Et on en parle beaucoup à la télé ces jours-ci -.
Je sais que mes données sont revendues partout, mais à part d'accroître le nombre de spams, peu me chaut : je n'ai pas les moyens financiers de me laisser tenter par quelque achat que ce soit qui ne viendrait pas d'une nécessité personnelle.


Par ailleurs tant qu'on fait encore semblant de vivre dans une démocratie, je ne crains pas trop une utilisation de contrôle sécuritaire. J'ai bradé moi-même des parts de "privacy" en m'inscrivant sur bien des réseaux sociaux et pour l'heure j'ai un peu l'illusion d'être comme les prolétaires dans 1984 : laissés à une relative liberté car trop insignifiants et nombreux, Accordons aux petits pions l'apparence de leur autonomie de toutes façons si limitée par leur simple survie.

Il n'empêche que j'ai été surprise par la précision - entre autre lors d'un séjour dans Ma Normandie, j'ai pu retrouver le trajet d'une balade que nous avions faite en devisant sans faire trop attention à là où nous allions, tout était cartographié ; et la machine attestait qu'un autre jour notre long entraînement de course à pied avait fait 22,2 km - et le degré de durée d'archivage de la rubrique "Vos trajets" de G. Et que ça recoupe un des nombreux chantiers d'écriture auquel je n'ai pas le temps de me consacrer.

Que part ailleurs c'est plein d'erreurs, mais de sortes d'erreurs qui s'expliquent et sont fort intéressantes à décrypter.

Du coup j'ai réactivé l'option en tout cas pour un temps.

L'espion m'a donc appris qu'aujourd'hui j'avais effectué différents parcours, plutôt bien reconstitués,  mais dont la décomposition n'a pas été sans m'étonner : 

Capture d’écran 2016-08-08 à 22.46.57

La machine ne met en doute que la partie pédestre, laquelle est sans doute vraie. 

Mais je n'ai pas pris la voiture. Et si j'ai passé à l'aller de mon trajet du temps en métro c'était environ 15 minutes.

Enfin, je suis rentrée en vélib ce que l'espion du téléfonino n'a pas détecté.

Je ne vois pas vraiment à quelles activités de ma journée les différentes durées pourraient se raccrocher.

En particulier parce que j'étais à un cours de danse, le téléphone certes non loin de moi mais qui ne participait à aucun mouvement.

 

Je vais poursuivre l'expérience quelque temps, après tout en cas de problème peut-être serai-je soulagée d'être géolocalisable et si on m'accuse à tort d'un crime imparfait, qui sait si je ne serais pas très heureuse d'avoir un alibi électronique (1). Il convient juste de ne pas lui faire trop confiance sur les modes de transports.

Et puis j'aimerais en parler à mes ami-e-s auteur-e-s de polars ainsi qu'à JK Rowling pour ses Robert Galbraith. Il y a là une mine d'utilisations narratives possibles.

(à suivre)

 

PS : Cela dit si vous êtes une personne censée et que vous souhaitez désactiver cette très intrusive option, c'est expliqué par là comment procéder.

 

(1) J'écris ça pour rire mais aussi parce que plus d'une fois il m'est arrivée - entre autres en entreprise - qu'on me reproche ce que d'autres avaient fait, je suppose parce que j'ai toujours incarné celle qui osait ne pas fermer sa gueule quand quelque chose était dysfonctionnel, ce qui faisait de moi un bon usual suspect. On savait aussi que tant que le reproche porterait sur quelque chose que je jugeais ridicule, je ne dirais rien, histoire de ne pas m'abaisser à mon tour en rentrant dans un jeu mesquin. J'étais donc la bonne personne à charger pour qui souhaitait se disculper. Tant pis.


L'entreprise, ce monde totalitaire où est encouragée officiellement la délation

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Curieuse de savoir où étaient censées s'établir les limites dans un monde où les nouveaux outils n'ont pas eu le temps d'établir les usages et où les avis peuvent encore diverger sur ce qui se fait ou pas (le plus souvent selon que l'on considère les lieux d'échanges électroniques comme une place virtuelle et que ce qui compte c'est la vie d'en vrai, ou que l'on mette du poids sur ce qui s'échange sur les internets), j'ai lu ce compte-rendu de tchat sur le site de L'Usine Nouvelle. C'était instructif (1) et édifiant.
L'ensemble confirmait d'ailleurs bien à quel point l'Entreprise est désormais un monde totalitaire dans lequel toute réserve émise fait figure de manque de loyauté. J'ai connu d'autres temps où la critique négative constructive était admise voire appréciée - signe d'implication, signe qu'on ne s'en foutait pas -. Mais les années 90 ont été fatales à cette relative liberté. On courrait alors davantage que le risque d'être mal vus, peu primés, pas augmenté (les flatteurs le plus souvent s'en tiraient à meilleur compte et grâce à eux des décisions débiles et contreproductives furent prises allègrement (nous avons tous des exemples, dans tous les domaines d'interventions)), celui de se faire virer. La franchise n'avait plus droit de citer.

En lisant l'article dans son intégralité je me suis rendue compte qu'un pas de plus avait été franchi : il est à présent non seulement encouragé d'être délateur (cf. copie d'écran) mais c'est considéré comme du "reporting qui vous incombe" (cas d'une hiérarchie intermédiaire ayant constaté que sur un réseau social un subordonné dénigrait l'entreprise). Je comprends mieux certaines attitudes que j'ai pu constater ou qu'on m'a rapportées au long des dernières années et qui m'avaient surprise : en fait les personnes pensaient probablement faire leur boulot en signalant ce qui à leurs yeux était un manquement. Je persiste à penser, mais ne suis plus concernée, que la seule attitude convenable consiste à en parler en privé avec le ou la principale intéressée. Sans doute suis-je vieille école.

Et je persiste à me demander comment il a été possible que les valeurs s'inversent si vite, entre loyauté et déloyauté. La loyauté faisant jadis équipe avec la franchise alors que désormais c'est une attitude sournoise qui est considérée comme loyale [à une entreprise]. 

 

(1) Au passage j'ai compris à retardement que le compte de Ryanair n'avait pas été piraté le soir du match (je croyais que les touitons RT ce cruel rappel car ça les faisait marrer qu'ils se soient fait hacker) ; en fait non c'était quelqu'un qui travaillait pour la com' de l'entreprise qui avait oublié qu'il n'était pas connecté avec son compte perso (hypothèse la plus gentille à son égard)


Incompréhension

 

    Il est 23h50 et j'ai déposé le vélib qui m'a servi à rentrer à une station proche, je marche tranquillement dans ma ville de bord du périph, où l'on croise à cette heure des promeneurs ou promeneuses de leur(s) chien(s), des cafetiers qui passent un dernier coup de balais, d'autres gens qui rentrent et un mardi soir assez peu de flâneurs en goguette, il y en avait quatre dans une bagnole, une bagnole rien de spécial, de maintenant, sobre, un peu du genre petit cadre qui va au boulot, mais là non, et le conducteur ralenti, Madame, madame appelle-t-il, c'est un petit carrefour, je pense ils cherchent leur chemin, j'ai une tête à chemin et je connais bien le coin, ça me gave mais c'est plus fort que moi si je peux aider j'aide, Je réponds oui, et je vais pour m'approcher pour mieux entendre et alors le type me fait :

Je voulais vous dire que vous êtes magnifique. Bonne soirée madame.

Je dois avoir répondu C'est malin ! en levant les yeux au ciel, de toutes façons déjà ils étaient repartis, ce que j'ai vu c'est que je gars était souriant, et celui derrière aussi, mais sans s'esclaffer, et j'ai alors pris conscience que le ton du conducteur était courtois et pas narquois. À la réflexion c'était presque dit gentiment.

Et donc je n'ai pas compris.

Ça n'était pas menaçant, pas du harcèlement.
Ça n'était peut-être pas moqueur.
Et ça n'était pas admirateur - je n'ai rien d'un canon, j'avais mes vêtements de boulot (sport, confortable, rien d'affriolant) et j'ai l'âge d'être leur mère. Ça n'était pas non plus que de loin ils ont cru que ... et de près ils se sont dit merde une vieille, étant donné que la voiture était quasiment arrêtée à la base, comme si à ce petit carrefour ils hésitaient : sauf si le conducteur est grave bigleux, ils m'avaient bien vue. Du coup j'exclus aussi l'hypothèse qu'ils m'aient prise pour quelqu'un d'autre et ç'en seraient rendu compte et auraient alors dit le premier truc qui venait. 

Ou alors ils avaient l'intention de me voler quelque chose mais se sont rendus compte que je n'avais qu'un sac à dos de sport et un sac avec des bouquins. Alors ils ont dit ce qui leur passait par la tête, tout en pensant, merde une pauvre, 

Ou alors ils cherchaient l'embrouille mais comme je n'avais ni crainte ni évitement ni agressivité, ça a désarmorcé leur projet. Un peu comme quand on fait une grosse blague de potache à quelqu'un qui est le premier à en rire, ouais OK c'est pas drôle laisse tomber.

Ou alors c'est une grosse allusion bien reloud à un truc de télé que tout le monde connaît (sauf moi et quelques autres qui ne la regardons jamais).

Ou alors "magnifique" est devenu une insulte dans le patois de ma banlieue mais je n'étais pas au courant de cette évolution (1). Et le ton n'était pas celui d'une insulte.

Ou alors la beu était bonne et ils étaient en plein trip We love le monde entier ? En mode pari stupide (je dis à toutes les femmes qu'on croise jusqu'à Gennevilliers qu'elles sont magnifiques) ?

Je ne suis pas contre un éclaircissement si vous êtes au courant.

 

(1) Par exemple "mesquine" et "saucé" ne veulent pas du tout dire ce que ça veut dire dans mon français académique. Alors pourquoi pas "magnifique" pendant qu'on y est.

 


Quand l'inélégance sonne comme un aveu

 

    Comme bien d'autres blogueuses et touiteuses, Manuela Wyler s'était émue en mai 2015 du "marketing rose", dont il est question plus énergiquement depuis l'automne : un certain nombre d'associations et d'organisations se sont saisies de l'engouement pour la course à pied et du prétexte plus particulier de la collecte de fond pour lutter contre le cancer du sein, afin de faire quelques profits sous couvert de bienfaisance. Elles reversent certes des sommes parfois conséquentes à la cause soutenue mais qui dans certains cas se révèlent faibles en pourcentage des dons récoltés.

J'avoue pour ma part être toujours mal à l'aise lorsque des événements sont censés récolter des fonds pour des causes que nos impôts devraient servir à financer, et être très réticente face au mélange des genres : lorsque des entreprises s'appuient sur une part de bénévolat (au prétexte qu'il s'agit de quelque chose auquel chacun est heureux de participer ou que la cause est généreuse) tandis que certains dans l'affaire sont dûment rémunérés, en tirent un emploi ou des contrats pour leur société. 

Après, comme bien des petites gens de bonne composition, il m'arrive de participer à des courses, depuis plusieurs années je participe avec bonheur à Odyssea, heureuse que cette course existe, et plus d'une fois dans différents domaines, j'ai été parmi les bénévoles de service et malgré tout contente de contribuer à quelque chose qui semblait quand même bien, au moins dans l'intention. Dans ces cas-là ne sommes-nous pas un peu complices ? Je me pose des questions.

Manuela Wyler, elle, a pris le temps de se renseigner plus précisément, et s'est penchée sur le cas d'une association de sa région. 

Laquelle, s'estimant diffamée (c'est son droit), avait peut-être d'autres moyens de réagir que de porter plainte contre la blogueuse. C'est déjà assez inélégant en soi, d'autant plus que le billet ne profère pas d'insultes, il atteste de doutes et d'une exaspération ; et surtout susceptible d'engendrer un bel effet Streisand

Quand en plus il s'agit de quelqu'un de malade - son blog est essentiellement sur le quotidien des soins, l'évolution d'une telle maladie, un témoignage très utile aux autres patientes atteintes et aussi à toutes celles qui peuvent être concernés un jour - et qui dans ces certains posts n'a pas caché que l'espérance pour elle se réduisait, ça semble absurde. Et je me surprends, alors comme je l'ai dit que je suis quelqu'un qui participe à certaines courses, et donc censément favorable à ce qu'elles existent, à me poser la question de ce qu'il y aurait donc à cacher de si grave pour s'en prendre à quelqu'un en probable fin de vie.

Après cet article de Renée Greusard pour Rue89-Le Nouvel Observateur et qui me paraît bien documenté, 

Une association anticancer poursuit une blogueuse malade du cancer

il est difficile de ne pas se poser la question.