Chroniques du confinement jour 21 : Lazy day

 

    C'était un jour sans trop de sport, mais du coup je me suis levée plus tard et ai tout fait au ralenti. Encore du travail au jardin, j'en vois le bout, ne me hâtais pas : JF tentait une sauce marchand de vin et je savourais d'être à l'extérieur mais avec les bonnes odeurs de cuisine. Un petit crachin plus tôt le matin s'était transformé en soleil avec légère brise.

J'ai eu un de mes cousins au téléphone et c'était bien. En fin de journée aussi quelques SMS avec une amie. Pour autant je suis peu capable de communiquer (radio, projets professionnels ...) comme si le fait d'être confinée signifiait également se mettre en retrait. Pour la même obscure raison, en plus de ma connexion qui est fragile liée au petit téléphone, je n'ai pas grand goût à participer aux réunions et apéritifs à distances. Tant qu'à être confinés, qu'il s'agisse de calme (se dit une part de mon cerveau). 

J'ai enfin trouvé du temps pour lire. Les échos avec le journal d'un autre confinement (pour une vraie guerre, celle-là) dans "Feu de tout bois" sont nombreux. Et étrangement réconfortants. 
Et aussi pour écouter et regarder les oiseaux. Ranger un peu (retrouver un vieux survêtement). C'était une journée paresseuse, ça n'est pas si souvent qu'on peut se l'accorder. Il y a un poids de la peine générale qui prend sa quantité d'énergie : il est impossible d'oublier toutes celles et ceux qui souffrent. Une part de mes pensées est en permanence vers eux comme si de loin mon énergie pouvait quoi que ce soit (belle illusion). 

La nouvelle du jour était le placement en thérapie intensive de Boris Johnson, comme un coup de boomerang qui lui revenait après avoir joué les bravaches et averti au début son pays que oui, des vieux et des faibles allaient mourir ou être en danger. Si seulement il pouvait s'en sortir mais en ayant réfléchi ! 

La ministre de l'éducation d'Italie a présenté des excuses publiques pour n'avoir pas su anticiper et équiper toutes les écoles, les scuole medie et les lycées de façon à ce que l'enseignement puisse se poursuivre à distance. Et que toutes les familles puissent suivre. Elle annonçait un effort pour que ça devienne possible et que l'on ne soit plus jamais réduit à cette impuissance. 

C'est fou : nous avons désormais l'habitude des comptages quotidiens en ouverture de journaux. Comme si c'était une forme de météo. Les chiffres pour Torino sont inquiétants. 

 

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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
1 340 455 cas (dont : 74 442 morts (10 764 aux USA) et 278 156 guéris) 


Chroniques du confinement jour 20 : Some kind of a true morning run (and, what a sunny day !)

 

    Vrai morning run ce matin, à l'intérieur du kilomètre de rayon et de l'heure autorisée, soit 6 km en 43 minutes en allers-retours dans un sens puis dans l'autre sur l'ancienne voie de chemin de fer. J'eusse souhaité partir à 8h afin de ne croiser personne. Nous sommes partis à 8h20, parce que l'Homme avait du mal à émerger et n'avons croisé qu'un couple plus âgé, paisibles marcheurs qui se sont mis l'un derrière l'autre tandis que nous serrions notre droite et que je mettais mon tour de cou en mode masque de fortune, et un promeneur de chien, plutôt peu amène mais répondant néanmoins à notre bonjour. 

Échange de Bonne journée avec Le Fiston. Ça fait toujours du bien. 

Je m'installe pour écrire au petit bureau de mon enfance, placé idéalement perpendiculaire à la fenêtre arrière. Regarder par la fenêtre c'est voir la campagne, paisible, des arbres dont un très beau et quelques maisons. Les oiseaux donnent leur meilleur concert. Il y a une petite brise délicieuse. On entend des bruits de vie : enfants qui jouent non loin, rumeurs diffuses de conversations, chiens qui aboient mais pas trop souvent, circulation très légère (1). On pourrait croire un dimanche normal de printemps. 

Je pense de plus en plus à la série "Le Prisonnier", cette apparence de super douce normalité, le parfum du jour est fraise, un éternel beau temps, des gens en balade, et par en dessous, l'oppression.

En attendant, obéissants, relativement à l'abri après une quarantaine qui nous a laissé en forme (2), nous menons la vie la plus douce de notre vie. 

Et au même moment où je m'installe pour écrire fenêtre ouverte, je lis ceci : 

"538 - 7 février 2004 - Un samedi matin. Il fait froid dans la maison mais il y a du soleil. J'ai ouvert la fenêtre et je m'aperçois que l'air est printanier. Ces petites choses dont on se déshabitue : ouvrir sa fenêtre. Et écrire, comme ça, face à une fenêtre ouverte me paraît audacieux ..."

("Feu de tout bois" Elisabeth Horem, éditions Bernard Campiche, tome 1 p 349) 
OK je ne suis pas à Bagdad, ça n'est pas une vraie guerre dehors mais la lutte de l'humanité contre une pandémie, on est dimanche, il ne fait pas froid dans la maison et la fenêtre est à ma droite. Il n'empêche que je me sens enfin moi aussi dans les conditions matérielles idéales pour travailler. Moralement c'est autre chose. Comment faire abstraction de toutes les personnes en deuil, en grande difficultés économiques, ou souffrantes, si nombreuses, bien plus qu'à l'ordinaire de ce monde tel qu'il était.

Je (re)lis un article de Marie et Julien datant de 2016 et oublié depuis. Les ami·e·s de dotclear, outil utilisé pour ce blog, comme pourrait l'être wordpress ou typepad, sont depuis quelques jours pris à parti par le starteupeur dont il est question dans le billet, comme s'ils étaient responsables de son contenu. Et il semble refuser de comprendre qu'ils n'ont pas de lien, et pas de moyen de pression à tout le moins, sur ses auteurs. C'est comme si l'on venait reprocher à l'entreprise de BTP qui a bâti une route les incidents ou accidents qui y auront éventuellement lieu (analogie imparfaite : une route peut se dégrader et n'être plus entretenue ou avoir des défauts de conception accidentogènes ; il n'empêche ça n'est pas la faute des bâtisseurs premiers si l'usage qui en est fait ensuite n'est pas sans danger ; et surtout le constructeur n'a aucun pouvoir sur les automobilistes).

J'avais décidé au début du confinement de respecter un repos le dimanche, au sens de : ne pas avancer dans les travaux et l'entretien à faire, mais prendre par exemple le temps pour lire. En fait, entre écrire ici et là, répondre à quelques messages (ou insuffisamment, comme aujourd'hui encore), lancer et étendre une lessive, la journée file file file. 
J'ai pu seulement m'accorder une sieste, fenêtre arrière ouverte (écouter le vent dans le grand arbre du champ, bonheur ultime d'un dimanche presque sans bruits de circulation (gaudemus)), et passer un petit moment au jardin à l'heure du thé ; tenter de rappeler l'un de mes cousins qui m'avait laissé un message dans la matinée. 

La séance de Tabata demande un gros effort mais quel bonheur et comme ça donne la pêche. Je me suis sentie en pleine forme (je pèse mes mots ; il faut savoir que la pleine forme est très rare chez moi, quel que soit le contexte) toute la soirée grâce à ça. Les séances de Tabata par Romain Pourrat me manqueront lorsque le confinement s'achèvera.

Soirée classique ensuite : suivre et LT les nouvelles d'Italie, tellement rude mais pourtant moins pénible que celles d'en France car les informations sont moins muselées et que le gouvernement tout imparfait qu'il puisse être assure un max face à cette crise, fait vraiment ce qu'il peut. Puis écrire ici et lire un peu avant que le sommeil ne tombe.

Les nouvelles étaient encourageantes côté italien : enfin la décrue qui s'amorce ; catastrophiques aux USA et toujours dramatiques en Espagne. La reine Elizabeth a fait une allocution à son pays, et c'était totalement impressionnant. Si on m'avait dit qu'un jour je serais émue en écoutant la reine d'Angleterre j'aurais ricané. Hé bien j'aurais ricané à tort. Alex Taylor a tout bien résumé.

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En 4 minutes elle a dit tout ce qu'il y avait à dire, rien de trop, rien de pas assez, elle a été réconfortante, encourageante, reconnaissante et émouvante (avec son rappel de 1940). Du grand art. Mes amies aussi (Nawal, Samantdi) ont exprimé leur admiration.

Pendant ce temps Boris Johnson, testé positif au coronavirus il y a dix jours était hospitalisé, officiellement pour des examens. Quand on pense à sa politique du début du Laissons faire le virus, les plus faibles mourront mais ça sera pour le bien du pays qui se relèvera plus fort, et puis ses vantardises de type, Je serre les mains moi, malgré l'épidémie, on aurait presque l'illusion d'une justice immanente. Si seulement tous les hommes de pouvoir qui ont mis leurs peuples en danger en commençant par faire les malins pouvaient un peu se manger une leçon, disons jusqu'à la bonne petite frayeur, l'épidémie n'aura pas été qu'un immense drame (3). 

Les coureurs norvégiens affichent promenades et de rares mais existants entraînements à l'extérieur (dans des lieux désertiques). Est-ce que le confinement est plus souple par chez eux ? 

 

(1) Contrairement à la fin de semaine où elle était très active. S'ils se sont réellement confinés durant les quinze premiers jours, les gens sont à présent retourné travailler. Volontairement ou obligés ? 

(2) Mais solides soupçons d'avoir subi l'Homme très clairement, moi de façon plus diffuse, une attaque virale en début de mois. 

(3) À nouveau des décès parmi les proches de personnes que je fréquente (IRL ou RS (mais avec échanges chaleureux depuis longtemps)).

 

 

 

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1 204 246 cas (dont : 64 806 morts (8454 aux USA) et 247 340 guéris) (à 11h30)


Chroniques du confinement jour 19 : voir l'ISS passer


    C'était une journée relâche de sports, seulement le défi du club (abdos - squats - pompes). Il a fait un temps magnifique et j'en ai profité pour travailler encore au jardin. Celui que nous appelons "L'arbre aux oiseaux" est désormais libre de tout roncier qui l'étouffaient. 
L'Homme pendant que je terminais nous cuisinait des spaghetti carbonara. Et c'était bien et tellement détendant de passer directement du jardin à les manger, et du déjeuner à la sieste, et de la sieste à un moment de lecture avec un bon thé, en plein soleil de fin d'après-midi sur le canapé remonté. 

C'est terrible de devoir ces moments de paix et de bonheur à un terrifiant immense et général malheur. Ça n'a pas de sens. C'est quand même très curieux dans la distribution de l'effort collectif d'avoir tiré la carte : assignés à résidence dans de bonnes conditions et sans autre travail à faire que ce que vous voulez et pouvez faire pour votre maison. En même temps nous avons l'un comme l'autre presque l'âge qui était celui de la retraite lorsque nous avons commencé à travailler. Et nous sommes au bord d'être considérés comme des victimes potentielles privilégiées du virus. Ça n'est sans doute pas illogique d'être dans cette situation-là.

Notre fille semble aller mieux qui s'attaque avec courage à l'état lamentable de l'appartement que nous lui avons laissé le temps du confinement. 

Ça faisait ce soir une semaine qu'un homme dont nous ne connaissons que l'âge (46 ans) d'après la presse locale, s'est tué en voiture presque devant chez nous. Je pense à lui, à ses proches. Au mystère de ce décès (la voiture qui fonçait comme un boulet de canon, aucun freinage et juste ce pan de mur précis qui faisait à peine la taille - une voiture était garée le long du mur aussi, celle de l'accident est venue s'encastrer pile à côté -). 

Capture d’écran 2020-04-05 à 00.38.35 Heureusement un touite de Vélomagus (en ce moment Confinomagus) lu la veille m'avait mise sur une piste d'un moment de beauté potentielle. J'avais tenté de voir l'ISS la veille, mais en vain. L'appli que j'avais téléchargée n'était pas très claire pour "lire" le ciel. J'ai suivi le conseil d'un de ses lecteurs et téléchargé Heavens Above. Ça a très bien fonctionné. 

J'ai vu l'ISS arriver, l'ai suivi d'un côté puis de l'autre de la maison. Émue aux larmes. Ce genre de détails auxquels on peut remarquer que l'épreuve actuelle, même si son terre-à-terre quotidien est des plus agréables (dans notre petit cas) nous met les nerfs en pelote. De façon assez évidente, voir la station spaciale m'a redonné une certaine confiance en l'humanité. #AndraTuttoBene 
Si on est capables collectivement de concevoir un tel outil de progrès, on arrivera bien à surpasser une pandémie. Même si individuellement nous risquons de morfler. 

Dans la journée j'avais aussi commencé mon observation des oiseaux pour "oiseaux des jardins" seulement les petits-enfants de la voisine du 10 sont sortis dans leur jardin pile à ce moment-là. Ils étaient joyeux et agréables à entendre, seulement seules deux ou trois mésanges n'en ont pas été effrayées. 

On entend souvent aussi en fin de journée, vers le bord du soir, des cris joyeux de jeux comme venant d'un jardin des petits pavillons de préfa blancs. Un adulte (on entend souvent héler "Maman !" comme pour dire "À toi de jouer") au moins participe. 
Un autre jour c'était dans le jardin des voisins d'en face, que leurs enfants jouaient. Les entendre fait un bien fou. Pour eux ce n'est qu'une parenthèse dans une petite vie dont pour la suite ils ne doutent de rien. Ils ont raison.

J'ai terminé la journée par les TG de Rai News 24 et de les LT. Trump et ses déclarations, son aplomb à mentir et à se foutre du monde, me donnent la nausée. 
Heureusement il y a eu une jolie séquence sur le Commandant Crozier, quittant le navire parce qu'on l'a limogé, mais sous les acclamation de ses troupes. Je l'avais déjà vue la veille sur les réseaux, mais la prise de position ouvertement en sa faveur de la journaliste de la Rai et de son invités faisaient du bien.
Le Saint-Suaire sera exposé en direct à la télé. Plus ou moins pour compenser que les célébrations religieuses pasquales auront lieu à huis clos. J'avais envie de rire puis je me suis rappelée la ferveur des files d'attente à Torino lors des temps d'exposition. Certaines personnes pouvoir se recueillir devant leur écran, ça va les aider de ouf. Alors c'est toujours ça.

Il est 1h08 et une moto vient de passer, allant vers Lessay. Je crois qu'il y a dans le confinement, du laisser-aller. 

Dans la journée j'ai compté 5 avions : deux qui pouvaient être de vols commerciaux, deux d'avions de chasse et un d'un petit avion qui pourrait être privé.  Ça déconfine d'un peu partout. Et l'épidémie en France n'a même pas passé son pic. 

 

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1 187 798 cas (dont : 64 084 morts (8 344 aux USA) et 245 949 guéris)


Chroniques du confinement jour 18 : la "dépollution" du jardin s'achève, bonnes nouvelles de mon entourage, mauvaises du monde

    

    C'était désormais la routine d'une journée sports et jardin et franchement, notre contribution personnelle à l'élan national puisque tel est ce qui nous échoie : restez chez vous, ressemble à la dolce vita tant que nous allons bien et que nos proches ne sont pas gravement malades (apparemment, ça va).

La phase de dépollution du jardin est terminée. Il ne me reste plus que quelques ronces à enlever et bien ratisser tous les branchages. Couper les dernières branches mortes du sureau. Mais à présent ça semble bon : plus un seul sac en plastique ou bâche, plus (au sens de = 0) de déchets venus de chez les voisins (une bouteille de lait vide par exemple, emballage encore intact, récente). Pour fêter cet accomplissement et sur une indication de Sylvie, j'ai inscrit le jardin à Oiseaux des Jardins et je compte bien faire mes petites observations. Dix minutes de calme et d'attention, peut-être une fois tous les deux jours, par exemple. 

Pour le sport : short morning run (notre petit circuit de 3,44 km en 24 minutes dans la mesure de la légalité et à 8 h du matin afin de ne croiser personne ou seulement de loin, un promeneur de chien), le défi abdos - squats - pompes et au soir la séance Tabata qui nous secoue mais nous met en joie. Aujourd'hui c'était abdos - fessiers. Je ne serais jamais assez reconnaissante à la famille Pourrat en général et à Romain en particulier pour cet effort qu'ils font et qui nous permet de rester sans se perdre totalement, et en bonne forme. Il explique bien, il encourage joliment, c'est un bonheur.

Le temps du travail au jardin, le temps de l'effort physique intense, l'épidémie est tenue en respect. Elle n'occupe pas toute la place mentale. 
Suivre les informations sur les journaux et les chaînes italiennes permet aussi de garder un certain moral. Contrairement à la France on a l'impression qu'ils essaient de sauver les gens, y compris de la dèche induite. Et que vraiment le gouvernement ne se moque pas du monde. Ça n'empêche pas l'horreur d'être horrible. Seulement ça évite d'y ajouter la colère. 
Et un ministre de l'économie qui met en place une aide pour les familles dont la principale source de revenue arrivait par du travail au noir, en expliquant Ça n'est pas bien que ça existe mais puisque ça existe et que ces personnes, confinées, n'ont plus aucun revenu ni filet de sécurité, il faut les aider, hé bien je trouve ça beau. On se rappellera qu'en Italie ils avaient tenté de traiter le peuple avec humanité. 
Le Pape François fait un sans-faute, se comporte en expert de la com' (images inoubliables, et il fait ce qu'il faut pour ; réseaux sociaux à présent) et de la prise de parole sociale. 

Il ne faut pas se voiler la face, même si de ma petite maison de confinement j'ai depuis deux jours la nette impression que les gens circulent presque normalement (1). Le chemin est encore long, très long, et la mort rode en permanence. Je commence à connaître non seulement énormément de malades - la plupart guérissant en ce moment d'ailleurs, après des jours vraiment de souffrances mais chez eux -, mais beaucoup de personnes qui ont perdu qui des grands-parents, qui un parent, qui un oncle et qui un frère ou une sœur. Ces deux catégories familiales étant apparues récemment, signe que le virus élargit son champ d'action. Comme il fallait s'y attendre, les échanges de blagues en mode Tenons bon ont diminué devant ceux de condoléances et signes d'amitiés et de soutiens. 

J'avais pour la première fois depuis l'épidémie fait des cauchemars la nuit dernière (peur pour ma mère, réveil, ouf elle est morte depuis un moment ; peur pour mon fils réquisitionné ...) j'espère passer une meilleure nuit. L'accident mortel de samedi continue de peser son poids, même si je reste au cours de la journée plus longtemps sans y songer. Je ne sais en tout cas regarder par la fenêtre avant sans y penser.  

J'oubliais : un salaire a été versé à l'Homme de la maison pour mars ; certes inférieur à ces émoluments habituels mais vraiment rien d'inquiétant. Grand soulagement. Et pensées pour les personnes dont le confinement réduit gravement voire éteint, les revenus. Nous ne sommes pas à plaindre, vraiment. 

 

(1) Parking du Aldi garni et circulation sur la départementale.

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1 083 084 cas (dont : 58 243 morts (6946 aux USA) et 225 422 guéris)


Chroniques du confinement jour 16 : journée (particulièrement) bien remplie

    

Journée sportive : petit morning run dans les limites imparties - c'est vraiment peu mais ça fait un bien fou, et quel risque ? nous n'avons croisé, et encore soigneusement à distance, qu'un seul passant -, le défi quotidien, des activités au jardin, et séance de Tabata bien costaud avec des burpees et des new burpees et des squats suivis d'extensions. Le vieux tapis n'a plus un gramme de poussière.  

Journée sérieuse : je fais du ménage sur le disque dur de l'ordi afin de télécharger l'appli zoom que j'avais cru comprendre nécessaire au rendez-vous Paris Carnet prévu le soir même (1). En fait je n'y parviens pas vraiment, il m'est indiqué un code à saisir sur une tablette, j'ai dû suivre une fausse piste.  Ce n'est qu'après que j'apprends qu'il n'y avait rien à télécharger, simplement me connecter là. Ça servira pour une autre fois. Et le ménage était de toutes façons nécessaire (et loin d'être terminé).

À la même heure, quelqu'un a tenté de me joindre pour un projet de reprise de librairie, qui m'avait déjà contactée avant que l'épidémie n'atteigne l'Europe de plein fouet. Il faudra que je le rappelle. Je crois qu'après l'épidémie, je ne serai plus capable d'un aussi grand engagement physique pour un emploi que celui nécessaire au métier de libraire, du moins pas au point que je ne l'étais. J'espère me tromper. Tout le paysage des activités économiques sera de toutes façons bouleversé. Quelque chose en moi, refuse de se tracasser à l'avance ; le présent et de tenter de sortir vivants de l'épidémie me demandent bien assez d'énergie.

Celle pour qui nous nous inquiétons souhaite qu'on la laisse en paix, à prendre de ses nouvelles et tenter à distance d'aider, nous sommes pour elle un poids. Espérons donc que sa capacité intacte de se mettre en colère est signe de ne pas trop mal aller. 
Le dialogue est doux, par petites bribes au fil de l'eau, en revanche, avec le fiston qui semble vivre sa meilleure vie - le confinement fait le bonheur du geek -. 

Il aura fait tout le jour un temps magnifique comme lors de journées très ensoleillées de la semaine passée. C'est curieux comme le fait d'être confinés rend plus attentive à la météo, paradoxe apparent. Mais au matin à l'heure d'aller courir, la température était de 3°c.

L'Homme de la maison est sorti enfin faire longuement les courses, tentant sa chance en voiture à l'Intermarché, de façon remarquablement improductive en vrai. Il aura pu discuter au gré de ses déplacement avec le patron du garage devant lequel a eu lieu l'accident de samedi soir - lequel avait sa propre voiture toute voisine de là où l'impact a eu lieu - et le voisin cordial qui lui a parlé d'un foyer de contamination dans une entreprise de peinture des environs (info non recoupée, pas eu le temps). Et (roulements de tambour) il aura fait le plein d'essence. À mon objection que si une dépense était totalement sans urgence aucune c'était bien de mettre du carburant dans un véhicule destiné à ne pas nous servir avant au moins un mois, il a répondu avec un soupir d'aise : - Mais son prix avait tellement baissé !
Je mesure avec ses réactions combien certaines personnes sont incapables de changer de schémas mentaux face à une réalité qui elle, s'est brutalement modifiée. Ce qui était une conduite sage et adaptée dans le monde d'hier (faire des courses par petites fractions, se permettre d'acheter telle chose à tel endroit et telle autre à un autre parce qu'elle y est moins chère ; faire le plein d'essence vite vite maintenant parce que le prix a baissé), n'est plus du tout adapté dans le monde du jour même. Et les attitudes adaptées d'aujourd'hui, seront sans doute inadéquates demain. Les hommes seraient-ils dans leur majorité moins aptes que les femmes à se "déprogrammer" ? Au vu de témoignages d'amies (effet de biais : nous en parlons parce qu'ils nous fatiguent à être ainsi à la ramasse ; celles qui ont un compagnon alerte et adaptable trouvent ça parfaitement normal et ne pensent pas à s'en vanter) j'en aurais presque l'impression. 

Avantage de son aptitude à faire les courses comme si de rien n'était (ou presque) : j'ai pu avoir et lire (avec des gants de latex) Le Canard Enchaîné, version de quatre pages, allégée. 
C'est à de tels détails que l'on peut mesurer le bouleversement du confinement sur la vie générale. Sinon, de ce que nous en voyons de notre petite maison, ça ne semblerait pas grand-chose : les voitures circulent aux heures traditionnelles de travail, les tracteurs aussi et les camions de livraisons. J'ai même entendu les sabots d'un cheval, tirant probablement une charrette (je vous assure je n'avais ni fumé ni bu). Les gens font leurs courses - notre vue imprenable sur le parking d'Aldi en atteste -. Nous entendons des bruits d'activités humaines. Quant à nous, libres l'un comme l'autre de travail pour une entreprise (l'un au chômage technique, l'autre (bibi) au chômage tout court en attendant la reprise), nous pourrions, puisque nous allons bien pour l'instant, jouer à imaginer que nous sommes en congés - chaque pensée pour des personnes malades que nous connaissons nous indique bien que non -. Sauf aux moments où ma concentration sur une activité est intense (merci encore, Romain, pour les séances Tabata), je ne sais pas ne pas songer aux morts de chaque instants, si nombreux, et à leurs proches, qui pour beaucoup ne peuvent même pas leur accorder un dernier hommage qui peut rasséréner. En plus que dans les cérémonies ultra-réduites qui semblent être de mise dans chaque pays atteint par la pandémie, les familles ne peuvent venir au complet, ainsi s'escamotent les ami·e·s. 

Je n'étais pas trop d'humeur à me marrer des Poissons d'Avril. J'ai eu l'impression qu'il y en avait moins que les autres années, selon le même phénomène qui fait que de nos jours les sites parodiques ont dû mal à survivre à une réalité qui marche de plus en plus sur leurs plate-bandes. Comme l'écrit Sand_G sur Insta Capture d’écran 2020-04-02 à 00.52.23

Pas d'appel de la part de Cause Commune, j'ignore s'ils ont pu faire la soirée de Libre antenne ou non. Pour parer à toute éventualité j'avais préparé un petit texte de l'Instagram d'une amie. 

Je commence en revanche à recevoir des nouvelles des uns et des autres, entre autre : des malades guérissent. En début de semaine je m'étais dit qu'il y aurait bien une journée pluvieuse que je serais ravie de passer devant l'ordi et (entre autre) à répondre aux différents messages, seulement je crois qu'il va falloir que je m'y colle avant. 

L'épidémie s'envole, comme il fallait s'y attendre, aux USA. L'Italie semble avoir passé le sommet du pic, mais toujours de grandes disparités régionales. Les mesures y sont toutes officiellement prolongées jusqu'au 13 avril et Giuseppe Conte commence à parler des phases 2 et 3 de la reprise (progressive) de l'activité du pays. Il y avait un joli moment avec Sting à la fin du TG sur Rai News 24, que je continue de LT tous les soirs. J'espère que je pourrai continuer : message d'indication de limite des données de connexion mobile bientôt atteinte. 
En France la video d'un maire d'une petite bourgade, Hervé Féron, décrit (hélas) fort bien la situation générale de terrain, alors qu'il exprime sa colère. Des échos me sont parvenus d'une prise de parole qui semblait un peu moins langue de bois qu'à l'ordinaire, de la part du premier ministre français. Comme l'Italie, nous ne sortirons pas avant mi-avril du confinement, et la reprise sera progressive, sans doute par régions (je me demande, si la régionalisation se confirme, ce que nous serons censés faire, en tant que transfuges).

 

(1) Ce qui m'a induite en erreur c'est un touite qui parlait d'une place nécessaire de 87 Mo sur le disque

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926 095 cas (dont : 46 413 morts (4 076 aux USA) et 193 031 guéris)
Il paraît de plus en plus évident qu'énormément de cas ne sont pas comptés : personnes malades, non hospitalisées (vont mal mais pas au point de nécessiter un tel secours), et qui ne seront (en tout cas dans un pays comme la France) jamais testées. Sans parler de "cas soupçons" comme l'Homme de la maison qui a eu des symptômes étranges début mars pendant quelques jours (dont la fameuse perte de l'odorat) et le temps qu'il s'en inquiète réellement (suées, grosse fatigue), c'était passé. 


Un reportage d'Arte sur le confinement en Chine

J'étais sur Youtube en train de rechercher la meilleure version d'un vieux succès de Jean-Louis Aubert lorsqu'en video de suite, le site (dont l'algorithme me laisse toujours aussi perplexe, et me piège assez facilement, sans doute en raison de ma curiosité pour les documentaires, et les reportages sportifs) m'a proposé cette video. Je suis restée scotchée. Est-ce ce qui nous attend ?

Les artisans de demain

Je crois que j'ai déjà relayé certaines de leurs videos : ces voyageurs, qui ne sont pas les artisans, les artisans de demain ce sont les personnes qu'ils rencontrent et qui donnent de l'espoir pour un monde survivant, sont depuis plusieurs mois mon bonheur et mon petit courage du dimanche.

Ils sont partis d'Afrique du Sud, semblent jober quand nécessaire, et ne consommer que ce qu'il faut. Leur carnet de voyage video est clairement centré sur les autres, s'ils se mettent en scène c'est pour mieux témoigner d'un état du monde souvent surprenant. Mais je ne suis pas surprise qu'il le soit.
Ils font part de leurs erreurs aussi, ne prétendent pas tout savoir, s'efforcent de ne pas jouer aux touristes et d'ailleurs leur véhicule est une bagnole pratique aménagée plutôt qu'un camping car. Grâce à eux j'apprends plein de trucs, j'ai l'impression de rencontrer une foule de gens bien, ils m'apporte et sans doute à tou·te·s leurs autres "followers" des connaissances et de l'espoir.

Au fil des semaines, je pense à eux deux comme si nous nous connaissions vraiment - il faut dire que j'ai aussi eu dans ma vie des ami·e·s qui voyageaient, ce qui fait que j'ai l'habitude de "suivre" -. J'aime beaucoup leur discrétion et leur tact, ce que je crois deviner (d'après les expériences d'autres personnes que je connais) dans ce qu'ils préfèrent taire : elle et lui sont là pour attraper des moments de partages surtout, et de la beauté.

Ce dimanche, il s'agissait de ski dans une station au Pakistan. Les bouilles réjouies des gamines et gamins qu'ils croisent en bas de la piste valent tout l'or du monde ; la jeune patineuse artistique prometteuse.
La guerre, le pire, ne sont pas toujours obligés de l'emporter.

Merci à ces voyageurs du partage. Gratitude. Respect.

PS : Sans compter que la qualité des vidéos est impressionnante. Le travail que ça représente, en plus de toute l'intendance à assurer pour voyager m'impressionne.


La catastrophe du Vajont

 

    Il me semble que j'avais déjà suivi le thread qu'en avait fait Valerio Motta à l'été 2018 mais que peut-être je n'avais pas la bonne connexion internet et pas vu ou pas jusqu'au bout, l'étonnante reconstitution en scène par Marco Paolini (langue : italien).

Mais voilà, aujourd'hui j'avais fait un petit entraînement le matin, je comptais faire une sieste rapide, répondre à des annonces d'emploi, préparer mon émission de mercredi et puis voilà qu'en recommençant à suivre l'actualité d'Italie, autant dire la progression du #Covid_19 , j'ai vu ses touites sur les mesures de confinement et la fin anticipée du carnaval de Venise (cf. billet précédent) et partant de là, je suis remontée vers son thread, toujours épinglé, sur la catastrophe du Vajont.

Elle remonte au 9 octobre 1963 mais les tenants et les aboutissants de l'affaire initiale : la construction d'un barrage malgré des objections - entre autre de la part de géologues -, ressemblent à tant de choses qui se passent de nos jours : affairisme de certains, jeux de pouvoir, museler les opposants, mépris des petites gens et de leur vie même, lanceurs (ou ici en l'occurrence lanceuse) d'alerte accusés de #FakeNews (1). Puis la catastrophe arrive, imparable. 

Ce qui se passe en fait en ce moment à l'échelle du monde. 

La mauvaise foi qui perdura de la part des plus officiels médias a une allure hélas très moderne. Ainsi comme le barrage n'a pas cédé (point particulièrement fascinant) mais que c'est techniquement un immense glissement de terrain qui a provoqué le passage d'un tsunami dans la vallée - puisque les terres et roches avaient pris place dans le lac artificiel, l'eau devait bien aller quelque part -, ils trouvèrent moyen, du moins dans un premier temps, de parler d'une catastrophe naturelle. 

J'ai donc lu et relu le thread avec intérêt puis suis tombée dans la reconstitution. Happée. J'en ai oublié mon intention de vraie sieste, tout ce que j'avais à faire et même le dîner. 

Au delà de cette tragédie précise, il y a là quelque chose à creuser. Si l'on pouvait ainsi narrer toutes les sombres histoires menant à des catastrophes, ça marcherait mieux d'avertir les gens. 
Cet événement de scène fut donné en 1997 sur les lieux mêmes, peut-être que parmi le public se trouvaient des survivants, ou de leurs descendants. C'est impressionnant aussi de voir le double passage du temps : déjà important entre la catastrophe et l'époque de la mise sur scène, et à nouveau importante entre cet exploit et maintenant. Marco Paolini, depuis n'a pas chômé.

Liens vers le thread de Valerio Motta : 

épisode 1 : la vallée
épisode 2 : le chantier du barrage et un drame voisin
épisode 3 : Autour du futur barrage, l'inquiétude grandit
épisode 4 : Pendant que l'eau s'élève
épisode 5 : L'eau monte, la montagne tremble
épisode 6 : Les dernières heures de Longarone

Quelques documentaires traînent sur Youtube : 

Scena del disastro di Vajont
Longarone : Vajont dam disaster
Diga del Vajont

 

(1) Un des points de l'histoire qu'on croirait d'aujourd'hui est que la seule journaliste suffisamment indépendante, Tina Merlin, soutenue par son journal et courageuse pour écrire des articles qui disaient la vérité fut en procès de la part des constructeurs du barrage sous l'accusation de répandre des rumeurs. Or entre-temps un premier glissement de terrain avait vraiment eu lieu, tel qu'elle en indiquait le danger dans l'article incriminé. L'accusation s'était effondrée. 


Parfois le marketing conduit à des trucs pas mal (si on a les bons amis)

Capture d’écran 2020-02-21 à 22.49.21

Tout aura commencé par un touite de @Celinextenso

ou plutôt un touite à elle en réponse à un touite du CM d'Interflora qui semblait proposer d'envoyer des fleurs à qui des twittos ou twittas que nous connaissions le méritait. 

Il se trouve que l'une de nos camarades @kinkybambou est en bagarre contre un cancer, qui ces jours derniers s'est révélé être du genre starteupeur au trop rapide développement. Alors on a suivi Céline, le hashtag #DesFleursPourXanax (Xanax La Guerrière, désormais La Fougère étant l'un des pseudos de notre amie sur le réseau), et les fleurs ont bien été livrées.

Nous ne sommes pas dupes, c'est pour la chaîne de fleuristes une belle opération de com à pas cher. Il n'empêche que le résultat est doux, et qu'il a permis une médiatisation locale qui pourrait se révéler utile à un moment ou à un autre, ne serait-ce que parce que le monde étant ce qu'il est on est parfois mieux traité·e·s si nos interlocuteurs savent que l'on dispose d'une petite notoriété. 

On peut donc se dire que c'est du marketing intelligent (et que Céline Extenso est quelqu'un de formidable, mais ça, on le savait).

PS : À propos de twittas formidables, je dois un somptueux fou-rire de ce soir à Norden Gail  

 

 


Les CR (Comptes Rendus) video de Syblo une belle source de motivation

Les videos de Syblo sont toujours un régal et une belle source de motivation, avec cette façon calme, appliquée et déterminée qu'il a d'avancer dans le sport.

J'ignore qui filme et fait le montage mais c'est toujours de l'excellente qualité pour qui a d'autres choses à faire par ailleurs dans la vie. Baptiste Cartieaux est toujours très pédagogue, vu son jeune âge c'est impressionnant, on dirait un grand frère attentif. 

J'aime la façon appliquée assez touchante de ses présentations. L'humour léger, toujours présent, ce qui en video sportives n'est pas si fréquent (le plus courant en la matière consiste en gros "gags" lourds ou pas d'humour du tout). Par exemple dans celle-ci le petit rappel en bref insert au moment où le coureur en souffre, de sa première réaction face à l'annonce de grand vent ce jour-là. 

J'aime qu'il ne soit pas toujours vainqueur, ses forces, courses après courses, sports après sports (1) sont assez évidente, et en grand pro potentiel il est extrêmement lucide sur ses faiblesses, quand il galère, il le montre, pas de déni, ni de fausses excuses, chapeau. C'est ainsi qu'on progresse (2).

Et il termine presque toujours sur d'autres compétitions de la même journée, images au drone, c'est un petit plaisir. Comme les videos sont postées avec régularité le mardi après-midi et que mon entraînement de piste quand le travail salarié ne m'empêche pas d'y aller est le mardi soir, c'est impeccable. Et pour la préparation de mon émission radio du mercredi soir c'est une précieuse source communicative d'énergie. 

Voilà en tout cas qui donne la pêche pour attaquer nos propres entraînements ou le travail de la journée. Merci à Baptiste et à sa team video (parents ? camarades de club ? ami·e·s ?), respect à la ou les personnes qui effectuent les montages, beau boulot. 

 

 

(1) car sa chaîne ne couvre pas que la course à pied, c'est un autre de ses charmes. Il s'essaie à différentes activités et explique, n'hésite pas à se mettre en scène en train de débuter (parkour par exemple)

(2) Je suis dotée de basses capacités mais néanmoins sportive, alors vraiment j'en sais quelque chose.