Deux disparitions


    Triste week-end bien qu'on l'ait rempli de belles activités (sportives, principalement) : j'apprends par un courrier retourné par la poste qu'une amie n'habite plus à l'adresse indiquée - et par ailleurs qu'elle publie en e-book exclusif en autoédition, un ouvrage en collaboration -. Comme je ne suis plus libraire, me voilà sans recours pour en apprendre davantage. 
Sans compter que n'avoir été informée ni de la publication ni du déménagement, est signe qu'elle ne tenait pas tant que ça à notre correspondance partagée. La pandémie aura été rude quant aux amitiés.

J'apprends le dimanche le décès de Miss Tic que Le Monde confirme. Comme dans le cas de F., j'ignorais la maladie à l'œuvre. Nous ne nous connaissions pas personnellement, n'avions fait que nous croiser en diverses occasions de librairie, mais je suivais son travail, qui tant de fois m'avait arraché un sourire dans des moments difficiles alors que je passais dans une rue qui l'abritait. Je me sens d'une certaine façon orpheline.

Demain, il faudra travailler comme si de rien n'était.


Les petits souvenirs du dimanche soir (via Dr Caso)

(domenica)

 

Pour une fois il me reste assez d'énergie pour répondre à l'invitation de Dr Caso au sujet des p'tits souvenirs des dimanche soirs.

 

  • Est-ce que votre maison/appartement doit être toujours impeccablement rangée et propre, ou est-ce que vous êtes assez relax de ce côté-là, ou est-ce que c’est toujours le cheni intégral chez vous?

cheni intégral mais par manque de temps. Dès que je dispose d'un jour de congé sans être épuisée j'en range une partie. Mais sinon le travail salarié + un minimum de sport pour tenter de me maintenir en bon état pompent toute mon énergie, il ne m'en reste plus pour ranger.
Pendant le premier confinement la maison de Normandie est restée nickel : pas de secret, je disposais tout simplement de mon temps.

 

  • Quel a été l’un des moments les plus chouettes de votre vie?
    Le dimanche 12 juin 2005 jour où la libération de Florence Aubenas et Hussein Hanoun nous a été annoncée. Je faisais partie du comité de soutien, et ce fut un jour d'immense allégresse.
    Sinon, j'ai honte car c'était sur fond d'une grande détresse collective, mais : le premier confinement. J'étais avec mon mari, au calme, en paix. Avec enfin l'entière liberté de notre temps pendant plus de deux mois. Jamais je ne me suis sentie aussi libre que lors de cette période où nous étions ... enfermés.

 

  • Si on devait se souvenir de vous dans 100 ans, pour quoi souhaiteriez-vous que ce soit?

    Je crois que ça me gênerait qu'on se souvienne de moi dans 100 ans en dehors de ma descendance si j'en ai jusque là. 
    (pas gagné car pas de petits-enfants à l'horizon)

 

  • Qu’est-ce qui vous rend triste, quand vous y pensez?
    L'état dans lequel nous autres humains avons foutu la planète qui nous a été confiée.
    Puis : les guerres, en particulier celle actuelle en Ukraine.
    Le fait que certains trouvent normal de s'accaparer des fortunes colossales quand d'autres meurent de soif, de faim, d'absence de soins. Le fait que cette tendance se renforce au fil des ans, davantage aux mains de très peu.


  • Quelles sont les trois choses pour lesquelles vous ne dépenseriez jamais votre argent?

    On ne peut jamais dire jamais. 
    Alors si je peux reformuler la question ainsi : quelles sont les trois choses pour lesquelles vous n'avez a priori aucune intention de dépenser votre argent ?
    Je dirais : 
    1/ Des trucs de luxe inutiles et polluants ; 
    2/ De la chirurgie esthétique (sauf si réparation après opération ou accident) ;
    3/ Des tatouages (la mode qui dure depuis une ou deux décennies m'est incompréhensible et elle arrive de toutes façons alors que j'ai la peau déjà fripée)

    Je pourrais ajouter l'achat d'un animal (je conçois mal que l'on puisse acheter ou vendre un être vivant comme un objet) et les paris sur des activités humaines de compétition (1) ; voire animales aussi (oui, le concept même du tiercé me chiffonne)

 

(1) Je veux dire parier sur la couleur du prochain chapeau de la Reine d'Angleterre, pourquoi pas ? Mais pas parier sur des courses, des résultats sportifs ...


Le travail de Florence Aubenas

 

    Alors que je suis en train de préparer ma transmission aux enfants, car la soixantaine approche et que j'aimerais achever mon tour de piste en cette petite planète en étant rassurée sur leur sort (1), je constate que s'il y a une chose et une seule pour laquelle je suis fière de mon passage - à part différentes réalisations à titre personnelle, réussir à passer outre différents petits handicaps que j'avais, ne pas contribuer à la mocheté du monde, ne pas nuire à autrui (ou le moins possible, car on ne sait pas tout) - c'est d'avoir participé en 2005 corps et âme au comité de soutien à Florence Aubenas et Hussein Hanoun.

Depuis, j'ai admiré et savouré son travail, en étant si heureuse qu'elle puisse le poursuivre comme elle le fait. Infini respect.

Aujourd'hui je suis un podcast du journal Le Soir où elle est interviewée entre deux déplacements en Ukraine, et quelques articles (2). À lire ses propos, le moral remonte.

"Trump, Bolsonaro, la montée du Front national ont été de grandes surprises. Très clairement, on a des angles morts effrayants ! Il y a des choses qui nous sont invisibles. Il faut aller chercher, aller écouter. Parfois on a du mal à trouver notre place, à aller chercher où se nichent les frayeurs, les colères, les doutes."

Merci à Carl Vanwelde d'avoir par ce billet attiré mon attention sur leur publication.


(1) Autant que faire ce peut car le contexte pandémie + guerre + dérèglement climatique n'est pas bougrement porteur d'espérances.
(2) Pardon s'ils sont réservés aux abonné·e·s. 


L'enquête ouvrière

    Par ricochet du blog de Thomas Parisot j'arrive sur ce questionnaire

Il s'applique à des situations du début du siècle précédent, mais quelque chose en transposant les questions irait bien pour maintenant. Il faudrait toujours conserver assez de forces pour pouvoir penser à nos conditions de travail (1), réfléchir à ce qui est normal - on nous paie pour effectuer un travail, il n'y a pas à faire de chichis - et ce qui relève de l'abus de position dominante.

 

(1) Personnellement, dans mon emploi actuel je n'ai pas à me plaindre mais dans ma première vie professionnelle en tant qu'ingénieure j'ai vu une entreprise se dégrader à grande vitesse et dans ma vie de libraire pendant 10 années, j'ai observé quelques situations peu respectueuse des gens (d'autres parfaites aussi, je ne veux pas dire)


Conduite à tenir en cas de morsure


Coïncidence ou effet des tensions actuelles (des animaux domestiques plus nerveux, des propriétaires eux-mêmes tendus et moins attentifs ?), deux cyclistes que je connais ont été mordus la semaine passée par des chiens qu'ils croisaient.
Je leur souhaite bon et rapide rétablissement, ayant appris par la même occasion que, lorsque la morsure n'est pas superficielle, et même sans complications, le retour en forme peut prendre un assez long moment.
 

    
Voici à toutes fins utiles un petit récapitulatif, rassemblé à cette occasion, sur les chose à faire en cas de morsure :
 
 
Du point de vue médical

Dans le cas d’une morsure « superficielle » :

- nettoyez immédiatement la plaie à l’eau et au savon en faisant couler l'eau abondamment,
- éliminez les corps étrangers s’il y en a (cheveu, dent, saleté…),
- rincez très abondamment,
- séchez,
- appliquez une solution antiseptique,
- couvrez la plaie avec un pansement stérile,
- prenez ou donnez à la personne blessée un antalgique de type paracétamol en cas de douleur.
- Puis chaque jour, désinfectez la plaie et surveillez son aspect. Prenez votre température. 
- En cas de saignement, comprimez la plaie à l’aide d’un linge propre et surélevez, si possible, le membre qui saigne. Si le saignement persiste ou est abondant, contactez les urgences.

Bon à savoir : si la plaie (morsure ou autre type de blessure d’ailleurs) se situe au bras ou à la main, enlevez bagues, montres..etc …pour éviter tout problème en cas de gonflement.
 

Consultez votre médecin traitant ou allez au service des urgences, lorsque :

- la morsure est située aux mains, aux pieds ou près d’une articulation 

- la plaie vous paraît profonde quelle que soit sa localisation ;

- la blessure est souillée par des corps étrangers et vous ne parvenez pas à les retirer ;

- la morsure a été causée par un chat : le risque infectieux est très important 

- la plaie s’infecte : l'infection apparaît en général, 24 heures après une morsure de chien, plus tôt après une morsure de chat. Elle se caractérise par des douleurs, une rougeur, un gonflement et un écoulement purulent au niveau de la plaie et éventuellement l'apparition d'une fièvre.
 
Dans tous les cas, il est important de s’assurer d’être à jour du vaccin contre les tétanos. Les urgences peuvent faire un test sérologique en cas de doute et au besoin, faire un vaccin express.
Le propriétaire de l'animal est censé pouvoir nous informer de la vaccination contre la rage de son animal (carnet vaccinal).
En cas de doutes, le médecin peut prescrire des antibiotiques pour éviter tout risque d’infection.
 
Il faut éviter de prendre des anti-inflammatoires (sauf prescription médicale dans certains cas précis). Ils pourraient provoquer, à tout le moins masquer, une sur-infection.
 
 
Du point de vue administratif et légal
 
Le propriétaire ou le détenteur du chien lors de l’événement est civilement responsable des dommages causés par l'animal, c'est-à-dire qu'il doit indemniser la victime des dommages qu’elle a subis.

Le propriétaire ou le détenteur du chien doit faire immédiatement une déclaration de sinistre auprès de son assureur habitation. Il doit indiquer avec précision les circonstances de l'événement : date, lieu, coordonnées de la victime et des témoins.

De votre côté, il faudra fournir les infos du propriétaire du chien à votre assurance afin que celle-ci puisse se mettre en contact avec l’assurance du propriétaire pour que vous soyez indemnisé des conséquences de la morsure.

Si le propriétaire du chien ne peut pas être identifié ou s'il n'est pas assuré, la victime peut saisir le tribunal judiciaire compétent en matière de réparation des dommages corporels.

Si l'accident est dû à une négligence de la part du propriétaire ou du détenteur du chien, la victime peut porter plainte. Dans ce cas le mieux est également de faire constater ses blessures par l’UMJ (unité médico judiciaire). Le policier saisissant votre plainte pourra vous expliquer comment faire.

Dans ce cas, il convient d’expliquer le contexte au médecin qui vous soignera à l’hôpital afin qu'il établisse un certificat médical précisant la nature et l’étendue de vos blessures. 
 

Ce sont des conseils dont on espère en les partageant, qu'ils ne serviront pas.
 

Si ça peut aider : un article sur le shutdown autistique (mais pas que)

En ayant vu passer un touite de Lapsyrévoltée concernant la question, je suis arrivée jusqu'à cet article du site bien être autiste, et qui me semble pourvu de conseils judicieux y compris pour aider quelqu'un en crise d'angoisse. 


Pour aider quelqu’un en pleine crise d’angoisse, l’idéal est de s’assurer qu’il soit dans un endroit calme et de le laisser s’asseoir s’il en a envie. S’il prend des médicaments pour gérer ses crises de panique, on peut l’aider à les prendre. Dans tous les cas, on peut encourager la personne à essayer de contrôler sa respiration : souvent la panique amène un rythme de respiration rapide et peu profond qui ne fait qu’empirer les choses. Idéalement, la personne devrait retrouver une respiration plus lente et plus profonde pour pouvoir se calmer

 

Tout l'article est intéressant, si je cite ce passage précis c'est qu'il risque de pouvoir être particulièrement utile en ces temps de pandémie qui se prolonge et laisse de plus en plus de personnes qui avaient tenu bon jusque là, épuisées et perdues. Le sort fait aux enseignant·e·s, aux parents d'enfants d'âge scolaire (et aux enfants eux-mêmes soit dit en passant), aux soignant·e·s déjà surmené·e·s avant la vague de contaminations Omicron est particulièrement préoccupant. Sans parler des personnes dont les emplois semblaient pouvoir être sauvés et puis voilà que c'est reparti pour un tour d'activités limitées (1).

 

(1) OK il n'y a plus de confinement officiel, il n'empêche qu'on doit être pas mal à sortir nettement moins, ne serait-ce que parce que même si l'on est pas malades, on est cas contact, ou on le serait si la définition n'en était pas devenue plus restrictive au fil du temps, alors que la contagion est plus grande. Alors on évite d'aller quelque part s'entasser.


L'objet de ma vie - préparation

 

    Dans le cadre d'un projet de L'aiR Nu, L'objet de ma vie, j'ai ce week-end tenté de réfléchir au sujet d’un objet qui compte (ou a compté) dans mon existence, à partir duquel je pourrais évoquer un moment de ma vie.

Quand le sujet avait été une première fois dans un message en juin évoqué, j'avais pensé quelque chose comme Oh la jolie idée et puis je m'étais replongée dans mon rythme métro ou vélo, boulot, dodo. J'avais en juillet deux semaines de congés. Mais la première a filé de choses et d'autres, dont des rendez-vous médicaux pour surveiller que tout va bien ou réparer quelques petits bobos mécaniques, de l'intendance domestique et du sommeil nécessaire, et la seconde en Normandie a été trop courte pour tout. Il nous a aussi fallu encaisser le choc de la fin brutale de notre période semi-lyonnaise, liée à l'emploi du Joueur de Pétanque. Ç'avait été un premier truc à encaisser de savoir qu'il devait partir loin alors que nous étions confinés (1), puis un autre d'apprendre que la période qu'il m'avait annoncée prévue pour un trimestre, deux au max, devrait se prolonger jusqu'à fin décembre, parce que la vie quotidienne n'était pas si simple du fait d'être séparés. Comme suite à la pandémie en Inde et parce qu'un bureau d'études y était qui ne pouvait plus fournir de plans dans les délais, et que dès lors le projet pour lequel sa présence était requise avait été redistribué, il n'était plus question que de fin août, ce qui augurait de bons week-ends partagés (2) passés à explorer la ville. Et, soudain, à la veille ou peu s'en fallait de partir en congé il apprenait que sa présence n'était plus souhaitée, le contrat terminé. 
L'incessant changement de perspectives, de rythme auquel il avait fallu s'adapter, nous a mis un grand coup de fatigue. À lui d'abord, à moi aussi, par ricochet.
Aucun répit pour songer à la moindre petite expérience littéraire, si sympathique fût-elle.

Puis le 15 août j'ai fait une chute, sans réelle gravité mais qui m'a mise KO au sens littéral et d'une fatigue renforcée sur la quinzaine d'après. Je ne parvenais à assurer, bon an mal an que le travail pour l'employeur. 

Il aura donc fallu attendre ce week-end pour que je puisse enfin penser à l'objet et rencontrer ... aucune idée.

Rien. Nada

Ce fut ma surprise. 
Puis j'ai compris qu'une succession d'événements m'avait conduite à un extrême détachement : il y a eu l'épisode du voisin voleur en Normandie et de la petite maison dépouillée au fil des mois de ce qu'elle contenait, le fait qu'en 2017/2018 j'ai dû trier, jeter, garder, déménager, toutes les affaires de mes parents, ce qui a eu dans mon cerveau un fort effet d'archivage : convoqués à la vue de tel ou tel objet, les souvenirs sont revenus puis se sont soigneusement remisés dans des boîtes dûment étiquetées par années, aux accès désormais mesurés (3), dans les années précédentes je m'étais fait voler un appareil photo et en 2017 subtiliser mon téléfonino (sans doute tombé de ma poche mais dans un amphi, l'honnêteté aurait pu conduire à ce qu'il me fût restitué, je l'ai cherché tout de suite après), en 2017 toujours voler mon sac à dos d'ordi avec hélas non seulement l'ordi (le moins grave j'avais toutes sauvegardes), mais le précieux vieux carnet d'adresses de papier, et des carnets de notes, car j'étais allée travailler à la BNF avant de prendre mon poste à la librairie où je travaillais alors. 
Au fil des ans nous avons par ailleurs souvent été victimes de vols : une voiture (retrouvée ensuite), un vélo, un violon ...
Quelques deuils et ruptures subies, pour faire bonne mesure et voilà qu'en 2021, je n'arrive plus à penser à un objet précis, est-ce que je tiens encore à quelque chose, est-ce que je n'ai pas déjà intégré le fait que rien ne m'appartient tout à fait, qu'on ne fait que passer et avoir avec certains objets, un temps un bon usage. Puis il se casse, il disparaît, nous changeons d'usage, il se transmet, ce n'est plus "notre" objet.

Je remarque (les écrits restent) qu'il y a quatorze ans j'avais su répondre sans sourciller à une question voisine qui circulait de blogs en blogs : 
Citez sept objets auxquels vous tenez et racontez pourquoi. 

J'ai vieilli, je crois.
Il va falloir que je réfléchisse, il doit bien y avoir quelque chose qui me rappelle quelque chose qui fait sens. À défaut d'y tenir qu'un souvenir y soit raccroché; 

 

 

(1) Je ne pouvais aller le rejoindre. Lui seul avait le droit de rentrer certains week-ends.
(2) Je pouvais le rejoindre après ma semaine de travail et rentrer le dimanche soir, les trains fonctionnaient et le droit d'y être.
(3) Finis les flashs intempestifs, désormais ils sont comme des albums photos que l'on feuillette au moment où l'on a décidé que l'on feuilletait un album photo.

 


TIL rigolo du dimanche

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    Le dimanche plus encore que les autres jours, j'adore apprendre des choses totalement inutiles, mais que je trouve marrantes. Aujourd'hui c'est donc grâce à un touite d'Ali Arikan, que j'apprends que le chanteur du groupe The Offspring qui eut son heure de gloire quand mes enfants, à présent adultes, étaient petits c'est dire si ça date, Dexter Holland est aussi un scientifique qui participe ou a participé à la recherche pour lutter contre le SIDA (1).

Si c'est pas beau, ça ! 

En passant, quelques mots sur leur tube Pretty fly (for a white guy) qui prend en dérision bien des clichés. Et des nouvelles du groupe. (article paru le 15 avril 2021 dans The Rolling Stones).

Dans la foulée et par une bouffée d'optimisme que je trouve assez osée, je nous ai prévu d'aller à un concert, mais pas d'eux, rien à voir sauf qu'il s'agit de musique, le 14 août 2022. J'ai clairement la sensation de participer à un délire collectif, mais mon côté technophile a pris le dessus et une solide envie de se projeter, comme un vœu pieu, post-pandémie.

 

 

(1) Extrait de son article Wikipédia 
"Holland and co-authors published a paper in PLoS One regarding microRNA in HIV genomes,[15] titled "Identification of Human MicroRNA-Like Sequences Embedded within the Protein-Encoding Genes of the Human Immunodeficiency Virus". The original academic paper describes the use of computational molecular biological (in silico) approaches to identify microRNA-like sequences in HIV. These sequences are suggested to have evolved to self-regulate survival of the virus in the host by evading its immune responses and thus influence the persistence, replication, and pathogenicity of HIV'' 


Une tellement tout autre époque


    Ce n'est pas de la nostalgie mais chez moi une stupéfaction perpétuelle de mesurer à quel point les temps ont changé du moins les temps de nos pratiques matérielles. 
Je suis heureuse en cela d'être de ma génération : ayant connu l'avant, j'ai pu goûter un monde moins frénétique, où l'on pouvait prendre son temps (ce qui convient mieux à mes capacités physiques et à ma façon d'aborder la vie, je n'aime pas la hâte en dehors des moments où elle est le but du truc (par exemple lors de compétitions sportives de vitesse)), ayant connu la période de mutation, j'ai pu goûter à l'entre-soi généreux des pionniers (1), et je profite à fond des avantages actuels des moyens efficaces de connexion.

Alors ce billet de Marc Zaffran / Martin Winckler me parle totalement. 

J'y ajouterai ce qui paraît dingue vu d'aujourd'hui : que je me souviens d'un temps au mitan des années 80 du siècle précédent où dans une équipe de 5 à 6 informaticiens d'un service central d'une grande banque française on se partageait 3 ordinateurs, auxquels on accédait à tour de rôle pour y taper les programmes que l'on avait au préalable écrits à la mano sur nos blocs notes, puis les compiler, puis une fois toutes les erreurs de compils résolues, les lancer - généralement de nuit tant il fallait de temps pour que ça tourne -, puis récupérer les résultats, généralement sous forme de longs listings à bords troués, que sortaient de rares imprimantes à aiguilles. C'était du temps des modems (avant même ceux-là), quand les disquettes 5 pouces 1/2 étaient des summuns de modernité. À l'époque ça ne choquait personne que le temps de travail englobe celui de causer avec des collègues en attendant son tour à l'ordi. Il y avait un stress spécifique qui lui a disparu : celui de prendre 24h dans la vue lorsqu'un programme ne donnait pas le résultat escompté et qu'il fallait attendre la nuit suivante pour que modifications faites, il puisse tourner.

Dans la même soirée, via une publication d'Arte, je suis tombée sur une vidéo d'un tube de Tears for fears que je n'avais jamais vue, car durant l'essentiel des années 80 je n'avais pas la télé (ni temps à loisirs, ni argent à dépenser dans du non-indispensable) et m'a frappé combien c'était un tout autre monde, si peu automatisé, et où les appels téléphoniques se passaient dans des cabines.

Stupéfaction renouvelée qu'en si peu de temps ressenti, tant de temps soit passé, tant de choses aient changé.

  

 

(1) Oui à un moment de l'internet un message "ce contenu n'est pas accessible de votre région" eût été inconcevable à moins de vivre dans certaines dictatures.


du bruit pour faire dodo

En cherchant à piger ce que voulait dire Dr Caso sur un de ses billets, je suis tombée sur ceci :

[video youtube présentée comme "bruit blanc pour dormir"]

Pour moi c'est un défi de parvenir à écouter plus de quelques secondes, surtout le soir après une journée de boulot que j'ai traversée en n'étant pas en forme (j'ai toujours mal aux côtes et quand même globalement depuis la chute de dimanche je me sens amoindrie). Mais il me semblerait logique qu'une telle efficacité puisse aider celles et ceux de mes ami·e·s qui souffrent d'insomnies.