40 ans, c'est sidérant.


    J'ai passé la journée à me dire, mais comment ça, quarante ans ?! 

À un moment j'ai même recompté sur mes doigts, tellement je n'y croyais pas, que ça fasse tant que ça.


Le 10 mai 81, je m'en souviens fort bien. À six mois près je ne votais pas, c'était enrageant. Je fais et faisais déjà partie du petit peuple de gauche, et ça a été un espoir fort cette élection, une liesse. Et au début on y avait cru : les 39 heures, la retraite à 60 ans. On ne demandait pas de rien foutre, mais on voulait tant que notre travail, et par là nos vies soient enfin respectées.
Mais très vite l'économie a repris le dessus et au bout du compte les années 80 furent encore plus des années fric pour les riches que celles qui avaient précédées.
Je me souviens que je passais le bac et que les bruits, même lointains - dans la cité pavillonnaire de grande banlieue les gens se réjouissaient paisiblement chez eux, ou car nombreux étaient ceux tenus par un solide syndrome du larbin et qui s'effaraient de la méchante gauche au pouvoir, se désolaient dans leur coin -, de fêtes m'inquiétaient un peu. Et s'ils m'empêchaient de dormir, juste avant les examens ?
Du fait du baccalauréat à passer, et qu'on n'allait pas à Paris si facilement que ça, je n'ai pu participer à aucun mouvement de célébration. Mais, même si j'étais plus circonspecte que bien des adultes, comme si c'était moi la détentrice de l'expérience qui rend méfiante, ça me laissait croire à un avenir plus ouvert, un respect du travail auquel un jour j'accéderai. 

Il y avait un truc indubitable : il n'y avait aucun doute que cet homme avait la stature pour la fonction, qu'il était un casting parfait pour cet emploi. Comme Jean Paul II pour faire pape ou Élizabeth II pour faire reine d'Angleterre ou plus tard Angela Merkel pour faire chancelière fédérale ou Kennedy ou Barack Obama pour président des États-Unis, c'est pas forcément qu'on soit d'accord avec leurs décisions, leurs prises de positions, leurs choix, mais n'empêche, le rôle leur va.
Je l'ai toujours vu en prince florentin, qui aurait pu lui-même écrire "Le prince" ou dans un autre registre, "L'art de la guerre", ai toujours été consciente d'un côté sombre, lequel convenait à la fonction (quelqu'un comme moi, au pouvoir même d'une petite association serait une catastrophe) ; mais je lui faisais confiance pour ne pas faire de mal au pays et ses successeurs me l'ont fait admirer. 

Quarante ans, ce moment où on a eu le fol espoir que même les petits métiers permettraient désormais aux gens de vivre décemment de leur gagne-pain. 


Quelques liens en passant

Dans un moment certains d'entre eux seront des clics sans issues, seulement j'ai envie de garder une idée de ce que je lisais en ce mois de mai froid, englouti par les heures de boulot et sans grandes activités en dehors à part le sport pratiqué seule ou à deux, mais pas encore en groupe.

Why procrastination is about managing emotions, not time (je connais peu la procrastination, c'est comme l'insomnie, mes conditions et aptitudes ou inaptitudes physiques font que ça n'est pas pour moi (1), du coup ça m'intrigue)

Un de ces événements auxquels on aimerait aller si l'on avait du temps et de l'argent :
Les rendez-vous de l'Histoire

Qu'est-ce qui nous rend fou ? 
C'est vrai que l'on voit de plus en plus de personnes perdre les pédales avec cette pandémie et ses conséquences qui perdurent. 

Un article sur Mary Ann Vecchio la jeune fille que l'on voyait sur une des photos iconiques du 4 mai 1970 lorsque les forces de l'ordre sur le campus de l'université de Kent dans l'Ohio avaient tiré à balles réelles sur les manifestants. J'ai appris quelque chose via cet article : j'étais persuadée que la personne était une étudiante, parmi les manifestants et que c'était son amoureux qui était mort. Il n'en était rien : elle n'avait pas 15 ans (ce qui surprend, au vu de l'image), et était alors plus ou moins en fugue et passait ou vivotait dans le campus et venait tout juste de faire connaissance avec celui-ci des victimes. La photo de plus a changé sa vie, puisque reconnue elle avait été arrêtée puis ramenée aux siens. Ce qui ne semble pas avoir été une chance pour elle. 

I Basilischi un film de Lina Wertmüller que j'aimerais voir (mais où, mais quand ?)

Un documentaire d'Arte sur David Bowie (vérifier que bien en V.O.)
Un sujet de 6 minutes sur la tragedia di Superga en mai 1949
 Une chaîne de coaching sur laquelle je suis tombée par la grâce des algo de youtube et j'ai eu la curiosité d'écouter un bout et contre toute attente ça n'était pas totalement ridicule
Le mystère des deux charniers rennais enfin résolu, article du Monde sur lequel je suis arrivée par mégarde et qui est en fait fort intéressant.
Un sujet de The Runner sur une des victoires de Jakob Ingebrigtsen alors qu'il avait 17 ans. J'ai des doutes quant au droit du youtubeur de réutiliser des images venues d'ailleurs comme il le fait, mais en attendant ses commentaires sont souvent pertinents.



Mes lectures ou admirations de photos du soir : 
Les articles de Florence Aubenas pour Le Monde
Les photos de Thomas Pesquet prises de l'ISS

Les feuilletons que je regardais au moment de m'endormir ce qui fait que bien souvent il me fallait une semaine entière pour voir un seul épisode : 
Les enquêtes du Commissaire Maigret via Madelen de l'INA

 

(1) Quand on sait ne pouvoir compter que modérément sur le fait d'être en forme, on fait tout ce qu'on peut faire sans tarder en prévision du moment où on sera trop mal ou trop crevé pour le faire.


Quelques liens pour trouver des rendez-vous de vaccination

En début d'année j'ai fait partie de l'équipe spontanée qui s'était formée de façon informelle auprès d'une vieille amie qui ne s'est pas mise à l'internet. À cette occasion j'ai pu mesurer la difficulté qu'il y avait lorsqu'on était parmi les segments de population éligibles, à dégoter un rendez-vous.

Les choses se sont un peu améliorées depuis.

Tout le monde pour autant n'a pas des heures de libertés à des heures ouvrables pour passer des appels téléphoniques et faire le tour des lieux possibles.

Voici donc quelques liens pour les rendez-vous par internet : 

Le plus connu est doctolib, déjà très au point sur les rendez-vous médicaux avant. Il faut faire partie d'une catégorie éligible.

Vite ma dose est davantage orienté sur les centres de vaccination et le fait de mettre des gens en face des disponibilités.

Covidliste est d'une efficacité impressionnante, en tout cas pour la région parisienne. Il s'agit de ne pas gâcher les doses de fin de flacons ou qui seraient perdues par suite de désistements. On peut s'y inscrire même si l'on n'est pas prioritaires, l'idée étant de ne pas gâcher. J'avais déjà obtenu mon rendez-vous par ailleurs, mais j'ai été contactée pour un reliquat disponible près de chez moi 5 jours après avoir été éligible et donc sans doute un peu prioritaire dans la liste des personnes à contacter.

Ce billet est simplement là pour tenter de faciliter les choses pour qui est déjà convaincu·e de la nécessité du vaccin. Je tiens à préciser que je ne détiens aucune expertise particulière, et la liste n'est pas exhaustive, je n'ai pas (eu) le temps de me lancer dans des recherches fouillées.
Je ne sais rien, et n'ai pas éprouvé le besoin de savoir, du choix des vaccins. Si c'est le but de votre recherche ce billet n'aidera guère.

Ce billet ne répond qu'à l'idée de base de : si seulement si ça peut aider, c'est déjà ça.


De l'humour sur fond triste, un an après


    Voici un texte retrouvé via FB et sa rubrique Souvenirs. 

Il avait été publié par Yolande Finkelsztajn qui créditait Patrick Bombrun et je ne sais plus par quel canal c'était arrivé jusqu'à moi. En le relisant, je me dis que c'est bien d'en garder trace, un an après. Sous l'humour pour tenir bon, certaines choses étaient vraiment bien vues. 

Ça ne concerne que la France, puisqu'il y est question, notamment sur le point 2 des errements de notre gouvernement.

Et attention, je le souligne : c'est une publication du 10 avril 2020 alors que nous en étions au premier confinement et qu'on nous laissait entrevoir une reprise vers l'été de la vie normale.
 
 
 
"Alors pour résumer
1. Vous ne pouvez pas quitter la maison en principe, mais si vous en avez besoin, vous pouvez quand même.
2. Les masques ne servent à rien, mais il faudrait peut-être en porter, ça peut sauver, ça ne sert à rien mais ça sera peut-être obligatoire.
3. Les magasins sont fermés, sauf ceux qui sont ouverts.
4. Il ne faut pas aller dans les hôpitaux, sauf s'il faut y aller, même chose pour les médecins, il ne faut y aller qu'en cas d'URGENCE à condition que vous ne soyez pas trop malades
5. Ce virus est mortel, mais pas trop effrayant néanmoins, sauf que si parfois, en fait ça va être une catastrophe planétaire.
6. Les gants n'aideront pas, mais ils peuvent aider quand même.
7. Tout le monde doit rester à la MAISON, mais il est important de SORTIR
8. La nourriture dans le supermarché ne manquera pas, mais il y a plein de choses qui manquent si vous y allez en fin de journée, mais il ne faut pas y aller le matin.
9. Le virus n'a pas d'effet sur les enfants sauf sur ceux sur qui il en a...
10. Les animaux ne sont pas atteints, mais il y a malgré tout un chat qui a étteété testé sté positif en Belgique en février, quand on ne testait encore pesonne.
11. Vous aurez de nombreux symptômes si vous êtes malades, mais vous pouvez aussi tomber malade sans symptôme, avoir des symptômes sans être malade ou être contagieux sans symptôme. Ah.
12. Pour ne pas être malade, vous devez bien manger et faire du sport, mais mangez malgré tout ce que vous avez sous la main et c'est mieux de ne pas sortir, enfin si, mais non...
13. Il est préférable de prendre l'air, mais vous serez très mal vus si vous allez prendre l'air, et surtout n'allez pas dans les parcs, ou alors sans vous asseoir, sauf que maintenant si, vous pouvez si vous êtes vieux (à quel âge ?!?) mais pas trop longtemps ou enceinte (mais pas vieille).
14. Vous ne pouvez pas aller chez les personnes âgées, mais vous devez vous en occuper et apporter des courses et des médicaments.
15. Vous ne pouvez pas sortir si vous êtes malade, mais vous pouvez aller à la pharmacie. Pour les soignants, même avec de la température, vous pouvez travailler, allez, pas plus de 38°C... 37,9 c'est pas grave, sauf si vous n'êtes pas soignant.
16. Vous pouvez commander la livraison de plats préparés qui l'ont peut-être été par des personnes qui ne portaient ni masques ni gants. Mais il faut laisser décontaminer vos courses pendant 3 heures dehors. La pizza aussi ?
17. Chaque article ou interview inquiétant commence par "Je ne veux pas semer la panique, mais...".
18. Vous ne pouvez pas voir votre mère ou votre grand-mère âgées, mais vous pouvez prendre le taxi et rencontrer un chauffeur de taxi âgé.
19. Vous pouvez vous promener avec un ami mais pas avec votre famille si elle ne vit pas sous le même toit.
20. Mais on vous dit que se promener avec la bonne "distanciation sociale" n'est pas dangereux alors pourquoi on ne peut pas se promener avec d'autres amis ou de la famille (un à la fois) si on est dehors à la bonne distance ..
21. Le virus reste actif sur différentes surfaces pendant deux heures, non, quatre, non, six, non, on a pas dit des heures, c'est peut-être des jours ? Mais il a besoin d'un environnement humide. Oh non, en fait pas nécessairement.
22. Le virus reste en suspension dans l'air -enfin non, ou oui, peut-être, surtout dans une pièce fermée, en une heure un malade peut en contaminer dix, donc si ça tombe tous nos enfants ont déjà été contaminés à l'école avant qu'elles ferment.
23. On compte le nombre de morts mais on ne sait pas dire combien de personnes sont infectées, puisque jusqu'ici on a testé que ceux qui étaient "presque morts" pour savoir si c'était de ça qu'ils allaient mourir...
24. On n'a pas de traitement sauf qu'il y en a peut-être un, qui n'est apparemment pas dangereux sauf si on en prend trop (ce qui est le cas de tous les médocs)
25. On devrait rester confinés jusqu'à la disparition du virus mais il ne va disparaître que si on arrive à une immunité collective et donc à condition qu'il circule... mais pour ça il faut qu'on ne soit plus confinés .."(Patrick Bombrun)

Hugues et Philip, une grande amitié (imaginée)

 

    À part un vague doute en parcourant ma messagerie, un titre entrevu et compris seulement après coup, je n'ai découvert la nouvelle du décès du Prince Philip que vers la fin de Tout le sport, voire pendant la météo qui suivait, quand une annonce a été faite d'un documentaire diffusé en hommage.
C'est assez surprenant pour être noté, en 2021, ce décalage entre l'annonce à un moment dans la journée et le moment où je l'ai appris. Un délai à l'ancienne, comme du temps où l'on ne savait trop rien de ce qui se passait dans le monde avant un flash d'info à la radio ou le prochain journal télévisé, souvent celui du soir.

Sur l'élan, et parce que j'étais trop épuisée pour faire quoi que ce soit d'autre, je me suis laissée embarquer dans le documentaire, finalement pas intéressant, tant cette vie aura été traversée de près par les tournants historiques de l'Histoire récente.
Mais le sommeil est toujours le plus fort qui m'a saisie vers les 2/3 du film sans que je m'en rende compte. 
L'ordi est resté bien calé sur mes genoux.
Je me suis réveillée probablement 20 minutes plus tard, sans me rendre compte que je me réveillais - ce qui est plutôt logique puisque je n'avais pas senti le sommeil me saisir -.

Et voilà que c'était l'émission d'après, seulement je n'en savais rien. 

J'y voyais Hugues Auffray, âgé, chantant Céline avec émotion, accompagné par un pianiste bienveillant. 

Un instant j'ai vraiment cru qu'il y avait eu une amitié entre Hugues Aufray et le Prince Philip, cet homme spécialiste des sorties à l'emporte-pièce, ah la complicité prend parfois des chemins étonnants, détournés, et que Céline avait peut-être quelque chose à voir avec l'existence du Royals' Anglais.

Puis j'ai regardé l'heure et constaté qu'il y avait une fois de plus un trou dans mon tissu de temps que le sommeil avait croqué.
J'ai ri de bon cœur. 

 


Nouara Naghouche, que devenez-vous ?


    C'est la petite appli "Memories" de FB qui m'a remis ce billet en mémoire, écrit il y a douze ans, soit bien le temps d'avoir subi toutes sortes de péripéties qui m'en ont éloignées. 
En revanche, dès les premières lignes relues, c'est tout le spectacle qui m'est revenu, combien j'avais été émue et époustouflée, passant du rire au bord des larmes et la révélation que ça avait été. 

Compte tenu de ma propre existence durant ces années et d'emplois occupés sur les dernières qui ne laissaient plus guère le temps d'aller au théâtre - je finissais trop tard et trop loin -, il se pouvaient que d'autres spectacles aient eu lieu dont je n'avais rien su.

Alors j'ai effectué quelques recherches et j'ai trouvé la trace d'un temps de renoncement - sororité, pour l'écriture je suis en plein dedans -, parce que lorsque l'on n'est pas du sérail, il faut savoir sans trop tarder retourner vers ce qu'on peut trouver d'emplois nourriciers, et la trace aussi d'un nouvel élan prévu ... mais que la pandémie a sans doute coupé.

Zut alors, j'espère qu'une fois ce fichu virus contenu et avant que n'en surgissent d'autres ou de nouvelles calamités hélas bien engagées, nous aurons l'occasion de revoir Nouara Naghouche sur scène. J'espère à tout le moins, qu'elle va, que vous allez, bien.

Nous devons être un certain nombre à ne demander qu'à revenir voir et écouter.


Quel était donc ce livre ?

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Depuis hier soir mon cerveau a comme un petit sous-programme qui mouline en permanence sur cette recherche qui nous a été soumise sur Twitter par @PasGloop .

D'autant plus que j'ai comme a sense of déjà-lu.

Pour l'instant personne ne semble avoir trouvé.

Au passage, je suis tombée sur ce site que j'ai trouvé diablement chouette - mais ça vaut principalement pour la litté anglo-saxonne - : 

What's the name of that book ?

 

 


Un peu de lecture

 

À l'ordinaire, je ne goûte pas plus que ça les touites-fictions, je préfère que les touites vivent leur vie de petites déclarations courtes et que les textes de plus d'ampleur puissent se lire avec élan.

Et puis ma vie depuis la fin du premier confinement et la reprise d'un emploi de bureau à plein temps avec 2h à 2h30 de trajets par jour (1), je ne parviens que fors difficilement à trouver du temps pour lire. Le couvre-feu n'aide pas, qui empêche de se libérer de quelques contingences au fil des jours de semaines (quelques courses, un colis de temps en temps à aller récupérer ...), et tasse tout sur le week-end. La fatigue du travail qui fait que je passe généralement mes après-midi de jours non travaillés à pioncer y est aussi pour quelque chose.
Alors je suis désormais capable d'apprécier les narrations par touites, que je peux suivre au gré de mes déplacements, ou pauses-déjeuner.

Bref, voilà qu'en plus parce que c'est élégamment bien écrit, je me régale depuis un moment déjà, de cette narration que nous offre Guillaume Vissac sur Twitter.

Si vous avez manqué le début, ça démarre par ce touite.

 

(1) Je ne me plains pas : mes trajets #Vélotaf de traverser tout Paris du nord au sud et vice-versa font généralement mon bonheur.


Conversions et barèmes concernant la course à pied


Fullsizeoutput_1c29   Ceci est un billet d'intendance pure parce qu'à l'occasion du remplacement de mes chaussures de trail qui étaient carrément déchirées d'usure, j'ai découvert que les correspondances de tailles entre tailles européennes, anglaises et US pouvaient varier selon les marques : 

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La liste générale étant sur le site de i-run bien documenté

 

 

Ça ne me concerne pas, je suis bien trop lente, mais je sais que certain·e·s de mes ami·e·s seront intéressé·e·s par les barêmes et tables de cotations de la FFA : 

pour les femmes

pour les hommes  

Ça permet de situer le niveau d'une performance. 


Liens du dimanche soir

Durant la semaine au soir, je vois passer des billets ou des articles ou des textes qui m'intéressent. Seulement si je veux éviter de me coucher après minuit, afin d'éviter que la journée du lendemain ou celle du surlendemain ne ressemblent à des tortures de conséquences de privations de sommeil, je n'ai pas le temps matériel de les lire.

Vient le week-end et je me dis Chic alors je vais pouvoir. Sauf qu'en ce moment un grand bout du samedi est consacré à des petites choses que le couvre-feu rend désormais impossible en semaine après le boulot, entre petites courses et entraînements sportifs en extérieur. Et que la fatigue en ce début de printemps après une année de pandémie est puissante, ce qui oblige à dormir.

Bref, bien de ces liens sont restés sans être tout à fait lus jusqu'au bout, et ça fait plusieurs week-end que ça dure. Alors je vais tenter d'en sauver quelques-uns pour la prochaine fois où j'aurais des heures perdues (un jour de récup ? de RTT ?). 

Vivre avec une thalassémie, même mineure, c'est savoir devoir laisser un article intéressant lu aux 2/3. On doit sans arrêt forcer sur la fatigue pour tenir un poste normal en entreprise alors il faut apprendre à renoncer sur les choses qui nous intéressent à titre personnel. 

Ce qu'on s'amusait (1951) ;
- Conversations avec Keith Richards (je n'ai pas renoncé, j'avance peu à peu, mais j'enrage de mon manque de temps libre) ; 
- Les œuvres du peintre Valérius de Saedeleer ;
- Constance : The tragic and scandalous life of Mrs Oscar Wilde by Franny Moyle (review) ;
- Interstices : le chaos c'est la vie (lu en entier mais j'étais si fatiguée que j'aimerais le relire) ;
- La nuit du journal intime sur France Culture ; (à écouter, en fait)
- Gloire et chute de Sébastien Feller, le prodige des échecs français devenu roi de la triche découvert grâce à Joachim Sene et que je voudrais relire à un moment où je peux paisiblement penser à son potentiel romanesque ;
- plusieurs billets sur Le Kawa Littéraire (et tenter de savoir pourquoi l'interruption) ; 
- une recherche à terminer sur The Beatles Bible rapport à The Beatles Tune In que je suis toujours en train de lire, triste d'être obligée de tant morceler.

 

Ceux-ci pas pour les lire, c'est fait, mais pour penser à en parler à quelques personnes en particulier (je sens que je vais oublier)

- Isère : Un patron abandonne son employé sur l'autoroute après une dispute
- Au rêve : le café mythique de Montmartre va être vendu aux enchères