Au risque de casser l'ambiance

Capture d’écran 2021-07-21 à 00.47.26

Vous pourrez trouver l'ensemble du thread à partir de ce touite.

Pour résumer rapidement en simplifiant sans doute trop : le variant delta (et le lambda, pas mal non plus) est plus contagieux encore qu'on ne le craignait. Même si les mesures annoncées par le gouvernement ont poussé pas mal de monde vers la vaccination, la couverture vaccinale est trop faible pour éviter une nouvelle vague de contamination à partir de ce variant-là.

Ça n'est vraiment pas le moment de se dire que ça y est c'est bon on peut reprendre la vie d'avant. Vraiment pas.

PS : J'espère me tromper mais il ne me semble pas gagné du tout que les J.O. puissent avoir lieu dans leur intégralité.


Le jour de l'annonce du décès d'un ami

 

    J'avais rempli par avance ce premier jour de congés de choses à faire, toutes ces choses que le temps travaillé pousse aux marges mais qui ne s'y laissent pas forcément pousser : un rendez-vous médical, l'ophtalmologiste, le kiné.
Entre les deux, quand le praticien n'était pas en retard, je pouvais repasser à la maison.

Ce que j'ai fait.
En fin de matinée un grand coup de fatigue m'a cueillie et je me suis endormie. Au réveil quelques messages. 

L'un d'eux annonçait le décès d'un ami, Philippe Aigrain, que sur Twitter publie.net rapidement confirmait. Nous n'étions pas proches, il faisait partie de ceux dont j'ai perdu les coordonnées en octobre 2017 lors du vol de mon sac et comme nous n'avions pas eu de nécessités particulières de nous joindre ensuite et que ma vie avait été fortement chahutée - entre autre par tout ce qu'il y eut à faire après la mort de ma mère -, je n'avais pas pris la peine de les lui redemander. Je n'en éprouvais pas l'urgence : tant que j'étais libraire, forcément, on se croisait. Puis il y a eu la pandémie, ma deuxième reconversion et j'ai perdu d'avoir du temps libre en même temps que la notion du temps. Perdu le contact avec bien des gens ; dont il a fait partie.

On espère confusément qu'une fois la pandémie passée, le travail revenu à un rythme acceptable (sans doute une illusion), on retrouvera les copains. 

Ce message me signale qu'il n'en sera sans doute rien, que deux ans à deux ans et demi se seront sans doute écoulés, l'air de rien, entre le premier confinement et la reprise de la vie considérée comme normale et qu'entre temps nous ne serons plus tous là, même si le virus n'y sera pour rien parfois.

Il était de ceux pour lesquels les souvenirs partagés ne sont que ceux de bons moments. Je me souviens de ses visites amicales à la librairie au 129 rue de Charenton - un de ceux capables de passer pour rien, juste parce qu'il disposait d'un peu de temps et qu'il n'était pas loin -, de L'aiR Nu, de Morêt sur Loing, de moments de rencontres littéraires, un jour où nous avions bien ri en tentant de débusquer un livre d'un arrière d'étagère où il s'était glissé - n'empêche, rien ne vaut l'entraide, nous y étions arrivés -. Je me souviens de sa puissance de réflexion et de l'étendue de ses connaissances, qu'il n'étalait soigneusement pas, simplement au fil de conversations on s'apercevait que c'était quelqu'un qui savait vraiment de quoi il parlait. En matière de numérique, il savait de quoi il retourne. Il était discret, mais indispensable. Un de ceux qui œuvrent pour le bien commun.

Nous allons être un sacré paquet à qui il va profondément manquer.

 

Quelques liens :
Communs/Commons
Atelier de bricolage
publie.net
La quadrature du net
Un article du blog d'Hervé Le Crosnier sur Médiapart

 


Le bonheur, ça peut être ça

 

    Après plus d'une année de restrictions diverses, de craintes successives concernant la santé des un·e·s et des autres, pour beaucoup de tracas d'emploi et pour d'autres de repos forcé - parfois bienvenu, nous n'avons pas toutes et tous des vies confortables -, le bonheur en ce samedi 19 juin 2021, ça aura été de retrouver l'ambiance des compétitions d'athlétisme (ou de triathlon) avec les encouragements pour tout le monde, les participant·e·s qui tentent de se surpasser, le goût partagé de l'effort.

Les entrées étaient décomptées et un masque nécessaire pour entrer mais la plupart des spectateurs ensuite l'enlevait. Nous sommes repartis en tram puis bout de métro, comme nous étions venus et partis à l'heure pour un retour à l'heure du dernier soir de couvre-feu (à 23:00) mais je pense que le meeting a terminé à peine avant. Les athlètes devaient avoir fait un test PCR pour pouvoir participer. L'épidémie est en accalmie, mais très loin d'être finie. 

C'était plus particulièrement pour encourager Syblo, qui devait obtenir sa qualification pour les championnats d'Europe à Tallinn ; ce qu'il a réussi, malgré des conditions de vent assez peu favorables (rafales pleine face dans la ligne droite des arrivées).
C'était bien de rencontrer, même brièvement, celles et ceux de l'EACPA et amusant que ça ait lieu près de Lyon plutôt qu'à Cergy.

 

Meeting de Décines Meyzieux au stade Raymond Troussier 

DSC09873

 

DSC09877

 

DSC09859
DSC09859DSC09859

DSC09871Fullsizeoutput_1c90

5ij4QIqognNwxqaxnF0fbR-6d9b4e338b-s1800

 

 

 

 

 

En vrac et sans tri ni retravail des images fors deux recadrages pour cause de photobombing un petit album sur Noto

(ex Talegraph)

Plus tard, j'ai appris que la fille d'un ami avait participé avec son club aux courses de l'après-midi. 

 

210626 1536

 




Capture d’écran 2021-06-20 à 09.25.28
Capture d’écran 2021-06-20 à 09.25.28


Theremin, Continuum & Vintage Synthesizer (Grégoire Blanc)

C'est une vidéo du monde de juste avant. J'aime bien l'humour et le côté paisible, détaché de tout dans un univers délibérément suranné, joliment désuet. Le Theremin - si un jour pour mes beaucoup d'ans vous voulez me faire un somptueux cadeaux, vous savez quoi ... (pour les Ondes Martenot il me faudra une autre vie avec naissance fortunée) - et les chaussettes rouges

40 ans, c'est sidérant.


    J'ai passé la journée à me dire, mais comment ça, quarante ans ?! 

À un moment j'ai même recompté sur mes doigts, tellement je n'y croyais pas, que ça fasse tant que ça.


Le 10 mai 81, je m'en souviens fort bien. À six mois près je ne votais pas, c'était enrageant. Je fais et faisais déjà partie du petit peuple de gauche, et ça a été un espoir fort cette élection, une liesse. Et au début on y avait cru : les 39 heures, la retraite à 60 ans. On ne demandait pas de rien foutre, mais on voulait tant que notre travail, et par là nos vies soient enfin respectées.
Mais très vite l'économie a repris le dessus et au bout du compte les années 80 furent encore plus des années fric pour les riches que celles qui avaient précédées.
Je me souviens que je passais le bac et que les bruits, même lointains - dans la cité pavillonnaire de grande banlieue les gens se réjouissaient paisiblement chez eux, ou car nombreux étaient ceux tenus par un solide syndrome du larbin et qui s'effaraient de la méchante gauche au pouvoir, se désolaient dans leur coin -, de fêtes m'inquiétaient un peu. Et s'ils m'empêchaient de dormir, juste avant les examens ?
Du fait du baccalauréat à passer, et qu'on n'allait pas à Paris si facilement que ça, je n'ai pu participer à aucun mouvement de célébration. Mais, même si j'étais plus circonspecte que bien des adultes, comme si c'était moi la détentrice de l'expérience qui rend méfiante, ça me laissait croire à un avenir plus ouvert, un respect du travail auquel un jour j'accéderai. 

Il y avait un truc indubitable : il n'y avait aucun doute que cet homme avait la stature pour la fonction, qu'il était un casting parfait pour cet emploi. Comme Jean Paul II pour faire pape ou Élizabeth II pour faire reine d'Angleterre ou plus tard Angela Merkel pour faire chancelière fédérale ou Kennedy ou Barack Obama pour président des États-Unis, c'est pas forcément qu'on soit d'accord avec leurs décisions, leurs prises de positions, leurs choix, mais n'empêche, le rôle leur va.
Je l'ai toujours vu en prince florentin, qui aurait pu lui-même écrire "Le prince" ou dans un autre registre, "L'art de la guerre", ai toujours été consciente d'un côté sombre, lequel convenait à la fonction (quelqu'un comme moi, au pouvoir même d'une petite association serait une catastrophe) ; mais je lui faisais confiance pour ne pas faire de mal au pays et ses successeurs me l'ont fait admirer. 

Quarante ans, ce moment où on a eu le fol espoir que même les petits métiers permettraient désormais aux gens de vivre décemment de leur gagne-pain. 

 

PS : Il y a dix ans (!?!) j'avais trouvé le temps de me replonger dans mes diarii d'antan et d'en retirer ce qui persistait : 

Dimanche 10 mai 1981, journée studieuse et électorale
Lundi 11 mai 1981, Mitterand président (sic)
10 mai 1981, les jours d'après

 


Quelques liens en passant

Dans un moment certains d'entre eux seront des clics sans issues, seulement j'ai envie de garder une idée de ce que je lisais en ce mois de mai froid, englouti par les heures de boulot et sans grandes activités en dehors à part le sport pratiqué seule ou à deux, mais pas encore en groupe.

Why procrastination is about managing emotions, not time (je connais peu la procrastination, c'est comme l'insomnie, mes conditions et aptitudes ou inaptitudes physiques font que ça n'est pas pour moi (1), du coup ça m'intrigue)

Un de ces événements auxquels on aimerait aller si l'on avait du temps et de l'argent :
Les rendez-vous de l'Histoire

Qu'est-ce qui nous rend fou ? 
C'est vrai que l'on voit de plus en plus de personnes perdre les pédales avec cette pandémie et ses conséquences qui perdurent. 

Un article sur Mary Ann Vecchio la jeune fille que l'on voyait sur une des photos iconiques du 4 mai 1970 lorsque les forces de l'ordre sur le campus de l'université de Kent dans l'Ohio avaient tiré à balles réelles sur les manifestants. J'ai appris quelque chose via cet article : j'étais persuadée que la personne était une étudiante, parmi les manifestants et que c'était son amoureux qui était mort. Il n'en était rien : elle n'avait pas 15 ans (ce qui surprend, au vu de l'image), et était alors plus ou moins en fugue et passait ou vivotait dans le campus et venait tout juste de faire connaissance avec celui-ci des victimes. La photo de plus a changé sa vie, puisque reconnue elle avait été arrêtée puis ramenée aux siens. Ce qui ne semble pas avoir été une chance pour elle. 

I Basilischi un film de Lina Wertmüller que j'aimerais voir (mais où, mais quand ?)

Un documentaire d'Arte sur David Bowie (vérifier que bien en V.O.)
Un sujet de 6 minutes sur la tragedia di Superga en mai 1949
 Une chaîne de coaching sur laquelle je suis tombée par la grâce des algo de youtube et j'ai eu la curiosité d'écouter un bout et contre toute attente ça n'était pas totalement ridicule
Le mystère des deux charniers rennais enfin résolu, article du Monde sur lequel je suis arrivée par mégarde et qui est en fait fort intéressant.
Un sujet de The Runner sur une des victoires de Jakob Ingebrigtsen alors qu'il avait 17 ans. J'ai des doutes quant au droit du youtubeur de réutiliser des images venues d'ailleurs comme il le fait, mais en attendant ses commentaires sont souvent pertinents.



Mes lectures ou admirations de photos du soir : 
Les articles de Florence Aubenas pour Le Monde
Les photos de Thomas Pesquet prises de l'ISS

Les feuilletons que je regardais au moment de m'endormir ce qui fait que bien souvent il me fallait une semaine entière pour voir un seul épisode : 
Les enquêtes du Commissaire Maigret via Madelen de l'INA

 

(1) Quand on sait ne pouvoir compter que modérément sur le fait d'être en forme, on fait tout ce qu'on peut faire sans tarder en prévision du moment où on sera trop mal ou trop crevé pour le faire.


Quelques liens pour trouver des rendez-vous de vaccination

En début d'année j'ai fait partie de l'équipe spontanée qui s'était formée de façon informelle auprès d'une vieille amie qui ne s'est pas mise à l'internet. À cette occasion j'ai pu mesurer la difficulté qu'il y avait lorsqu'on était parmi les segments de population éligibles, à dégoter un rendez-vous.

Les choses se sont un peu améliorées depuis.

Tout le monde pour autant n'a pas des heures de libertés à des heures ouvrables pour passer des appels téléphoniques et faire le tour des lieux possibles.

Voici donc quelques liens pour les rendez-vous par internet : 

Le plus connu est doctolib, déjà très au point sur les rendez-vous médicaux avant. Il faut faire partie d'une catégorie éligible.

Vite ma dose est davantage orienté sur les centres de vaccination et le fait de mettre des gens en face des disponibilités.

Covidliste est d'une efficacité impressionnante, en tout cas pour la région parisienne. Il s'agit de ne pas gâcher les doses de fin de flacons ou qui seraient perdues par suite de désistements. On peut s'y inscrire même si l'on n'est pas prioritaires, l'idée étant de ne pas gâcher. J'avais déjà obtenu mon rendez-vous par ailleurs, mais j'ai été contactée pour un reliquat disponible près de chez moi 5 jours après avoir été éligible et donc sans doute un peu prioritaire dans la liste des personnes à contacter.

Ce billet est simplement là pour tenter de faciliter les choses pour qui est déjà convaincu·e de la nécessité du vaccin. Je tiens à préciser que je ne détiens aucune expertise particulière, et la liste n'est pas exhaustive, je n'ai pas (eu) le temps de me lancer dans des recherches fouillées.
Je ne sais rien, et n'ai pas éprouvé le besoin de savoir, du choix des vaccins. Si c'est le but de votre recherche ce billet n'aidera guère.

Ce billet ne répond qu'à l'idée de base de : si seulement si ça peut aider, c'est déjà ça.


De l'humour sur fond triste, un an après


    Voici un texte retrouvé via FB et sa rubrique Souvenirs. 

Il avait été publié par Yolande Finkelsztajn qui créditait Patrick Bombrun et je ne sais plus par quel canal c'était arrivé jusqu'à moi. En le relisant, je me dis que c'est bien d'en garder trace, un an après. Sous l'humour pour tenir bon, certaines choses étaient vraiment bien vues. 

Ça ne concerne que la France, puisqu'il y est question, notamment sur le point 2 des errements de notre gouvernement.

Et attention, je le souligne : c'est une publication du 10 avril 2020 alors que nous en étions au premier confinement et qu'on nous laissait entrevoir une reprise vers l'été de la vie normale.
 
 
 
"Alors pour résumer
1. Vous ne pouvez pas quitter la maison en principe, mais si vous en avez besoin, vous pouvez quand même.
2. Les masques ne servent à rien, mais il faudrait peut-être en porter, ça peut sauver, ça ne sert à rien mais ça sera peut-être obligatoire.
3. Les magasins sont fermés, sauf ceux qui sont ouverts.
4. Il ne faut pas aller dans les hôpitaux, sauf s'il faut y aller, même chose pour les médecins, il ne faut y aller qu'en cas d'URGENCE à condition que vous ne soyez pas trop malades
5. Ce virus est mortel, mais pas trop effrayant néanmoins, sauf que si parfois, en fait ça va être une catastrophe planétaire.
6. Les gants n'aideront pas, mais ils peuvent aider quand même.
7. Tout le monde doit rester à la MAISON, mais il est important de SORTIR
8. La nourriture dans le supermarché ne manquera pas, mais il y a plein de choses qui manquent si vous y allez en fin de journée, mais il ne faut pas y aller le matin.
9. Le virus n'a pas d'effet sur les enfants sauf sur ceux sur qui il en a...
10. Les animaux ne sont pas atteints, mais il y a malgré tout un chat qui a étteété testé sté positif en Belgique en février, quand on ne testait encore pesonne.
11. Vous aurez de nombreux symptômes si vous êtes malades, mais vous pouvez aussi tomber malade sans symptôme, avoir des symptômes sans être malade ou être contagieux sans symptôme. Ah.
12. Pour ne pas être malade, vous devez bien manger et faire du sport, mais mangez malgré tout ce que vous avez sous la main et c'est mieux de ne pas sortir, enfin si, mais non...
13. Il est préférable de prendre l'air, mais vous serez très mal vus si vous allez prendre l'air, et surtout n'allez pas dans les parcs, ou alors sans vous asseoir, sauf que maintenant si, vous pouvez si vous êtes vieux (à quel âge ?!?) mais pas trop longtemps ou enceinte (mais pas vieille).
14. Vous ne pouvez pas aller chez les personnes âgées, mais vous devez vous en occuper et apporter des courses et des médicaments.
15. Vous ne pouvez pas sortir si vous êtes malade, mais vous pouvez aller à la pharmacie. Pour les soignants, même avec de la température, vous pouvez travailler, allez, pas plus de 38°C... 37,9 c'est pas grave, sauf si vous n'êtes pas soignant.
16. Vous pouvez commander la livraison de plats préparés qui l'ont peut-être été par des personnes qui ne portaient ni masques ni gants. Mais il faut laisser décontaminer vos courses pendant 3 heures dehors. La pizza aussi ?
17. Chaque article ou interview inquiétant commence par "Je ne veux pas semer la panique, mais...".
18. Vous ne pouvez pas voir votre mère ou votre grand-mère âgées, mais vous pouvez prendre le taxi et rencontrer un chauffeur de taxi âgé.
19. Vous pouvez vous promener avec un ami mais pas avec votre famille si elle ne vit pas sous le même toit.
20. Mais on vous dit que se promener avec la bonne "distanciation sociale" n'est pas dangereux alors pourquoi on ne peut pas se promener avec d'autres amis ou de la famille (un à la fois) si on est dehors à la bonne distance ..
21. Le virus reste actif sur différentes surfaces pendant deux heures, non, quatre, non, six, non, on a pas dit des heures, c'est peut-être des jours ? Mais il a besoin d'un environnement humide. Oh non, en fait pas nécessairement.
22. Le virus reste en suspension dans l'air -enfin non, ou oui, peut-être, surtout dans une pièce fermée, en une heure un malade peut en contaminer dix, donc si ça tombe tous nos enfants ont déjà été contaminés à l'école avant qu'elles ferment.
23. On compte le nombre de morts mais on ne sait pas dire combien de personnes sont infectées, puisque jusqu'ici on a testé que ceux qui étaient "presque morts" pour savoir si c'était de ça qu'ils allaient mourir...
24. On n'a pas de traitement sauf qu'il y en a peut-être un, qui n'est apparemment pas dangereux sauf si on en prend trop (ce qui est le cas de tous les médocs)
25. On devrait rester confinés jusqu'à la disparition du virus mais il ne va disparaître que si on arrive à une immunité collective et donc à condition qu'il circule... mais pour ça il faut qu'on ne soit plus confinés .."(Patrick Bombrun)

Hugues et Philip, une grande amitié (imaginée)

 

    À part un vague doute en parcourant ma messagerie, un titre entrevu et compris seulement après coup, je n'ai découvert la nouvelle du décès du Prince Philip que vers la fin de Tout le sport, voire pendant la météo qui suivait, quand une annonce a été faite d'un documentaire diffusé en hommage.
C'est assez surprenant pour être noté, en 2021, ce décalage entre l'annonce à un moment dans la journée et le moment où je l'ai appris. Un délai à l'ancienne, comme du temps où l'on ne savait trop rien de ce qui se passait dans le monde avant un flash d'info à la radio ou le prochain journal télévisé, souvent celui du soir.

Sur l'élan, et parce que j'étais trop épuisée pour faire quoi que ce soit d'autre, je me suis laissée embarquer dans le documentaire, finalement pas intéressant, tant cette vie aura été traversée de près par les tournants historiques de l'Histoire récente.
Mais le sommeil est toujours le plus fort qui m'a saisie vers les 2/3 du film sans que je m'en rende compte. 
L'ordi est resté bien calé sur mes genoux.
Je me suis réveillée probablement 20 minutes plus tard, sans me rendre compte que je me réveillais - ce qui est plutôt logique puisque je n'avais pas senti le sommeil me saisir -.

Et voilà que c'était l'émission d'après, seulement je n'en savais rien. 

J'y voyais Hugues Auffray, âgé, chantant Céline avec émotion, accompagné par un pianiste bienveillant. 

Un instant j'ai vraiment cru qu'il y avait eu une amitié entre Hugues Aufray et le Prince Philip, cet homme spécialiste des sorties à l'emporte-pièce, ah la complicité prend parfois des chemins étonnants, détournés, et que Céline avait peut-être quelque chose à voir avec l'existence du Royals' Anglais.

Puis j'ai regardé l'heure et constaté qu'il y avait une fois de plus un trou dans mon tissu de temps que le sommeil avait croqué.
J'ai ri de bon cœur. 

 


Nouara Naghouche, que devenez-vous ?


    C'est la petite appli "Memories" de FB qui m'a remis ce billet en mémoire, écrit il y a douze ans, soit bien le temps d'avoir subi toutes sortes de péripéties qui m'en ont éloignées. 
En revanche, dès les premières lignes relues, c'est tout le spectacle qui m'est revenu, combien j'avais été émue et époustouflée, passant du rire au bord des larmes et la révélation que ça avait été. 

Compte tenu de ma propre existence durant ces années et d'emplois occupés sur les dernières qui ne laissaient plus guère le temps d'aller au théâtre - je finissais trop tard et trop loin -, il se pouvaient que d'autres spectacles aient eu lieu dont je n'avais rien su.

Alors j'ai effectué quelques recherches et j'ai trouvé la trace d'un temps de renoncement - sororité, pour l'écriture je suis en plein dedans -, parce que lorsque l'on n'est pas du sérail, il faut savoir sans trop tarder retourner vers ce qu'on peut trouver d'emplois nourriciers, et la trace aussi d'un nouvel élan prévu ... mais que la pandémie a sans doute coupé.

Zut alors, j'espère qu'une fois ce fichu virus contenu et avant que n'en surgissent d'autres ou de nouvelles calamités hélas bien engagées, nous aurons l'occasion de revoir Nouara Naghouche sur scène. J'espère à tout le moins, qu'elle va, que vous allez, bien.

Nous devons être un certain nombre à ne demander qu'à revenir voir et écouter.