Chroniques du déconfinement jour 16 : Bref accident de circulation

Déconfinement officiel 1 jour 43

Capture d’écran 2020-06-22 à 22.20.11 Capture d’écran 2020-06-22 à 22.20.11 Capture d’écran 2020-06-22 à 22.20.11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

partir au boulot à vélo, me faire renverser porte d'Asnières, revenir changer de vélo, repartir bosser. Arriver à 10h35 au lieu de 9h30 prévues.

pas grand chose à dire de ce stupide accrochage auquel je ne suis tellement pour rien que je n'ai aucun regret : 

Porte d'Asnières au moment de tourner vers la gauche lorsqu'on arrive dans Paris le feu est vert pour les deux sens perpendiculaires aux voies de tram. Nous sommes donc plusieurs à attendre alors qu'il est vert pour nous que ceux qui viennent de notre droite aient fini de passer. Il se trouve que je suis devant de façon "native" pas en m'étant faufilée, mais simplement parce que j'étais la première. Et je suis dans la droite ligne des tracés vélos au sol. 
Au moment où la circulation se tarit venant de notre droite, je m'élance et une voiture arrivée entre temps derrière moi et qui attendait tout pareil s'élance aussi, sans avoir vu que j'existais ou bien en ayant anticipé un démarrage aussi rapide que celui d'un véhicule motorisé - pourtant je n'ai pas traîné j'étais au taquet -. Résultat : exactement le même que si lorsqu'on marche on vous fait un croche-pied par derrière. Je n'ai rien vu venir, rien entendu, me suis retrouvée par terre sans avoir eu le temps de dire ouf. 


Capture d’écran 2020-06-23 à 01.40.55Bizarrement ma fréquence cardiaque n'a pas bondi, au contraire. Sur le graphique c'est au début quand elle plonge. 


Je me suis relevée aussi vite que possible et je nous ai vite mis à l'abri sur le trottoir le plus proche mon vélo et moi, car ça redémarrait au carrefour comme si de rien n'était. Personne ne s'est arrêté, sauf l'automobiliste lui-même mais si brièvement que le temps que je me retourne arrivée sur le trottoir il avait littéralement disparu. Ce qui fait qu'aussi étrange que ça puisse paraître, il s'est à la fois excusé et enfui. 
J'ai vaguement conscience qu'un homme jeune sur un vélo ou une trottinette, peut-être un livreur d'ailleurs, m'a demandé si ça allait. Mais sans s'attarder. Je le revois vaguement consulter son téléphone et filer. Peut-être un livreur qui attendait là une course et voulait bien se préoccuper mais pas davantage que d'être appelé pour la suivante ?

Il me reste : belle voiture anglaise de luxe à l'allure old-school. Vert sombre. Conducteur habillé très élégamment, sa veste de costume avait un élément de chic mais j'ai oublié quoi. Il m'a semblé que les plaques d'immatriculation étaient bleu ciel (mais ça n'était pas des chiffres et lettres inhabituels).

Le hic c'est que le vélo qui semblait entier, comme moi, avait en fait un vrai tracas, la roue arrière voilée au point que les freins l'enserraient. Avec mon petit "couteau suisse de cycliste" je suis parvenue à les démonter (ou quasi) ce qui permettait à défaut de pouvoir monter dessus de pouvoir le pousser en le faisant rouler. J'ai tenté de joindre en vain cyclofix (1). 

C'est décidé, ma première paie, je m'achèterai de quoi filmer. Par sécurité au moins rétrospective.

Journée de boulot plutôt sympa malgré ce piètre démarrage. Grâce aussi à la compréhension qui m'a été accordée et à la collègue auprès de laquelle j'étais aujourd'hui formée (je suis un peu chaque jour avec une personne différente ce qui me permet de voir toute la gamme des problèmes qui se posent) ; journée agréablement coupée par un déjeuner sandwich boulangerie pris dans un parc voisin en compagnie d'une autre collègue dont c'était aussi l'heure de pause. 

Dans la série c'était pas mon jour : des chèques déjeuner m'ont été distribués dès ce matin, en avance sur ce qu'on m'avait annoncé, soit dit en passant. Et donc je me dis Chic alors je peux en profiter. Or à la boulangerie la jeune femme a refusé de me faire un avoir. Alors qu'elle venait (certes de mauvaise grâce) d'en accorder un à la collègue qui me précédait. Comme nous n'avons qu'une heure de temps, je n'ai pas voulu faire d'histoire, ai sorti ma carte bancaire et puis basta. 

Du boulot je suis passée chez Simone, c'était chouette de la retrouver même si nous étions masquées.
Rentrer ensuite assez directement, de qui revenait à couper Paris du sud au nord-ouest, c'était chouette aussi la traversée de Paris au soleil couchant. 
Et que l'Homme qui ignorait tout de ma mésaventure, ait pris en charge le dîner et préparé une délicieuse omelette était top également.
La soirée, en revanche, est passée sans que je sache où. Je n'ai même pas suivi les infos. Ah si, j'ai vaguement tenté de reconnaître le modèle de voiture qui m'avait renversée.
Ce qui est très étrange c'est l'absence absolue de peur (ni sur le coup ni rétroactive ; je me dis juste heureusement que ceux venant dans l'autre sens (que je n'ai pas vus) ce sont arrêtés) et de sentiment. Je ne lui en veux même pas à ce type. Il avait l'air embêté, sincèrement. Mais il n'a pas été correct, il a ensuite filé. Je crois que j'étais un peu sonnée, j'étais concentrée sur le plus urgent, de se mettre hors de la circulation, puis voir si le vélo ça allait, et zut alors la roue arrière était coincée. Prévenir le boulot. Chercher un réparateur. Ne pas en trouver. Comment faire pour aller au travail quand même ? Une sorte d'hyper-pragmatisme calme qui a fait que je n'éprouvais rien, qu'un vaste Zut alors tous les réparateurs sont surbookés en ce moment ! compensé par un Bon sang comme j'ai bien fait de m'occuper du vélo jaune la semaine d'avant !

Je n'ai averti que Le Fiston car il venait aux nouvelles, en mode Bon courage pour ton boulot, passe une bonne journée, alors j'ai répondu que son début était moyennement bien engagé (mais l'ai rassuré, à peine le coude un brin égratigné, et le genou gauche ; je suis parvenue à tomber avec assez de souplesse et sans mettre en avant les mains mais en roulant de côté, comme il convient (à force de voir les makings of de Fabio Wibmer, il y a des trucs qui s'intègrent). 


(1) finalement suis parvenue en soirée à obtenir un créneau mardi prochain au matin.

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
9 176 722 cas (dont : 473 421 morts (122 596 morts aux USA) et 4 903 995 guéris)

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs


Chroniques du déconfinement jour 15 : courir en forêt, et constater la baisse de niveau

Déconfinement officiel 1 jour 42

Capture d’écran 2020-06-21 à 13.20.10

 

 

Rachid l'Instit a eu pour ses élèves une excellente idée - j'apprécie les profs motivé·e·s parce que de m'en être jusque là à peu près sortie dans la vie je le dois beaucoup à certain·e·s d'entre elleux qui se donnaient un mal fou pour permettre aux mômes motivé·e·s de ne pas rester enfermé·e·s à l'âge adulte dans des vies étriquées - : un petit document à remplir pour exprimer comment ça s'est passé, le confinement, l'épidémie, tout ça.

De notre côté un sunday morning run en forêt. Comme la veille lors de notre balade à vélo en bords de Seine, un monde fou à courir ou pédaler. Tout semble se passer comme si les gens tentaient de se rattraper en activités d'extérieur, du fait d'avoir été confinés. 

Le hic c'est que toute cette foule, dont nous sommes, croyant naïvement en partant que nous ne serons pas tant, risque de contribuer au reconfinement suivant. 
C'était encore pire pour les rassemblements (en Belgique, entre autre place Flagey à Bruxelles et à Paris presque partout, pour la fête de la musique), sans compter que la Normandie est devenue zone rouge même si elle n'est pas déclarée comme telle pour l'instant, clusters vers Rouen 

Si j'avais des vacances à prendre, je serais bien embêtée pour prévoir quoi que ce soit. 

Nous avons fait un tour réduit, par rapport à notre habitude en forêt de Montmorency qui est plutôt de 14 km. Mais JF a voulu couper par la tourbière, chemin pierreux peu praticable (route des fonds). Il a encore trouvé moyen de demander son chemin à des gens alors que je savais où nous étions - il demande avant de me demander, simplement parce qu'il se sent perdu cet idiot, il suppose aussitôt que je le suis aussi -.  Malgré le peu de kilomètres et le rythme assez bas, la fatigue était relativement forte. Et pourtant durant le confinement nous avons pratiqué gymnastique régulière et course à pied (même si limitée). Mais voilà, même si les muscles ont été maintenus, les os et les articulations n'ont plus l'habitude d'un effort dehors prolongé, quelque chose de cet ordre.

Je passe l'après-midi à récupérer du matin (et de la semaine) et à lire et écrire. Ça passe trop vite, le temps personnel.
L'Homme est à son club et notre fille tente une sortie dont elle rentre catastrophée par l'absence de conscience épidémique des gens. Une partie des gens s'en fout à présent. Une autre partie, comme nous pour le sport ou elle qui souhaitait retrouver des ami·e·s, ne s'attend pas à être si nombreux là où nous nous trouvons. Plus ou moins consciemment nous nous référons à la fréquentation par exemple des mêmes lieux à la même saison l'an passé. Or s'il y a moins de touristes, c'est d'ailleurs frappant, il y a comme une frénésie générale de sorties à l'extérieur qui fausse cette estimation que l'on se faisait et qui semblait aller avec un risque raisonnable.

Et en attendant il faut continuer à aller au boulot. Pas le choix. 
Par chance à mon taf, les gens sont respectueux et raisonnables, mais y aller implique un risque dans la rue, lors des trajets, au moment des repas etc.

Entre ces nouvelles sombres de l'extérieur, et le fait de voir fondre mon temps, le sunday evening five o'clock blues que j'avais pu tenir à distance pendant onze ans car mon dimanche était plutôt le lundi, et qu'un blues du lundi, qui n'était pas partagé par les autres membres de la famille était de facto moins costaud, est revenu plus fort que jamais. Heureusement deux amis en venant me causer par messagerie interposée me l'ont un peu apaisé.

Messages, travail pour la maison (rangements etc.), à peine deux semaines de reprise de travail et déconfinement et me voilà à nouveau en retard dans tout ce que je fais. C'était quelque chose de formidable pour moi, lors du confinement : cesser d'être en retard dans les tâches que j'avais à accomplir, pouvoir enchaîner à mon rythme, sans pression extérieure et accepter ma fatigue. C'est déjà reparti de cavaler après des délais.

Je suis tombée sur cette video de Rick Beato et j'ai apprécié (mais hélas le week-end s'achève alors je n'aurais pas le temps d'aller en regarder d'autres)

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
9 007 724 cas (dont : 468 761 morts (122 211 morts aux USA) et 4 788 707 guéris)

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs


Les raccourcis clavier sous Mac

 

    Dans mon nouveau travail, comme c'est d'ailleurs le cas généralement en librairies, les ordinateurs sont des PC. Jusqu'à présent en boutique, je m'en étais parfaitement débrouillée, prenant le temps de passer par les menus existants lorsque je n'avais pas mémorisé un raccourci qui ne correspondait pas à ceux que j'utilisais sous Mac à la maison. 
À présent il va falloir que je sois capable d'aller vite. Et que donc je mémorise de nouvelles attributions pour les touches similaires que j'utilise par ailleurs autrement.

Alors avant que d'oublier les raccourcis et autres spécificités sous Mac, je me les liste ici afin d'être capable d'y revenir lorsque je me mélangerai les crayons entre les deux systèmes, lesquels ont des points communs mais d'autres différents ; un peu comme en anglais les "faux-amis".

Voici donc un extrait de ce document édité par le support technique Mac

*                                            *                                            *

Pour utiliser un raccourci clavier, appuyez longuement sur une ou plusieurs touches de modification, puis sur la dernière touche du raccourci. Par exemple, pour utiliser Commande + C (copier), maintenez la touche Commande enfoncée, appuyez ensuite sur la touche C, puis relâchez les deux touches. Dans les menus et sur le clavier des ordinateurs Mac, les touches, notamment les touches de modification, sont souvent représentées par des symboles :

  • Commande (ou Cmd) ⌘
  • Maj ⇧
  • Option (ou Alt) ⌥
  • Contrôle (ou Ctrl) ⌃
  • Verrouillage majuscule ⇪
  • Fn


Sur un clavier conçu pour un PC Windows, la touche Alt remplit le même rôle que la touche Option et la touche Windows fonctionne comme la touche Commande.

Certaines touches sur certains claviers Apple comportent des symboles et des fonctions spéciales, comme le réglage de la luminosité de l’écran , la luminosité du clavier , Mission Control et plus encore. Si ces fonctions ne sont pas disponibles sur votre clavier, il se peut que vous puissiez en reproduire certaines en créant vos propres raccourcis clavier. Pour utiliser ces touches comme F1, F2, F3 ou d’autres touches de fonction standard, combinez-les avec la touche Fn.

Couper, copier, coller et autres raccourcis courants

  • Commande + X : couper l’élément sélectionné et le copier dans le presse-papiers.
  • Commande + C : copier l’élément sélectionné dans le presse-papiers. Ce raccourci peut également être utilisé avec les fichiers du Finder.
  • Commande + V : coller le contenu du presse-papiers dans le document ou l’app en cours. Ce raccourci peut également être utilisé avec les fichiers du Finder.
  • Commande + Z : annuler la commande précédente. Vous pouvez ensuite appuyer sur Maj + Commande + Z pour rétablir la commande venant d’être annulée. Certaines apps permettent de réaliser plusieurs opérations de ce type (Annuler/Rétablir) à la suite.
  • Commande + A : sélectionner tous les éléments.
  • Commande + F : rechercher des éléments dans un document ou ouvrir une fenêtre Rechercher.
  • Commande + G : trouver à nouveau, autrement dit trouver la prochaine occurrence de l’élément précédemment trouvé. Pour trouver l’occurrence précédente, appuyez sur Maj + Commande + G.
  • Commande + H : masquer les fenêtres de l’app ouverte au premier plan. Pour masquer les fenêtres de toutes les apps ouvertes, hormis celles de l’app au premier plan, appuyez sur Commande + Option + H.
  • Commande + M : minimiser, autrement dit placer la fenêtre active dans le Dock. Pour minimiser toutes les fenêtres de l’app ouverte au premier plan, appuyez sur Commande + Option + M.
  • Commande + O : ouvrir l’élément sélectionné ou afficher une boîte de dialogue permettant de choisir un fichier à ouvrir.
  • Commande + P : imprimer le document actif.
  • Commande + S : enregistrer le document actif.
  • Commande + T : ouvrir un nouvel onglet.
  • Commande + W : fermer la fenêtre ouverte au premier plan. Pour fermer toutes les fenêtres de l’app, appuyez sur Option + Commande + W.
  • Option + Commande + Échap : forcer la fermeture d’une app.
  • Commande + Barre d’espace : afficher ou masquer le champ de recherche Spotlight. Pour lancer une recherche Spotlight depuis une fenêtre du Finder, appuyez sur Commande + Option + Barre d’espace. Si vous écrivez en différentes langues à l’aide de plusieurs sources de saisie, ces raccourcis vous permettent de basculer d’une source à l’autre plutôt que d’afficher Spotlight. Découvrez comment modifier un raccourci clavier présentant un conflit.
  • Contrôle + Commande + Barre d’espace : afficher le Visualiseur de caractères, à partir duquel vous pouvez choisir des émoticônes et autres symboles.
  • Contrôle + Commande + F : utiliser l’app en plein écran, si pris en charge par l’app.
  • Barre d’espace : utiliser Coup d’œil pour prévisualiser l’élément sélectionné.
  • Commande + Tab : passer à l’app ouverte suivante la plus récemment utilisée. 
  • Maj + Commande + 5 : effectuer une capture d’écran ou procéder à l’enregistrement de l’écran sous macOS Mojave ou version ultérieure. Vous pouvez également appuyer sur les touches Maj + Commande + 3 ou Maj + Commande + 4 pour réaliser des captures d’écran. Obtenez des informations supplémentaires sur les captures d’écran.
  • Maj + Commande + N : créer un nouveau dossier dans le Finder.
  • Commande + Virgule (,) : ouvrir les préférences de l’app active.

Mise en veille, fermeture de session et arrêt de l’ordinateur

Vous pouvez avoir besoin d’appuyer et de garder les touches de certains de ces raccourcis enfoncées un peu plus longtemps que pour les autres. Cela vous évite de les utiliser involontairement.

  • Bouton d’alimentation : appuyer pour allumer votre Mac ou le sortir du mode veille. Appuyez et maintenez la pression pendant 1,5 seconde pour mettre votre Mac en mode veille.* Maintenez la pression pour forcer votre Mac à s’éteindre.
  • Option + Commande + Bouton d’alimentation* ou Option + Commande + Touche d’éjection  : mettre votre Mac en veille.
  • Contrôle + Maj + Bouton d’alimentation* ou Contrôle + Maj + Touche d’éjection  : mettre vos écrans en veille.
  • Contrôle + Bouton d’alimentation* ou Contrôle + Touche d’éjection  : afficher une boîte de dialogue vous demandant si vous souhaitez redémarrer, mettre en veille ou éteindre l’ordinateur.
  • Contrôle + Commande + Bouton d’alimentation* : forcer le redémarrage de votre Mac, sans être invité à enregistrer les documents ouverts et non enregistrés.
  • Contrôle + Commande + Touche d’éjection  : quitter toutes les apps, puis redémarrer votre Mac. Si des modifications ont été apportées aux documents ouverts, vous serez invité à les enregistrer.
  • Contrôle + Option + Commande + Bouton d’alimentation* ou Contrôle + Option + Commande + Touche d’éjection  : quitter toutes les apps, puis éteindre votre Mac. Si des modifications ont été apportées aux documents ouverts, vous serez invité à les enregistrer.
  • Contrôle + Commande + Q : verrouiller immédiatement l’écran.
  • Maj + Commande + Q : se déconnecter de votre compte utilisateur macOS. Vous serez invité à confirmer. Pour vous déconnecter immédiatement sans confirmer, appuyez sur Option + Maj + Commande + Q.

* Ne s’applique pas au capteur Touch ID.

Raccourcis système et du Finder

  • Commande + D : dupliquer les fichiers sélectionnés.
  • Commande + E : éjecter le disque ou le volume sélectionné.
  • Commande + F : lancer une recherche Spotlight dans la fenêtre du Finder.
  • Commande + I : afficher la fenêtre Lire les informations pour un fichier sélectionné.
  • Commande + R : (1) afficher le fichier d’origine d’un alias sélectionné dans le Finder ; (2) actualiser ou recharger la page dans certaines apps telles que Calendrier ou Safari ; (3) vérifier à nouveau les mises à jour disponibles dans les préférences de Mise à jour logicielle.
  • Maj + Commande + C : ouvrir la fenêtre Ordinateur.
  • Maj + Commande + D : ouvrir le dossier Bureau.
  • Maj + Commande + F : ouvrir la fenêtre Récents, qui affiche tous les fichiers que vous avez consultés ou modifiés récemment.
  • Maj + Commande + G : ouvrir une fenêtre Aller au dossier.
  • Maj + Commande + H : ouvrir le dossier de départ du compte d’utilisateur macOS actuellement connecté.
  • Maj + Commande + I : ouvrir iCloud Drive.
  • Maj + Commande + K : ouvrir la fenêtre Réseau.
  • Option + Commande + L : ouvrir le dossier Téléchargements.
  • Maj + Commande + N : créer un dossier.
  • Maj + Commande + O : ouvrir le dossier Documents.
  • Maj + Commande + P : afficher ou masquer la sous-fenêtre de prévisualisation dans les fenêtres du Finder.
  • Maj + Commande + R : ouvrir la fenêtre AirDrop.
  • Maj + Commande + T : afficher ou masquer la barre d’onglets dans les fenêtres du Finder. 
  • Contrôle + Maj + Commande + T : ajouter au Dock un élément sélectionné dans le Finder (OS X Mavericks ou version ultérieure).
  • Maj + Commande + U : ouvrir le dossier Utilitaires.
  • Option + Commande + D : afficher ou masquer le Dock. 
  • Contrôle + Commande + T : ajouter l’élément sélectionné à la barre latérale (OS X Mavericks ou version ultérieure).
  • Option + Commande + P : afficher ou masquer la barre de chemin d’accès des fenêtres du Finder.
  • Option + Commande + S : afficher ou masquer la barre latérale des fenêtres du Finder.
  • Commande + Slash (/) : afficher ou masquer la barre d’état des fenêtres du Finder.
  • Commande + J : afficher les options d’affichage.
  • Commande + K : ouvrir la fenêtre Se connecter au serveur.
  • Commande + L : créer un alias de l’élément sélectionné.
  • Commande + N : ouvrir une nouvelle fenêtre dans le Finder.
  • Option + Commande + N : créer un nouveau dossier intelligent.
  • Commande + T : afficher ou masquer la barre d’onglets lorsqu’un seul onglet est ouvert dans la fenêtre de Finder active.
  • Option + Commande + T : afficher ou masquer la barre d’outils lorsqu’un seul onglet est ouvert dans la fenêtre de Finder active.
  • Option + Commande + V : déplacer les fichiers enregistrés dans le presse-papiers de leur emplacement d’origine vers l’emplacement actuel.
  • Commande + Y : utiliser Coup d’œil pour avoir un aperçu des fichiers sélectionnés.
  • Option + Commande + Y : afficher sous forme de diaporama Coup d’œil un aperçu des fichiers sélectionnés.
  • Commande + 1 : afficher les éléments de la fenêtre du Finder sous forme d’icônes.
  • Commande + 2 : afficher les éléments d’une fenêtre du Finder sous forme de liste.
  • Commande + 3 : afficher les éléments d’une fenêtre du Finder sous forme de colonnes. 
  • Commande + 4 : afficher les éléments d’une fenêtre du Finder sous forme de galerie.
  • Commande + Crochet gauche ([) : aller dans le dossier précédent.
  • Commande + Crochet droit (]) : aller dans le dossier suivant.
  • Commande + Flèche vers le haut : ouvrir le dossier dans lequel se trouve le dossier actuel.
  • Commande + Contrôle + Flèche vers le haut : ouvrir, dans une nouvelle fenêtre, le dossier dans lequel se trouve le dossier actuel.
  • Commande + Flèche vers le bas : ouvrir l’élément sélectionné.
  • Flèche vers la droite : ouvrir le dossier sélectionné. Ceci fonctionne uniquement dans la présentation par liste.
  • Flèche vers la gauche : fermer le dossier sélectionné. Ceci fonctionne uniquement dans la présentation par liste.
  • Commande + Supprimer : placer l’élément sélectionné dans la corbeille.
  • Maj + Commande + Supprimer : vider la corbeille.
  • Option + Maj + Commande + Supprimer : vider la corbeille sans afficher de boîte de dialogue de confirmation.
  • Commande + Augmenter la luminosité : activer ou désactiver le mode d’affichage cible.
  • Commande + Diminuer la luminosité : activer ou désactiver la recopie vidéo lorsque votre Mac est connecté à plusieurs écrans.
  • Option + Augmenter la luminosité : ouvrir les préférences Moniteurs (vous pouvez également utiliser le raccourci Option + Diminuer la luminosité).
  • Contrôle + Augmenter la luminosité ou Contrôle + Diminuer la luminosité : modifier la luminosité de votre écran externe, si pris en charge par votre écran.
  • Option + Maj + Augmenter la luminosité ou Option + Maj + Diminuer la luminosité : ajuster la luminosité de l’affichage par plus petites étapes. Ajoutez la touche Contrôle à ce raccourci pour effectuer le réglage sur votre écran externe, si pris en charge par votre écran.
  • Option + Mission Control : ouvrir les préférences de Mission Control.
  • Commande + Mission Control : afficher le Bureau. 
  • Contrôle + Flèche vers le bas : afficher toutes les fenêtres de l’app au premier plan.
  • Option + Augmenter le volume : ouvrir les préférences Son (vous pouvez également utiliser le raccourci Option + Diminuer le volume).
  • Option + Maj + Augmenter le volume ou Option + Maj + Diminuer le volume : ajuster le volume sonore par plus petites étapes.
  • Option + Augmenter la luminosité (Touche du clavier) : ouvrir les préférences Clavier. Vous pouvez également utiliser le raccourci Option + Diminuer la luminosité (Touche du clavier).
  • Option + Maj + Augmenter la luminosité (Touche du clavier) ou Option + Maj + Diminuer la luminosité (Touche du clavier) : ajuster la luminosité du clavier par plus petites étapes.
  • Option + Double-clic : ouvrir l’élément dans une nouvelle fenêtre, puis fermer la fenêtre d’origine.
  • Commande + Double-clic : ouvrir un dossier dans un onglet ou une fenêtre distincte.
  • Touche Commande lorsque vous faites glisser un élément vers un autre volume : déplacer l’élément déplacé sur l’autre volume au lieu de le copier. 
  • Touche Option lorsque vous faites glisser un élément : copier l’élément déplacé (l’icône du curseur change lors de ce processus).
  • Option + Commande en faisant glisser un élément : créer un alias pour l’élément déplacé (l’icône du curseur change lors de ce processus).
  • Option + Clic sur un triangle d’expansion : ouvrir tous les dossiers contenus dans le dossier sélectionné. Ceci fonctionne uniquement dans la présentation par liste.
  • Commande + Clic sur le titre de la fenêtre : afficher les dossiers contenus dans le dossier actuel.
  • Apprenez à utiliser Commande ou Maj pour sélectionner plusieurs éléments dans le Finder
  • Cliquez sur le menu Aller dans la barre de menus du Finder pour afficher les raccourcis permettant d’ouvrir de nombreux dossiers couramment utilisés, tels qu’Applications, Documents, Téléchargements, Utilitaires et iCloud Drive.

Raccourcis utilisables au sein de documents

Le comportement de ces raccourcis peut varier selon l’app que vous utilisez.

  • Commande + B : mettre en gras le texte sélectionné ou activer/désactiver l’écriture en gras. 
  • Commande + I : mettre en italique le texte sélectionné ou activer/désactiver l’écriture en italique.
  • Commande + K : ajouter un lien web.
  • Commande + U : souligner le texte sélectionné ou activer/désactiver le soulignement.
  • Commande + T : afficher ou masquer la fenêtre Polices.
  • Commande + D : sélectionner le dossier Bureau dans la boîte de dialogue Ouvrir ou Enregistrer.
  • Contrôle + Commande + D : afficher ou masquer la définition du mot sélectionné.
  • Maj + Commande + Deux-points (:) : afficher la fenêtre Orthographe et grammaire.
  • Commande + Point-virgule (;) : rechercher les mots mal orthographiés dans le document.
  • Option + Supprimer : supprimer le mot situé à gauche du point d’insertion.
  • Contrôle + H : supprimer le caractère situé à gauche du point d’insertion (vous pouvez également utiliser la touche Suppr).
  • Contrôle + D : supprimer le caractère situé à droite du point d’insertion (vous pouvez également utiliser les touches Fn + Suppr).
  • Fn + Suppr : supprimer le caractère situé à droite du curseur, sur les claviers ne disposant de la touche Suppression vers l’avant (vous pouvez également utiliser les touches Contrôle + D).
  • Contrôle + K : supprimer le texte qui se trouve entre le point d’insertion et la fin de la ligne ou du paragraphe.
  • Fn + Flèche vers le haut : page précédente, autrement dit faire défiler d’une page vers le haut. 
  • Fn + Flèche vers le bas : page suivante, autrement dit faire défiler d’une page vers le bas.
  • Fn + Flèche vers la gauche : début, autrement dit accéder au début d’un document.
  • Fn + Flèche vers la droite : fin, autrement dit accéder à la fin d’un document.
  • Commande + Flèche vers le haut : déplacer le point d’insertion vers le début du document.
  • Commande + Flèche vers le bas : déplacer le point d’insertion à la fin du document.
  • Commande + Flèche vers la gauche : déplacer le point d’insertion vers le début de la ligne actuelle.
  • Commande + Flèche vers la droite : déplacer le point d’insertion vers la fin de la ligne actuelle.
  • Option + Flèche vers la gauche : déplacer le point d’insertion vers le début du mot précédent.
  • Option + Flèche vers la droite : déplacer le point d’insertion vers la fin du mot suivant.
  • Maj + Commande + Flèche vers le haut : sélectionner le texte entre le point d’insertion et le début du document.
  • Maj + Commande + Flèche vers le bas : sélectionner le texte entre le point d’insertion et la fin du document.
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Chroniques du déconfinement jour 10 : En transports c'est plus long

Déconfinement officiel 1 jour 37

 

Il pleuvinait au matin, c'était menaçant en tout cas alors j'ai opté pour les transports en commun : lignes L + 14 + 4 avec de bonnes correspondances. Il m'a fallu 1h05 c'est à dire davantage qu'à vélo avec le chemin direct. J'étais un peu surprise, ma jauge d'aller plus vite qu'en transports était jusqu'alors de 10 km pas 12 (d'autant plus que je respecte les feux rouges). Il n'en sera pas de même lorsque la ligne 14 arrivera jusqu'à la porte de Clichy.

Journée intense, formation le matin avec quelqu'un que j'étais heureuse de retrouver et suivre quelqu'un en doublon l'après-midi, qui avait hélas des cas peu pédagogiques à se mettre sous la dent, mais j'ai eu le sentiment comme elle expliquait fort bien, d'avancer quand même. 
Rapide déjeuner sur l'herbe le midi, presque en bas de chez mes amis. Repas japonais francisé, une formule déjeuner. Le hic de ne disposer que d'une heure est que pour peu que l'on attende un peu d'être servi·e·s, on n'a guère de temps restant.

Drôle de période bizarre, on n'est vraiment pas certain·e·s d'être sorti·e·s de cette épidémie.

Alors que j'entamais les démarches pour résilier ma précédente mutuelle, puisque le contrat de travail en comporte désormais une, je me suis aperçue que je n'ai vu aucun médecin depuis bientôt un an. Effet de surmenage (quand j'étais en maison de la presse, puis en soutien de Noël à Les mots et les choses), de zéro temps personnel dispo, auquel a immédiatement succédé la pandémie ; combinés avec la chance de n'avoir pas été malade ou pas vraiment, et le tour est joué. C'est une fausse bonne nouvelle : à mon âge j'aurais dû faire différents examens de surveillance, de prévention. Ça n'est pas sans risque de laisser les contrôles de côté. 
Et à présent on verra à la fin de ma période d'essai si toutefois l'épidémie n'est pas repartie à la hausse d'ici là.

Car les nouvelles ne sont pas bonnes, ça repart en Chine et l'Inde est en pleine tourmente (plus de 2000 morts aujourd'hui). Aux USA les déconfinements par états ont lieu bien trop tôt. Un article relayé par Abie indiquait que la Floride a déconfiné alors que d'un point de vue épidémique elle en est à l'équivalent de la France à fin mars. 
Ça n'est pas le moment de faire comme si de rien n'était, comme si tout ça était derrière nous. Grosses incertitudes, en réalité.

Aux TG italien que je regarde rapidement vers 22h sans LT car j'ai entrepris en même temps de me mettre enfin à jour de démarches administratives qui traînaient (dont les Impôts, ça commençait à ne plus aller), il était surtout question de l'Italie même, avec une sage prudence de rigueur, mais l'accent était mis clairement sur le redémarrage de l'économie et le fait de parler un peu d'autres choses. 

Je retrouve peu à peu une vie sociale mais outre le fait que je m'efforce de me ménager pour être bien en forme toute la journée à mon nouveau travail, je reste très circonspecte quant aux différentes activités potentiellement risquées très trop vite trop rassemblés trop prêts. Et quand bien même mes ami·e·s me manquent. Quant au port du masque je suis nettement dans la ligne de conduite que défend Martin Winckler. Parfois dans la rue je l'enlève cependant, lorsqu'il n'y a pas grand monde : pure fatigue de le porter au travail en continu.

La discipline dans les transports en commun me surprend agréablement : tout le monde observe l'obligation et les sièges vides à laisser entre chaque personne sont respectés autant que possible.
J'effectue mon retour en expérimentant de prendre le RER B à Laplace, ai de la chance d'en avoir un rapidement puis de ne pas trop attendre à Saint-Michel pour le C (alors que le suivant était à 35 mn de celui que j'ai eu). C'est un trajet reposant, peu de monde, un seul changement, c'est très calme, j'ai lu mes mails et des infos sur Twitter. Seulement point de vue durée pas très favorable : 1h20 à 1h25 porte à porte. 

Ce qui est remarquable sur les deux journées où j'ai pris les transports en commun c'est l'agréable absence de personnes faisant la manche. Je me demande pour autant ce que deviennent, parmi elles, celles pour qui c'était vital de parvenir à gagner de l'argent comme ça. Elles ne doivent pas avoir totalement disparu. Et leurs revenus incertains se sont tassés. Alors comment survivent-elles ?

La soirée est trop courte, comme à chaque fois. Un phénomène curieux semble faire que quoi que je fasse et malgré les légères variations de mon heure de retour, je ne suis pas à profiter d'un temps personnel hors temps physiologique (disons ça comme ça : manger, se laver ...) avant 21h. Ça ne fait pas bézef de vie personnelle active. 

Écouté encore un peu de Beatles stories, tout en écrivant les choses du quotidien.
 Je crois que ce qui me fascine avant tout c'est d'avoir été, même si trop jeune pour en être autrement qu'en faisant des tours de manèges en entendant leurs succès, contemporaine du phénomène. Pour l'heure me plonger dans ces époques (les 60ies et les 70ies), me sert clairement de bouclier contre le risque d'avoir l'esprit envahi par des craintes et des colères (devant l'attitude des pouvoirs publics de ce pays) liées à l'épidémie, et dans une beaucoup moindre mesure au stress que représente un nouveau boulot combiné à l'apprentissage d'un nouveau métier. Aujourd'hui me trottait en tête par exemple un extrait d'ITW dans lequel George Harrisson en 1977 (je crois, à moins de John Lennon en 1974) disait en parlant de Pete Best qu'il était un lazy drummer, n'avait pas fait de progrès et surtout qu'il était trop lent à la détente, nous autres on était rapides de pensées et d'échanges et lui il était toujours un moment après. 
Sans doute que je songeais à ma façon de rechercher la présence de personnes plus rapides que moi de pensées afin d'être celle qui doit s'efforcer de suivre. D'où certains déboires affectifs. 
Longtemps, pour cause de pandémie, que je n'avais pas pensé à des considérations personnelles ; c'est sans doute ça que je dois retenir.

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
8 239 124 cas (dont : 444 790 morts (119 091 morts aux USA) et 4 297 540 guéris)

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs


Chroniques du déconfinement jour 7 : premier samedi libre de période travaillée

Déconfinement officiel 1 jour 34

    

    Je reste stupéfaite au réveil de l'étrange journée que j'ai devant moi : un samedi de période de travail qui ne soit pas travaillé, ni pourvu d'une activité "en dur". C'est là que les cours de danse me manquent le plus : j'étais tant habituée avant les samedi de libraire aux samedi dansés.

Le fiston me manque aussi. C'est à présent, de retour du confinement que je mesure à quel point son départ laisse un grand vide. Même si nous échangeons par messagerie, ç'en est fini de nos conversations au fil de ses passages dans la cuisine. De sa présence rassurante pour moi. De nos plaisanteries de connivence. Le confinement en aura retardé la violence : il était normal qu'il ne soit pas là puisque chacun était confiné ici ou là. À présent c'est la vie d'Avant mais pas en vrai et sans tout ce qui était le plus chouette. Une vie désenchantée.

Finalement ce samedi comme j'en ai peu connus sera consacré à quelques bricoles pour la maison et un trajets jusqu'à l'autre bout de Levallois pour déposer le vélo jaune à réparation (l'axe arrière, mort ou presque ; on peut attendre qu'il casse me dit le réparateur, arguant que ça n'engendrera pas de chute ; bah euh ben comment dire, je ne préfère pas). Au retour, étape très raisonnable à la boutique du LSC par soutien (et de mon moral et de la boutique) (1) et pour acheter un poulet rôti là où ils le font bon. 

Je porte un masque, sauf pour le trajet aller du vélo ; personne ne m'y oblige mais nous sommes assez nombreuses à le faire. Les hommes nettement moins. 

Au passage je croise des hommes se faisant un check normal et d'autres personnes se donnant du coude ; certaines personnes respectent scrupuleusement une distance de sécurités et d'autres sont déjà en mode "retour à la normale".

JF passe l'après-midi à la pétanque et moi dans une sorte d'état cotonneux que j'espère récupérateur. Je lutte comme je peux et y succombe quand j'estime avoir accompli un minimum vital dans la maison (lessive, quelques bricoles, dont de l'administratif) ; une fois passée l'heure à laquelle j'aurais pu recevoir un SMS du réparateur pour la mise à disposition du vélo et aller le chercher aussitôt, je prends une bonne douche dans l'espoir qu'elle me réveille. Peine perdue.

Je n'ai pas totalement perdu mon temps : vu le film La Parmigiana (1963) avec Catherine Spaak dont je suis étonnée de trouver ensuite une vidéo récente (2016 ?) dans laquelle elle dit du bien de Marcello Mastroianni. #MeToo étant passé par là, je me dis que belle comme elle était, et entrée toute jeune dans le circuit (si La Parmigiana est sorti en 1963 en ayant été filmé en 1972 elle n'avait que 17 ans), elle a dû en supporter des saloperies. 

Et je poursuis ma lecture documentée (j'écoute les musiques citées, je cherche les photos évoquées, je lis des articles qui apparaissent lors de ces recherches ou bien des videos documentaires) de The Beatles Tune In, toujours aussi passionnant mais peu pratique à lire au lit.  

Bref échanges de nouvelles par SMS avec une grande amie, laquelle a de bonnes nouvelles et ça m'ensoleille la fin de journée.

Un regret : je comptais passer à l'Attrape-Cœurs mais comme le réparateur m'a dit de passer aussitôt, je me suis concentrée sur le vélo et comme j'attendais qu'il me dise éventuellement de venir le rechercher le soir même, je ne suis pas ressortie. Et puis quelque chose me pousse à me déconfiner avec modération ; sans qu'il ne s'agisse de crainte car je suis persuadée au fond de moi de m'être bagarrée déjà avec le virus, m'être sentie bizarre en février - mars et que peut-être je suis immunisée, mais par une forme de De grâce restons tous le plus prudents possible. Dans le même ordre d'idée, je porte un masque dès que nécessaire et très scrupuleusement. Pareil pour le passage des mains au gel hydroalcoolique. Ça tient un peu du rituel, comme des gestes destinés à apaiser le dieux furieux des épidémies. 

Je voulais me coucher tôt mais il s'est trouvé soudain qu'il était minuit trente. C'est donc encore raté.

Il y  a eu une grande manif contre le racisme à République marquée par nassage et gazage alors que rien ne se passait, des identitaires qui ont déployé une banderole raciste provocatrice qu'un acrobate a grimpé ôter.

À part ça j'ai peu suivi les infos, il y avait saturation d'éléments venant de l'extérieur, du fait d'être retournée travailler et du contraste d'avec la période de parfait retrait qu'avait pour nous été le confinement. Il y avait une prise de parole de Giuseppe Conte, que je n'ai pas écoutée en entier, par fatigue.

Dommage, c'était beau ce qu'il disait "Vogliamo inverstire sulla bellezza"

 

(1) par un phénomène curieux : je ne m'aime pas en photo sauf sur les images de pratiques sportives et le shopping ne me remonte pas le moral ... sauf les vêtements de sport. 

 

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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
7 848 631 cas (dont : 431 534 morts (117 482 morts aux USA) et 4 016 178 guéris)


Chroniques du déconfinement jour 6 : La première fois dans les transports en commun depuis avant le confinement

Déconfinement officiel 1 jour 33

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Journée de travail, avec un faux rythme un peu délicat à tenir - car je suis en formation pour l'instant et pas déjà en charge, alors c'est difficile de maintenir l'énergie lorsque les demandes (effet de fin de semaine) s'apaisent. J'apprends beaucoup, mais comme je connais déjà une partie du sujet je ne suis pas larguée. Ça bosse.

Bizarrerie de l'époque : même à travers le masque, un baillement est communicatif.
Des personnes appellent, pour des questions de travail et dans le cadre de celui-ci, et voilà qu'on se retrouve à leur demander "Vous êtes chez vous ?". Car encore ces jours-ci, la norme est de travailler de son chez soi. 

Je suis nulle en people et gens de télé. Ça devrait moins me gêner dans ce nouveau travail qu'en étant en librairie dans Paris. Encore que

J'obtiens des nouvelles de la radio, en soirée. Il va falloir que je reprenne l'antenne. Mais quand ? Comment ? De quelle façon ?

 

Toute la journée les nuages auront filé en venant du Sud Est. Comme il pleuvait au matin, je comptais prendre les transports en commun. Mais JF voulais "faire rouler la 205" et des courses pour son club - dont le club house est pourtant toujours officiellement fermé (ça finira mal ces conneries de mecs qui se croient au dessus des contraintes du commun des mortels) -, alors il a proposé de m'amener en voiture. Comme ça ne bouchonnait pas trop et que j'ai refusé de décaler mon heure de départ prévue de plus d'un quart d'heure, son projet de me mettre en retard a échoué et au bout du compte j'ai eu un trajet certes fatiguant mais différemment. Et au sec.

Au retour : je marche jusqu'au terminus de la ligne 13 mais n'optimise pas franchement les directions et mets 25 mn. À ajouter aux 30 mn de trajet de métro - station Place de Clichy fermée "pour raisons de sécurité sanitaire" -. Et aux 10 à 13 minutes à l'arrivée. Bon, ça ira mieux quand je pourrai faire ligne 14 + ligne 4. Et sinon, Vive le vélo !
Il y a donc des autocollants partout : sur une place sur deux (et tant qu'il n'y a pas foule, les gens respectent, c'est sidérant. Et respect aussi pour le casque. Et zéro personne pour faire la manche dans les rames, ce qui fait du bien - mais où sont-elles ? -) et sur les quais là où l'on est censés se placer pour attendre. Des annonces audio, également.  

Le midi, parce que le temps que j'aille aux toilettes il n'y a plus personne, je choisis la solution "flemme & pas cher" et vais à la boulangerie. Puis poursuis une mini exploration du quartier entamée les jours précédents - sauf celui de la crêperie -.

Je découvre par ricochet d'un échange, Hugh Coltman (Who's happy ?) et regarde aussi les pseudo-Bislett games. C'est assez fascinant ce simulacre de compétition d'athlétisme. Vertigineux de monde d'Après qui veut terriblement faire semblant d'être d'Avant. 

Chez Prof en scène, il est question de ces élèves qui ne disposent de presque rien et se battent pour tenter de suivre quand même. Je pense à elles et eux presque chaque jour, me souvenant des familles dont je voyais des membres en maison de la presse et qui n'avaient rien d'internet chez eux, se contentant de leurs téléfonini. Elle était à ce point plus nombreuses que je ne le croyais, avant ce travail où on les dépannait pour différentes démarches pour lesquelles une connexion était nécessaire.  

Il évoque aussi, dans un autre billet, les élèves qui avaient su garder l'élan jusqu'à présent mais finissent par caler. C'est vrai que pour qui n'a pas encore repris son activité dans des conditions normales (et pour les élèves les conditions normales jusqu'à très récemment c'était aller en cours), on est dans le en gros passage des 33 km si difficile d'un marathon. 

JF rentre de sa pétanque peu après moi du travail. Notre fille était là. 

PS : J'ai appris le mot glottophobie

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Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
7 709 523 cas (dont : 427 210 morts (116 731 morts aux USA) et 3 907 497 guéris)


Chroniques du déconfinement jour 5 : les retrouvailles avec Le Fiston

Déconfinement officiel 1 jour 32

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À vélo au boulot (3ème jour) et rentrée de même en partant presque tôt (18h50 pour de 17h30 théoriques mais c'est particulier, je suis en phase de formation) en passant pour le plaisir par le Bois de Boulogne.

Puis aller passer une chouette soirée chez Le Fiston et ses colloc' avec JF, malgré des sujets de conversations peu rigolo au bout du compte, comme si l'épidémie même en n'en parlant pas plus que ça, ou simplement pour prendre des nouvelles de nos confinements respectifs, avait orienté vers du catastrophique (Goussainville en 1973, l'accident mortel devant chez nous à La Haye, l'oncle de JF assassin ... (1)),
et de rentrer sous une bonne pluie ce qui faisait longtemps (et du bien). Grand plaisir et émotion de retrouver mon fils après près de trois mois sans se voir.

Avant de me coucher je regarde le défi des Bisslet games revisités avec les frères Ingebrigsten et Cheruyot pour cause d'épidémie et trouve que c'était une fausse bonne idée, les conditions (météo, altitude ...) n'étant pas fair-play. De plus ça a de facto un côté "blancs" contre "noirs" qui rend mal à l'aise.

Dommage, la course de Jakob est parfaite.

Au cours du trajet aller du matin, porte d'Orléans, grand déploiement de pompiers, forces de l'ordre, tout. Je crois d'abord à un accident, puis à un incendie (moyens déployés et odeur). Un collègue dira plus tard qu'il s'agissait d'une voiture encastrée dans un camion. À vélo je parviens à passer mais c'est un peu chaud. 

Les bureaux étaient presque vides, du fait du télétravail persistant. Le DG est lui aussi cycliste et m'accueille dès lors avec une forme de sympathie motivante, car nous nous croisons d'abord à vélo (mais j'ignore qui il est à ce moment précis). Les temps changent, et parfois en bien : ceux qui décident donnent le bon exemple plutôt que de disposer de voitures de fonction.

Le responsable du département pour lequel je vais travailler me fait faire le tour des bureaux et si j'en parle c'est pour le côté conséquences de l'épidémie : tous les services purement techniques ont leurs personnels en télétravail. Et dans la salle où normalement bossent ceux qui font à distance les installations chez les clients, les écrans pris en contrôle à distance via team viewer sont allumés et actifs tandis que les sièges sont vides. J'éprouve un violent vertige dystopique. Et en même temps il faut reconnaître que c'est assez beau.

Nous déjeunons à quatre dans une crêperie pas trop éloignée et qui est ouverte grâce à une cour intérieure qui permet de disposer de tables en extérieur. À la guerre comme à la guerre.

À un moment donné un collègue reçoit sur son téléphone portable un appel personnel, s'en excuse et va répondre (rude tâche des parents d'enfants jeunes qui sont encore tenu même si certains profs et certains enfants ont repris, pour beaucoup de leur faire encore un semblant d'école à la maison) et soudain je prends conscience qu'on n'a plus de teléphones fixes dans des bureaux sur le bureau. La dernière fois que j'ai eu un emploi de bureau ils existaient encore. À présent l'équivalent ce sont des appels au casques mais pour le coup ça met une barrière : les appels perso que l'on peut être amenés à passer se font désormais uniquement sur les téléphones personnels. Et ce sont des appels professionnels qui pour différentes raisons ont parfois lieu avec et sur les téléphones mobiles personnels. Comme le monde a changé en relativement peu d'années ! 

(je ne dis pas que c'était mieux avant, ni mieux maintenant, sur ce point précis je n'ai ni préférence ni avis, je constate simplement un changement).

Nous avons mis des masques pour aller (à pied) chez le fiston. Aucune obligation mais nous ne sentions mieux comme ça. Bien sûr les masques ôtés une fois arrivés. Mais dans la rue, portés. 
Paradoxalement je ne porte plus mon masque anti-pollution lors de mes trajets à vélo : porter un masque dans les bureaux toute la journée, induit une saturation.

Pas du tout suivi les infos, puisque j'étais toute la journée soit à vélo, soit en train de travailler, soit à la soirée chez notre garçon. Je vais peut-être jeter un coup d'œil avant de dormir, la période particulière entraîne une sorte de devoir de savoir.

 

(1) J'ai bien tenté de redresser la barre en évoquant Enzo, ça n'a pas suffit.

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Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
7 575 073 cas (dont : 422 841 morts (116 016 morts aux USA) et 3 831 868 guéris) 


Chroniques du déconfinement jour 4 : Vélo - boulot

Déconfinement officiel 1 jour 31

 

20200610_195451 Partir au boulot à vélo et en revenir au soir en passant par le bois de Boulogne. 
il ne reste plus trop de temps pour grand chose d'autre. 

Un peu de petites écritures quotidiennes en soirée.
Écouter John Lennon une interview en 1970. Qui m'est intéressante parce que je lis The Beatles Tune In.

Au travail quelqu'un vient me voir le matin d'un service voisin, en fait nous nous connaissons des Libraires Volants et par sa femme avec laquelle j'avais, avec bonheur, travaillé l'an passé. Seulement voilà : tout le monde porte des masques presque tout le temps et ... comment reconnaître dans ces conditions les gens ? Quelle étrange période pour débuter un boulot ! 
Ce déguisement, comme l'a qualifié quelqu'un devant moi, présente au moins un avantage : nous pouvons bailler en toute discrétion. 

Habituée aux situations parfois incertaines et prête à être pleine d'indulgence compte tenue des circonstances générales, je suis agréablement surprise de la façon dont les choses sont bien organisées, en repartant au soir j'avais tous les papiers en ordre, les badges nécessaires, un ordi qui fonctionne.

Beaucoup de personnes reviennent de déconfinement. Dont celle que je remplace, venue joyeusement récupérer ses affaires. C'est décidément étrange d'arriver dans un nouveau travail et que tant de gens soient absents, puis là, puis absents, mais travaillent quand même.

Les contraintes de "gestes barrières" comme disent les autorités, ne me pèsent pas trop. Environ une fois par demi-journée porter le masque me fatigue puis ça passe. Je ne mets plus mon masque anti-pollution à vélo (alors que ça serait bien le moment qu'il passe inaperçu) : trop de ports de masques.

Sur 4 personnes de la famille, une seule a pour l'instant un tracas de futur professionnel lié au #Covid_19 mais les tracas pré-existaient et par ailleurs les mesures de l'État (chômage technique) vont peut-être lui permettre de passer la période de creux d'activité sans perdre pour autant son emploi. 

Le déconfinement a libéré un flux impressionnant de nouveaux cyclistes. Ce qui me réjouit ainsi que bien des vélotafeurs et vélotafeuses historiques, dont Bilook, mais en même temps créé un danger que jusqu'alors j'ignorais : le danger venant des autres vélos. Car parmi les débutants, certains n'ont aucune notion de ce que j'appellerais la solidarité de classe. Couper la route, couper l'élan ne les dérange par exemple pas. Ça papote cependant sympathiquement aux feux rouges, et je trouve ça mignon. Nous autres les vieux briscards l'avons aussi fait en notre temps et puis est venu un moment où circuler à vélo nous a paru si normal, nous avons cesser de bavarder. Voilà que débarquent plein de newbies disposant du tout frais enthousiasme que nous avions à nos débuts. 

J'ai incroyablement retrouvé ma tête à chemin, c'est fou - une dame, à vélo à un feu rouge -. Pourquoi lorsqu'il y a un boisseau de personnes c'est à moi d'entre tous que l'on demande le chemin ? Est-ce parce que j'ai l'air à la fois inoffensif et de savoir où je suis (même quand je ne connais pas le quartier) ? Si cette activité était rémunérée, je serais riche à l'heure qu'il est - je n'aurais pas ce regret si j'avais trouvé moyen de gagner amplement ma vie tout en écrivant, seulement je suis toujours en train de fight for a living et par ailleurs fourni tant et tant de travail "invisible" -.

Paris a quand même un peu perdu à mes yeux du petit "thrill" d'y être. J'espère que ça me reviendra quand les touristes reviendront. Là, j'ai beau admirer, lors de mes trajets aller, c'est comme un charme rompu, un amour qui aurait basculé sur le versant stabilité un brin morne de la relation stabilisée depuis des années. 

 

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7 436 958 cas (dont : 417 861 morts (115 084 morts aux USA) et 3 720 526 guéris) 


Chroniques du déconfinement jour 3 : Premier jour du nouveau travail

Déconfinement officiel 1 jour 30 

    

Fullsizeoutput_1b3b   Il ne faut pas plus d'une journée en mode vélo - boulot - dodo, qui plus est dans le cadre d'un boulot que l'on découvre, pour que l'actualité du monde et les nouvelles des ami·e·s semblent venir de très loin. 

La pause déjeuner dure une heure, ce qui en temps normal permet probablement d'aller prendre une formule déjeuner à une brasserie non loin. Seulement voilà c'est le #Covid_19. Sont donc disponibles : des restaurants ouverts pour le "à emporter", des cafés qui ont des terrasses, et une salle de repos et restauration mais qui est limitée à 6 personnes. Nouvelle venue, je ne vais pas commencer par encombrer, alors tant que le temps est clément la version "à emporter" dégustée sur le pouce dans un parc aura probablement ma priorité. 

Je ne parlerai pas ici de l'entreprise ni du travail lui-même, ce n'est pas l'endroit, cependant je suis heureuse de l'accueil, troublée parce que l'une des personnes est sosie vocale d'un de mes ex-cousins dont le départ vers une nouvelle vie (pour lui) en laissant d'immense dégâts (pour les autres) me peine encore fort, ainsi que l'absence d'un homme que j'estimais (mais nous n'y pouvons rien, à moi d'oublier ce cousin), heureuse que le concret du boulot soit conforme à ce qu'on m'en avait dit (1), retournant sans trop de difficultés dans un boulotsystème de type "bureau".

En revanche je crois qu'il est intéressant de noter les particularités dues à la période. 

C'est une entreprise respectueuse des personnes qui y travaillent et donc les mesures de sécurité sanitaire sont prises au sérieux. J'espère que c'est le cas dans beaucoup d'entreprises, au moins dans le secteur tertiaire où il est posssible d'essayer de bien faire.

Ce qui donne : dès l'entrée sur une table près de l'accueil du gel hydroalcoolique et une boîte de masques de type chirurgicaux (2). L'attribution est de deux masques par personnes et par jour et on nous fait confiance pour les prendre, les utiliser et ne pas abuser. La consigne est que dès que l'on rentre on se passe les mains au gel.
Une partie du personnel est en télétravail ce qui permet un bon espacement entre les bureaux - déjà que l'ensemble est respectueusement spacieux -. Le travail est possible en télétravail mais beaucoup plus tonique ensemble car parfois des questions se posent qu'un collègue présent peut permettre de résoudre parce qu'il a déjà rencontré un cas similaire, et typiquement ce sont des postes où être physiquement ensemble permet de gagner bien du temps. Ils ont opté pour une forme de roulements : certains viennent mardi jeudi d'autres mercredi vendredi etc. L'effort est porté sur la continuité du service aux clients. 
Quand chacun est assis à son poste une tolérance (et parfois des nécessités téléphoniques) est accordée pour ôter le masque mais dès que l'on se rapproche par exemple pour travailler à deux sur une question précise, on remet les masques. 
Les gens tentent de s'y tenir. 
Tant est si bien qu'à ma pause déjeuner je me suis fait la réflexion qu'il était fort étrange de débarquer dans un milieu professionnel à ce moment précis : je venais de faire connaissance d'une douzaine de personnes au fil de la matinée et ne connaissais pas leur visage, uniquement leur regard et leur voix.
Peut-être parce que je m'étais de ce fait placée en effort maximal d'attention, afin de compenser cette difficulté supplémentaire d'adaptation j'ai mémorisé leurs prénoms avec une facilité dont je ne me serais pas crue capable.

Une des personnes présente a remarqué à un moment donné que c'était bien triste désormais, que plus personne n'apportait de bonbons, de gâteaux. Une attention particulière semble apporté au ménage - mais peut-être est-il effectué de façon exigeante tout le temps ? -.

Dans la ville, beaucoup de gens portent un masque, beaucoup n'en portent pas. J'en conclus qu'il y a du monde, même si le cœur de Paris est trop bizarre sans ses cohortes de touristes, et que probablement les personnes agissent d'une façon ou d'une autre non pas tant en fonction de leurs craintes personnelles vis-à-vis de l'épidémie que par rapport à leurs contraintes (elles le mettent là où il est obligatoire : transports en commun, certaines boutiques, des lieux de travail ; celles que rien n'oblige, s'en passent déjà). Et les hommes les portent moins que les femmes. Dans la mesure où le port du masque évite principalement que l'on gouttèle du virus vers les autres, j'oserai presque dire qu'en croyant montrer qu'ils sont bravaches, ils prouvent surtout leur égoïsme. 
À noter : combinaison du moins de densité (absence des touristes et d'une partie des actifs) et de l'effort de beaucoup pour éviter de se croiser de trop près du moins quand c'est possible : on ne se bouscule plus ! 

Force m'a toutefois été de constater que masque ou pas, j'ai toujours une tête à chemin. Deux personnes me l'ont demandé, le leur, aujourd'hui dans cette banlieue loin de la mienne qui en plus pour l'instant ne m'est pas franchement familière. 

J'ai effectué les deux trajets à vélo. Bon indice de compatibilité entre la vélotafeuse que je suis et une entreprise : tout est prévu pour les personnes venant avec ce mode de transport. Ne rêvons pas : ni vestiaires ni douches mais dans le parking privatif de l'immeuble tout une zone avec d'intelligents arceaux où l'on peut accrocher le vélo sans trop de crainte de ne pas le retrouver au départ et sans gêner qui que ce soit : c'est fait pour ça.
C'est intéressant d'ailleurs depuis une dizaine d'années les progrès que j'ai pu constater dans mon propre cas en travaillant dans différents endroits. 

Le premier, l'aller, en mode direct. Hélas beaucoup de grandes artères certes avec des cyclables à bus, mais pas franchement agréables, la place de la Concorde, un peu moins mal aménagée qu'auparavant mais qui demeure un cauchemar mauvais rêve de cycliste, soit un peu plus de 12 km.
Le second, retour en mode pistes cyclables itinéraire buissonniers, j'ai retrouvé le Bois de Boulogne de mes trajets de l'hiver dernier vers Les Mots et Les Choses, béni (oui, je l'avoue, moi qui  n'aime pas être tant décalée par rapport au soleil, le vélotaf me fait changer parfois d'avis) l'heure d'été et parcouru 16 km environ.
Aucune fatigue particulière et même une nécessité de me dégourdir les jambes.

Je suis tombée nez à nez (sans totale surprise, je sais m'orienter, mais sans l'avoir prévu exprès non plus) avec le mémorial la fondation Louis Vuitton. Pour qui aime l'architecture moderne c'est certain que ça a du chien. Surtout lorsque comme moi on débouche d'un chemin cyclo-piétonnier.

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 Pendant que je vivais ma vie professionnelle, un chronopost que l'Homme était censé réceptionner était marqué livré qui ne l'a pas été et par ailleurs les répartiteurs malgré l'encombrement de l'appartement ont été changés.  Ces deux énoncés n'ont d'autre intérêt que de soutenir ma mémoire lorsque nous nous dirons, Mais c'était quand, ça, déjà ? Vous êtes priés de ne pas vous y attarder. 

Vaguement écouté (tout en faisant autre chose par ailleurs, bien obligée) au soir tard les infos sur la Rai News 24, mais par la force des choses n'ai pas eu le temps de LT. Il n'y avait rien non plus de bien marquant, tout ce qui ne va pas, continue à aller mal (en gros) et l'épidémie ralentit en Europe mais on en est toujours à ce stade de "On n'est pas sortis de l'auberge".

Et puis j'ai pris le temps de lire un peu chez les ami·e·s, ma bouffée d'oxygène : 

Le Monolecte qui parle aussi du confinement comme d'un temps n'ayant pas eu que du mauvais. Couac et ses mouches insistantes, Dr Caso et ses citrons moisis (qui ne l'étaient pas).

J'ai cru comprendre qu'aux USA le malheureux George Floyd avait eu droit à des sortes de funérailles nationales - je pense qu'il aurait surtout apprécié qu'on le laissât en vie) et que par ailleurs il y avait à nouveau eu un mort du fait d'abus policiers racistes.
Seulement voilà, après une journée de boulot de 8h et 2h30 de trajets, on n'a plus trop la force d'y aller voir de plus près. Et c'est ainsi que le monde se délite, les citoyennes et citoyens laborieux dans mon genre n'ayant guère que l'énergie de se préparer pour recommencer leur tâche le lendemain.

Avant d'éteindre la lumière et de filer pioncer, je tiens à remercier les personnes qui aujourd'hui m'ont laissé des mots pour précisément le faire, me remercier, pour ce que j'écrivais. Je suis si contente que ça puisse aider, de témoigner. Je crains de n'avoir pas le temps de répondre à chacune avant le week-end. 

 

(1) L'expérience du poste de libraire en maison de la presse et qui n'en n'était pas vraiment un et moins (même si je n'étais pas dupe) que ce qui m'avait été décrit, m'a rendue méfiante
(2) Entre : ceux en tissus que j'avais commandés bien en amont d'avoir suivi les infos du monde, les FFP2 bec de canard dont ma fille a pu disposer par le circuit hospitalier, les masques "municipaux" (très artisanaux, touchants), les masques lavables achetés 5 € en pharmacie dans #MaNormandie , les plus pratiques à mes yeux sont de loin ces masques chirurgicaux jetables : on nous entend si l'on parle. Et ils vont bien à une tête / un visage de ma taille. 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
7 303 518cas (dont : 412 788 morts (114 110 morts aux USA) et 3 592 740 guéris)