Un petit bon souvenir suivi d'une stupéfaction atterrée (le monde se gorafise)

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Réveillée ce matin par le flash d'infos de 7h sur France Cul, et la voix de Marina Foïs qui tenait des propos clairs et fort justifiés sur le jury des Césars, lequel a pris acte des critiques qui lui était adressé et a démissionné collectivement. 

Ceci m'a permis un réveil sur un petit bon souvenir, cette figuration familiale dans le film "À boire" grâce à une impulsion de ma fille et au talent du fiston enfant, une belle journée pour nous (et rémunératrice et instructive) qui n'en connûmes pas tant, la plupart de nos moments heureux étant entachés par ailleurs de tracas pesant (santé des uns ou des autres, travail, fins de mois ...). Là, ce fut un vrai bon moment heureux, une respiration au milieu des journées de boulot bancaire tendues et pour moi l'occasion fabuleuse de commencer à gagner des sous en lisant. Je suis vraiment heureuse de disposer de ce souvenir qui me ressemble tant.

Peu après, probablement après un rendors sans en avoir conscience, ma spécialité, et donc au vrai réveil pour la journée, ce fut un touite de Momo qui a achevé de bien me réveiller, dans le même temps de ce que je découvrais sur des fils d'actualité.

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"Qu'est-ce que vous avez encore fichu ?" était l'exacte expression de mes pensées, en lisant l'info de l'abandon de candidature à la mairie de Paris de Benjamin Griveaux comme suite à la diffusion d'une sextape, et après la sorte d'orage d'infos nawak dans tous les sens dont je parlais en fin de billet la veille, et déjà en tendance forte tous ces temps derniers. 

Je n'éprouve pas de compassion particulière pour cet homme qui était dans sa campagne électorale pris dans une spirale délirante, seulement j'en tiens que pour que sa candidature tombe sur ce prétexte plutôt que pour des raisons de compétences politiques qu'il n'a pas, c'est que notre démocratie a vraiment du plomb dans l'aile. Et ça n'est pas bon signe, pour qui que ce soit. Ce sont des méthodes fascisantes qui auront précipité sa chute. C'est inquiétant qu'on en soit là.

 

 

Sur le front du 2019-nCov, outre des comptages mouvants (un peu comme le nombre de chômeurs en France, mais dans l'autre sens), une intéressante réflexion de The runner sur les conséquences potentielles sur les jeux olympiques prévus cet été à Tokyo. Je n'ai pas d'avis précis, car j'ai ce biais inexpliqué de pensée qu'une épidémie mortelle ne peut pas concerner l'été (c'est absurde, je le sais, d'autant plus qu'il y a deux hémisphère et différents climats), il n'empêche que son point de vue mérite d'être entendu.

addenda de la nuit : Comme nous nous sommes retrouvés à l'heure du dîner à tenter de trouver en vain impromptu un restaurant à Bayeux, car tous étaient réservés complets pour la Saint Valentin, on est tenté de croire : 
1/ que la situation économique de pas mal de gens est plutôt pas si mauvaise que ça ;
2/ que dans cette région il n'existe pour l'instant aucune psychose de type peur du virus : les gens sortent et pas qu'un peu ;
3/ que le marketing pour imposer une fête qui n'avait aucune tradition locale il n'y a encore pas si longtemps, ça marche.

À propos de situation économique, on a vu des gilets jaunes à un rond-point. Là aussi en bons parisiens moyens, malgré qu'on a pourtant des échos des manifs qui perdurent le samedi, nous avons été tout surpris.



Curiosité locale ; la petite échoppe qui faisait des pizzas à emporter (attente en ce soir particulier : 45 à 50 minutes) pratiquait en ce soir de fête l'offre suivante : pour deux pizzas achetées, une gratuite. Je me suis demandée quel était l'implicite de cette offre qui m'aurait semblé plus adaptées pour des soirées football. Cela dit, nous qui avions plutôt décidé de fêter enfin Noël en famille, avec la bûche et tout, ça nous arrangeait. Fullsizeoutput_1aa5

 

Autre curiosité locale : ici les librairies (et les autres commerces aussi, mais disons qu'à Paris où le montant de la prune est sévère dès que deux cartons même bien pliés dépassent de la poubelle jaune des recyclables) ont le droit de laisser leurs cartons sur le trottoir au soir du ramassage. Et tels quels !

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PS : Beau texte "Ventre à terre" lu chez Antonin Crenn.


Jeanne Labrousse et André-Jacques Garnerin

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Journée studieuse de préparation de l'émission du lendemain. 

Mon téléfonino et mon ordinateur sont saturés de photos, j'ai pris du retard dans sauvegardes et tris depuis fin août et mon travail en maison de la presse.

Je profite d'un jour calme pour, pressée par l'urgence d'une mise-à-jour WhatsApp qui ne passe pas pour avancer dans ces tâches.

Au passage retrouve par exemple ce cliché datant du 14 mai 2018 à 19h01 et que l'appareil géolocalise au 6 avenue Ruysdaël dans le VIIIème arrondissement à Paris. 

Au passage, je m'amuse de n'avoir plus aucune idée de ce que je pouvais bien faire à cet endroit ce soir-là. Les photos suivantes et précédentes ne m'éclairent pas. Un retour à pied vers chez moi ?

En revanche je sais que je l'ai prise car ce "premier parachutiste" m'intriguait. 

J'apprends qu'il fut aérostier et effectivement le premier à sauter en quelque chose qui ressemblait à un parachute. Et que ça se passait près du parc Monceau, ce qui fait que le lieu choisi pour une allée à son nom a un sens. La date me laisse tout espantée : 22 octobre 1797, 1er brumaire an VI, j'aurais vraiment cru que c'était bien plus tard que l'on inventa cette curieuse façon de voler. 
L'ironie du sort veut qu'il soit mort dans un banal accident de chantier.

Le plus beau est que son épouse, Jeanne Labrosse, fut elle-même la première femme a sauter en parachute. Je n'ose imaginer les oppositions auxquelles elle aura dû faire face. 

Je manque de temps ce soir (l'émission à préparer, voir ci-dessus), il n'empêche que dès que je le pourrais je tenterais d'en apprendre davantage sur ce que fut sa vie.

 

page wikipédia d'André-Jacques Garnerin
page wikipédia de Jeanne Labrosse


Reprendre le collier

 

    D'une certaine façon en tout cas lorsqu'on est une femme, sportive, mère de famille (et portant la charge mentale de l'administration de la maisonnée), et qu'on anime une émission hebdomadaire sur une radio associative, une période travaillée sous forme de CDD présente certains repos : toutes sortes de choses à faire sont reportées en fin de contrat et ça donne une certaine légèreté ; du moins pour des emplois où l'on vient seconder d'autres personnes et pour lesquels il n'y a pas de tracas ni de travail à terminer à la maison : durant nos heures on bosse à fond mais ensuite on peut débrancher jusqu'au lendemain matin.

La fin de contrat a eu lieu. Me voilà à pied d'œuvre pour non seulement tenter de retrouver au plus vite un emploi, mais aussi en attendant dégager très vite tout ce que j'avais négligé depuis août en fait (1). 

J'ai consacré la matinée à une séance préventive de kiné : me remettre bien le dos en place. Je crois que si j'avais un seul conseil à donner à de plus jeunes ce serait celui-ci : ne gaspillez pas d'argent dans des trucs d'apparences mais offrez-vous plutôt les services d'un kiné régulier, exactement comme les sportifs. Et faites-vous régulièrement masser, comme après une compétition. Une partie de la fatigue s'envolera et les risques de se bloquer quelque chose (faux mouvement ou épuisement) seront bien moindre. Après, c'est un budget. Car la sécurité sociale ne rembourse pas les services d'un praticien préventif. 

Des tickets restaurants à utiliser avant la fin du mois m'ont permis de déjeuner dans une brasserie habituellement trop chère pour moi - mais où j'ai de bons souvenirs et la cuisine y est bonne -. Et elle est idéalement située près de la bibliothèque. Je me souviendrai du sabayon aux fruits frais.

C'était curieux de retrouver les transports parisiens après quasiment deux mois sans dus à la fois à un contrat en proche banlieue et à la grève générale. J'avais en tout cas copieusement oublié à quelle point la publicité - sans m'en rendre compte, parcours Clichy Levallois Neuilly Boulogne, j'avais vécu sans presque croiser de panneaux - nous prenaient pour des imbéciles. Et ça ne m'avait pas, mais alors pas du tout, manqué. 

J'avais prévu de préparer mon émission de mercredi à la BNF, ça ne fut pas une réussite : entre une personne avant moi au contrôle qui refusait de comprendre que la femme qui contrôlait obéissait à des consignes  - venait d'ailleurs de se prendre une observation de la part de hiérarchiques parce qu'elle n'avait pas demandé à un monsieur précédent de mettre son sac dans le bac afin de le glisser tout en le vérifiant -, et ne pouvait donc lui faire la faveur de lui garder en main sa petite monnaie, qu'elle s'attirerait des ennuis si elle le faisait, d'où bref, un retard pour arriver en salle, et une fermeture anticipée avancée (2), je n'ai eu que le temps de ... mettre à jour mon CV et postuler à une annonce. Ce n'est pas du temps perdu mais il ne m'en est pas resté pour autre chose.

Et dès lors, de retour à la maison et comme nous sommes sans doute au bord d'une nouvelle étape importante de notre vie familiale, la dynamique de travail ou démarche m'avait abandonnée. J'avais, au fond, de toutes façons, déjà repris le collier. 

Demain : sport 
(et préparer l'émission, puisqu'aujourd'hui autre chose m'a accaparée)

 

(1) J'ai enchaîné deux contrats forts avec comme seul moment pour reprendre mes forces le festival de cinéma d'Arras, formidable détente, nécessaire dépaysement (via les films) mais fatigue physique à sa façon. 

(2) Il était annoncé par affiches une fermeture anticipée à 17h pour cause de grève, seulement à 16h un message fut diffusé que les salles fermeraient à 16h45.

PS : Comme suite à un échange sur Twitter concernant le départ des Royals de Meghan et Harry, et la part du poids du racisme dans cette décision, j'ai découvert, grâce à Alice, l'art du message brochée. Ça m'a fait la soirée.


Si triste si prévisible (un accident mortel porte de Clichy)

 

    Depuis environ cinq ans, la porte de Clichy est en travaux (Tribunal de Paris, prolongement ligne 14, réaménagement passage sous périph). Ça change tout le temps, les passages et les feux, pour les véhicules avec et sans moteurs jusqu'aux piétons. À vélo, ou j'imagine sur une trottinette, c'est le pire des cas : à certaines périodes on ne sait où passer, on ne sait où l'on est censé·e·s passer. Plus d'une fois à vélo ou vélib, il m'est arrivé de descendre et marcher vélo à la main parce que je ne voyais pas comment faire sans me mettre en danger.

Ce matin alors que je sortais de chez moi, un peu tendue par une nouvelle crevaison constatée et le fait d'être sans marge pour arriver au travail en plus que d'avoir du coup le vélo qui normalement sert à l'homme de la maison (et n'est pas exactement à ma taille, même si c'est jouable, et a un tracas de roulements usés roue arrière), je me suis aussitôt rendue compte que quelque chose n'était pas comme à l'ordinaire. 

J'avais entendu de ma cuisine, encore plus de coups de klaxon que les autres jours [comme la porte est perpétuellement saturée et qu'en ce moment : davantage de circulation avec les grèves + travaux vraiment lourds sous le périph., c'est chaque jours un blocage presque complet aux heures de transhumances domiciles / travails et retours]. 

Et là, jusque dans ma rue, c'était une longue file de véhicules quand même globalement plus silencieux que d'ordinaire les longues files de véhicules ; et au bout de l'avenue des policiers qui prenaient le temps de parler aux conducteurs. Lesquels alors tentaient de reculer calmement.

Je me suis alors dit qu'il devait se passer quelque chose de particulier au tribunal, entre procès particulier, manifestation y afférente ou alerte de sécurité (1).

Puis j'ai eu ma journée de travail, sans réelle pause déjeuner car l'heure fut consacrée à mes ennuis mécaniques, et deux trajets plus fatigants car avec le vélo second et une vague appréhension que les pneus se dégonflent l'un ou l'autre à chaque instant. Tomber deux fois à plat en moins d'une semaine et retrouver un pneu à plat un des matins suivants, ça finit par rendre nerveuse. J'avais donc totalement oublié l'étrange situation de circulation du matin, à l'heure tardive où après m'être débrouillée pour avoir de quoi dîner, puis être redescendue tenter de voir ce que je pouvais faire pour le pneu dégonflé, j'ai ouvert mon ordi et ma TL Twitter. 

C'est alors que j'y ai lu cet article du Parisien, et compris. L'endroit si dangereux où ont lieu les travaux a été lieu d'un accident mortel, un cycliste écrasé par un poids lourds dont le conducteur n'avait sans doute rien vu à cause de l'angle mort cabine combiné avec le fait qu'il devait être concentré à éviter les plots pour travaux. On peut imaginer que le cycliste ignorait qu'il n'était pas visible et a cru qu'il avait le temps de passer. 

Cette nouvelle m'a rendu triste ; triste pour eux tous et leurs proches. Sans doute parce qu'elle était si prévisible. Sans doute parce qu'en tant que cycliste je sais qu'on n'est jamais à l'abri. Sans doute aussi parce que c'était un cran plus rude d'avoir assisté directement aux conséquences des heures d'après, sans avoir su et de piger seulement après coup. Ça ne change rien à l'accident lui-même ; au sort malheureux de ses protagonistes. C'est simplement qu'il prend ainsi davantage de poids de réalité. Ou que je peux encore moins m'empêcher d'imaginer ce qui s'est produit.

Pensées pour les personnes directement concernées. Peut-être que des mesures auraient dû être prises en amont d'interdire la circulation pendant cette phase particulièrement envahissante des travaux. 

 

(1) C'est déjà arrivé.


Photos triées (janvier 2018)

 

    La mémoire à nouveau saturée de mon ordinateur m'oblige à faire grand tri, sauvegardes et ménage de photos, alors que j'avais tant d'autres choses à faire. En même temps c'est une occupation calme qui va bien pour un jour de récupération. Si j'accomplis mon travail de la maison, je n'aurais plus de forces pour mon travail du travail demain.

Je m'efforce de rendre la nécessité un tant soit peu intéressante (1) en regardant les photos avant de les effacer. Ainsi reviennent quelques mémoires.

 

 

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Fin janvier 2018 la Seine est en crue. C'est fréquent l'hiver mais ce mois-là cela prend d'impressionnantes proportions. Je travaille à la librairie Charybde et c'est un rythme soutenu.

Je me souviens de paroles prononcées par Stromae après ce qui ressemble à un burn-out qu'il avait eu lors d'une tournée sans fin qui succédait à son grand succès : et qui disait en substance, Tout allait tellement vite, tout était si intense, je n'avais pas le temps de mémoriser ce qui m'arrivait, j'ai des moments entiers dont je ne me souviens plus. Loin d'être en burn-out, mais portant fort le quotidien, j'éprouve pour ma période chez Charybde quelque chose du même ordre : je me souviens de l'ambiance belle des soirées, de beaux échanges avec les clients, de mes trajets de coursiers le matin avant d'aller bosser (pour certains éditeurs, certains comptoirs), ce sont de bons souvenirs. Seulement ils tentent à former un continuum, un tout indistinct. Et bien des éléments de la période me sont sortis de l'esprit. Ainsi cette crue spectaculaire, dont je pouvais pourtant mesurer la progression lors de mes trajets vélotaf.  

Dans les périodes de vie trop intense, on perd le meilleur des meilleurs moments. Au lieu de devenir des jalons de mémoire, ils s'en retrouvent lissés. 

 

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Les dimanche d'avant le déménagement des possessions (meubles, objets, vêtements) de mes parents se sont souvent déroulés selon le schéma suivant : course à pied en forêt de Montmorency, déjeuner sur le pouce (2) ou au restaurant, après-midi à la maison de Taverny : JF fait la sieste et moi je procède aux mises en cartons et aux tris. Je retrouve par les photos la trace de notre passage le dimanche 28 janvier 2018 à Montmorency, à Sempre al Vicolo où œuvrait encore Alexis, restaurant qu'il a cédé depuis. Je retrouve un lapsus révélateur datant de 1983 

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En fin de journée nous rentrions et je tombais de sommeil. Comme les semaines à la librairie étaient fort intenses aussi, je ne suis pas étonnée, rétrospectivement, de n'avoir de cette période qu'un souvenir parcellaire. Pas d'états d'âme, il fallait tenir il y avait des échéances et beaucoup à faire, dans les deux domaines (vie personnelle et vie pro).

 

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Le 29 janvier 2018 je retourne à Taverny mais repars assez tôt car je suis conviée au soir à une rencontre littéraire avec Shida Bazyar pour "Les nuits sont calmes à Téhéran". Je me souviens de la rencontre, c'était un bon moment, vraiment. En revanche, je n'ai plus souvenir du roman, si ce n'est qu'il était bien. Pourtant, très jeune j'avais compris qu'il était bon de noter ses lectures, j'en avais retrouvé trace ce jour-là. Seulement la vie ne laisse pas toujours le temps de le faire. 

 

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Le 30 janvier 2018, à la mémoire, un mardi, c'est la soirée au Silencio pour le lancement du roman "La dissipation" de Nicolas Richard. Même si le lieu me laisse méfiante (pour les lancements de livres, je préfère les librairies), je garde de la soirée un vif souvenir. En particulier parce que l'établissement loue doublement ses lieux et je n'en savais rien. Aussi, lorsqu'à la fin de la présentation littéraire et du pot qui suivit, je me rendis aux toilettes avant d'entreprendre le retour vers mon logis, et comme il y eut de l'attente, je me retrouvai en sortant dans un tout autre monde et ça ressemblait à un film : vous faites un truc anodin et quand vous en terminez autour de vous tout change. Curieuse, je reste pour écouter l'artiste (musique) dont c'est la soirée. C'est là que je ferais voisinage avec Étienne Daho, ce qui sur le moment me semble aller de soi (3) 

 

(1) J'effectue par ailleurs des sauvegardes automatiques régulières, seulement je tiens à faire pour les photos en plus des sauvegardes choisies, pour lesquelles je maîtrise l'emplacement.

(2) À la résidence Guynemer une boulangerie restait ouverte le dimanche, dont les sandwichs étaient plutôt bons, quoi que pour moi trop copieux.

(3) Même coup en bien moins fort qu'avec Wim Wenders il y a un moment : sur l'instant la rencontre me semble totalement naturelle. Après coup, j'ai un effet de Ah ouais quand même !  


La Corée près de chez toi

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Depuis que la nouvelle rue est ouverte qui va de Pont Cardinet au Tribunal de Paris, je l'emprunte à la moindre occasion. D'abord parce qu'elle me permet de rentrer agréablement à pied - contrairement à l'avenue de Clichy qui est très chargée de circulation et pas très accueillante -, ensuite parce que je savoure ces nouveaux quartiers pour moi sans souvenirs.

C'est l'un des poids de vivre très longtemps dans la même ville : chaque pas fait surgir foison de souvenirs, et si ça n'est pas désagréable en soi, c'est fatigant à la longue. Je dois faire en permanence un effort pour me dire Je suis maintenant. 

Dans ce nouveau quartier du XVIIème, c'est relâche : il n'était pas accessible avant, il s'agissait d'un domaine de la SNCF je crois, et pas ouvert au public en tout cas. 

De plus cette rue en particulier avec les architectures moderne et variées de ces immeubles, bureaux et logements mêlés me rappelle irrésistiblement quelques quartiers entrevus dans des films de Corée du Sud. Même pas tant l'extraordinaire "Parasites" que d'autres, vus au fil des ans aux Festivals de La Rochelle ou d'Arras et qui m'ont laissée cette impression.

D'où que lorsque je reviens de quelque part dans Paris et décide de au moins finir à pied en passant par ce chemin et comme ce fut le cas ce soir, en rentrant de la fête de départ à la retraite d'une amie 

C'est l'un des poids de vivre très longtemps dans la même ville : chaque pas fait surgir foison de flashs back, et si ça n'est pas désagréable en soi, c'est fatigant à la longue. Je dois faire en permanence un effort pour me dire Je suis maintenant. 

Dans ce nouveau quartier du XVIIème, c'est relâche : il n'était pas accessible avant, il s'agissait d'un domaine de la SNCF je crois, et pas ouvert au public en tout cas. 

De plus cette rue en particulier avec les architectures modernes et variées de ces immeubles, bureaux et logements mêlés me rappelle irrésistiblement quelques quartiers entrevus dans des films de Corée du Sud. Même pas tant l'extraordinaire "Parasites" que d'autres, vus au fil des ans aux Festivals de La Rochelle ou d'Arras et qui m'ont laissée cette impression.

D'où que lorsque je reviens de quelque part dans Paris et décide de au moins finir à pied en passant par ce chemin, appeler en mon fort intérieur ce mode de retour  Passer par la Corée pour rentrer.  Ce fut le cas ce soir, en revenant de la fête de départ à la retraite d'une amie, je suis descendue métro Rome - lycée Chaptal souvenirs de classes prépa 1981 - 1983 ; rue Boursault, chambre d'étudiante de mon amie Françoise, mêmes années ; Notre Dame des Batignolles, mariage de mes parents ; square des Batignolles ancienne collègue et amie qui logeait près d'ici, un restaurant où nous étions allés en bande un soir après une signature avec mon ami François, celui qui habite loin de Paris, départ traditionnel des 10 km du XVIIème, souvenirs avec les potes du triathlon et puis je traverse près de la gare de Pont Cardinet, et hop, presque plus de claques mémorielles, et je suis en Corée, un quartier familier, près de mon hôtel peut-être, ça y est j'ai mes marques, mais aucun souvenir marquant. Et puis à chaque fois je remarque de nouvelles choses (1), vraiment comme une touriste qui découvrirait une ville. Me voilà en sensation de congés. Ma fin de soirée se déroule en vacances.

Et puis soudain voici qu'apparaît ... Un restaurant coréen avec une partie de l'enseigne dans la langue.

Je crois que j'ai inventé le voyage loin zéro carbone instantané. 

(et j'en riais encore en arrivant chez moi)

 

 

(1) En réalité parce qu'en ce moment à chaque fois, quelque chose à ouvert, un morceau de chantier s'est terminé, un passage est accessible ou alors était ouvert mais désormais sous code d'accès.


L'athlétisme, on y revient

(video personnelle : Le ballet des poseurs de haie)

Parce que Filip Ingebrigtsen avait annoncé sa participation via son compte instagram ; puis que son frère Jakob en avait fait autant, je m'étais offert un billet pour le meeting de Paris à Charlety.

Je ne crois pas avoir déjà assisté à un meeting d'athlétisme dû moins à ce niveau et j'ai été enchantée et fascinée. Au point de souhaiter d'ores et déjà prendre les places pour le championnat d'Europe l'an prochain et les J.O. de 2024 (pour ce qui est de louer notre appart à prix d'or et se réfugier en Normandie pendant la compétition, c'est raté ;-) :-) !)

J'ai une admiration particulière, doublée de reconnaissance, pour les frères Ingebrigtsen, pour la famille en fait : la série-réalité dont ils sont les protagonistes, du moins dans les épisodes axés sur leur travail, m'a donné un supplément de courage pour un peu tout. Or il en faut lorsque l'on a une béta thalassémie mineure, qu'on se bat pour travailler et qu'on a un esprit qui pousse au sport et un corps qui a défaut d'être doué aime et réclame ça. On voit en les suivant à quel point le travail paie ("Rien ne résiste au travail" dit Pierre Trividic, et là on le voit physiquement sur des efforts concrets) et ça donne de la force pour soi-même se bouger.

Alors je n'allais pas manquer une occasion de les voir en vrai. Sur 1500 m c'est 3 minutes 30 et donc un peu frustrant, mais effectivement fabuleux - pour qui s'intéresse assez suffisamment aux sports au point de pouvoir apprécier les subtilités techniques en plus que d'être bluffé·e par la vitesse. 

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C'est l'ensemble du meeting qui a été un éblouissement, en particulier le ballet de celleux qui secondaient, toute cette chorégraphie, l'organisation millimétrée (libérer telle partie du stade pendant que telle autre est occupée, préparer la suite dans une partie ou ça peut).

J'ai seulement été déçue que la perche soit dans un endroit entre la piste et un gradin où lorsque l'on était en face on ne voyait pas bien, l'athlète se détachant peu sur la foule en arrière-plan et légèrement gênée par le fait que comme tous les athlètes soutenus par un même équipementier avaient le même maillot on avait l'impression d'une seule et même équipe, ce qui n'était pas le cas.

Pour le reste, que d'exploits ! et comme c'est impressionnant vu directement, avec notre propre choix de ce que l'on souhaite suivre.  


Photo d'autrefois

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Cette photo, retrouvée dans les affaires de mon père quand j'ai rangé trié déménagé la maison de mes parents, me fascine. L'homme à gauche est mon père jeune, la photo date probablement des années 50 à Paris. Elle n'était pas dans un album, il n'y avait pas de noms, je ne sais rien de plus et plus personne n'est là pour pouvoir expliquer.

En fait j'ai l'impression qu'elle pourrait s'intituler : 

Mon père et des ami·e·s dans un roman de Modiano

ou peut-être 

The no-name café 

Je m'aperçois que je ne sais rien, ou très peu, des amis de jeunesse de mes parents.

Quelques bribes du côté de ma mère car nous avons gardé un lien fort avec La Haye du Puits où elle a grandi. Une de ses amies d'enfance est même venue à ses obsèques et je lui en sais gré.

Des anecdotes du côté de mon père qui me racontait dans ses bons jours volontiers "Quand j'étais petit" ou "Quand je venais d'arriver à Paris". Seulement mon père faisait comme je le fais quand je relate un épisode qui implique des tiers, il ne les nommait pas, ne divulguait d'elles ou eux que ce qui avait un sens pour l'histoire qu'il avait envie de raconter. Ou alors il donnait les surnoms, car en Italie avec l'usage des diminutifs sur les prénoms, c'est courant. Donc il y avait le copain qui était une armoire à glace mais était tombé KO au premier coup de poings (bagarres de fin de bal musette), l'autre pote qui était "une force de la nature", et ses exploits horticoles et athlétiques, en plus de son boulot d'usine, etc., toutes  personnes sans autre désignation. Des prostituées d'un hôtel où il logea un temps près de la porte maillot et qu'il semblait tenir en estime et réciproquement quand il avait installé sur le WC collectif à la turque un système rabattant et la plomberie qu'il fallait pour les transformer en douche quand on le souhaitait. Il s'empressait de préciser qu'il n'était pas client, et que contrairement à d'autres il les respectait. Il racontait que son dispositif avait eu un inconvénient par ricochet : parfois les toilettes étaient longuement occupées par quelqu'un qui se lavait. C'était l'après guerre en France et les installations sanitaires laissaient à désirer. 

Un nom demeure car il s'agissait d'un couple que mes parents ont fréquenté durant mes petites années : Peppino ; je crois me rappeler qu'ils étaient plus aisés que mes parents. Et que par ailleurs lui était mort, car plus âgé (mais pas tant que cela ?), que c'était pour ça qu'ils ne se voyaient plus. Ou parce que d'autres avaient vers la fin ses faveurs ?

De loin en loin nous allions chez des collègues de mon pères ou eux venaient à la maison. Mais ma mère manquait d'enthousiasme, au fil des ans ce type de fréquentations s'est effiloché. J'y ai sans doute involontairement contribué car on m'avait fait croire que j'avais peur des chiens. Alors quand on allait quelque part où il y avait un chien, ses maîtres l'enfermaient à cause de moi et ça me rendait malheureuse, le chien pleurait derrière une porte, tout ça devait plomber l'ambiance. Après la naissance de ma sœur je pense que ma mère refusait les déplacements du dimanche. S'est alors ouverte la période, tout le monde en voiture et on se promène en voiture, l'usage de la voiture comme une fin en soi, on est heureux d'en posséder une, tout le monde n'en possède pas (1) ; avec éventuellement trois pas dehors dans un joli endroit (L'Isle Adam, le château de Compiègne, Chantilly ...).

Voilà pourquoi je n'ai aucune idée de qui sont les personnes sur la photo, probablement des fréquentations de mon père entre son arrivée d'Italie et le moment où il rencontra ma mère, dans le bus pour aller au travail, qu'ils empruntaient régulièrement vers Nanterre aux mêmes heures, avant que le travail pour lui, puis pour elle, ne migre à Poissy (2).

Il y eut bien sûr des fréquentations de voisinage - je me souviens des noms des voisins à Chambourcy alors que nous en sommes partis quand je n'avais que 5 ans 1/2 -, des fréquentations de parents d'élève - la famille Duval dont la petite Hélène était une grande amie de ma petite sœur, dont je me suis souvent demandée ce qu'ils étaient devenus -, des fréquentations via des activités, sportives en particulier, que ma mère pratiquait. Tout ça eut lieu plus tard, et peu de fêtes, sauf de famille avaient lieu à la maison. Les dimanche étaient de bricolage pour mon père, de sports dehors ou d'heures studieuses pour moi, ma sœur sortait peu et ma mère avait toujours quelque chose à faire. C'étaient des vies de travail, week-ends compris. La détente c'était : regarder la télé. Et donc personne ne venant qui aurait correspondu pour l'un ou l'autre de mes parents, aux années d'avant. 

Sur cette photo, qui sont les gens ? Quel(s) étai(en)t leur(s) lien(s) ?
Et où était ce café (potentiellement à Paris vers le XVIIème arrondissement) ? 

 

(1) rien à voir avec l'écologie ou le fait que les transports en commun suffisent. Tout à voir avec l'argent qu'il faut pour en acheter une. Le vélo est encore un moyen de transport comme un autre, mais qu'on rêve de laisser tomber pour l'auto ou, si l'on est encore jeune mobylette ou moto. Les scooters en France sont rares, mais en Italie très courants. 

(2) aux usines Simca  


Annonce apeçue en fin de journée du décès de Jean-Pierre Mocky

 

    La journée ne s'est pas du tout déroulée comme je me l'étais figurée : aller courir, aller au ciné, m'accorder une sieste, avancer la part de rédaction personnelle sur mon projet, ranger tant que j'étais seule, écrire en soirée.

Je me suis levée trop tard pour courir, j'ai été au ciné mais finalement pas pour voir le film que j'avais en vue (documentaire sur le travail de Thomas Pesquet, éventuellement celui sur la chute de Weinstein : les deux ne sortiront que plus tard) mais un autre quoique documentaire également (celui sur Diego Maradona), je n'ai pas fait de sieste immédiatement, mais j'ai cherché des compléments d'informations, et quand je me suis accordée la sieste prévue ce fut pour être réveillée par un appel téléphonique. Quant à la soirée elle aura été curieusement bouleversée par l'annonce du décès de Jean-Pierre Mocky. 

Capture d’écran 2019-08-09 à 00.32.55 C'est je crois un touite de Virgile qui m'a alertée en même temps que me parvenait une alerte du Monde .

La filmographie du cinéaste ne m'est pas très connue, je l'avoue et j'ignorais (ou j'avais complètement oublié) qu'acteur fut son premier métier. 

Il se trouve que je l'avais croisé à Livre Sterling où il était venu tourner une scène pendant une journée, que mon patron le connaissait alors du coup par ricochet de souvenirs (plus que par connaissance de cinéphile) sa mort ne me laissait pas indifférente. 

Et qui accessoirement aura ouvert pour moi, engloutissant ma soirée, la trappe d'un trou de mémoire abyssal - même pas l'impression que "Ça va me revenir" - : quel était donc le film dont une scène fut tournée à Livre Sterling par un frais jour du printemps 2012 ?

Rien ne me venait.

Alors j'ai entrepris des fouilles archéologiques dans mes propres blogs, hélas pas le fotolog même si j'ai pu vérifier mes copies générales d'écran. 

Au passage j'ai retrouvé, une jolie photo de Yéti 6a00d8345227dd69e201a73d7ce956970d-500wi

, un billet de blog qui m'a fait rire (ô temps insouciants où l'on pouvait reprocher à un président de la République sont inconséquence sentimentale plutôt que la violence de la répression commise en son nom), d'autres qui m'ont émue et que je ne relierai pas ici, beaucoup de nostalgie - toujours eu ce sentiment contrairement à mes expériences ultérieures, que mon temps à cet endroit n'était pas parvenu jusqu'à son terme, de même que ma relation avec FDK, alors que bien d'autres choses vécues depuis ont eu lieu, se sont achevées et font calmement partie de mon passé -, et enfin le billet qui me permettait de retrouver sinon le titre du film du moins la date à partir de laquelle il serait plus aisé de le retrouver. 

Je le reproduis ici, puisque ça concerne le souvenir du défunt cinéaste : 

366 - action éclair

 

J'arrive au travail, tombe face à face et amoureuse d'une camera, rencontrée il y a 5 ou 6 ans dans mes rêves, sur le champ un monde fou, le contre-champ pas mieux, mon patron me fait malgré tout signe d'entrer, j'aime le spot qui éclaire fort, il me réchauffe la moëlle des os, sous la foule le petit chien affectueux me fait la fête, reconnaissant parmi le peuple humain qui a envahi son univers diurne un élément ami, tandis qu'au dessus de nos têtes grommelle Jean-Pierre Mocky.

Puis tout soudain, les lieux se vident, la librairie redevient ce qu'elle est : une boutique où se pourvoir en lectures ; seulement entre-temps les clients ont regagné leurs bureaux et qui pour la plupart ne repasseront qu'au soir.

Heureusement arrive une amie dont la présence m'accorde une transition douce entre le tourbillon du tournage et le tout-venant de l'après-midi.

L'intermède cinématographique n'était pas prévu. C'est le patron qui a intercepté le réalisateur, sensible à l'offre (bénévole). 


366 réels à prise rapide - le projet
 

 366 réels à prise rapide - les consignes.

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C'était dans le cadre d'une participation à un jeu d'écriture ; mais la présence de l'équipe du tournage avait été réelle. 

Je peux me coucher en (relative) paix avec mon trou de mémoire : il ne me restera que trois films à visionner. Le gag serait que la séquence à la librairie n'ait au montage pas été conservée.


En traversant Paris aujourd'hui

 

    Depuis que je suis parvenue à prendre le temps de refaire enfin reconnaître mon pass navigo par les nouveaux vélibs, j'en ai retrouvé l'usage. Ils sont quand même bien dégradés globalement, et les stations moins nombreuses qu'avec le système précédent. Mais ça me manquait réellement des vélos en libre service car j'ai un usage vélo + métro important.

Parmi l'offre de free-floating que le ratage du changement de concession avait multipliée, les Mobike n'étaient pas si mal et je m'en étais un temps contentée, avant qu'ils ne décident soudain que ma ville était hors zone - alors qu'à côté Levallois restait admise, à même distance de Paris -, entraînant une facturation de 10 € puis 50 € si jamais un de leur vélo y était laissé. J'en vois moins à présent. Je suppose qu'un nombre non négligeables d'abonnés dans le même cas que moi n'ont pas renouvelé un abonnement qui ne leur permettait plus de rentrer chez eux.

Les vélibs, anciens comme nouveaux, disposent de stations proches de chez moi, pas souvent très remplies mais permettant au moins le retour, c'est déjà ça.

Près de Port Royal j'ai vu des agents de police à vélo (je ne sais s'ils sont de police nationale ou municipale) enregistrer au moyen d'une sorte de téléphone tous les véhicules en free-floating, trottinettes électriques et vélos qui avaient été déposés alentours. J'avoue que je ne serai pas contre un brin de régulation. Les trottinettes électriques présentent un réel danger, trop silencieuses et roulant souvent sur le trottoir elles sont sources d'accidents (ou de splendides tressautements) pour les piétons, et elles sont déposées absolument n'importe où n'importe comment. Les vélos en free-floating sont moins gênants en circulation mais posent également un problème de place. D'accord ce sont des déplacements moins polluants que l'automobile en terme de gaz d'échappements, seulement ça ne sont pas non plus des solutions de rêves d'un point de vue écologique. Fullsizeoutput_1883

Comme un chèque déjeuner m'avait été confié, j'ai pu m'accorder un repas complet dans un charmant restaurant café. 20190807_125146

Il faut désormais veiller aux dépenses, chômage oblige et incertitude sur la suite, donc je n'y retournerai sans doute pas rapidement, mais je note ainsi la bonne adresse. De plus en plus fréquemment et face à l'invasion généralisée du hamburger sous toutes ses formes - je n'ai rien contre un très bon de temps en temps, mais le hamburger frites ne me fait pas saliver -, je goûte des plats végétariens voire végétaliens et constate qu'ils sont souvent bons. C'était le cas aujourd'hui au Débonnaire.

J'ai croisé une belle voiture de collection mais j'ai raté sa photo 

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Oui parce que je fais partie de celles et ceux qui rêvent d'un usage minimal de la voiture mais j'apprécie les modèles de collection. Je l'écrivais il y a quelques jours dans le Petit Journal. Les êtres humains moyens sont fort bien équipés en contradictions.

Ce Paris vide et calme du mois d'août me ravit, même si je m'inquiète d'une éventuelle absence totale de vacances si l'homme de la maison prend les siennes trop tard alors que je peux avoir du travail ou poursuivre un projet qui m'en créerait. Je n'ai pas non plus envie de partir maintenant sans lui. Ni envie qu'il parte début septembre en me délaissant. Même si elle a été heureusement infiniment moins triste que l'année 2016/2017 et moins surmenée que l'année 2017/2018 (entre le travail salarié prenant et le déménagement complet de la maison de mes parents), l'année 2018/2019 aura été intense, j'ai vraiment consacré du temps et de l'énergie à une reprise de librairie qui finalement ne s'est pas faite pour des raisons financières, mais ce fut du travail, j'ai effectué auparavant de nombreux remplacements, et tenir une émission littéraire hebdomadaire sur une radio associative ne se fait pas sans la préparer, bref, il y a un moment où des vacances, même les plus simples, feraient du bien. 

En attendant, je fréquente la BNF avec assiduité.