Le Vélotaf sauve ma journée

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(giovedi)

 

Une fois de plus je parviens à sauver une journée de boulot trop dense et âpre par le Vélotaf qui me console un peu de n'avoir pas même pu caser une séance de CAP (il faut dire que levée à temps, j'ai regardé la qualif des 5000 m H à Eugène et donc après, il était temps d'aller bosser car je m'étais rendormie).

Alors je me hâte de les déposer ici afin de pouvoir me les rappeler.

C'était la première fois que je reprenais l'un de nos VTT depuis fort longtemps, ayant privilégié les Vélibs depuis que l'an passé, j'avais constaté que les vélos subissaient des dégradations volontaires.

(et aussi depuis que j'avais souhaité retrouver du temps de lecture, ce que le Vélib et ses trajets mixtes, transports + vélo permet)


Tunnel de taf


    Je bosse pour mon employeur, je bosse à un projet familial, pas mal de démarches et qui (moi étant moi) ne se passent pas comme un long fleuve tranquille, il me faut gagner chaque étape. Toute une vie ainsi.

En dehors : du sport, en faire et en regarder. C'est ma soupape de sécurité.

Une fois tout ça fait, il ne me reste plus guère de temps ni d'énergie. 
Mais j'espère revenir lorsque ça sera plus calme.
Sans doute qu'alors d'autres choses seront moins calmes.
Toute une vie ainsi.

Beaucoup de gens sont exténués. Je crois que le Covid laissera une empreinte durable ; il coupe l'élan des jeunes.


Tri des photos de décembre 2018, janvier 2019

 

    Je m'aperçois que j'ai un certain nombre de photos de la cathédrale Notre Dame avant l'incendie. Sa beauté. Et le fait aussi que mes enfants sont nés à côté, car l'Hôtel Dieu à l'époque comportait également une maternité.

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[photo du lundi 24 décembre 2018 10:40]

Il y a des photos que l'on prend sur le moment et qui attrapent davantage de sens ensuite. Retrouver celle-ci lors d'une phase caniculaire, lui ajoute quelque chose :

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[photo du lundi 24 décembre 2018 13:44]


J'effectuais un remplacement dans une librairie du quartier latin, c'était assez étrange, nous étions deux à tenir les lieux, peu fréquentés malgré la période (lieu spécialisé). C'était comme une parenthèse, dont je garde un bon souvenir.

Le 25 décembre 2018 nous nous étions baladés au parc des Sévines où il y a des vestiges de quelque chose, était-ce un ancien restaurant ? Un établissement pour les fêtes ?

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Je me souviens d'avoir un peu cherché sur l'internet mais rien trouvé de l'histoire des lieux.

Tout en triant les photos, j'écoute le podcast de Cerno, cette anti-enquête sur les tueurs du XVIIIème dans les années 80. L'épisode 55, recrutement d'un futur assassin, me marque : Isabelle y témoigne, la femme qui exprime calmement combien le fait que le jeune homme paumé mais gentil et doux, ait été un tueur cruel de vieilles dames dépasse son entendement me rappelle ma mise en danger de février 2006 lorsque quelqu'un s'est révélée à ce point différent de ce que la personne était ou semblait être initialement que je ne savais plus comment percevoir le monde ("Je n'arrive pas à faire la corrélation entre les deux personnes" dit-elle ; exactement ce que j'avais ressenti). Ce qui ajoute à son désarroi et était aussi une part du mien, est qu'elle savait à l'ordinaire bien estimer les gens. Et donc de s'être gourée sur quelqu'un et très gravement. Ce qui nous met dans un sentiment de péril puisque l'une de nos qualités pour la (sur)vie s'est trouvée mise en défaut.

Les murs du quartier latin fin 2018 étaient très causants.

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Dans les derniers jours de décembre 2018, nous sommes allés en Normandie. C'était un beau temps typique d'un mois de décembre.

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Nous sommes allés si souvent en Normandie qu'à part la période de parenthèse douce pour nous du 1er confinement, mes souvenirs ne distinguent plus l'une ou l'autre fois.

Je retrouve une photo de la tombe en déshérence de mes arrières-grands-parents maternels avant que je n'organise sa remise en état. C'est un cas typique :
1/ de mon côté indécrottable Bécassine béate : j'avais en effet remarqué en allant me recueillir sur la tombe voisine de mes grands-parents et de ceux de leurs enfants qui n'avaient pas (sur)vécu que c'était le même nom que le nom de jeune fille de ma grand-mère mais m'était seulement dit Tiens, c'était vraiment un nom répandu dans la région. Ça ne m'avait pas effleuré qu'il puisse s'agir de quelqu'un de la famille.
2/ comme tout le monde dans la famille savait qu'il s'agissait des arrières-grands-parents, tout le monde supposait que tout le monde le savait. Résultat : personne n'en parlait. Ben en fait : moi je ne savais pas. Peut-être parce que j'étais trop petite quand le sujet (s'il le fût) fut devant moi évoqué. Il aura fallu les obsèques de ma mère, désormais enterrée dans le même cimetière, un peu plus loin, pour qu'une de mes cousines remarquant l'état de cette tombe s'exclame (1), il faudrait qu'on fasse quelque chose !
- Mais, c'est la famille ?
- Oui, tu ne savais pas ?

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Début 2019, j'effectue un remplacement dans une librairie magique à Auvers sur Oise. Je pratique des trajets mixtes RER + vélo, malgré le froid et je suis heureuse (mais fatiguée, ce sont de longues semaines de boulot, mais heureuse)

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Certains matins, c'est vraiment bien, très beau (lorsque je vais jusqu'à Pontoise ou l'arrêt précédent et circule le long de l'Oise)

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Le 10 janvier 2019, le lever de soleil fut beau. Il était 08:35

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Le 20 janvier 2019 vers 20:20 je descends la magnifique piste qui longe la voie de chemin de fer entre Méry sur Oise et Bessancourt, hélas sans continuité cyclable. Je garde un vif souvenir de ces trajets, heureux malgré froid et danger.

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Il  y a à Auvers sur Oise le mystère de ce faux vieux panneau Attention un train peut en cacher un autre. J'en ai connu des comme ça, mais j'étais toute petite, et ils étaient dans un sale état, alors ce panneau neuf mais modèle comme avant, qui l'a remis là ?

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Le dimanche 13 janvier 2019, il y avait un héron (nous l'avions déjà repéré) au Parc des Impressionnistes à Clichy. Notre présence ne l'avait pas effrayé.

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De la librairie où j'effectuais le remplacement, la vue sur la place principale d'Auvers était un régal. Je n'avais guère de temps pour m'y attarder, j'ai pris celui d'une photo.

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Parfois il était difficile d'entrer à la librairie (c'était le seul accès ainsi qu'à quelques logis plus loin)

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La tombe de Van Gogh, petit panneau

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Dans le même cimetière, la tombe d'un jeune poète 

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Elles passaient vite en ce village, les pauses déjeuners.


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 Le 17 janvier, arrêt momentané du RER sur un pont, j'en profite. J'aime cette photo un peu ratée, mais réussie dans son côté "instant saisi".

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Parfois, je m'amuse un peu

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En janvier 2019, ici le 30 à 08:30 près de la piscine de Clichy, il avait neigé

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(1) Il ne restait plus personne sur place qu'un oncle par alliance très âgé, les autres personnes habitent et habitaient loin. 

 

 


Écrire peu


    J'écris peu ici depuis quelques temps. Le temps disponible me manque, englouties que sont mes journées par le boulot salarié, les trajets, le sport, du temps de récupération - pour l'instant, je n'ai pas à me plaindre, c'est le seul effet flagrant de l'âge -, et deux projets familiaux qui nécessitent bien des démarches administratives. Je fais face courageusement à ma presque-phobie de celles-ci, il n'empêche que ça me prend une énergie totalement disproportionnée.

Enfin, je participe à un projet collectif d'écriture de journaux (diarii) sur papier, lancé à l'automne dernier par Mathieu Simonet et ça suffit à remplir mon peu de temps quotidien d'écriture. Tracer des lettres sur une feuille après des journées de boulot passées à taper sur un clavier des choses techniques et triviales contre rétribution, délasse beaucoup.

 Pour autant je reste sans illusion : tous les projets dont je fourmille, avec à présent un vague rêve de "quand je serai à la retraite, je pourrai", risquent de s'émietter, se dissoudre dans la fatigue des années, si jamais j'atteins miraculeusement, et miraculeusement en bon état physique et psychique, ces temps de liberté.

Entre la pandémie qui est toujours forte mais dont plus personne ne semble se préoccuper réellement et la guerre en Ukraine, qui menace de dégénérer et s'étendre à tout moment (1), les nouvelles sont assez désespérantes.
Un seul point d'espoir : des enfants de ressortissants français, nés en Syrie car leurs parents y étaient partis croyant mener là une guerre sainte, commencent à être rapatriés. C'est déjà ça. Beaucoup ont des grands-parents qui rêvent de retrouvailles et de consoler leur descendance du mauvais tour que l'état du monde et l'état d'esprit de leurs parents, leur avaient joué.

Dans l'immédiat, je m'efforce, au jour le jour, de survivre et de conserver intact mon élan intérieur. 
Sait-on jamais.

 

(1) Tous les pays européens font semblant de croire que non. On a besoin de ce déni pour que les gens se sentent rassurés et consomment.


Au revoir l'Astrée


    C'était ce soir la fête de fin de l'Astrée, parce qu'il était hors de question de partir sans s'accorder un dernier au revoir et c'était bien tout le monde était là ou presque, même celui qui vit à Vierzon.

Manquait Honoré, irrémédiablement mais même sans nous le dire nous pensions si fort à lui qu'il était là un peu, aussi.

Claude, trop fatiguée, n'avait pu venir, et deux autres vieux amis qui vivent trop loin alors nous nous sommes causés en direct par téléfonini interposés.

Et c'était plutôt joyeux, dans l'ensemble au lieu d'être triste, des retrouvailles après deux années de presque pas, et des retrouvailles avant que le lieu ne puisse plus devenir lieu d'accueil.

Finir une entreprise est un sacré boulot.

Je suis très reconnaissante à Michèle et Alain de nous avoir rechauffé le cœur pendant tant d'années et offerts tant de soirées mémorables et entre nous de belles amitiés. Je suis très reconnaissante envers celles qui ont été à l'initiative de cette soirée surprise, qui nous ont permis de nous revoir et de dire proprement au revoir. 
Et merci.


OL


    C'est mon #TIL : l'usage du pronom ol qu'en tant que femme cis hétéro d'un âge certain, je n'avais pour l'instant guère croisé. 

 

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extrait de l'article ol sur le wiktionnaire

J'avoue que je rêverais volontiers d'un monde où l'on ne prendrait la peine de genrer que lorsque c'est nécessaire, par exemple quand il s'agirait de sexualité, procréation, catégories sportives (pour encore quelques générations mais on peut supposer qu'un temps viendra où les femmes ne seront plus en désavantage, on en observe déjà les prémices dans les résultats pour les sports de performances athlétiques), confections de vêtements. N'en déplaise aux as du marketing qui recherchent les gains marginaux dans l'hyper-segmentation des produits, assez peu de ce que l'on utilise ne nécessite vraiment d'être séparé hommes / femmes.

Les efforts des défricheurs et défricheuses me semblent pour l'instant peu suivis d'effets car les dynamiques à l'œuvre dans la circulation des usages sont assez peu "responsives" au volontarisme, mais je ne doute pas qu'un jour l'une ou l'autre des tentatives parviendront à percer. Sans doute quelque chose qui se prononcera bien. Probablement quand le gros des troupes de la génération des boomers ne sera plus là pour crier au scandale de ne pas respecter le français patriarcal officiel du temps de grand-papa.

Pour l'instant, je m'efforce de suivre les évolutions et utiliser ce qui me paraît inventif, harmonieux, et compréhensible par les interlocutrices ou interlocuteurs non averti·e·s, de dégager l'utilisation de madame, monsieur ou pire, mademoiselle, partout où cette information n'apporte strictement rien, ce qui devrait presque toujours être le cas dans le cadre des interactions professionnelles, où l'on s'adresse à l'être humain qui occupe la fonction peu devrait chaloir qu'iel fût homme ou femme. Et je me réserve le droit quand mon esprit est fatigué au point d'être brumeux, d'en revenir au masculin-neutre de l'usage ancien (mais qui est celui que l'on m'a inculqué).

(je ne serai sans doute pas très active en réponse, je tombe de sommeil et la semaine à venir s'annonce très sur-occupée au boulot comme en dehors)


Tri de photos (suite de la suite)


    J'en suis à présent à novembre 2018 lorsque nous étions allés à La Rochelle courir le 10 km et encourager les copains qui effectuaient un marathon.
J'étais restée quelques jours pour écrire à la médiathèque, courir en bord de mer et revoir un couple ami qui s'est installé là pour sa retraite, c'était un moment heureux, comme j'aurais aimé que fût ma vie - hélas je ne suis pas rentière -.

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Le 30 novembre 2018, j'étais de retour à Paris. Je ne sais plus où précisément j'ai pris cette fresque en photo (elle n'est pas géolocalisée), sans doute vers La Défense.

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En décembre 2018, un week-end de ciné-club a lieu à Ménilles

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En décembre 2018, je travaille en tant que libraire volante dans le XIIIème arrondissement parisien. Photos lors des trajets

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Je retrouve parfois une photo dont j'ai oublié le souvenir, et qui me plait bien, celle-ci par exemple, prise le 15 décembre 2018, la géolocalisation dit vers La Villette

20181215_112850À la libraire où je travaillais alors, nous avions reçu Miss Tic qui venait en voisine pour une dédicace. La revoir m'émeut.

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Le dimanche 16 décembre 2018 au matin, je traverse Paris, probablement à vélo pour aller travailler et prends une photo de la place de la Concorde presque déserte.

20181216_103614Je ne me doutais pas que trois à quatre ans plus tard je reverrais Paris ainsi, en allant travailler alors que la plupart des gens était confinée.

Le 18 décembre 2018 dans le quartier du Panthéon, j'ai pris en photo un splendide C215 Victor Hugo

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Je trouve la trace d'un concert de Christine and the Queens, le 19 décembre 2018 ; je l'avais oublié, comme pas mal de choses que j'ai faite dans le monde d'avant la pandémie [de Covid_19]

 

 


Contrecoup

(mercoledi)

    C'est aujourd'hui, ce qui ne m'étonne guère, j'ai souvent un temps de retard dans mes réactions car sur le moment mon côté vieille warrior prend le dessus, que je subis le contrecoup des événements du week-end, du plus petit (je me suis pris une intoxication alimentaire ou allergie féroce, me suis auto-boostée pour aller au plus vite mieux car je voulais à tout prix participer à mon épreuve de triathlon, et là je paie d'avoir forcé sur le mode, je vais très vite bien mieux), au plus violent (cette tempête, sa soudaineté, le fait qu'on l'a échappée belle, le fait que ça n'a pas été le cas pour tout le monde), en passant par la déception de n'avoir pu courir de triathlon (alors que compte tenu de divers paramètres, c'était le seul que j'avais prévu cette année, à mon grand regret).

Je m'efforce de croire que je trouverai un M pour septembre et qu'au boulot je bénéficierai d'une indulgence pour déposer quelques congés.
Je m'efforce de croire que mon accès, rare chez moi, d'indigestion n'est pas lié à la tempête (mais je commence à trouver les coïncidences troublantes, aurais-je un baromètre dans la rate ou le foie, de la même façon qu'il me semble avoir une boussole dans la tête ?).
Je m'efforce de croire que cette one second tempest (1) est réellement un phénomène rare, comme on n'en croise sous nos latitude qu'une seule fois dans sa vie. Je m'efforce aussi de croire que Le joueur de pétanque n'avait pas mesuré le danger lorsqu'il s'est réfugié à l'intérieur sans se soucier de si je suivais, et qu'il s'était probablement dit Bah, elle prend encore des photos. Parce que oui, mon premier réflexe a été de prendre une photo à la première rafale et une autre à la deuxième, et seulement ensuite de me hâter calmement, et en regardant bien autour de moi, vers le bâtiment.

Je ne peux m'empêcher de penser au malheureux kite-surfer, si jeune encore, et à ses proches. Car j'ai bien perçu la force du vent et que c'était si soudain qu'on n'avait le temps de rien faire, c'était imparable.
Je m'efforce de croire qu'il n'a pas eu le temps de se voir mourir.

Mais, même si j'ai assumé ma journée de boulot, ce soir j'ai une sorte de blues de fatigue, et une sensation de flou. Le fait que deux personnes que j'aime filent un mauvais coton et que plusieurs autres soient atteintes du Covid (même si de façon ne faisant pas craindre la nécessité d'une hospitalisation), parce que oui, c'est bel et bien reparti, n'arrange pas sauvagement les choses.

S'y ajoute la conscience que la guerre en Ukraine peut à tout moment se mettre soudain à nous concerner de près, et la quasi-certitude qu'on va sérieusement avoir froid, l'hiver prochain, car nos moyens de chauffage ne seront plus ceux qu'ils étaient. 

Ce week-end : sport et repos. 
Et ces jours-ci, (tenter de) me coucher tôt.
Ensuite, ça ira mieux. 

Il faudra aussi que je trouve l'énergie d'écrire un CR de non-triathlon.

 

(1) "Carole Cuquemel, présidente de la protection civile du Calvados s'attendait à recevoir autant de personnes face à l'ampleur et la soudaineté de l'événement : "Le temps a changé en une seconde. Vraiment en une seconde. Donc il y a des personnes pour qui ça a été et c'est encore compliqué car il y eu beaucoup de hurlements, d’objets devenus des projectiles. Il y a même eu des enfants qui ont volé. C'est une scène difficile à imaginer. Donc c'est l'une des raisons pour lesquelles certaines personnes ont pu venir et la deuxième raison c’est malheureusement la personne décédée à Villers-Sur-Mer dans un contexte très particulier. Beaucoup de gens ont été exposé en direct à ce décès. Donc psychologiquement tout cela remue pas mal."" extrait de cet article de France TV région qui met des mots sur ce que nous avons vécu.


Triathlon Deauville avec Levallois triathlon

Images collectives / montage par une de mes camarades de club, afin de garder un souvenir heureux d'un week-end sans triathlon pour moi et les autres du dimanche matin (DO750 annulé pour cause de tempête la veille au soir qui a en quelques minutes tout emporté)

 
 
 
 
 
 
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Suite du tri de photos


    Un mari et un moustique, voilà de quoi passer une mauvaise nuit. Ce qui fait que mon jour de congé prévu pour pré-triathlon aura surtout été un jour de récupération. 
Alors pour ne pas faire que dormir, ce dont la fatigue me rend capable, j'ai repris mon tri de photos.

 

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Il est fréquent lorsque je fais du tri plusieurs années après, que je ne sache plus pourquoi j'avais pris telle ou telle photo. Cette image d'une réclame, saisie le 19 octobre 2018 m'est restée compréhensible : je me souvenais de combien Le Fiston petit aimait que son père lui fasse "faire l'avion" ainsi, il se maintenait gainé, les bras en arrière comme s'il devait fendre l'air et je me souviens avec bonheur de son rire cristallin de bambin. Comme il grandissait vite, son père n'a pas pu continuer très longtemps (1). 
Alors quand en ce jour d'octobre 2018 j'ai vu ce même jeu entre un père et sa petite, j'ai pris la réclame en photo qui me rappelait de précieux souvenirs.

 

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Je retrouve des images prises le samedi 20 octobre 2018 à la médiathèque d'Argenteuil en la compagnie de plusieurs camarades de L'aiRNu. Le souvenir de ce jour aux belles lectures sous l'égide de François Bon, m'est bien resté, il s'est toutefois trouvé balancé de par la pandémie vers un passé plus lointain qu'il ne l'est.
Peut-être aussi parce qu'à l'époque mes propres projets d'écriture n'attendaient que la fin de la période exténuante de deuil puis de vider et déménager la maison des parents et de me remettre d'avoir à nouveau perdu un emploi (raisons économiques, comme presque à chaque fois), alors qu'à présent ils sont sévèrement mis entre parenthèse de par mon manque de forces et de temps disponible dynamique, une fois abattues mes heures de boulot, un solide temps plein avec 2h15 à 2h30 de trajets par jour. Il me faudrait une retraite dans pas trop de temps et avec encore un cœur vaillant. Tout espoir n'est pas perdu, si la pandémie ne rebondit pas trop fort, que les maladies nous épargnent, et que la guerre actuelle ne dégénère pas.

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Le lendemain, dimanche 21 octobre 2018, je participais au semi-marathon de Saint-Denis, mon premier je crois bien. Je m'aperçois en retrouvant une copie d'écran que j'avais mis 2h40mn39s . J'ai le souvenir d'être allée lentement, mais sans aucun tracas, de m'être beaucoup amusée lors du passage DANS le stade de France avec l'enregistrement d'applaudissements qu'ils diffusaient à l'entrée de quelqu'un.

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Comme j'étais toute seule, car bien lente après la plupart des autres, je pouvais jouer avec l'idée qu'ils me concernaient, et surtout me rappeler les inoubliables concerts avec Johnny. 

Tel celui de la veille, ce souvenir est resté vif - et heureux -, mais lui aussi semble dater de bien loin.
Alors qu'à peine quatre ans se sont écoulés.

Je suis heureuse de constater que ma ténacité à poursuivre les entraînements pendant les confinements au maximum de ce qui nous était autorisé a payé : je peux courir désormais un semi-marathon sans douter de le terminer sauf pépin particulier, et le cours en 7 minutes de moins (qui pourrait être 10 si je n'avais cette tendance à devoir effectuer une pause pipi qui n'arrange guère le chrono (et qui serait évitable s'il était meilleur, c'est un cercle vicieux)).

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À l'automne 2018, l'un des appartements que je vois de ma fenêtre de cuisine était visiblement habité et vivant - en tant que demi-italienne, j'aime quand le linge sèche aux fenêtres, je trouve que c'est une jolie propreté -, ce n'est plus le cas, aujourd'hui, depuis des mois, les volets restent fermés ou quasi, il n'y a plus de signes joyeux de vie.

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Mon cœur se serre quand je retrouve des photos que j'avais pu prendre en passant de Notre-Dame avant l'incendie. Je la trouvais particulièrement belle vue de sa charpente. 

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En novembre 2018, je m'intéresse à retardement à l'affaire Villemin, pour ce qu'elle témoigne de l'époque vu de maintenant, alors qu'en son temps j'y voyais un fait-divers des plus terribles. Je crois que mon intérêt de 2018 a été suscité par une série documentaire sur Netflix et un ouvrage de Denis Robert qui avait à l'époque été tout jeune envoyé spécial par Libé. Je retrouve mes journaux (diarii) de l'époque et c'est intéressant de voir non pas ce que j'en écrivais (peu en fait, j'étais étudiante, très occupée, studieuse et laborieuse, à l'écart du ramdam médiatique) mais de voir ce qu'une personne lambda de pas 20 ans à l'époque pouvait en noter. 

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En novembre 2018, je prends lors du festival de cinéma d'Arras des photos de notre logement, une chambre d'hôte que nous fréquentons depuis bon nombre d'années.

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J'ignore alors même si je me doute un peu que cette option ne sera pas éternelle, qu'en 2021 viendra la dernière année, pour cause de cessation d'activité de notre hôte. Il est bon d'en retrouver trace.

Parfois il y a une photo qu'après coup j'aime bien. Par exemple ces-deux ci, prises le 8 novembre 2018 :

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Je trouve la trace de mes premières recherches immobilières, un peu comme si j'avais eu l'intuition qu'à un moment notre logis annuel serait perdu.

Le 16 novembre 2018, je me rends à la librairie Les Cyclades pour une rencontre littéraire, en chemin je prends cette photo, que je suis heureuse de redécouvrir. 

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Le 18 novembre 2018 nous courrons notre premier semi-marathon de Boulogne, je me sens vraiment bien, c'est un moment heureux. Je mets 2h37 en allant doucement.

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(1) Quant à moi, n'ayant pas encore repris la natation (ce fut grâce à l'enfant, indirectement), ni n'étant devenu libraire puis triathlète, je n'avais guère de force dans les bras, donc même au petit format j'en étais incapable.