Un soir de demi-brume à Paris

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En sortant de la radio ce soir, il faisait brume, elle était en train de tomber, l'air, sans être proprement irrespirable avait une odeur étrange.

Je me suis protégée avec un de mes tours de cou comme j'ai pu.

Le Palais de Justice avait presque disparu.

Et le téléfonino indiquait -2°c.

La ville revêtait un aspect féérique qui n'était pas déplaisant.

Je me suis surprise à penser qu'une manif dans un brouillard à couper au couteau aurait de la gueule.  


La Corée près de chez toi

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Depuis que la nouvelle rue est ouverte qui va de Pont Cardinet au Tribunal de Paris, je l'emprunte à la moindre occasion. D'abord parce qu'elle me permet de rentrer agréablement à pied - contrairement à l'avenue de Clichy qui est très chargée de circulation et pas très accueillante -, ensuite parce que je savoure ces nouveaux quartiers pour moi sans souvenirs.

C'est l'un des poids de vivre très longtemps dans la même ville : chaque pas fait surgir foison de souvenirs, et si ça n'est pas désagréable en soi, c'est fatigant à la longue. Je dois faire en permanence un effort pour me dire Je suis maintenant. 

Dans ce nouveau quartier du XVIIème, c'est relâche : il n'était pas accessible avant, il s'agissait d'un domaine de la SNCF je crois, et pas ouvert au public en tout cas. 

De plus cette rue en particulier avec les architectures moderne et variées de ces immeubles, bureaux et logements mêlés me rappelle irrésistiblement quelques quartiers entrevus dans des films de Corée du Sud. Même pas tant l'extraordinaire "Parasites" que d'autres, vus au fil des ans aux Festivals de La Rochelle ou d'Arras et qui m'ont laissée cette impression.

D'où que lorsque je reviens de quelque part dans Paris et décide de au moins finir à pied en passant par ce chemin et comme ce fut le cas ce soir, en rentrant de la fête de départ à la retraite d'une amie 

C'est l'un des poids de vivre très longtemps dans la même ville : chaque pas fait surgir foison de flashs back, et si ça n'est pas désagréable en soi, c'est fatigant à la longue. Je dois faire en permanence un effort pour me dire Je suis maintenant. 

Dans ce nouveau quartier du XVIIème, c'est relâche : il n'était pas accessible avant, il s'agissait d'un domaine de la SNCF je crois, et pas ouvert au public en tout cas. 

De plus cette rue en particulier avec les architectures modernes et variées de ces immeubles, bureaux et logements mêlés me rappelle irrésistiblement quelques quartiers entrevus dans des films de Corée du Sud. Même pas tant l'extraordinaire "Parasites" que d'autres, vus au fil des ans aux Festivals de La Rochelle ou d'Arras et qui m'ont laissée cette impression.

D'où que lorsque je reviens de quelque part dans Paris et décide de au moins finir à pied en passant par ce chemin, appeler en mon fort intérieur ce mode de retour  Passer par la Corée pour rentrer.  Ce fut le cas ce soir, en revenant de la fête de départ à la retraite d'une amie, je suis descendue métro Rome - lycée Chaptal souvenirs de classes prépa 1981 - 1983 ; rue Boursault, chambre d'étudiante de mon amie Françoise, mêmes années ; Notre Dame des Batignolles, mariage de mes parents ; square des Batignolles ancienne collègue et amie qui logeait près d'ici, un restaurant où nous étions allés en bande un soir après une signature avec mon ami François, celui qui habite loin de Paris, départ traditionnel des 10 km du XVIIème, souvenirs avec les potes du triathlon et puis je traverse près de la gare de Pont Cardinet, et hop, presque plus de claques mémorielles, et je suis en Corée, un quartier familier, près de mon hôtel peut-être, ça y est j'ai mes marques, mais aucun souvenir marquant. Et puis à chaque fois je remarque de nouvelles choses (1), vraiment comme une touriste qui découvrirait une ville. Me voilà en sensation de congés. Ma fin de soirée se déroule en vacances.

Et puis soudain voici qu'apparaît ... Un restaurant coréen avec une partie de l'enseigne dans la langue.

Je crois que j'ai inventé le voyage loin zéro carbone instantané. 

(et j'en riais encore en arrivant chez moi)

 

 

(1) En réalité parce qu'en ce moment à chaque fois, quelque chose à ouvert, un morceau de chantier s'est terminé, un passage est accessible ou alors était ouvert mais désormais sous code d'accès.


Ma Normandie me déçoit

 

    En août j'ai eu une fausse joie : j'ai cru que la petite ville de #MaNormandie s'était mise à la transition écologique et procédait la nuit à l'extinction des feux. Les principaux carrefours restaient éclairés et pour le reste : le noir. C'était beau. On voyait de nos fenêtres les étoiles. 

Alors ça n'aura été que sur une période puisqu'à présent c'est revenu, la lumière dans la petite ville toute la nuit sans arrêt. 

Je suis une indécrottable optimiste, au fond ; toujours prête à croire que l'on va vers le mieux.

Une maison que mes grands-parents possédaient et dans laquelle ma grand-mère et son dernier-né étaient mort à la fin de 1944 vient d'être vendue. Je l'apprends par le panneau "à été vendue" accroché par une agence. Si seulement j'avais su qu'elle était à vendre j'aurais pu tenter de faire quelque chose (1). C'est irrationnel mais j'ai ressenti cette vente sans que je puisse au moins tenter ma chance comme une trahison. Et le fait de ne l'avoir pas su comme un grave manquement à la mémoire de mes ancêtres, comme si j'avais commis une faute vis-à-vis d'eux.

 

Un arbre de type acacia que nous avons au fond du petit jardin a subi une violente attaque de quelque chose : branche principales arrachées. J'en ai ramassé une. Le reste étrangement n'y est plus. Y aurait-il eu une tempête particulièrement meurtrière entre le 2 septembre et le 1er novembre ? Le propriétaire du champ derrière, où paissent des vaches - je ne vois pas trop en quoi un arbre de taille modeste au fond de notre jardin aurait gêné même s'il dépassait un brin de la clôture (2) - serait-il un malotru ? Ça me paraît insensé.
Que s'est-il passé ?

Je vais essayer de sauver l'arbre puisque le mal est fait.

 

(1) Ma mère et ses sœurs avaient souhaité la vendre au lendemain de la mort de leur père qui l'avait toujours conservée mais la louait (il habitait au dessus et derrière sa boutique, sur la place de la petite ville). Pour elles cette maison était celle du malheur. Pour moi elle est celle de l'âme de ma grand-mère (et aussi : très belle à l'intérieur, un oloé parfait ; j'adorais son grenier). Bref lors de la vente précédente, je n'avais pas eu voix au chapitre.

(2) Et quand bien même, il convenait d'abord de nous contacter.


Réduction (relative) des espaces publics

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J'avais une brève course à faire et quelques menus travaux administratifs et c'était les seules contraintes de cette journée de récupération entre deux périodes. Alors en revenant vers chez moi, comme il ne faisait pas trop froid, j'ai eu envie de faire un délicat crochet par un jardin public où je n'avais pas mis les pieds depuis un paquet d'années. 

Il était en cours intérieure d'un groupe d'immeubles du quartier.

Arrivé à un certain point de la rue, je suis revenue sur mes pas : j'avais probablement loupé l'entrée. 

Puis j'ai pigé. L'entrée était bouclée, ce n'était plus un jardin ouvert à tou·te·s mais désormais, et peut-être depuis un bon moment, un espace intérieur, privé pour les immeubles qui le surplombaient et réservé à leurs habitants uniquement. 

Dans la même zone, depuis des années subsiste un jardin autrefois équipé de jeux pour enfants et qui lui aussi a été bouclé - et pour le coup fermé complètement -. Et il y a également la Cité Jouffroy Renault, laquelle a toujours été privée d'aussi longtemps que je connais le quartier mais était ouverte au passage des piétons - comme la cité aux fleurs dans Paris -, on pouvait s'y promener et bien souvent j'y ai baladé mes enfants. Seulement depuis une quinzaine d'année elle est fermée par une grille, avec à certaines heures un gardien. Même un petit piéton est indésirable. 

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Vers Chance Milly, une partie d'un espace vert jouxtant le cimetière a été transformé en parking, certes en préservant les arbres, du moins pour le moment, mais là aussi un lieu où mes enfants petits jouaient est devenu inaccessible.

Dans le même temps et non loin de là, les jardins Bic ont certes été ouverts, grâce à la mobilisation d'une association de riverains qui avait évité le bétonnage intégral de l'emplacement des anciennes usines Bic, mais pourquoi a-t-il fallu que ça soit à la place plutôt qu'en plus ? 

La densité de population est forte et augmente à chaque nouvelle construction élevée qui remplace des immeubles anciens encore bas, les espaces verts ou de circulation calme ne sont pas en excès. 
Alors c'est dommage, ces jardins supprimés. 


Je ne rentre (presque) jamais à 18h

    

Aujourd'hui, j'avais un rendez-vous important pour mon futur proche professionnel, qui a duré le temps que l'on puisse parler vraiment (1), dans un quartier jouxtant Paris et que j'aime bien, notamment grâce à Martine Sonnet, un semi-marathon réussi et par ailleurs quelques vadrouilles d'avant et d'après matchs de la coupe du monde de football femmes, dont un restaurant succulent. 

Alors j'ai décidé de rentrer sans trop tarder - j'ai du travail de la maison et du travail pour préparer mon émission "Côté Papier" du lendemain -, mais non sans m'accorder un chemin semi-buissonnier. Alors je suis allée chercher un tram et j'ai effectué à La Défense un changement pour prendre un train qui me déposerait non loin [de chez moi].

Ce faisant je me suis trouvée dans ces transports vers 17h15/17h30 et à la maison vers 18h.

Dans la foule de ces heures-là. Dans le mouvement des personnes qui sortent du travail avec de tels horaires. Qui sont en fait des horaires de bureaux moyens normaux de semaines de 35 ou 39h. J'étais surprise de voir tant de personnes si tôt, puis j'ai compris.

Du temps de mon premier métier, ingénieure qui tripatouillait des bases de données, j'étais cadre et fors les toutes premières années, ça signifiait des journées de 9 à 10h payées 8h, et la période d'enfants petits où je filais à 18h soit quand même 30 bonnes minutes après l'heure théorique, c'était pour chercher un enfant qui à la crèche qui à l'école et j'en fus fort mal vue le temps que nous trouvions une solution. Et du coup si je terminais relativement tôt ça n'était de toutes façons pas pour rentrer directement à la maison.

Ensuite je suis devenue libraire et une librairie, c'est normal, ferme rarement avant 19h, généralement 19h30 théorique et plus près de 20h en pratique. Sans compter les établissements pour lesquels j'ai eu de bons petits trajets - en les faisant en #Vélotaf ça ne m'a que très très rarement pesé -. Alors retours maisons vers 20h45 ou 21h.

Si l'un de mes jours de repos tombe ou tombait en semaine j'en ai toujours profité pour aller travailler pour mes projets personnels à la BNF. Ces journées étant comptées, j'y reste souvent un maximum possible. Retours à 20h45 aussi.

J'ai donc ce soir découvert le charme d'un retour chez soi à 18h, comme finalement pas mal de gens et qu'effectivement, on peut alors avoir la sensation qu'il y a une vie après le travail, de la place pour du sport ou d'autres engagements. Je n'ai pas l'habitude, je trouve ça surprenant. Mes enfants étant adultes je n'en ai plus tant besoin, mais je comprends soudain mieux bien des choses : j'avais tout simplement oublié que ce genre de régularité et de disponibilité dans un emploi du temps pouvait exister. 

La plupart des personnes que je fréquente exerce des métiers où les horaires sont décalés ou sans limites précises. 

Et j'ai hâte de reprendre une vie de libraire, même si son rythme est bien différent. Hâte aussi de reprendre les entraînements, une fois passés les congés scolaires.

Au passage, j'ai découvert que La Tour, que je connais plutôt en journée, en dimanche ou le soir tard assez éteinte, aux heures encore utilisées mais néanmoins nocturnes d'hiver était très illuminée. Et qu'une crèche était ouverte, en fait peut-être depuis déjà un moment, dans mon quartier. C'était la première fois où je passais devant à une heure d'aller et venues et de lumière allumée. Le quartier où l'on habite n'est pas exactement le même selon que l'on est ou non en activité. Je le savais, mais n'en avais pas déjà pris conscience de façon aussi ... lumineuse.

PS pour les éventuels cambrioleurs : ce n'est pas parce que je rentre plutôt tard que les autres membres de la famille en font autant.

 

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(1) Dès lors quoi qu'il advienne, je n'aurais pas perdu mon temps. C'était de belles rencontres.


Les coupures urbaines et le sentiment d'enclavement (?)

Video posée dans l'attente d'avoir le temps de la compléter par un billet

 

C'était il y a deux ou trois ans, du coup peut-être quatre ou six car le temps file plus fort que la mémoire n'en croit, un jour où je devais partir de chez moi avec un horaire à contenter. Mais voilà qu'en voulant accéder, à pied, Porte de Clichy - je devais, je crois, aller prendre côté Paris le RER C - j'étais arrivée sur une scène impressionnante de bouclage intégral d'une zone donnée. 

Alerte à la bombe, disaient les gens comme moi refoulés et qui semblaient tenir l'information des forces de sécurités en train de mettre en place barrières et cordons. 

Je m'étais vite mise en quête d'un autre mode de transports, l'avantage à Paris ou tout contre c'est qu'ils ne manquent pas, j'étais sans doute allée jusqu'à la gare SNCF prendre un train, ou j'avais pris un vélib et fait un grand contour, et j'avais pu poursuivre la suite de ma journée. Il n'empêche que cet incident avait constitué pour moi le début d'une prise de conscience : celle des coupures urbaines.

En effet si le passage vers Paris à la hauteur de la porte de Clichy était fermé, je n'avais guère d'autre solution en tant que piéton qu'un grand détour avant de trouver un autre point possible de franchissement du périphérique. Il ne s'agissait pas d'un simple détour de deux ou trois rues contiguës, mais de vingt bonnes minutes de marche à tout le moins.

D'un autre côté du quartier, se trouvent les voies de chemin de fer. Là aussi un pont à franchir ou des passages inférieurs, six cents mètres au moins entre chaque, si l'un d'eux venait à être fermé. 

Vers le nord / nord-ouest, la frontière c'est la Seine. Les ponts sont séparés les uns des autres d'environ au moins un kilomètre. Si l'un d'eux vient à être bloqué, ça prend un temps, à pied, de pouvoir passer. 

Reste l'est, seule voie sans coupure violente, quoiqu'ensuite une fois dans Saint Denis, les axes autoroutiers et d'accès à ceux-ci constituent là aussi une coupure urbaine pas si simple à franchir.

Depuis cette prise de conscience, je nous sens enclavés. En cas de catastrophe urbaine, politique ou naturelle, la solution de s'éloigner pourrait n'être pas si aisée. Il aura fallu cette video pour que je parvienne à mettre les mots sur cette vague inquiétude, liée à une forme inattendue d'insularité. 

video : Les coupures urbaines par Frédéric Héran

 


Des enfants qui jouent et des cigarettes qui changent [de nom]

 

    Ce matin des enfants du voisinage ont joué sur leur balcon. Comme j'avais la fenêtre ouverte, j'entendais des bribes de leur scénario. Rassurée qu'à l'heure d'une époque où l'on veut que chaque activité soit intentionnelle, la performance permanente et les jeux vidéos le loisir principal des jeunes, il reste encore des mômes pour trouver plaisir à s'imaginer des histoires et les incarner. 

Je me suis demandée, tentant de rassembler mes propres souvenir, d'à quel moment on perdait généralement cette faculté d'imaginer des petites histoires et de (physiquement) s'y projeter. Il me semble qu'être romancière ou romancier, c'est ne pas renoncer à cette capacité. Il n'empêche qu'on la met en mots au lieu de la vivre. 

Reste que certains adultes (relativement fortunés ?) se livrent aux GN et c'est peut-être une façon de prolonger ou retrouver cette capacité.

 

*                                   *                                    *

Je découvre ces jours-ci le métier de buraliste. La réponse à ma question des horreurs photographiques sur les paquets m'est donc parvenue en direct : on s'arrange pour que dans le stockage elles ne soient pas visibles et par la suite lorsqu'on les manipules comme on s'efforce de servir vite le client, on fait la mise au point visuelle sur le nom du produit. Il est évident que le métier devait être infiniment plus facile lorsque les paquets étaient identifiables.

Comme je ne fume pas et n'ai jamais fumé et vis dans un entourage non-fumeur, je suis d'une grande ignorance quant au nom des produits. Je me sens presque un peu comme le héros de Epépé , ou carrément comme Bill Murray dans Lost in translation,  arrivée dans un monde au langage qui ressemble à d'autres que je connais sans pour autant être rien de connu. 

Un des éléments les plus surprenants pour le ou la novice, est que les consommateurs énoncent des noms, le plus souvent anglais qui ne correspondent pas aux noms, le plus souvent anglais, figurant sur les paquets. J'ai fini par capter une bribe d'explication : il y a un paquet de temps les cigarettes surtout celles produites par les fabricants anglo-saxon avaient des noms très chics en anglais. Puis il y eu en France un décret qui obligea à vendre les produits avec un nom français. Alors ils se sont mis avec plus ou moins de bonheur à rebaptiser leurs paquets. Les consommateurs, pour leur part s'en tenaient à l'ancien nom. Par la suite les fabricants durent se plier à la contrainte du paquet unique avec photo pour faire peur mais libérés de la contrainte anti-anglophone. Alors ils ont remis des noms en anglais. Mais pas forcément les mêmes. Quant aux consommateurs, à part les nouveaux candidats à l'encrassage personnalisé de poumons, ils s'en sont toujours tenus à la première dénomination, celle de leurs débuts. Du coup voilà les buralistes devenus champions interprètes, pour lesquels il va de soit qu'une Machin Blue est une Machin Gold, qu'une Bidule Extra est une Bidule Slim. Quand tu débarques là-dedans, il y a de quoi se sentir un tantinet largué·e.

Il n'y a presque plus de fumeurs de pipes. Et pas mal de gens qui prisent. Ce que j'ignorais complètement, croyant cette coutume fixée aux temps des très anciennes chansons. Je n'ai pas osé poser pour l'instant la question du tabac à chiquer. J'ai découvert l'existence des tubes et des machines à intuber (j'ignore si c'est le bon terme), étrange intermédiaire entre les clopes prêtes à porter et celles que l'on roule.

Je serais fort curieuse de voir ce que ça donnerait si la légalisation du cannabis intervenait soudain durant ma période dans ce travail. Voir le côté En direct sur le terrain.

Globalement, je suis surprise par les budgets que l'ensemble des gens parvient à consacrer à fumer, jouer aux jeux d'argent et boire des coups dans les cafés. Comme j'ai toujours gagné par un dur labeur - fors quelques périodes malencontreusement chômées - tout juste de quoi boucler le budget familial au mois le mois, je me demande vraiment comment les autres font. 


Un œil gonflé et l'autre non (essai cosmétique)

 

    Mon temps désormais est très organisé. Aussi ce lundi était mon seul jour possible pour l'achat d'un cadeau d'anniversaire prochain. 

Une de mes idées était un produit de soin, je m'en suis donc allée voir vers une boutique dans laquelle j'avais acheté un produit qui me semblait de bon ton, il y a quelques années. 

Sauf qu'entre temps la vente est devenue carrément aggressive pro-active et qu'il était impossible que je m'en retourne avec un simple flacon, les vendeuses avaient visiblement pour consignes de faire tester ci et ça. 

Il n'y a pas si longtemps j'aurais décliné l'offre, avec courtoisie mais fermeté. Seulement l'expérience professionnelle en boutiques que je possède désormais me laissait à penser que les jeunes femmes avaient probablement un objectif de ventes à atteindre. Et de nos jours on stimule plus rarement la vente par des incitations (primes éventuelles) que par des blâmes face aux "attentes non réalisées". Alors je me suis laissée faire, tout en avertissant qu'il y avait peu de chance que j'entreprenne un achat supplémentaire. Mais au moins la jeune femme pouvait cocher la case "essai effectué". 

Au vu de mon âge, elle n'a eu de cesse que de tenter de me refourguer proposer un machin anti-rides ou cernes plissés. Elle a donc avec mon accord et de sa part un joli savoir faire - son application à tout bien faire était touchante - traité un de mes dessous d'œil avec produit 1 magique puis produit 2 magique de soin. Mes yeux au naturel sont cernés en creux sombres et ridés, ce qui est normal à mon âge. Alors je peux confirmer, un des deux produits est à effet immédiat. Et ça faisait frais (pas désagréable). Seulement du coup je me suis retrouvée avec un œil poché. J'imagine que le principe de ces produits est de combler les rides par gonflement. Et que ma peau, peu habituée à être traitée a réagi particulièrement fort. Au bout du compte le résultat était plutôt pire que les cernes en creux. 

J'ai décliné l'offre, préférant mes rides creuses, et très amusée par la démonstration qui avait un effet inverse à celui de créer l'impulsion d'achat. 

Et puis même si j'ai pris une recharge d'autre chose - un produit que je connaissais déjà -, j'ai carrément changé d'idée de cadeau. Trop vouloir vendre casse des ventes, parfois. 


Comme une impressionnante cavalcade (version motorisée)

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Le carrefour était bloqué, personne, pas même des véhicules de police toutes sirènes hurlantes ne pouvait passer. Alors ceux qui les conduisaient ont profité que le trafic de tram était perturbé pour passer à fond la caisse par les voies dudit tram.

Ça faisait très "film". 

Je me demandais cependant quelle pouvait être l'urgence qui nécessitait tant de véhicules et une telle prise de risque. Problème sévère à Saint-Ouen ?