Les suites de l'incendie de Notre-Dame parfaitement résumées

Capture d’écran 2019-04-30 à 22.47.36

... par Alice sur son blog (le billet est plus long que l'illustration que j'en partage ici). Je partage sa sidération pour la virulence des déchaînements, sachant que dans l'ensemble et globalement nous nous sentons toutes et tous bouleversés.

 

Il y avait un bel élan toutes tendances confondues pour être soulagés qu'il n'y ait pas de victimes (1) et vouloir que l'on rebâtisse. 

Et aussitôt, ça s'est déchaîné pour se fritter. 

J'étais récemment à un repas où une jeune femme (c'était avant l'incendie) expliquait sa stupeur quant à ce comportement des français : passer une soirée à presque en venir aux mains sur un ou deux sujets et puis le dîner est presque fini, quelqu'un se lève et propose courtoisement, café ou tisane ou pousse-café et tout le monde redevient les meilleurs amis. 

Nous venons de donner à l'échelle d'une nation un fabuleux exemple de cette capacité à s'engueuler violemment alors que sur l'essentiel nous sommes d'accord, et malgré nos divergences partageons la même émotion.   

 

(1) Les alarmes à incendie ont si bien fonctionné qu'il n'y avait aucun signe ni odeur à telle enseigne que l'organiste et un prêtre une fois l'évacuation des passants et fidèles effectuée étaient rentrés chez eux persuadés d'un exercice ou d'un dysfonctionnement. [lu dans un article de Ouest France]

PS' : J'aime beaucoup ce qu'Alice écrit aussi du jour même. Comme elle s'apprêtait à subir une intervention chirurgicale, le décalage entre la pression de nos vies quotidiennes et cette catastrophe est chez elle encore plus saisissant. 

PS'' : Lu chez David Madore, qui fait partie des personnes qui savent exprimer les choses avec une clarté qui me donne l'impression d'être plus intelligente que moi : 

Petites pensées rapides sur l'incendie de Notre-Dame


Le vrai boulot des gens (et quelque chose du 13 novembre 2015 en passant)


    Depuis quelques temps je m'efforce de suivre l'émission de fin d'après-midi "LSD la série documentaire" de Perrine Kervan sur France Culture, dont les enquêtes disent beaucoup de nos vies d'aujourd'hui, en laissant, me semble-t-il respectueusement, la parole aux gens "qui font".

Celle de cette semaine qui reprend, si j'ai bien compris, un travail antérieur, portait sur le travail de la police scientifique à Paris et ses alentours

J'ai cru écouter d'abord comme lectrice et autrice potentielle de polars, et très vite j'ai été captivée comme on peut l'être avec presque n'importe quels métiers dont le quotidien concret nous était étranger. Toutes celles et ceux qui témoignent sont impressionnant•e•s de calme, s'efforçant d'expliquer de sur une scène de crime ou d'accidents ou de catastrophes, lorsqu'ils doivent prendre en charge des cadavres techniquement, c'est le boulot qui prime, la concentration, qu'il faut cloisonner, éviter de songer à l'humain vivant que fut la dépouille. Plusieurs répètent, c'est le travail, c'est comme ça. On n'est pas des héros, vous savez on s'habitue. Et puis il y a ceux qui n'ont pas de tracas à s'occuper des carcasses mais ne sauraient faire face aux proches, celle qui en revanche parvient à mettre la compassion de côté et se met en écoute attentive pour parler aux familles lors de la collecte d'éléments pour aider aux identifications. 
Il est question aussi du cadavre de trop, le moment, différent pour chacun où la distanciation professionnelle ne tient plus et qui signifie que l'on doit changer de poste avant que d'être moins efficaces ou se laisser dévorer - comme quoi ça n'était pas si facile, en fait, ces métiers -.

Et puis il y a cette émission particulière dédiée au travail consécutif aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Surtout n'allez pas l'écouter si vous ne vous en sentez pas le courage. Mais si vous le pouvez, d'une façon terrible, ça fait du bien : même s'il y eut des cafouillages - dus à des ordres et contrordres et délimitations de périmètres d'interventions pas assez nettes, en haut lieu ; ainsi qu'au fait qu'on n'avait jamais eu tant de victimes d'un seul coup à Paris depuis les combats de la Libération (1) -, les professionnels de la police scientifiques ont fait un boulot énorme et qui force l'admiration. En particulier la façon dont comprenant qu'il se passait quelque chose, quelques-uns étant au Stade de France à suivre le match de foot de ce soir-là, avant même de recevoir des ordres ils s'étaient déjà mis en contact avec leur service et s'étaient avertis. Et puis les heures de travail sans relâche qu'elles et ils se sont enfilées. Une femme témoigne qu'elle fut loin de chez elle pendant 10 jours après un bref repos le samedi après-midi. Il y a aussi celui qui pendant des semaines a eu pour tâche d'analyser l'enregistrement audio qui du fait qu'il s'agissait au Bataclan au départ d'un concert est devenu celui de la tuerie. C'est particulièrement intéressant et impressionnant ce qu'il dit.
La question est également abordée du surcroît de travail consécutif pendant plusieurs mois dû non pas tant aux tâches directes mais à tout ce qui n'avait pas pu être traité d'autre de l'activité d'en temps normal et qui s'était accumulée.

Et puis toutes et tous, d'insister, je n'ai fait que mon travail. De toutes façons il fallait bien le faire, on l'a fait. Grande gratitude envers eux.

 À retenir pour le cas de prochaines attaques, éviter de tenter de joindre la personne pour la vie de laquelle on s'inquiète, ça peut risquer de la signaler aux agresseurs si elle est encore vivante à ce cacher. Et puis en cas plus tard de non réponse envoyer un SMS indiquant Ce téléphone appartient à ... , notre identité, ce qu'on est pour la victime potentielle, et comment nous joindre.

 

 PS : écoute fortement conseillées à toutes celles et ceux qui écrivent des polars ou des scénarii de séries policières.

 

(1) Et aussi que jusqu'à présent les plans d'urgence en cas d'attentats étaient orientés "attentats à la bombe", car ce type d'attaques où les gens se font tirer dessus puis les terroristes se font exploser n'avait pas en France encore de précédent. 


État d'âme

 

    Ce luxe que c'est, car ça nécessite que les choses soient calmes et l'emploi du temps pas trop bousculé.

Noté donc ceci ce matin sur FB, et comme je me dis qu'il y aurait sans doute matière à un billet je le reprends ici 

Dans la continuité d'une conversation récente, constate grâce à un rythme de vie plus calme revenu (première période depuis avril 2016) qui me laisse le temps de penser, que celle et ceux qui sont brutalement partis me manquent effectivement comme des morts. C'est-à-dire que je pense à eux, je les aimerais encore là, mais c'est une personne figée telle qu'en mes souvenirs et qui n'est pas la personne qu'ils sont quelque part ailleurs avec d'autres actuellement.
(et que j'ai très envie de revoir les ami-e-s perdu-e-s de vue ces dernières années pour cause de sur-activité et zéro temps disponible, mais ça, ça n'est pas surprenant)

avec son PS

Le hic étant qu'avec les vols subis en 2017 et le téléphone puis l'ordi avec l'agenda et le répertoire attenant, je n'ai plus aucune coordonnées d'un certain nombre de personnes qui me sont chères (tout en ayant récupéré par voie automatique des contacts principalement téléphoniques dont je n'ai plus la moindre idée, anciens collègues ? rencontres professionnelles ponctuelles ? blogueurs des tout débuts ?)

Ici j'ajouterais qu'alors que nous ne nous connaissions que de vue et pour moi de lire ses écrits, il y a un réel poids de l'absence de Mathieu Riboulet. Sans doute parce qu'il était proche de pas mal d'ami-e-s pour qui il a beaucoup compté - il présentait les gens les uns aux autres qui ensuite en faisaient quelques choses, visiblement c'était en lui comme un don d'association -. Bien sûr l'omniprésence de son absence au colloque Bessette a renforcé ce sentiment, cette sensation. Mais elle pré-existait. Son fantôme me demeure présent. Comme l'est celui d'Honoré.
Sans doute qu'au fond de moi je refuse qu'ils soient totalement définitivement absents. 

 

 

 


Jan Palach, le football, les affaires d'état et le temps disponible

 

    Je lis ces temps-ci "La vie brève de Jan Palach" d'Anthony Sitruk, dont je pense qu'il est une bonne approche contemporaine pour des jeunes qui n'ont rien su du sacrifice du jeune étudiant tchèque en son temps. Le fait d'allier à la reconstitution des faits historiques le présent d'un homme de maintenant et ses interrogations peut rendre le sujet accessible et c'est bien.

Parmi les questions que l'auteur se pose et nous pose, revient celle de notre apathie face à la marche néfaste du monde, ce que Jan Palach par son geste souhaitait réveiller. C'est quelque chose qui me titille moi aussi, et chaque fois que j'ai pu ou ressenti que je devais militer je l'ai par moment fait. Mais bien des fois je n'ai rien fait parce qu'entre mes devoirs familiaux et mes obligations professionnelles, je ne pouvais guère me libérer.  

C'est ce qui nous sauve et ce qui nous entrave. Le quotidien qu'il faut assumer. Que l'on ne peut jamais laisser bien longtemps entre parenthèse lorsque l'on ne fait pas partie de ceux qui ont les moyens et l'aptitude de déléguer à d'autres leurs tâches du quotidien.

En cette période de resdescente d'euphorie après une victoire de l'équipe nationale à la coupe du monde de football, accentuée par le déroulement d'une affaire d'état - j'ai ri aux premiers jours tant une part ubuesque et burlesque s'exprimait, mais je la trouve effarante et très inquiétante, pas d'illusion sur la suite, ce qui est probable c'est qu'après le vacillement, la surveillance et la répression du moindre mouvement de protestation se feront encore plus fortes, dûment pourvues de validations officielles que cette fois le gouvernement aura pris soin de faire préciser par avance,
(J'espère me tromper)
en cette période donc il est particulièrement flagrant d'à quel point lorsque l'on fait partie du menu peuple le moindre jour détaché de la besogne se paie cher en rattrapage à assurer.

Concernant le football c'est particulièrement flagrant. Du moins pour qui s'y intéresse, même sans nécessairement faire partie de qui le suit au jour le jour au fil des ans. 
Les débuts d'une compétition telle que la coupe du monde s'accompagnent d'un regain d'énergie : on met du cœur à son ouvrage sachant que plus tard dans la journée viendra le moment récréatif de suivre un match. 
Puis pour peu qu'aucune catastrophe n'intervienne et que le tournoi soit réussi, ce qui fut splendidement le cas ce coup-ci, du beau jeu, des buts, on est pris par l'événement, voir la suite devient important. On aménage notre emploi du temps, ou l'on regrette de ne pouvoir le faire.
À un moment les choses s'emballent et l'on met sous le boisseau une part de nos corvées afin de parvenir à rester sur la vague, comme sous sa protection. 
Qu'il y ait défaite à un moment donné ou bien victoire tout au bout, la redescente est presque la même : tout ce qui avait été mis sur le côté reprend ses droits. Le travail nous réclame ou si l'on en a pas d'en retrouver afin d'assurer notre subsistance, le travail de la maison ne peut souffrir une trop longue période sans.
La liesse régresse, y compris pour celles et ceux qui peuvent enchaîner sur des congés : il faudra bien que quelqu'un s'y colle de préparer les repas, faire les courses, les vaisselles ou les lessives, ranger et nettoyer. Il faut surveiller les comptes, de plus en plus souvent rester en lien avec le travail qui ne saurait souffrir d'une période prolongée d'absence absolue.

Le phénomène, la joie et la prévisibilité des étapes en moins reste le même pour une affaire d'état : impossible de suivre de près ses développements si les choses se prolongent au delà de quelques jours. Les spin doctors le savent qui poussent à jouer la montre. La précarité de plus en plus généralisée accroit le phénomène : de moins en moins de boulots sont routiniers, on se retrouve requis-e , rentrant chez soi avec la fatigue de la journée sans forcément la force de faire l'effort de se tenir au jus.

Les consciences ne sont pas nécessairement endormies, elles sont accaparées. Sans pouvoir se permettre de se détacher trop longtemps du quotidien qui nous épuise mais fait qu'on tient. 

Je vous laisse, j'ai à faire. Bien obligée.

 


Une allégresse

 

    Une période de ma vie professionnelle va bientôt prendre fin ; compte tenu du contexte - je ne suis toujours pas revenue à mon équilibre après le décès de ma mère couplé à d'autres difficultés sérieuses concernant ma famille au sens large ; j'ai fait ce qui était devant être fait, mais il reste toutes sortes de tâches moins urgentes, pas moins importantes à accomplir - c'est peut-être quoique triste une chance. Tout s'est aussi passé comme si j'avais utilisé un de ces ustensiles d'aide au regonflage quand un pneu de vélo est crevé. OK ça permet de finir le trajet, il n'empêche qu'à un moment il faut bien s'arrêter et vraiment réparer. 

Le temps est bientôt venu de le faire. Vraiment réparer. Ne plus tenir le deuil à distance à coup de sur-occupation professionnelle mais le laisser enfin traverser. Cette perspective, paradoxalement, me remplit d'allégresse.

J'ai bien d'autres projets pour la suite et eu de bonnes nouvelles récentes de ma santé ce qui me laisse croire à un possiblement bel avenir.

Mais d'abord finir les choses bien, puis souffler, faire bien du sport (sans forcer, comme pour une convalescence), prendre enfin le temps de pleurer, écrire, ranger, tenter de remettre enfin d'aplomb l'organisation de la maison.

Et dans le très immédiat, objectif Cublize : parvenir à le boucler, ce triathlon distance M. Malgré qu'entre le travail très prenant et le déménagement des affaires et meubles de mes parents, je n'ai pas pu m'entraîner comme il eût convenu. Et cette allégresse-ci est en forme de défi. 


Tu peux compter sur moi

C'est venu en statut FB mais je le dépose là pour ne pas l'oublier


 C'est impressionnant à quel point derrière chaque réussite dans un travail de création il y a à un moment quelqu'un ou plusieurs qui ont tendu la main à celui ou celle qui avait le quelque chose et l'envie d'y travailler. C'est un parent, un enseignant, un conjoint, un pote d'entre les potes, un autre qui en est passé par là, s'en est sorti et aide les suivants, parfois une relation qui joue le mécène. Ou alors : une fortune familiale qui permettait de n'être pas obligé de perdre sa vie à la gagner.
Depuis que je suis rentrée hier soir, je cherche une exception et n'en trouve aucune ou peut-être un seul mais je pense que sa femme joue un rôle plus important qu'il n'en a conscience (il n'a pas la charge mentale de l'intendance chez lui).
Depuis que je suis rentrée hier soir je me dis aussi qu'il y a des parents formidables à un point que je n'imaginais pas possible.

Le système économique dans lequel nous vivons nous pousse à être individualiste mais y a pas à tortiller, les êtres humains, quand on s'en sort pour des trucs bien (1), c'est toujours collectif quoi qu'on veuille nous inculquer. 
Notre individualité ne compte que dans ce qu'elle permet de contribuer, en étant le réconfort des précédents, la courroie de transmission des suivants, en laissant d'éventuelles traces qui les aideront ou en aidant ceux et celles qui sont à même de le faire. 

 

(1) Je ne parle pas de faire fortune et d'épuiser le monde entier


Courage Kevin !


     19424225_10211140613204256_787983641398322188_nJ'ai assisté le 24 juin (2017) à la victoire de Kevin Maurel au triathlon de Deauville. Il avait surclassé les autres concurrents parmi lesquels certains de haut niveau.

Il se trouve que je prenais des photos près de l'arrivée, pour les camarades de mon club (1).  34790038773_274ecab7ca_o

Alors bien sûr il y avait la joie de la victoire, il s'agissait d'un L (2) finir n'est pas à la portée du premier venu, finir dans les premiers est vraiment gratifiant, mais j'ai perçu quelque chose de plus, dans sa manière élégante de la savourer, dans l'ampleur de l'écart avec qui le suivait, j'ai songé Tiens, c'est quelqu'un qui s'autorise enfin [et développe son talent]. Presque aussitôt je me suis dit qu'il serait temps que j'arrête d'inventer des et les histoires de chaque personne croisée, que ça suffisait de se faire des films, qu'on imagine mal des parents dire à un enfant grandissant, Ne fais pas de triathlon et passe ton bac d'abord.

Il en est simplement resté que j'étais contente pour lui, un peu comme s'il avait été un camarade du club qu'aux entraînements je n'aurais pas beaucoup croisé mais avec lequel il y aurait eu ce lien de même appartenance.

Voilà qu'aujourd'hui, par la grâce d'un lien relayé par une amie, je tombe sur cette interview de l'athlète.

Il y déclare entre autre : 

"Je ne me suis jamais vraiment investi dans le triathlon. J’étais très irrégulier dans mes entrainements et j’avais d’autres préoccupations professionnelles. Pour moi le sport restait un moyen de retrouver mes amis pour passer de bons moments à l’entraînement et m’aérer la tête avant de rentrer à la maison.[...] En juillet 2016 je me suis séparé de mon employeur pour diverses raisons. C’est à ce moment que je me suis investi dans le triathlon. Je me suis laissé 3 mois d’entraînement pour « performer » sur le 70.3 de Vichy. J’y ai pris la 2e place (course réservée aux AG) au scratch. J’ai enchaîné 1 semaine après avec les Trigames, un triathlon LD avec 2000mD+ dont Anthony Pannier et Marcel Zamora étaient les têtes d’affiche. À ma grande surprise, j’ai remporté la course. [...] Après ces 2 résultats, je me suis dit qu’il y avait quelque chose à tenter et 2017 était  l’année ou jamais. J’ai décidé de me laisser une année pour voir jusqu’où le triathlon pouvait me mener."

Me voilà donc d'autant plus admirative. Mon expérience d'existence m'a rendue d'autant plus sensible aux trajectoires non linéaires et aux succès de ceux qui n'ont pas toujours eu les vents favorables dans leur navigation. 

Je lui souhaite de tout cœur de pouvoir continuer un bon moment au plus haut niveau. J'imagine que comme dans d'autres sports loin du football pour les hommes, être professionnel signifie seulement avoir un emploi aménagé, mais qu'il convient de tenir quand même, et que ça ne doit pas être simple vu l'intensité et la régularité des entraînements requis. 

 

 

(1) que selon ma mauvaise habitude, je n'ai pas encore trouvé le temps de partager entièrement. En fait la plupart des membres du club utilise FB mais ça me gêne toujours autant, au vu de la politique de récupération des données de ce réseau social, d'y partager trop d'images (et aussi parce que les albums importants ne sont pas pratiques à consulter). Une dropbox semble s'être égarée. Je vais sans doute utiliser flickr.

(2) 1,9 km de natation, 85 km de vélo, 21 km de course à pied.


Livin' in a gangsta's paradise

Power and the money, money and the power
Minute after minute, hour after hour
Everybody's running, but half of them ain't lookin'
It's going on in the kitchen, but I don't know what's cookin'

 

Capture d’écran 2017-05-08 à 13.59.12

Bien des réactions souvent très drôles (et très soulagées) de la part de ceux que je fréquente sur les réseaux sociaux. C'est le bref moment où l'on peut se marrer avant que les difficultés ne reprennent. 

Pas plus qu'un autre cet homme élu ne pourra faire de miracles, mais peut-être, qui sait, fera-t-il moins de dégâts que nous ne le craignons, voire mêmes quelques bonnes choses en passant. Je sais assez bien dissocier le sort d'une nation à celui de chaque personne, et il se peut fort qu'un dirigeant qui contribue à mettre les gens de mon niveau social dans les difficultés soit bénéfique au pays, à l'ensemble de cette vaste collectivité. Je ne sais. Je tiens celui-ci pour respectueux de la démocratie (et infiniment plus que son adversaire défaite). Espérons qu'il ne nous décevra pas de ce point de vue là.

En attendant parmi toutes les réactions j'ai envie de conserver trace de celle-ci, de Thibault Brock que je ne crois pas connaître mais qui était relayé sur Twitter par des amis.  Elle tient du trait de génie.

L'original de la composition de Coolio est  et l'intégralité des paroles ici.  Vous avouerez que c'est diablement bien vu.

Il paraît qu'en vrai c'était L'hymne à la joie (note aux lecteurs du futur : c'était l'hymne européen en ces temps-là). Et c'était beau et cohérent comme choix (1). 

 

(1) que la politique soit devenue essentiellement de la com' me peine mais quand le staff de com' d'un-e politicien-ne fait du bon boulot, je sais admirer aussi. 

PS : Pendant qu'on y est, il conviendrait qu'il apprenne à poser un peu sa voix vers les graves s'il veut incarner sa nouvelle fonction, ce nouveau président. Plus de profondeur, davantage de respiration. 

PS' : Même si je ne partage pas tout je suis très d'accord avec ce déroulé de Maître Mo, et, oui, le "côté robotique" me met mal à l'aise aussi.  

PS" : Et là tu t'aperçois que Gangsta's paradise date de 1995 et tu te prends, vlan, un chanmé coup de vieux


Nouvelle cour (de récré)


    Ça fait un moment qu'avec les amis on ne se sentait plus chez nous sur Twitter qui tendait à ressembler à FB et puis la pub, non mais.  Alors bien sûr, pour peu que l'on ait un boulot qui demande quand même un tantinet de communiquer (au hasard, libraire, avec des rencontres organisées), on reste sur ces gros réseaux. Et je pense que niveau infos, Twitter restera le plus (ré)actif un moment encore, d'autant plus qu'au fil du temps j'ai les bons fils à suivre - hier encore, hélas, pour Stockholm, bien qu'étant au boulot, et pas à consulter mon téléfonino, j'ai su très vite -. 

Je suis très heureuse d'être sur Framasphere, mais ce quartier s'est révélé être davantage celui de photographes avertis - ça me va aussi -. Seulement force était de constater que la plupart des potes n'avait pas suivi.

Voilà que cette semaine, influence d'un article des Inrocks ?, ou que sais-je, mes ami-e-s des blogs se sont comme une seule femme inscrit sur Mastodon, via une instance qui m'a fait aussitôt me sentir chez moi.

La mayonnaise a pris et je pense que cette fois-ci on tient notre nouvelle cour de récré. Avant qu'elle ne soit gâchée par les réactionnaires, les publicitaires et les néo-fachos peut-être qu'on pourra s'y amuser un brin.

Grand merci à Alda 

Welcome to Mastodon

ainsi qu'à Kozlika qui m'a inscrite car mes horaires étaient peu compatibles avec les fenêtres d'inscriptions et qui comme au bon vieux temps, a écrit LE tuto pour les débutants : 

Mastodon, premiers pas

Longue vie (sans publicité) aux chouettes instances et à tous les mastonautes. 

 

PS : JK, please, attends un peu, les serveurs sont (pour l'instant) fragiles ;-)