Les maths me manquent (et la physique aussi)

 

    Seulement j'ai bien conscience que mes capacités de compréhension et recherches de solutions (même pour le plaisir) ne sont plus ce qu'elles étaient. Je me souviens d'un temps où en y mettant assez de patience et d'application, beaucoup plus que les vrais bons qui eux l'emportaient aux concours, rien ne pouvait résister à ma compréhension. Il est révolu depuis le milieu de la trentaine (en âge) et je me sens comme un vieux perchiste qui a gardé une bonne condition physique mais perdu son explosivité : les barres hautes, ça ne passe plus.

Alors ça me fait du bien de regarder les videos de David Louapre et lire son blog, lire aussi celui de David Madore ça me console un peu et apaise mon cerveau. Merci à eux pour leurs efforts de pédagogie et vulgarisation.


J'espère qu'en vrai pas (un (dernier ?) en vrac)


    Même si j'en étais le plus souvent une lectrice silencieuse manquant de la disponibilité nécessaire pour suivre tous les liens, je lisais toujours avec plaisir et intérêt les En vrac (1) de Tristan Nitot. Voilà qu'il annonce que celui-ci sera sans doute le dernier. 
Zut. 
(mais en tout cas merci pour tous ceux qui furent publiés, tout ce que j'ai pu y apprendre ou comprendre)

(1) Je lisais avec intérêt les autres billets aussi, je veux pas dire.


marcher sans but (Je ne sais pas)

 

    C'est une émission de radio si intéressante à mes yeux qu'elle a failli me mettre en retard pour le trail de Saint-Prix, qui m'en a fait prendre conscience : je ne sais pas marcher sans but. Contrairement à Louis Guilloux qui "déambulait à travers les rues mais sans aller nulle part" (en plus de ne pas faire son jardin). Encore un élément "de l'ancien temps" que m'ont transmis involontairement mes parents. 


Petite histoire du Brexit with flags

    Quand ta journée de travail fait 9h45 (voire 9h55), sans un gramme de temps à part aux trajets en train pour consulter ton téléfonino sans même parler d'un ordi, tu te demandes un peu si une fin du monde n'a pas eu lieu pendant que tu taffais, ou plutôt tu te dis qu'elle n'a pas dû avoir lieu car les livraisons semblaient normales. Les livraisons, ce truc qui te relie au monde.

Alors tu regardes tes fils infos sur Twitter.

Et tu tombes sur quelqu'un qui a expliqué le Brexit d'une façon jolie, hilarante et si vraie.

Un grand merci @collabblues 

 


L'athlétisme, on y revient

(video personnelle : Le ballet des poseurs de haie)

Parce que Filip Ingebrigtsen avait annoncé sa participation via son compte instagram ; puis que son frère Jakob en avait fait autant, je m'étais offert un billet pour le meeting de Paris à Charlety.

Je ne crois pas avoir déjà assisté à un meeting d'athlétisme dû moins à ce niveau et j'ai été enchantée et fascinée. Au point de souhaiter d'ores et déjà prendre les places pour le championnat d'Europe l'an prochain et les J.O. de 2024 (pour ce qui est de louer notre appart à prix d'or et se réfugier en Normandie pendant la compétition, c'est raté ;-) :-) !)

J'ai une admiration particulière, doublée de reconnaissance, pour les frères Ingebrigtsen, pour la famille en fait : la série-réalité dont ils sont les protagonistes, du moins dans les épisodes axés sur leur travail, m'a donné un supplément de courage pour un peu tout. Or il en faut lorsque l'on a une béta thalassémie mineure, qu'on se bat pour travailler et qu'on a un esprit qui pousse au sport et un corps qui a défaut d'être doué aime et réclame ça. On voit en les suivant à quel point le travail paie ("Rien ne résiste au travail" dit Pierre Trividic, et là on le voit physiquement sur des efforts concrets) et ça donne de la force pour soi-même se bouger.

Alors je n'allais pas manquer une occasion de les voir en vrai. Sur 1500 m c'est 3 minutes 30 et donc un peu frustrant, mais effectivement fabuleux - pour qui s'intéresse assez suffisamment aux sports au point de pouvoir apprécier les subtilités techniques en plus que d'être bluffé·e par la vitesse. 

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C'est l'ensemble du meeting qui a été un éblouissement, en particulier le ballet de celleux qui secondaient, toute cette chorégraphie, l'organisation millimétrée (libérer telle partie du stade pendant que telle autre est occupée, préparer la suite dans une partie ou ça peut).

J'ai seulement été déçue que la perche soit dans un endroit entre la piste et un gradin où lorsque l'on était en face on ne voyait pas bien, l'athlète se détachant peu sur la foule en arrière-plan et légèrement gênée par le fait que comme tous les athlètes soutenus par un même équipementier avaient le même maillot on avait l'impression d'une seule et même équipe, ce qui n'était pas le cas.

Pour le reste, que d'exploits ! et comme c'est impressionnant vu directement, avec notre propre choix de ce que l'on souhaite suivre.  


La position du cycliste

 

    Ce matin alors que je découvrais une video de plus sur les automobilistes au comportement dangereux qui en rajoutaient de façons très menaçante après que le cycliste ait signalé son mécontentement, j'ai émis les touites suivants, pas trop certaine de la pertinence de l'idée que j'en avais 

 

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J'ai alors reçu une belle réponse de la part de Colin Leroy-Mira, 

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dont voici donc le lien vers le billet de blog, qui mérite d'être lu : il dit bien mieux que moi ce dont j'avais confusément l'intuition. 

Du mauvais côté de la barrière : ma seule expérience de la minorité

Merci encore à lui.


Apprendre longtemps après la mort d'un ami

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C'est un homonyme à l'orthographe légèrement différente et que la ville de Houilles honore d'une petite rue qui m'a fait penser à lui. 

Je me suis dit, tiens ça fait longtemps qu'il n'a pas écrit ni donné de nouvelles.

Et j'ai vaguement un doute triste. L'impression que quelqu'un m'avait dit quelque chose. Une grave maladie ?

De retour chez moi, le soir, je cherche son nom sur l'ordi. Plus de livres depuis un moment mais des peintures. Et une interview qui date de l'automne dernier

Il n'a pas de page wikipedia. Aurait pu. Puis je vois quelque part "personne décédée". Puis autre part des choses mais qui concernent des homonymes (dont un garde-chasse de la ville de Paris dans les années 70 ou 80). C'est sur son profil FB en commentaire d'un statut datant du 27 septembre portant sur une conférence, que je lis un dialogue entre des personnes qui le connaissaient, dont l'une explique aux autres qu'il serait mort d'une crise cardiaque durant son sommeil, une nuit d'octobre 2018.

Et je m'aperçois que non seulement je l'apprends mais qu'au fond je ne sais pas franchement si je le savais déjà, ce qui n'est pas impossible, qu'on me l'ait dit et que ça me soit paru tellement inconcevable que j'ai gommé l'information de ma mémoire. Mode Eternal sunshine of the spotless mind On. Ma vie a été particulièrement chargée depuis le début du moment où ma mère en 2016 est tombée malade et je n'exclus pas d'avoir été trop engloutie par un quotidien trop dense pour avoir bien lu tous mes messages sur la période dont peut-être celui qui annonçait la nouvelle. Ou d'avoir été à ce point frappée d'incrédulité qu'elle ne s'est pas imprimée dans mon cerveau actif, qu'elle n'ait fait qu'y transiter.

Nous n'étions pas intimes, échangions parfois au sujet d'un livre, nous croisions lors d'événements littéraires. Je n'avais pas su que son virage vers la peinture était lié à des problèmes ophtalmiques qui le gênaient pour (lui empêchaient de ?) lire et (d')écrire.

Je suis soudain triste ce soir comme si sa mort était à peine survenue. Et si triste pour ses proches, dont j'espère qu'ils ou elles sont à l'heure actuelle en train de commencer à remonter la pente. 


La récupération [triathlon]

 

    Finalement je me suis accordée du point de vue de l'entraînement pour le triathlon une semaine de récupération, qui ne fut pas une semaine sans activité physique - je pense que des activités intenses comme un taillage de haie, valent une séance, du point de vue du cardio - mais sans aucun des trois sports requis. Il s'est trouvé qu'à chaque journée j'avais un certain nombre de choses à faire, et qu'une fois faites il ne restait plus d'autre temps. Par exemple aujourd'hui, tailler la haie à La Haye était impératif. 

Cela dit, et surtout à mon âge (plus de 55 ans), je dois tenir compte dans les entraînements, de la récupération. 

Ce tuto chez IronUMan propose un certain nombre de pistes, j'apprécie son pragmatisme. Je n'en fais pas nécessairement autant, mais voilà ce qui peut ou pourrait se faire. 


Juste ciel ! (Simone Biles)

Un grand un immense merci @Kozlika qui a déposé une séquence de ceci sur Twitter ce matin :

 

[vidéo : U.S. Gymnastics Championships in Kansas City, Simone Biles enchaînement de gym au sol incluant un triple-double soit un triple-twisting double-flip (double salto arrière avec trois vrilles dans les airs)]

C'est le genre d'exploit qui me fait pleurer. L'humanité capable de repousser les limites sans arrêt. Ça va bien au delà de réussir un mouvement de gymnastique.

Grand grand grand respect à elle. Les heures de boulot et de souffrances qu'il lui aura fallu endurer, même en étant extra-douée (1), quand bien même elle carburerait à n'importe quel produit dopant pour avoir la force et l'énergie de tant travailler ou la récupération facilitée, je continuerai à l'admirer.

Le plus fou étant qu'après ce saut triple à couper le souffle, elle produit un enchaînement aux nombreuses difficultés, dont elle semble se jouer. Même en admettant que quelqu'un d'autre devienne capable de reproduite la première difficulté technique, pouvoir continuer sans avoir les muscles tétanisés par l'effort infini fourni est en soi un exploit.

PS : La sortie sur la poutre, est pas mal non plus (2)

[vidéo : U.S. Gymnastics Championships in Kansas City, Simone Biles à la poutre avec une sortie en double-double (double salto, double vrille)]

(1) J'aime la pratique sportive mais je peine à faire une roulade, une roue, un virage en natation, ce qu'elle fait demande outre une détente de folie, une capacité d'orientation dans l'espace en mouvement extraordinaire.

(2) euphémisme, bien sûr


Voyage en Transsibérie (par procuration)

 

Capture d’écran 2019-08-09 à 08.50.54   Je suis une grande voyageuse et une nomade ; ma vie, hélas, ne s'en est pas aperçue. 

Donc en ce mois d'août d'être coincée à Paris avec, par la force des choses, un peu de temps pour moi, je voyage beaucoup grâce à mes ami·e·s et l'internet qui leur permet de donner des nouvelles et à ceux qui ne bougent pas, ou bougent ailleurs, d'en prendre. 

Cette année, je me régale du carnet de voyage collectif de Daniel Bourrion, Jean-Christophe Diedrich et Olivier Toussaint

On the route - Transsibérien

Le site est beau et simple d'accès, un site comme je rêve de me créer quand je serai retraitée. Il met en valeur les photos et les textes, permet les lire ses derniers avec aisance. 

Les photos sont à rester scotché·e de longs moments devant - site à ne pas consulter lorsque vous êtes au boulot, c'est du NSFW d'une façon différente de celle d'habituellement -.

Et les textes impressionnants de dire beaucoup avec peu de mots. Ils me rappellent certains romans de petite taille que l'on glisse dans une poche, qu'on lit, qu'on trouve formidables et l'on en parle aux autres, et ce faisant on s'aperçoit qu'on a tant et tant de choses à dire de ce qu'ils nous ont transmis, qu'on se surprend à regarder leur volume et leur pagination. Il y avait tout ça dans ça ?
Voilà que j'ai l'impression de connaître la Russie d'à présent ; pour très peu de mots finalement. Chapeau.

Grand merci à eux.

 

(pas la peine de cliquer sur l'image, je ne sais pas pour l'instant faire que la photo entraîne vers le site)