Et c'est comme ça

 

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Au fur et à mesure des prévisions de pluies sont remplacées par du gris, du simple gris sans une goutte.

Et c'est comme ça qu'à la fin ... non, rien.

Il serait peut-être temps que je cesse de glisser dans mon sac un K-Way. 
Dans le temps, quand on en avait marre de se faire dracher on disait Si tu le prends il n'y aura pas d'averse. Alors il faudrait peut-être ne plus le prendre. 

Et qu'enfin il pleuve.

(en partant du principe d'une causalité réelle (ha ha ha) et bien sûr qu'il s'agisse d'une condition nécessaire et suffisante)


Champion du monde !

 

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Et moi stupidement fière d'avoir été si motivée à encourager devant mon écran (quelle utilité !) que je me suis réveillée sans assistance, pile à l'heure pour : 


1/ sortir une lessive qui devait impérativement avoir commencé à sécher avant que je parte au travail (car il y avait des habits dont j'avais besoin le soir même)

2/ regarder en direct la finale du 5000 m hommes à Eugène.
(et un peu du décathlon et de la perche aussi)

J'ai le souvenir du gamin de 13 ans des premières saisons de Team Ingebrigtsen et qui disait, calme et déterminé. Je veux devenir le meilleur au monde, je vais travailler dur, je peux y arriver. Ce qu'il a fait.
Et les jours de pas très en forme, il fait 2ème.


OL


    C'est mon #TIL : l'usage du pronom ol qu'en tant que femme cis hétéro d'un âge certain, je n'avais pour l'instant guère croisé. 

 

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extrait de l'article ol sur le wiktionnaire

J'avoue que je rêverais volontiers d'un monde où l'on ne prendrait la peine de genrer que lorsque c'est nécessaire, par exemple quand il s'agirait de sexualité, procréation, catégories sportives (pour encore quelques générations mais on peut supposer qu'un temps viendra où les femmes ne seront plus en désavantage, on en observe déjà les prémices dans les résultats pour les sports de performances athlétiques), confections de vêtements. N'en déplaise aux as du marketing qui recherchent les gains marginaux dans l'hyper-segmentation des produits, assez peu de ce que l'on utilise ne nécessite vraiment d'être séparé hommes / femmes.

Les efforts des défricheurs et défricheuses me semblent pour l'instant peu suivis d'effets car les dynamiques à l'œuvre dans la circulation des usages sont assez peu "responsives" au volontarisme, mais je ne doute pas qu'un jour l'une ou l'autre des tentatives parviendront à percer. Sans doute quelque chose qui se prononcera bien. Probablement quand le gros des troupes de la génération des boomers ne sera plus là pour crier au scandale de ne pas respecter le français patriarcal officiel du temps de grand-papa.

Pour l'instant, je m'efforce de suivre les évolutions et utiliser ce qui me paraît inventif, harmonieux, et compréhensible par les interlocutrices ou interlocuteurs non averti·e·s, de dégager l'utilisation de madame, monsieur ou pire, mademoiselle, partout où cette information n'apporte strictement rien, ce qui devrait presque toujours être le cas dans le cadre des interactions professionnelles, où l'on s'adresse à l'être humain qui occupe la fonction peu devrait chaloir qu'iel fût homme ou femme. Et je me réserve le droit quand mon esprit est fatigué au point d'être brumeux, d'en revenir au masculin-neutre de l'usage ancien (mais qui est celui que l'on m'a inculqué).

(je ne serai sans doute pas très active en réponse, je tombe de sommeil et la semaine à venir s'annonce très sur-occupée au boulot comme en dehors)


Contrecoup

(mercoledi)

    C'est aujourd'hui, ce qui ne m'étonne guère, j'ai souvent un temps de retard dans mes réactions car sur le moment mon côté vieille warrior prend le dessus, que je subis le contrecoup des événements du week-end, du plus petit (je me suis pris une intoxication alimentaire ou allergie féroce, me suis auto-boostée pour aller au plus vite mieux car je voulais à tout prix participer à mon épreuve de triathlon, et là je paie d'avoir forcé sur le mode, je vais très vite bien mieux), au plus violent (cette tempête, sa soudaineté, le fait qu'on l'a échappée belle, le fait que ça n'a pas été le cas pour tout le monde), en passant par la déception de n'avoir pu courir de triathlon (alors que compte tenu de divers paramètres, c'était le seul que j'avais prévu cette année, à mon grand regret).

Je m'efforce de croire que je trouverai un M pour septembre et qu'au boulot je bénéficierai d'une indulgence pour déposer quelques congés.
Je m'efforce de croire que mon accès, rare chez moi, d'indigestion n'est pas lié à la tempête (mais je commence à trouver les coïncidences troublantes, aurais-je un baromètre dans la rate ou le foie, de la même façon qu'il me semble avoir une boussole dans la tête ?).
Je m'efforce de croire que cette one second tempest (1) est réellement un phénomène rare, comme on n'en croise sous nos latitude qu'une seule fois dans sa vie. Je m'efforce aussi de croire que Le joueur de pétanque n'avait pas mesuré le danger lorsqu'il s'est réfugié à l'intérieur sans se soucier de si je suivais, et qu'il s'était probablement dit Bah, elle prend encore des photos. Parce que oui, mon premier réflexe a été de prendre une photo à la première rafale et une autre à la deuxième, et seulement ensuite de me hâter calmement, et en regardant bien autour de moi, vers le bâtiment.

Je ne peux m'empêcher de penser au malheureux kite-surfer, si jeune encore, et à ses proches. Car j'ai bien perçu la force du vent et que c'était si soudain qu'on n'avait le temps de rien faire, c'était imparable.
Je m'efforce de croire qu'il n'a pas eu le temps de se voir mourir.

Mais, même si j'ai assumé ma journée de boulot, ce soir j'ai une sorte de blues de fatigue, et une sensation de flou. Le fait que deux personnes que j'aime filent un mauvais coton et que plusieurs autres soient atteintes du Covid (même si de façon ne faisant pas craindre la nécessité d'une hospitalisation), parce que oui, c'est bel et bien reparti, n'arrange pas sauvagement les choses.

S'y ajoute la conscience que la guerre en Ukraine peut à tout moment se mettre soudain à nous concerner de près, et la quasi-certitude qu'on va sérieusement avoir froid, l'hiver prochain, car nos moyens de chauffage ne seront plus ceux qu'ils étaient. 

Ce week-end : sport et repos. 
Et ces jours-ci, (tenter de) me coucher tôt.
Ensuite, ça ira mieux. 

Il faudra aussi que je trouve l'énergie d'écrire un CR de non-triathlon.

 

(1) "Carole Cuquemel, présidente de la protection civile du Calvados s'attendait à recevoir autant de personnes face à l'ampleur et la soudaineté de l'événement : "Le temps a changé en une seconde. Vraiment en une seconde. Donc il y a des personnes pour qui ça a été et c'est encore compliqué car il y eu beaucoup de hurlements, d’objets devenus des projectiles. Il y a même eu des enfants qui ont volé. C'est une scène difficile à imaginer. Donc c'est l'une des raisons pour lesquelles certaines personnes ont pu venir et la deuxième raison c’est malheureusement la personne décédée à Villers-Sur-Mer dans un contexte très particulier. Beaucoup de gens ont été exposé en direct à ce décès. Donc psychologiquement tout cela remue pas mal."" extrait de cet article de France TV région qui met des mots sur ce que nous avons vécu.


Ça me rappelle Daphnée

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À un moment de la journée je vois cette image publiée par Matoo sur son compte Instagram, et je songe instantanément à Daphnée du Maurier sans trop savoir pourquoi. 
Sa réaction me pousse à effectuer une recherche - vive les dimanche où l'on est libre de son temps - et à présent je sais pour quelle raison : 

La source est ici
(Les Cornouailles de Daphnée du Maurier).

et je comprends que mon cerveau leur ait trouvé un air de famille, même s'il manque côté breton un bâtiment en bas à droite d'ampleur.


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Sinon moment d'amusement : les enfants et moi nous sommes rendus compte que nous regardions le même événement, Le Big 9 et qui consistait en des courses à pieds par équipe en plusieurs round. Je regardais via les sportifs (Baptistes Cartieaux et Lucas Vivin) et les enfants pour les streamers. 

Au passage j'ai pu constater que mon temps de course, ni ma foulée, ne serait ridicules si j'étais une streameuse. À force de fréquenter des athlètes presque pro et des triathlètes, je finis par me sous-estimer. Le fait est que je suis la plus lente des femmes qui à mon âge n'ont pas renoncé à s'entraîner. Ce qui me met pas si mal par rapport à l'ensemble de la population. Merci aux streamers qui m'ont permis de le constater (certaines et certains sont très forts, cela dit et qui étaient sportifs avant de se consacrer aux jeux en ligne).


Le travail de Florence Aubenas

 

    Alors que je suis en train de préparer ma transmission aux enfants, car la soixantaine approche et que j'aimerais achever mon tour de piste en cette petite planète en étant rassurée sur leur sort (1), je constate que s'il y a une chose et une seule pour laquelle je suis fière de mon passage - à part différentes réalisations à titre personnelle, réussir à passer outre différents petits handicaps que j'avais, ne pas contribuer à la mocheté du monde, ne pas nuire à autrui (ou le moins possible, car on ne sait pas tout) - c'est d'avoir participé en 2005 corps et âme au comité de soutien à Florence Aubenas et Hussein Hanoun.

Depuis, j'ai admiré et savouré son travail, en étant si heureuse qu'elle puisse le poursuivre comme elle le fait. Infini respect.

Aujourd'hui je suis un podcast du journal Le Soir où elle est interviewée entre deux déplacements en Ukraine, et quelques articles (2). À lire ses propos, le moral remonte.

"Trump, Bolsonaro, la montée du Front national ont été de grandes surprises. Très clairement, on a des angles morts effrayants ! Il y a des choses qui nous sont invisibles. Il faut aller chercher, aller écouter. Parfois on a du mal à trouver notre place, à aller chercher où se nichent les frayeurs, les colères, les doutes."

Merci à Carl Vanwelde d'avoir par ce billet attiré mon attention sur leur publication.


(1) Autant que faire ce peut car le contexte pandémie + guerre + dérèglement climatique n'est pas bougrement porteur d'espérances.
(2) Pardon s'ils sont réservés aux abonné·e·s. 


Un avant-goût de black out

(venerdi)

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Bossé du matin au soir sans réelle pause, et mes collègues étaient peu ou prou sur le même rythme.
Pas forcément une conséquence du conflit ou alors ça serait qu'ayant moins de clients en boutique les libraires en ont profité pour tenter de régler leurs problèmes informatiques tous en même temps. 
Pour cause de congés scolaires (le Covid ayant sévi semble nous laisser enfin) nous sommes un peu moins. Comme dans beaucoup d'entreprise la période de pandémie a été défavorable aux vacances et nous sommes nombreux à avoir beaucoup de jours à récupérer.

Grosse journée, donc.

Alors lorsqu'en passant près de la Tour Eiffel je l'ai vue presque éteinte j'ai eu de l'inquiétude. 

En fait elle s'apprêtait à revêtir les couleurs de l'Ukraine. Mais je ne l'ai su qu'après.

Je passe la soirée à rattraper mon retard d'informations, admirant les prises de paroles du président de l'Ukraine Zelensky , de Sergio Mattarella, aussi. Ainsi que bien des anonymes présents dans des manifestations, des Russes qui ne se sentent aucune velléité belliqueuse envers leurs voisins, des Ukrainiens en pleurs pensant à leurs proches au pays, des Italiens (je regarde toujours les infos de Rai News 24), des personnes qui disent des choses bien plus censées que d'aucuns politiciens.

Le pape m'a fait rire avec une blague pourrie (1). 
Et aussi un politicien français qui a tenté d'invoquer l'état des pneus de sa voiture en preuve de la non fictivité d'un emploi qu'il occupa longtemps sans y servir à rien (de décelable).
On parvient encore à rire.

En revanche le ministre de l'éducation nationale qui dans une bouffée d'indécence se réjouit publique de la finale de coupe d'Europe de football qui va se jouer au Stade de France au lieu d'en Ukraine m'a seulement emplie d'affliction. C'est tant la honte que le mauvais esprit n'est même plus possible.

À l'heure (très tard, passé minuit, car j'ai couru après mon retour, puis dîné et me suis occupée du linge (pendant les débuts de guerres les tâches quotidiennes ne sont pas abolies)) où j'écris, Kiev se fait bombarder et des images circulent de civils réfugiés dans les couloirs de leur métro. Je pense fort à elles et eux. Immense sentiment d'impuissance persistant.


(1) de l'autodérision sur son genou malade

 


Les temps d'avant

 

    J'aurais connu l'air de rien, un paquet "d'avant" et je me demande si c'est notre époque qui en est particulièrement fertile où si tel est le cas de la plupart des vies humaines dépassant le demi siècle.

Voici quelques "avant" qu'il m'a été donné de traverser :

L'avant de certains vaccins dont très brièvement la polio (j'ai longtemps eu une camarade de classe qui en portait les séquelles). Je me souviens du produit déposé sur un sucre qu'il fallait avaler (DT Polio)

L'avant mai 68 ; mes parents alors encore jeunes mais déjà trop vieux pour en être, et qui s'ils étaient d'accord avec certaines revendications n'en demeuraient pas moins méfiants.

L'avant que des êtres humains marchent sur la lune.

Je n'ai pas eu à souffrir de l'avant pillule contraceptive et autorisation de l'avortement car si j'ai croisé ses temps d'un strict point de vue calendaire, je n'avais pas l'âge d'être concernée. Mais pour l'avant SIDA si. Il se trouve que je n'en avais pas profité, concentrée sur mes études, le sport et les fragilités de ma santé dont la cause restait ignorée.
Dans le même ordre d'idée j'ai connu l'avant la majorité à 18 ans, mais comme je ne les avais pas encore, ça n'a pas changé grand chose concrètement pour moi.

L'avant que chaque famille qui le souhaitait ait la télévision, le téléphone (qui n'était que fixe).
L'avant l'usage des magnétoscope et leur disparition au profit d'autres supports que les vidéo.

L'avant l'arrivée de la gauche au pouvoir en France pour la première fois depuis le front populaire. Et si vite comprendre que les lendemains qui chantent n'étaient pas pour demain car dans un monde fondé sur des principes de droite, le pouvoir ne peut guère qu'arrondir les angles de l'injustice sociale, et atténuer les écarts de répartition des richesses, guère davantage.


L'avant les ordinateurs individuels, les messageries et l'internet. La libération que ça a été, combien ça a changé ma vie en plus grand, plus large.

L'avant les téléphones portables. Et combien, là aussi, ça change tout.

L'avant 11 septembre 2001. Ce moment où l'on a su qu'une partie du monde faisait la guerre aux relatives démocraties occidentales et que nous (le clampin moyen d'un pays européen) ne le savions pas. Que les terroristes pouvaient souhaiter mourir (et être assez intelligents pour apprendre à piloter ; c'était donc des gens pourvus d'un cerveau efficace que l'on avait réussi à programmer pour qu'il agisse contre eux-mêmes).
L'avant 7 janvier 2015 et l'avant 13 novembre 2015 qui sont comme des échos de ce premier fait.

L'avant dépénalisation de l'homosexualité (dans ma naïveté interstellaire, je n'avais pas un seul instant imaginé qu'elle le fût ; c'est curieux d'apprendre que quelque chose était illégal en apprenant que ça ne l'est plus) et l'avant mariage pour tous. J'espère que lorsque je mourrais, bien vieille, tout le monde sera étonné que ça soit si récent dans l'histoire humaine, que des gens encore vivants puissent avoir connu cet avant.

L'avant pandémie du Covid_19.

 

(collection à compléter)

 


Bref vrac du vendredi

 

    Après bien des jours consacrés, au travail salarié, au sport  et au strict urgent de tout ce qui est devant être fait, ça fait du bien de se laisser aller à lire ou regarder ici où là sur l'internet.

Guillaume m'a mis la sauce magique beau gosse en tête après l'avoir eue lui-même en tête le mois dernier. C'est une contagion bien plus sympathique que celle du virus féroce qui circule actuellement. 

Yan sur Encore du noir me donne envie de lire Nos vies en flammes de David Joy

La veille late at night, Old Guy Maca m'a bien réjoui l'âme (j'en ai oublié un temps la pandémie et tout le contexte), avec sa façon de relater la conception de Mull of Kintyre. Un peu comme pour Colchiques dans les prés, j'ai longtemps cru qu'il s'agissait d'un classique local, sans imaginer un instant qu'il s'agissait d'un remarquable "à la manière de" (en l'occurrence, les chants traditionnels écossais), "une fausse vieille chanson" comme dit la présentatrice au sujet de Colchiques.

La photo de Mehmet Aslan d'un père et son fils esquintés par la guerre (Syrie), leur aura apporté du bon. Voilà toute la famille à Roma où ils pourront être au moins pour partie appareillés. Et pour un temps au moins à l'abri relatif d'une Europe en (fragile) paix.


Toute ma vie j'ai eu cette impression d'être du dernier passage avant que le chemin ne s'effondre

(lunedi)

    J'en prends conscience en lisant le blog d'un ami, ses difficultés en tant qu'éditeur (et auteur), comme si les objectifs de rentabilités étant devenus absolument dominants, plus rien d'organisations logique et saines ne pouvaient perdurer. Car le sous-effectif (1) et la vente à outrance sont les seules façons de rendre rentable une activité.

J'ai connu le milieu bancaire qui comportait un sens du service - plutôt que devoir systématiquement refourguer des produits à des gens qui n'étaient pas demandeurs ni concernés -, j'ai connu le travail en librairie avec une once de liberté sur les retours (et dès lors des possibilités de prises de risques aux nouveautés), avec aussi une marge de manœuvre consentie aux employées (bon sang comme elle s'est réduite, sous des dehors tartuffes, revenant à dire, mais c'est ton rayon tu es libre et puis des exigences, derrière, de rotations efficaces et rentabilité), et dans mon boulot actuel les collègues légèrement plus ancien témoignent de temps où l'on avait le temps d'effectuer par soi-même des recherches ou bien de nouer des relations pas juste bonjour, bonsoir quel est votre souci, avec certain·e·s client·e·s.
J'aurais connu in extremis des triathlons ou compétitions de course à pied à la bonne franquette à présent, on en est à demander une faveur pour envoyer quelqu'un chercher un dossard à notre place si l'on travaille pour notre employeur aux jours et heures des retraits proposés.

La pandémie a accéléré le mouvement. Tout ce qui pouvait être pour le plaisir ou par humanité voire pourquoi pas bonté d'âme a été dégagé plus encore qu'avant. Il faut faire vite, ne pas prendre de risques, prononcer les mots clefs.

Le festival de cinéma tente encore de résister qui pourtant désormais doit proposer beaucoup d'avant-premières de films français - je n'ai rien contre eux, mais ils sortiront en salle quoi qu'il advienne, sont déjà dans les circuits -, pour pouvoir conserver leurs interstices de films plus originaux, innovants, expérimentaux, et venant de pays où le cinéma n'est pas encore ou pas toujours une industrie.

 

(1) ou le recours à de l'hyper précarité sous-payée ou au bénévolat.