Les photos de sport d'il y a un ou deux ans paraissent surréalistes

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Même si les autorités nous concèdent, pour l'instant encore, un droit léger à la course à pied avec dans l'autorisation dérogatoire de déplacement cette case à cocher : 

⊠ Déplacements brefs, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.

ç'en est fini pour un bon moment de la natation, du vélo et des vrais entraînement de course à pied.

Lorsque je tombe, à l'occasion d'un ménage urgent sur mon disque dur où je dois accueillir une nouvelle appli afin de retrouver en ligne mes ami·e·s, sur des images de courses passées, en pleine ville, alors sans se douter que ça puisse être menacé par autre chose que mes propres capacités physiques que des effets d'âges ou de maladie pourraient venir entamer, j'ai donc un mouvement d'étonnement, le cœur un peu serré, avec une dominante de stupéfaction et d'impression d'un autre temps.

Voici donc une image du dimanche 18 mars 2018, prise par quelqu'un de mon club, lors des 10 km de Clichy et courus sans avoir l'impression de rien d'extraordinaire. 
Désormais une course groupée en ville est un mirage. 
Et d'accord, on peut courir 10 km en moins d'une heure en tournant à moins d'1 km de chez soi, mais avouez que ça devient limite, pas forcément dans l'esprit du confinement, et bien un peu compliqué. 

(Nous ne sommes plus en quarantaine et il nous est possible de faire en 20 à 25 minutes (je cours lentement) un mini-circuit de 3,44 ou 3,46 km en passant par un chemin arrière voisin rarement fréquenté, surtout à 8h du matin, c'est un peu un grand max', du moins à l'heure actuelle)

PS : Un lien fort utile vers la carte de la zone de sortie à 1 km (et le formulaire officiel tel qu'il est encore aujourd'hui)
PS', au lecteur du futur : ceci n'est pas un poisson d'avril, en 2020 lors de l'épidémie de Covid-19 nous eûmes bien des autorisations dérogatoires de sortie à remplir pour certains cas précis (travail pour qui continuait de devoir y aller, courses pour les choses indispensables, rendez-vous médicaux, garde partagée d'éventuels enfants etc.) dont nous devions nous munir pendant la période de confinement lors de chaque sortie. Les forces de l'ordre pouvaient contrôler, et de fortes amendes être réclamées (135 € puis 200 €, et bien davantage en cas de récidives, à l'heure où j'écris ce billet). Il y eut même des abus. L'ami Éric D. s'efforça même de les recenser.  

 


Chroniques du confinement jour 7 : Où sont passés les lombrics ?

 

   J'ai failli écrire : "le train-train", ce qui semble fou, bête, injurieux pour qui est sur le pont en ces jours difficiles mais voilà, nous sommes un vieux couple confiné dans un endroit agréable où j'ai beaucoup à faire pour réinstaller les choses après des travaux, alors voilà, oui, je me suis fixée un programme et même si je sais qu'il peut être interrompu d'un jour à l'autre par la maladie, je m'y tiens. 

Alors il y a le défi abdos - squats - pompes qui occupe un peu le matin, puis quelques petites écritures et ce qui est devant être fait - d'ailleurs je me rends compte en l'écrivant que j'ai oublié une légère corvée administrative -, de la lecture, une sieste, le soir à 23h les infos puis la revue de presse sur Rai News 24 tout en les Livetouitant ; les repas à des heures presque civilisées - un peu plus tard qu'un jour de travail -, et la tenue de ce blog.
Un jour sur trois ou quatre, une lessive. 

Des lectures "pour le travail", et d'autres "pour le plaisir personnel". Je traîne un peu sur l'une des premières ces jours-ci.

Des messages et un ou deux appels téléphoniques. J'ai appelé ma sœur, nous avons bien parlé, ça faisait du bien. Et eu mes deux enfants, selon des canaux différents, chacun sa préférence. J'ai appris que l'un faisait les courses pour l'autre et j'en ai été heureuse, rassurée et émue.

Il faisait un temps sublime de printemps alors j'ai passé l'essentiel de mon temps disponible de la journée à débroussailler le jardin. L'espace au centre commence à être libre pour circuler (plus tard : jouer à la pétanque ?). Il faut bien l'avouer : ce fut un plaisir. 
Mais j'ai une question : alors que la terre, que j'ai dû creuser à la bêche en plusieurs endroits pour ôter les racines, est riche et grasse, pas un seul lombric en vue. Serait-ce trop tôt en saison ou bien qu'ils ont été un peu trop bien éradiqués [pas par moi, zéro pesticide, tout à la mano] ?
L'Homme est un peu venu m'aider en fin de matinée. Il est toujours dans la lecture des romans de Modiano. Grâce lui soit rendue (formulation volontairement ambigüe).

Une de mes amies de l'internet a, sur Instagram, écrit ceci "Ce qui me rend doucement zinzin je crois, c'est le décalage entre notre quotidien feutré, calfeutré, ralenti, et les drames petits et grands qui se jouent chez les autres au même moment. Et je suppose que ça doit faire mal aussi dans l'autre sens, quand on va au feu de gré ou de force en sachant que pour d'autres le confinement est une parenthèse douce et bucolique. Comment faire tenir tout ça ensemble, cognitivement ? Quel sens, quelle cohésion trouver à cette histoire ?
Vous me direz, pas besoin d'un virus pour constater l'absurdité et la disparité de nos existences. Certes. Je suppose que le virus rend simplement tout ça plus aigu." suivi de liens vers des textes qu'elle a lus et appréciés.
Je ne peux qu'y souscrire. 

En France une polémique est née d'expérimentation d'un traitement ... dont l'utilisation sauvage prive dès lors, tous les patients qui en avaient vraiment besoin pour le traitement de leur maladie de celui-ci. 
En Italie on se félicite avec prudence de la baisse de rythme de l'augmentation des morts. Oui, on en est là.

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE 
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com

374 921 cas (dont : 16 411 morts et 100 927 guéris)


Chroniques du confinement jour 6 : première séance de Tabata (grâce à Romain Pourrat) et un chouette coup de fil

 

    Un peu d'exercice physique en ce dimanche, pendant lequel j'avais décidé de ne pas travailler ; ce qui en la période signifiait : rien pour le comité de lecture, ni pour la radio, ni de boulot administratif (s'occuper de l'absence de sous, en particulier, mais régler quelques factures) : au matin, dont le défi interne au club avec constitution d'une cagnotte pour un apéro géant quand nous serons vivants et au soir avec pour moi la première séance de Tabata grâce à Romain Pourrat, un des jeunes du club qui fera plus tard un excellent entraîneur, prof, coach.

Nous avions donc 6 exercices, des classiques pour travailler les abdos, à effectuer par séquences de 4 minutes comportants des séries 20 secondes du mouvement, 10 secondes de récup. Avec les explications, concises et efficaces, ça prenait 30 minutes en tout. Les voir à l'écran - toute la famille fait partie du club de triathlon -, faisait un bien fou. Ils sont, nous sommes, ils seront, nous serons bien vivants. 

Quant au défi interne il s'agit d'effectuer chaque jour : 

30 abdos
20 squats
10 pompes

Et nous rajouterons un mouvement de plus à chaque série chaque semaine du confinement. Si ça dure 10 ou 15 semaines j'aurais des abdos sculptés mais un peu de mal avec les pompes. 

Pas mal de lecture, aussi. Et une sieste somptueuse. Si nous ne tombons pas malades, ce qui serait une bonne surprise, vu nos vies citadines et ses trajets en transports en commun, il se peut que je sorte du confinement enfin défatiguée. Pouvoir dormir quand mon corps le réclame me fait tellement de bien. Au fond la thalassémie n'est handicapante que parce que dans la plupart des emplois on ne peut s'accorder de faire des pauses dormies de 15 à 20 minutes quand la carcasse le réclame. 

J'ai reçu un coup de fil pour mon émission de radio. Je n'ai pas le matériel, ni surtout la connexion pérenne, pour pouvoir la maintenir pendant cette période et ils souhaitent utiliser mon créneau horaire pour une antenne libre spéciale confinement, mais je devrais pouvoir y intervenir par téléphone. Cet appel m'a fait du bien au moral (merci Valentin). Mon interview de samedi a été diffusée ce matin. J'ai reçu par ses soins le lien pour télécharger l'émission.

Le travail des jours prochains sera, outre de préparer une brève intervention au sujet d'un bouquin bien à lire par ces temps particuliers, de bien nettoyer après sauvegardes et tri mon ordi des photos les plus anciennes afin de pouvoir ensuite télécharger les applis de communications collectives. Trois groupes au moins que je fréquente appellent à rejoindre se causer. Si c'est ponctuel et bien délimité dans le temps, ça peut être bien.

Je n'ai pas le cœur ce soir de relayer les infos générales sur l'épidémie. Malgré une politique en France de peu de tests faits, seulement dans certains cas, leur nombre s'envole et aussi celui des décès. Des Ephad sont atteints et ça commence une catastrophe pour les plus âgés, qui ne sera correctement chiffrée (puisque beaucoup vont mourir sans passer par la case "hôpital") que si le gouvernement souhaite nous voler, comme en 2003, un jour férié.

Nouvelles réconfortantes échangées avec les enfants. Jusqu'ici tout va bien. 

Un rituel se dessine de plus en plus nettement : sport tôt le matin, mission de la journée (jardinage, bricolage, rangement pour la maison) le matin après le petit déjeuner et les écritures du quotidien ; sieste - lecture après le déjeuner, puis du temps pour une activité effectuée sans enjeux, sport encore, un jour sur deux (merci Romain et certains jours Vivien), dîner, échanges de nouvelles avec les proches, infos et revue de presse sur RaiNews24 livetouitées ce qui en fait un bel exercice, et écriture du billet de cette chronique du confinement. Si nos santés se maintiennent et que l'approvisionnement reste possible pour l'essentiel, et que les communications continuent de fonctionner, je devrais être capable de tenir très longtemps, malgré le fort manque de "vrai" sport (faire du vélo, courir dehors, nager) et de voir celles et ceux que j'aime, famille et ami·e·s.

Il n'y a presque aucun passage sur la rue pourtant habituellement fréquentée. Je ne parviens pas à trouver ça angoissant, du moins pour l'instant. Je suis plutôt fascinée. Il m'arrive de rester un moment à écouter le silence. Et le savourer. 

J'ai répondu à une étude américaine en ligne sur la perception individuelle de la situation. Je nous sais en danger, suis sans illusion sur ce qu'il advient si ça dégénère, sais aussi que le confinement va durer, que l'après sera un combat, même si nous sommes tous les quatre dans un globalement moins pire des cas. Pour autant, d'avoir vécu depuis l'enfance dans l'imminence de ma propre mort me fait rester calme : ce risque est pour moi perpétuel et quotidien. L'épidémie précise la nature du danger et le rend plus probable et plus proche. C'est tout. Et mes lectures m'ont déjà préparée à vivre ce que nous vivons, certes par identifications à des personnages, mais il n'empêche que voilà, quand d'autres sont sous le choc, je n'éprouve qu'un terrible sense-of-deja-vu et j'ai à ma disposition tout un lot de choses auxquelles les personnages m'aident à penser. Et pour l'instant, même si tout peut voler en éclat du jour au lendemain, ça fonctionne, et plutôt bien. 

Enfin, avoir la lecture pour addiction et une bonne petite bibliothèque à disposition est une bénédiction en cas de confinement. 

 

PS : Le petit réconfort du jour : parmi les quelques CD présents en ces lieux, un best off d'Abba acheté il y a quelques années lors d'un lot de soldes au Carrefour market (je crois qu'ils liquidaient leur rayon CD en se disant que tout le monde désormais écoutait sur fichiers). Nous l'avons écouté, tout réjouis, comme sauvés. 

 

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329 862 cas (dont : 14 378 morts et 97 846 guéris)


Chroniques du confinement - jour 3 : Une salle de gym


    J'ai peu suivi les infos : j'étais occupée, et j'ai fait ce que je pouvais en commentant celles d'Italie, à présent la France est tout autant concernée, ce n'est qu'une question de quelques jours de décalages. 

Et d'ailleurs, l'Italie a désormais davantage de victimes que la Chine. 

La grande affaire de la journée était de s'installer un semblant de salle de gym en bas avant l'heure de la séance de PPG avec Vivien. Il s'agissait donc de descendre le vieux tapis de Taverny, celui dont les franges, désormais disparues, m'ont valu tant d'engueulades. 

Ce fut fait et à temps et j'eus même un bon moment pour faire une sieste. J'ai été en forme à la faire, cette séance. Pourvu que ça dure !

Il n'empêche que la matinée a été donnée à cette reconfiguration des lieux, un tout petit peu d'éclaircissement (propreté). 

La séance fut top, malgré un peu de laggage. 

 

Par ailleurs : le silence de la route (sans voiture ou presque, alors que passante habituellement) était impressionnant ; et des oiseaux les champs, les entendre si bien. 

En un clin d'œil il fut cette heure tardive. 

Brèves nouvelles des enfants, qui par SMS qui sur WhatsApp au cours de la journée.

Les journées filent, que ç'en est impressionnant. 

PS : Reçu trois coups de fil ce jour-ci : une grande amie, une relation de longue date et un autre du domaine professionnel. 

 

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242 714 cas (dont :  9 867 morts et 84 962 guéris)


Première journée de réel confinement, quoi que non encore obligatoire

 

    Je ne suis donc pas sortie, descendant tout au plus les poubelles et vérifiant le courrier. Tout le reste : à la maison.

L'Homme en avait décidé autrement, faire de multiples courses, une démarche pour le club, une autre stupidement physique à la mairie quand un coup de fil aurait suffit, et surtout rester au club le laisser ouvert. 

Nous avons sévèrement discuté. Ma fille, de son côté, s'est finalement laissée dissuader d'aller voir des amis et aller au café. 

Pour autant, à part de bons échanges sur Twitter entre ami·e·s - nous tentons pour l'instant de trouver l'énergie de rire - et suivre les infos via l'Italie, je n'ai rien su faire d'utile. J'ai beaucoup et longuement dormi comme si mon corps disait Chic alors on a le droit d'hiberner. 

À 20h Édouard Philippe a annoncé la fermeture de tout lieu public non indispensable et les boutiques aussi, fors produits de première nécessité. Je me suis sentie triste pour toutes les librairies, mais soulagée. 

Voilà, lockdown

Tard le soir un regain d'énergie. Poubelles, lessives, suivre les infos italiennes en faisant les LT. 

Les infos italiennes me font me poser des questions sur le voyage en Normandie. Si seulement nous pouvions faire le test avant tout déplacement. Quant à mon rendez-vous pour le futur travail je crains fort qu'il ne soit repoussé aux calendes grecques. 

Je me sens étrangement calme. 

Trump, entouré de plusieurs cas contacts ou en ayant croisés vient d'être testé négatif. Y a de la chance que pour la crapule comme disait la grand-mère de mon amie Anne (ou quelque chose d'approchant). 

Il est question des Eroi per caso, les salariés des usines qui se trouvent être devenues stratégiques soudain, parce que le matériel qu'elles fournissent est devenu primordial, et qui doivent aller bosser malgré les risques #Covid19Italia


Une journée merveilleuse à titre personnel ... sauf que sur fond d'épidémie le merveilleux s'émiette

    Comme c'est étrange : j'ai passé une journée merveilleuse en chemin vers la possibilité de concrétisation d'un projet personnel sage, prévoyant mais un peu fou. J'avais lancé en novembre des éléments de veille sur les éventuelles opportunités, ça n'avait rien de rien donné et puis voilà, soudain une proposition.

Et qui me convient.

J'ai fait un déplacement juste au bord de la période probable de confinement, c'était une prise de risque (je me suis efforcée de le rendre faible, et j'ai été très prudente vis-à-vis des autres, il n'empêche). Seulement si je tombe malade, outre mon potentiel nouveau travail - si la période épidémique ne le remet pas en question -, j'aurais cette perspective pour me donner le petit supplément d'envie de se raccrocher à la vie et qui parfois fait la différence. 
De toutes façons j'ai pris des risques aussi pour ma recherche d'emploi. J'étais bien obligée. Alors pourquoi pas un risque, mesuré, pour un projet de vie d'après ?

J'ai pu constater que pour l'instant la vie continuait. Les boutiques sont ouvertes, il y avait encore des scolaires, curieusement, pas si réjouis qu'on aurait pu le croire. J'ai assisté à des au-revoir emprunts de gravité et d'émotions. Le monde du travail est encore actif. Les gens circulent (dans leurs voitures (j'étais en Province)). Les gens promènent leur chien. La médiathèque est ouverte et peu fréquentée mais un peu quand même. Les élections se préparent. Les professionnels, tous métiers, s'accrochent à leur professionnalisme. 

Un jeune croise une personne de son entourage, une adulte mais avec laquelle il ne semble pas avoir de lien parental, au moment où je passe près d'eux (mais pas trop près, j'ai hyper respecté mes distances), après qu'ils avaient hésité de façon touchante à se faire ou non la bise, j'entends qu'il explique : - Avec "école en ligne", on nous a donné un lien internet. Et j'en souris parce qu'à une inflexion de sa voix je perçois qu'il doute que ça fonctionne.

La plupart des adultes que je croise pendus à leur téléphone parlent de garde d'enfants. La plupart des conversations que j'entends, au restaurant le midi, au café d'avant le train du retour, concernent aussi cette question. C'est un coup de génie politique : ainsi fixée sur ce tracas concret, les gens en oublie le sujet principal de panique potentielle : l'épidémie.

J'ai choisi le restaurant parce que je le savais délicieux, certes, mais spacieux, le café après avoir vu que là aussi on n'était pas trop entassés, de voyager en première, OK parce que ça n'était pas trop plus cher mais aussi dans l'espoir d'être moins collée à un éventuel voisin. Pour aller de chez moi à la gare du nord, j'ai choisi aussi le trajet de transports à moindre densité.  

Raté pour l'embarquement à Paris, les gens ne pensant pas un seul instant à tenir leur distance. Du coup comme j'étais la seule à le faire, je me suis fait allègrement passer devant. 

Personne ne semble remettre en cause le bien fondé des mesures (1), pour autant beaucoup de gens semblent n'être pas du tout conscients de la gravité de la situation, de la contagiosité forte, du fait que déjà et presque inévitablement ils connaissent des personnes malades - sans forcément le savoir déjà -.
Il y a cependant depuis la veille (jeudi 12 mars) une nervosité dans l'air, un silence dans les transports - sauf enfants -, attestant que le message est enfin passé, que ça n'est pas juste une méchante grippe et les raisonnables des froussards. Comme les masques manquent la plupart des gens (dont je fais à demi partie, seulement quand la foule se densifie) se met le nez dans des écharpes ou autres tours de cou.

Tension aussi à la pharmacie où je suis allée faire quelques achats en prévision d'un éventuel confinement : cotons, pastilles pour la gorge, paracétamol, un thermomètre pour que l'Homme de la maison n'ait plus aucun prétexte de ne pas prendre sa température quand il se plaint d'être fiévreux. Les gens parlaient du Leclerc, l'hypermarché tout proche dans lequel tôt le matin il n'avait été possible d'entrer qu'à nombre compté. La pharmacienne à ma question des plus courtoise (j'y avais vraiment mis les formes, "Je me doute que ... ") concernant le gel hydro-alcoolique m'a vendu de quoi le faire moi-même avec la recette tout en m'offrant le flacon. Ça n'était pas très cher, j'ai apprécié. Elle semblait épuisée.

Il y avait sur les terrains de sports encore des jeunes qui pratiquaient. Et tous les commerces ouverts. 

En Italie une nouvelle bouffée épidémique est attendue correspondant aux comportements encore insouciants du week-end précédent. C'est annoncé, calmement.

Trump prend enfin l'épidémie au sérieux, dit seulement un peu de bullshit pour tenter de s'exonérer d'erreurs que lui-même / son administration ont commises, mais pour l'essentiel revient dans les clous de ce qu'on attend d'un président. C'est dire si la fin du monde est proche. 

Boris Johnson s'en tient à pas de comptage pas de mesure, rendons la population immunisée. Il va surtout réussir à la rendre morte, mais bon. Officiellement 3 cas recensés au Royaume Unis. Les comptages iraniens sont pipés, les témoignages et les images satellites de charniers le prouvent. Ça n'est peut-être même plus volontaire en fait, mais parce qu'il n'y a plus assez de personnes pour s'y coller.

Bolsonaro serait coronovirus-positif. Quelques jours après s'être moqué de la panique générale.

Kozlika m'a fait remarquer que les lectrices et lecteurs de SF avaient réagi plus vite aux signes révélateurs du début de l'épidémie. Oui, ça joue. J'ai l'impression de vivre quelque chose de déjà traversé par le passé alors que c'étaient les personnages de roman qui l'avaient fait. 

Je dois annuler un billet de train, seulement les liens recommandés tombent dans des pompes à rien, sans doute développés dans l'urgence, sans avoir été correctement testés. 

 

 

(1) Les protestations viennent plutôt pour leur reprocher d'être insuffisantes et de faire courir des risques inutiles par exemple pour les transports ou les élections. 

Lien vers le site de la santé publique en France lequel ne répond plus (les infos n'étaient plus mises à jour depuis le 7 mars)

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142 557 cas dont (chiffres de la veille : 5 359 morts et 70 174 guéris)


On avance, on avance, on avance (comme dans la chanson)

    

    Et ça n'est plus tant qu'on n'a pas assez d'essence pour faire la route dans l'autre sens, mais que tant que des décisions au niveau national ou régional ne sont pas prises autorisant les petites gens dont la plupart d'entre nous fait partie, à ne pas aller bosser ou à cesser de chercher du travail, notre marge de manœuvre individuelle est très restreinte et son champ réduit aux seules activités de loisirs.

Alors que je suis persuadée, au vu de ce qui arrive en Italie, que le moins pire serait que chacun reste quinze jours ou trois semaines chez soi, je continue donc comme mes compatriotes à faire comme si presque de rien n'était. Et donc à me rendre à des entretiens d'embauche en empruntant les transports en commun (1). À aller à la radio donner ma petite émission. À ne pas me couper de mes ami·e·s, du moins tant que je n'ai pas d'autres symptômes que le petit nez-qui-coule saisonnier. 

J'ai même plutôt tendance à me hâter de faire certaines choses, comme aller faire quelques travaux en la petite maison Normande et effectuer certaines démarches en vue de préparer l'avenir et revoir les ami·e·s que ma période de six mois de travail  vraiment intense m'avait conduite à négliger. Ça n'est peut-être pas très malin de ma part, tout déplacement, toute interaction présente un risque (dans les deux sens), seulement je ne suis pas parvenue à raisonner autrement que tenter de prévoir : 

1/ de retrouver rapidement du travail (et donc d'avoir à nouveau trop pas le temps, quoi qu'il advienne par ailleurs)

2/ de tomber malade (ou quelqu'un de mon entourage) (et donc de passer en mode survie)

3/ une période générale officielle de confinement (et donc, vite, vite, faire l'urgent avant afin de pouvoir rester entre quatre murs sans tourments annexes)

Et pour le 1/ je suis bien obligée, tant que tout le monde va à son travail, d'en faire autant, c'est-à-dire puisque ponctuellement je n'en ai pas, en chercher.

 

J'évite désormais les rassemblements de groupes en intérieur. Ça n'est pas tant par peur pour moi que par égards pour ma fille et parce qu'ayant une vie très active et habitante d'une métropole il me paraît inévitable d'avoir déjà croisé le virus et plus d'une fois. Il n'est pas exclu que je sois porteuse, pour l'instant à mon insu.

Sur France Culture ce matin, le locus of control fort bien expliqué par Guillaume Erner.

Il faut encore rappeler à la plupart des gens qu'il ne faut pas se serrer la main, mais c'est admis. Certains s'excusent d'avoir oublié. J'étais plutôt contente de n'être pas la seule à le faire spontanément. 

La vie semble suivre son cours en France presque comme si de rien n'était. Ponctuellement, un passant masqué. Un peu moins de malotrus qui bousculent les autres, notamment lors des montées-descentes de transports en commun, ce qui n'est pas désagréable.

On échange entre personnes avec accointances italiennes, un peu stupéfaites de voir combien les Français se laissent bercer par un discours gouvernemental qui tend à grandement minimiser la force de l'épidémie. Peut-être aussi une part de notre fabuleuse arrogance, beaucoup de gens semblent croire à cette légende selon laquelle le virus s'attaquerait avant tout aux très vieux. C'est l'éternelle histoire de la condition nécessaire mais pas suffisante : bien évidemment quelqu'un à la santé déjà fragile risque davantage de rencontrer des complications pulmonaires, seulement voilà, de jeunes personnes en bonne santé de départ et bien sportives par exemple se retrouvent également en réanimation. Capture d’écran 2020-03-12 à 01.07.06

Un ami, d'ailleurs, à l'un des siens en réanimation. Pas spécialement vieux. Et non-fumeur. Je sais qu'un exemple ponctuel ne signifie rien du général, il n'empêche qu'entre les malades qui ont tous les symptômes mais ne sont pas testés et deux personnes de ma TL qui connaissent directement des cas critiques, je ne peux m'empêcher de penser que si chacun d'entre nous connaît deux cas critiques et cinq cas de tests qui ont été refusés, ça commence à faire.

J'ai une bonne nouvelle potentielle seulement elle est suspendue à l'avenir général (et à ma propre santé, jusqu'ici tout va bien). Dans la mesure où j'ai déjà subi la désintégration d'un boulot par suite des attentats de novembre 2015, je reste méfiance quant à cette belle perspective stimulante d'avenir professionnel sur fond de pandémie.

 

 

 

Lien vers le site de la santé publique en France lequel ne répond plus (les infos n'étaient plus mises à jour depuis le 7 mars)

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125 865 cas dont 4 615 morts et 67 003 guéris

 

(1) Pas évident de prendre le vélo pour ce type de trajets un peu particuliers. 


la vie normale en s'attendant à ce qu'elle ne le soit bientôt plus (C'est assez curieux)


    Ma journée s'est déroulée exactement comme prévu et c'était presque rare : kiné pour l'entretien sportif, déjeuner heureux avec une amie, longue session de BNF. Je peux même l'avouer : ce fut, en particulier grâce aux retrouvailles, une bien belle journée, même si non dépourvue de cette arrière-pensée lancinante du risque principal en cours. J'ai même eu droit à un petit gag en repartant : mon manteau coincé par (côté ouest pour une fois) le casier d'une autre personne. 

Le fait de s'attendre à une possible "IoRestoACasa" prochaine pousse à faire au maximum tout comme à l'ordinaire. C'est à la fois libérateur - à bien des moments de cette journée, concentrée sur tout autre chose j'avais oublié l'épidémie - et une prise de risque. Le fait même d'une séance de kiné n'est pas terrible quant aux possibilités de contagion, l'utilisation des transports en commun, le restaurant aux tables collées-serrées, la longue file d'attente pour pouvoir entrer à la BNF et où personne sauf moi et quelques personnes italiennes, ne respectait ses distances. 

Pour autant : pas de bisous, pas de serrage de mains. Et je me lavais fréquemment ces dernières mais à présent c'est avec encore un plus grand soin. 

Encore des cas de personnes auxquelles on a refusé le test. Et de témoignage de l'encombrement absolu du 15. Comme disait l'amie, ce n'est pas le moment de subir une crise cardiaque.  

Je m'aperçois que la possibilité d'une période de confinement tend à me rendre plus (+) active ce qui au bout du compte contribue à accroître ma prise de risques individuelle. J'ai ainsi pris des billets de train et pour Arras et pour la Normandie en vue de deux sauts à y faire pour des choses qui ne sauraient attendre deux mois avant d'être faites. Et que je ne risque de pouvoir faire avant le cœur de l'été si comme je l'espère je retrouve rapidement du travail. De ce côté là, deux entretiens prévus cette semaine. 

Si j'avais eu la moindre idée d'observer le #IoRestoACasa par solidarité envers ma famille d'Italie comme par intelligence préventive, c'eût été raté. 

Seulement en France, le mot d'ordre est : Faisons presque (1) comme si de rien n'était et descendons les Champs Élysées

En Italie, couvre-feu général avec circulation possible grâce à une lettre d'auto-déclaration (Je sors 1/ pour travailler 2/ pour aller faire les courses de premières nécessité etc.). Déclaration de Giuseppe Conte, qui ne semble pas très en forme (Serait-il atteint ?) 

Une infirmière par le biais d'une photo prise par un collègue alors qu'elle s'effondrait de sommeil après une garde non-stop est devenue une icône nationale. 

En Chine la vie normale commence à reprendre, les entreprise à rouvrir, les gens à devoir retourner bosser (mais avec des masques).

 

(1) Parce que bon, quand même, le ministre de la culture est lui-même atteint. 

Lien vers le site de la santé publique en France

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113 582 cas dont 3 996 morts et 62 512 guéris 


Jusqu'ici tout va bien

 

    Nous sommes en week-end de ciné-club, dans des conditions confortables, dont de larges places à table, pas trop inquiétant. Et les films nous changent bien les idées.

Alors c'est d'autant plus violent lorsque dans les interstices nous consultons nos petits appareils connectés. 

Premier touite d'une personne que je connais ou suis régulièrement, et qui a un proche hospitalisé. 

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Un ami dont la femme est en Inde apprend par ses soins que les personnes venant d'Italie sont désormais interdites d'entrée. 

Nous avons couru brièvement le matin dans les hauteurs du village (la partie basse était inondée, en tout cas le chemin habituel au bord de l'eau), et croisé vraiment très très peu de voitures (et je crois bien zéro piétons). Mais peut-être était-ce le normal d'un dimanche matin à 7h30.

La plupart des personnes semblent faire leurs petits projets, notamment de déplacements, ou d'interventions médicales, comme d'habitude. Du fait que j'ai une semaine d'avance dans les mauvaises nouvelles, ça me paraît surréaliste. Pour autant je m'en tiens moi-même à ce qui est prévu, surtout concernant ma recherche d'emploi. Seulement tout me paraît entaché d'une incertitude absolue. 

J'ai l'impression que nous sommes comme dans le film La Haine avec une voix off qui répète à intervalles réguliers "Jusqu'ici tout va bien". 

La circulation pour rentrer (tard, après le film) était comme celle d'un dimanche soir normal. 

Je crois qu'en France on n'a pas pris la mesure de l'ampleur de l'épidémie. Mais en local, en lisant les réseaux sociaux, on voit que c'est déjà chaud. Par exemple le 15 en Alsace qui déjà ne peut prendre en charge tous les patients.  

En Italie on ne parle plus tant des conséquences économiques au niveau national, seulement de celles pour les gens (entreprises fermées ou personnes ne pouvant aller travailler) ; l'épidémie l'a emporté sur les réserves économiques à se jeter dans la prévention à fond. Il n'y a que la ligue de football qui proteste.

Révoltes dans les prisons ; dans l'une deux ou trois détenus sont morts a priori de tout autre chose, mais les gens sont à cran alors ils réagissent. 

Des stars tentent de convaincre via des videos maisons, les jeunes de rester chez eux #iorestoacasa 

 

 

Lien vers le site de la santé publique en France

Liens vers des statistiques :

Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE 
Official Data from The World Health Oragnization via safetydectetives.com

109 835 cas dont 3 803 morts et 60 695 guéris, l'Italie malgré ses efforts passe en 2ème position 


Dernier week-end avant un confinement ?

 

    Désormais chaque activité extérieure que nous entreprenons, du moins avec déplacement, est possiblement la dernière avant un temps coincé à la maison. Pour l'instant le gouvernement français pense avant tout à préserver l'économie seulement à un moment il devra tenir compte de la saturation du système de santé et de toutes façons si on laisse l'épidémie prendre ses aises, ce sont les absences des malades qui la mettront à genoux. Ils seront donc bien obligés d'imiter sinon la Chine du moins l'Italie. 

Dès lors, voilà, chaque activité à l'extérieur est possiblement une dernière fois, sinon avant de tomber malade du moins avant de devoir rester à la maison pour éviter de l'être. 

Je suis encore dans l'esprit de Che sera, sera en évitant de prendre des risques inutiles : pas de sorties en salles tassées pour l'instant, plutôt la marche à pied ou le vélo que le métro, pas de bises ni de serrer la main (et d'ailleurs, je préfère). Il me semble peu probable que nous puissions éviter d'être en contact avec le virus.  La question est plutôt de savoir si nous tomberons malades ensuite et avec quel degré de gravité. 

Pour autant notre week-end, ciné-club, petit groupe, assez de place autour de nous, grand parc, grand air, campagne, pas entassé, ne semblait pas mériter d'être supprimé. Si comme je l'espère, je décroche bientôt un travail je n'aurais plus mes samedi. 

(Inondations assez remarquables soit dit en passant. C'est une chose de l'entendre aux bulletins météo, une autre de voir un chemin faire partie intégrante du cours d'eau voisin et la vitesse folle du courant en son sein)

Peu de changement dans les comportements : on évite de se faire la bise et de se serrer la main. Ce que je trouve très avantageux en fait, je m'en passe fort bien. Je préfère que l'on se salue de loin. 

Cela dit, l'homme de la maison a croisé le maire de notre ville au matin avant de partir et ce dernier en pleine campagne électorale n'a pas pu s'empêcher de lui serrer la louche et le premier a totalement oublié qu'il fallait faire gaffe.

Au week-end des étiquettes sont apparues pour mettre les noms sur nos porte-serviettes car se sont des serviettes en tissus.
Les repas sont en plats collectifs, ce qui est convivial mais probablement pas très prophylactique.

Je me rends compte que je me frotte souvent les yeux et le nez parce que ça me démange un peu - pas spécialement ces jours-ci mais en gros : tout le temps -. Pour le lavage des mains, je l'ai toujours fait beaucoup. J'y mets simplement un peu plus de temps un peu plus de soin. 

Un ami pharmacien est présent. Fatigué. Avait envie de parler d'autre chose, saturé qu'il était. Sauf que ça n'a pas manqué, c'était inévitable. Je me suis efforcé de faire diversion en tentant de raconter des anecdotes de ma vie pas forcément drôles mais tournées en marrant.

C'est curieux : suivre avec assiduité les infos sur la Rai m'a donné comme une forme de savoir, ne serait-ce que parce qu'il y avait une foule de séquences pédagogiques et qui étaient établies en pariant sur l'intelligence du téléspectateur. 

Je n'écris pas ce que l'ami nous a dit, des choses positives et d'autres moins, qu'il n'a pas forcément envie de voir divulguées même si rien ne relevait du secret, plutôt un témoignage de son quotidien professionnel bousculé. On dira que ça s'équilibre. Des stocks de masques ont, comme c'était officiellement annoncés, été débloqués des réserves militaires et transmis aux pharmacies qui les ont distribuées aux médecins de ville qui en manquaient. J'ai aimé en avoir confirmation même si déjà des amis médecins s'en étaient publiquement réjouis.

L'un de nous a reçu un coup de fil qui lui annonçait la mise en isolation de l'EPHAD où vit sa belle-mère. Il lui a rendu visite jeudi alors que déjà les horaires étaient réduit, et une seule personne admise et pas aux repas. Mais là, ça y est, nos anciens sont reclus. Il semblerait que ça soit dans toutes les régions, par précaution et compte tenu du taux de mortalité nettement plus élevé chez les malades très âgés. 

On s'autorise encore l'humour. J'espère que ça pourra durer le plus longtemps possible car je fais partie des personnes pour qui plaisanter est une façon de faire face. 

En regardant les infos sur quelques sites de journaux installés, j'ai cru piger qu'on commençait enfin en France à tester davantage de gens. Le comptage a fait un bond. On essaie encore pour l'instant de toiletter autant que possible la présentation : Capture d’écran 2020-03-07 à 23.48.14

Ces jours-ci j'ai de nouveaux des projets d'avenir, professionnels notamment, alors j'aimerais bien disposer encore de celui-ci au moins quelques temps. Et avant tout que les jeunes s'en sortent. 

 

Lien vers le site de la santé publique en France

Liens vers des statistiques :

Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE 
Official Data from The World Health Oragnization via safetydectetives.com

105 836 cas dont 3 558 morts et 58 359 guéris