Jeter vite

 

    À force de ranger, à force de trier, je me suis rendue compte de quelques petites choses. Les voici 

(à compléter)

Le syndrome du souvenir personnel manuscrit

Je suis incapable de jeter toute trace d'écriture manuscrite de quelqu'un qui a disparu (mort ou rupture à caractère définitif). C'est curieux mais c'est comme ça. Ainsi de notes retrouvées écrites par mes parents, de celles qu'on prend pour soi, un relevé de cotes en bricolage, une liste de courses restées dans une poche de manteau. 
Du coup j'ai entrepris un grand ménage de mes propres gribouillis histoire de n'alourdir personne quand je serais partie en admettant que la descendance ait hérité de ce syndrome.

- Je suis peu capable de jeter une correspondance manuscrite. C'est mon côté vieille école. Je garde vos cartes postales. 
Pour la correspondance dont j'ai hérité, c'est pire (cumul des deux syndromes)

 

Le syndrome de la relique sociologique

Pour des tas de papiers, documents plus ou moins administratifs, je jette dès qu'il n'y a pas de délai de conservation légal à observer.
Sauf que.
Parfois le boulot n'a pas été fait dans le droit fil du temps.
Et du coup.
Ce ticket d'achat d'un équipement sportif, retrouvé quinze ans après s'est transformé en signe sensible de ta reprise d'une activité qui t'a menée un peu loin.
Difficile à jeter.
Cette addition de restaurant, sans grand intérêt sur le moment, encore lisible car manuelle est devenue souvenir d'une des dernières sorties faite à deux l'esprit libre, sans tracas de baby-sitting, avant la venue des enfants.
Ce billet de train d'un temps où tu le prenais souvent s'est insidieusement transformé en vestige d'un temps révolu.
Et d'une façon plus générale, diverses factures à l'encre persistante deviennent des traces d'anciens modes de consommation, de prix pratiqués qui paraissent incroyables tant les tarifs se sont élevés, de pratiques disparues (développements de photos argentiques, si courantes en leur temps, si rares à présent). 
Dès lors alors que je les aurais jetés sans hésiter en leurs temps, les voilà pourvus d'un intérêt "historique" et plus difficilement éligibles au recyclage.

C'est même totalement impossible pour certains documents concernant les parents, d'anciennes quittances de loyer, factures de gaz ou d'électricité, sans même parler des feuilles de paie ou de certains relevés de prestations sociales : parfois écrites à la main, sur des bristols couleurs cartons pâles (1) voire orangés, ils ressemblent désormais à des pièces de musée. Je ne peux que les garder, bien archivés.

Moralité : pour toutes les paperoles qui même en notre temps de dématérialisation nous échoient, il convient de prendre une décision rapidement, conserver si nécessaire (garanties, assurances, justificatifs requis) mais sinon jeter, et jeter vite. Avant que le temps ne les équipent d'un air injetable d'autrefois.

 

(1) Était-ce leur couleur d'origine ou un blanc cassé qui a évolué ?

 


Obsolescence déprogrammée

(autres photos à venir)

   Par deux fois lors des tris, rangements, jetages, dons, mises en carton, j'ai fait l'expérience de brancher des appareils ménagers des années 50 et 60 du siècle dernier. L'idée était plutôt de vérifier qu'ils ne fonctionnaient plus pour se donner le courage de les jeter (alors que des souvenirs y étaient associés). 

Capture d’écran 2018-01-14 à 23.59.36Et bien tant ce robot de cuisine Moulinex que cette Boule Hoover fonctionnent encore au quart de tour. En revanche les accessoires n'ont pas toujours survécu car les parties en plus ou moins plastiques plus ou moins mous se sont corrodées, racornies ou que sais-je. 

Et puis un Robot Charlotte dont ma sœur et moi gardons un vif souvenir n'est pas réapparu, je suppose qu'une panne avait poussé ma mère à s'en séparer. 
Je me souviens qu'elle s'en servait pour nous préparer de la viande hachée. Oui parce qu'en ces temps reculés on forçait les enfants à manger de la viande, il se disait que c'était bon pour la santé et c'était être un bébé (1) que de s'apitoyer sur le sort du pré-poussin gobé, de l'agneau qui était un petit mouton et finissait le dimanche en garniture de flageolets, ou encore des veaux dont en plus on volait le lait. 
J'aimais trop ce dernier pour laisser ma mauvaise conscience s'exprimer et pour le reste nous [les enfants] n'avions en ces temps-là pas voix au chapitre. Et les adultes de la génération de mes parents étaient d'autant plus fermes qu'ils avaient connus des périodes de restrictions alimentaires enfants ou ados pendant la guerre, alors ils mettaient un point d'honneur à ce que leur descendance ingurgitât des protéines animales à chaque repas. 

J'avais tenu bon pour le cheval. Au point de créer un incident diplomatique entre ma mère et la mère de mon petit amoureux de l'époque qui me gardait, son fils et moi fréquentant le même groupe scolaire, pour les déjeuners.  

Je suis plutôt contente que l'époque actuelle rejoigne les convictions de la moi de 6 à 7 ans, tout en conservant la capacité d'apprécier un plat de viande lorsqu'elle est particulièrement bonne ou bien préparée. Mais j'ai largement diminué ma consommation, du moins de viande de mammifères. 
J'aurai (2) en revanche plus de mal à me passer des produits de la mer et des produits laitiers. 

En attendant, c'est impressionnant de constater à quel point un temps exista durant lequel les outils qu'on achetait pour s'aider à tenir un ménage étaient fait pour durer, et pas 5 ou 10 ans mais bien une vie entière. 

 

(1) Au sens dépréciatif : au lieu d'être une grande fille ou un grand garçon tu es encore un bébé.
(2) Futur volontaire, je pressens un temps où l'étendue des choix alimentaires se réduira, du moins pour nous du petit peuple. Ça se fera sous couvert d'hygiénisme, et combinaison avec les conséquences du réchauffement climatique, mais ça me semble inévitable. Ami-e-s romancières n'hésitez pas à garnir vos pages de mentions et dégustations d'excellents petits plats, vous serez lu-e-s plus tard par plaisir salivaire.  


La vitesse à laquelle ça va (le peloton pro du tour de France)

C'est filmé comme ça peut, le téléfonino à bout de bras avec des hommes devant moi : j'avais participé au petit parcours des dames et une fois repassée, non sans peine, du côté des Champs Élysées vers l'ancienne librairie, et l'homme de la maison retrouvé, nous étions finalement restés à l'intérieur du périmètre (l'idée étant un peu : tant qu'à faire d'y être entrés).

Alors nous avons pu admirer les pros. Leur allure (aux deux sens du terme). Ça va vite, vraiment très très (et comme j'avais fait la boucle le midi même, j'étais bien placée pour savoir, ainsi que mes camarades sportives, combien ces pavés n'étaient pas si simples à négocier).

Et puis il y avait cette joie ineffable de renouer avec des souvenirs d'enfance, des souvenirs "congés payés", des joies de voir en pour de vrai ceux qu'on suivait à la télé, l'impression que mon père s'y connaissait (et c'était bon d'avoir un motif d'admiration).

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Trois mystères dont un (vraiment) mystérieux


    En vidant, rangeant, triant, les objets personnels qui dans la maison où vécurent mes parents restaient nous concernant, nous sommes tombées sur trois micro-mystères.

  • Une "boîte" de feutres sans marque des années 80 encore en pleine forme d'état de marche 

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  • Ma calculette du temps des premières un peu perfectionnées, dont je m'étais finalement peu servie car à mesure que j'avançais dans mes études les autorisations s'agrandissaient. Le droit à la calculatrice aux examens, était passé de la simple, à la pourvue de fonctions mathématiques assez complexes, jusqu'à sa cousine programmable. 
    J'avais donc passé la mienne à ma sœur au moment où la programmation entrait en jeu. Elle l'avait utilisée jusqu'à son bac, une bonne calculatrice Casio FX180. Le bachot c'était en 1987. Et voilà qu'en poussant machinalement sur le bouton de mise sous tension ma sœur constate que l'outil fonctionne.  P7142085
    Trente ans après, la pile même pas HS (ce qui est stupéfiant).  
    Il fut un temps où l'obsolescence programmée n'avait décidément pas encore été inventée.

 

  • - Dix-huit diapos du Mexique. Des paysages, une vue urbaine avec mention du PRI, aucun doute (sauf pour une qui fait davantage Cordillère des Andes), c'est bien du Mexique qu'il s'agit. 
    Elles se trouvaient dans le bureau (meuble) de ma sœur, laquelle n'y a jamais mis les pieds ni personne de ses proches connaissances. 
    Nos parents, jamais n'ont voyagé si loin. Ni non plus moi. Aucune des vues ne permet de voir quelqu'un de notre connaissance. 
    Ce sont de bonnes photos (mes reproductions ici en sont mauvaises), quelqu'un qui avait la technique et un plutôt bon regard. Certaines sont des kodachrome, et leurs couleurs sont resplendissantes. Quelques unes portent une inscription "SEP 81"  d'autres "OCT 83" d'autres rien. Il y a une vue aérienne, or aucun d'entre nous à ces dates n'avait encore pris l'avion. Pas d'inscription sur la boîte qui est de plastique jaune d'or (celui des dias Kodak).
  • Bref, nous n'avons aucune idée d'où elles sortent, de pourquoi elles sont là, de qui aurait pu les confier à ma mère ou ma sœur ou mon père (auquel cas : pourquoi se seraient-elles retrouvées parmi les affaires personnelles de ma sœur ?) ni pourquoi.
    Elles pourraient être à l'un de mes cousins, alors fameux voyageurs. Mais pourquoi ont-elles atterri là ? 
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Nous voilà donc avec un fameux "Mystère des photos du Mexique" pour lequel le secours du Club des Cinq, du Clan des Sept, de Mick Chat-Tigre ou de Sherlock Holmes seraient le bienvenu.

Oiseaux volants sur lac gelé

Laissés en jachère depuis novembre et la maladie de ma mère, mes appareils électroniques, photos, ordi, téléfonino ont tous leur mémoire saturée.

Au normal de la vie je prends soin d'eux chaque jour, comme un pêcheur relève ses filets, notes glanées, films, sons, vidéos, je trie, sauvegarde, jette aussi, chaque soir avant de m'en aller coucher. Mais la vie quotidienne a été bouleversée, surchargée, submergées, je n'en ai pas même fini avec les démarches consécutives au cambriolage et au décès, et les outils crient leur saturation.

Alors je prends le temps de tenter de rattraper une partie du retard, ne serait-ce que pour pouvoir continuer.

C'est ainsi que je retrouve cette video d'il y a environ deux mois : le lac d'Enghien gelé. Venue par le bus 138 je traverse Enghien les Bains pour me rendre près de la gare ferroviaire, à l'arrêt du 15 qui me conduira à mon lieu de travail en haut de la colline. Le lac est glacé, les oiseaux s'y posent. C'est d'une beauté qui me donne envie de ne pas me cantonner aux images arrêtées.   

Il fait bizarre de se dire qu'à l'heure où je les filmais ma mère encore vivait, pouvait communiquer. Et que nous ignorions combien de temps (semaines, mois ou année(s)) la mort prendrait pour achever l'approche irrémédiable qu'elle avait entamée.

C'est toutefois moins étrange que lorsque l'on retrouve des images saisies peu de temps avant une rupture subie, un accident fatal, un fait de guerre ou une catastrophe naturelle et qu'on se revoie, sujet ou opératrice, dans la totale inconscience de ce qui va nous advenir et modifier plus ou moins définitivement le cours de notre vie.

Consciente de la plus ou moins grande imminence d'une issue fatale, concernant quelqu'un dont j'étais proche de par la naissance au moins, j'étais fort triste au moment où j'ai filmé. Pour autant les oiseaux, le lac lui-même en sa configuration hivernale sont beaux. 

Je crois en de possibles rémissions par la beauté du monde, tant qu'elle existe encore.

 

 


Une journée de vacances

 

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Les amis m'auront donc offert comme une journée de vacances, une expérience, une excursion et du temps partagé, ce qui est très précieux.

Pour autant, et tout en savourant, et est-ce l'influence de la lecture du moment, le très émouvant "Le chagrin des vivants" d'Anna Hope, qui montre le poids de la guerre (celle de 14-18 mais ça peut être plus général) sur les gens, je me suis sentie comme en permission, comme si une menace (générale, pas tant liée à ma vie personnelle qui semble sur une pente ascendante, heureusement) stationnait en surplomb. 

Ou alors c'était la vue de ces maisons, que vers Avon les trains survolent.  P3012367

 

Ou encore une prémonition des propos qu'allait en fin de journée tenir un ami qui travaille pour certains politiciens, et ne confirmait que trop les intuitions que j'ai d'un pire cauchemar possible pour 2017.

En tout cas, quelle belle et instructive journée, durant laquelle mon tout jeune super-pouvoir (1 an 1 mois et 23 jours) aura été si utile, je commence même à croire à sa non-réversibilité. Je n'ai pas que je sache de raison rationnelle d'avoir le cœur gros. Et c'était vraiment une grande tranche de bon.

Merci monsieur Mariage, merci les amis.

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Photo douce que j'aime à retrouver

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    C'est encore une photo retrouvée de photo retrouvée (1). Elle date en fait du 28 août 2010 mais je l'avais une première fois recroisée en mars 2011. Elle était alors de mémoire fraîche : l'enfant qui avait peur de l'eau, l'adulte qui prenait le temps de le rassurer (avant je le présume un nouvel essai).

C'était à la piscine de mes rêves (2) et son bassin de longueur idéale (3), son cadre idyllique (on se croirait en forêt), ses vestiaires au charme désuet (ils ont peut-être changé), où depuis au moins quatre ans je ne suis pas allée nager (4).

J'essaie à présent de me dire que j'aurais au moins connu ça : la chance de savoir que ce lieu existe et d'y avoir nagé.

Je m'efforce de croire, en regardant cette photo, que des enfants que l'on traite, petits, avec respect ne vireront pas plus grands impavides assassins. Même si plus tard quelque secte, quelque pouvoir malsain s'avise de (tenter de) leur vider le cerveau.

Prendre le temps de la douceur, de l'attention, ça n'est jamais le perdre.

 

(1) J'en suis ce matin à l'année 2011 dans mes sauvegardes du fotolog.
(2) Longchamp, à Uccle
(
3) 33 mètre
(4) Lors de mes derniers séjours elle était en travaux et une fois je suis tombée sur un jour férié.


Ces ami-e-s de la virtualité (je me souviens de Niko Chan)

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De toutes les personnes que j'ai croisées durablement sur l'internet, peu sont restées purement virtuelles, on s'est au moins par ailleurs écrits, pour qui habitait loin ou vu-e-s, généralement lors d'un passage de l'autre à Paris qui est une ville géniale pour dévirtualiser les amitiés. Tous ceux qui aiment ou peuvent voyager y passent tôt ou tard.

Il n'en est pas moins demeuré quelques comètes (1), essentiellement dues au fotolog et son côté Monde Entier (que j'adorais).

Il y eu ainsi Helene de Göteborg (3) qui s'essayait à la French Poetry, et plus particulièrement Niko Chan qui faisait parfois des photos à couper le souffle et que je ne peux imaginer autrement que pourvue d'un destin hors du commun.  Mais elle a quitté fotolog sans prévenir sans rien, après une ultime image en mai 2006.

Notre ami commun trouve ça plutôt beau, que les liens se fassent et se défassent, qu'un fotolog disparaisse ou fotolog en général ne le dérange pas, il est philosophe, il aime les comètes ; probablement que pour lui Niko Chan c'est mieux comme ça, un côté Life on Mars.

Je crois que j'ai trop morflé pour pouvoir le suivre jusque là, quand j'entrevois du bon, la chaleur possible d'une amitié, j'ai toujours envie que ça dure ou qu'on ait au moins le temps de se préparer à la fin, se dire au revoir.

Au revoir, Niko Chan. Et merci pour les photos et les mots que tu avais partagées.

 

(1) Je fais une exception pour La fille aux craies, persuadée que si le sort n'avait pas été si brutal nous nous serions rencontrées (ou revues car le doute subsiste : nous nous étions peut-être croisées lors d'un Paris Carnet). Je pense à elle souvent (2).  La qualité de nos échanges était celle d'une amitié et son absence n'est pas moins forte que si nous nous étions fréquentées au concret.

(2) En fait au moins systématiquement à chaque fois qu'il me vient un truc dont je pense que ça la ferait marrer. Et je trouve d'une injustice absolue qu'elle ne soit plus là.

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Dans la série des photos réalisées à la demande des sujets - les enfants de Ouaga

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Il m'est arrivé fréquemment de prendre des photos à la demande des personnes qui y figurent : je suis quelque part avec mon petit appareil (j'en ai changé au fil des ans mais les préfère petits, à l'allure un peu ancienne même s'il s'agit dernièrement de petits miracles de l'électronique) et l'on me hèle pour me demander une photo. Jadis sans espoir de retour, plus récemment j'indiquais mon adresse ou celle du fotolog ou ils me passaient leur adresse mails.

Ces enfants de Ouaga jouaient au foot près de là où s'entraînait avec ses collègues celui qui n'était pas encore l'homme de la maison - nos propres enfants n'étaient pas nés -. C'est la petite fille en rouge (si mon souvenir est bon) qui a rameuté ses frères, ses copains, et m'a demandé l'image. En un clin d'œil ils se sont regroupés, rieurs, joyeux puis très vite envolés, comme des oiseaux. C'est un instant magique dont je me souviendrai jusqu'à la fin de ma mémoire.

C'était en décembre 1986. Du temps de l'argentique. Avec un très simple appareil.

Que sont-ils devenus, à présent adultes, s'ils ont survécu, face aux événements de ces dernières années ? 


Guillevic retrouvé

Capture d’écran 2016-01-31 à 20.12.45

Toujours en rangeant, retrouvé copie d'un message de juillet 2003. 

On se l'était envoyé pour s'encourager.