Dans la série je comprends vite mais je mets longtemps

 

    Deux ans que je dispose d'un très agréable smartphone, dûment proposé par mon opérateur, ce qui tombait bien, mon téléfonino précédent flanchait.

Je regrettais seulement que les sonneries fussent identiques pour toutes applications, or si les SMS sont encore porteurs généralement de messages personnels, et donc demandent qu'on y jette un œil si possible pas trop tardivement après leur arrivée, les notifications des différents réseaux sociaux sont trop nombreuses pour être suivies à la minute près. J'avais du coup réglé l'ensemble sur un bip discret. Ce qui me faisait louper bien des SMS du moins d'y répondre dans la foulée (1). Sans compter que tant que ma mère n'était pas malade et si je n'attendais rien de particulier, je basculais en mode silencieux pour les heures de bibliothèque et de travail en librairie.

Il aura fallu l'arrivée de Mastodon et que je souhaite pouvoir distinguer les notifications de ce réseau des autres, du moins tant qu'il reste en config, réunion des amis (un peu le twitter des débuts, quoi) pour que je me penche sur la question et m'aperçoive aussitôt qu'il convenait de régler les sons appli par appli et que le "par défaut" général ne s'appliquait que si l'on ne précisait rien de particulier (2). 

Deux ans ! (et vingt secondes, le temps de se poser vraiment la question)

Je pense que mon incommensurable capacité à "faire avec" toute situation, jusques dans ce genre de détails, vient de générations et générations qui avant moi n'ont fait que bosser en espérant survivre et sans avoir de choix, fors la révolte quand vraiment ils n'en pouvaient plus.

 

(1) Sans parler de bizarreries par périodes, des SMS reçus ou envoyés plusieurs jours ou heures après (non je n'envoie pas, sauf extrême urgence de SMS, en pleine nuit) - ce qui tient  sans doute des opérateurs et non des téléphones -.

(2) À ma décharge mon téléfonino précédent n'étant pas un smartphone tout se réglait via les paramètre de l'appareil (son de SMS, son de messagerie ...) en centralisé. 


Nouvelle cour (de récré)


    Ça fait un moment qu'avec les amis on ne se sentait plus chez nous sur Twitter qui tendait à ressembler à FB et puis la pub, non mais.  Alors bien sûr, pour peu que l'on ait un boulot qui demande quand même un tantinet de communiquer (au hasard, libraire, avec des rencontres organisées), on reste sur ces gros réseaux. Et je pense que niveau infos, Twitter restera le plus (ré)actif un moment encore, d'autant plus qu'au fil du temps j'ai les bons fils à suivre - hier encore, hélas, pour Stockholm, bien qu'étant au boulot, et pas à consulter mon téléfonino, j'ai su très vite -. 

Je suis très heureuse d'être sur Framasphere, mais ce quartier s'est révélé être davantage celui de photographes avertis - ça me va aussi -. Seulement force était de constater que la plupart des potes n'avait pas suivi.

Voilà que cette semaine, influence d'un article des Inrocks ?, ou que sais-je, mes ami-e-s des blogs se sont comme une seule femme inscrit sur Mastodon, via une instance qui m'a fait aussitôt me sentir chez moi.

La mayonnaise a pris et je pense que cette fois-ci on tient notre nouvelle cour de récré. Avant qu'elle ne soit gâchée par les réactionnaires, les publicitaires et les néo-fachos peut-être qu'on pourra s'y amuser un brin.

Grand merci à Alda 

Welcome to Mastodon

ainsi qu'à Kozlika qui m'a inscrite car mes horaires étaient peu compatibles avec les fenêtres d'inscriptions et qui comme au bon vieux temps, a écrit LE tuto pour les débutants : 

Mastodon, premiers pas

Longue vie (sans publicité) aux chouettes instances et à tous les mastonautes. 

 

PS : JK, please, attends un peu, les serveurs sont (pour l'instant) fragiles ;-)

  


Sometimes two of my worlds meet

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C'était vendredi soir, à l'Attrape-Cœurs, soudain j'aperçois une belle pile du livre d'un ami, très bien fait sur un sujet qui mérite que soit fait beaucoup de pédagogie : s'il est en effet un domaine où lorsqu'on s' y connaît on oublie combien la plupart des gens est larguée, c'est bien celui des outils numériques, des données, des ordis (1).

Alors l'amie qui tient la librairie m'annonce qu'il y aura une conférence-débat mardi et que peut-être s'il y a des désistements, une place sera possible. Je me mets sur les rangs. 

Finalement après un de ces raccourcis de rencontres dont Twitter a le secret, je croiserai par ailleurs l'une des organisatrices, qu'en fait je connaissais, et j'ai pu bénéficier d'une absence annoncée.

Ce fut sans doute trop court pour approfondir les sujets, sur lesquels les deux intervenants Tristan Nitot et Philippe Vion-Dury, partageaient bien des vues il s'agissait davantage d'une mise en alerte, d'attirer l'attention d'un public qui pouvait n'être pas totalement averti, sur ce qui tient quasiment du piratage institutionnalisé. 

Quoi qu'il en soit ce fut la (l'une des) première(s) fois où deux de mes mondes habituels, celui des blogueurs et geeks et celui des livres côté librairie se croisaient. Je souffre parfois de ma vie trop disjointe entre des mondes cloisonnés (2) et j'avoue que ça m'a fait un bien fou d'être pour une fois réunifiée. En plus que parmi les présents j'ai rencontré un habitué de chez Charybde, ce qui m'a fait bien plaisir.

Dommage que la soirée ait été ternie par un double vol, sale coup pour les organisateurs qui avaient utilisé leur matériel personnel et s'en sont trouvé dépouillés - apparemment il aura suffit d'un instant, alors qu'ils nous escortaient vers la salle où les dédicaces se tenaient -. C'est toujours rageant. 

Les deux livres étaient donc : 
La nouvelle servitude volontaire de Philippe Vion Dury ;
- Surveillance de Tristan Nitot 


Quant à l'association elle s'appelle Le Mouton Numérique

(1) Sans doute parce qu'une fois qu'on sait, ça semble simple.
(2) D'autres fois c'est un atout : ainsi avoir pu conserver des compartiments étanches ou quasi lors des deux vagues d'attentats de 2015 m'a beaucoup aidé, d'être aussi de Paris et du monde des blogs m'a été d'un grand secours lorsque la librairie Livre Sterling fermait et Bruxelles s'éloignait, et cet hiver, avoir une partie de ma vie ailleurs qu'au niveau familial, dans de tout autres milieux m'a aidé à faire face. Quand tout va bien, en revanche on aimerait que les uns et les autres se connaissent et s'apprécient.

 

[photo en attendant mieux (les photos de mon appareil photo, par exemple)]


Une certaine absence d'étanchéité (petit mystère de fonctionnement des réseaux sociaux)

Capture d’écran 2017-03-16 à 10.11.32

Souvent je lis pendant mes trajets des nouvelles des amis ou des infos sur les réseaux sociaux. Je suis donc sur mon smartphone, modèle de ceux "offerts" par les opérateur, écran de taille raisonnable. 

Du coup je tape parfois à côté de l'option visée, sans parler des fantaisies que me rajoute l'autocorrect qui est assez imaginatif pour un outil.

Hier, il s'est passé un petit truc que je n'ai pas compris, même en admettant la fausse manip. 

Sur FB je vois cette photo de Didier da Silva qui me touche : c'est le genre d'image que j'aime à tenter. Et je suis le genre de personne capable d'attendre avec mon appareil en main que la lune soit pile dans l'axe. Il a réussi la photo parfaite. 

Je like et crois cliquer sur partager. Normalement s'affiche alors sur le mur FB de qui a ainsi cliqué l'image ou le lien avec la mention "a partagé la publication de". Et d'ailleurs ça a bien fonctionné.

Seulement peu après j'ai vu passer dans mes mentions twitter, donc sur un autre réseau, un commentaire d'un de mes amis,  Capture d’écran 2017-03-16 à 10.34.22

et il m'a fallu un temps pour comprendre qu'il se référait à la photo que j'avais cru partager sur FB. J'ai été encore plus surprise de constater que non seulement elle apparaissait sur Twitter, sans que je n'aie rien fait de volontaire pour qu'elle bascule d'un réseau l'autre, mais qu'en plus elle y apparaissait comme si je l'y avais directement publié comme l'une des miennes 

Capture d’écran 2017-03-16 à 10.38.29Je n'ai pas compris comment ça avait été possible (1).  J'étais en mouvement, me suis dit, Je regarderai ça de plus près une fois au calme.

On est le lendemain, je suis enfin tranquille, j'ai pris le temps de regarder la mémoire de mon téléphone (pas trace de la photo donc l'hypothèse téléchargement involontaire, touitage par le biais d'automatismes / galerie du téléphone, est à exclure), de faire différentes "fausses" manips volontaires pour voir jusqu'où elles conduisent, je n'ai pas trouvé le moyen de reperdre l'étanchéité entre les deux réseaux (sur tél. : les deux applis). J'ai même regardé ce que ça donnait sur l'ordi mais rien.

J'ai aussitôt émis un correctif, et présente toutes mes excuses à Didier. Il n'empêche que j'aimerais bien piger comment ça a pu se passer.

Si quelqu'un a l'ombre du début d'une explication je suis preneuse. Y aurait-il quelque part une option par défaut à décocher ? Suis-je tombée dans un bug insoupçonné ?
Et donc je répète : ce que j'ai cru, voulu faire et fait (ça s'est bien effectué), c'était liker une photo d'un ami sur FB et la partager sur mon mur avec toutes les indications de sa provenance. Ce que je ne comprends pas : comment elle s'est retrouvée sur ma TL twitter et de plus sans plus aucune mention de qui l'avait faite et publiée.

Ça a beau n'avoir rien à voir, je trouve ça un peu flippant, un peu comme quand le virus de la grippe aviaire bondit des oiseaux aux humains. Je sais qu'il existe des options de publications simultanées mais comme je n'aime pas ça - pour moi les différents réseaux correspondent à différentes communications - je ne les ai pas activées. Alors ce manque d'étanchéité entre eux me semble inquiétant. Et qu'aussi on puisse si facilement involontairement publier quelque part quelque chose à notre insu.

Si l'ami Joachim n'avait eu la bonne idée de commenter l'image, jamais je ne me serais rendue compte de cette publication qui semble directe. Ce qui rajoute un cran dans ce qui semble inquiétant : n'est-ce pas déjà à nouveau survenu ?

Merci à lui en tout cas.

 

(1) Au passage, charmante mention Translate from french 


"On a commencé à comprendre que le monde allait basculer" (François Bon)

Ça faisait donc vingt ans aujourd'hui.

Voire un peu plus pour une amie !

 

Capture d’écran 2016-08-24 à 00.30.31

Alors pour moi c'est plus compliqué. De part mon boulot à l'"Usine" j'étais connectée depuis 1986 mais il s'agissait de réseaux internes, par exemple j'avais été la cheville ouvrière de l'équipement du service recrutement en réseau local sur des ordi Goupil G5. C'était une innovation de fous pour ce temps là.

On utilisait des modems, les sons de la video de François me sont familier. J'avais enfin eu un ordi à la maison - privé et équipé de logiciels à mes frais - entre 1988 et 1990. Aucune connexion, c'était comme une sorte de machine à écrire électronique hyper-perfectionnée.

Au boulot une grosse partie du taf se faisait par connexions sur gros systèmes, les ordinateurs n'étaient pour certains d'entre eux que des terminaux, pas de mémoire locale, des sortes de gros minitels si l'on veut simplifier.

Vers 1993 ou 1994 on passe aux OI (Ordinateurs Individuels) et il y a une messagerie mais elle est à l'intérieur du progiciel qui nous sert à programmer. Autant dire qu'à part un Bon anniversaire ! ou une invitation à un pot (en ce temps-là le boulot c'est aussi de la vraie convivialité sans autres objectifs sauf pour les rusés, que se détendre après avoir trimé), rien n'y est trop personnel

En 1997, l'entreprise c'était enfin mise à la messagerie interne, une vraie, dédiée. C'est sous MXMS et miraculeusement la trace d'un tout premier message d'essai, le 12 septembre 1997 à 15h50 est restée dans mes archives (1), le texte étant aussi peu compromettant et confidentiel qu'un "Bonsoir ! C'était juste pour essayer notre nouvelle messagerie", je le partage ici.

Mais ce n'est toujours pas le vrai internet.

Je suis au courant : un jour au Palais de la Découverte [(souvenir d'y être seule un jour de semaine sans enfants, peut-être au temps où nous avions les "horaires variables" et pouvions récupérer en temps libre une partie de nos heures sup). Avant 1996 donc. Ma mémoire semble se rappeler de mai 1994. Mais rien d'autre n'y est rattaché. Ai-je conservé quelque part une trace ?] il y a une animation "internet", venez vous connecter, essayez. Et comme j'ai l'habitude des ordinateurs je m'avance et fais un peu office de cobaye avec l'aide de quelqu'un de la maison à côté d'autres qui s'y essayent et devant quelques personnes intriguées mais qui n'osaient pas.

Je suis un peu déçue : c'est peu ou prou la presque même chose que nos connexions internes dans l'entreprise. Mais j'entrevois qu'on peut aller visiter des sites du bout du monde, que des gens par exemple publient des photos. Je pense je vais peut-être grâce à ça, quand je l'aurais chez moi retrouver Lucia (2). Le temps est limité, il faut laisser d'autres personnes essayer. Je me promets de m'équiper dès que ça sera possible.

Je ne me souviens plus de quand ça le fut : l'argent s'est toujours fait rare, nous avions deux bons salaires mais aussi deux enfants et de lourds frais de garde car nos horaires étaient étendus, et un appartement à rembourser et même à une époque une maison de retraite à payer. Et donc pour mon équipement personnel : beaucoup plus tard que je ne l'aurais voulu. 

Mes premiers amis de l'internet remontant à début 2003 je dirais, 2002 peut-être pour mon premier ordi à la maison connecté. Et c'était chez France Télécom, vite rebaptisé Wanadoo, et le premier abonnement n'était que pour 10 heures par mois qui très très vite ne suffirent pas. Ça faisait bien quatre à cinq ans que je rongeais mon frein (3).

Un facteur déterminant fut la publication de certains des livres de Martin Winckler par épisodes ("Plumes d'Ange" typiquement) via P.O.L. Tant que je n'étais pas équipée chez moi, j'en étais réduite à donner mon adresse professionnelle. J'arrivais plus tôt pour imprimer la ou les pages du jour, et les lire ensuite généralement à la pause déjeuner. Or ce que je voulais, que j'estimais n'être pas trop demander, c'était de pouvoir les recevoir et les lire chez moi, en paix, sans que personne ne puisse éventuellement me le reprocher. Il me restera des souvenirs d'arriver tôt dans le bureau, celui qui avait à La Défense une vue imprenable sur Paris, la lumière douce du matin, et la petite joie en constatant que le message était bien là. Ça donnait du courage pour tenir la journée.

Le souvenir reste vif du bonheur infini de comprendre immédiatement la portée révolutionnaire du truc, le fait de pouvoir instantanément se connecter avec le reste de la planète, n'importe qui pouvait proposer du contenu que pourrait lire ou voir ou écouter n'importe qui d'autre à l'autre bout du monde. Personne (alors) pour dire, Non, pas toi, personne à convaincre, pas de barrage dès lors qu'on disposait de l'équipement et de la connexion.

En revanche je n'imaginais pas à quel point formidable ça aller changer ma vie (je veux dire : la mienne en particulier) et l'élargir, me donner ma chance. Je n'imaginais pas la qualité des rencontres que j'y ferais. Ni la profusion de bonnes et belles lectures qu'il y aurait. 

Malgré les difficultés, levées dès qu'on sort du conventionnel où la société veut nous cantonner, je ne regrette rien. Je suis très reconnaissante envers les pionniers qui m'ont accompagnée sur ce chemin, qu'ils avaient déjà défriché. 

 

addenda du 25/08/16 00:03 : 

La petite révolution technologique de Christine Simon 

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(1) De ce qu'il y avait avant il ne me reste rien ou uniquement ce qui pouvait se trouver chez moi par inadvertance : tout a brûlé en mai 1996

(2) Ce qui advint grâce à Facebook en 2012 je crois. 

(3) Une constante dans une vie de peu de moyens : chaque fois que je souhaite entreprendre quelque chose qui nécessite un peu de financement et de temps à rendre disponible, c'est le délai qu'il me faut avant de pouvoir tenter ma chance concrètement. J'ai intérêt à vivre centenaire. Force est de constater que je finis toujours par réaliser une mise en œuvre (laquelle n'est pas nécessairement couronnée de succès, sans doute car elle arrive (trop) tard et que toute mon énergie a déjà été dépensée pour arriver jusqu'à la possibilité, mais n'empêche, je parviens jusqu'à l'essai et suis rarement déçue). J'ai presque toujours à vaincre des réticences familiales. 


L'espion qui m'intriguait

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Je savais depuis que je disposais d'un smart phone que google was watching me, en plus que j'ai un compte chez eux et qu'après bien des essais de moteurs de recherche sympathiques, j'en reviens souvent à celui de cette entreprise, en raison même de sa situation de monopole. Ainsi à la librairie je ne cherche souvent pas tant une information que ce que google peut en dire et c'est hélas précieux pour les recherches avec un paramètre de notoriété - je cherche un livre je ne sais plus l'auteur ni le titre, je sais pas bien l'histoire mais ça se passait pendant la seconde guerre mondiale. Ah et puis la couverture est bleue. Et on en parle beaucoup à la télé ces jours-ci -.
Je sais que mes données sont revendues partout, mais à part d'accroître le nombre de spams, peu me chaut : je n'ai pas les moyens financiers de me laisser tenter par quelque achat que ce soit qui ne viendrait pas d'une nécessité personnelle.


Par ailleurs tant qu'on fait encore semblant de vivre dans une démocratie, je ne crains pas trop une utilisation de contrôle sécuritaire. J'ai bradé moi-même des parts de "privacy" en m'inscrivant sur bien des réseaux sociaux et pour l'heure j'ai un peu l'illusion d'être comme les prolétaires dans 1984 : laissés à une relative liberté car trop insignifiants et nombreux, Accordons aux petits pions l'apparence de leur autonomie de toutes façons si limitée par leur simple survie.

Il n'empêche que j'ai été surprise par la précision - entre autre lors d'un séjour dans Ma Normandie, j'ai pu retrouver le trajet d'une balade que nous avions faite en devisant sans faire trop attention à là où nous allions, tout était cartographié ; et la machine attestait qu'un autre jour notre long entraînement de course à pied avait fait 22,2 km - et le degré de durée d'archivage de la rubrique "Vos trajets" de G. Et que ça recoupe un des nombreux chantiers d'écriture auquel je n'ai pas le temps de me consacrer.

Que part ailleurs c'est plein d'erreurs, mais de sortes d'erreurs qui s'expliquent et sont fort intéressantes à décrypter.

Du coup j'ai réactivé l'option en tout cas pour un temps.

L'espion m'a donc appris qu'aujourd'hui j'avais effectué différents parcours, plutôt bien reconstitués,  mais dont la décomposition n'a pas été sans m'étonner : 

Capture d’écran 2016-08-08 à 22.46.57

La machine ne met en doute que la partie pédestre, laquelle est sans doute vraie. 

Mais je n'ai pas pris la voiture. Et si j'ai passé à l'aller de mon trajet du temps en métro c'était environ 15 minutes.

Enfin, je suis rentrée en vélib ce que l'espion du téléfonino n'a pas détecté.

Je ne vois pas vraiment à quelles activités de ma journée les différentes durées pourraient se raccrocher.

En particulier parce que j'étais à un cours de danse, le téléphone certes non loin de moi mais qui ne participait à aucun mouvement.

 

Je vais poursuivre l'expérience quelque temps, après tout en cas de problème peut-être serai-je soulagée d'être géolocalisable et si on m'accuse à tort d'un crime imparfait, qui sait si je ne serais pas très heureuse d'avoir un alibi électronique (1). Il convient juste de ne pas lui faire trop confiance sur les modes de transports.

Et puis j'aimerais en parler à mes ami-e-s auteur-e-s de polars ainsi qu'à JK Rowling pour ses Robert Galbraith. Il y a là une mine d'utilisations narratives possibles.

(à suivre)

 

PS : Cela dit si vous êtes une personne censée et que vous souhaitez désactiver cette très intrusive option, c'est expliqué par là comment procéder.

 

(1) J'écris ça pour rire mais aussi parce que plus d'une fois il m'est arrivée - entre autres en entreprise - qu'on me reproche ce que d'autres avaient fait, je suppose parce que j'ai toujours incarné celle qui osait ne pas fermer sa gueule quand quelque chose était dysfonctionnel, ce qui faisait de moi un bon usual suspect. On savait aussi que tant que le reproche porterait sur quelque chose que je jugeais ridicule, je ne dirais rien, histoire de ne pas m'abaisser à mon tour en rentrant dans un jeu mesquin. J'étais donc la bonne personne à charger pour qui souhaitait se disculper. Tant pis.


The third browser war is over and it's a bloodshed (WEB2DAY 2016)

C'est seulement aujourd'hui que je parviens à écouter / regarder en entier et c'est passionnant (pour un peu j'aurais envie d'y repiquer, mais pas pour le côté It's the war, Sir). Merci à Daniel Glazman capable de rendre compréhensible une partie de ce qui est déjà notre histoire (!). Sur un sujet cousin, belle série d'émission cet été sur France Culture : Pour une histoire de l'informatique

Petits éclats de vie moderne

 

    Une amie qui a un travail inimaginable à l'époque où je devais, lycéenne, songer à un métier, me signale ce RT dont je suis paraît-il censée me glorifier : 

Capture d’écran 2016-04-29 à 11.43.53En fait leur bot a repéré que je mentionnais l'émission. 

Ça m'a rappelé le jour où festivalière heureuse à Arras, j'avais mentionné sur FB que j'étais au bord d'aller voir un film, c'était un statut en attendant (dans la petite file d'attente avant la séance ou à la maison avant de partir et en attendant l'homme qui achevait de se préparer), un geste machinal, la vague idée de pouvoir ainsi plus facilement reconstituer ma liste des films vus (1) et où j'avais eu la surprise d'un commentaire joyeux de l'un des acteurs.

Il est en effet à présent entendu que les réseaux sociaux nous bercent de l'illusion d'une proximité quotidienne avec des personnes que nous admirons ou dont nous admirons le travail. Le tendre "Janine" d'Olivier Hodasava rappelle fort combien jadis nous pouvions être pétris de passion pour un groupe (par exemple) et si peu savoir de leur vie qu'il fallait plusieurs mois, s'ils n'étaient pas d'une notoriété de JT, avant de savoir que l'un de ses membres était mort. De nos jours nous savons même ce qui arrive à leurs fans (2).

En revanche il est moins évident d'intégrer le fait que ceux que nous apprécions se trouvent en retour parfaitement à même, pour peu qu'ils s'en donnent le temps ou qu'un-e chargé-e de com. fasse bien son boulot, de repérer notre admiration ; ou, moins réjouissant, ce que nous exprimons de notre déception d'une nouvelle œuvre, voire parfois de notre désaffection. 
Ce qui fait que même en n'étant personne on doit, si l'on n'envisage pas de peiner ou de se lancer dans d'épiques polémiques, prendre garde à nos énoncés.
J'avoue n'avoir pas encore intégré ce fait, pas tout à fait. J'en suis encore à l'étape de m'en amuser ; à preuve ce billet.

(et je ne parle même pas du versant moche de ce phénomène qui fait que de nos jours tout employé d'entreprises "managées" est tenu de ne rien exprimer concernant son travail fors de la réclame douce et des enthousiasmes "fraîcheur de vie") (je trouve naturelle une certaine décence et tient la retenue pour un évident respect, mais les échos de certaines réactions, des ennuis rencontrés par certains, et ce que je ressentais durant mes années d'"Usine", ont tout à voir avec la vie dans un régime dictatorial, sans parler que bien des salariés n'ont pas même le droit de faire de l'humour sur certaines absurdités rencontrées) 

((et j'arrête là ce billet avant de tomber dans le sujet brûlant des lanceurs d'alertes))

 

(1) Ce petit plaisir qu'on prend le temps de s'accorder (ou non) en fin de festival, à tête reposée.
(2) Je me souviens d'avoir appris le sens du mot Directionner via un touite parvenu je ne sais comment jusqu'à ma TL et qui manifestait de l'empathie pour la mort accidentelle de l'une d'elles.


Une bonne adresse (réparations Mac - Paris)

(enfin si ça n'a pas changé depuis une année) (les réparateurs sont comme les médecins on est plutôt contents quand on les voit moins)

Il se trouve qu'en triant des photos (pour changer) je suis tombées sur celles d'un jour du printemps passé où inquiète parce que mon petit Mac ne se rechargeait plus bien j'étais allée un peu en urgence chez un vendeur réparateur près de mon travail d'alors. Le gars peut-être pour une fois pas trop condescendant ou moins que je ne m'y attendais, du coup je m'étais moins méfiée, m'avait calmement fait croire qu'il fallait changer non seulement le chargeur mais tout le bloc de l'alim. - il avait branché l'ordi sur un dispositif qui semblait-il testait, mais dont le résultat n'était pas visible à la clientèle (je n'y ai pensé qu'après) -. Entre la réparation elle-même et ses compléments et la TVA, il m'aurait fallu débourser 500 €, c'était vite vu je ne les avais pas. J'ai demandé à payer en plusieurs fois, ou un morceau par CB le reste en chèque à encaisser plus tard, l'homme a dit non, probablement afin de me mettre la pression, comme j'étais vêtue sérieusement pour le travail (c'est-à-dire avec de la récup chic) il m'avait peut-être prise pour quelqu'un de la région version démodée. J'étais repartie la mort dans l'âme en laissant tomber et en me disant comment faire.

J'ai finalement racheté un cordon + chargeur, et puis bien nettoyé l'ordi et la prise, ça marchouillait.

En retrouvant les photos d'un jour où je m'étais sentie bien alourdie par le trop-pas-de-chance, je prends conscience que près d'un an s'est écoulé et que tout fonctionne fort bien, le remplacement général et coûteux était inutile, l'homme avait tenté de m'arnaquer.

La règle d'or si on le peut : en cas de réparation à faire qu'on ne peut soi-même effectuer toujours aller à deux pour la consultation du véhicule ou de l'objet ou accueillir la personne qui doit réparer et si possible se faire accompagner par une personne qui est crédible dans le rôle de qui s'y connaît. Pas besoin qu'elle s'y connaisse réellement, sa présence peut être efficace, en mode témoin silencieux, il suffit d'avoir l'air entendu aux bons moments.
Mais une petite dame seule aux cheveux grisonnants pour une panne d'ordi, si tu ne montres pas les dents, tu prends cher.  

Un ami du coup me demandait : où aller ?

Il se trouve que pour d'autres tracas dans des périodes moins bousculées où je pouvais dans Paris aller "consulter" là où bon me semblait, j'ai eu plusieurs fois recours à :

Cyber Jay

Je ne les connais pas personnellement, je n'ai rien perçu pour le dire, mais par contraste avec l'autre arnaqueur, eux ont su se montrer fiables, pas trop gourmands (je n'ai qu'un très léger doute sur une fois de trois où j'ai eu besoin de leurs services, et quand bien même, ça marchait vraiment mieux après donc OK), à l'époque au moins (j'espère que ça n'a pas changé devant le succès) arrangeants sur les paiements, et très efficaces dans la récup de ce qui peut l'être de données. J'ai le souvenir (pour l'ordi n-1) d'une appréciable ponctualité dans les délais annoncés : le devis à tel moment (assez rapide) et une fois l'accord donné, respect de la date (assez rapprochée) annoncée. Et d'une autre fois pour un truc que je croyais sévère et pour lequel une solution radicale mais rapide était possible, ils m'ont juste suggéré d'aller au café du coin (un vrai café de quartier, il en survit encore) et voilà c'était fait.

Par dessus le marché, j'avais consenti à une suggestion commerciale (de logiciels classiques dont je pensais pouvoir me passer) mais qui m'a (hélas) été fort utile au moment de ma récente recherche d'emploi laquelle était plus simple avec des documents standards (1) du coup je leur en suis presque un peu reconnaissante d'avoir joué les vendeurs à objectifs commerciaux.

Leur site semble parfaitement à jour, ma recommandation est donc peut-être toujours d'actualité.
(En toute honnêteté je ne suis pas pressée d'aller vérifier).

 

(1) Cela dit dès que j'aurai un peu d'argent je m'offrirai avec plaisir Nisus writer pro que, sur les conseils avisés d'un ami, j'avais commencé à tester en gratuit avec un grand confort d'utilisation. Or c'est ce que je demande à un traitement de texte quand j'écris : que je puisse l'oublier et que sans se casser la tête ça accorde un premier jet assez clairement présenté.

 


BDJ - Sauvé malgré un numéro de vestiaire assez pessimiste (mon fotolog)

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J'avais donc la veille au soir (tard) fait le bilan des vestiges de mon fotolog défunt (loin d'être unique, J'ai lu ici ou qu'en 2010 il comptait encore 13 millions d'utilisateurs à travers le monde) et qu'il en eut jusqu'à 33 - si ça ne console pas de n'être pas la seule, ça rend cette fin brutale encore plus inquiétante, tant d'utilisateurs compteraient donc si peu ? -), je m'en voulais d'avoir commencé à prendre mes précautions trop tard, et puis voilà qu'un touite m'a redonné espoir 

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Du coup et malgré une petite forme - mon corps se bagarre depuis le début de la semaine contre quelques virus ou bactéries, à déterminer, et une tendinite à l'épaule droite en profite pour se profiler -, j'ai tenté le voyage de chez moi jusqu'à la grande bibli, avec cet espoir fou de récupérer mes données. Le premier bonheur du jour fut sans doute malgré mon état incertain d'avoir pu faire le trajet sans encombres (1).

En arrivant au vestiaire, le numéro qu'on m'a distribué m'a un tantinet semblé comme un signe du destin. La suite m'a prouvé qu'il s'agissait plutôt d'un clin d'œil puisque progressivement j'ai retrouvé trace de la presque intégralité de mon petit travail quotidien de diariste photos. Au fil des ans la part de texte s'était en effet étoffée jusqu'à constituer un vrai carnet de bord, un diario orienté photos. La récupération effective des données et la reconstitution de la part personnelle sous le blog que j'avais déjà commencé, prendra sans doute un moment, ça sera peut-être l'occasion de stabiliser ce passé encore proche dont des éléments furent si douloureux, regarder les choses en face, reconnaître la part de bon qu'il y eu à chaque étape, remettre les deuils et les ruptures à leur moment précis, poser des jalons que la fatigue et la peine m'ont empêchées de mettre afin de protéger le reste de ma vie, mesurer aussi les progrès accomplis. M'offrir ensuite si j'en ai les moyens, une belle version papier; histoire d'être certaine que tout ne redisparaisse pas aussi facilement.

Alors le bonheur du jour, ce fut ça, les retrouvailles avec des pages d'écran que je croyais perdues à jamais, le petit gag du ticket 404 et sa conclusion car celle qui pour le coup aura été ma bonne fée

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 (1) Ainsi plus tard que celui du retour.

PS : Cela dit, fotolog, fantôme, préfère plutôt 522 

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billet publié dans le cadre des Bonheurs du Jour.
C'est l'amie Kozlika qui a lancé le mouvement et le lien vers tous les bonheurs (pour s'inscrire c'est par ici- grand merci à Tomek qui s'est chargé du boulot -). 

L'autre bonheur du jour fut de voir que Couac avait à son tour cédé à l'appel du petit bonheur : Bonheurs, jour 1 

billet en commun avec Bella Cosa