J'espère qu'en vrai pas (un (dernier ?) en vrac)


    Même si j'en étais le plus souvent une lectrice silencieuse manquant de la disponibilité nécessaire pour suivre tous les liens, je lisais toujours avec plaisir et intérêt les En vrac (1) de Tristan Nitot. Voilà qu'il annonce que celui-ci sera sans doute le dernier. 
Zut. 
(mais en tout cas merci pour tous ceux qui furent publiés, tout ce que j'ai pu y apprendre ou comprendre)

(1) Je lisais avec intérêt les autres billets aussi, je veux pas dire.


Archivages et pâturages

(billet en cours d'écriture)

    Trop fatiguée pour faire quoi que ce soit de très physique (sport ou rangement), mise en relatifs congés par l'absence d'interlocuteurs - ce qui me permet de récupérer -, embarquée dans des activités d'archiviste depuis l'annonce de la mort de Jean-Pierre Mocky, je toilette et trie et archives photos et blogounets (1). Au passage, bien entendu, je retrouve quelques pépites.

Ainsi en date du mercredi 15 février 2012, cette note, dans un coin :

Un compte est ouvert sur twitter au nom de Nicolas Sarkozy. Si ce n'est pas un fake, c'est prendre les gens pour les cons. Hélas, peut-être qu'ils le sont ? En attendant, que les touites soient re-signés fait rire les habitués.

Je m'aperçois que celui des carnets de bord que je sauvegarde aujourd'hui était garni de brèves sur la campagne électorale en cours. À les relire, je m'amuse bien.

La campagne électorale bruisse de la candidature du sortant enfin officialisée et de la braguette ouverte de son principal challenger sur la photo de ce dernier dans un quotidien régional. Le débat électoral est en France d'un haut niveau. (février 2012, toujours)

 

Pour ne pas l'oublier : très bel effet Zahir au sujet de la dune du Pilat dont un ami poste une photo, quand il en est soudain question dans une de mes lectures et qu'il en fut brièvement question récemment dans une conversation "vacances".

(1) Petits blogs thématiques dont certains furent brièvement publics du temps où nous avions l'illusion douce d'être entre nous, blogueuses et blogueurs bienveillant·e·s, calmes et doux, à présent purement personnels même si j'y demeure plutôt allusive ce qui est très amusant pour moi-même à présent qu'il y a matière à du "longtemps après" : je ne me souviens plus de qui était concerné. Et c'est très bien comme ça.


Les blogs m'ont fait grandir

 

    Voilà, j'ai expurgé ma liste de blogs amis qui normalement figure ci-contre, des liens qui renvoyaient dorénavant vers plus rien ou vers des sites de ventes de choses étranges sans rapport avec le blog initial. 

À la réflexion j'y ai laissé les liens vers ceux qui étaient en sommeil mais encore accessibles. J'ai aussi laissé, sans trop hésiter, les liens vers les blogs des personnes qui ont disparu de ma vie, toutes écrivent fort bien et la dégradation ou la fin de nos relations n'y change rien, et surtout pas pour le passant qui trouvera matière à lire de belles choses et se permettre de ne pas penser que les attitudes dans la vie concrète sont parfois éloignées des sentiments exprimés aux titres de généralités. Nous ne sommes que des êtres humains et tout le monde n'est pas pareil avec tout le monde. Il se trouve qu'après bien des années difficiles, je connais un certain apaisement, dû au passage du temps et à la mort de ma mère en 2017. Ce deuil et tout le travail afférent ont en quelque sorte délavés les chagrins antérieurs. Si je tombe sur des écrits de ou concernant qui m'était proche et m'a rejetée, ça n'est plus qu'un vestige de pincement au cœur, presque un peu de surprise Comment cette personne a-t-elle pu tant compter ? 

Pour l'une d'entre elle je le sais (1), je n'avais de toutes façons jamais cessé d'apprécier son travail, et nos convergences militantes sont si fortes qu'elles sont toujours là. Nous n'avions pas tout à fait le même sens de l'amitié, c'est pourquoi j'ai morflé.

Pour l'autre, j'aurai été la victime bête d'une forme d'escroquerie affective, classique et prévisible. Il n'en demeure pas moins que l'aide apportée lors de moments particulièrement difficiles fut réelle, et que des moments magiques eurent bien lieu - pas si fréquents dans une vie comme la mienne -, qu'en l'aidant moi-même j'ai progressé et que même si  pour l'instant seule une discrète publication en atteste, mon écriture à son contact s'est professionnalisée. 

De toutes façons la majorité des blogs liés sont ceux de personnes devenues amies. En les parcourant à nouveau je mesure à quel point grâce aux blogs j'ai grandi, combien ils ont élargi ma vie et ma perception du monde. 

Ils m'ont permis de croiser des gens avec lesquels sur certains points (au hasard : les bouquins (mais pas que)) j'avais de grandes affinités mais dont les vies étaient totalement différentes, les expériences et l'arrière-pays de ce qui les avait rendues telles qu'elles étaient. Quoique toujours gaffeuse, je suis beaucoup plus attentive à certaines choses dont j'ignorais avant qu'elles pouvaient poser des problèmes à quelqu'un. Plus aguerrie aussi pour tenter de défendre ce qui me tient à cœur, sans doute du fait de me rendre compte que d'autres pensent de la même façon alors que bien souvent j'étais la seule personne de mon entourage professionnel et familial à envisager les choses sous un angle différent du sens majoritaire. 

Au passage je me suis aperçue que lorsque j'ai rencontré les un·e·s et les autres, j'avais pris leurs écrits en cours de route sans chercher, fors pour La Fille Aux Craies puisque tout fut trop vite totalement terminé, à remonter le fil du temps des billets. En allant ponctuellement regarder si les archives des différents blogs étaient encore en ligne, j'ai eu l'amusement de découvrir que certaines lectures faites en leur temps m'auraient bien rendues service. Je ne vais pas tous les énumérer.

La palme en revient à Tarquine avec ce billet de 2004 concernant les sas vélos qui, l'eussé-je lu en 2005 lors que j'ai fait la connaissance de son blog, m'aurait fait gagner bien du temps et de la sécurité dans mon usage du vélo citadin. Je suis longtemps restée comme l'une des commentatrices à me demander ce que ce marquage au sol pouvait bien signifier. Entre temps je l'avais appris par ailleurs mais ça m'aura pris au moins sept ans (2).

Enfin je n'ai pas encore complété la liste des blogs que j'ai découverts ces dernières années. 

Ça sera pour mon prochain temps personnel libéré.

En attendant grand merci à toutes celles et tous ceux qui en partageant leurs écrits plus ou moins intimes ont contribué à quelque chose qui tenait beaucoup de la solidarité et de s'entraider. 

 

(1) Et qui n'a pas de blog ou alors sous un pseudo que j'ignore.
(2) Au passage, puisque l'on est en période de canicule, il est pertinent de relire ce billet 


Réappropriations


    Je poursuis méthodiquement la mise à jour de la liste des blogs que j'aime aller lire du moins ceux qui ont survécu à la fin de l'époque pionnière où nous étions libres et plutôt bienveillants, communiquant via les commentaires et pas encore par les réseaux sociaux. 

Il me semblait avoir déjà croisé la plus #WTF des réappropriations de noms de domaines sur des blogs avec l'adresse qui fut celle de La République des Livres de Pierre Assouline, seulement en poursuivant aujourd'hui la liste j'ai constaté que La boîte à images d'Alain Korkos première version était devenue un blog de déco d'appartements

Les corps empêchés qui fut le blog d'Emmanuel Pagano est désormais un site d'accessoires de modes.

J'admets fort bien que les temps changent. Il n'empêche que c'est un brin troublant. Et qu'il est triste que des contenus de qualités disparaissent (même si pour deux des exemples particuliers, heureusement, de nouveaux sites et une part d'archives peuvent encore se consulter). 

Concernant La boîte à images, la nouvelle adresse est ici.


La palme du changement (le plus spectaculaire)

 

    Comme je m'y attendais, depuis la dernière fois que j'avais entrepris de remettre à jour mes listes de blogs suivis et de sites, essentiellement littéraires, un certain nombre est en déshérence, plusieurs sont passés en mode privé - ce qui n'est pas étonnant, une forme d'entre-nous qui exista dans les années 90 et le début des années 2000 n'est plus de mise et par ailleurs pour travailler il convient désormais d'être un être parfait, tout dévoilement peut se retourner contre soi, du coup la liberté n'est plus possible qu'avec une certaine confidentialité -. 

Et quelques-uns ont été repris : un petit malin a attrapé le nom de domaine, s'il n'avait pas été renouvelé et zou. 

J'ai donc eu la surprise de constater que les centres d'intérêts de Pierre Assouline avaient beaucoup changé ;-) . C'est probablement la palme du changement le plus spectaculaire. 

Au passage merci à celles et ceux qui même en cessant d'écrire permettent de revenir lire, retrouver un commentaire, relire un billet. Avec une reconnaissance particulière pour qui maintient lisible le blog de La Fille Aux Craies. J'aime à retourner y relire un de ses billets. Elle avait le don pour me redonner courage.

Merci aussi à celles et ceux qui bloguent encore envers et contre tout. Certain·e·s s'y sont remis récemment, car si les réseaux sociaux permettent l'échange, ils ne suffisent pas pour écrire ou (inclusif) conserver traces, et c'est chouette de les retrouver. 

C'est beau aussi de voir à quel point certains sont entre-temps de leurs débuts de blogs devenus des spécialistes d'un domaine donné. Salut à toi, Joël, devenu fin connaisseur en danses indiennes.

 

PS : La République des Livres est lisible ici


Tracas technique (des idées ?)

 

Depuis une semaine, plus moyen de connecter ma montre de triathlon Garmin Forerunner 735XT au MacBook Air (sous MacOS High Sierra 10.13.6) via le cordon USB.

Avant il suffisait que je la branche pour qu'elle apparaisse dans le Finder. Et puis soudain dimanche dernier impossible de la voir même en passant par Finder / Aller à / Ordinateur ou par certaines rubriques systèmes qui permettent de voir les connexions USB.

J'ai essayé tous les classiques : autre cordon qui marche bien autre Garmin autre ordi (le PC du conjoint), l'autre port USB du MacBook Air, vérifié que les ports USB fonctionnaient bien avec d'autres appareils. Et bien sûr, éteindre, rallumer, recharger Garmin Express.

Rien n'y fait au moment de "Connecter votre appareil" rien n'est détecté 

Capture d’écran 2019-05-20 à 01.56.07

J'en suis rendue au stade ou toute idée est la bienvenue. D'autant plus que j'ai un triathlon qui approche.

Remarque : La connexion fonctionne parfaitement, exactement comme avant le dimanche fatidique, pour ce qui est de recharger la montre. Et la montre elle même fonctionne tout comme avant, aucun problème apparent.

addenda de début juin : en fait et finalement, je m'en suis sortie en désistallant puis réinstallant complètement le logiciel Garmin Express sur l'ordi et en réinitialisant la montre. Je ne sais laquelle des deux manips aura été déterminante. 

 

 

 

Mes cyber-frères et cousins

 

    C'est parti d'un touite de @Celinextenso qui répondant à une question sur ce qu'on pouvait regretter n'avoir pas eu dans notre éducation, écrivait qu'elle aurait aimé avoir internet petite. Dans un premier temps je me suis dit Oh oui, c'est exactement ce qui m'a manqué. Puis je me suis souvenue qu'en fait je suis très heureuse d'avoir pu bénéficier des temps un peu pionniers et de l'émerveillement que fut son arrivée, pour la citoyenne quelconque que j'étais, une révolution : pouvoir communiquer d'un seul coup sans entraves avec des personnes du monde entier.

J'ai dû déjà l'avoir écrit cent fois, j'ai eu cette chance pimentée d'éléments logiques (des centres d'intérêts communs) de croiser via l'internet des personnes formidables. Et aussi d'une certaine façon de me constituer une famille élargie avec de très solides affinités ou (inclusif) de ma part des admirations pour ses membres. Dresser une liste exhaustive prendrait trop de temps, je n'ai pas encore trouvé celui de mettre à jour ma blogroll, j'espère je ne sais quand y parvenir. Mais en attendant et en ces temps où les blogs actifs se font plus rares qu'avant les réseaux sociaux, je souhaite prendre note dans un billet de ceux que j'ai tendance à considérer comme mes cyber-frères ou cousins. Parce que je ressens que nous pourrions être de la même famille quand les personnes qui la compose s'entendent bien. 



Matoo , que je connais depuis un bon moment maintenant, et qui est comme le petit frère que je n'ai pas eu. Nos vies sont géographiquement proches - ce qui renforce à n'en pas douter cette impression de lien de parenté que j'éprouve -, d'un quotidien différent - ce qui fait que certains de ses textes sont pour moi comme ceux d'Alice lorsqu'elle parle de théologie, sources de perplexités et en même temps de s'ouvrir l'esprit -, et on se rejoint sur plein de sujets, avec un écart générationnel que je ressens personnellement comme bien moindre que le nombre strict des années que j'ai de plus. 

- David Madore qui me rappelle qu'il fut un temps où mon cerveau fonctionnait à fond (en gros avant mes 19 ans, lorsqu'un chagrin de ceux dont on ne se remet jamais tout à fait, m'a cramé bien des neurones) et où j'appliquais en toutes choses une logique sans faille. Je ne prends pas le temps de comprendre chacun de ses billets, mais ils me font du bien. Je lui dois l'effet Zahir, entre autre, et comme ça fait du bien de pouvoir mettre un nom sympathique sur quelque chose qui nous arrive souvent. Par exemple ce billet, Exilé hors du royaume magique , correspond exactement à quelque chose que je ressens mais n'aurais su formuler aussi bien.

- Virgile qui m'amène souvent dans ses billets à réfléchir sur des sujets qui n'avaient fait que m'effleurer. Il m'arrive aussi, avant d'écrire ici certains billets dans lesquels je sens que je vais me laisser embarquer sur un sujet de société d'aller vérifier chez lui s'il ne l'a pas déjà abordé, analysant dans le même sens que moi, mais plus finement, ce que je souhaitais exprimer. Comme à l'"Usine" je faisais un travail par époques relativement proche de son domaine professionnel, je me sens fréquemment très en phase avec ce qu'il en écrit. Splendide exemple ici (Start up fiction

 

Je leur suis très reconnaissante de ne pas avoir cessé d'écrire, même si le rythme est moins soutenu que "du temps des blogs". Ils m'aident à conserver l'esprit encore (un peu) agile, malgré les fatigues qui le rendent moins disponible aux réflexions posées, et les années qui nous poussent à cheminer suivant les mêmes canaux de pensées. 

PS : Xave fait au départ aussi parti de la liste, plutôt comme grand copain, ou co-national (de mes rêves car je ne suis pas passée à la réalité de la chose ;-) ), seulement il ne blogue presque plus. 

 

 

nb : L'appellation cyber-lien de parenté est un usage que je dois @samantdi 

 


Bug

Capture d’écran 2017-09-03 à 20.44.38

Ce touite d'Atlas Obscura a été pépié pile à l'instant où je me délectais de la lecture du Nouveau dictionnaire Marabout de la Micro Informatique.

Je me suis donc fait un plaisir d'aller voir sa définition.

 

Bug 
en français Insecte ou vermine

C'est une erreur dans la programmation (tout programme au départ comporte toujours un certain nombre d'erreurs). Ce terme, devenu une interjection, vient des premiers "âges" de l'informatique où les ordinateurs étaient alimentés par des lampes qui attiraient les insectes. Ceux-ci engendraient des courts-circuits et des erreurs de programmation.
Ainsi, débugger est l'opération qui consiste à reprendre un programme pour en enlever les erreurs de programmation. On a proposé également les néologismes déboguer, déverminer, et plus récemment (Seymourt Papert) : désosser. Le plus français serait encore de chercher la bulle !
(voir aussi bogue)

Marrant ce qu'on en disait en 1991 (Il ne faudrait jamais inscrire "nouveau" sur la couverture d'un dictionnaire en papier)

 


Dans la série je comprends vite mais je mets longtemps

 

    Deux ans que je dispose d'un très agréable smartphone, dûment proposé par mon opérateur, ce qui tombait bien, mon téléfonino précédent flanchait.

Je regrettais seulement que les sonneries fussent identiques pour toutes applications, or si les SMS sont encore porteurs généralement de messages personnels, et donc demandent qu'on y jette un œil si possible pas trop tardivement après leur arrivée, les notifications des différents réseaux sociaux sont trop nombreuses pour être suivies à la minute près. J'avais du coup réglé l'ensemble sur un bip discret. Ce qui me faisait louper bien des SMS du moins d'y répondre dans la foulée (1). Sans compter que tant que ma mère n'était pas malade et si je n'attendais rien de particulier, je basculais en mode silencieux pour les heures de bibliothèque et de travail en librairie.

Il aura fallu l'arrivée de Mastodon et que je souhaite pouvoir distinguer les notifications de ce réseau des autres, du moins tant qu'il reste en config, réunion des amis (un peu le twitter des débuts, quoi) pour que je me penche sur la question et m'aperçoive aussitôt qu'il convenait de régler les sons appli par appli et que le "par défaut" général ne s'appliquait que si l'on ne précisait rien de particulier (2). 

Deux ans ! (et vingt secondes, le temps de se poser vraiment la question)

Je pense que mon incommensurable capacité à "faire avec" toute situation, jusques dans ce genre de détails, vient de générations et générations qui avant moi n'ont fait que bosser en espérant survivre et sans avoir de choix, fors la révolte quand vraiment ils n'en pouvaient plus.

 

(1) Sans parler de bizarreries par périodes, des SMS reçus ou envoyés plusieurs jours ou heures après (non je n'envoie pas, sauf extrême urgence de SMS, en pleine nuit) - ce qui tient  sans doute des opérateurs et non des téléphones -.

(2) À ma décharge mon téléfonino précédent n'étant pas un smartphone tout se réglait via les paramètre de l'appareil (son de SMS, son de messagerie ...) en centralisé.