J'ai connu la fin du Rêve


    Après une soirée émouvante et délicate à la librairie de l'Attrape-Cœurs à l'occasion de la parution du nouveau roman de Karine Reysset "Dans la maison familiale" (avec lecture à trois voix + chansons, + mise en musique par Gilles Marchand), je suis rentrée en prenant conscience que ce sont les bibliothécaires du Crédit Lyonnais dans les années 1998 à 2000 qui en agissant un tantinet d'autorité envers moi :

"C'est le fils d'un collègue et c'est un vrai écrivain, tu verras" (et Françoise d'autorité m'enregistre "Je vais bien ne t'en fais pas" d'Olivier Adam sur ma carte et me colle le bouquin entre les mains)

"Tu y vas 5 minutes, tu pars après, mais tu y vas" pour m'obliger à aller à la rencontre avec Marie Desplechin alors que j'avais une réunion pour une méchante urgence pro.

qui ont changé (en beaucoup plus vif) le cours de ma vie.
Sans parler de la toute première rencontre, celle avec Nicolas Bouvier qui m'avait donnée les capacités pour réfléchir à ma vie autrement.

Ce soir, brièvement car j'étais éreintée après une journée de travail chargée de devoir répondre comme suite à des problèmes généraux auxquels je ne pouvais rien que servir de courroie de transmission pour les informations entre ceux qui pouvaient le résoudre et ceux qui en pâtissaient, j'ai savouré que ma vie avait été rendue belle, quoique rude, et qu'il en restait les échos actifs, braises vives prêtes à être rallumées dès que je serai maître d'un peu de mon temps.

PS : Le titre de ce billet, c'est une phrase que j'ai réellement prononcée dans une conversation de la soirée et qui est vraie.


Aujourd'hui j'ai appris

Aujourd'hui j'ai appris, grâce à La Souris, qui partageait un lien vers le blog Les Écumes, dont je sens que je vais devenir lectrice, j'y retrouve la moi de 2006, de 2013 et quelques autres sombres périodes où des personnes qui comptaient pour moi avaient foutu le camp, que praemolestia signifiait colère ressentie d'avance (1), mais en mieux écrit que je ne savais le faire en ces périodes de désarroi. 

Merci donc à La Souris et à Mathilde des Écumes.

 

(1) im Voraus empfundener Ärger en allemand.


La chute

(domenica)

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Il avait pourtant bien commencé ce sunday morning run, avec une destination "pour changer", le train sans changement pour aller à Maisons Laffitte, pour courir un temps parfait quoiqu'un peu venteux, mais vers 18°c, du soleil et des nuages et puis au début de la session, vers les haras, un rassemblement de vieilles voitures et c'était chouette - j'ai un faible pour les vieilles voitures alors que je suis plutôt anti-bagnoles excessives pour des raisons environnementales et de qualité de vie - ; nous nous sommes arrêtés voir c'était plutôt sympathique 

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et des cyclistes faisaient comme nous. 
Plus tard nous avons passé les haras et nous sommes engagés sur une route qui semblait aller vers les bords de Seine et longer des stations d'épurations. Elle commençait avec une belle bidir et de l'autre côté une bordure peinte assez large et vers laquelle un panneau piéton adulte donnant la main à un piéton enfant nous indiquait que les humains non véhiculés semblaient aussi les bienvenus.

Las, quelques kilomètres plus loin, le dispositif s'étiolait et nous étions de courir en bordure de la route ou sur l'herbe. Il y avait fort peu de circulation, une auto-école et quelqu'un qui visiblement apprenait avec quelqu'un d'autre, sinon des vélos, toutes et tous très respectueux. Tout allait bien.

Jusqu'à une portion de bitume fraîchement refaite, le bitume bien épais, la bordure avec l'herbe haute comme un bord de trottoir, et à ce moment un cycliste est passé, j'ai jeté un coup d'œil prête à me déplacer vers l'herbe mais croyais visiblement être davantage côté route que je ne l'étais, mon pied droit (je suppose) était déjà bordure et qui se l'est prise, et je n'ai rien vu venir, j'étais à terre. Aucune ambiguïté quant à la cause de la chute contrairement à celle que j'avais subie dans la forêt de Montmorency, mais aucun instant de voir venir comme lors du trail de la Chouffe où j'avais eu le temps d'esquisser un mouvement vers une amorce de roulade. Alors je me suis fort rapée contre le bitume frais y compris l'auriculaire de la main droite qui saignait abondamment, et sinon coude droit et dessous du genou droit lequel venait de cicatricer du trail de La Chouffe pas de chance.

Le cycliste dont je crois me rappeler qu'il avait la tenue AG2R d'une certaine époque où Romain Bardet brillait, est revenu vers moi, et même si tout allait bien, je lui en sais gré (1). Le Joueur de Pétanque revenait sur ses pas.
Old maillot AG2R

Je me suis relevée assez vite, je crois. Avec la certitude peut-être un peu optimiste que rien n'était cassé mais en revanche, ça saignait. J'ai su qu'il fallait continuer à s'activer, calmer le poul, reprendre la course dès que possible afin d'arriver jusqu'à une gare, un transport qui permettrait de rentrer.

L'air de rien j'ai quand même bouclé ma séance, alors que dans ma confusion j'ai cru l'avoir écourtée : 

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Nous avons été bien renseignés par deux cyclistes au moment où nous cherchions comment passer vers Conflans car le pont n'était qu'autoroute. Et que la passerelle sur mon plan de téléphone ne s'en distinguait pas assez.

Repas dans une crêperie moyenne mais qui avait le mérite d'être sur la partie jolie de Conflans, bord de l'eau, et ouverte un dimanche de fin juillet.

Retour en train, beau parcours, que nous pratiquons peu.

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Et pour finir une fois de retour à Clichy, une glace au Sicilien. Nous avons même pu échanger quelques mots, ils devaient fermer ce soir même pour congés longs, et elle exprimait son épuisement (mais avec une sorte de joie de qui a tenu jusque là, pas pour se plaindre).

Au fond, un bon dimanche.
À ceci près que malgré une bonne petite sieste devant la dernière étape du tour de France féminin, je suis à l'heure où j'écris dans la fatigue et la douleur et me demande comment je pourrais faire pour aller travailler le lendemain. 

 

(1) Oui je suis la fille qui quand elle se fait renverser à vélo par un automobiliste, se relève et pense Oh la belle vieille MG, et qui quand un cycliste vient vers moi pour me porter secours alors que je suis tombée pense Oh le maillot d'avant de Romain Bardet. Et qui quand un fou fait un demi-tour sans prévenir avenue de Clichy alors que je descends à bonne vitesse à vélo derrière a cette possiblement ultime pensée : Par dessus ça peut pas ; tout en se pensant déjà morte. Grâce soit rendue à la conductrice qui arrivait en face et a pilé dans un réflexe instantané et puissant qui lui aura permis d'éviter le chauffard tout en m'offrant la chance de ma survie, zigzaguer et me faufiler entre les deux véhicules. Olé !

 

[TW : plaie ]

 

 

 

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Un homme élégant et la magie d'un livre

    

Grande reconnaissance envers cet homme élégant qui ce matin alors que j'avais raté mon coup à Châtelet pour disposer ligne 4 d'une place pour pouvoir lire (debout, mais calée), m'a cédé son coin de strapontin en voyant que j'étais en train de renoncer à lire.
Je lisais enfin "Le soldat désaccordé" de Gilles Marchand.
Serait-ce la magie du livre qui a opérée ?

L'homme élégant est descendu à Saint Germain des Prés.
Peut-être malgré son plutôt jeune âge, était-il l'incarnation d'une autre époque, en fait.


Chroniques du déconfinement jour 24 : Traverser Paris par temps d'un moment agité

Déconfinement officiel 1 jour 51

 

Pour mon vélo abîmé par l'automobiliste distrait, j'avais donc finalement pris rendez-vous chez Cyclofix ce qui réglait le problème de devoir pousser le vélo jusque chez un réparateurs (en plus que mes habituels étaient surbookés). Quelqu'un de chez eux est donc passé à 9h30 pour le vélo "de Fabien", super ponctuel, super efficace, donnant envie de consentir à ses propositions d'amélioration du biclou ; je l'ai donc laissé remplacer les freins. 
Un voisin en a profité pour venir se renseigner, c'était assez marrant en fait.
Comme nous nous y attendions, il devra revenir avec la roue qu'il faut. Mais d'être déjà dans le circuit m'a permis d'obtenir un rendez-vous du soir ne nécessitant pas congé.
Ensuite j'ai eu droit à une matinée tranquille, et si bienvenue de fait, avant une après-midi de boulot encadrée par deux trajets #Vélotaf (avec l'autre vélo, celui "d'Alice" (qui sert en général à JF) 
En milieu fin de matinée il y avait eu une alerte terroriste à La Défense, laquelle s'est soldée par du rien (fausse alerte ? des gens avaient dit avoir vu un type lourdement armé). Ce qui fait que lorsqu'en partant, heureusement bien en avance (13h11), j'ai croisé une circulation de dingue, totalement anarchique du fait d'escortes officielles, de groupes de véhicules "administration pénitentiaires", de déploiement de forces de l'ordre, d'avoir croisé les voltigeurs (qui donnent l'impression que les Hell's Angels sont des petits gars tout choux), ai renoncé à toute fantaisie d'itinéraire et mis 1h10 en temps réel (pour 50 minutes en mouvement). Et je me demandais vraiment ce qui était en cours, si ce branle-bas de combat était en lien avec l'alerte du matin. 
Une de mes collègues m'a indiqué quand je lui ai fait part de ma perplexité un tantinet secouée qu'il s'agissait d'une manif de soignants.   
 
En revanche le trajet de retour à un taxi indélicat près (mais j'avais anticipé) fut une belle expérimentation, avec deux bidir de rêve (celle de Vannes et celle de la rive gauche). Quelques améliorations et se sera bon. Je souhaitais éviter le retour par Levallois compte tenu des travaux sous le pont ferroviaire qui rend le passage particulièrement dangereux. Le tracas reste les jonctions.
une soirée douce et productive (j'ai beaucoup à faire, en fait)
 
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J'ai écouté les infos de Rai News 24 mais sans les LT, j'étais occupée à écrire et il n'y avait rien d'extraordinaire, plus d'Europe qu'aux infos française, clairement, et toujours beaucoup de sujets relatifs au Covid-19 mais l'épidémie poursuit lentement sa décrue, on pourrait croire que bientôt la vie pourra reprendre sans tout le lot des précautions. 

Pris le temps de voyager dans les années 60 en regardant encore un bout de documentaire Beatles (1) 
Claude m'a proposé un Montfort, j'étais toute heureuse, plus particulièrement par le fait qu'elle fasse encore des projets. 
 
(1) Understanding Lennon / McCartney vol 1 : together

 

Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
10 509 683 cas (dont : 510 926 morts (129 192 morts aux USA) et 5 728 924 guéris

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs


Chroniques du confinement jour 79 : Une matinée à Carentan

Déconfinement officiel 1 jour 24

 

Le temps se rétrécit, tant de choses à terminer avant de partir. 

Matinée passée à Carentan (belle balade le long du canal, du Pont-Canal) pour le remplacement du pare-brise de la Laguna. Nous l'avons laissée à un spécialiste agréé de la zone industrielle et il y avait une petite voiture prêtée en attendant.
Premier café vers la gare, un repère de joueurs de GR du débarquement, qui visiblement ont déconfiné leur pratique.
Après avoir récupéré la voiture, un premier déjeuner, près du port, dans un restaurant. 
Ça commençait à faire beaucoup de premières fois de depuis le début du confinement.

Une douche, un joli rêve, une sieste, tandis que JF retrouvait enfin de jouer avec des partenaires au club de pétanque d'ici.
Puis le dîner, frugal, lorsqu'il est rentré.
Finalement j'ai pu prendre au vol un Paris Carnet en réunion vidéo (avec Otir, Monsieur Fraise, Samantdi, Anne et Franck, Pablo, et Cunégonde). Merci à Otir qui pense à les organiser. Les retrouver m'a fait si plaisir que j'ai enchaîné facile sur les abdos - squats - pompes qui n'avaient pas été faits le matin (grâce à l'énergie communiquée par les ami·e·s).
Pour finir : les petites écritures et  de vieux docu INA sur Youtube, suivre les infos. 

Une bonne surprise, ce youtubeur à ses heures contestable, qui prend fait et cause pour la lutte contre le racisme. Même si j'imagine que c'est parce qu'il pense en tirer un meilleur parti financier, ou se racheter une conduite, wouaho, tout arrive ! 
Dans un ordre d'idée un peu voisin Boris Johnson qui supplie les étrangers de revenir bosser pour à pas cher dans sa Grande Bretagne chérie.

Sinon, en lisant "The Beatles Tune In", en suivant des liens musicaux, je me suis rendue compte que sur des éléments de leurs vies les mêmes faits peuvent être dit de façons diamétralement opposées (ainsi concernant John Lennon et la séparation d'avec sa première femme). C'est intéressant au delà de leurs cas particuliers.
Par exemple pour des choses secondaires comme leurs coupes de cheveux ultra-courtes adoptées durant un séjour au Danemark (en fait auprès du nouveau couple que formait le premier mari de Yoko Ono avec sa nouvelle femme et Kyoko la fille de Yoko Ono et cet homme). Alors que doit-il en être pour les choses importantes et qui ont pesé sur le destin du groupe ? Que doit-il en être pour les vraies infos importantes concernant la marche du monde et la suite de l'humanité ? (pas une découverte, mais la mesure de l'étendue des écarts entre ce qu'on affirme et ce qui fut).

Giuseppe Conte a fait une intervention de type point de déconfinement au Palais Chigi. J'apprécie tellement son côté bosseur que j'ai envie d'y croire.

 

PS : La promenade, l'air de rien, fut conséquente : 

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Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

6 532 046 cas (dont : 385 401 morts (dont 109 000 morts aux USA) et 3 110 630 guéris) 


Chroniques du confinement jour 36 : I'm in reading heaven !

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Ce touite de Nawal m'a fait prendre conscience à quel point j'étais privilégiée. En même temps je sais bien un peu pourquoi : les malheurs nous les avons déjà encaissés, pour un certain nombre d'entre eux. Nous n'avons plus que le tracas de sauver notre peau et que nos enfants s'en sortent et nos proches aussi. Le souci du travail et de la survie économique (mais dans l'immédiat, ne se présente pas une de nos pires fins de mois, ça peut encore un peu tenir). 

Et aujourd'hui pour moi c'était vraiment ça : I've been in reading heaven all day long. Plongée dans "Feu de tout bois" toujours, lecture ô combien parfaite pour le confinement. Car il y a à la fois du confinement et du voyage. Et d'être au cœur du monde, de ce qui s'y joue, en même temps. 

Je n'ai rien fait d'autre, captivée et pouvant, après tout, me l'accorder. Ce qu'Élisabeth écrit du travail d'écrire est si juste. 

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Cette date du 11 mai, clairement prématurée au regard de l'évolution actuelle de l'épidémie m'inquiète. Il faudrait dire On fait encore toutes et tous un effort et on reprend en juin. 

Je suis profondément d'accord avec ce touite de @dareljedid

Ma sœur a repris le travail mais avec les conditions de sécurité sanitaires respectées (gants, masques, gel hydro-alcoolique et effort pour espacer les bureaux). J'espère que ça ira pour elle.

Désormais la course à pied c'est un jour sur deux, sauf conditions météo particulières. Une séance de 25 à 30 minute à 8h du matin sur la voie verte quasi déserte - d'ailleurs ce matin nous n'avons croisé personne, pas même un promeneur de son chien -. Je n'ai pas fait de séance particulière : une crampe au mollet gauche m'avait réveillée au matin et je sentais la petite tension persistante qu'on éprouve dans ces cas-là. 
Et le même soir la séance de Tabata, vraiment top, comme dab. Et qui fait un bien fou. Nous commençons à sentir les progrès. 

Il faisait beau mais un peu de vent et un peu de frais. J'ai passé un moment avant le déjeuner à lire au jardin après avoir écouté les oiseaux. Nous commençons à reconnaître bien les chants. Grâce aux uns et à la lecture, j'ai oublié un temps les circonstances générales et ça permet de bien tenir le coup. 

Je sais qu'il faut prendre des forces à présent parce que le retour dans la vie ordinaire sera rude et plein du danger d'être à notre tour plus sérieusement touchés. 

C'est moi qui me suis occupée du dîner, j'ai cuit du riz et préparé une petite sauce à base de crème et de banane. Je note pour les lectrices et lecteurs de longtemps plus tard, ou peut-être moi-même, qui sait, que vraiment pour l'instant nous ne manquons de rien, faisons nos petites courses pas plus de deux fois par semaine (en gros) et mangeons des plats simples en cherchant à équilibrer. Ce qui fait que dans notre cas, l'alimentation est plutôt plus saine qu'à l'ordinaire avec son lot de trucs mangés le midi vite fait près du lieu de travail, parfois des sandwich pour aller plus vite, ou du gras, du un peu junk food (même si personnellement je cherche à éviter, on n'a pas toujours le choix). 

Bonnes nouvelles de mon amie Claude, je le note ici pour me rappeler combien son SMS m'a fait chaud au cœur. 

Demain moins de lecture et davantage de travail. Il faut vraiment que je bosse à nouveau pour la radio et pour l'AiR Nu. Seulement ça ne sera possible qu'une fois davantage de ménage effectué sur l'ordi. 

 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
2 543 588 cas (dont : 176 596 morts (44 752 aux USA) et 687 034 guéris) 

 

 

 

 

 


Les artisans de demain

Je crois que j'ai déjà relayé certaines de leurs videos : ces voyageurs, qui ne sont pas les artisans, les artisans de demain ce sont les personnes qu'ils rencontrent et qui donnent de l'espoir pour un monde survivant, sont depuis plusieurs mois mon bonheur et mon petit courage du dimanche.

Ils sont partis d'Afrique du Sud, semblent jober quand nécessaire, et ne consommer que ce qu'il faut. Leur carnet de voyage video est clairement centré sur les autres, s'ils se mettent en scène c'est pour mieux témoigner d'un état du monde souvent surprenant. Mais je ne suis pas surprise qu'il le soit.
Ils font part de leurs erreurs aussi, ne prétendent pas tout savoir, s'efforcent de ne pas jouer aux touristes et d'ailleurs leur véhicule est une bagnole pratique aménagée plutôt qu'un camping car. Grâce à eux j'apprends plein de trucs, j'ai l'impression de rencontrer une foule de gens bien, ils m'apporte et sans doute à tou·te·s leurs autres "followers" des connaissances et de l'espoir.

Au fil des semaines, je pense à eux deux comme si nous nous connaissions vraiment - il faut dire que j'ai aussi eu dans ma vie des ami·e·s qui voyageaient, ce qui fait que j'ai l'habitude de "suivre" -. J'aime beaucoup leur discrétion et leur tact, ce que je crois deviner (d'après les expériences d'autres personnes que je connais) dans ce qu'ils préfèrent taire : elle et lui sont là pour attraper des moments de partages surtout, et de la beauté.

Ce dimanche, il s'agissait de ski dans une station au Pakistan. Les bouilles réjouies des gamines et gamins qu'ils croisent en bas de la piste valent tout l'or du monde ; la jeune patineuse artistique prometteuse.
La guerre, le pire, ne sont pas toujours obligés de l'emporter.

Merci à ces voyageurs du partage. Gratitude. Respect.

PS : Sans compter que la qualité des vidéos est impressionnante. Le travail que ça représente, en plus de toute l'intendance à assurer pour voyager m'impressionne.


Parfois le marketing conduit à des trucs pas mal (si on a les bons amis)

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Tout aura commencé par un touite de @Celinextenso

ou plutôt un touite à elle en réponse à un touite du CM d'Interflora qui semblait proposer d'envoyer des fleurs à qui des twittos ou twittas que nous connaissions le méritait. 

Il se trouve que l'une de nos camarades @kinkybambou est en bagarre contre un cancer, qui ces jours derniers s'est révélé être du genre starteupeur au trop rapide développement. Alors on a suivi Céline, le hashtag #DesFleursPourXanax (Xanax La Guerrière, désormais La Fougère étant l'un des pseudos de notre amie sur le réseau), et les fleurs ont bien été livrées.

Nous ne sommes pas dupes, c'est pour la chaîne de fleuristes une belle opération de com à pas cher. Il n'empêche que le résultat est doux, et qu'il a permis une médiatisation locale qui pourrait se révéler utile à un moment ou à un autre, ne serait-ce que parce que le monde étant ce qu'il est on est parfois mieux traité·e·s si nos interlocuteurs savent que l'on dispose d'une petite notoriété. 

On peut donc se dire que c'est du marketing intelligent (et que Céline Extenso est quelqu'un de formidable, mais ça, on le savait).

PS : À propos de twittas formidables, je dois un somptueux fou-rire de ce soir à Norden Gail