Archivages et pâturages

(billet en cours d'écriture)

    Trop fatiguée pour faire quoi que ce soit de très physique (sport ou rangement), mise en relatifs congés par l'absence d'interlocuteurs - ce qui me permet de récupérer -, embarquée dans des activités d'archiviste depuis l'annonce de la mort de Jean-Pierre Mocky, je toilette et trie et archives photos et blogounets (1). Au passage, bien entendu, je retrouve quelques pépites.

Ainsi en date du mercredi 15 février 2012, cette note, dans un coin :

Un compte est ouvert sur twitter au nom de Nicolas Sarkozy. Si ce n'est pas un fake, c'est prendre les gens pour les cons. Hélas, peut-être qu'ils le sont ? En attendant, que les touites soient re-signés fait rire les habitués.

Je m'aperçois que celui des carnets de bord que je sauvegarde aujourd'hui était garni de brèves sur la campagne électorale en cours. À les relire, je m'amuse bien.

La campagne électorale bruisse de la candidature du sortant enfin officialisée et de la braguette ouverte de son principal challenger sur la photo de ce dernier dans un quotidien régional. Le débat électoral est en France d'un haut niveau. (février 2012, toujours)

 

Pour ne pas l'oublier : très bel effet Zahir au sujet de la dune du Pilat dont un ami poste une photo, quand il en est soudain question dans une de mes lectures et qu'il en fut brièvement question récemment dans une conversation "vacances".

(1) Petits blogs thématiques dont certains furent brièvement publics du temps où nous avions l'illusion douce d'être entre nous, blogueuses et blogueurs bienveillant·e·s, calmes et doux, à présent purement personnels même si j'y demeure plutôt allusive ce qui est très amusant pour moi-même à présent qu'il y a matière à du "longtemps après" : je ne me souviens plus de qui était concerné. Et c'est très bien comme ça.


Annonce apeçue en fin de journée du décès de Jean-Pierre Mocky

 

    La journée ne s'est pas du tout déroulée comme je me l'étais figurée : aller courir, aller au ciné, m'accorder une sieste, avancer la part de rédaction personnelle sur mon projet, ranger tant que j'étais seule, écrire en soirée.

Je me suis levée trop tard pour courir, j'ai été au ciné mais finalement pas pour voir le film que j'avais en vue (documentaire sur le travail de Thomas Pesquet, éventuellement celui sur la chute de Weinstein : les deux ne sortiront que plus tard) mais un autre quoique documentaire également (celui sur Diego Maradona), je n'ai pas fait de sieste immédiatement, mais j'ai cherché des compléments d'informations, et quand je me suis accordée la sieste prévue ce fut pour être réveillée par un appel téléphonique. Quant à la soirée elle aura été curieusement bouleversée par l'annonce du décès de Jean-Pierre Mocky. 

Capture d’écran 2019-08-09 à 00.32.55 C'est je crois un touite de Virgile qui m'a alertée en même temps que me parvenait une alerte du Monde .

La filmographie du cinéaste ne m'est pas très connue, je l'avoue et j'ignorais (ou j'avais complètement oublié) qu'acteur fut son premier métier. 

Il se trouve que je l'avais croisé à Livre Sterling où il était venu tourner une scène pendant une journée, que mon patron le connaissait alors du coup par ricochet de souvenirs (plus que par connaissance de cinéphile) sa mort ne me laissait pas indifférente. 

Et qui accessoirement aura ouvert pour moi, engloutissant ma soirée, la trappe d'un trou de mémoire abyssal - même pas l'impression que "Ça va me revenir" - : quel était donc le film dont une scène fut tournée à Livre Sterling par un frais jour du printemps 2012 ?

Rien ne me venait.

Alors j'ai entrepris des fouilles archéologiques dans mes propres blogs, hélas pas le fotolog même si j'ai pu vérifier mes copies générales d'écran. 

Au passage j'ai retrouvé, une jolie photo de Yéti 6a00d8345227dd69e201a73d7ce956970d-500wi

, un billet de blog qui m'a fait rire (ô temps insouciants où l'on pouvait reprocher à un président de la République sont inconséquence sentimentale plutôt que la violence de la répression commise en son nom), d'autres qui m'ont émue et que je ne relierai pas ici, beaucoup de nostalgie - toujours eu ce sentiment contrairement à mes expériences ultérieures, que mon temps à cet endroit n'était pas parvenu jusqu'à son terme, de même que ma relation avec FDK, alors que bien d'autres choses vécues depuis ont eu lieu, se sont achevées et font calmement partie de mon passé -, et enfin le billet qui me permettait de retrouver sinon le titre du film du moins la date à partir de laquelle il serait plus aisé de le retrouver. 

Je le reproduis ici, puisque ça concerne le souvenir du défunt cinéaste : 

366 - action éclair

 

J'arrive au travail, tombe face à face et amoureuse d'une camera, rencontrée il y a 5 ou 6 ans dans mes rêves, sur le champ un monde fou, le contre-champ pas mieux, mon patron me fait malgré tout signe d'entrer, j'aime le spot qui éclaire fort, il me réchauffe la moëlle des os, sous la foule le petit chien affectueux me fait la fête, reconnaissant parmi le peuple humain qui a envahi son univers diurne un élément ami, tandis qu'au dessus de nos têtes grommelle Jean-Pierre Mocky.

Puis tout soudain, les lieux se vident, la librairie redevient ce qu'elle est : une boutique où se pourvoir en lectures ; seulement entre-temps les clients ont regagné leurs bureaux et qui pour la plupart ne repasseront qu'au soir.

Heureusement arrive une amie dont la présence m'accorde une transition douce entre le tourbillon du tournage et le tout-venant de l'après-midi.

L'intermède cinématographique n'était pas prévu. C'est le patron qui a intercepté le réalisateur, sensible à l'offre (bénévole). 


366 réels à prise rapide - le projet
 

 366 réels à prise rapide - les consignes.

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C'était dans le cadre d'une participation à un jeu d'écriture ; mais la présence de l'équipe du tournage avait été réelle. 

Je peux me coucher en (relative) paix avec mon trou de mémoire : il ne me restera que trois films à visionner. Le gag serait que la séquence à la librairie n'ait au montage pas été conservée.


En traversant Paris aujourd'hui

 

    Depuis que je suis parvenue à prendre le temps de refaire enfin reconnaître mon pass navigo par les nouveaux vélibs, j'en ai retrouvé l'usage. Ils sont quand même bien dégradés globalement, et les stations moins nombreuses qu'avec le système précédent. Mais ça me manquait réellement des vélos en libre service car j'ai un usage vélo + métro important.

Parmi l'offre de free-floating que le ratage du changement de concession avait multipliée, les Mobike n'étaient pas si mal et je m'en étais un temps contentée, avant qu'ils ne décident soudain que ma ville était hors zone - alors qu'à côté Levallois restait admise, à même distance de Paris -, entraînant une facturation de 10 € puis 50 € si jamais un de leur vélo y était laissé. J'en vois moins à présent. Je suppose qu'un nombre non négligeables d'abonnés dans le même cas que moi n'ont pas renouvelé un abonnement qui ne leur permettait plus de rentrer chez eux.

Les vélibs, anciens comme nouveaux, disposent de stations proches de chez moi, pas souvent très remplies mais permettant au moins le retour, c'est déjà ça.

Près de Port Royal j'ai vu des agents de police à vélo (je ne sais s'ils sont de police nationale ou municipale) enregistrer au moyen d'une sorte de téléphone tous les véhicules en free-floating, trottinettes électriques et vélos qui avaient été déposés alentours. J'avoue que je ne serai pas contre un brin de régulation. Les trottinettes électriques présentent un réel danger, trop silencieuses et roulant souvent sur le trottoir elles sont sources d'accidents (ou de splendides tressautements) pour les piétons, et elles sont déposées absolument n'importe où n'importe comment. Les vélos en free-floating sont moins gênants en circulation mais posent également un problème de place. D'accord ce sont des déplacements moins polluants que l'automobile en terme de gaz d'échappements, seulement ça ne sont pas non plus des solutions de rêves d'un point de vue écologique. Fullsizeoutput_1883

Comme un chèque déjeuner m'avait été confié, j'ai pu m'accorder un repas complet dans un charmant restaurant café. 20190807_125146

Il faut désormais veiller aux dépenses, chômage oblige et incertitude sur la suite, donc je n'y retournerai sans doute pas rapidement, mais je note ainsi la bonne adresse. De plus en plus fréquemment et face à l'invasion généralisée du hamburger sous toutes ses formes - je n'ai rien contre un très bon de temps en temps, mais le hamburger frites ne me fait pas saliver -, je goûte des plats végétariens voire végétaliens et constate qu'ils sont souvent bons. C'était le cas aujourd'hui au Débonnaire.

J'ai croisé une belle voiture de collection mais j'ai raté sa photo 

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Oui parce que je fais partie de celles et ceux qui rêvent d'un usage minimal de la voiture mais j'apprécie les modèles de collection. Je l'écrivais il y a quelques jours dans le Petit Journal. Les êtres humains moyens sont fort bien équipés en contradictions.

Ce Paris vide et calme du mois d'août me ravit, même si je m'inquiète d'une éventuelle absence totale de vacances si l'homme de la maison prend les siennes trop tard alors que je peux avoir du travail ou poursuivre un projet qui m'en créerait. Je n'ai pas non plus envie de partir maintenant sans lui. Ni envie qu'il parte début septembre en me délaissant. Même si elle a été heureusement infiniment moins triste que l'année 2016/2017 et moins surmenée que l'année 2017/2018 (entre le travail salarié prenant et le déménagement complet de la maison de mes parents), l'année 2018/2019 aura été intense, j'ai vraiment consacré du temps et de l'énergie à une reprise de librairie qui finalement ne s'est pas faite pour des raisons financières, mais ce fut du travail, j'ai effectué auparavant de nombreux remplacements, et tenir une émission littéraire hebdomadaire sur une radio associative ne se fait pas sans la préparer, bref, il y a un moment où des vacances, même les plus simples, feraient du bien. 

En attendant, je fréquente la BNF avec assiduité. 


jour de repos (En vrac d'un)


    J'ai cru que j'étais sortie de ma récupération du trail de samedi parce que j'avais retrouvé mes jambes et une belle sensation de légèreté, seulement c'était une illusion, sans doute aidée par une nuit trop courtes et plusieurs présence de moustiques, efficaces facteurs de diminution du sommeil profond, j'ai dû par la force des choses m'accorder une journée de repos alors que j'ai beaucoup à faire. 

Ça n'était pas un luxe : alors que je regardais une arrivée d'étape du tour de France intéressante, complétée par le suspens inédit d'un abandon de coureur connu sans aucune explication - Rohan Dennis - avec en prime un moment de flottement où personne ne semblait savoir où il était (1), je me suis endormie sans même m'en rendre compte. Réveillée à la fin, lors du retour à la maison d'un membre de la famille et alors qu'il était l'heure de dîner.

Pour autant, de l'écriture, un peu, oui.

Une info qui passe un peu inaperçue au radio-réveil du matin : un célèbre studio d'animation a pris feu à Kyoto, il y aurait un mort et de nombreux blessé et qui entre-temps au soir est devenue un incendie criminel a ravagé un célèbre studio d'animation à Kyoto, il y aurait 33 morts et de nombreux blessés. L'homme qui a allumé l'incendie a été arrêté. Et là du coup ça devient une nouvelle qui concerne et qui peine.

Des infos via les réseaux me parvient aussi la nouvelle de la mort d'Andrea Camilleri. Il était très âgé (93 ans) et on le savait affaibli (il avait perdu la vue depuis un moment je crois), il n'empêche que son décès marque la fin d'une époque, et remémore des heures de voyages par la lecture. Elle ne laisse pas indifférente.

Au vélo club, un début d'avancée vers le cyclisme des femmes, même Marc Madiot doit concéder qu'il avait dit des trucs oui mais bon c'était il y a 35 ans quoi, pour ne pas perdre la face, il tente l'humour (comme ça je suis resté célèbre). Nicolas Geay, en revanche, est impeccable - mais il faut quand même qu'à la fin un des autres hommes rappelle qu'il a sa fille qui fait du cyclisme, comme s'il s'agissait encore d'excuser qu'un homme se montre l'allié intelligent des femmes parce que vous comprenez c'est pour raison familiale -. Marion Rousse et la jeune championne de France, Jade Wiel, défendent calmement leur droit au vélo. 
Ça n'est pas encore ça, vraiment pas, mais on sent, comme pour le football, qu'un virage a enfin eu lieu.

L'homme revient d'une de ses multiples sorties (le club, les courses, une voiture à rentrer au garage ...) en ayant croisé Jérémy. Ils ont échangé quelques mots malgré la pluie, parlé triathlon. Alors que j'étais à deux doigts de renoncer à la séance de piscine très matinale prévue, ce simple fait, savoir que les camarades de club poursuivent leurs entraînements, me redonne courage. Soudain je trouve de l'énergie pour préparer mon sac. J'essaierai d'y aller.

Je consulte l'itinéraire, la fantaisie me prend de laisser l'application RATP itinéraires automatiser le départ d'après ma localisation. Ça donne ceci,  Capture d’écran 2019-07-18 à 21.53.40c'est amusant. 
(La distance est par rapport au bus que je serais censée prendre)

Je m'aperçois soudain que je ne suis plus abonnée au site du Monde : les prélèvements étaient faits par carte bancaire, l'ancienne carte, celle sur laquelle j'avais fait opposition après le vol de mon sac en octobre 2017. Curieux que je ne m'en rende compte qu'à présent et précisément en allant voir un article concernant Camilleri alors que le vol avait eu lieu lors de ma trop grande attention envers les propos de son traducteur. 

 

PS : Grâce au tour de France j'ai appris aujourd'hui l'existence des cagots, ses habitants du sud ouest longtemps considérés comme d'une caste inférieure. Je suppose que cagole vient de là ?

Grâce à Kozlika j'apprends que le terme gaslighting vient du film de George Culor "Gaslight", "Hantise" de son titre français. 

Capture d’écran 2019-07-18 à 23.19.23Une fois de plus je me surprends à avoir connu deux côtés d'une information sans avoir su en faire la jonction ; comme typiquement lorsque mon amie Jeannine me parlait du film dans lequel allait jouer sa nièce, et Tatiana du film tiré de son livre et que j'ai mis des mois avant de piger qu'il s'agissait du même (l'une donnait un titre français, l'autre l'anglais mais quand même, le prénom commun et la concordance de calendrier auraient dû m'alerter). 

Bon alors je me sens bête de n'y avoir pas pensé toute seule et moins bête de le savoir enfin. Merci Kozlika !

(1) Et cette réponse du directeur du tour de France qui restera dans les annales et qui disait en substance Notre travail est d'enregistrer l'abandon, à partir de là, le sort du coureur concerne son équipe (ou : son directeur sportif). Ce qui était probablement vrai du point de vue juridique, mais ne fait pas rêver du point de vue de la déontologie.


Après la coupe

 

    Je m'en doutais : les jours après un événement sportif auquel j'ai participé ou que j'ai suivi à fond me laissent une sensation de vide assez rude et curieuse ; ça ressemble à la fin de lecture d'un long roman prenant (1), à la différence que ce qui manque ce sont plutôt des gestes, des rendez-vous horaires, une énergie et une intensité que des gens (2).

Pour la première fois, me manque en plus du rythme de vie et des bouffées d'enthousiasme apportées par les épreuves sportives, une activité associée : j'ai adoré commenter les matchs pour la radio Cause Commune, j'aimerais même faire ça pour gagner ma vie. Seulement voilà, par où passer pour avoir accès quand on n'est pas du sérail ni ancienne sportive de haut niveau ? Il faudrait que je me trouve un service en anglais qui aurait envie d'une dame pour commenter le football (ou le cyclisme, le triathlon, l'athlétisme, le tennis, la natation ...) avec charmant accent français. Anybody ?

  20190708_164550  Pour l'heure j'ai combattu le blues en tentant de faire avancer mon avenir en tant que libraire - rendez-vous instructif ; sera-t-il décisif ? -, puisque tel est depuis une dizaine d'années mon métier et que j'aime à le pratiquer, et en bossant mon émission Côté papier de mercredi qui vient. Ça et une visite chez le médecin pour essentiellement les sacro-saints certificats médicaux réclamés pour la pratique sportive (monde absurde, c'est uniquement pour satisfaire les assurances et la guéguerre entre les fédérations d'athlétisme et de triathlon pousse depuis un an cette absurdité à son comble, comme si la pratique du triathlon n'incluait pas une part de course à pied) et les examens préventifs usuels, ainsi qu'à la tombe de Paul Verlaine pour relire un poème puis lire un peu (pour l'émission de radio, du sérieux) au calme du cimetière (3) ont suffi à remplir une journée.

Le blues de fin de belle période s'est donc trouvé plutôt bien maîtrisé.

PS : J'avance sur cette nouvelle présentation de Traces et trajets, et découvre au passage avec joie que certains blogs ont perduré. Ce billet chez Marloute me touche particulièrement. Il y a qu’il faut, encore, encore, encore, abandonner l’écriture.

PS' : J'ignore combien de temps la video sera en ligne, mais un but stupéfiant au Japon de Yuta Koike

 

(1) souvenir de la dure descente d'après Les Thibault

(2) Cela dit, il y a quelques femmes remarquables de cette coupe du monde dont j'aimerais avoir des nouvelles. Elles ont pris une place de qualité dans les pensées. J'avais oublié que l'on pouvait avoir mettons, pour se donner du cœur à l'ouvrage aux entraînements des modèles, des exemples à suivre, féminins. 

(3) Les cimetières sont de merveilleux endroits pour lire sans être dérangées et du moins à Paris en bonnes compagnies littéraires du passé (ma part d'esprit enfantin imagine les fantômes illustres venir lire par dessus mon épaule et ne pas s'empêcher de donner leur avis). Le Paul Verlaine de mon imagination juvénile n'est pas insensible à l'écriture contemporaine même s'il estime qu'ils exagèrent parfois. Il semble curieux de nos tournures.


Les photos les souvenirs


    Aujourd'hui j'avais décidé de m'occuper de moi, entraînement et repos (relatif, lectures pour la prochaine émission sur Cause Commune, mais ça peut se faire en reposant le corps) et donc inévitablement j'ai terminé en m'occupant de l'ordi, tentant de débugger le problème de communication survenu la veille et persistant, entre le MacBook Air et la Garmin 735XT que le cordon USB de la montre ne suffit plus à faire se causer. Ce n'est ni le cordon (testé avec celui de la montre de JF, même invisibilité), ni le port USB (testé sur autre port, même invisibilité, testé avec autre appareil, aucun problème) et le forum Garmin est annoncé en maintenance jusqu'au 16 mai - just my luck eût dit Adrian -. De fil en aiguille j'en suis revenue à faire des sauvegardes et du tri de photos, puisque je ne peux plus rien mettre à jour, disque trop rempli. Le téléfonino, malgré un ménage énergique récent est dans le même cas. 

Dès lors, il était inévitable de tomber sur quelques souvenirs. J'ai vécu trop vite, au moins depuis 2015, entre les événements et les emplois qui se sont enchaînés, sans compter le triathlon, et beaucoup de moments n'ont pas été mémorisés, comme si aller trop vite supprimait une forme d'indexation. Les souvenirs sont là, mais pas en accès directs. 

Alors j'en redécouvre certains grâce aux photos que je sauvegarde sur un disque externe avant de les effacer de la mémoire de l'ordi.

P8062215 Ainsi le 6 août 2017, en plein épisode du Voisin Voleur, nous étions quand même allés à Pirou voir le film d'Agnès Varda et JR en la compagnie de certains de ses protagonistes (du moins pour l'une des séquences). Ils étaient si heureux de se revoir à l'écran. Ça faisait chaud au cœur.

 

Le 11 août 2017 j'avais trouvé par terre à La Haye du Puits un pendentif avec les prénoms Sarah et Maëlle inscrits dessus. Je l'ai déposé à la mairie, on m'avait dit que c'était là le bon endroit pour laisser des objets trouvés. 

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À la fête du Malt d'octobre 2017 un whisky nous a été présenté qui s'appelait Writer's tears 

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J'avais retrouvé chez mes parents un poème que j'avais commis pour un recueil collectif.

 

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Le 3 octobre 2017, sans doute à l'occasion de la signature de documents dans le cadre de la succession de ma mère, j'étais allée à Sannois et de là avait fait la petite marche pour me régaler de la vue du haut de la Butte des Châtaigniers 

 

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Je retrouve aussi des notes de lectures de ma mère que j'avais prises en photo avant de ranger les carnets ou ses livres dans des cartons (pieusement conservés). Je peux ainsi facilement les relire ... ce que je n'avais pas fait depuis un an et demi. Très vite il est l'heure de passer à la nuit (de sommeil). Je quitte l'ordi à regrets.

En dessous

 

    Journée décevante, un temps pluvieux et froid, qui m'a dissuadée d'aller courir ou faire du vélo, d'autant plus que le vélo jaune reste à réparer du pneu avant et que l'homme selon son habitude a préféré son club de pétanque aux tâches domestiques même sportives. Seul le fiston aura eu le courage et la vista d'aller courir tôt, au moment de la matinée où la pluie s'est faite inexistante ou fine. 

Il aura eu aussi la gentillesse de me porter à la radio un livre qui me manquait. La pluie n'y était pas pour rien : belle drache à l'heure où je devais partir, changement de sac en dernière minute pour prendre l'un de ceux qui était imperméable (ou censé l'être) et lors du transfert l'un des ouvrages les plus fins était resté sur le carreau.

Malgré son secours qui me permit d'avoir tout ce dont j'avais besoin, je n'ai pas été au mieux de ma forme radiophonique, plutôt en dessous, pas assez incisive en tout cas pour évoquer "Les prédateurs" de Catherine Le Gall et Denis Robert, alors que leur ouvrage est formidable d'intelligence et de pédagogie, sur des montages complexes. 

Par dessus le marché j'ai bafouillé sur la fin et je n'arrêtais pas de clinguer par mégarde sur la lampe qui me permettait de bien y voir pour lire.

C'est curieux comme après une émission que j'estime peu satisfaisante, où j'ai l'impression de n'avoir pas joué à mon niveau, je me sens comme après un match de foot ou un triathlon où sans échouer je suis seulement parvenue à limiter les dégâts. 

Pourtant j'avais passé la journée à préparer l'émission, bien chronométrer les passages, compléter mes informations et dormir afin d'être en forme à 22h. 

Ça n'a pas fonctionné comme je l'aurais souhaité. 


Rien à voir mais deux faits divers ou leur suite venant de Belgique étaient bien plombants : un procès est en cours pour assassinat en réunion, et le leader du groupe a avoué et une jeune femme, Julie van Espen, a été assassinée par un violeur récidiviste qui était en liberté dans l'attente de la révision de l'un de ses procès ; ça pourrait être en France tout pareil, symptômes d'un monde sans repères. Dans le premier cas je me demande si le plus horrible n'est pas que les bourreaux aient filmé leurs tortures (ça marche comment dans leurs têtes, là ?) et dans le second, qu'il apparaisse que la seule cause qui eût pu conduire à l'enfermement du coupable avant la révision de ses procès eût été un doute quant au fait qu'il risquait de ne pas s'y présentait. Sa dangerosité et le risque de récidivent n'entraient légalement pas en ligne de compte.

Pour tenter de se remonter le moral, les touitons discutaient de savoir si le prénom du Royal Newbie Baby se prononçait Arkie ou Archie. Je crois que je dirais Thelonious, tant qu'à faire.

 

 

 


Le résumé de ma journée

7:00 à 8:00 natation (montre 1850 m) 1300 
200 cr (made 100)
100 br
200 pull 5t
100 dos
3 x (3 x 150) progressifs cr 1 lent 1 moyen 1 vite r=15' (made probably 2 x 150 + 2 x 50)
500 pull plq (made 400)
100 souple (pas eu le temps)

9:30 à 12:00 vélo
18,01 km/h de moyenne (vent ; essais de cales ; piste cyclable fréquentée)

Capture d’écran 2019-04-22 à 12.57.07

15:00 à 16:30 natation en mer avec vagues : pas mesuré mais environ 400 m

17:00 à 17:37 CAP dans le camping 
3,92 km à 9,31 min/km (en faisant un premier tour le long des bordures d'où qu'un tantinet trail)
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  18h30 à 19h10 stretching près de la piscine 

 

La sortie vélo fut un échec sportif mais une réussite touristique. Fatiguée de composer avec ce vent à la fois fort, et avec des rafales violentes et tournantes, je ne suis contentée de suivre la piste cyclable jusqu'à Saint-Tropez ; dans l'idée d'aller prendre un café sur le port : mais non, ce sont des restaurants ; au retour avec grâce à Julia, de mon club de triathlon, qui en avait parlé, une escale à la cité lacustre s'est imposée d'elle-même. Très beau et bien plus accueillant que les apparences et l'ambiance de la région ne le laissait supposer. 

 

 

La natation en mer, au vu de la mer déchaînée et du vent scatenato, je n'y croyais pas. Et puis finalement en n'étant pas seule, bien accompagnée par les camarades j'ai réussi sans problème à nager dans cette mer assez secouante (mais pas si froide, surtout par rapport à la veille)

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Je n'étais pas peu fière et suis sortie de l'eau toute ragaillardie. 

Il faisait frisquet et très venteux, nous sommes remontés en combi, c'était amusant. 

J'ai fait ma mini séance de CAP avec la trifonction que j'avais déjà dessous. Elle a séché sur moi.

Après avoir ainsi nagé en me mesurant aux vagues, je m'étais en effet sentie prête pour finir en courant dans le camp dont j'ai fait le tour comme Le Prisonnier (de la série) cherchant à tâter des limites. 23 minutes m'ont été nécessaire pour boucler la boucle. 

Les étirements firent du bien : sans la danse, je me coince.

La météo du lendemain et du surlendemain vue pendant le dîner sur un écran où défilent les infos, nous a déclenché un fou-rire : il fera beau et chaud partout en France sauf là où nous sommes.  

Je n'en doutais pas mais pour l'instant et en l'absence de chutes (malgré les efforts du vent), ce stage vaut vraiment la peine

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Go ahead


    Ce soir le #JukeBoxFou de dedans ma tête me passait inlassablement ce vieux succès de Van Halen. 

Go ahead and jump ! 

Je crois qu'il était tout simplement en train de me résumer ma journée, du moins pour ce qui est de cette phrase (1). Quoiqu'il eût pu choisir It's been a hard day's night.

Entre rendez-vous téléphonique de logiciel informatique pour la librairie, émission de radio (finir de la préparer, puis la délivrer), achat express d'une combi de rechange et de deux ou trois accessoires encore manquants pour le stage, mails à Pôle Emploi, réponse à d'autres messages professionnels, bagages session 1 (le vélo et ce qui part dans un sac dans le camion), apporter le vélo et le sac de sport au camion et aider au chargement, bagages session 2 (la valise d'effets perso), s'occuper de lessives, et boucler la journée ici, ce fut non-stop de 7h à 1h de passé minuit. 

Le réveil promet rude. Le train est à l'aube.

Et voici que tonne un orage. 
Ma vie d'en ce moment va un peu vite pour moi et sur trop de fronts. Mais bon sang qu'elle est stimulante, plutôt belle, allant vers l'avant et sans le moindre ennui ! 

 

(1) et non de l'ensemble de la chanson.


Samedi non travaillé

 

    Fullsizeoutput_12f4J'ai hâte de pouvoir reprendre une librairie et donc inévitablement retravailler le samedi, il n'empêche qu'en attendant je savoure ceux pour lesquels il n'est pas prévu pour moi de remplacements. 

Ça commence le vendredi soir, pouvoir souffler, moins regarder l'heure, un peu comme le nageur en piscine atteignant le bord du bassin, l'entraînement n'est pas fini mais 20 secondes de récup' et ça fait du bien.

Puis le samedi, lorsqu'on a une pratique sportive, c'est le plaisir de pouvoir prévoir de rejoindre ses camarades d'entraînements, au lieu de l'habituel, Non, j'peux pas, j'travaille. Sachant que précisément pas mal de choses sont prévues le samedi puisque le dimanche est souvent réservé aux familles ou aux compétitions ou à quelques séances courtes. Et c'est frustrant à la longue de ne jamais en être.

C'est aussi le petit plaisir simple d'aller soi-même chercher son dossard, si justement une course est prévue le dimanche ; ce faisant pouvoir discuter un brin avec les organisateurs, souvent des bénévoles, repérer un peu le parcours, s'enquérir de points d'intendance ou d'organisation. Comme je suis quelqu'un de très lent, c'est aussi un moment où je peux croiser d'autres coureuses et coureurs ou triathlètes qu'au moment de la course je perdrai vite de vue. Le moment où je peux m'accorder l'illusion d'être comme tout le monde, dans les temps.

Et en attendant, c'est l'infini plaisir de pouvoir s'accorder le luxe de pour une fois, ne pas se presser mais faire calmement ce qui est devant être fait (et même une sieste si l'on se sent fatigué'e)