Cahier du jour, couvre-feu 3 jour 42 : admirer Lavillenie (et Ethan Cormont)

(sabato)

Home sweet home 

Petit-déjeuner tardif (1) avec croissant et pain frais (merci JF) avant une matinée à lecture d'infos et brèves écritures. 
Après-midi de plus ou moins sieste en regardant du sport dont enfin la fin de la video championnat de France du 3000 m de Syblo, que j'avais commencé à regarder mardi soir sans parvenir à terminer depuis, tant je travaille et termine tard ; tandis que JF était à la pétanque après être parti faire les courses. Il avait cuisiné des champignons pour le déjeuner.

J'étais K.O. On peut en effet être K.O. de ne pas faire assez de sport - je sens mon énergie qui s'effiloche du fait de ne plus nager -, et trop de travail, 8 à 9h sur une chaise, assise à un bureau, me rendent fourbue.
 
Être troublée par le fait que le foyer de contamination aux variants est l'école maternelle des Petits Pas à Chambourcy, là où il y a 54 ou 55 ans j'ai fait mes débuts scolaires ; l'édile, médecin de formation a réagi rapidement : écoles fermées au moins jusqu'au 8 mars et tests généralisés afin de pouvoir faire des recherches sur le type de variants.

Quelques échanges par messagerie avec Le Fiston, à défaut de se voir.
 
Soirée tranquille, JF rentrant tôt pour cause de couvre-feu, un peu de Formule E (c'est stratégique, c'est rigolo comme un jeu vidéo qui aurait été transposé dans la réalité), un peu de perche, le tout sur l'Équipe TV. 
Le un peu de perche s'est transformé assez vite en : suivre en encourageant. 
Je regrette qu'en perche comme en toutes disciplines athlétiques mais plus encore, seule la hauteur franchie compte. Ça mériterait une note de style. Le jeune Ethan Cormont y gagnerait des points, ses sauts sont d'une fluidité admirable. Menno Vloon était également remarquable quoique dans un style plus en force (que personnellement j'apprécie moins, mais qui semble plus fréquent de nos jours).

Restait après un bref dîner, le temps d'écrire ce temps qui file. On espère toujours des jours meilleurs. Est-ce bien raisonnable ? Restera-t-il du temps personnel ?
 
Je n'ai pas quitté l'appartement de la journée. Force est de constater que la fatigue d'une forte semaine de travail induit un confinement en soi.
 
 
(1) Réveillée vers 09:30 après un premier réveil à l'heure de se préparer quand on va au travail - cette mécanique qu'est le corps humain -, mais je m'étais rendormie aussitôt. Ce rendors m'aura permis un joli rêve de type "pièce en plus" avec une part de collectif très chouette, chacun pour l'ensemble d'un groupe amical, stockant une partie des biens ; nous c'était les vélos. 
 
TTL 180,5
DD 92/00
Covid_19 ressenti : 385 jours 
 
 
updated: February 27, 2021, 21:24 GMT
114,268,724 cas dont 2,534,605 morts et 89,830,612 guéris
 
USA : +53,458 nouveaux cas ; 524,482 morts depuis le début ; +1,366 morts ce jour ; soit 1,578 morts / 1 M d'habitants
France : + 23 996 nouveaux cas ; 86,332 morts depuis le début ; +185 morts ce jour ; soit 1,321 morts / 1 M d'habitants
Italie : + 18 916 nouveaux cas ; 97,507 morts depuis le début ; +280 morts ce jour ; soit 1,614 morts / 1 M d'habitants
Belgique : +2,769 nouveaux cas ; 22,034 morts depuis le début ; +28 morts ce jour ; soit 1,896 morts / 1 M d'habitants
UK : +7,434 nouveaux cas ; 122,705 morts depuis le début ; +290 morts ce jour ; soit 1,801 morts / 1 M d'habitants
 
 
autres sources disponibles :
 
 
 

Bien du bonheur

 

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De mes années où je dansais l'après-midi, puis de celle où je travaillais en librairie et encore un peu de mon emploi actuel qui m'en occupe certains, nous avons pris l'habitude d'effectuer les sorties longues de course à pied le dimanche matin. 

Aussi j'étais ravie de pouvoir profiter d'une sortie trail en ce samedi, avec les camarades du club de triathlon et aux environs de Gif sur Yvette, zone sur laquelle j'avais un peu rêvé dans la semaine après un travail concernant une librairie des environs (mode, je ne connais pas bien, il faudrait que je retourne faire un tour par là). Les années de pandémie ne m'ont pas fait particulièrement souffrir, il n'en demeure pas moins que combinées avec le fait d'avoir un emploi enfermé, j'étouffe et j'ai grand besoin d'aller vers des lieux nouveaux ou de redécouvrir ceux que ma mémoire a partiellement effacés car j'y suis allée depuis trop longtemps.

C'était l'occasion rêvée. J'ai dû convaincre mes camarades de ne pas m'attendre : la thalassémie n'est plus pour moi qu'un handicap léger mais il faudrait que je sois retraitée et puisse organiser mon temps autour du sport et non du gagne-pain pour pouvoir suivre le rythme des autres sans me mettre dans le rouge au bout de quelques kilomètres à peine. 

Ceci fait, j'ai pu me consacrer à ce qui ressemblait dès lors à une charmante course d'orientation - j'adore ça, le sens de l'orientation étant mon petit pouvoir magique sur lequel je peux encore compter (1) -. J'ai pris mon temps (seule, il convenait de redoubler de prudence), j'ai croisé très peu de monde, deux promeneuses de chien, un petit groupe de traileurs et traileuses, c'était un morceau de joli paysage et par endroits de forêt pour moi toute seule. 

J'ai fini sans fatigue mais avec au contraire les batteries rechargées.

Trouvé des toilettes dans le gymnase d'où partait la station de trail, et des jeunes s'entraînaient au hand et ça m'a fait plaisir, je me suis dit que tout n'était pas perdu, si des jeunes venaient joyeux pratiquer un sport. 
Et puis un peu plus loin une pharmacie avec un monsieur âgé (2) et bien aimable qui la tenait, puis une boulangerie avec un pain batbot qui semblait délicieusement frais. J'ai pris un sandwich, un de ces pains et puis un RER sans avoir à trop attendre à la station voisine.
Trajet de retour 1h05 contre 35 mn en voiture à peine (pas d'embouteillages).

Bien sûr l'après-midi a été consacrée à de la récupération, dormir en regardant des vidéos de sport. 

Dont une qui m'a particulièrement intéressée : le sport par quelqu'un qui n'aime pas ça mais s'est lancé un défi. Je prends conscience que je peine à comprendre, tellement le sport, même si je suis mauvaise, spontanément me réjouit ; surtout en extérieur. Pour moi le sport a du sens de façon immédiate, et abandonné si je me suis fixé quelque chose n'est une option qu'en cas de force ou de risque majeurs.
Je savais bien que bien des personnes n'aiment pas ça, mais ça restait pour moi absurde et abstrait.

Sinon, j'ai débuté un petit défi photo sur un des réseaux que j'aime bien (pas celui racheté saboté par le milliardaire) et me consacrer à un petit truc perso m'a fait du bien.



 

(1) J'ignore pourquoi je suis persuadée qu'avec la mémoire c'est ce qui prendra cher en premier quand j'aborderai, si j'ai la chance de tenir jusque là, le grand âge. 

(2) Si ça tombe, c'est mon âge qu'il avait. Je ne parviens pas à part concernant la retraite qui recule et les années qu'il me reste à tenir, à être consciente de l'âge que j'ai. Dans ma tête je dois être restée vers une quarantaine d'années. 


Il y a huit ans


    Le 7 janvier, l'attentat à Charlie Hebdo, c'était il y a huit ans.
J'y ai pensé toute la journée.

Pourtant j'ai aussi pensé à l'anniversaire d'une ancienne amie, et il y a eu un moment festif avec mon club de triathlon et j'ai lu un roman prenant sur un sujet dont il convient de parler jusqu'à ce que la question ne se pose plus : les féminicides. 
Il s'agissait de "Ceci n'est pas un fait divers" de Philippe Besson. 
J'ai aussi regardé un documentaire sur la vie tourmentée d'Éric Clapton et dépannée la montre Garmin du Joueur de Pétanque.

Mais Honoré, et ses ancien·ne·s collègues, les survivants et les victimes, j'ai pensé à eux toute la journée.

Cela fait huit ans aussi que je ne souffre plus du froid. Et que la fin de cette souffrance m'a fait prendre conscience d'à quel point elle m'handicapait. Mais ne sachant pas à quelle point la vie pouvait être différente sans se ressenti, et ne sachant pas à quel point il pouvait faire un effet différent aux gens normaux (dont je fais désormais partie de ce point de vue), je n'imaginais pas. Je croyais simplement les autres plus forts mentalement, capables de résister à cette douleur mieux que moi. En fait, ils ne l'éprouvaient pas.


Un homme élégant et la magie d'un livre

    

Grande reconnaissance envers cet homme élégant qui ce matin alors que j'avais raté mon coup à Châtelet pour disposer ligne 4 d'une place pour pouvoir lire (debout, mais calée), m'a cédé son coin de strapontin en voyant que j'étais en train de renoncer à lire.
Je lisais enfin "Le soldat désaccordé" de Gilles Marchand.
Serait-ce la magie du livre qui a opérée ?

L'homme élégant est descendu à Saint Germain des Prés.
Peut-être malgré son plutôt jeune âge, était-il l'incarnation d'une autre époque, en fait.


Fêter Noël

 

    Pour des raisons de disponibilité des uns et des autres, grippe, et colocation où l'on évite d'encombrer les colocataires avec ses vieux parents, nous avons fêté Noël ce soir, chez le Fiston.
Et à part d'avoir à se dire qu'il ne fallait pas s'attarder car il y avait boulot le lendemain, qu'est-ce que c'était bien !

En plus que Le Fiston étant doté du même #MauvaisEsprit que moi, il a tendance à viser juste lorsqu'il me fait des cadeaux, c'est un bonheur.


À la marge d'un jour travaillé

 

    Que les choses soient claires : même si la fièvre liée à la 4ème dose de vaccin contre le Covid_19 est retombée, ça n'était pas fou-fou au niveau de péter la forme, et comme la journée de boulot fut chargée, un peu comme si pas mal de gens souhaitaient régler pas mal de choses avant la fin de l'année, je n'ai pas fait grand chose d'autre que travailler.

Pour autant, il y a eu de bons moments :

lors du déjeuner, la collègue d'origine grecque qui se reconnaîtra si elle passe par là et qui nous a régalé d'un cocktail léger de son pays car une autre collègue détenait une bouteille d'un produit à base de sève de pistachier.

Capture d’écran 2022-12-30 à 21.27.34    le retour vélotaf par temps pluvieux mais délicieusement doux fut un bonheur - malgré une chute évitée de peu en raison d'une bordure métallique sur la bidir de la Porte de Vanves -. Ça n'était pas un Vélib électrique mais en prenant mon temps c'est passé facilement, malgré l'épuisement. J'ai repéré vers la place de Catalogne où était le Jardin des colonnes, ce qui n'était rien, puisqu'il était fermé, mais permettait de changer une prolongation du temps de travail en temps personnel de poursuite permanente de la découverte de Paris.

La soirée était déjà réduite lorsque je suis rentrée (il était 20:30 environ), mais j'ai pris du temps pour ce qui m'intéressait, un Tout le sport spécial Pelé, que j'ai trouvé remarquablement équilibré, un podcast sur les violences conjugales (hé oui, ça n'était pas mieux avant, quand on considérait tout ça avec un haussement d'épaule, un fatalisme), un article du Parisien sur des mesquineries budgétaires concernant l'équipe de France de football, et un billet de blog permettant de calculer entre autre les jours de la semaine des débuts d'années. J'ai aussi découvert l'existence de MYM, ce qui à la fois ne m'étonne pas (1), notre société étant ce qu'elle est et me stupéfie (des personnes ont donc si peu de vie personnelles qu'elles ont besoin d'exister à travers d'autres à ce point-là ?).

Pensée du soir, en croisant des photos anciennes sur Pinterest : il est impressionnant d'à quel point John Lennon avait des allures, une fois passée sa période hirsute gourou hindou, de type de maintenant, un air de contemporanéité, quarante ans après.

 

 

(1) d'autant plus que j'avais déjà entendu parler d'Only Fans, mais qui m'avait paru davantage axé sur le sport, les stars du foot.

 


Le jour de la mort du Roi Pelé


    (giovedi)

Curieusement c'est au moment où, au lit parce que rendue patraque par la 4ème dose de vaccin anti-covid_19, je lisais des infos et disais au Joueur de Pétanque, On dit que le Roi Pelé serait au plus mal, qu'est passé un touite de Mbappé, qui annonçait le décès de son aîné de légende.

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C'était assez beau de l'apprendre ainsi, même si cela m'a équipée d'un coup de vieux intersidéral : il n'y a plus ni Reine d'Angleterre ni Roi Pelé, plus personne ne reste des points d'ancrage des temps de mon enfance, qui étaient déjà révolus, oui, mais il n'y a plus de ces témoins généraux.

Je me souviens de l'enthousiasme de mon père lorsqu'un match était retransmis dans lequel jouait le Brésilien (1).

De cette journée traversée patraque, à laquelle j'ai survécu grâce au télétravail, lequel comportait une session de formation qui m'a bien aidée, il restera donc cela : c'était le jour de la mort du Roi Pelé et j'étais en pleine fièvre de ma 4ème dose de vaccin.

Le chagrin a un temps tenu en respect la tête qui donnait l'impression que j'étais dans un grand huit ou en train de parcourir un circuit automobile dans une voiture de course, quand j'étais allongée dans mon lit. 38,2°c, tout s'expliquait ; même si je n'avais pas de symptômes de température trop chaude ou trop froide et pas non plus de frisson.

J'espère que demain ça pourra aller. Même s'il y aura une tristesse diffuse, qui, je le sais, va perdurer.

 

(1) À l'époque pas d'internet, pas de magnétoscope, des Mondovisions relativement rares (une coupe du Monde, des J.O.), il convenait de ne pas louper ces rendez-vous si l'on souhaitait voir à l'œuvre celui que l'on admirait.

 


New ordi day (au taf) + arcobaleno

 

20221226_140012    Depuis des mois mon ordi de boulot plantait ; j'avais hérité de celui de celle que j'avais remplacée et il commençait à fatiguer. Seulement il fallait qu'un des collègues de haut niveau prépare son nouveau poste pour me céder celui qu'il utilisait. Aujourd'hui, tout était prêt.

Alors ce fut pour moi un new ordi day et c'était un beau cadeau de Noël en somme, car ça devrait vraiment me faciliter la vie plus de 40 heures par semaine. 

Évidemment, dans un premier temps, il y aura plein de petits trucs à régler mais bon, je devrais rapidement gagner du temps et économiser de l'énergie par rapport à avant.

J'écris ce billet afin que la date reste notée.

Pour le reste : un bon Vélotaf back à Vélib, lentement (ça n'était pas un électrique et j'avais envie d'être prudente), une jambe gauche (ischios et cheville) douloureuse le matin rien qu'en marchant et à un moment de la journée je prends conscience qu'il n'y avait plus aucune douleur (et je n'ai éprouvé aucune gêne lorsque je pédalais).

Comme nos restos Thaï habituels et voisins étaient fermés, j'ai marché jusqu'à la Vache Noire, le centre commercial, pour y prendre une gaufre et la manger en chemin. Sauf qu'il pleuvait. Mais lorsque je suis sortie le soleil venait de poindre. Il n'a pas duré mais j'ai pu admirer un arc en ciel double magnifique. C'est si rare à Paris (1).

J'ai reçu un pantalon commandé il y a si longtemps que je l'avais presque oublié.
Après le dîner j'ai testé la connexion à partir de mon domicile sur le nouvel ordi. Ça fonctionnait du premier coup parfaitement. Fait rare. J'en ai été tout espantée. 

Le Joueur de Pétanque a des soucis de téléphone, semble décidé à en racheter un, mais il éprouve la nécessité d'hésiter, coincé par l'illusion d'être plus malin s'il parvient à profiter d'une "bonne affaire". Le vrai truc, c'est de cesser de perdre son temps de cette façon, si on a la chance de pouvoir se le permettre.
En même temps je suppose qu'il y a un plaisir à tenir ses proches en haleine avec un petit suspens créé de toutes pièces par les atermoiements. 
Chose qui m'est totalement étrangère. De mon côté, moins un ennuis matériel perdure, mieux c'est. C'est en effet très consommateur d'énergie et de charge mentale de "faire avec" un outil qui dysfonctionne. 
(Go to le début de ce billet, et le soulagement que j'éprouve lorsque ce n'est pas moi qui décide, que ça traîne, et qu'enfin, plus tard, j'en suis délivrée).

Les nouvelles de la suite (du rebond ?) de l'épidémie de Covid_19 en Chine sont inquiétantes, c'est confirmé.

Youtube où je regardais une video scientifique a enchaîné sur un documentaire Arte relatant le destin de Vivien Leigh, lequel m'a fait reprendre conscience pour la nième fois que je le sais mais à chaque fois j'oublie :  mon cerveau a fait son casting personnel et décidé que c'était Liz Taylor qui jouait le rôle de Scarlett O' Hara. Et le remet en place à chaque fois. Et d'ailleurs à la place de Clark Gable, c'est Richard Burton dans ma tête, et c'est vraiment mieux comme ça.
Au passage j'ai appris (ou ré-appris, car la pandémie a effacé bien des choses que j'avais en mémoire, en particulier celles qui "ne servent à rien") qu'il existait un Clark Gable troisième du nom et petit-fils du premier, mort soudainement en 2019 d'une overdose d'opiacées. J'ai déjà entendu parler de la crise des opiacées aux USA, en me demandant combien de temps ça mettrait avant de nous tomber dessus en Europe, mais en lisant cet article qui date de l'été  ; en particulier ceci : "Le fentanyl est si puissant que la différence entre vivre ou mourir tient à moins d’un gramme", je me dis que c'est plus grave qu'il n'y paraissait (un truc de junkies comme un autre, m'étais-je dit). C'est ce qui avait causé la mort de Prince, aussi.

Le temps d'effectuer ce petit parcours de sérendipité, ainsi que d'échanger quelques messages avec mes cousines et cousins italiens et par ailleurs ma fille, et il était minuit et l'heure de me coucher. Voilà comment file une journée, en temps de paix (relative) dans la localité.

Grâce à l'arc en ciel (et au nouvel outil de travail au travail), j'ai au moins l'impression que cette journée n'a pas eu lieu en vain.


(1) Non qu'il n'y en ait pas mais qu'il est difficile de voir assez bien un assez grand pan de ciel pour l'apprécier.


Retour au trail

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    Je me doutais bien qu'après une semaine de six jours et même si j'avais bénéficié le vendredi d'une sortie anticipée, j'allais être peu capable de faire quoi que ce soit.

Or, j'ai deux livres à retrouver d'urgence pour les rendre à leur propriétaire et un document "trop bien rangé" à exhumer.

Sans parler de quelques retards d'écriture, et d'un courrier amical à envoyer (je voulais le faire pour Noël, c'est raté).

Alors je me suis concentrée sur la chose qui pouvait possiblement me faire retrouver de l'énergie, à savoir aller courir en forêt, et ce d'autant plus que nous avons le maxi trail de Bouffémont prévu début février. 

 

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Alors en mode late sunday morning run, nous y sommes allés. J'étrennais un nouveau maillot qui s'est révélé très confortable. Comme j'avais mis par dessus une polaire et qu'il faisait aux environs de 11°c, j'ai même eu un peu chaud. Effet de jour de Noël : s'il y avait un flot continu de voitures en direction de Paris sur la bretelle d'autoroute qui allait vers Taverny, il n'y avait presque personne dans la forêt. Et je l'avoue, une forêt pour nous tous seuls et quelques rares et sportifs passants, c'était divinement agréable. J'ai pu jouer avec les trajectoires, choisir d'éviter la boue ou au contraire pas, et même, luxe suprême, faire une pause pipi sans perdre trop de temps (à attendre un moment sans beaucoup de gens).

Pas de douleurs, seulement un relatif manque d'énergie, même si j'ai pu tenir 5'23'' du km dans la partie descendante avant le château [de la Chasse, visible sur la photo].

Au retour sur France Inter via l'autoradio, une émission dans laquelle la lumineuse Clara Lucciani parlait des Beatles avec un autre invité, et après la douche une fois au lit j'ai écouté la suite, puis suis restée pour ma sieste sur le sujet, le Joueur de Pétanque qui n'avait pas pétanque (enfin un jour de fermeture !) en a profité aussi. Ça nous a mis une fin de journée en chansons.
Et s'il avait envie de s'énerver sur la marche du monde - il ne supporte pas le retour en France pour une opération du cœur d'un vieux tueur en série des années 70 -, c'était un peu sans moi, qui avait trop besoin de décompresser pour être opérationnelle au taf dans la semaine à venir. Alors j'ai tenté de lui faire découvrir le monde fascinant des speed-cubers, lesquels m'épatent complètement.

À part ça, je n'ai eu la force que de m'occuper d'une lessive.
Ma consolation est que les jambes tiennent 13 km avec 225 m de D+ sans problèmes sans douleurs, je suis fatiguée mais pas trop mal entraînée ; je reste tentée par le marathon.

Demain, il faudra reprendre le collier, et comme d'habitude je me demande comment je fais faire pour tenir le coup. Comment faisaient mes aïeux lorsque la semaine de travail faisait 6 jours et 12 heures les journées d'employé·e·s ? 

Si la famille et les ami·e·s passent me lire, avec lesquel·le·s nous avons échangé des messages au fil de la journée, qu'ils et elles sachent que ça m'a fait bien plaisir, c'était le bon réconfort pour un jour de congé et dimanche et férié.

 

 


Lendemain de (presque) rien

(lunedi)

Avoir superbement ignoré cette compétition de football qui avait lieu malgré l'aberration écologique qu'elle représentait et le coût humain de la construction de ses lieux présentait en ce lundi l'ineffable avantage que je n'étais pas du tout en mode "lendemain de défaite". Au travail, même les collègues qui jusqu'alors ne s'étaient pas trop laissés embarquer dans le mode enthousiasme footballistique, étaient intarissables sur leur dimanche fin d'après-midi, les émotions, tout ça.
(je peux comprendre, en temps normal, j'aime le football, mais pas cette fois).

L'inconvénient, fut le retour. Accaparée par le travail, je n'avais rien suivi des informations (1) et hop suis repartie à Vélib dans l'idée de traverser tout Paris, mon chemin habituel.
Heureusement, j'ai eu l'envie comme suite à un documentaire vu récemment, de passer par la rue Verdier, ce qui m'a naturellement menée à la bidir de la Porte de Vanves et de là à un abord de la traversée des Champs Élysées via la rue du théâtre du Rond Point. Heureusement. Car l'un de mes itinéraires passe par un abord direct de la place de la Concorde.
La circulation dès la Rive Gauche était infernale que traversaient de nombreux véhicules de forces de l'ordre toutes sirènes hurlantes. J'ai eu peur qu'un attentat soit survenu, puis je me suis souvenue : il y avait peut-être là une question de retour des héros. 
C'était le cas.

Je m'en suis sortie en passant à plusieurs reprise façon piéton, et d'ailleurs passés le niveau du Boulevard Haussmann tout soudain, plus personne, ou presque, plus rien ou du moins beaucoup moins de monde qu'à l'ordinaire.

Qu'on le veuille ou non, les grands événements populaires, lorsque l'on vit dans une capitale, nous rattrapent forcément.  



(1) Dommage car un touite de Didier le gardien et vélotafeur invétéré m'en aurait avertie. 


Première corrida de Houilles et première fois que je parviens à suivre un pacer (à 70' , ne rêvons pas)

    

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Alors au départ cette journée avait un petit air de Quand ça veut pas ça veut pas.

En premier lieu et alors que la veille avait été une bonne journée (il n'y en a pas tant que ça, tant sont englouties par les obligations), on avait reçu juste avant d'aller dormir la triste annonce de la mort d'un vieil ami, avec le supplément de peine qu'il y a à l'apprendre incidemment et après coup (1). Ça rend le réveil triste, forcément. Et c'est la moindre des choses, en sa mémoire.

Puis c'était mal emmanché, je voulais partir à l'avance afin d'avoir le temps de poser tranquillement mon sac de vêtements chauds à la consigne, aller aux toilettes et surtout compte tenu de la température entre -2°c et 0°c soigneusement m'échauffer.

Seulement comme je n'étais pas dans mon assiette (cf 1er §), j'ai oublié mon téléfonino sur le chargeur, dû revenir en arrière, prendre le train suivant et trouvé moyen à Nanterre université de rater ma correspondance : le train qui était à quai tout au bout (train court) était celui que le panneau d'affichage indiquait comme "à l'approche".
Par ailleurs pendant la course, rempochant mal avec les gants un mouchoir en tissus qui me sert fréquemment, et auquel je tenais car il me venait de ma mère, je l'ai semé quelque part.

Enfin j'ai la jambe droite douloureuse vers l'extérieur de la cheville et par moment les ischios. Comme ce ne sont pas des douleurs stables j'ai l'impression qu'elles sont liées au froid.

Malgré ces points d'adversité, la course s'est bien déroulée pour moi et encore mieux pour Le Joueur de Pétanque.
J'ai retrouvé mes camarades de club facilement, eu le temps d'aller aux toilettes avant la course ce qui m'a permis de n'avoir aucun temps perdu (malgré le froid) et pu partir dans le pack en me mettant sur le côté, c'était bien.

Le circuit en trois tours fait que l'on est doublé deux fois, lorsqu'on est parmi les lents. Il nous permet aussi de voir les rapides de près et ça s'est fort bien.

J'avais deux couches de vêtements aux jambes : le collant long 2XU et un collant court Adidas acheté large pour pouvoir le mettre dessus. Et trois en haut : le vêtement spécial froid de chez Verjari (hé oui, ça fonctionne) le tee-shirt de la course et une thermique vélo légère manche longue de mon club de triathlon. Le vêtement froid possédait une partie intégrée protégeant la main et j'avais des gants de vélos légers jaune fluo. Deux tours de cou dont le Rains très chaud et un autre sur les oreilles complété par ma casquette d'hiver Varsity. Et les chaussures Saucony (n'étant pas une influenceuse cavalcade, j'ai oublié le nom du modèle) avec lesquelles je fais un semi dans le plus grand des conforts.
J'ai tenu le -1,7°c sans problème.

Sur 1h10'30'' car oui pour la première fois de ma vie de coureuse à pied, j'ai pu m'offrir le luxe une fois qu'il m'avait passée de suivre un pacer celui des 70'. C'est quelque chose de très confortable en fait.

La course des as a été le petit bonheur des populaires qui pouvaient rester, malgré le froid. Vin chaud, chocolat chaud et crêpes nous ont permis de tenir et d'encourager. 
C'était chouette de pouvoir le faire pour Valentin André, Baptiste Cartieaux, les copains du club de triathlon, et Nico de la NTV ; bref tout le monde était là, et ça filait impressionnant. Un de nos gars, Maxime, a fait un excellent temps, P'tit Marco, fin de crève, était à la peine mais ça ne se voyait pas dans sa façon (à moins de le connaître, comme nous, qui l'avons déjà vu donnant l'impression de voleter) 0-2146-11155-84-05084-0Rb4MX 0-2146-11153-92-00392-RAnIAa.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons pu échanger quelques mots avec les uns et les autres à l'arrivée et puis sommes repartis en train sans trop traîner car la plupart d'entre nous souhait voir la finale de football Argentine - France.

Le trajet collectif fut sympa et après tant de froid le confort des Bombardiers fort apprécié.

Le Joueur de Pétanque alla directement à la pétanque voir le match en collectif, tandis que je rentrais et, fait exceptionnel, m'accordai un bon bain chaud avec lecture. Tout était très silencieux. Je me suis mise au lit dans le noir, en récupération. Des clameurs m'ont réveillée et j'ai cru que l'équipe de France l'avait emporté. Quelque chose m'a fait pensé à des prolongations. Ensuite j'ai perdu la notion du temps. Aurais-je voulu voir le match plutôt que d'ignorer jusqu'au bout cette coupe du monde qui me peinait (et pour l'aberration écologique et pour les victimes sur les chantiers, et pour les atteintes dans ce pays aux droits humains), que j'en aurais été incapable.

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Petite soirée tranquille, Le Joueur de Pétanque étant rentré de bonne humeur, sa prestation en course (52' environ) l'avait ravi et le match de football lui avait bien plu, s'est chargé de cuire du riz et des filets de poissons, je me suis occupée du linge et de télécharger les photos de la compétitions qui étaient non seulement déjà disponibles mais en plus via une reconnaissance faciale diablement efficace. D'où l'image en mode Où est Charlie au début de ce billet et une photo d'un des camarades de club alors que nous l'encouragions.

À présent, il va falloir affronter une semaine de six jours de travail, avec un seul jour de repos entre celle-ci et la suivante. Une épreuve autrement plus épuisante qu'un 10 km par -1°c ou -2°c.


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(1) Lui pratiquait les réseaux sociaux mais c'était plutôt rare pour quelqu'un de sa génération et nos amis communs n'y sont guère ou très peu.