Un bon dimanche, quoi que de tempête

 


    Vent si fort le matin que nous nous sommes tout simplement recouchés. Le chemin habituel dans ma Normandie est une ancienne voie de chemin de fer, bordée des grands arbres qui accueillaient les trains, c'était dangereux ; et prendre la voiture pour aller plus loin semblait risqué (le vélo, n'en parlons même pas). 

Et puis c'est doux d'être au fond du lit, peu dérangeable parce que c'est dimanche et d'entendre dehors que c'est en tempête.

La constatation d'une fuite d'eau - les habitué·e·s d'ici peuvent se gausser, je ne saurais leur en vouloir, trouver le plombier. Quelqu'un passera tôt au lendemain matin, mais comme c'est côté arrivée générale nous craignons les complications.

De jolies retrouvailles avec une de mes cousines, et revoir mon oncle son père - désormais si âgé qu'il n'ouvre guère si nous passons le visiter lorsqu'il est seul -, un moment tranquille et heureux.

Le temps d'être chez la famille, le vent est tombé et ça fait tout étrange alors que puisque deux tempêtes se sont succédées (Ciara et Dennis), nous avons été sous grand vent depuis une semaine environ. Ou telle était notre impression. Ça laisse un vide, une absence.

Et voilà le dimanche plié.

Un coup de fil de ma sœur aura été porteur de deux bonnes nouvelles : un soulagement et ... une sorte de gag.

J'imagine une scène de film burlesque, un visiteur qui sonne, et qu'on craint importun, on aurait pu ouvrir un objet contondant à la main, prêt·e à se défendre, et qui est au contraire quelqu'un de fort bienvenu, totalement inattendu, et porteur d'une de ces propositions qui peuvent changer une vie (en bien).

En soirée, après un bon repas dû au traiteur local et à quelques finitions par l'Homme de la maison tandis que je parlais au téléphone avec ma sœur, je re-regarde le record de 6,18 m au saut à la perche par Mondo Duplantis, et ce avec une marge si confortable. 

J'aide l'Homme à enregistrer son message de répondeur téléphonique. Ses essais faisaient trop peu pros, or il risque d'avoir des appels sérieux (pour son club, pour son boulot ...).

Lecture studieuse pour terminer la journée.

Très bon dimanche tout en récupération, grâce auquel je me sens d'attaque pour la semaine à venir (et ça, c'est très agréable), laquelle présente un temps fort, le mercredi soir, avec l'invitation de Sylvie Lassalle à mon émission Côté Papier, et plutôt des choses douces et instructives, potentiellement.

Sur le front du 2019-nCov : il s'appelle désormais SARS-CoV-2, les mesures de confinements semblent arnachiques en Chine mais néanmoins plus strictes. 69 288 cas, 1670 morts, 9871 guéris 
Comment ça concerne (pour l'instant) les gens par ici : une des filles de ma cousine qui devait dans le cadre d'un échange entre des universités assurer quelques cours en Chine au printemps pour une période donnée se trouve dans l'incertitude de son départ, de son séjour. J'écris pour des lecteurs de plus tard et qui ne nous connaîtrons pas : voilà, classe moyenne d'un pays qui au début du XXIème siècle s'appelait la France, incidence d'une forte épidémie dont l'épicentre (ça se dit, pour une épidémie ?) se situait en Chine, deux mois et demi à trois mois plus tôt. 
Des questions, des doutes, commencent à circuler quant aux J.O. de Tokyo. The Runner faisait remarquer que les athlètes étant des personnes qui poussent leur corps au maximum, sont souvent dotés d'une immunité fatiguée. Et que dès lors, la question risque de vraiment se poser et des décisions de ne pas se présenter risquent d'être prises par les individus si les nations ne prennent pas leurs dispositions. 

Dans le monstrueux paquebot en quarantaine au bord du Japon, la croisière ne s'amuse plus. Il doit déjà y avoir quinze films hollywoodiens et Vingt-cinq best-sellers en préparation, tant le sujet s'y prête. 

 


Un soir de demi-brume à Paris

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En sortant de la radio ce soir, il faisait brume, elle était en train de tomber, l'air, sans être proprement irrespirable avait une odeur étrange.

Je me suis protégée avec un de mes tours de cou comme j'ai pu.

Le Palais de Justice avait presque disparu.

Et le téléfonino indiquait -2°c.

La ville revêtait un aspect féérique qui n'était pas déplaisant.

Je me suis surprise à penser qu'une manif dans un brouillard à couper au couteau aurait de la gueule.  


Beauté du (chemin de) vélotaf

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J'avais déjà parcouru le chemin, mais c'était magnifique sous le soleil de ce matin cette péniche qui avançait, une grande beauté, le sillage qu'elle créait.

D'une façon ou d'une autre mon trajet fait 12 kilomètres. 

Les sens interdits et la présence ou non de pistes cyclables et de DSC pas trop pourris (1) font que le bel itinéraire de l'aller est moins friendly au retour sauf dans sa partie long de Seine. 

Je pense que cette première semaine sera consacrée aux expérimentations. 

Rentrer chez soi le midi, même en coup de vent parce que - pour le coup, en train car à vélo ça serait trop juste fors en prépa-ironman, et - évidemment des perturbations, fait un bien fou, ça permet de remettre les compteurs à (presque) zéro et voir celleux de la famille qui sont présent, c'est bien.

Mon nouveau boulot est très intense mais si je tiens bien le coup physiquement je pense que justement j'aimerais ça. Ça dépote. 

Un deuil dans ma belle-famille nous essore ces jours-ci, un travail où ni l'activité ni la tension n'ont le temps de se relâcher est d'autant plus le bienvenu.  

Et démarrer la journée par un grand moment de beauté est vraiment formidable.

 

(1) Il y en a quelques-uns vers Gennevilliers ou Colombes qui sont absolument impraticables à des heures où l'on peut croiser des bus ou des camionnettes  


Retour à pied

 

    La jeune femme dit à une amie Je me souviens de tes couleurs.

Il pleut comme si le ciel s'employait à renverser des seaux. Nous venions de parler du film "Parasite" et de la longue séquence de forte pluie. D'un seul coup, nous étions dans le film, avec les ami·e·s.

Je décide par sagesse de rentrer en métro. Ce n'est pas mon mode de transport favori surtout pour venir de là où nos chemins se quittent aujourd'hui : deux changements et le risque ligne 13 de tomber sur la rame qui à la Fourche file vers le mauvais côté. 

La jolie phrase de Léa occupe mes pensées, une fois les ami·e·s quitté·e·s. C'est sans doute ce qui provoque en moi une bouffée d'optimisme ; lorsque j'arrive à l'entrée de la station, la pluie a ralenti, je me dis qu'elle va s'arrêter, que je peux bien rentrer à pied. Et puis une fois chez moi, pas de problèmes, je pourrais me sécher. 

C'était une feinte météorologique, alors que j'ai opté pour la marche à pied, elle redouble. Je vais rentrer drinchée. Ne restera plus qu'à ajouter le savon.
(puis à rincer)
(sécher)

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Je descends de Montmartre et l'eau ruisselle. Elle se souvient qu'il y avait là une colline à dévaler. La ville doit s'adapter. Ses caniveau débordent. 

Boulevard Berthier les voitures joueront aux aventurières passant à gué donnant cette illusion aux conducteurs de piloter.

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Métro Guy Môquet, un coup d'avertisseur moto, un bref éclat de voix. Une dame âgée est tombée, un motard redresse sa machine. Le compagnon de la vieille dame l'aide à se relever. Je me tiens prête à venir aider, mais la dame semble aussi alerte que l'on puisse être lorsque l'on vient de se prendre un gadin sous la pluie alors que l'on tenait un parapluie qu'on n'a pas lâché ou bien tard. Et le motard est descendu qui semble les accompagner sur le trottoir, ils se parlent sans véhémence, les torts sont peut-être partagés - le couple était hors de tout passage piétons -, la moto a peut-être freiné un brin tardivement en s'approchant du carrefour suivant. Et surtout ça a l'air d'aller. 

Je poursuis mon chemin.

Au 104 de la rue de la Joncquière à 16h36 un homme jeune hoodie gris anthracite pantalon noir chaussures de sport sombres, passe par dessus la grille dans un geste d'une telle souplesse sans trop besoin d'élan qu'on a l'impression de qui s'amuse de façon sport à rentrer chez lui, pour un peu j'applaudirais ; à la réflexion et malgré l'aisance, peut-être était-il en train de commettre une effraction. Ma présence en tout cas ne le dérangeait pas - et j'ai passé d'au moins trois décennies l'âge qui peut donner envie aux jeunes hommes de vouloir quêter mon admiration -. Clef oubliée ?

Porte de Clichy sous un abri que constitue une pré-entrée d'hôtel se tiennent quelques personnes, une poignée avec un gilet jaune et l'un des gilets jaunes, homme de forte stature, porte un chapeau de cow-boy bleu blanc rouge. Quand je passe à proximité, je l'entends qui énonce des données économiques d'un ton mesuré que son allure ne laissait pas présager. 

Plus loin trois ou quatre véhicules de gendarme quittent la position qu'ils tenaient devant le tribunal. Leurs gaz d'échappement sont particulièrement forts et suffocants, je me demande s'ils ont la vignette crit'air ; ils ont une sorte de mégaphone qu'ils utilisent lorsque je passe pour tenter de mettre une honte à l'homme qui pisse à un angle de la palissade du chantier de la maison des avocats sous l'air un peu ébahi d'un ouvrier de l'autre côté. Tout à son envie qu'on imagine pressante pour qu'il fasse le choix de se soulager là avant de se diriger vers l'entrée du tribunal, il n'a calculé ni les gendarmes qui lui signalent que son forfait pourrait lui coûter 63 €, ni le fait que la palissade du chantier n'est pas franchement opaque vers l'autre côté, ni le fait que je passais tout à côté sur un trottoir peu large dans cette phase des travaux. La pluie s'arrête, comme si cette micro concurrence lui semblait déloyale et qu'elle renonçait à rincer son forfait.

Je rentre trempée mais sans avoir eu froid. Fullsizeoutput_187b

Le livre que j'avais acheté - un seul sur trois qui me tentaient, je sais être raisonnable - malgré le sac à dos sportif imperméabilisé avait pris un petit peu d'humidité. Mon agenda également, que je tiens à conserver de papier car la seule panne en tant d'année fut que deux d'entre eux avec d'autres affaires qu'un autre sac contenait, me furent volés. J'avais joué de malchance, c'était une fin d'année.

 

En rentrant en allumant l'ordinateur pour y déposer les photos prises au téléfonino de Paris sous la pluie j'ai appris que Toni Morrison était morte dans la nuit. C'est quelqu'un que j'admirais sans connaître toute son œuvre, guettant souvent pour la lire un moment de vacances autre que trop actives ou atteintes trop fatiguée, qui n'arrivait (presque) jamais.
Elle imposait le respect.

L'effet d'insouciance de la marche sous la pluie s'est immédiatement dissipé.

Quelles que furent les circonstances de la vie du monde, je sais gré à mes amies de la bonne journée passée.

 

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Étrange impression de retour Normand

 

    Ce week-end amélioré entre visite touristique qu'en temps normal nous ne nous accordons jamais et temps estival, dont un bain de mer formidable et du sport (course à pied), aura eu des faux airs de vacances. La baisse de température intervenue le lundi alors que nous rentrions nous aura elle donné un faux air de rentrée et c'est très difficile de ce départir de cette impression : voilà c'est fait, les vacances sont pliées, au travail. 

Le fait d'être au chômage tout en ayant plein de travail entre candidatures, y compris sur un nouveau projet, foule de choses à faire concernant la gestion familiale, l'appartement, la petite maison, et radio, ajoute à la sensation de ne plus trop savoir à quel moment on est. 

Quelqu'un me manque, la danse (terriblement), ainsi qu'un travail (plus) régulier. Heureusement qu'il y a le triathlon pour l'apport en bonheur, en amitiés, en bonne santé et pour structurer et l'année et les semaines - même si je ne peux toujours pas m'entraîner comme je le souhaiterais, tant que le reste n'est pas un minimum réuni -.  


C'est l'été !

La météo prévue pour cette semaine qui s'annonce 

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Je fais partie des personnes sensibles (et depuis longtemps) à l'urgence climatique (1), et qui tente de ne pas (trop) aggraver les choses par son comportement quotidien et par des voyages de pur agrément. 

Il n'empêche que je suis incapable de considérer comme un problème ou source d'inquiétude le fait qu'il fasse beau et chaud l'été. 

Je me demande à quel moment on s'est mis à trouver dangereux ce qui était normal : quelques jours de fortes chaleurs l'été ou de grands froids l'hiver. Je parle bien de quelques jours car j'entends bien, par exemple, qu'une canicule prolongée comme en 1976 et qui avait engendré une forte sécheresse pose effectivement un problème. 

Si vous souffrez, vous pouvez peut-être aller au ciné, non sans oublier d'emporter une petite laine : il y a "Parasite" en ce moment qui est un genre de chef d'œuvre, un film marquant dont on se souvient longtemps longtemps longtemps et qui peut ravir à la fois le grand public (une bonne histoire avec des rebondissements), ceux qui aiment qu'au delà du divertissement il y ait une réflexion (le point sur la lutte des classes au XXIème siècle) et les cinéphiles (bon sang, quelle maestria ! montage, angles, scènes impossibles (orage diluvien, mêlées humaines, (rares (mais intenses)) scènes d'action)).

Source de l'image : ce site météo norvégien qui est l'un des plus fiables que je connaisse et que m'avait fait connaître Franck Paul.

(1) Article d'Aude Massiot, équilibré me semble-t-il, sur la question paru dans Libé 


Une petite déception (CAP) et une curieuse discrimination

C'était donc les 10 km de Clichy et nous étions du club de triathlon un bon petit lot à y participer. Je visais 1h05, ce qui est un temps long, me suis efforcée d'y parvenir en prenant entre autre la peine de me lever tôt pour prendre un petit déjeuner bien avant, de venir dès l'échauffement collectif - très bien, vraiment - et d'avoir suivi du mieux que je le pouvais les entraînements. 

Il faisait gris, pas trop de vent, pas chaud mais pas glacial comme l'an passé, j'ai suivi aussi longtemps que je l'ai pu les meneurs d'allures 1h, fait seulement une brève pause au ravito, mais voilà, ça n'a pas fonctionné. J'ai même couru en 20'' de plus que l'an passé ; ce qui était d'autant plus décevant que ça ne correspondait pas à mon ressenti. 

 

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En particulier j'avais l'impression surtout durant la seconde boucle de n'avoir pas pu accélérer car mon cœur battait déjà à un rythme soutenu alors qu'en fait ma montre me disait en Z4.

Sinon super ambiance, et bonne organisation ; ne manquaient que des quartiers d'orange aux ravitos. 

Quitté l'immeuble en compagnie soudaine d'une jeune femme qui participait aussi. Croisé pas mal de gens qui encourageaient. 

Il y avait un stand de tests de dépistage, c'était bien.

 

Sinon, me voici avec une curieuse discrimination : au club nous achetons nos tenues dûment floquées à nos couleurs chaque année via une commande collective. Entre autre élément utile, nous acquérons une trifonction qui nous permet d'enchaîner nage, vélo et course à pied sans avoir à nous changer. 

C'est le vêtement d'un seul tenant que portent la plupart des personnes sur cette image, prise (j'ignore par qui) au triathlon de Paris l'an passé : 

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Or ma peau étant fragile et ma lenteur n'ayant en rien diminué, j'avais décidé d'acheter pour cette année une tri-fonction avec des manches, certes courtes, mais permettant d'avoir les épaules abritées. Seulement voilà qu'à la distribution j'ai trouvé pour mon nom une tri-fonction modèle homme. Curieusement la taille convenait.

Pour autant les inconvénients ne manquaient pas : - le rembourage vélo n'est pas calé au même endroit et du coup pour une fille, ça baille horriblement devant ; - il n'y a pas de doublure pour la poitrine, et comme le tissus technique est ultra-léger, il est presque transparent. 
Bref, s'il y a bien des choses qu'on pourrait s'abstenir de genrer inutilement dans nos sociétés, l'habit technique de triathlète n'en fait pas partie.

J'ai cru à une erreur mais j'ai appris que non par le camarade qui bénévolement et sur son temps personnel fait tout cet énorme boulot de commande : en fait la marque à laquelle nous nous sommes adressés cette année ne fait tout simplement pas ou plus de tri-fonction avec manches pour femmes. Les hommes ont le choix entre avec ou sans manches et les femmes doivent forcément y aller épaules nues. 

Curieuse discrimination. 
(Et me voilà avec un petit tracas vestimentaire dont je me serais bien passée)

 


Notes sur #Vélotaf heureux


    Alors voilà pour deux semaines et demi (en gros) je partage mes trajets domicile - boulot entre RER C et partie à vélo. 
Ça n'est pas si distant : une dizaine de kilomètres à chaque trajet, vingt-cinq lorsque je parcours l'ensemble à vélo, un plaisir qui nécessite dans mon cas un peu de temps. 
Ça n'est pas si simple : au retour il fait nuit et l'on n'est pas dans le cas citadin d'un éclairage continu, même si la plupart des portions le sont. 
C'est à la fois dangereux et pas tant que cela : globalement les automobilistes sont extrêmement courtois et même les chauffeurs de cars ; plusieurs fois je leur ai fait perdre un instant, le temps que je comprenne que, mais oui, ils me laissaient passer alors qu'ils n'étaient pas obligés. Ce soir j'ai été assaillie par un doute : ces prévenances, entre autre lors du passage des redoutables chicanes "zones 30" seraient-elles dues à une erreur d'interprétation sur mon gilet jaune et un mouvement de solidarité comment dire, sur un malentendu ? 


Depuis onze ans que je pratique les trajets à vélo (merci Vélib qui m'y remit), je commence à avoir l'équipement idéal pour faire face à toutes les conditions climatiques. 20190110_212627

Déception légère : deux fois que je tente d'un côté puis de l'autre les anciens chemins de halage ou contre-halage car une partie en est belle et bien aménagée puis ensuite, ah ben non. Deux fois que je suis presque obligée de faire demi-tour à un point impassable. Cela dit, quel plaisir de tenter d'explorer. Dans ces moments-là, je redeviens l'adolescente qui faisait de grandes virées entre autres dans le Vexin avec les ami-e-s.

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J'aime la mission que j'effectue, son côté hors du temps, et que ça soit dans "ma" région de grandissement. Il n'empêche que je sors de mon lit le matin avec un appétit pour le trajet lui-même. Connaissez-vous un autre mode de déplacement - à part à pied pour de courtes distances - qui procure cette sensation ? 

Aucune fatigue des jambes. Ça passe crème comme dirait #LeFiston.

 

Le fait d'être à vélo donne l'impression aux autres qu'on est locaux, ça m'amuse beaucoup. Aux yeux des Japonais, je suis comme une descendante des voisins de Van Gogh. Ça me donne une idée d'écriture (les anecdotes de mes grands-parents, sur monsieur Vincent, alors que non, pure fiction).

Mercredi matin j'ai fait la course avec une drache qui s'annonçait et j'ai gagné. Seulement le début des gouttes alors que je parvenais à Auvers. L'enfant en moi jubilait. 

 

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Spéciale dédicace @Sacrip'Anne (en plus qu'en remerciement de la sienne), au Capitaine et ses pneus neige, à Bilook et quelques autres aussi. 


Intempérie intempestive


    Nous reprenions le métro après une belle soirée en compagnie de James Morrow et sa femme, et après une journée de temps clément, plutôt gris, mais ni chaud ni froid, pas spécialement de vent, lorsqu'une annonce ligne 1 a stipulé qu'il n'y avait pas de correspondance à Porte Maillot pour cause d'intempéries.

Cette annonce nous a surpris. 

Ou alors c'est l'orage de la veille qui avait provoqué des séquelles dans la durée.
Ou bien un phénomène très violent du jour mais très localisé.

Ou enfin nous étions tellement bien à l'abri dans la librairie en compagnie de notre auteur, qu'une mini apocalypse météo a eu lieu sans que nous n'en ayons la moindre conscience.

 

PS : Après enquête la solution était "séquelles dans la durée", du moins au vu de l'état de la veille, le métro inondé porte Maillot au point que certain-e-s avaient ôté leurs chaussures pour pouvoir avancer.