Après la coupe

 

    Je m'en doutais : les jours après un événement sportif auquel j'ai participé ou que j'ai suivi à fond me laissent une sensation de vide assez rude et curieuse ; ça ressemble à la fin de lecture d'un long roman prenant (1), à la différence que ce qui manque ce sont plutôt des gestes, des rendez-vous horaires, une énergie et une intensité que des gens (2).

Pour la première fois, me manque en plus du rythme de vie et des bouffées d'enthousiasme apportées par les épreuves sportives, une activité associée : j'ai adoré commenter les matchs pour la radio Cause Commune, j'aimerais même faire ça pour gagner ma vie. Seulement voilà, par où passer pour avoir accès quand on n'est pas du sérail ni ancienne sportive de haut niveau ? Il faudrait que je me trouve un service en anglais qui aurait envie d'une dame pour commenter le football (ou le cyclisme, le triathlon, l'athlétisme, le tennis, la natation ...) avec charmant accent français. Anybody ?

  20190708_164550  Pour l'heure j'ai combattu le blues en tentant de faire avancer mon avenir en tant que libraire - rendez-vous instructif ; sera-t-il décisif ? -, puisque tel est depuis une dizaine d'années mon métier et que j'aime à le pratiquer, et en bossant mon émission Côté papier de mercredi qui vient. Ça et une visite chez le médecin pour essentiellement les sacro-saints certificats médicaux réclamés pour la pratique sportive (monde absurde, c'est uniquement pour satisfaire les assurances et la guéguerre entre les fédérations d'athlétisme et de triathlon pousse depuis un an cette absurdité à son comble, comme si la pratique du triathlon n'incluait pas une part de course à pied) et les examens préventifs usuels, ainsi qu'à la tombe de Paul Verlaine pour relire un poème puis lire un peu (pour l'émission de radio, du sérieux) au calme du cimetière (3) ont suffi à remplir une journée.

Le blues de fin de belle période s'est donc trouvé plutôt bien maîtrisé.

PS : J'avance sur cette nouvelle présentation de Traces et trajets, et découvre au passage avec joie que certains blogs ont perduré. Ce billet chez Marloute me touche particulièrement. Il y a qu’il faut, encore, encore, encore, abandonner l’écriture.

PS' : J'ignore combien de temps la video sera en ligne, mais un but stupéfiant au Japon de Yuta Koike

 

(1) souvenir de la dure descente d'après Les Thibault

(2) Cela dit, il y a quelques femmes remarquables de cette coupe du monde dont j'aimerais avoir des nouvelles. Elles ont pris une place de qualité dans les pensées. J'avais oublié que l'on pouvait avoir mettons, pour se donner du cœur à l'ouvrage aux entraînements des modèles, des exemples à suivre, féminins. 

(3) Les cimetières sont de merveilleux endroits pour lire sans être dérangées et du moins à Paris en bonnes compagnies littéraires du passé (ma part d'esprit enfantin imagine les fantômes illustres venir lire par dessus mon épaule et ne pas s'empêcher de donner leur avis). Le Paul Verlaine de mon imagination juvénile n'est pas insensible à l'écriture contemporaine même s'il estime qu'ils exagèrent parfois. Il semble curieux de nos tournures.


En direct d'à deux pas

    D'un moment en librairie je rentrais à pied, via le jardin Martin Luther King, il faisait si beau un bonheur.

Devant le Tribunal se tenait, conversant avec un confrère, Maître Dupond-Moretti. C'était curieux je venais de regarder sur Twitter où ça en était le procès Balkany. Et il y a eu comme ça un effet d'hyper-réalité, ce qui venait d'être lu - un temps de suspension - se matérialisant par une présence réelle, au même instant, en passant.

Ça n'est pas la première fois, qu'on se sent soudain au cœur de l'actualité, par simple effet de voisinage. Mais c'était un exemple parfait.

Il y aurait une expérience d'écriture intéressante à faire qui pourrait consister à se poster alentour, observer et imaginer les événements d'après ce qu'on en voit là. Puis rentrer et confronter la version écrite à ce qui se dit dans l'actualité concernant comparutions et procès.

La présence de ce tribunal, outre les sons de sirènes incessant, modifie l'ambiance du quartier, au gré de l'actualité. C'est impressionnant. 

 

 


Une petite déception (CAP) et une curieuse discrimination

C'était donc les 10 km de Clichy et nous étions du club de triathlon un bon petit lot à y participer. Je visais 1h05, ce qui est un temps long, me suis efforcée d'y parvenir en prenant entre autre la peine de me lever tôt pour prendre un petit déjeuner bien avant, de venir dès l'échauffement collectif - très bien, vraiment - et d'avoir suivi du mieux que je le pouvais les entraînements. 

Il faisait gris, pas trop de vent, pas chaud mais pas glacial comme l'an passé, j'ai suivi aussi longtemps que je l'ai pu les meneurs d'allures 1h, fait seulement une brève pause au ravito, mais voilà, ça n'a pas fonctionné. J'ai même couru en 20'' de plus que l'an passé ; ce qui était d'autant plus décevant que ça ne correspondait pas à mon ressenti. 

 

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En particulier j'avais l'impression surtout durant la seconde boucle de n'avoir pas pu accélérer car mon cœur battait déjà à un rythme soutenu alors qu'en fait ma montre me disait en Z4.

Sinon super ambiance, et bonne organisation ; ne manquaient que des quartiers d'orange aux ravitos. 

Quitté l'immeuble en compagnie soudaine d'une jeune femme qui participait aussi. Croisé pas mal de gens qui encourageaient. 

Il y avait un stand de tests de dépistage, c'était bien.

 

Sinon, me voici avec une curieuse discrimination : au club nous achetons nos tenues dûment floquées à nos couleurs chaque année via une commande collective. Entre autre élément utile, nous acquérons une trifonction qui nous permet d'enchaîner nage, vélo et course à pied sans avoir à nous changer. 

C'est le vêtement d'un seul tenant que portent la plupart des personnes sur cette image, prise (j'ignore par qui) au triathlon de Paris l'an passé : 

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Or ma peau étant fragile et ma lenteur n'ayant en rien diminué, j'avais décidé d'acheter pour cette année une tri-fonction avec des manches, certes courtes, mais permettant d'avoir les épaules abritées. Seulement voilà qu'à la distribution j'ai trouvé pour mon nom une tri-fonction modèle homme. Curieusement la taille convenait.

Pour autant les inconvénients ne manquaient pas : - le rembourage vélo n'est pas calé au même endroit et du coup pour une fille, ça baille horriblement devant ; - il n'y a pas de doublure pour la poitrine, et comme le tissus technique est ultra-léger, il est presque transparent. 
Bref, s'il y a bien des choses qu'on pourrait s'abstenir de genrer inutilement dans nos sociétés, l'habit technique de triathlète n'en fait pas partie.

J'ai cru à une erreur mais j'ai appris que non par le camarade qui bénévolement et sur son temps personnel fait tout cet énorme boulot de commande : en fait la marque à laquelle nous nous sommes adressés cette année ne fait tout simplement pas ou plus de tri-fonction avec manches pour femmes. Les hommes ont le choix entre avec ou sans manches et les femmes doivent forcément y aller épaules nues. 

Curieuse discrimination. 
(Et me voilà avec un petit tracas vestimentaire dont je me serais bien passée)

 


Samedi non travaillé

 

    Fullsizeoutput_12f4J'ai hâte de pouvoir reprendre une librairie et donc inévitablement retravailler le samedi, il n'empêche qu'en attendant je savoure ceux pour lesquels il n'est pas prévu pour moi de remplacements. 

Ça commence le vendredi soir, pouvoir souffler, moins regarder l'heure, un peu comme le nageur en piscine atteignant le bord du bassin, l'entraînement n'est pas fini mais 20 secondes de récup' et ça fait du bien.

Puis le samedi, lorsqu'on a une pratique sportive, c'est le plaisir de pouvoir prévoir de rejoindre ses camarades d'entraînements, au lieu de l'habituel, Non, j'peux pas, j'travaille. Sachant que précisément pas mal de choses sont prévues le samedi puisque le dimanche est souvent réservé aux familles ou aux compétitions ou à quelques séances courtes. Et c'est frustrant à la longue de ne jamais en être.

C'est aussi le petit plaisir simple d'aller soi-même chercher son dossard, si justement une course est prévue le dimanche ; ce faisant pouvoir discuter un brin avec les organisateurs, souvent des bénévoles, repérer un peu le parcours, s'enquérir de points d'intendance ou d'organisation. Comme je suis quelqu'un de très lent, c'est aussi un moment où je peux croiser d'autres coureuses et coureurs ou triathlètes qu'au moment de la course je perdrai vite de vue. Le moment où je peux m'accorder l'illusion d'être comme tout le monde, dans les temps.

Et en attendant, c'est l'infini plaisir de pouvoir s'accorder le luxe de pour une fois, ne pas se presser mais faire calmement ce qui est devant être fait (et même une sieste si l'on se sent fatigué'e)

 


À trente ans, c'est là tu te dis


    Je pars poser deux caisses de livres au box de stockage, profitant d'un imprévu (activité annulée) et du fait qu'il fasse doux ce qui m'accorde de l'énergie ; croise deux hommes en pleine conversation. Concentrée sur mon chargement - sur le diable -, je ne vois pas leur aspect, mais ils parlent forts et rient, alors j'entends.

- Ne t'en fais pas après, les années, on les remarque même pas.
- Oui, n'empêche t'arrive à trente ans, c'est là tu te dis, j'ai raté ma vie !  

(et ils éclatent de rire).

Pour ma part j'ai un peu l'impression d'être passée directement de 40 à 55 ans alors que ce furent les années jusqu'ici les plus intenses (et difficiles, mais pour le coup vraiment "vivantes") de ma vie.


Une daronne, la bière, la chaleur, Kaaris et Booba

 

    J'arrive par ce qui reste de jardin malgré le parking qui empiète sur cet espace vert autrefois accueillant. Sur un banc vers lequel s'avance le chemin, une grappe de garçons du coin, sans doute en pause de tenir le mur ou de jouer au basket (non loin de là un terrain). Ils sirotent des cannettes. Il fait beau et bien chaud. Un vrai bel été.

Avançant dans ma direction et se rapprochant d'eux, une daronne encore jeune avec sa fille, une enfant. Je vois que la mère adresse la parole aux gaillards et que tout le monde sourit. 

Arrive vite l'instant où je suis assez proche d'eux, poursuivant mon trajet, pour entendre.

Je comprends que des rappeurs se sont frittés et que la dame s'est amusée à leur demander, comme s'il s'agissait d'un match de football, Et alors vous, vous êtes pour qui ? 

Je capte Booba et je me dis, Tiens avec Comment-il-s'appelle-déjà ? ça a encore frité 

En fait c'est bien tombé, ils ne sont trop pour personne, les gars, ils aiment bien un truc de l'un, d'autres trucs de l'autre et ça les enjaille bien qu'il y ait eu une belle marave. Je crois entendre un argument comme quoi c'était dans un aéroport et donc cool comme ça personne n'était armé. 

Je me dis on dirait des cailleras d'autrefois, un vestige du code de l'honneur du siècle d'avant. 

Et c'est alors que dans mon dos j'entends la voix de la mère de famille qui après avoir salué, elle va faire ses courses et la petite commence à s'éloigner, elle doit la surveiller, dit Quand même, la bière, par cette chaleur vous devriez faire attention. 

Et les gars de se récrier en mode sage écolier pour une fois participant à un chahut et pris sur le fait, C'est juste une et il commence à faire plus frais.

D'elle qui souhaitait aider, à eux qui sont respectueux, en tout cas au moins encore quand on l'est avec eux, tous m'ont fait chaud au cœur. On a encore dans ce coin une vie de quartier, avec ses petites solidarités.

 

PS : Une fois rentrée, j'ai vu qu'il s'agissait d'une rixe entre Booba, Kaaris et leurs entourages respectifs à l'aéroport d'Orly. Et que les réseaux sociaux s'en donnaient à cœur joie, dans la mesure où rien de trop grave, pas de grands blessés, ou s'il y en avait eu on l'ignorait.    Capture d’écran 2018-08-04 à 21.37.27

(Je dépose une capture d'écran, pour le cas où le lien se perdrait)

Comme j'ai une belle TL sur twitter, chaque événement pas trop dramatique reste l'occasion de beaux traits d'humour. C'est une façon comme une autre de résister.

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La tornade de septembre 1896 à Paris (et un simple orage aujourd'hui)


    Un violent orage grêligène qui a duré au moins une heure s'est abattu dans l'après-midi sur le nord et l'ouest de Paris. Une magnifique vue via @Keraunos

Il se trouve que le mardi est pour moi jour non travaillé à la librairie et que j'emploie habituellement à mon travail personnel (à la BNF) ou familial (les choses à faire pour la maisonnée). Il faisait beau et après un bon début de journée (entraînement de natation) j'hésitais - plutôt à cause des grèves probables à la bibliothèque même, et du travail en retard de rangements dans l'appartement -, filer à la bibliothèque ou bien rester à la maison. Et puis j'ai été prise d'une faiblesse soudaine avec une sorte de pré-mal de mer, que je commence à savoir identifier quand il ne s'agit pas des prémices d'une gastro : chute de pression atmosphérique. 

Alors j'ai cherché à savoir ce qu'il en était, j'ai vu prévision d'orage(s), mais OK un orage ordinairement ne me rend pas malade, ne suffit pas. Alors quoi. En fait c'était un simple orage mais carabiné. Et peut-être que mon corps a sur-réagi parce que j'étais particulièrement fatiguée.

Au passage dans mes recherches, je suis tombée sur ceci : 

Tornade Paris 10 septembre 1896 

grâce au site Keraunos
auteurs de l'article Pierre Mahieu et Emmanuel Wesolek 

Il y avait eu l'année d'après une tornade sur Asnières. 

Mes enfants (adultes) sont rentrés trempés successivement, drinchés de la tête au pied, l'un rigolard, l'autre éreintée.

Je crois qu'il convient de noter ces choses pour plus tard, je pressens des temps violents, sans doute aussi climatiquement. 
Paris, 22 mai 2018


Trop tard

Je revenais du triathlon à vélo en compagnie de mon parrain. Il était devant et moins rapide, moins habile à la faufile, vers le rond-point qui à Clichy est près du cimetière nord, je me suis retrouvée entre deux voitures nez-à-nez avec une très jeune femme voilée qui faisait la manche. Je ne crois pas avoir émis quoi que ce soit d'autre que de la surprise, en fait ni l'une ni l'autre ne nous attendions à ce qu'un vélo / une piétonne surgisse dans cet interstice. J'allais lentement, j'ai pu freiner. Dès qu'elle m'a vue elle s'est excusée et glissée plus près d'une voiture afin que je puisse passer. Son élégance m'a frappée.

J'ai filé rejoindre mon parrain qui m'attendait de l'autre côté (il avait eu le bon feu, vert). C'est seulement à retardement que j'ai saisi qu'elle m'avait parlé en anglais, un anglais fluent, pas celui de qui barbouille quelques mots de survie.

Le flux de voiture était fort, je ne la voyais plus, on m'attendait devant, je n'avais pas un sous vaillant - fors peut-être un billet de secours coincé dans une sous-poche coincée dans mon sac -.  J'ai tenté de me retourner je ne la voyais plus. Alors, j'ai poursuivi mon chemin. 

Mais depuis, je m'en veux. Elle était probablement une vraie réfugiée, sans doute de Syrie et non une de ces fausses migrantes qu'on croise fréquemment (1). Elle semblait jeune, il y aurait peut-être eu moyen de l'aider.

Je n'ai pas eu l'occasion ni le temps de repasser à ce rond-point depuis.

 

 

(1) Je me demandais pourquoi les familles qui font la manche sous la bulle de la ligne 14 à Saint Lazare vocalisaient leur demande d'aide ; en fait c'est pour "prouver" qu'ils sont bien de vrais Syriens. On en est là. 

PS : Ce qui m'y a refait songé c'est ce à dérouler de Christian Lehmann dont voici l'amorce 

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Souffler

 

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Après le sur-régime permanent qui est le mien depuis sept mois - fort un week-end de ciné-club à Ménilles en mars -, et passé cette échéance collective redoutable, munie du soulagement électoral, je ne craignais en rien la sensation de vide d'un après de phase intense (1), mais n'éprouvais qu'un grand un immense, un irrépressible, besoin de souffler. 

J'en ai profité pour effectuer quelques tâches ménagères depuis longtemps en souffrance, lire un roman bon (2), me détendre - ça faisait très longtemps - et enfin rencontrer IRL comme on disait, un ami de l'internet, qui jouait dans l'harmonie municipale pour la cérémonie locale du 8 mai (3). 

En plus de cette joie comme la vie en offre parfois - la proximité géographique s'est d'elle-même réalisée et dans un jour de congé qui plus est -, il y avait une cohérence à écouter aujourd'hui une cérémonie du 8 mai avec ses discours de fraternité, d'Europe unie et de "plus jamais ça". 

J'ai aimé que des jeunes y participent, qui ont moins P5081739

 gaffé que leurs aînés (entre l'élue qui parlait de la fin de la guerre il y a soixante ans et le maire qui a bafouillé une capitalisation du III ème Reich le 8 mai 1945), l'ensemble était fort respectueux. La vie publique depuis la veille semblait avoir sauvé son sens. 

L'ensemble m'a permis de mettre en sommeil mon malaise face aux uniformes autres que des équipements sportifs ou de travail (4).

Cette journée pour souffler aura été active et émouvante quand même, in fine.

 

(1) si bien décrite et annoncée dans ce texte de Philippe Ridet (merci @karinetuil de l'avoir relayé)

(2) et délicatement militant, "Dakota song" d'Ariane Bois

(3) Pendant ce temps à moins de 10 kilomètres de là, on Champs Élysées ...

(4) Les vêtements des volontaires de la Croix Rouge semblaient d'ailleurs bien adaptés au froid ambiant.


Comme un fact checking de Jours tranquilles ;-)

 

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C'est un de ces soirs de début de printemps où s'enfermer paraît difficile et où je n'ai pas le courage de prendre le métro, pas pris mon matériel de vélib (casque et gilet réfléchissant), et où je me sens d'attaque après une bonne soirée pour traverser tout Paris à pied. 

Il se trouve qu'un bus m'est passé sous le nez (au sens littéral) marqué "Place de Clichy" alors j'ai sprinté pour l'attraper au vol du plus proche arrêt. Ce qui m'a accordé un splendide Paris by night (always such a delight) et qu'arrivée Place de Clichy comme j'avais ma montre de sport, l'idée s'est installée dans ma tête de vérifier la distance entre la place et chez moi ce qui à 30 mètres près pouvait donner la distance parcourue par le narrateur de "Jours tranquilles ..." lequel rentrait éméché en cinquante minutes du Wépler.

Hé bien donc la distance est de 2,5 km (à peu de choses près) et se fait bien en trente minutes (1) lorsque l'on n'a pas bu.

Pour les épisodes érotiques du bouquin, je sens que j'aurais plus de mal à procéder à quelque vérification technique que ce soit.

[en revanche pour ce qui est du bout de fromage dans le réfrigérateur, ce fut déjà fait] 

(1) de marche pas de course à pied.