La reprise des courses


    C'était la première course en réel à laquelle nous participions depuis février 2020 et le Maxi Trail de Bouffémont. 
J'avais oublié ces moments de bon petit bonheur dans l'effort. Le seul enjeu pour moi est ... de faire mieux que moi : entre l'âge qui ne pèse pour l'instant pas trop mais dont il faut tenir compte (1) et la thalassémie, même si je m'entraînais à plein temps je ne pourrais prétendre aux meilleures places. 

J'avais oublié l'effet stimulant de la joie collective, même si je savais toujours son existence.

Bref, tout ça nous a fait infiniment de bien, nous laisse entrevoir une fin de pandémie possible, un jour, peut-être au printemps.

Pour parachever le bonheur de cette journée, une splendide victoire de Julian Alaphilippe aux mondiaux de cyclisme sur route hommes, avec la joie quand la victoire va à quelqu'un qui semble le mériter si fort.

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242909867_10226713308001650_1706150435222589748_nCrédit Photo : Marco Sauviat, grand merci à lui et aux camarades du club venus encourager et qui en plus pour plusieurs d'entre elles et eux s'alignaient ensuite sur le 5 km.

 

 

(1) au niveau du rythme cardiaque notamment. Et de la récupération, pour l'instant principal domaine où "C'est plus comme avant".


un village peuplé d'irréductibles gaulois (Il se prépare)

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Ça me fait sourire depuis que je vois la tendance enclenchée, parce que tentée par moi-même dès le premier jour, mais alors noyée dans les ennuis financiers, il était totalement exclu que je puisse faire quoi que ce soit d'un tantinet patrimonial, j'ai vu venir le mouvement gros comme une maison (c'est le cas de le dire).

Mais voilà qu'au fil des ans toute la bande que mon cerveau appelle "de l'hôtel des Blogueurs" (1), au lieu d'Houlgate colonise gentiment un village breton : qui se rapproche de la retraite ou y est enfin, qui a décidé de quitter Paris et de télétravailler à fond, qui a fait un petit héritage qui sera ainsi pour le mieux employé ...

Je sens que quand la France aura basculé au main d'un pouvoir politique de haine officielle, il restera comme dans les Astérix un village peuplé d'irréductibles Gaulois, qui ne revendiqueront surtout pas leur appartenance à un clan car ils sont au contraire de grand cœur et larges d'esprits.

La vie comme souvent me placera un peu à la marge (2) puisque mon héritage s'est trouvé normand et lié à l'origine de ma mère. Donc je serai dans la bonne direction,  mais pas tout à fait tout près, cinq heures de route en gros, et pas de liaison en train. Si j'avais de la fortune et pas le mal de mer ça serait jouable par bateau. Il est probable que si la santé me reste, je me la jouerais un jour "rando vélo".

Quoi qu'il en soit, je n'ai ni le temps disponible ni la surface financière pour assumer deux logis à l'ouest en plus de celui d'à Paris liés à nos emplois et à proximité de nos enfants, pour sans doute un moment encore. En attendant, j'apprécie le mouvement et souris largement. L'idée d'un havre de paix possible, même si je n'y serai pas, me plaît. Me voilà rassurée.

 

 

(1) Même si c'est approximatif, d'autres sont venus par après.
(2) C'est assez impressionnant je ne peux jamais faire partie d'un groupe complètement, et ça n'est pas par choix, il y a toujours un élément de différence, qui m'empêche d'être là à 100 % et de ne pouvoir participer à tout à fond (très souvent c'est l'emploi et ses contraintes, depuis quelques temps l'âge et ses limites, pendant longtemps le manque d'argent ...)


Plaisirs du vélotaf

 

    J'avoue qu'avant les grèves je ne pensais pas tant vélotafer, notamment pas les jours où par exemple j'avais mon émission de radio le soir après le travail et donc devoir rentrer vite - je suis une vélotafeuse lente et prudente -. Et puis voilà que c'est comme ça et du coup vélo tous les jours et je l'avoue, à l'effondrement de mon temps de lecture près, et à certains points ou moments délicats (1) c'est le bonheur.

Depuis que cette semaine Bilook m'a indiqué l'enchaînement Route de la longue queue - Route de l'espérance, la traversée du Bois de Boulogne au lieu de me stresser et me déprimer - oui, le spectacle de la prostitution me déprime - et qu'équipée d'une lumière performante achetée à l'Échappée belle, je ne crains plus les pistes non éclairées, il y a un moment du parcours qui est un régal. 

L'aller moins car même en partant tôt, je ne suis à l'abri d'aucun aléa et crains d'être en retard.

En tout cas et malgré certains carrefours que je ne sais toujours pas passer sans descendre de mon vélo, il y a un réel plaisir à se rendre au travail par ce moyen de locomotion. C'est celui d'arriver en étant déjà bien réveillée et d'attaque. Et celui aussi d'arriver à la maison le soir en ayant totalement décompressé de la charge mentale "travail". 

Entre les deux certains passages dont celui au milieu des arbres - pour une obscure raison je me sens en mode "Le Grand Meaulnes". 

Il faudrait que je m'équipe pour filmer puis partager.  

 

(1) Le jeudi soir fut épique, pluie soutenue et automobilistes enchevêtrés rendus fous par le fait que ça dure (la grève et leur attente de ce moment-là), je crois que j'ai mis 1h30 pour rentrer avec pas mal de moment en "super-piéton", vélo à la main)

PS : Rien à voir mais en cherchant tout autre chose, retrouvé l'enregistrement de Guillaume Apollinaire qu'il y a 10 ans m'avait fait découvrir Christine Genin


Beauté du (chemin de) vélotaf

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J'avais déjà parcouru le chemin, mais c'était magnifique sous le soleil de ce matin cette péniche qui avançait, une grande beauté, le sillage qu'elle créait.

D'une façon ou d'une autre mon trajet fait 12 kilomètres. 

Les sens interdits et la présence ou non de pistes cyclables et de DSC pas trop pourris (1) font que le bel itinéraire de l'aller est moins friendly au retour sauf dans sa partie long de Seine. 

Je pense que cette première semaine sera consacrée aux expérimentations. 

Rentrer chez soi le midi, même en coup de vent parce que - pour le coup, en train car à vélo ça serait trop juste fors en prépa-ironman, et - évidemment des perturbations, fait un bien fou, ça permet de remettre les compteurs à (presque) zéro et voir celleux de la famille qui sont présent, c'est bien.

Mon nouveau boulot est très intense mais si je tiens bien le coup physiquement je pense que justement j'aimerais ça. Ça dépote. 

Un deuil dans ma belle-famille nous essore ces jours-ci, un travail où ni l'activité ni la tension n'ont le temps de se relâcher est d'autant plus le bienvenu.  

Et démarrer la journée par un grand moment de beauté est vraiment formidable.

 

(1) Il y en a quelques-uns vers Gennevilliers ou Colombes qui sont absolument impraticables à des heures où l'on peut croiser des bus ou des camionnettes  


Les photos les souvenirs


    Aujourd'hui j'avais décidé de m'occuper de moi, entraînement et repos (relatif, lectures pour la prochaine émission sur Cause Commune, mais ça peut se faire en reposant le corps) et donc inévitablement j'ai terminé en m'occupant de l'ordi, tentant de débugger le problème de communication survenu la veille et persistant, entre le MacBook Air et la Garmin 735XT que le cordon USB de la montre ne suffit plus à faire se causer. Ce n'est ni le cordon (testé avec celui de la montre de JF, même invisibilité), ni le port USB (testé sur autre port, même invisibilité, testé avec autre appareil, aucun problème) et le forum Garmin est annoncé en maintenance jusqu'au 16 mai - just my luck eût dit Adrian -. De fil en aiguille j'en suis revenue à faire des sauvegardes et du tri de photos, puisque je ne peux plus rien mettre à jour, disque trop rempli. Le téléfonino, malgré un ménage énergique récent est dans le même cas. 

Dès lors, il était inévitable de tomber sur quelques souvenirs. J'ai vécu trop vite, au moins depuis 2015, entre les événements et les emplois qui se sont enchaînés, sans compter le triathlon, et beaucoup de moments n'ont pas été mémorisés, comme si aller trop vite supprimait une forme d'indexation. Les souvenirs sont là, mais pas en accès directs. 

Alors j'en redécouvre certains grâce aux photos que je sauvegarde sur un disque externe avant de les effacer de la mémoire de l'ordi.

P8062215 Ainsi le 6 août 2017, en plein épisode du Voisin Voleur, nous étions quand même allés à Pirou voir le film d'Agnès Varda et JR en la compagnie de certains de ses protagonistes (du moins pour l'une des séquences). Ils étaient si heureux de se revoir à l'écran. Ça faisait chaud au cœur.

 

Le 11 août 2017 j'avais trouvé par terre à La Haye du Puits un pendentif avec les prénoms Sarah et Maëlle inscrits dessus. Je l'ai déposé à la mairie, on m'avait dit que c'était là le bon endroit pour laisser des objets trouvés. 

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À la fête du Malt d'octobre 2017 un whisky nous a été présenté qui s'appelait Writer's tears 

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J'avais retrouvé chez mes parents un poème que j'avais commis pour un recueil collectif.

 

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Le 3 octobre 2017, sans doute à l'occasion de la signature de documents dans le cadre de la succession de ma mère, j'étais allée à Sannois et de là avait fait la petite marche pour me régaler de la vue du haut de la Butte des Châtaigniers 

 

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Je retrouve aussi des notes de lectures de ma mère que j'avais prises en photo avant de ranger les carnets ou ses livres dans des cartons (pieusement conservés). Je peux ainsi facilement les relire ... ce que je n'avais pas fait depuis un an et demi. Très vite il est l'heure de passer à la nuit (de sommeil). Je quitte l'ordi à regrets.

La leçon du Que je t'aime (l'une des)

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Par sérendipité du net, je suis retombée ce soir sur un enregistrement du concert de l'an 2000 de Johnny au Champs de Mars.

Je ne me souviens pas d'avoir déjà vu les images, ou alors c'était il y a si longtemps que je l'ai oublié. Ça ne m'avait pas effleuré de rechercher une video du concert, avant de tomber dessus ce soir, là, par ricochets.

J'avais oublié que la chanteuse était si jeune et les paroles de la chanson si peu adaptées à cet état de fait. Il faut dire que nous avions des notes à tenir plutôt que des mots à articuler et ne l'avions pas vue avant (1).

J'avais oublié aussi la leçon du Que je t'aime. Mélodie simple, paroles d'une subtilité contestable, avec un refrain qui consiste à répéter six fois de suite Que je t'aime, et en fait le gars, il y mettait tellement d'énergie, de métier, et les tripes, même en répètes, que non seulement ça passait mais que l'on se sentait ému·e·s. Et ça c'est quelque chose de bon à ne pas oublier dans la vie, parfois ce qui est dit compte moins que la façon de l'incarner, et par dessus tout ce qui l'emporte c'est l'énergie que l'on y met et les personnes dont on s'entoure (2).

 

(1) Entre temps elle a grandi et participé à The Voice. (merci les moteurs de recherche)
(2) En l'occurrence sur ces concerts de Johnny, les arrangements d'Yvan Cassar parvenaient à donner une classe de plus. Je me souviens du travail.

PS : Et à part ça je persiste : il n'est pas impossible que l'ampleur du mouvement des Gilets Jaunes prenne une partie de son origine dans le fait que la disparition de Johnny ait fait perdre à bien des gens qui triment dur pour peu ou galèrent à trouver du taf ou à se faire payer décemment, leur tenir bon, leur consolation. Le fait que le mouvement perdure tient lui, clairement, de l'aveuglement du pouvoir ou d'une stratégie contestable à le feindre.

 

 


Photos éparses

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    À force de cavaler, au sens propre et figuré, j'ai négligé de faire le ménage, et dans l'appartement et dans les mémoires électroniques de mon ordinateur et de mon téléfonino, voilà que tout est saturé et que les mises-à-jour ne peuvent s'effectuer.

Me voilà contrainte aujourd'hui à une sorte d'arrêt au stand, tris, copies, suppressions, de photos principalement, afin de pouvoir ensuite redémarrer.

À l'ordinaire, si quelque chose chez moi est bien classé, ce sont les photos. Répertoires par mois de prises de vue et double sauvegarde voire triple avec le Time Machine.

Seulement voilà, il y a toujours quelques images qui pour des raisons que j'ignore, probablement des interruptions de connexion en cours de transmission, à moins que quelque cliquer-glisser hasardeux, se retrouvent dans des dossiers inattendus. 

Le ménage de ce jour m'a donc permis de glaner dix images, l'une d'elle datant de février 2016, la Seine en crue à l'Île de la Jatte, la plupart de 2018 : fête de la musique à Levallois avec Klosman aux manettes - dont l'une assez étrange -, quelques-unes d'un dépannage à la volée sur les Champs-Élysées lors de la dernière étape du Tour de France vue des fenêtres la Maison du Danemark, un éclat de soleil sur trois arbres de la forêt de Saint Germain en Laye et un portrait de moi lors d'une rencontre que j'animais en janvier 2018 à la librairie Charybde où je travaillais. DSC00668

 

 

J'aime bien cette sorte d'aléa qui me fait retrouver quelques bribes, principalement de l'an passé qui me paraît si loin déjà tant l'année a été bien remplie et tant ça continue à fond les manettes. 

Tant que la santé suit, on ne s'en plaindra pas, mais jeter un œil en arrière est assez vertigineux - hein ? quoi ? j'ai grimpé tout ça ? -.

J'en ai fait une sorte de mini album


Samedi non travaillé

 

    Fullsizeoutput_12f4J'ai hâte de pouvoir reprendre une librairie et donc inévitablement retravailler le samedi, il n'empêche qu'en attendant je savoure ceux pour lesquels il n'est pas prévu pour moi de remplacements. 

Ça commence le vendredi soir, pouvoir souffler, moins regarder l'heure, un peu comme le nageur en piscine atteignant le bord du bassin, l'entraînement n'est pas fini mais 20 secondes de récup' et ça fait du bien.

Puis le samedi, lorsqu'on a une pratique sportive, c'est le plaisir de pouvoir prévoir de rejoindre ses camarades d'entraînements, au lieu de l'habituel, Non, j'peux pas, j'travaille. Sachant que précisément pas mal de choses sont prévues le samedi puisque le dimanche est souvent réservé aux familles ou aux compétitions ou à quelques séances courtes. Et c'est frustrant à la longue de ne jamais en être.

C'est aussi le petit plaisir simple d'aller soi-même chercher son dossard, si justement une course est prévue le dimanche ; ce faisant pouvoir discuter un brin avec les organisateurs, souvent des bénévoles, repérer un peu le parcours, s'enquérir de points d'intendance ou d'organisation. Comme je suis quelqu'un de très lent, c'est aussi un moment où je peux croiser d'autres coureuses et coureurs ou triathlètes qu'au moment de la course je perdrai vite de vue. Le moment où je peux m'accorder l'illusion d'être comme tout le monde, dans les temps.

Et en attendant, c'est l'infini plaisir de pouvoir s'accorder le luxe de pour une fois, ne pas se presser mais faire calmement ce qui est devant être fait (et même une sieste si l'on se sent fatigué'e)

 


Félicité


    C'était ce matin, le printemps en train. Se lever tôt pour aller nager, un bon entraînement où pour une fois je ne fus pas la plus lente, ce qui est surprenant. Un petit déjeuner collectif comme ils font du bien. Julien S. évoquait le marathon de Boston, comme on y est traités chacun comme des champions. Il l'a couru avant l'année de l'attentat (1). C'était très beau la façon dont il évoquait l'épreuve, son parcours en tout droit, l'ambiance de fête avec jour de congé. 

Fullsizeoutput_12ec Il y avait un monde fou à la boulangerie alors j'ai pris mon petit déj d'un côté, nous, du triathlon, occupions toute la travée, et ensuite alors que tout le monde partait, une part ample de pain aux noisettes, ainsi qu'un pain feuilleté. De l'extérieur les camarades m'ont saluée et c'était comme une scène de film, le groupe qui s'égaie, vu de l'intérieur d'une baie vitrée et le salut joyeux (2). 

J'ai marché jusqu'à la maison par un pur temps de printemps. La perspective était une journée à la BNF, toujours un moment stimulant. Je suis passée par les jardins. 

Alors que j'arrivais devant notre immeuble, j'ai vu un livreur de colis postaux démarrer, ai songé, C'est pour moi, et là aussi, un peu comme dans un film, c'était parce qu'une livraison de bouquins pour un jury de lecteurs et lectrices libraires dont je fais partie venait de m'être déposée.

Le fiston était à la maison, réveillé, vif et rigolard dans un de ses jeux collectifs connectés.

Rien n'allait spécifiquement mal. Tout était paisible. J'ai pris une photo des pains et des livres, pour conserver la mémoire d'un bonheur qui, je le sais d'expérience, ne saurait durer. 20190322_092856

(D'ailleurs j'avais mal à la cheville droite, qu'est-ce que ça va donner pour la course de dimanche ?)

 

(1) Au passage un article réconfortant sur les relations entre victimes et sauveteurs persistants des années plus tard. Je me souviens de Jeff Bauman, son témoignage décisif et des paroles réconfortantes de Francis D. ; je n'étais pas encore triathlète mais déjà pourvue d'ami'e's marathonien'ne's, et à ce titre profondément choquée, d'autant plus que j'avais su (ou suivi) en direct. Peut-être que la tragédie avait conforté ma décision de m'y mettre, qui devenait du coup en plus du reste aussi une façon de résister.

(2) Il n'y avait que deux personnes avant moi, j'avais cru pouvoir chercher mon pain et rejoindre le groupe, mais de leur côté en raison des contraintes professionnelles le départ s'est accéléré malgré une conversation qui battait son plein et du mien, comme une des personnes passait commande pour un groupe et que ça semblait compliqué, ça traînait.  


Ce qu'il fait de ses jours (retrouvailles)


    Capture d’écran 2019-03-10 à 14.43.39C'est au départ un touite que j'ai vu passer ce matin et dont voici la copie :
Capture d’écran 2019-03-10 à 14.45.11Et la prise de conscience que ces dernières années, accaparée par les films de ma vie (1), je n'avais plus consulté, fors très ponctuellement, mon agrégateur de flux RSS. 

Alors lors de ma pause déjeuner des rangements urgents [encore un tracas de plomberie, il convient de faire place nette pour une grosse intervention prévue le lendemain matin], j'y vais voir ; il y a depuis quelques temps et par lassitude des violences encaissées sur les réseaux sociaux une résurgence des blogs, je me dis que certain'e's ami'e's s'y sont sans doute remis. 

Voilà que je tombe dès la réouverture sur la saison 3 toujours vivace d'un bon vieux blog que j'appréciais, Ce que je fais de mes jours, chroniques du rien quotidien, tenu par quelqu'un devenu un ami mais hélas géographiquement lointain et ni lui ni moi n'avons les moyens ou le temps, de nous déplacer par pur agrément.

C'est un bonheur de retrouvailles, et je me régale avec 

Le verre d'eau du milieu du temps ... 

Hélas, chez Couac, rien de nouveau depuis le 21 janvier, après une jolie reprise qui elle-même succédait à un long silence. 

Persiste en ligne et c'est un soulagement, le blog de La fille aux craies qui me manque pour toujours et à jamais. Et puis Lola d'ici et de là dont le blog semble avoir disparu et dont je n'ai plus de nouvelles. 

Heureusement, un bon lot de dino-blogueuses et blogueurs restent encore actif. 

Mais ça sera pour un autre dimanche, du rangement m'attend. 

 

 

(1) dans "Quand j'étais soldate", Valérie Zenatti narre ainsi (p295 de l'édition de 2017, École des Loisirs) les retrouvailles d'avec un bon ami. Ils se sont trouvé éloignés de par la fin du lycée, un changement de ville pour lui, et le service militaire qu'elle a dû enchaîner :

Depuis, il m'a envoyé deux ou trois lettres très belles, auxquelles j'ai répondu avec retard pour cause de séances de cinéma ininterrompues (La Rupture, Les Classes, La Crise, La Rupture 2, Opération Coquelicot bleuté ...). Il m'a invitée à venir le voir quand je le souhaitais.

J'ai l'impression que depuis juin 2013, je pourrais en dire autant, ça donnerait Une Rupture, La Fin d'Une Belle Librairie, Le Boulot dans les Beaux Quartiers, L'Attentat, L'Épuisement, La Possibilité d'une Nouvelle Vie, Les Attentats, Le Retour du Grand Épuisement, La très ruineuse affaire de la fuite d'eau invisible, Retour Au Pays dans une Belle Librairie (2), Triathlète (enfin), Jours Funestes (La mort d'une mère), Vider et vendre la maison de ses parents, Le Voisin Voleur, L'Année des Rencontres (librairie Charybde), Le Déménagement (des affaires familiales), Le Grand Rangement (série à saisons multiples avec de fréquentes interruptions en cours de saisons les acteurs principaux étant requis ailleurs ; mais elle reprend régulièrement), La Saison des Semi (marathons), Les Rendez-Vous d'Arras (Arras Film Festival, en novembre chaque année), Libraire Volante, Jours Heureux à Auvers, Le Courrier Retrouvé (aka Vingt-huit ans après), On Air (3), et peut-être à venir The Bookshop ... pour ne parler que de ce qui ne concerne presque que moi, en omettant ce qui concerne en premier lieu d'autres personnes de ma famille mais a un fort impact.
Il y a zéro période de plus de quatre ou cinq jours (généralement vers le 15 août, ou lors d'une colo dotclear) où l'agenda n'est pas pré-rempli par ma vie.

(2) Au Connétable, à Montmorency.

(3) émission hebdomadaire Côté Papier sur la radio Cause Commune, le mercredi soir à 22h