Les CR (Comptes Rendus) video de Syblo une belle source de motivation

Les videos de Syblo sont toujours un régal et une belle source de motivation, avec cette façon calme, appliquée et déterminée qu'il a d'avancer dans le sport.

J'ignore qui filme et fait le montage mais c'est toujours de l'excellente qualité pour qui a d'autres choses à faire par ailleurs dans la vie. Baptiste Cartieaux est toujours très pédagogue, vu son jeune âge c'est impressionnant, on dirait un grand frère attentif. 

J'aime la façon appliquée assez touchante de ses présentations. L'humour léger, toujours présent, ce qui en video sportives n'est pas si fréquent (le plus courant en la matière consiste en gros "gags" lourds ou pas d'humour du tout). Par exemple dans celle-ci le petit rappel en bref insert au moment où le coureur en souffre, de sa première réaction face à l'annonce de grand vent ce jour-là. 

J'aime qu'il ne soit pas toujours vainqueur, ses forces, courses après courses, sports après sports (1) sont assez évidente, et en grand pro potentiel il est extrêmement lucide sur ses faiblesses, quand il galère, il le montre, pas de déni, ni de fausses excuses, chapeau. C'est ainsi qu'on progresse (2).

Et il termine presque toujours sur d'autres compétitions de la même journée, images au drone, c'est un petit plaisir. Comme les videos sont postées avec régularité le mardi après-midi et que mon entraînement de piste quand le travail salarié ne m'empêche pas d'y aller est le mardi soir, c'est impeccable. Et pour la préparation de mon émission radio du mercredi soir c'est une précieuse source communicative d'énergie. 

Voilà en tout cas qui donne la pêche pour attaquer nos propres entraînements ou le travail de la journée. Merci à Baptiste et à sa team video (parents ? camarades de club ? ami·e·s ?), respect à la ou les personnes qui effectuent les montages, beau boulot. 

 

 

(1) car sa chaîne ne couvre pas que la course à pied, c'est un autre de ses charmes. Il s'essaie à différentes activités et explique, n'hésite pas à se mettre en scène en train de débuter (parkour par exemple)

(2) Je suis dotée de basses capacités mais néanmoins sportive, alors vraiment j'en sais quelque chose. 

 

 


La fièvre tombe, les courbatures montent (lundi au lit)

 

    Je commence à avoir l'habitude, ça me le faisait dans ma jeunesse déjà : après chaque effort physique très intense (en longueur ou en rythme cardiaque) j'ai une poussée de fièvre. En général le soir du jour où elle a eu lieu. J'y avais échappé au soir du Frenchman (courte distance, un M) l'an passé, et sans doute un peu après le trail de La Chouffe, mais il faut dire que pouvoir enchaîner quelques longueurs de bassin après la course, puis une chambre ultra-confortable et le lendemain matin des soins de type balnéothérapie, ça aide. Du coup je m'étais crue sortie de ce symptôme post-sportif là. Et puis finalement non. 

Après 6h à crapahuter dans la boue, ce dimanche, dont une partie sous la pluie (quoique par temps doux : pas eu froid), j'y ai eu droit, à ma soirée au fond du lit.

Comme souvent au lendemain, donc ce matin, cet accès était passé. Montent ensuite les courbatures, en intensité. Le matin peut être trompeur, finalement je n'ai pas trop morflé. Et puis au fur et à mesure de la journée ça se grippe. En fin d'après-midi - heureusement j'avais déjeuné avec une amie, et j'étais vite rentrée, prévoyant ce qui allait arriver -, j'étais clouée au lit au sens littéral. Par chance aucune douleur renforcée en un point particulier, il faut dire que j'étais passée par la case kiné, mais en quelque sorte des courbatures qui se solidifiaient. J'avais procédé aux habituels remèdes, un baume et une aspirine, mais quand vint l'heure du dîner, j'ai été incapable dans un premier temps, de me lever pour le préparer. 

Plus tard, j'ai rassemblé mes forces et j'y suis parvenue. Puis une fois assise et pas d'efforts sur les jambes ça va. 

Ç'aura été quand même une belle journée, j'ai bien lu, le déjeuner était un bon moment, même si je m'inquiète pour l'amie qui m'a invitée et que toute sorte de travail en retard s'accumule. 

Au moins cet état de fatigue physique ne m'empêche pas, voire favorise, la préparation de mon émission du mercredi soir : je ne peux rien faire de physique mais en dehors des plages de sommeil récupérateur, le cerveau fonctionne. 

En fin de journée j'ai pu sortir une lessive. 

Je me demande ce soir ce que je serai capable d'accomplir demain (ou pas).

J'affine mes objectifs pour les prochains rendez-vous sportifs : 1/ être capable de terminer 2/ dans les temps (pas comme hier) 3/ sans être clouée au lit les trois ou quatre jours suivants  ( #VieDeTriathlète )


À suivre (quelqu'un qui confie à quelqu'un des cahiers retrouvés)

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Ce touite et les suivants sont apparus sur ma TL ce soir, via quelqu'un qui parle de sports habituellement.

J'espère que la personne qui a pris la peine de les poster poursuivra son enquête et que les trolls apparus dès les premières réactions ne la dissuaderont pas de continuer. 

Je créé ce billet pour me souvenir d'aller aux nouvelles si elles ne parviennent pas directement jusqu'à moi.


Ces derniers temps je pense à Stromae

 

    Ces derniers temps je pense à Stromae, car j'étais tombée sur une interview de lui dans laquelle il répondait à une question sur son burn-out d'il y a 5 ans puis 4 ans. Il y disait en substance que tout était allé trop vite et qu'il avait des pans entiers de ce qu'il avait fait qu'il n'avait pas mémorisé, qu'il avait eu besoin de se poser, d'avoir à nouveau le temps de penser.

Je n'ai rien fait d'exceptionnel pendant tout ce temps, il n'empêche que depuis les attentats de janvier 2015 et alors que j'étais en période de reconstruction après une rupture en 2013 qui m'avait marquée, ainsi que la perte pour raison économiques de mon premier job en librairie, j'ai cette sensation, ce sentiment aussi. J'avais après l'attentat du Bataclan qui avait par ricochets de ricochets volatilisé une sympathique perspective professionnelle qu'alors j'avais, retrouvé du travail, en grande banlieue, et c'était bien et voilà qu'alors que je commençais à refaire surface ma mère était tombée malade. Ça avait été à nouveau un puit sans temps personnel et avec fort chagrin jusqu'à son décès et jusqu'ensuite un an après d'être parvenue à vendre et trier et conserver et vider les meubles et les objets de la maison de mes parents. Le tout sur fond de changement de travail pour un job magnifique mais lourd à tenir et très très prenant ; lui aussi achevé pour raisons économiques. J'ai ensuite enchaîné les remplacements, ce qui est très intense car dans les périodes d'emploi il n'y a aucune routine, rien sur quoi s'appuyer. Du coup là aussi des semaines entières qui quoi que généralement très chouettes (j'ai eu la chance d'œuvrer dans de belles librairies) ne me laissent pas de temps "pour moi". L'an passé je me suis lancée dans un projet de reprise, qui a échoué faute d'avoir assez d'années devant moi et les reins financiers assez solides. Mais j'y avais bossé à fond pendant plusieurs mois. Ainsi qu'à un projet qui s'était présenté juste après. Sur ce j'ai cru avoir trouvé un emploi stable en maison de la presse et ça m'a engloutie pendant presque deux mois avec une amplitude horaire trop grande pour moi (journées de 9h à 9h45 sauf le jeudi passé la rentrée, lequel s'achevait à 13h et je rentrais dormir) et de la pure exécution. J'ai enchaîné juste après le festival d'Arras (formidable cure pour le cerveau mais ça n'est pas reposant physiquement), par le CDD qui vient de s'achever et qui était intense et vraiment intéressant. Mais ne m'a, lui non plus, d'autant qu'avec les grèves le vélotaf fut de 100 %, pas trop laissé de temps. J'y ajoute depuis un an une émission essentiellement littéraire sur une belle radio associative.

La précarité professionnelle a fait que je n'ai guère pris de vraies vacances fors les colos Dotclear : chaque séjour loin de Paris avait une raison active (un colloque, un stage de triathlon, un trail, un triathlon, des travaux en Normandie, à préparer, à effectuer ...). Je ne m'en plains pas, je n'aime rien tant qu'aller quelque part pour quelque chose à faire. Il n'empêche que je commence à éprouver grand besoin de me poser et que de tout ce que j'ai accompli ces cinq dernières années semblent sous le voile d'une mémoire qui n'a pas eu le temps nécessaire pour bien enregistrer tout ce qui s'est passé. Avec l'impression de n'être que pour partie concernée par la personne qui était moi lorsque je les ai traversés. Bref, une vie trop remplie fait qu'on ne la vit qu'à moitié. 

Il va hélas falloir, contraintes financières fortes, risque de chômage non indemnisé, que je retrouve du travail si possible sans tarder. 

Au passage, des nouvelles de Stromae, qui bosse quand même un peu (se mettre en retrait ne signifie pas totalement s'arrêter), il a récemment joué avec Coldplay.

 

Un exemple de mémoire non perdue mais dont le raccrochement (l'indexation ?) s'était égarée : une crue particulièrement forte de la Seine et dont je me souvenais bien, pour les arbres qu'elle mit à terre, le terrain de tennis sur l'Île de La Jatte inondé et le cormoran un dimanche de course à pied rencontré, date, voilà, d'il y a deux ans presque exactement. 

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Je fus une enfant précoce, je n'en suis pas moins bête (ou : c'est pas parce qu'on est intelligent, qu'on n'est pas aussi cons)

 

En recherchant une autre émission, je tombe sur celle-ci, et comme j'ai quelques minutes j'y regarde de plus près. Elle fait plutôt bien la part des choses. Mais il y a quelques affirmations avec lesquelles je ne suis pas d'accord, celles-ci :

"Un enfant qui a un QI élevé est avant tout un enfant qui a de la chance parce que quand même, l'intelligence, ça sert dans la vie. Ça sert avant tout à l'école mais aussi dans tous les métiers en l'occurrence. De manière générale, les gens qui ont une intelligence plus élevée ont de meilleures chances dans la vie pour tout. Pour les études, pour la vie professionnelle et dans plein d'autres domaines." 

Elle est tempérée à juste titre par ce qui suit : "Après, le fait d'avoir une très haute intelligence ne vaccine pas contre les problèmes et ne vaccine pas non plus contre des troubles." ; mais n'en demeure pas moins assez discutable.

Je fus une enfant précoce, à l'âge de huit ou neuf ans j'étais consciente des choses, du monde, il n'y avait rien que je ne puisse piger si je ne m'y attelais pas, il suffisait que je lise ou qu'on m'explique, seules les choses de l'amour demeuraient un mystère (1). Quand je n'avais pas de 20/20 en classe c'était par distraction - les exercices m'étaient trop simples, je pensais à autre chose tout en les effectuant -, ou parce que je n'avais pas compris ce qu'on nous demandait en mode C'est trop simple ça ne doit pas être ça qu'il faut faire et du coup je m'inventais en quelque sorte un autre énoncé (à côté de la plaque), ou en orthographe car j'étais mauvaise en orthographe d'usage - le français étant une langue illogique entre toutes ; du jour où j'ai pigé un peu d'étymologie j'étais sauvée -. Bien sûr en ces temps là on ne diagnotisquait pas les gamins et encore moins les gamines. Je dois mon salut à notre institutrice de CM1/CM2, madame Banissi, qui laissait caracoler en tête avec une liberté encadrée, les élèves qui en avaient sous la semelle et alimentait les cerveaux assoiffés, tout en s'occupant bien du reste de la troupe . Je dois mon salut au fait d'aimer le sport donc je jouais avec les autres à ces jeux-là, d'aimer faire la clown, d'être tombée sur des potes de quartier dans l'ensemble bon-enfants et qui m'ont fait une place à part, une fille qui jouait aussi aux jeux des garçons, à qui on pouvait demander d'expliquer des trucs, qui nous racontait des histoires de bouquins, qui consolait en cas de pépins, qu'on pigeait pas toujours mais c'était pas grave elle était rigolote. Elle tenait parfois tête aux adultes et souvent ça les énervait encore plus mais des fois ils finissaient par céder et c'était trop bien ce qu'on obtenait. 

C'était juste de la précocité, pas d'être plus maligne, arrivée en classe prépa, et passé un premier chagrin d'amour qui me grilla bien des neurones, c'était terminé. Mais pas tout à fait le fait d'être décalée.

Et là, si l'on n'est pas issu d'un milieu social favorisé, ou si elle n'est pas couplée avec certaines caractéristiques d'égoïsme et d'ambition adaptée au capitalisme, l'intelligence n'est pas une alliée, c'est presque une forme de bizarre handicap. On voit trop bien les aliénations dans lesquelles on se retrouve enfermé·e·s pour simplement pouvoir gagner son pain quotidien, on ne sait pas se battre contre les mesquineries communes, on souffre de solitude par rapport aux groupes dans lesquels on se trouve - typiquement les discussions télés à la cantine d'entreprise du temps où c'était courant qu'il y en ait (des cantines) -. Le fait d'être intelligent peut rendre plein de choses quotidiennes totalement incompréhensibles, dès lors qu'elle ne sont pas logiques mais obéissent à des facteurs de par exemples petits profits égoïstes. On passe un peu son temps à réfréner des pulsions de révolutions : elles seraient condamnées à l'échec présupposant que la plupart des êtres humains est altruiste et logique dans ses raisonnements. Le capitalisme l'emporte à tous les coups qui est fondé sur la bêtise, les réflexes propriétaires et de jalousies et d'esprit de compétition mal placé (2).

En fait pour la survie dans notre monde présent, l'intelligence peut être un boulet, dès lors que l'on n'est pas bien né·e·s. Quelque chose qui se retourne contre soi. Notre bêtise face au monde moyen. Une façon trop élaborée d'envisager la survie.

 

 

(1) Elles le sont sans doute demeurées, même si j'ai moi-même été atteinte par cette étrange maladie qui nous rend si neuneus. Et  incapable de voir les choses telles qu'elles sont pendant un bout de temps. Une envoutante distorsion. 

(2) En ces années charnières vers un monde effondré il serait bon que l'esprit de compétition soit tourné vers l'objectif primordial de sauver la planète qui héberge l'humanité. Guess what, les milliardaires continuent à jouer à qui pisse le plus loin et celles et ceux que le pouvoir fait frétiller à se battre pour le contrôler puis faire des victimes (directes et indirectes) pour le garder. 
Plein de gens, efficacement conditionnés, ne savent plus rien faire d'autre que consommer ou rêver de le faire et prêts à tout parfois pour en attraper les moyens.

On n'est pas rendus.

 


Journée parfaite (si, si c'est possible)

 

    Je suis dans les quelques jours magiques entre deux emplois, avec le nouveau qui m'enthousiasme vraiment, et le précédent quitté très proprement, donc zéro tracas et de stimulantes perspectives.

J'ai passé l'essentiel de la journée à la BNF à préparer et le festival d'Arras et mon émission "Côté papier mais pas seulement" du lendemain. Pur bonheur dans les deux cas. J'ai revu le film "Good Bye Lenin !" avec quelques étonnements mais beaucoup de délectation.

Commencé celle-ci en allant nager, terminé celle-ci en allant retrouver mes camarades du Triathlon vers la fin d'un des entraînements.  What else, franchement ?

Et donc effectué mes réservations pour Arras. J'en frétille à l'avance tant la qualité de la sélection impressionne davantage encore d'années en années. Un ami qui bosse dans le domaine m'a aidée en me donnant de précieuses indications. 

Un autre a mis ma fille sur une piste d'emploi. C'est une angoisse de l'avancée en âge à laquelle je n'aurais jamais imaginé d'être confrontée mais voilà : lorsqu'un enfant devenu adulte dépend toujours de nous financièrement alors que nous peinons à nous maintenir dans l'emploi et bientôt comment faire - je crains fort le gap entre fin du dernier contrat, début d'une retraite, celle-ci recule, le risque qu'il ait lieu s'accroît -, c'est bien flippant.

L'entreprise à laquelle j'ai confié les travaux importants pour la petite maison de #MaNormandie les a déjà commencés, ce que les voisins ont confirmé (1). C'est important pour moi de la faire revivre, d'en prendre soin comme mon père qui y était très attaché et s'y donnait du mal l'aurait fait. 

Last but not least, j'ai déjeuné avec une de mes plus proches amies, laquelle va mieux après une cruelle période, et c'était si chouette, ce bon moment après les peurs - même s'il reste bien du travail pour que la vie reprenne totalement son cours -. 

Et puis il y a eu des moments de soleil et il faisait plutôt bon pour un mois du lot hivernal. 

Tout était réuni dans le bien. C'est hélas assez rare dans une vie moyenne. 

Alors j'ai savouré chaque instant. 

(Et là j'ai beaucoup de ma à aller me coucher car je n'ai pas envie qu'elle s'arrête)

 

(1) L'épisode du #VoisinVoleur aura au moins eu cet effet favorable que nos autres voisins depuis sont aux petits soins.

PS : Et j'ai même acheté pour un prix sage un super casque de vélo. Merci Estelle ! 


Finie la journée

 

    Souvent je me rends compte des choses quand l'inverse survient, ou de la tension dans laquelle une situation me mettait lorsqu'elle cesse. Je crois que ça vient de ma bécassinebéatitude, un truc de naissance qui me fait voir de prime abord le bon côté des choses, de la vie et des gens, et seulement après, où lorsque ça devient vraiment insupportable, les parts sombres ou abusives ou l'épuisement.

Ainsi aujourd'hui j'ai pris conscience que je travaillais trop. Je ne parle pas du boulot qu'on abat dans le cadre d'un emploi, mais du travail de la vie quotidienne et des projets perso, ce qu'on se fixe soi-même à accomplir. 

Ce n'est pas volontaire ni le fait d'un conditionnement, ou peut-être si, de classe sociale, mes parents et leurs parents et sans doute encore avant faisaient partie de la classe laborieuse et les vies sont entièrement axées sur les tâches à accomplir. Seulement typiquement, si je dispose d'une de mes journées dans une période dépourvue d'urgence brûlante (1) mais avec des choses, des menus travaux, des tâches à accomplir sans trop tarder sinon il faudra les faire dans la précipitation, je me réveille avec une sorte de programme en tête, sans l'avoir rédigé (to-do list, je n'y ai pas recours souvent ou alors pour les choses pour lesquelles j'ai le temps et que je crains d'oublier au gré des péripéties de la vie), sans l'avoir voulu : hop au boulot de la journée.

Et je m'y tiens sauf perturbations extérieures. En commençant généralement par ce qui demande le plus de bonne forme physique ou d'efforts tout courts (telle corvée administrative, telle tâche ménagère), en me ménageant un temps de sieste sauf si je me suis levée tard (i.e. après 9h30). Le hic c'est que dès que ça se dégage un peu j'ai déjà en tête une suite de programme et j'enchaîne. 

Et puis un jour, généralement un dimanche non travaillé, je tombe épuisée et je dors ou dors-lis toute la journée, récupération obligée.

Ça n'est pas très malin car parfois, le jour suivant est au radar aussi, or il peut tomber un jour de travail nourricier. 

Le triathlon m'a appris à intégrer aux entraînements une part de récupération. Et du coup au travail de la vie de tous les jours des limites. Non, travailler jusqu'à devoir s'aplatir devant une retransmission sportive, un bon livre (qu'on ne saura bien apprécier) ou une série, n'est pas très malin. Alors désormais je me fixe des points à passer et quand c'est fait, stop : demain est un autre jour (2).

Ainsi aujourd'hui, alors que le planning était chargé car calé sur une mission précise : libérer LA pièce de la petite maison de #MaNormandie avant des travaux sérieux, j'ai décidé de m'arrêter lorsque j'aurais accompli certaines tâches, sans chercher à m'avancer. Au besoin nous partirons un peu plus tard demain. 

Alors j'ai achevé ma journée de travail domestique à 20h35 environ en ayant laissé du temps paisible pour les repas (3), en ayant réservé du temps pour un minimum d'entraînement avant la vraie reprise mardi, en ayant pris du temps pour le cimetière. 

Et à présent dans une journée qui fut sans relâche mais calmement, il me reste un peu de temps pour vaquer à mes occupations calmes : écritures, lectures, photos et courriers familiaux ou amicaux. Je sais que ces bonnes résolutions d'équilibrer les choses ne résisterons pas à la reprise du travail rémunéré, il n'empêche j'écris ici pour me le rappeler dès que je retrouverai un usage courant de dimanche, de week-ends, et de jours fériés.

 

(1) Quelqu'un est gravement malade ou mort ; il y a un déménagement à faire ; il y a une urgence avec date limite administrative ; il y a un dégât des eaux et il faut parer au plus pressé etc.

(2) Cela dit pour certaines tâches ménagères et les tâches administratives je dois aussi beaucoup lutter contre la tentation de la procrastination. Il me faut beaucoup d'énergie pour accomplir une tâche administrative que la plupart des gens accomplit sans trop y penser. 

(3) En Normandie on mange bien pour un coût raisonnable.


Un indicateur de fatigue

 

    Longtemps le radio-réveil fut calé sur 6h30, heure qui permettait aux un·e·s et aux autres de la famille de se préparer qui pour l'école puis le collège puis le lycée puis la fac, qui pour le bureau, plus tard aussi la librairie. Quand j'ai repris la natation en 2004, après avoir été contrainte à 10 ans à restreindre cette activité pour cause de rhumes récidivants, j'ai calé l'heure de l'enclenchement plus tôt. Après m'être inscrite au club de triathlon, encore un peu plus tôt. Le réveil est désormais à 6h17.

J'ai eu des 6h15 aussi, du temps heureux où nous participions certains vendredi à des files d'attentes collectives pour l'Opéra de Paris, avant qu'elles ne fussent de facto réduites à néant par les réservations en ligne et l'augmentation des tarifs pour les places abordables mais bonnes que nous convoitions.

Mon bref #NouveauBoulot a requis des réveils à 6h voire 5h45 pour les matins où j'ai embauché à 7h15 ou 7h30.

J'aime bien me lever tôt, davantage s'il s'agit d'aller nager que de filer à un boulot, il faut bien l'avouer, mais ça ne me pose pas de problèmes, dès lors que je n'ai pas veillé trop tard. Le tout est de pouvoir intégrer une sieste en début d'après-midi.

La différence se fait à la fin des contraintes. C'est là qu'on voit si elles nous faisaient mal ou pas. Cette année écoulée, où j'ai vécu de remplacements et où j'ai travaillé, en pure perte hélas, à un projet de reprise d'une librairie puis un projet de création dans ma ville, j'ai pu respecter mon sommeil, mes rythmes et même sans le recours à un réveil, étais calée sur 6h30 sauf le dimanche.

À présent que je reprends pied dans ma vie, après un mois et demi de travail à grand temps, je m'aperçois que du radio réveil qui s'enclenche à 6h17 je n'entends au mieux en premier lieu qu'une chronique qui se tient à 6h58. L'épuisement est si fort que le son pourtant proche met plus d'une demi-heure avant de parvenir jusqu'à mon cerveau.

La première émission que j'entends est un bon indicateur de fatigue. Est-elle proche du déclenchement ?, je n'ai pas trop de soucis à me faire pour ma santé.

J'ai jusqu'à la fin des congés scolaires et la reprise des entraînements pour retrouver mes réveils (presque) naturels matinaux. Et une fois mes forces reconstituées, me remettre à chercher du boulot (ou une solide subvention d'écriture).

 


Beauté du (chemin de) vélotaf

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J'avais déjà parcouru le chemin, mais c'était magnifique sous le soleil de ce matin cette péniche qui avançait, une grande beauté, le sillage qu'elle créait.

D'une façon ou d'une autre mon trajet fait 12 kilomètres. 

Les sens interdits et la présence ou non de pistes cyclables et de DSC pas trop pourris (1) font que le bel itinéraire de l'aller est moins friendly au retour sauf dans sa partie long de Seine. 

Je pense que cette première semaine sera consacrée aux expérimentations. 

Rentrer chez soi le midi, même en coup de vent parce que - pour le coup, en train car à vélo ça serait trop juste fors en prépa-ironman, et - évidemment des perturbations, fait un bien fou, ça permet de remettre les compteurs à (presque) zéro et voir celleux de la famille qui sont présent, c'est bien.

Mon nouveau boulot est très intense mais si je tiens bien le coup physiquement je pense que justement j'aimerais ça. Ça dépote. 

Un deuil dans ma belle-famille nous essore ces jours-ci, un travail où ni l'activité ni la tension n'ont le temps de se relâcher est d'autant plus le bienvenu.  

Et démarrer la journée par un grand moment de beauté est vraiment formidable.

 

(1) Il y en a quelques-uns vers Gennevilliers ou Colombes qui sont absolument impraticables à des heures où l'on peut croiser des bus ou des camionnettes  


D'un inconvénient inattendu d'avoir les cheveux frisés

 

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Nous venions de terminer le dîner et l'homme de la maison m'a proposé une brève balade tant qu'il faisait jour et que le couvre-feu n'était pas tombé. 

Je lisais ou j'écrivais, bref, j'avais mes lunettes de vue sur le nez, je les ai vivement retirées afin de filer sans plus tarder. Zou !

J'ai replié les lunettes dans leur boîtier qui est de ceux rigides où elles s'enfilent sur un côté. 

À un moment donné de la balade, environ 800 m de la maison près d'une haie non loin d'un arbre où beaucoup d'oiseaux à ce moment-là chantaient, j'ai eu l'impression qu'un branchage m'était tombé sur la tête, j'ai entendu un léger bruit d'une chute, me suis demandée d'où venait ce que j'avais reçu, curieux, l'arbre en vu est assez loin quand même. 

Et puis nous nous sommes bien promenés. De retour à la maison vers 22h35, peu avant l'extinction des feux, à 23h. 

Je veux reprendre là où j'en étais, tire les lunettes de leur étui, les mets sur mon nez et me fait mal derrière l'oreille droite. Je les enlève aussitôt : il manquait tout l'arrondi de la branche, la partie non métallique et c'était le bout pointu à présent à découvert qui m'avait écorchée. 

J'ai cherché dans l'étui : rien. 

Il ne m'a pas fallu longtemps pour piger que le bout de branche avait dû resté coincé dans mes cheveux jusqu'à s'en détacher probablement là où j'avais cru recevoir un branchage.

J'ai pris une lampe de poche, scruté pas à pas le trottoir à cette hauteur là ... et retrouvé la pièce manquante.

De retour à la maison cinq minutes exactement avant l'extinction des feux. 

Les lunettes sont défectueuses à n'en point douter. Il n'empêche que c'est une mésaventure de cheveux frisés de les avoir suffisamment forts pour détacher un morceau de branche dans le geste de les ôter. Et que le bout restant se soit promené ensuite près d'un kilomètre avec moi avant que de choir. 

En attendant, j'ai remis la pièce en place et pour l'instant elle tient.