jour de repos (En vrac d'un)


    J'ai cru que j'étais sortie de ma récupération du trail de samedi parce que j'avais retrouvé mes jambes et une belle sensation de légèreté, seulement c'était une illusion, sans doute aidée par une nuit trop courtes et plusieurs présence de moustiques, efficaces facteurs de diminution du sommeil profond, j'ai dû par la force des choses m'accorder une journée de repos alors que j'ai beaucoup à faire. 

Ça n'était pas un luxe : alors que je regardais une arrivée d'étape du tour de France intéressante, complétée par le suspens inédit d'un abandon de coureur connu sans aucune explication - Rohan Dennis - avec en prime un moment de flottement où personne ne semblait savoir où il était (1), je me suis endormie sans même m'en rendre compte. Réveillée à la fin, lors du retour à la maison d'un membre de la famille et alors qu'il était l'heure de dîner.

Pour autant, de l'écriture, un peu, oui.

Une info qui passe un peu inaperçue au radio-réveil du matin : un célèbre studio d'animation a pris feu à Kyoto, il y aurait un mort et de nombreux blessé et qui entre-temps au soir est devenue un incendie criminel a ravagé un célèbre studio d'animation à Kyoto, il y aurait 33 morts et de nombreux blessés. L'homme qui a allumé l'incendie a été arrêté. Et là du coup ça devient une nouvelle qui concerne et qui peine.

Des infos via les réseaux me parvient aussi la nouvelle de la mort d'Andrea Camilleri. Il était très âgé (93 ans) et on le savait affaibli (il avait perdu la vue depuis un moment je crois), il n'empêche que son décès marque la fin d'une époque, et remémore des heures de voyages par la lecture. Elle ne laisse pas indifférente.

Au vélo club, un début d'avancée vers le cyclisme des femmes, même Marc Madiot doit concéder qu'il avait dit des trucs oui mais bon c'était il y a 35 ans quoi, pour ne pas perdre la face, il tente l'humour (comme ça je suis resté célèbre). Nicolas Geay, en revanche, est impeccable - mais il faut quand même qu'à la fin un des autres hommes rappelle qu'il a sa fille qui fait du cyclisme, comme s'il s'agissait encore d'excuser qu'un homme se montre l'allié intelligent des femmes parce que vous comprenez c'est pour raison familiale -. Marion Rousse et la jeune championne de France, Jade Wiel, défendent calmement leur droit au vélo. 
Ça n'est pas encore ça, vraiment pas, mais on sent, comme pour le football, qu'un virage a enfin eu lieu.

L'homme revient d'une de ses multiples sorties (le club, les courses, une voiture à rentrer au garage ...) en ayant croisé Jérémy. Ils ont échangé quelques mots malgré la pluie, parlé triathlon. Alors que j'étais à deux doigts de renoncer à la séance de piscine très matinale prévue, ce simple fait, savoir que les camarades de club poursuivent leurs entraînements, me redonne courage. Soudain je trouve de l'énergie pour préparer mon sac. J'essaierai d'y aller.

Je consulte l'itinéraire, la fantaisie me prend de laisser l'application RATP itinéraires automatiser le départ d'après ma localisation. Ça donne ceci,  Capture d’écran 2019-07-18 à 21.53.40c'est amusant. 
(La distance est par rapport au bus que je serais censée prendre)

Je m'aperçois soudain que je ne suis plus abonnée au site du Monde : les prélèvements étaient faits par carte bancaire, l'ancienne carte, celle sur laquelle j'avais fait opposition après le vol de mon sac en octobre 2017. Curieux que je ne m'en rende compte qu'à présent et précisément en allant voir un article concernant Camilleri alors que le vol avait eu lieu lors de ma trop grande attention envers les propos de son traducteur. 

 

PS : Grâce au tour de France j'ai appris aujourd'hui l'existence des cagots, ses habitants du sud ouest longtemps considérés comme d'une caste inférieure. Je suppose que cagole vient de là ?

Grâce à Kozlika j'apprends que le terme gaslighting vient du film de George Culor "Gaslight", "Hantise" de son titre français. 

Capture d’écran 2019-07-18 à 23.19.23Une fois de plus je me surprends à avoir connu deux côtés d'une information sans avoir su en faire la jonction ; comme typiquement lorsque mon amie Jeannine me parlait du film dans lequel allait jouer sa nièce, et Tatiana du film tiré de son livre et que j'ai mis des mois avant de piger qu'il s'agissait du même (l'une donnait un titre français, l'autre l'anglais mais quand même, le prénom commun et la concordance de calendrier auraient dû m'alerter). 

Bon alors je me sens bête de n'y avoir pas pensé toute seule et moins bête de le savoir enfin. Merci Kozlika !

(1) Et cette réponse du directeur du tour de France qui restera dans les annales et qui disait en substance Notre travail est d'enregistrer l'abandon, à partir de là, le sort du coureur concerne son équipe (ou : son directeur sportif). Ce qui était probablement vrai du point de vue juridique, mais ne fait pas rêver du point de vue de la déontologie.


Moi aussi (J'ai décidé de reprendre la photo)


Capture d’écran 2019-07-17 à 16.06.24   C'est un besoin qui est venu alors que j'effectuais ma recherche d'un couple (texte, photo) perdu et que je constatais la disparition entière de fotolog (1) : l'envie de me remettre au journal photo, avec le côté "une photo par jour" auquel je ne saurais dire exactement pourquoi, Instagram pour moi ne correspond pas - plus dans le phénomène de réseau, d'instantanés partagés, moins travaillé, sans tri préalable, des choses comme ça ? -. Alors j'ai réactivé mes Clandestines sardines puisque ma suite du fotolog je l'avais déjà. 

Il convient d'effectuer ce petit travail quotidien le soir tard ou tôt le lendemain, c'est peut-être la contrainte même qui me manque, un micro-barrage illusoire de plus face à la vitesse de défilement du temps. 

Voici donc pour hier : L'herbe grillée du tramway

L'amusant de l'affaire c'est que la même recherche d'un billet photographique d'il y a dix ans, m'a conduit ce matin à découvrir de François Bon avait repris le fil de son Petit Journal, que c'était tout récent et que même si ses photos, lui les travaille sans doute alors que moi très peu ou non (2), c'était dans l'air du temps de reprendre à effectuer et partager des images quotidiennes avec un bref texte associé.

J'éprouve aussi grand besoin de témoigner au jour le jour de ma ville de mon quartier en pleine mutation.

 

(1) Heureusement anticipée ; je dispose de sauvegardes, car j'avais pris soin de les doubler, voire tripler (l'ordi volé en 2017, le disque dur externe spécial photos qu'hélas j'avais dans mon sac ce jour-là, flickr). Il n'empêche qu'à un moment donné fotolog avait semblé bénéficier d'une résurrection de bonne tenue, respectueuse de nos historiques et que je suis triste qu'elle ait hélas aussi disparu.  

(2) Manque de compétences et manque de temps, je me contente parfois d'un recadrage ou d'une très légère retouche mais je ne sais (plus) rien des finesses, de l'élimination du bruit, des rééquilibrages, de l'usage des calques. En fait j'avais photoshop sur l'ordi que l'on m'a volé et je ne l'ai pas racheté / réinstallé. C'est aussi que fin 2015 j'avais failli me professionnaliser dans cette direction et qu'à cause de l'attentat au Bataclan et de ses conséquences pour la personne que j'aurais pu assister, la porte s'est refermée. En réaction, comme pour me préserver, je me suis désintéressée du domaine au complet. 
Heureusement, pas de la prise d'images, pas des instantanés. 

    


Réappropriations


    Je poursuis méthodiquement la mise à jour de la liste des blogs que j'aime aller lire du moins ceux qui ont survécu à la fin de l'époque pionnière où nous étions libres et plutôt bienveillants, communiquant via les commentaires et pas encore par les réseaux sociaux. 

Il me semblait avoir déjà croisé la plus #WTF des réappropriations de noms de domaines sur des blogs avec l'adresse qui fut celle de La République des Livres de Pierre Assouline, seulement en poursuivant aujourd'hui la liste j'ai constaté que La boîte à images d'Alain Korkos première version était devenue un blog de déco d'appartements

Les corps empêchés qui fut le blog d'Emmanuel Pagano est désormais un site d'accessoires de modes.

J'admets fort bien que les temps changent. Il n'empêche que c'est un brin troublant. Et qu'il est triste que des contenus de qualités disparaissent (même si pour deux des exemples particuliers, heureusement, de nouveaux sites et une part d'archives peuvent encore se consulter). 

Concernant La boîte à images, la nouvelle adresse est ici.


Après la coupe

 

    Je m'en doutais : les jours après un événement sportif auquel j'ai participé ou que j'ai suivi à fond me laissent une sensation de vide assez rude et curieuse ; ça ressemble à la fin de lecture d'un long roman prenant (1), à la différence que ce qui manque ce sont plutôt des gestes, des rendez-vous horaires, une énergie et une intensité que des gens (2).

Pour la première fois, me manque en plus du rythme de vie et des bouffées d'enthousiasme apportées par les épreuves sportives, une activité associée : j'ai adoré commenter les matchs pour la radio Cause Commune, j'aimerais même faire ça pour gagner ma vie. Seulement voilà, par où passer pour avoir accès quand on n'est pas du sérail ni ancienne sportive de haut niveau ? Il faudrait que je me trouve un service en anglais qui aurait envie d'une dame pour commenter le football (ou le cyclisme, le triathlon, l'athlétisme, le tennis, la natation ...) avec charmant accent français. Anybody ?

  20190708_164550  Pour l'heure j'ai combattu le blues en tentant de faire avancer mon avenir en tant que libraire - rendez-vous instructif ; sera-t-il décisif ? -, puisque tel est depuis une dizaine d'années mon métier et que j'aime à le pratiquer, et en bossant mon émission Côté papier de mercredi qui vient. Ça et une visite chez le médecin pour essentiellement les sacro-saints certificats médicaux réclamés pour la pratique sportive (monde absurde, c'est uniquement pour satisfaire les assurances et la guéguerre entre les fédérations d'athlétisme et de triathlon pousse depuis un an cette absurdité à son comble, comme si la pratique du triathlon n'incluait pas une part de course à pied) et les examens préventifs usuels, ainsi qu'à la tombe de Paul Verlaine pour relire un poème puis lire un peu (pour l'émission de radio, du sérieux) au calme du cimetière (3) ont suffi à remplir une journée.

Le blues de fin de belle période s'est donc trouvé plutôt bien maîtrisé.

PS : J'avance sur cette nouvelle présentation de Traces et trajets, et découvre au passage avec joie que certains blogs ont perduré. Ce billet chez Marloute me touche particulièrement. Il y a qu’il faut, encore, encore, encore, abandonner l’écriture.

PS' : J'ignore combien de temps la video sera en ligne, mais un but stupéfiant au Japon de Yuta Koike

 

(1) souvenir de la dure descente d'après Les Thibault

(2) Cela dit, il y a quelques femmes remarquables de cette coupe du monde dont j'aimerais avoir des nouvelles. Elles ont pris une place de qualité dans les pensées. J'avais oublié que l'on pouvait avoir mettons, pour se donner du cœur à l'ouvrage aux entraînements des modèles, des exemples à suivre, féminins. 

(3) Les cimetières sont de merveilleux endroits pour lire sans être dérangées et du moins à Paris en bonnes compagnies littéraires du passé (ma part d'esprit enfantin imagine les fantômes illustres venir lire par dessus mon épaule et ne pas s'empêcher de donner leur avis). Le Paul Verlaine de mon imagination juvénile n'est pas insensible à l'écriture contemporaine même s'il estime qu'ils exagèrent parfois. Il semble curieux de nos tournures.


Comme je n'ai pas le temps d'écrire mon téléfonino le fait à ma place

    

    Un des avantages de faire partie de l'équipe des Libraires Volants est qu'au gré des missions et comme nous avons droit à une pause déjeuner d'une heure, il est possible de partager un repas avec les ami•e•s qui logent ou bossent non loin. 

Ainsi hier, j'ai eu ce bonheur de partager une heure avec l'une de mes amies, simplement par la suite d'un SMS qu'elle m'avait envoyé sur un tout autre sujet et sur le mode, je suis dans le coin, aurais-tu du temps ? 

Ensuite le boulot a repris de plus belle, j'avais rempoché mon téléphone fissa à l'entrée d'un client à peine l'amie partie ; quand on tient une boutique, le temps ne nous appartient pas. 

Un SMS de mon amie m'est parvenu peu après, comme je craignais un incident lors de son retour, quelque chose d'urgent, un oubli, je l'ai consulté dès que j'ai pu. Elle me disait gentiment quelque chose comme Je crois que le SMS précédent ne m'était pas destiné. 

J'étais surprise : depuis celui précisant l'adresse de la librairie pour laquelle je travaillais, je n'avais rien envoyé. Plus tard, quand j'en ai eu le temps, j'ai consulté l'historique de notre conversation. 


En fait, je n'avais pas été efficace lors de la mise en pause du téléfonino avant de le rempocher. Il était resté sur la dernière page ouverte, un texto de l'amie me confirmant sa venue. Et de là, le système d'aide à la saisie avait composé un texte un tantinet surréaliste et dans doute qu'un pli de mon vêtement s'était trouvé au bon endroit pour créer un appui sur "Envoi" lors de l'un de mes mouvements. 

J'ai cru m'étouffer de rire lorsque j'ai lu le résultat. À quoi bon tenter d'écrire lorsqu'on dispose d'un téléfonino si créatif ? : 

HEt qu'elle étaisà déjà de de la 888777u7 de faire des trucs à Arras faisaient de de de de a à la librairie nous de de a de la journée à toi et de de la de a à de tout autres trucs de a 888777u7 de faire un massage de de de a fait x est en train de wiig8g̈fait une enveloppe minuit et une de a fait x w wwwwwww TML.5

Si d'aventure je parviens un jour à trouver le temps d'écrire un polar et que celui-ci comporte une péripétie autour d'un message codé, je n'aurais pas besoin de trop me casser la tête pour l'inventer. 

 

 


It didn't seem so long ago


    Je profite d'une journée à la BNF pour compulser les archives de l'internet à la recherche de blogs disparus. Au départ à la recherche d'un billet pour m'en rafraîchir le souvenir, puis dans le même mouvement qui autrefois enfant me faisait disparaître des heures dans le dictionnaire, de lien en lien vers de plus en plus de retrouvailles.

Dans ces cas-là tôt ou tard, je finis ou je commence toujours par retomber sur le blog de La fille aux craies. Il faut dire aussi qu'elle n'a pas cessé, jamais, de me manquer et que certains de ses billets emblématiques, me sont restés. Je ne peux pas ne pas penser à elle lorsque j'ai une serviette rêche entre les mains, ni songer "levrette" dès que je lis le mot "missionnaire" et rigoler in petto bêtement, en mode adolescent, et ça c'est d'elle que je le tiens (1). 
Pour qui ne l'a pas connu il faut savoir qu'elle souffrait de mucoviscidose, qu'elle a subi une opération pour une greffe à l'été 2011 et qu'elle n'a pas repris connaissance. Elle avait pris soin de nous relier ses ami-e-s plus lointain-e-s aux plus proches avant de partir à l'hôpital et je lui en reste infiniment reconnaissante.

Dès lors son blog s'arrête là : 2011. Fin juin.

Pour d'autres l'activité de blogage s'est arrêtée comme suite à certains événements, moins dramatiques, de la vie, combinés à l'avènement des réseaux sociaux et à la conscience que tout ce qu'on pouvait laisser comme traces écrites, audio, vidéo ou photographiques pouvaient se retourner contre nous.

Parmi d'autres, le blog d'un ami, pas revu depuis trop longtemps : dernier billet 2015.

Et c'est intéressant. Au delà de la part affective. 

Qu'est-ce qui fait qu'on se retrouve ou non à une époque différente ?


Les écrits de 2015, c'est du presque maintenant. Ce qui est raconté, du moins ce que ce qui est raconté laisse percevoir de la ville, de la société, des rapports entre les gens, ça pourrait être au printemps dernier, ou à l'automne qui a précédé. Ils ont encore une couleur, une qualité actuelle. Y compris ceux, ancrés dans leur date, concernant les attentats à Paris cette année là.

Les écrits de 2011, c'est déjà un autre temps. Pourtant sont déjà là les téléphones et les ordis et l'internet répandu, et les réseaux sociaux ; certes des événements politiques importants ont secoué le monde : les révolutions du printemps méditerranéen, les attentats en France (et pas seulement là), l'élection de Trump, le Brexit ... mais ils n'avaient pas d'influence si directe sur la vie d'une personne de la classe moyenne en France. Et puis ça vaudrait pour 2015 aussi pour certains événements et d'autres aussi. 

Ça n'est pas non plus un prisme personnel : en 2011 j'avais déjà entamé la reconversion qui est la mienne aujourd'hui. Je n'applique donc pas un filtre "Ma nouvelle vie" à ce que je lis. J'étais déjà dans l'idée de me mettre au triathlon, seul a changé le passage de l'idée à la mise en œuvre. Ma vie amoureuse n'a pas tant évolué. Il y a eu des deuils, des disparitions. Mais pas au point de devoir considérer "un après / un avant". Sauf pour l'assassinat d'Honoré parmi ses collègues. Même si ce fut, comme le fut 9/11 et mondialement une sacré commotion. Seulement je ne crois pas que ça ait changé les choses pour tout le monde à ce point-là. 

Au point que des écrits quotidiens personnels de 2011 semblent d'un autre temps, un temps d'avant quand ceux de 2015 restent pour l'instant de l'ordre de Comment ça trois ans ? Qu'est-ce que ça passe vite !

De quoi est faite la sensation d'époque révolue ?
J'aimerais pouvoir en discuter avec les ami-e-s disparu-e-s. 

 

(1) Bien d'autres choses encore. 


Je pense souvent à elle, souvent à ses billets

 

    Peut-être parce que l'année et demi écoulée, depuis le décès de mon beau-père et la maladie puis le décès de ma mère a été proprement éreintante, sans compter certains chagrins complémentaires qui même s'ils ne me concernent pas directement me secouent, je pense souvent à La Fille aux Craies, à son humour qui faisait du bien, à certains de ses billets de blogs qui me sont restés au point que je ne peux voir ou lire certaines choses sans songer à ce qu'elle en écrivait : c'est de sa "faute" si désormais la polenta me fait penser à God Save the Queen, si je me sens moins toute seule à aimer les serviettes rêches et si j'ai des associations d'idées coquines dès qu'on emploie le mot mission. 

Alors oui, aujourd'hui j'avais besoin du réconfort de sa façon de penser et voilà que j'ai constaté, ce que je n'osais même plus espérer, que son blog pour le moment perdurait : 

La fille aux craies

Je ne sais qui remercier du fait qu'il soit encore en ligne. En tout cas merci.

(Et je me demande comment vont ses proches, dont elle parlait avec tant de tendresse, le bébé dont on avait guetté la naissance doit probablement approcher des dix ans)

 


Rencontre avec Thomas Gunzig : l'enregistrement

Je dois filer prendre un train pour préparer l'arrivée des éléments d'un déménagement, sans connexion stable sur place. Du coup je dépose ceci très vite ici avant : souvenir d'un excellent moment même si je n'étais pas au meilleur de ma forme (1), mais Thomas l'était qui a lu de façon merveilleuse sa nouvelle "La girafe", finalement en entier (c'était trop bien pour le laisser s'arrêter).

Merci à Hugues qui a mis en ligne très rapidement l'enregistrement.

 

(1) note pour une prochaine fois : éviter de programmer une rencontre que j'anime moins de quatre jours après un événement sportif intense et long

Claude Pujade-Renaud chez Charybde

Rencontre Claude Pujade-Renaud

En réouvrant l'ordinateur de la librairie, tout à l'heure, je me suis aperçue que la veille en arrivant j'avais commencé un billet pour annoncer la rencontre du soir même avec Claude Pujade-Renaud à notre librairie. 
Mais j'ai eu tant à faire que les choses en étaient restées là : le titre et avoir téléchargée l'affiche de l'événement, ne pas même l'avoir déposée sur le billet esquissé. 

Du coup, c'est au lendemain que je complète le billet, cette fois-ci pour dire que la rencontre a eu lieu, que nous avons causé beaucoup de William Faulkner et un peu du travail de Claude, et que ce fut un grand honneur et un grand bonheur pour moi.

La photo a été prise par Nathalie (Peyrebonne) que je remercie parce qu'en plus elle me fait marrer, avec mes origines italiennes que je ne peux renier. 
(Mais bon quand je seras grande je voudras faire de la radio, pas de la télé, alors ça n'est pas grave si je cause avec les mains)