Please respect urban solitude

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J'en ai rêvé, il l'a (ou ils l'ont ou elle(s)) fait.

Un jour de ligne 13 tassée du matin à ne pas pouvoir ouvrir le moindre bouquin j'imaginais pour me distraire comment détourner l'affichage du métro, des noms des stations (classique de l'Oulipo) aux injonctions voyageurs.

Voilà qu'à Londres, certains n'ont pas fait qu'imaginer mais apparemment ç'en sont donné les moyens. Et avec talent.

(Je n'en sais pas plus pour l'instant - par exemple il se peut qu'il s'agisse de montages -, mais je complèterai si j'en apprends davantage)

Source : Someone has made fake London underground signs ans whoever did it is a genius

via @amaizetti que je remercie pour cette bouffée de poésie.


Les normes efficaces

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(billet non relu : je file au ciné. Le petit dieu des livres trouve moyen de me déposer des temps littéraires et amicaux même en plein milieu d'un festival de ciné et je lui en sais gré - besoin de retrouver confiance et courage -)

Les normes efficaces c'est un peu aussi la fin des belles bibliothèques. Ainsi celle-ci tout près d'Arras et qui ne pourra sans doute pas survivre (du moins dans cet usage) aux prochaines échéances de mise en conformité.

Je suis contente grâce à Thierry Beinstingel d'avoir pu la découvrir à temps, en plus que la rencontre qui y était organisée pour un public de bibliothécaires, était très intéressante - les questions ne sont pas les mêmes qu'en librairie, ni non plus tout à fait les mêmes que celles des lecteurs dont les vies professionnelles sont loin des livres -. Plus je vieillis plus me saisit la conviction qu'à défaut d'être capables de mener les choses de front (le travail d'écriture, la famille quand on en a une, un travail pour gagner sa vie), il faudrait pouvoir tout au long d'une vie bénéficier de phases aux priorités alternées, par exemple des années sabbatiques une fois tous les x (7 par exemple ?) ans. Ne faire qu'écrire risque d'être trop séparant du monde. Ne faire qu'autre chose avec cette tendance qu'a le travail d'envahir de plus en plus tout le temps disponible de ceux qui en ont un (après un moment dans les années 70 et 80 où il semblait concevable de tenter d'harmoniser temps de travail et temps privé), ne convient guère à qui est tenu par quelque chose d'autre (ça peut être l'écriture, mais la musique aussi, ou le sport, ou toute autre activité dont on sent qu'on ne pourrait se passer). Bref, je sors de cette après-midi instructive très équipée en pistes de réflexions. 

 

PS : Merci aussi à Caryl Férey, même si nous n'avons fait que nous croiser.

 

 


Une inégalité

 

Elles sont venues encourager leurs frères, fiancés ou petits amis. Il a fait beau tout le jour, ce mois d'août est un cadeau du ciel. 

Il n'empêche qu'à part un soir, à la mémoire jeudi dernier, se lève en même temps que le jour tombe  une brise fraîche qui fait se souvenir au sol qu'il est gorgé d'humidité. Et le thermomètre peut bien indiquer 17 ou 19°C, ça appelle chaussettes, coupe-vent et chandail, éviter les jambes nues.

Mais les supportrices et certains des gars venus voir, sont arrivés vers 19h sous le soleil, elles sont en jupes et sandales ou ballerines, eux en bermudas et tee-shirt, et tranquillous regardent tout le match et restent un peu à papoter après et à suivre une partie de l'équipe B, tandis que venue en tee-shirt et collants courts de course à pied enfilés sous un jean (je connais la traîtrise climatique locale), puis à mesure que le frais montait équipée d'un sweat fins aux manches qui englobent une partie des mains, puis d'un pull en pure laine, vieux Shetland des familles, puis d'un coupe-vent doublé et d'un foulard, je commence à envisager un retour à la maison avant que de sentir mon nez délicatement couler.

Au moment de partir, je croise l'une des jeunes filles, certes un brin dodue, mais en débardeur sans manche et mini-jupe et très à l'aise, insoupçonnable d'avoir froid.

Je me suis sentie un tantinet dégoûtée par tant d'injustice native (1).

L'homme présent tente de me consoler avec sa maladresse gentille, soulignant que c'est un peu normal qu'à nos âges (par rapport à celui des jeunes filles et garçons) on soit plus frileux. Mais je sais qu'en ce qui me concerne j'ai plutôt par rapport à moi-même fait beaucoup de progrès. Certains décalages jamais ne se peuvent combler. Heureusement que certains hommes ont assez d'imagination.

 

(1) Je connais suffisamment la région, y viens assez souvent pour savoir qu'il ne s'agit pas de l'effet d'acclimatation entre air du large et touffeur de la grande ville, celui-ci à lieu mais prend 48 heures, ma peau depuis bientôt deux semaines d'être au radoub s'est faite au grand air. Je sais aussi que vivrais-je sur place à longueur d'année, cet écart entre elle(s) et moi demeurerait. 


Ende gut alles gut

 (photo quand la connexion voudra)

 

On revient le long de la mer par le même chemin qu'à l'aller. Devisant tranquillement, ou concentrés à respirer.

C'est alors que près d'une bouée que la marée n'a pas encore atteinte, on aperçoit une paire de sabots de plage. 

Personne alentours.

Que la mer.

Une pointure de femme ou de grand garçon pas encore très grand.

Personne ne se baigne. On avait vu des baigneurs téméraires mais c'était plus loin et ils sont sortis.

On hésite à quoi faire. Finalement on les laisse. Mais une paire de chaussures vides face la mer qui l'est aussi c'est un peu flippant.

Alors que nous sommes presque arrivés à l'endroit de remonter, nous croisons un gamin, pieds nus, qui regarde autour de lui avec attention.

Celui qui est là me dit : - Ça ne peut pas être lui, il a les pieds trop petits.

Je réponds que N'empêche il a tout à fait l'air du gars qui cherche ce qu'il a perdu. Et l'âge d'oublier ses chaussures après avoir bien joué.

Du coup, sans y prendre garde nous sommes restés à l'observer - il était déjà trop loin pour qu'on le hêle, qu'on lui dise Si c'est des chaussures que vous cherchez elles sont près de la bouée -.

Soudain il a fait un petit saut de joie et s'est mis à courir. Il les avaient retrouvées.

Nous avons repris nos pas, contents pour lui et surtout soulagés.

Parce qu'une paire de chaussures vides face à la mer qui l'est, c'est bien un peu flippant.

 


Arras - heureuses retrouvailles -

 

Pour la quatrième année, je suis allée à Arras passer les vacances que je n'ai pas. Il s'agit de compenser l'absence de grands voyages par des cures de cinéma. Pour quelqu'un qui l'aime comme moi, c'est assez efficace. Le tout est d'aller voir suffisamment de films de type "cinéma du monde", lents, avec les paysages et la vie quotidiennes offerts comme si nous-mêmes y étions. Les festivals d'Arras et de La Rochelle offrent ce type de sélection (1).

En 2009 j'étais en plein chagrin, en 2010 il a fait un froid à gâcher le plaisir même si nous nous contentions d'aller de l'hôtel au ciné à un resto tout près, en 2011 j'étais atteinte d'un rhume carabiné qui m'a fait manquer au moins une soirée et une matinée (2) - l'une des pires punitions pour un cinéphile : se sentir mal et enfiévrée et nauséeux tousseux au point de devoir quitter la salle en cours d'un film qu'on aimait bien -. J'espère donc beaucoup du cru 2012 que je me suis promis de chroniquer (sauf si ça recommence d'aller mal ou de grelotter).

Pendant trois jours, ça se passera par là : Vacances et cinéma

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(1) d'autres aussi sans doute, mais je ne les connais pas et n'aurais de toutes façons pas les moyens de m'y rendre.

(2) ce qui, quand on y est 3 jours et à peine plus fait beaucoup.


Le parc du château (de Versailles)

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Sous l'égide d'une personne rencontrée au Clan des Grands Malts et que le château, son histoire, passionnait, nous visitons le parc du château de Versailles, un jour de grandes eaux.

J'ai l'esprit ailleurs, et elle est trop studieuse, mais ça ne m'empêche pas de m'adonner à une joyeuse chasse-photos, pas tout à fait comme il faut.

 

 

 

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L'ensemble est sur flickr, sans aucun tri mais après tout. 

 

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