À ceux qui doutaient que les blondes sont fausses (dans 95 % des cas)


P4152423Vous n'imaginez pas l'infinité de façons qu'il y a de tricher. Vous devriez n'en aimer que davantage celles des femmes (oui, je sais c'est une réflexion hétéronormée) qui ne vous prennent pas pour des cons. Je finis par croire que vous ressentez la blondeur, même fausse, comme un trophé (au même titre chez certains, heureusement pas tous, que les grosses cylindrées)

 

141026 0002


366 - Dommage

 

Dommage que tu n'aies pas compris que nous pouvions t'aider, mais que c'était impossible sans ton propre concours. Que si tu nous laisses en plan nous ne pourrons pas te soutenir à contre-courant longtemps.

Dommage que tu n'aies pas compris que j'étais une femme et qu'on s'en sortirait. 

J'avais quelques pouvoirs mais par ta faute la peine me mine. On ne traite pas une dame ainsi que tu l'as fait.

Dommage, vraiment.

 

participation du jour aux 366 réels à prise rapide


Quand les hommes n'attendent pas

 

Le type peu élégant qui maugréait devant son téléphone se rendait au même endroit que nous, un concours de pétanque et voilà qu'il accapare l'homme de la maison qui m'accompagnait et qu'ils filent à grands pas sans se préoccuper le moins du monde de ma présence. Ils ne sont pourtant pas en retard, et j'ai de bonnes chaussures de marche comme à mon habitude, je ne vais pas spécialement vite mais pour autant je ne traîne pas. Moi qui espérais faire du trajet entre la gare et le lieu de la compétition une sorte de balade affectueuse, c'est raté.

 

On remontait d'une soirée, un ami d'ami lui aussi convié et moi. Tous deux en vélib et nous dirigeant vers la même direction, une bonne part de Paris à traverser. On peut faire un bout ensemble qu'il me fait, un gars plutôt sympa. Et nous voilà partis, entre autre via cette portion de piste cyclable si dangereuse du boulevard Magenta. C'est mieux d'y être à deux. Sauf qu'il file comme un fou. Pas de problème, je peux suivre, j'ai la condition physique et si je n'étais pas une mère de famille responsable, je pourrais sans doute le surprendre en le plantant là, du moins si les vélib ne plafonnaient pas à la vitesse 3. Mais j'eusse préféré un mode promenade. Qu'avait-t-il tenté de me prouver ?

 

Le grand Balbeb avait dans Paris un rendez-vous professionnel. Nous - petit groupe de proches dont sa plus vieille amie - sortions du restaurant voisin du lieu prévu, il était l'heure mais pas de retard. Les toilettes n'étaient qu'une, et elle avait dû attendre qu'il en soit sorti pour s'y rendre, d'où que nous l'attendions. Enfin nous l'attendions, façon de parler, à grandes enjambées l'homme avait filé vers son rendez-vous comme s'il était soudain seul au monde. Et c'est l'un de ses fils et moi qui avions attendus l'amie, laquelle ne s'était pas formalisée (sans doute habituée ?).

 

Trois exemples parmi une fort longue liste, et qui me reviennent ce matin. Je n'ai hélas aucun contre exemple à ma disposition ou un demi : mon fils qui voyant que je ne pouvais le suivre, ses grandes jambes et lui, et qui s'était excusé mais qu'il devait y aller - et je veux bien comprendre, il allait au lycée -. Lui au moins avait prêté attention au fait que qui l'accompagnait peinait à le suivre.

 

Faut-il vraiment se comporter en mégère émérite, voire en chieuse hystérique pour mériter un semblant de respect ?

 


Ne faites pas comme moi : lisez les sous-titres,

 
ne pleurez pas,
et n'hésitez pas à lire le livre concerné (1)

 

Enfin, si vous aimez le cinéma, vous pourriez être heureux de lire le blog assorti

 

(1) Francis Dannemark, "La véritable vie amoureuse de mes amies en ce moment précis" (Ed Robert Laffont)

addenda du 14/09/12 : des extraits par ici en format e-pub (j'aime beaucoup la mention "gratuit" il ne manquerait plus que ça que des extraits ne le soient pas)



Le déni

Hier soir, chez les amis qui nous avaient invités à dîner

 

Nous ne nous étions pas vus depuis longtemps, il y avait du peu d'appétit qu'on espère ponctuel à justifier, la conversation a roulé sur le sujet de nos santés.

L'homme de la maison est équipé d'une maladie chronique dont il persiste à nier qu'elle a un caractère héréditaire. Le déclenchement de ses crises, ses périodes de poussées sont favorisées par le stress, mais la pathologie, le fait d'avoir une fragilité on le récupère de naissance et on le transmet.
Il n'a jamais été un foudre de guerre mais durant nos jeunesses, alors que sa pathologie n'était pas encore apparue au grand jour (1), c'était souvent lui qui allait bien, et moi qui tombais malade et ne sortais de toutes façons presque jamais de la fatigue.

Or depuis de longs mois, le grand fatigué, c'est lui plus que moi. Ce qui m'inquiète, je tente de le persuader d'en parler à notre médecin de famille, de cet épuisement et de ses conséquences. 

Dès qu'il n'est ni au travail ni sorti faire les courses ni présent à son club de sport, il s'effondre au lit où la plupart du temps il dort.

Moi qui suis la première à estimer que je consacre bien trop de temps à cette activité, trouve alarmant de côtoyer quelqu'un qui dort plus que moi. Lui-même s'en plaint à longueur de journées - du moins quand il est réveillé -, émerge en proclamant "Vivement ce soir qu'on se couche" et ça n'est pas pour rigoler, souvent s'interroge "Mais qu'est-ce que j'ai ?".


Et voilà qu'aux amis, à un tournant de la conversation au sujet de la maladie qui les atteint notre fille et lui, il prétend qu'il s'en sort très bien et que d'ailleurs il se trouve pour son âge plutôt en grande forme. Elle et moi n'avons pu retenir une exclamation de stupéfaction. Il a évoqué un stress, passé (2), de son travail, mais que non, maintenant il allait bien ; très.

Ce n'était pas le temps ni le lieu sur ce sujet-là d'entamer un débat, lequel risquait de virer intime. 

Mais certains dénis sont quand même extrêmes. 

Et pour l'entourage un peu lourds à porter.

 

 

(1) Il est tombé malade après la naissance des enfants, ce qui fait que nous ignorions le risque qu'on leur faisait courir, nous ne connaissions que celui de la thalassémie mineure, que je considérais au vu de ma propre vie acceptable.

(2) Alors qu'en fait, s'il ne ment pas, il semble avoir beaucoup de travail, être surmené.