Cahier du jour, déconfinement 2 jour 89 - déconfinement 2 étape 5 jour 12 : un jour de gloire pour l'Italie

(domenica)
 
    Chouette sunday morning run au Parc des Chanteraines à Gennevilliers mais hélas avec un démarrage tardif.
En allant prendre la voiture qui nous permet de nous rendre jusqu'au parc (1) nous avons croisé une femme qui semblait en détresse . Elle avait encore la ressource de décliner la proposition d'assistance, je n'ai pas insisté. Cette situation m'a rappelé un jour lointain où j'avais été celle qui avait besoin d'aide, j'ai donc simplement tenté de reproduire les gestes qui m'avaient aidée (merci encore à l'inconnue du métro bruxellois). La pandémie ne facilite pas les choses, mon premier mouvement avait été de tendre un paquet de mouchoirs, ce qui est moins intrusif qu'adresser la parole. Seulement voilà, en ce moment, il ne vaut mieux pas.
 
Le temps après l'heure d'activité physique, de rentrer et me doucher et préparer le bon petit déjeuner du dimanche (croissant et œuf dur), j'ai pu regarder juste à temps Rhys McClenaghan pour son passage au cheval d'arçon durant la finale olympique, qu'il a hélas manqué ; j'étais triste pour lui, qui semblait lors de son passage sans plus d'énergie.
Regarder la gym sans les commentaires, c'était bien

J'ai passé l'après-midi à me régaler de J.O. d'abord à deux pour assister au miracle italien (100 m et saut en hauteur avec la beauté du choix par les sportifs de l'ex-aequo sans aller aux barrages), puis seule dans le salon tandis que Le Joueur de Pétanque était son club. 

Pu enfin reprendre le rythme des petites écritures du quotidien tout en regardant des résumés de J.O. et prendre le temps de nous inscrire à la Levalloisienne et au semi marathon de Boulogne Billancourt. Ce dernier proposait une assurance annulation pandémie - on en est là -, à laquelle sans hésiter j'ai souscrit, malgré son prix (10 €).

Pour se faire pardonner de rentrer tard, Le Joueur de Pétanque s'est occupé pour se faire cuire des spaghetti. Il était environ 21:00
Soirée aux écritures, peut-être regarderai-je ensuite une vidéo de Nile Wilson si je ne tombe pas de sommeil avant. 
 
 
(1) Nous irions volontiers à vélo s'il n'y avait la crainte des vols qui sont devenus monnaie courante ces temps-ci.
Comme beaucoup de cyclistes, nous serions prêts à payer pour des parkings surveillés par un·e gardien·ne et pouvoir par exemple combiner entraînement de vélo et de course à pied 
 
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Covid_19 ressenti : 492 jours 

 
updated: August 01, 2021, 22:01 GMT
198,947,660 cas dont 4,239,148 morts et 179,566,318 guéris
 
USA : +20,629 nouveaux cas ; 629,380 morts depuis le début ; + 64 morts ce jour ; soit 1,889 morts / 1 M d'habitants
France : +19,600 nouveaux cas ; 111,885 morts depuis le début ; + 18 morts ce jour ; soit 1,710 morts / 1 M d'habitants 
Italie : +5,321 nouveaux cas ; 128,068 morts depuis le début ; + 5 morts ce jour ; soit 2,122 morts / 1 M d'habitants
Belgique  - nouveaux cas ; 25,241 morts depuis le début ; - mort ce jour ; soit 2,168 morts / 1 M d'habitants (non renseigné à l'heure où j'ai consulté)
Inde : +40,784 nouveaux cas ; 424,808 morts depuis le début ; +424 morts ce jour ; soit 305 morts / 1 M d'habitants 
Japan : +12,343 nouveaux cas ; 15,192 morts depuis le début ; + 8 morts ce jour ; soit 121 morts / 1 M d'habitants 
Royaume Uni : +24,470 nouveaux cas ; 129,719 morts depuis le début ; + 65 morts ce jour ; soit 1,900 morts / 1 M d'habitants
 

Au risque de casser l'ambiance

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Vous pourrez trouver l'ensemble du thread à partir de ce touite.

Pour résumer rapidement en simplifiant sans doute trop : le variant delta (et le lambda, pas mal non plus) est plus contagieux encore qu'on ne le craignait. Même si les mesures annoncées par le gouvernement ont poussé pas mal de monde vers la vaccination, la couverture vaccinale est trop faible pour éviter une nouvelle vague de contamination à partir de ce variant-là.

Ça n'est vraiment pas le moment de se dire que ça y est c'est bon on peut reprendre la vie d'avant. Vraiment pas.

PS : J'espère me tromper mais il ne me semble pas gagné du tout que les J.O. puissent avoir lieu dans leur intégralité.


Cahier du jour, déconfinement 2 jour 72 - déconfinement 2 étape 4 jour 26 : vacances à domicile

(giovedi)    

    Le matin, écritures quotidienne, après un réveil une fois la nuit bien finie. Comme ça fait du bien par rapport aux périodes où il faut réduire son sommeil pour aller travailler !
Puis un message du magasin de sport quant à l'arrivée de mes chaussures de trail (1), un SMS de l'opticien pour mes nouvelles lentilles de contact, et d'aller chercher les unes, seule, et puis les autres en ligne 14 avec JF 
Essai, pointure impeccable. J'ai dû prendre un modèle "homme" car le marketing de la marque avait décidé que les dames font du trail dans des endroits où leurs chaussures peuvent avoir des couleurs pastels. Seuls les hommes trailent dans la boue, c'est bien connu.
Plutôt que de faire des chaussures de sports hommes / femmes il serait plus malin de créer des modèles "pieds larges / pieds fins" et puis c'est tout. 

20210715_150543    Puis impro, parce qu'après tout c'était un jour de vacances, non ? Alors un déjeuner au Trumilou (nous nous sommes régalés ; depuis combien de temps n'y étais-je pas allée ?), une belle balade, les bords de Seine piéton jusqu'à la Concorde, avec un peu de difficultés pour rallier La Madeleine, car la place était partiellement impraticable aux piétons pour cause de démontages en cours des installations du 14 juillet. Puis ligne 14, ce privilège d'être désormais à un quart d'heure de tout (ou quasi).


Devant le Crillon une petite foule qui semblait guetter une star. Pas des paparazzi dont on peut se dire qu'ils sont des photographes qui ont renoncé à gagner autrement leur vie avec leurs images, non, des gens qui attendaient quelqu'un pour le voir (et le solliciter pour le selfie du siècle en sa compagnie ?) ; de retour à la maison j'ai lu que Marco Verratti la veille au soir s'y était marié, et que Mbappé et Zlatan en étaient. Peut-être que ces personnes anonymes attendaient leur sortie. Ça me rend perplexe que l'on puisse avoir du temps à perdre à ce point-là, mais ça n'est pas la première fois que je suis confrontée à ce phénomène. Ça doit être assez flippant de faire l'objet de ce genre d'adulation.


J'utilise toujours les masques FFP2 pour les transports en commun, mais à l'extérieur mets de simples masques chirurgicaux. Sauf bien sûr dans les lieux déserts ou ceux où l'on peut se croiser large ou si je suis en train de courir.
Je pense qu'en ville je maintiendrai l'usage du masque indépendamment de la pandémie : si ça peut filtrer un peu de la pollution ça sera toujours ça de moins en intoxication.
Cette promenade aura hélas été le moment d'apprendre par un SMS d'un de mes cousins que son père était entré en EPHAD. Ils auront vraiment fait tout ce qu'ils pouvaient pour le maintenir chez lui aussi longtemps que possible.

À notre retour, notre fille était là, rentrée de ses vacances.

Une suite d'après-midi à dormir ou somnoler devant le tour de France ; Le Joueur de Pétanque a regardé avec moi la fin de l'étape puis filé à son club, rentrant pour le dîner. Une équipe a été perquisitionnée la veille (Bahrein Victorious) et les journalistes embarrassés, jouent la carte, les coureurs français, eux, ne sont pas dopés.
Soirée de regarder des infos sur le net (inondations brutales en Belgique, Luxembourg et Allemagne), petites écritures devant Rai News 24, Riccardo Cavaliere présentant les infos de 23:00, puis sauvegardes et tris de photos dodo.

 

PS : Une video de Syblo qui fait bien plaisir
PS' : Légère douleur sur l'extérieur de la cheville droite, en marchant. Pourvu que ça ne dure pas ! 

 

(1) J'ai fait une belle tentative via Cap Marathon chez Altra mais à l'usage pour des trails boueux elles ne me vont pas : trop confortables pour l'absorption des chocs elles en deviennent déséquilibrantes quand le terrain est trop mou. J'ai donc décidé d'en revenir aux Salomon qui m'ont fait si bon usage et dont la pointure 39 1/3 est parfaite pour moi.
Les Altra iront par temps sec et pour marcher (quel confort !)

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DD 230/00
Covid_19 ressenti : 474 jours 

 
updated: July 15, 2021, 22:13 GMT
189,643,326 cas dont 4,081,506 morts et 173,088,106 guéris
 
USA : + 28 736nouveaux cas ; 624,140 morts depuis le début ; + 286 morts ce jour ; soit 1,874 morts / 1 M d'habitants
France : +3,617 nouveaux cas ; 111,429 morts depuis le début ; + 16 morts ce jour ; soit 1,703 morts / 1 M d'habitants 
Italie : +2,455 nouveaux cas ; 127,840 morts depuis le début ; + 9 morts ce jour ; soit 2,118 morts / 1 M d'habitants
Belgique +2,284 nouveaux cas ; 25,207 morts depuis le début ; - mort ce jour ; soit 2,165 morts / 1 M d'habitants 
Inde : +39,072 nouveaux cas ; 412,563 morts depuis le début ; +544 morts ce jour ; soit 296 morts / 1 M d'habitants 
Japan : +3,194 nouveaux cas ; 14,990 morts depuis le début ; + 19 morts ce jour ; soit 119 morts / 1 M d'habitants 
Royaume Uni : +48,553 nouveaux cas ; 128,593 morts depuis le début ; + 63 morts ce jour ; soit 1,884 morts / 1 M d'habitants
 

Cahier du jour, déconfinement 2 jour 71 - déconfinement 2 étape 4 jour 25 : La vie à mi-temps

(mercoledi) (jour férié)

Je poursuis cette semaine une existence à mi-temps : active le matin, sport ou choses devant être faites, effondrement dans l'après-midi tout en tentant de suivre le tour de France, et trop courtes soirées (comme en périodes travaillées).

Ça n'irait pas si mal si je savais une fois passée cette période qui mêle récupération et chagrin pouvoir reprendre le fil de ma vie. Seulement c'est le travail qu'il faudra reprendre et ma vie aux marges, deux jours sur sept, des petits bouts de matins et les fins de journée, rarement avant 20:00

Nous avions prévu de partir en vacances, c'est partie remise. Avec l'accord de ma petite famille, que ça n'arrange guère, je vais au moins rester le temps d'un au revoir collectif à l'ami défunt, à défaut de pouvoir nous rendre à ses obsèques dans les Pyrénées, où il serait pour nous compliqué d'aller. 

Capture d’écran 2021-07-14 à 18.52.47    Alors en ce 14 juillet, un bref morning run d'avant petit-déjeuner (1), puis le petit-déjeuner (croissant, ce privilège) dégusté, une fois les choses organisées et un haïku écrit comme ça peut, mais avec l'élan de participer à ce qui est collectif et pourra, si nous sommes nombreuses et nombreux, réconforter les proches de celui qui soudain n'est plus là, je plonge dans le sommeil tandis que les coureurs du tour de France s'arrachent sur de fameux sommets, précisément dans la région où l'accident de randonnée a eu lieu.
Quand un commentateur évoque "le danger des montagnes" que malgré leur beauté il ne faut oublier, je le prends pour une évocation personnelle, ce qui est excessif.

Je ne parviens à émerger vraiment, même si j'ai bien suivi la fin de l'étape et la victoire de Tadej Pogačar, qu'à la fin du Vélo club. Certains jours comme ça, je ne me sens pas dupe de leurs exploits, même si je parviens à rester admirative car il faut quand même le faire et même jeune même dans d'identiques conditions jamais je n'aurais su en faire un peu autant. 

Ça tombe bien, nous allons dîner, avec les jeunes, dans un restaurant de la nouvelle rue qui nous donne des illusions d'ailleurs tout en étant sur place. Nous sommes contents de nous voir et contents que ce restaurant ait pu franchir les mois de fermeture. Nous y allons aussi par soutien. 
Le Fiston a eu la veille sa deuxième dose de vaccin (Pfizer) ; jusqu'ici tout va bien.
Ils enchaînent sur une séance de cinéma. Je le note ici car cela ne fait pas si longtemps que c'est à nouveau possible. 
Pour notre part, nous n'y sommes pas encore retournés, le boulot nous a pompé, le peu de choses que j'ai faites en dehors était de parvenir à pratiquer quelques sports. Je préfère encore, en attendant une quinzaine de jours après le travail ne pas courir des risques supplémentaires qu'un peu de patience suffit à atténuer. 

En rentrant du restaurant nous croisons au pied du tribunal (partent-ils ou reviennent-ils ?) un escadron de voltigeurs, force de l'ordre à moto, un pour piloter, un passager pour frapper - des souvenirs d'avant la mort de Malik Oussekine.
Rien qu'à les voir passer, alors que nous n'étions en rien menacés, j'ai senti mes sangs se glacer. 
L'effet bénéfique de la bonne soirée venait de s'effriter. 

Pour me changer les idées (!), je regarde sur Rai News 24 une fois rentrés, le TG présenté par Riccardo Cavaliere. J'admire sa capacité à exprimer avec clarté mais non sans nuances des événements ou des éléments de compréhension compliqués.

 

(1) Le joueur de pétanque avait des obligations boulistes, pas le temps d'une vraie sortie longue. Par ailleurs pas la force de faire une séance.


Cahier du jour, déconfinement 2 jour 70 - déconfinement 2 étape 4 jour 24 : À marche forcée les choses utiles

(martedi)

Fullsizeoutput_1c94    Je tente de tenir le cap, ça n'est pas si évident. Il y a un effet de deuil, clair et net. Philippe était de ces personnes dont la place peut être discrète dans le quotidien d'une vie mais importante moralement et affectivement ; quelqu'un de sûr, quelqu'un dont le jugement était d'une grande fiabilité ; quelqu'un dont l'existence rassure.
S'y joint l'effet de décompression traditionnel de la survenue enfin des congés, le phénomène "effondrement après avoir franchi la ligne d'arrivée". La thalassémie renforce le phénomène.
S'y est joint samedi et dimanche l'effet de la 2ème dose de vaccination, même s'il fut plus faible que pour la première et très supportable.

Mes congés sont limités, il y a beaucoup de choses nécessaires que j'avais mises de côtés depuis des mois, un rattrapage s'imposait.
Il ne faut pas tarder, la fenêtre de tir (appelons ça comme ça) risque collectivement de n'être que brève avant d'éventuelles mesures de reconfinement et risques accrus de croiser du monde liés aux variants delta et bientôt, lambda. Alors j'enchaîne, médecin traitant, kiné, ophtalmologiste puis opticien, dentiste, dès que possible au retour de congés, mammographie de contrôle, mise à jour des autres vaccins (ben oui, y a pas que le Covid dont il faut se protéger), prise de sang pour vérifier que tout va bien. Autant je trouve ridicule de tenter de gommer les effets de l'âge par des artifices cosmétiques, autant je suis consciente que si je veux pouvoir durer en la meilleure santé possible - et le recul de l'âge de la retraite que je le veuille ou non m'y contraint -, je suis dans les zones d'âge avec entretien nécessaire et révisions régulières. Alors j'ai pris des rendez-vous et je m'y tiens, malgré le grand besoin de récupération. J'essaie de les regrouper le matin afin de pouvoir dormir de tout mon soûl si j'en ressens en rentrant le besoin.

[photo : les fausses ruines du 11 bis rue Pierre Nicole ; je n'étais jamais, me semble-t-il passée par là et n'eût été la texture des pierres qui semblait neuve, j'ai failli, en pensant à l'ancien couvent des Feuillantines tout proche, m'y laisser prendre]

20210713_092239   J'ai aussi intercalé (en le prévoyant dès que mes congés ont été confirmés) celui avec ma coiffeuse, que je fais toujours rire : une des clientes les plus rares (une fois par an, max), qui était parmi les premières à refuser les propositions de teinture à l'apparition des cheveux blancs, et qui l'écoute autant que l'inverse. Elle sait respecter mes cheveux bouclés et pour les cheveux blancs m'avait fait la grâce de ne pas insister. Respect. Fullsizeoutput_1c95

Nous avons réussi aussi sous des trombes d'eau, à déjeuner chez Nolita, un restaurant du quartier qui un temps fut notre "restaurant familial du week-end". Cuisine italo-américaine de base, prix raisonnables et accueil chaleureux. Je crois bien que nous n'y étions pas retournés depuis le début de la pandémie.

Nous n'avons pas réussi à suivre le tour de France : installés dans le lit douillet tandis qu'il pleuvait dehors de façon incessante (1), malgré une course animée nous nous sommes endormis comme des loirs. Fait inhabituel et révélateur de grande fatigue, nous avons tous les deux magistralement loupé l'arrivée, prenant celle du groupe maillot jaune comme celle de l'étape alors qu'un vaillant échappé s'était imposé. D'où une petite perplexité en le voyant sur le podium (C'est qui ce gars ?). Un autre jour ça aurait pu être drôle. Mais aujourd'hui la tristesse dominait. 

Et la constatation d'à quel point nous étions fatigués.

Dans la soirée, j'ai réussi à surfer sur une bouffée d'adult way of life et ai enfin scanné différents documents utiles, dont mon certificat Covid UE dont j'ai déposé des copies en des points stratégiques (dont mon téléfonino fatigué) et les certificats médicaux pour la pratique sportive. Ce genre de chose que la plupart des gens fait sans y penser, me pompe une énergie disproportionnée. Voilà, c'est fait.

Malgré la pluie on entend des grondements de feux d'artifices. Un bal a été annulé à cause d'une fake news d'extrême droite reprise par un élu LRM. Peut-être que ça évitera à des gens bien de tomber malades. En ce moment à quelque chose malheur est bon. En Italie un conducteur de car est parvenu à faire sortir tous les enfants qu'il conduisait au moment où le véhicule sans raison particulière ni grand signe avant coureur a pris feu. (TG sur #RaiNews24 ). Et le gars tranquille, les yeux encore rougis des fumées subies, dit Je n'ai fait que mon boulot, je suis content d'y être arrivé, je ne suis pas un héros, j'ai juste fait mon boulot. Je suis émue aux larmes parce qu'il me vient très fort de penser que tant qu'il existera des gens normaux de cette trempe, tout n'est peut-être pas perdu. Parce que si l'on compte sur certains autres, pourtant puissants, fameux, on ne fera pas réellement arranger les choses. 

Je n'arrive pas à penser autrement que : cette planète nous a été confiée et nous (l'humanité en général) sommes en train de la bousiller, indignes du miracle qu'on nous avait offert.
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Me réconforte qu'une bonne partie des jeunes ont une conscience écologique forte, peu importe que je fasse probablement partie des personnes qui en souffriront un jour, ne serait-ce qu'au sujet du régime alimentaire (2).

Un intérêt particulier pour les projets sportivo-militants (3) et les voyageurs soucieux autant que possible de leur environnement me tenaille depuis un moment. 

Riccardo Cavaliere présentait les TG du soir et ça faisait comme des retrouvailles - il se peut qu'il soit revenu à la présentation depuis un moment, mais entre la présence de notre fille qui squattait le salon, et donc la télévision, puis mon propre épuisement, ça faisait un moment que je n'avais pas regardé la chaîne d'informations italienne -.

Je relis le journal de quarantaine anglaise qu'avait écrit Philippe Aigrain en ce début du mois de juillet, et le cœur se serre, mais lui m'encourage : on écrit aussi (et dans mon cas, puisque je ne suis pas parvenue à me rendre libre : surtout) pour témoigner, parce que lorsque ce qui advient dans nos vies quotidiennes est un élément d'un plus vaste ensemble d'événements lors d'une période particulière, peu importe notre destin individuel, ce qu'on aura fait sera utile à d'autres. Ainsi il aura pris cette peine de témoigner du terre-à-terre du truc, du mélange de bureaucratie absurde et de tentatives de limiter l'épidémie, en l'occurrence, puisqu'il y était, sur le sol britannique. 

 

(1) Ah cette petite satisfaction de se sentir à l'abri sans obligation de sortir lorsqu'au dehors ça ne s'y prête pas ...
(2) Je peux devenir végétarienne sans problème, j'ai réduit autant que possible ma consommation de viande issue de mammifères. Mais j'aurais du mal à supprimer poissons, œufs et produits laitiers. Et même si je sais nos productions de blés actuels néfastes, j'aurais du mal à me priver volontairement de pain. Après, il est si évident qu'on va à la catastrophe qu'arrivera vite le temps où l'on sera soulagés d'avoir du liquide et du solide suffisamment pour tenir debout et que l'on devra passé un certain âge se sacrifier pour accorder aux jeunes générations leur chance de survie.

(3) Par exemple celui d'Arthur Germain qui descend la Seine à la nage en autonomie.

 

TTL 269 - TLT 10
DD 228/00
Covid_19 ressenti : 472 jours 

 
updated: July 13, 2021, 22:35 GMT
188,537,377 cas dont 4,064,189 morts et 172,370,828 guéris
 
USA : +21,672 nouveaux cas ; 623,356 morts depuis le début ; + 240 morts ce jour ; soit 1,872 morts / 1 M d'habitants
France : +6,950 nouveaux cas ; 111,407 morts depuis le début ; + 54 morts ce jour ; soit 1,703 morts / 1 M d'habitants 
Italie : +1,534 nouveaux cas ; 127,808 morts depuis le début ; + 20 morts ce jour ; soit 2,117 morts / 1 M d'habitants
Belgique +89( nouveaux cas ; 25,205 morts depuis le début ; + 1 mort ce jour ; soit 2,165 morts / 1 M d'habitants 
Inde : +40,159 nouveaux cas ; 411,439 morts depuis le début ; +623 morts ce jour ; soit 295 morts / 1 M d'habitants 
Japan : + 1 505 nouveaux cas ; 14,959 morts depuis le début ; + 4 morts ce jour ; soit 119 morts / 1 M d'habitants 
Royaume Uni : + 36 660 nouveaux cas ; 128,481 morts depuis le début ; + 50 morts ce jour ; soit 1,882 morts / 1 M d'habitants

 
 

 


Le jour de l'annonce du décès d'un ami

 

    J'avais rempli par avance ce premier jour de congés de choses à faire, toutes ces choses que le temps travaillé pousse aux marges mais qui ne s'y laissent pas forcément pousser : un rendez-vous médical, l'ophtalmologiste, le kiné.
Entre les deux, quand le praticien n'était pas en retard, je pouvais repasser à la maison.

Ce que j'ai fait.
En fin de matinée un grand coup de fatigue m'a cueillie et je me suis endormie. Au réveil quelques messages. 

L'un d'eux annonçait le décès d'un ami, Philippe Aigrain, que sur Twitter publie.net rapidement confirmait. Nous n'étions pas proches, il faisait partie de ceux dont j'ai perdu les coordonnées en octobre 2017 lors du vol de mon sac et comme nous n'avions pas eu de nécessités particulières de nous joindre ensuite et que ma vie avait été fortement chahutée - entre autre par tout ce qu'il y eut à faire après la mort de ma mère -, je n'avais pas pris la peine de les lui redemander. Je n'en éprouvais pas l'urgence : tant que j'étais libraire, forcément, on se croisait. Puis il y a eu la pandémie, ma deuxième reconversion et j'ai perdu d'avoir du temps libre en même temps que la notion du temps. Perdu le contact avec bien des gens ; dont il a fait partie.

On espère confusément qu'une fois la pandémie passée, le travail revenu à un rythme acceptable (sans doute une illusion), on retrouvera les copains. 

Ce message me signale qu'il n'en sera sans doute rien, que deux ans à deux ans et demi se seront sans doute écoulés, l'air de rien, entre le premier confinement et la reprise de la vie considérée comme normale et qu'entre temps nous ne serons plus tous là, même si le virus n'y sera pour rien parfois.

Il était de ceux pour lesquels les souvenirs partagés ne sont que ceux de bons moments. Je me souviens de ses visites amicales à la librairie au 129 rue de Charenton - un de ceux capables de passer pour rien, juste parce qu'il disposait d'un peu de temps et qu'il n'était pas loin -, de L'aiR Nu, de Morêt sur Loing, de moments de rencontres littéraires, un jour où nous avions bien ri en tentant de débusquer un livre d'un arrière d'étagère où il s'était glissé - n'empêche, rien ne vaut l'entraide, nous y étions arrivés -. Je me souviens de sa puissance de réflexion et de l'étendue de ses connaissances, qu'il n'étalait soigneusement pas, simplement au fil de conversations on s'apercevait que c'était quelqu'un qui savait vraiment de quoi il parlait. En matière de numérique, il savait de quoi il retourne. Il était discret, mais indispensable. Un de ceux qui œuvrent pour le bien commun.

Nous allons être un sacré paquet à qui il va profondément manquer.

 

Quelques liens :
Communs/Commons
Atelier de bricolage
publie.net
La quadrature du net
Un article du blog d'Hervé Le Crosnier sur Médiapart

 


Deuxième dose, épuisée

 

    Moins d'effet de la deuxième dose (Astra Zeneca) que la première, il n'empêche, entre ça et la fatigue du travail - j'arrive toujours aux congés en mode Je n'aurais pas pu faire un pas de plus -, journée blanche, essentiellement passée alitée.

J'ai tenu, les repas, légers, mais à des heures presque normales, faire ma toilette, m'habiller de jour ou de nuit, descendre les poubelles, remonter le courrier (masquée et les étages à pied), lancer une lessive, ranger la précédente, vêtements secs, étendre ceux de la nouvelle.

J'ai un peu suivi le tour de France, mais en m'endormant comme d'habitude profondément parmi de fort beaux paysages.
Regardé un documentaire sur les Doors et un autre sur des rescapés de l'attentat de Nice le 14 juillet 2016, leurs témoignages sur leurs vies changées - les deux films étaient sur les rediffusions d'Arte -. 

Le joueur de pétanque avait une velléité de voir la finale des perdant de cet Euro 2020 joué en 2021, seulement le match est sur une chaîne payante.

Je ne suis pas certaine de pouvoir aller courir demain.

Finalement, c'est Philippe Jaenada qui par son travail m'accorde que cette journée n'ait pas été traversée pour rien : j'entame la lecture de son prochain roman, me trouve projetée en 1964, fascinée par les actualités que suivait peut-être ma mère, que peut-être mes parents commentèrent au dîner, moi dans mon berceau à côté. Je m'endors toutes les deux ou trois pages, le livre n'y étant pour rien, mais par faute de l'épuisement, mais reprends avec délectation dès que ma conscience revient. Comme à chaque fois la magie opère : son humour jouxtant le mien il parvient à me remonter le moral en relatant des histoires terribles, et me protège un temps des duretés du présent.


Pas la force d'aller consulter les statistiques de l'épidémie, mais le variant Delta a entamé de faire très sérieusement remonter le nombre de cas. La vaccination complète semble protéger de finir en réa. Mais pas d'être malades, y compris pour celleux que le Covid_19 a déjà atteint une fois. We're not out of the wood.

PS : terminé la lecture de "La dame couchée" de Sandra Vanbremeersh, élégant et respectueux, quoi qu'un tantinet sur-écrit. Très bien vu sur la condition de "personne au service de" et sur l'état étrange qui est le nôtre d'être à la fois des personnes là pour servir (en librairie c'est pareil) et cultivées, et non moins intelligentes que les personnes pour lesquelles nous devons nous dévouer. Elle a le mérite de faire œuvre littéraire plutôt qu'un témoignage "tranche de vie" racoleur (et sans doute bien plus rémunérateur que ne le sera cet ouvrage), de mettre Lucette D. au centre et non son défunt mari. J'ai été touchée par certaines similitudes avec la relation qui s'était établie avec Nadine N., du temps de la première librairie où j'ai travaillé. Ces femmes qui avaient su prendre une forte place indirecte au monde, des zones magnétiques d'influence, par ascendance sur qui détenait le pouvoir ou la renommée.


Trop tard pour écrire


    Je suis rassurée lorsqu'après un exploit je vois les sportifs de haut niveau totalement lessivés. On peut ainsi les soupçonner de ne pas se doper, ni d'utiliser un matériel "amélioré".

N'en déplaise aux nostalgiques ou à certaines personnes qui se sentent saturées de flux informatifs, je savoure ma joie d'une époque inouïe qui permet de regarder un match de football joué loin de là, tout en se déplaçant à 300 à l'heure. J'ai connu les trains à vapeur et la vie sans téléphones portables ni internet ni même ordinateur chez soi, alors je ne boude pas les plaisirs que nous accorde la modernité. J'en fais toutefois un usage modéré - ce qui me permet d'éviter la plupart de ses inconvénients -.

Un ami de l'internet a composé une belle chanson pour nous donner de mauvaises nouvelles [de sa santé] puisqu'elles le sont. C'est la classe ultime. Nous sommes éperdus d'admiration et tristes, mais si tristes.

À part, dimanche matin, un brin de course à pied, j'ignore de quoi ce week-end sera fait. Et j'aime ça.

Bon, il y aura sans doute deux siestes devant les étapes alpestres du tour de France.

J'ai cru, en arrivant, que j'étais enrhumée. Ce ne fut qu'un accès d'éternuements et nez qui coulent. Excès de pollution ?


Cahier du jour, déconfinement 2 jour 58 - déconfinement 2 étape 4 jour 12 : Une crampe, du boulot, du boulot, du boulot et un petit tour par Cachan

(giovedi)

 


20210701_195559   Avoir été réveillée à 06:00 par une crampe au mollet gauche et renoncé, non sans tristesse, à aller nager : à l'heure dite, le mollet était encore douloureux.
Avoir pris du coup un petit déjeuner normal, ce qui n'était pas un luxe puisqu'une formation à la nouvelle version du logiciel commercialisée par l'entreprise qui m'emploie était prévue en fin de matinée.
Partir bosser en RER C puis RER B tout en lisant Le Canard Enchaîné (plutôt que mes mails ou Twitter). Mon vélo habituel est toujours sans pédale droite et avec le pneu arrière totalement à plat. Je ne parviens pas à prendre le temps et l'énergie de m'occuper de sa réparation.
Journée de boulot dense, dense, dense, mais intéressante, surtout dans sa fin (encore fait des heures sup de bonnes volonté), avec deux de mes collègues, pour des manip un peu subtiles sur Le Cloud.

Un repas de Thaï Box au 4ème avec deux collègues. D'autres étaient partis faire un restau avec des collègues de l'étage en dessous, mais j'étais au fil lorsqu'ils sont partis.
Repartir tard (19:23) car j'avais voulu voir échanger quelques mots avec le responsable du service pour sistemare mon rendez-vous de dentiste du 26 juillet (1), demander un jour de télétravail en moins la semaine prochaine (car en congés juste après, alors ça risque d'être rude) et qu'il était archi-sur-occupé.
Puisqu'il faisait à présent soleil (après un jour fort gris, plutôt frais), je me suis accordé le luxe de marcher paisiblement jusqu'à Arcueil Cachan, ce que j'avais eu envie d'essayer depuis déjà longtemps. Y arriver à 19:52. Cette mini-promenade me fit un grand bien.
Un retour cool, RER pas trop peuplé ni non plus la ligne 14 empruntée à Châtelet, juste un arrêt un peu long à Denfert, et échanges de SMS avec les membres de ma petite famille.
Une soirée bien trop courte : dîner en regardant, Tout le Sport, Le Journal du Tour et puis via L'Équipe TV le meeting Diamond League d'Oslo où Karsten Warholm a démonté le record du 400 m haies vieux de 29 ans. Pour une fois j'ai su pour partie prendre le temps de répondre à mes mails.
Petites écritures devant le Cycling podcast avec l'ami François Thomazeau qui est un plaisir à l'écoute, un peu de Rai News 24, du Rai Storia avec l'histoire de Plinio et son neveu pendant l'éruption du Vésuve qui eut raison de Pompéi et Herculanum.
Et comme à l'ordinaire lorsque j'écris en fin de journée ici, il est déjà (bien) trop tard.

 

(1) J'ai réussi à intercaler tous les rendez-vous médicaux usuels (et oubliés depuis le début de la pandémie) et de soins de soi dans le début de mes congés annuels (avant de partir éventuellement) SAUF le dentiste qui sera pile absent en même temps que moi.


TTL 264 - TLT 10
DD 216/00
Covid_19 ressenti : 460 jours 

 
updated: July 01, 2021, 22:21 GMT
183,369,476 cas dont 3,970,123 morts et 167,815,253 guéris
 
USA : + 13 996 nouveaux cas ; 620,617 morts depuis le début ; + 290 morts ce jour ; soit 1,864 morts / 1 M d'habitants
France : +2,664 nouveaux cas ; 111,111 morts (oui !) depuis le début ; 29 morts ce jour ; soit 1,698 morts / 1 M d'habitants 
Italie : +882 nouveaux cas ; 127,587 morts depuis le début ; + 21 morts ce jour ; soit 2,113 morts / 1 M d'habitants
Belgique +581 nouveaux cas ; 25,173 morts depuis le début ; + 3 morts ce jour ; soit 2,163 morts / 1 M d'habitants 
Inde : +42 950 nouveaux cas ; 400,265 morts depuis le début ; +790 morts ce jour ; soit 287 morts / 1 M d'habitants 
Japan : - nouveaux cas ; 14,740 morts depuis le début ; - morts ce jour ; soit 117 morts / 1 M d'habitants (chiffres non communiqués à l'heure où j'ai consultés ces statistiques)
Royaume Uni : +27,989 nouveaux cas ; 128,162 morts depuis le début ; + 22 morts ce jour ; soit 1,878 morts / 1 M d'habitants