La reprise des courses


    C'était la première course en réel à laquelle nous participions depuis février 2020 et le Maxi Trail de Bouffémont. 
J'avais oublié ces moments de bon petit bonheur dans l'effort. Le seul enjeu pour moi est ... de faire mieux que moi : entre l'âge qui ne pèse pour l'instant pas trop mais dont il faut tenir compte (1) et la thalassémie, même si je m'entraînais à plein temps je ne pourrais prétendre aux meilleures places. 

J'avais oublié l'effet stimulant de la joie collective, même si je savais toujours son existence.

Bref, tout ça nous a fait infiniment de bien, nous laisse entrevoir une fin de pandémie possible, un jour, peut-être au printemps.

Pour parachever le bonheur de cette journée, une splendide victoire de Julian Alaphilippe aux mondiaux de cyclisme sur route hommes, avec la joie quand la victoire va à quelqu'un qui semble le mériter si fort.

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242909867_10226713308001650_1706150435222589748_nCrédit Photo : Marco Sauviat, grand merci à lui et aux camarades du club venus encourager et qui en plus pour plusieurs d'entre elles et eux s'alignaient ensuite sur le 5 km.

 

 

(1) au niveau du rythme cardiaque notamment. Et de la récupération, pour l'instant principal domaine où "C'est plus comme avant".


Vingt ans après (ce qu'il reste de ce jour-là)

 

    Tentative de rassembler les souvenirs tels qu'ils sont

 

Sans chercher à consulter mes propres blogs et carnets, voici en vrac ce que ma mémoire d'aujourd'hui est en mesure de fournir au sujet du 9/11 comme on disait.
La mémoire s'estompe, je suis impressionnée, je croise désormais des doutes sur bien des points que j'aurais cru encore clairs et nets.

C'était un mardi et le matin il faisait beau.
J'avais pris la ligne 13 pour aller au bureau. À l'époque dans une banque, un service informatique et d'études de la DRH, sis six rue du Hanovre à Paris. Nous étions dans un vaste bureau collectif, pas à proprement parler un open space mais pas de zone où l'on puisse s'isoler, seuls des chefs en disposaient.
Dans le métro j'avais parlé avec une dame qui lisait un roman jeunesse de ma grande amie d'alors. Elle le lisait pour son travail (documentaliste, bibliothécaire, prof ?) en vue d'un travail avec des élèves, mais par plaisir aussi - elle aimait le travail de la romancière -. À deviser paisiblement, le trajet avait été malgré la foule entassée de cette ligne (pire alors qu'aujourd'hui), un moment de bonheur.
Je m'étais permis en arrivant au travail sur l'ordi de vite envoyer un mail à l'amie qui écrivait en mode Figure-toi que ligne 13 j'ai rencontré ce matin une dame qui lisait ...

Dans mon souvenir c'était une journée de boulot banale : pas un de ces jours charettes où il faut bosser comme des dingues pour réparer des trucs en panne ou tenir un délai ; pas non plus un jour (rare, dans tous les jobs que j'ai tenus) si calme que l'on compte les heures avant d'être libéré·e·s. 

Nous n'avons pas les téléphones portables qui font tout comme ceux de maintenant, je crois bien qu'à l'époque je suis équipée très sommairement, avec un type de forfait qui fait que je n'utilise les textos et appels qu'avec parcimonie. 
Je suis presque certaine qu'à la maison nous avons peu ou pas encore d'internet. Le forfait wanadoo de 10h par mois peut-être ? Ou pas encore tout à fait. 
Donc quand il y a des mails à écrire, je les envoie plutôt du boulot. Il y a à l'époque des débuts de la messagerie y compris sur les lieux pro une tolérance. C'est l'époque où les collègues balancent des messages de blagues au monde entier de leur carnets d'adresses. Il y avait un grand laissez faire car la doxa était : c'est bien ils s'approprient l'outil.

Donc, bref, on bosse. 
La banque possède à New-York (et ailleurs aussi) une importante succursale. 
Un de mes collègues qui bataillait avec des tableaux Excel complexes qu'il devait fournir ce jour là, a au téléphone une de ses anciennes collègues qui bosse désormais là-bas. 
Je suis concentrée sur mon propre travail, ce qui fait que je ne sais plus, n'ai peut-être jamais su, si c'est son téléphone qui sonne parce qu'elle souhaite l'avertir ou si c'est lui qui l'a au téléphone pour des questions de travail et que le premier attentat survient à ce moment-là. Autre hypothèse : quelqu'un a entendu parler de quelque chose et c'est lui qui dit, Ah mais je peux appeler [prénom féminin] elle bosse à l'agence de New-York. Nos téléphones n'ont pas l'international, mais l'on peut appeler en interne, nos collègues à l'étranger.
Il est aux environs de 15:00 

À l'époque nous n'avons pas l'internet au travail, seulement la messagerie, et un intranet orienté sur les sujets professionnels - en gros les informations du monde y sont filtrées par le biais de leur éventuel effet financier, boursiers -. Quelques chefs un tantinet alertes d'un point de vue informatique, et ils sont peu, disposent d'un accès par un biais contourné, quelque chose comme le fil d'info AFP.

Je crois me souvenir que soudain le collègue se met à parler fort et qu'il dit quelque chose comme : 

- Un incendie à la Tour Manhattan ? La Tour Manhattan à La Défense (1) ? Manhattan à New York !? Ah. Quoi ? Un avion dans la tour ?

Et peu après, soit dans le même appel soit qu'elle avait rappelé. Un deuxième avion dans la seconde tour du World Trade Center.
Il raccroche et tout pâle nous dit, il se passe quelque chose à New-York, un avion a foncé dans une tour au World Trace Center ou : Des avions dans des tours.
Et il donne les détails qu'il a. Peut-être en deux ou trois temps et plusieurs appels : incendie, incendie à cause d'un avion, un deuxième avion dans une deuxième tour, risques d'effondrement, puis Les tours s'effondrent. 
Et notre responsable, une petite dame qui ne vivait que pour le travail, une workalcoholic de première bourre, qui me semblait âgée à l'époque mais était sans doute plus jeune que moi maintenant, dit : 
- C'est terrible. Bon, alors la formule pour la case XXXX demande sans doute à être modifiée ...
et elle embraye derechef sur la tâche professionnelle en cours.

Le souvenir de la disposition des bureaux (les meubles) que je croyais précis, s'est désormais envolé. Il m'en reste l'impression (mais qui est peut-être un faux souvenir recomposé à partir d'un ressenti) que j'étais en face ou peu s'en fallait, du bureau d'Olivier et d'avoir croisé son regard de se sentir perdu alors qu'il venait d'apprendre quelque chose de très grave et qu'elle, elle ne pensait qu'au petit tableau excel à fournir ultérieurement à des chefs du dessus.

Ma décision de quitter l'"Usine" huit ans plus tard, a puisé aussi dans cet instant là. 

À l'époque, j'avais changé de poste peu après pour aller bosser à La Défense. Vu de maintenant je ne sais plus si la décision était déjà dans les tuyaux alors, mais je me rappelle fort bien que mes collègues me chambraient, Tu as choisi ton moment pour t'en aller bosser dans une tour, toi.

Très vite des gens ont écouté la radio (2), on n'a plus pu travailler, pas même faire semblant, il y a eu des regroupements autours de ceux qui avaient des ordis avec accès aux infos, et alors que le premier avions fonçant dans une tour semblait à un accident incroyable, le deuxième signifiait qu'il s'agissait d'un acte de guerre.

On avait clairement une impression de guerre mondiale qui s'enclenchait. Nous, de la génération guerre froide avions peur de réactions en chaîne aux sommets des grands États et que ça pouvait dégénérer fissa. Que Georges Bush soit l'homme en charge à ce moment-là nous inquiétait (3).

Un des hauts responsables de la banque a enfin pris la seule initiative qui valait, laissant passer l'ordre que qui le souhaitait pouvait rentrer chez lui et que les heures ne seraient pas décomptées (4). On s'est tous envolés comme des étourneaux. 

La crainte réelle était de n'avoir plus de transports pour rentrer chez soi, que tout soit en alerte, suspendu, qu'il y ait un couvre-feu ou au moins des alertes à la bombe dans tous les sens et que les gens allaient paniquer. Ou peut-être des attentats dans d'autres grandes villes et à Paris on était aux premières loges des cibles potentielles.

Mes enfants avaient 11 et 6 ans. Le mardi c'était mes parents qui assuraient, venant de leur banlieue en RER généralement, la sortie d'école du plus jeune, et de veiller sur la grande qui n'était pas si grande.

Je suis rentrée en prenant le train à Saint Lazare jusqu'à la gare de Clichy Levallois. 
Il y avait une grande tension dans les transports en commun. On sentait toutes et tous que le moment était grave et que quelque chose d'irréversible survenait.

Ma préoccupation était de rejoindre mes enfants au plus vite, et sans doute libérer ma mère pour qu'elle puisse rentrer chez elle sans encombres. Ou que l'on reste ensemble si un péril se précisait.

La semaine précédente ou celle d'avant j'avais participé me semble-t-il avec ma mère à un atelier d'écriture organisé par la bibliothèque de Clichy et me semble-t-il animé par Michel Arbartz.
Parmi les participant·e·s figurait une jeune femme chinoise, qui avait de belles fulgurances d'écritures malgré le handicap de la langue française qu'elle ne maîtrisait pas encore. Nous avions sympathisé.
Elle s'apprêtait à partir vers un autre pays (rejoindre son amoureux ? un emploi ? J'ai peut-être su, ne le sais plus), vu de maintenant j'ai un souvenir d'Amérique Latine ou bien de San Diego.

Ce mardi 11 septembre 2001 après avoir quitté la gare de Clichy Levallois et alors que je suis sous le pont du chemin de fer, je croise notre camarade d'atelier d'écriture, elle circule à rollers. Nous échangeons quelques mots, encore secouées par les informations et je ne sais plus comment ça s'est fait mais je lui propose de passer à la maison prendre le thé, ma mère aussi sera là et ça se fait comme ça. 
Et nous voilà avec le miracle au sein d'un jour de catastrophe d'un bon moment de partage, a comforting tea, un moment calme dans la tourmente. Les enfants savent qu'il y a eu quelque chose de grave mais ils mettent leur bonne ambiance d'enfants et devoir ne pas les paniquer nous oblige à faire bonne figure.

Nous nous redonnons ainsi courage, l'amie repart, ma mère souhaite ne pas s'attarder - toujours la crainte que les transports ne soient interrompus (5) - et je suis seule avec les enfants. Mon mari nous rejoint, lui aussi a fini plus tôt, de toutes façons tout le monde a déserté les bureaux. 

Et là nous arrive ce qu'il a dû arriver à presque tout le monde ce jour-là : nous allumons la télé alors que nous n'en avions pas forcément l'intention car nous craignons que les enfants voient des choses qu'ils n'auraient pas dû voir et nous restons scotchés, sidérés.
Ou peut-être que la télé était déjà allumée, d'ailleurs.

Si je ne devais conserver qu'un seul mot ça serait celui-là : 

SIDÉRATION

et la compassion pour les gens qui étaient au boulot dans les tours et meurent. 

Je n'ai plus de souvenirs précis de la fin de la journée. En bonne femme et mère de famille je m'étais astreinte à accomplir les tâches de la vie quotidienne, de toutes façons comme la guerre n'avait pas démarré il y aurait école, et boulot pour le mari, le lendemain. Je bossais alors à 4/5 afin d'avoir le mercredi avec les enfants et ce jour-là j'en concevais un soulagement : nous serions ensemble et je n'aurais pas d'efforts à faire pour me concentrer sur le travail malgré tout.

Pendant près d'une semaine ensuite je n'ai pas été capable de lire autre chose que des magazines d'informations, des journaux. 

La fiction ne passait plus.

Comme souvent chez moi, lorsque survient quelque chose qui me met dans un état de choc, sévère ou pas, la période juste avant et celle des jours d'après s'efface de ma mémoire. Ce fut le cas : je n'en ai plus de souvenirs et ça n'est pas uniquement parce que ça fait 20 ans, peut-être que l'année suivante déjà je ne me les rappelais pas.

Longtemps plus tard, un truc bizarre qui m'est resté est que lorsque je dois calculer un décalage horaire entre Paris et la côté est de l'Amérique, mon cerveau pense à 15h ici il était 9h pour eux.

Voilà.

Si je parviens à trouver du temps personnel disponible, je viendrais compléter ce billet par des indications de ce que j'ai pu retrouver de ce que j'avais noté avant que le temps ne fasse œuvre d'effacement. 

 

(1) La banque y avait des bureaux, nous y avions bossé peu après l'incendie du siège social en 1996. Sa réaction n'était pas illogique.
(2) Il me semble qu'on avait, ou que pas mal d'entre nous avaient, des walkmans ou leurs descendants (qui ressemblaient à des sortes de grosses clefs USB) qui permettaient d'écouter de la musique dans les transports en communs ou la radio.
(3) Nous n'avions encore rien vu, Trump fut tellement plus flippant. 
(4) Fallait-il que l'heure fût grave pour générer tant de bonté.
(5) Soudain un doute au moment d'écrire : n'avait-elle pas appelé mon père, alors retraité, pour qu'il vienne en voiture de Taverny la rechercher ?

 

Plus tard : 
Je commence à regarder dans les archives de ce blog.
4 ans plus tard, septembre 2005, je n'avais rien écrit.
5 ans plus tard, septembre 2006, j'avais écrit un billet à partir d'une bribe de conversation captée à la cantine d'entreprise, un type qui s'en foutait, du moins considérait que 5 ans après ça va, on pouvait n'y plus penser, et cela m'avait choquée.
6 ans plus tard, septembre 2007, rien. Je participe à des jeux où de l'écriture circule de blogs en blogs et c'est le moment où je ferais une rencontre marquante, ça écarte de penser au passé.
7 ans plus tard, septembre 2008, une allusion dans un billet dont ce n'est pas le principal sujet - le 11 septembre, malgré l'horreur des attentats ciblant les USA, je n'oublie pas Salvador Allende -.
8 ans plus tard, septembre 2009, rien, pas un mot.
9 ans plus tard, septembre 2010, non plus
10 ans plus tard, septembre 2011, c'est un dimanche je suis à Bruxelles, et au coin d'un billet je mentionne que je m'efforce de ne pas écrire un billet commémoratif du moins le jour même mais que je pense avec compassion aux personnes concernées. J'enquille sur plusieurs billets aux sujet de la mort de Salvador Allende et la répression qui s'en était suivie.
11 ans plus tard, septembre 2012, bizarrement c'est là que je m'y mets et c'était parce que le 11 septembre 2012 tombait aussi un mardi ; un ami en commentaire me signale que le 11 septembre 1973 tombait aussi un mardi ; au passage, je reprends conscience que le 22 novembre 1963 était un vendredi.
12 ans plus tard, septembre 2013, j'ai perdu mon travail peu auparavant, sans doute le boulot que j'ai le plus aimé mon tout premier de libraire, un temps partiel qui me laissait une fatigue surmontable, et pas seulement le travail, rien sur le 9/11
13 ans plus tard, septembre 2014, un billet sur un sujet lié qui montre que ces attentats sont encore proche dans nos esprits (j'évoque un article relayé par un ami blogueur concernant les personnes qui se sont jetées dans le vide plutôt que de mourir brûlées vives ou asphyxiées) ; relu aujourd'hui ce billet a des accents prophétiques qui augure de 2015. Curieusement je publie le 11 septembre 2014 donc, un billet calendaire C'était ce jour-là mais qui n'évoque que des faits proches et des deuils privés, datant du 11 septembre précédent et dont je n'avais sans doute pas voulu parler au moment même.
14 ans plus tard en septembre 2015, lorsque je parle d'actualité c'est au présent au sujet des réfugiés syriens, il y a même une belle vidéo de bienvenue encore lisible aujourd'hui.
15 ans plus tard, en septembre 2016, rien, je suis à fond dans un nouveau boulot que j'aime à la Librairie Le Connétable de Montmorency et même s'il s'agit d'un temps partiel l'emprise due aux transports est assez conséquente et je commence à préparer des rencontres avec des autrices et auteurs, alors pas de retour en arrière.
16 ans plus tard en septembre 2017 je suis à fond dans le travail le plus intéressant et intense (sans fausse intensité, celui à la banque l'était souvent mais elle restait artificiel pour des enjeux surfaits) que j'ai tenu, pas le temps de rétropédaler sur l'état du monde.
17 ans plus tard, septembre 2018, j'évoque plutôt l'état actuel du monde et de mon quartier qui a tant changé.
18 ans plus tard, septembre 2019, je bosse comme une damnée en maison de la presse, survie.
19 ans plus tard, septembre 2020, je tiens mon diario de pandémie, pas d'évocation du passé si ce n'est via un tri de photo, je parle surtout de sport et de chemin pour aller travailler.
Bizarre, j'étais persuadée d'avoir déjà écrit un billet relatant précisément la journée du 11 septembre 2001. Les recherches vont continuer.

 


Cahier du jour, déconfinement 2 jour 119 - déconfinement 2 étape 7 jour 2 : La fin d'une émission, et trois pas pour marcher

(martedi)

 

20210831_085706    Le petit-déjeuner fut délicieux avec de la baguette fraîche chaude, tirée du four.

Je suis parvenue à prendre le 08:09 (RER C), ce qui m'a permis de à Cachan sur mes pas d'il y avait 35 à 38 ans tout en remontant vers le lieu de travail en mode, mini balade - exploration. Je parcours des rues qui ne me furent pas étrangères mais ont pour beaucoup totalement changé : les zones pavillonnaires ou anciennes petites fabriques ont cédé place aux immeubles ultra-moderne de logements ou bureaux. Par ci par là subsiste un ilot vieillot intact. 
Ce faisant, je sauve ma journée d'être englouties dans le rien. Ce mardi aura été le jour où j'aurais trouvé le temps de descendre à Cachan. 
Il est amusant de constater d'à quel point je peux parcourir les mêmes chemins à vélo plutôt inlassablement, tandis que marcher jusqu'aux transports en commun selon les mêmes rues, me semble insupportable.

La vitesse dans Paris est censée être passée à 30 km/h. Il est flagrant que tout le monde s'en fout, même les vélos. Ça me fait sourire de penser que je me retrouverais parfois en excès de vitesse. C'est pour le moins étrange.

L'équipe au travail est au complet, avec une seule personne en télétravail, et qui dépote. Ça rend la journée enfin à cadence normale (on a le temps de rappeler les clients), mais la fin de journée se prolonge car j'ai décroché sur un appel de caisse et qu'il est hors de question d'en abandonner la résolution en cours de route. 
Je quitte avec 1h15 de retard. 
Comme en compensation je découvre en rentrant ma feuille de paie d'août et y constate que mon arrêt de travail consécutif à la chute violente que j'ai faite le 15 août avait été intégralement pris en charge. 
Apaisement, atténuation.
Il n'empêche, qu'il faut que je pense à ma santé.

Je constate autour de moi une reprise des efforts de santé ordinaire, l'un accompagne son fils (grand) pour une opération bénigne mais nécessaire qui en temps normal aurait eu lieu avant, l'autre subit une intervention qui elle aussi avait été repoussée, avec mes soins dentaires et mon effort d'aller chez l'ophtalmologiste, je participe au mouvement général. Pendant environ un an, tout le monde, de gré ou parce que les possibilités de rendez-vous avaient diminué drastiquement, avait tout mis sous le boisseau. Seulement vient un moment où il faut ne plus reculer sous peine de le payer cher.

Le retour (ligne 4 puis ligne 14 quand tout fonctionne bien) a pris moins d'une heure. Ça compensait aussi.

Soirée tranquille, trop courte par rapport à ce que j'avais prévu. Mais je parviens à faire deux ou trois bricoles dont une lessive, une recherche au sujet de l'émission de Tewfik Hakem "Le réveil culturel" dont j'apprends non sans tristesse et déjà nostalgique, qu'elle a eu sa dernière en juin dernier, et quelques mots de la vie quotidienne tout en regardant les infos italiennes. 

TL 295,5
DD 278/00
Covid_19 ressenti : 522 jours 
 
updated: August 31, 2021, 21:59 GMT
218,409,116 cas dont 4,531,326 morts et 195,222,970 guéris
 
USA : +93,379 nouveaux cas ; 657,484 morts depuis le début ; + 808 morts ce jour ; soit 1,973 morts / 1 M d'habitants
France : +19,425 nouveaux cas ; 114,444 morts depuis le début ; + 136 morts ce jour ; soit 1,749 morts / 1 M d'habitants 
Italie : +5,498 nouveaux cas ; 129,221 morts depuis le début ; + 47 morts ce jour ; soit 2,141 morts / 1 M d'habitants
Belgique  +1,858 nouveaux cas ; 25,374 morts depuis le début ; + 6 mort ce jour ; soit 2,178 morts / 1 M d'habitants
Inde : +43,072 nouveaux cas ; 439,054 morts depuis le début ; + 462 morts ce jour ; soit 315 morts / 1 M d'habitants 
Japan : +13,638 nouveaux cas ; 15,994 morts depuis le début ; + 48 morts ce jour ; soit 127 morts / 1 M d'habitants 
Royaume Uni : +32,181 nouveaux cas ; 132,535 morts depuis le début ; + 50 morts ce jour ; soit 1,940 morts / 1 M d'habitants
 


Cahier du jour, déconfinement 2 jour 114 - déconfinement 2 étape 6 jour 18 : attentats à Kaboul

(giovedi)

 

    Avant de partir tu fermes les fenêtres avec les volets ! dit une voix de femme alors que descendue à Gentilly je marche dans la petite portion d'Arcueil entre les voies de chemin de fer et l'autoroute, là où il y a des Champs Élysées discrets.

La phrase m'accompagne un moment, peut-être parce que quelque phénomène acoustique a fait qu'elle me parvenait claire et nette comme si elle m'était adressée.

Fullsizeoutput_1c9a    La journée, de boulot, plutôt pas trop mal, quelques nouvelles de l'un ou l'autre, le retour du télétravail (accompagné d'une poignée d'injonctions contradictoires, mais en ce moment je suis déjà contente de tenir debout alors j'ai laissé filer), le trajet de retour au grand calme du RER C presque une détente, les courses intercalées sur l'heure de déjeuner - ce qui donne l'impression d'avoir fait quelque chose d'utile -, la splendide victoire de Jakob Ingebrigtsen au 3000 m du meeting de Lausanne (avec peut-être un prix à payer, il grimaçait de douleur juste après), Filip en DNF (que s'est-il passé ?), et même un chouette touite du Libraire se Cache qui m'avait fait chaud au cœur, Capture d’écran 2021-08-26 à 23.04.33

tout a disparu derrière cette actualité : double attentat à Kaboul dans la zone de l'aéroport. L'ISIS revendique.
C'est tout sauf une surprise. Seulement ça nous terrasse quand même. Et c'est sans doute la fin de l'espérance de partir pour bien des gens.

À l'heure où j'écris, on attend une prise de parole de Joe Biden.

Bizarrement, ou peut-être parce que j'en éprouve le besoin plus que jamais, la seule chose qui surnage à l'effarement de l'actualité : le souvenir d'avoir appris en consultant le planning, que des jours de récupération en septembre et octobre au boulot me seront accordés.

Et aussi que ma fille m'a montré comment relier un ordinateur à l'écran de la télé.

 
TL 292,5
DD 273/00
Covid_19 ressenti : 517 jours 
 
updated: August 26, 2021, 21:21 GMT
215,323,064 cas dont 4,485,213 morts et 192,528,461 guéris
 
USA : +98,089 nouveaux cas ; 650,652 morts depuis le début ; + 838 morts ce jour ; soit 1,953 morts / 1 M d'habitants
France : +19,683 nouveaux cas ; 113,775 morts depuis le début ; + 110 morts ce jour ; soit 1,739 morts / 1 M d'habitants 
Italie : +7,221 nouveaux cas ; 128,957 morts depuis le début ; + 43 morts ce jour ; soit 2,136 morts / 1 M d'habitants
Belgique  +2,895 nouveaux cas ; 25,348 morts depuis le début ; + 6 mort ce jour ; soit 2,176 morts / 1 M d'habitants
Inde : +44,558 nouveaux cas ; 436,889 morts depuis le début ; + 493 morts ce jour ; soit 313 morts / 1 M d'habitants 
Japan : +24,321nouveaux cas ; 15,737 morts depuis le début ; + 44 morts ce jour ; soit 125 morts / 1 M d'habitants 
Royaume Uni : +38,281 nouveaux cas ; 132,143 morts depuis le début ; + 140 morts ce jour ; soit 1,935 morts / 1 M d'habitants
 

Cahier du jour, déconfinement 2 jour 113 - déconfinement 2 étape 6 jour 17 : C'est pour Charlie ?

(mercoledi)

 

J'achète Libé à un kiosque de la zone de transit à Châtelet.  - C'est pour Charlie ? demande, amène, le kiosquier. Nous échangeons quelques mots, sur la tournée à laquelle le batteur mythique avait renoncé en début de ce mois, mais que quand même on lui espérait plus longtemps restant, la longévité remarquable compte tenu de  "tout ce qu'ils prenaient tous". Ce bref partage m'a réconforté pour au moins jusqu'à la fin de matinée. 

J'ai rapidement un RER jusqu'à Laplace. En bonne Bécassine Béate je me réjouis que les horaires aient cessé de n'avoir presque que des directs jusqu'à Bourg la Reine du fait d'un terminus ultérieur aux Baconnets en raison de travaux, suppose la période aux horaires modifiée terminée. Et puis je comprends : à Laplace descendent de petits lots de gens qui se dirigent vers la Maison des Examens. 

Il y a eu un bref moment collectif sympathique, lorsque nous en avons discuté avec les jeunes collègues trentenaires (et cultivés) pour lesquels le nom du discret batteur des Rolling Stones n'était pas connu (mais le groupe en tant que collectif, quand même, bien sûr que si).

Puis un déjeuner entre collègues dans un restaurant juste à côté. Nous n'avons en 1h guère le temps que d'y prendre un plat, il n'empêche nous avons un peu souri et c'était chaleureux. 
Pour la première fois, le serveur a contrôlé nos pass sanitaires.

Il semblerait qu'avant d'avoir besoin d'une opération cardiaque qui semblait s'être bien passée, et puis soudain, finalement non, Charlie Watts avait fait un Covid sévère. 


La journée de boulot pour la première fois depuis un paquet de jours a été équilibrée, à part un dernier appel transmis à 18:28 pour une fin de journée à 18:30, au prétexte que plus personne n'était dispo. Comme je venais d'avoir trois jours de congés qui m'avaient été accordés alors que je ne demandais que deux demi-journées (dentiste etc.), j'ai fait le job. 

Une collègue gentille m'a aidée à ôter mon pull, j'avais trop mal pour lever les bras.
20210825_191037    Je suis repartie en marchant jusqu'à la ligne 13 et c'était pas mal en fait (une fois assise, j'ai pu lire les infos tranquillement). J'ai mis 1h15 à 1h20 et le chemin jusqu'au métro m'a permis de changer un peu. Je n'en peux déjà plus de ne pas circuler à vélo - mais j'ai encore trop mal pour que ça soit envisageable -.

Les trois jours d'arrêts maladie consécutifs à ma chute ne me seront pas payés : c'est le délai de carence et l'entreprise ne les compense pas. Je suis trop rarement arrêtée pour m'être souvenue de ces façons de faire payer qui a déjà été pénalisé par son problème de santé. 

La Messi-mania venait de s'apaiser, voilà qu'il est question de l'offre du Real Madrid sur Kylian Mbappé. OK les gars sont payés à des niveaux stratosphériques, il n'empêche la façon dont ce sont les clubs qui décident et des intermédiaires qui œuvrent, a un indéniable côté marché aux esclaves. Jusque dans les termes mêmes : ainsi un club refuse (ou non) de libérer un joueur.

Le gars en couverture de Nevermind a assigné en justice le groupe Nirvana, ceux qu'il en reste, pour sa présence bébé nu sur la couverture de l'album. Comme le faisait remarquer l'ami Tomek sur les réseaux, il a dû être approché par des avocats qui lui ont dit qu'il y avait du fric à se faire. Je me souviens que le même, faisait son fanfaron aux dates anniversaires, et voilà qu'il accuse le groupe d'incitation à la pédo-pornographie. Je crois qu'il n'a pas pris suffisamment conscience que n'importe quel bébé nageur aurait fait l'affaire, et que le succès de l'album et que sa couverture soit devenue iconique n'est en rien due au fait qu'on entrevoit le zizi du petit et que ça soit le sien. 

Un article du Monde intéressant sur le fait que les Talibans ne seraient pas tant que ça en position de force et que les États Européens pourraient négocier des choses avec eux. Je ne crois pas un seul instant à leur éventuel respect de légers engagements vis-à-vis de la condition des femmes. Puissé-je me tromper.

En Italie certains réfugiés sont pour l'instant accueillis dans une résidence provisoire près d'un aéroport, créée pour qui a une quarantaine à observer avant de débarquer vraiment - et il se trouve que ces jours-ci celleux qui débarquent sont les réfugié·e·s afghan·ne·s -. Elle s'appelle Covid Residence, ça ne s'invente pas (et ça a le mérite d'être d'une franchise absolue).

 
TL 291,5
DD 272/00
Covid_19 ressenti : 516 jours 
 
updated: August 25, 2021, 23:30 GMT
214,673,158 cas dont 4,475,017 morts et 192,016,198 guéris
 
USA : + 160 506 nouveaux cas ; 649,628 morts depuis le début ; + 1235 morts ce jour ; soit 1,950 morts / 1 M d'habitants
France : +23,706 nouveaux cas ; 113,665 morts depuis le début ; + 93 morts ce jour ; soit 1,737 morts / 1 M d'habitants 
Italie : +7,547 nouveaux cas ; 128,914 morts depuis le début ; + 59 morts ce jour ; soit 2,136 morts / 1 M d'habitants
Belgique  +1,611 nouveaux cas ; 25,342 morts depuis le début ; + 1 mort ce jour ; soit 2,176 morts / 1 M d'habitants
Inde : +46,397 nouveaux cas ; 436,396 morts depuis le début ; + 608 morts ce jour ; soit 313 morts / 1 M d'habitants 
Japan : +21,570 nouveaux cas ; 15,693 morts depuis le début ; + 30 morts ce jour ; soit 125 morts / 1 M d'habitants 
Royaume Uni : +35,847 nouveaux cas ; 132 003 morts depuis le début ; + 149 morts ce jour ; soit 1,933 morts / 1 M d'habitants
 

Cahier du jour, déconfinement 2 jour 112 - déconfinement 2 étape 6 jour 16 : soins dentaires

(martedi)

 

Le périph gronde plus fort ce matin. Effet du vent ou de davantage de gens rentrés qui ont pris l'habitude d'aller bosser en voiture ?

Des oiseaux volent en groupe, dans un sens puis dans l'autre. Est-ce une migration qui s'organise ? 

Je me souviens d'avoir vu voler des oies relativement récemment. Mais le lieu et le moment précis ont disparu de ma mémoire, du moins de ma mémoire telle qu'elle est avant de filer au boulot. 

La dernière fois que je suis allée chez le dentiste le Joueur de Pétanque était en congé et nous avions pu aller courir et même si mon équilibre était un peu hasardeux du fait de l'anesthésie locale subie (curieux comme une douleur / un engourdissement  à la mâchoire peut engendrer que les jambes suivent moyen). Cette fois-ci il n'en sera pas de même : côtes douloureuses et homme au travail.

Le dentiste me réclamera-t-il mon pass sanitaire ?

Il y a une tristesse de ne pas pouvoir aller bosser à vélo. La semaine prochaine si ça va mieux ?
Il ne fait pas si froid si l'on oublie que c'est l'été - et qu'on devrait avoir chaud, là -.

J'ai dû commander un livre (en anglais) chez truczone : introuvable ailleurs sinon à des tarifs spéculatifs. Un de ces ouvrages ni vieux ni récents, que les librairies réelles ont retourné depuis un bon moment, n'ont pas conservé car ce n'est pas un classique, et ne le sera jamais - il s'agit d'un récit, j'ai envie de le lire par curiosité de ce qui s'est passé en un endroit un jour donné -. En tout cas Truczone a de plus en plus une position de monopole, il devient difficile d'y échapper au moins ponctuellement.

La matinée de boulot passe vite et pas trop mal, je parviens à dépoter des demandes sans embêter le monde. Et à terminer à l'heure, ça ne rigolait pas pour arriver à temps chez le dentiste. 

Il est dans un jour speed, jongle entre les rendez-vous, intercale les patients, m'anesthésie mais peut-être un peu bizarrement (ou alors c'est mon corps qui réagit bizarrement, ce qui ne me surprendrait guère) : ma joue est toute pâteuse et insensible, j'ai l'impression d'être Sylvain Tesson après son accident, mais la gencive est normale et morfle lorsqu'il creuse. Il n'est pas question de pass sanitaire et il n'a pas son masque en permanence. Le met quand il travaille, comme il le faisait avant la pandémie.

Sans doute que chez les personnes qui portait des masques chirurgicaux dans le cadre de leur travail à certains moments ont plus que d'autres du mal à les conserver tout le temps : ça doit être machinal pour eux de l'ôter une fois la séquence de travail terminée. Un peu comme un cycliste qui ôte son casque une fois arrivé.

J'avais été fixé à cette date par l'obtention de l'accord de ma 1/2 journée de congés et que j'ai décidé que j'allais mieux pour ce qui était de la douleur aux côtes. Seulement c'était une très mauvaise idée : double dose de douleur lorsqu'il faut se relever à demi afin de pouvoir cracher. 

20210824_152556    De Quatre Septembre, où presque aucune boutique n'a persisté de l'époque où je bossais dans le quartier, je prends le métro direct pour Levallois où je dois déposer ma réinscription au triathlon pour l'année 2020 / 2021 dans la boîte à lettres du camarade qui s'en occupe. C'est ma façon de garder espoir. Au passage je décide d'acheter un tee-shirt du club à la boutique des clubs de sports locaux mais ça se termine en belle rigolade avec la jeune femme qui la tenait : rien ne fonctionnait : du flocage au sabot de carte bancaire en passant par l'appareil pour ôter le dispositif de sécurité.

[photo : la boutique Office Dépôt, désormais fermée, bientôt remplacée, au métro Quatre Septembre où j'ai appris par la radio qui diffusait des infos alors que j'étais passée acheter quelques fournitures de bureau à l'heure de ma pause déjeuner, la mort de Marie Trintignant]


J'achète du pain au passage dans la bonne boulangerie, ainsi qu'un plat pour mon repas de midi. Mais j'ai toujours la mâchoire engourdie et le temps que je marche jusqu'à la maison - j'ai attendu chez le dentiste, et pour le flocage aussi - il est 17:17 quand j'arrive. 

Il fait presque un peu chaud. 
Mais à peine. Globalement sur la période, en ces mois automnaux (du moins en Île de France), on n'a pas froid à condition de ne pas penser que l'on est en été. Et de ne pas mettre les habits légers que la saison habituellement peut nous autoriser.

Je regarde quelques vidéos, dont le film Wings of hope de Werner Herzog en 1998 de sur et avec Juliane Koepcke survivante à 17 ans d'un accident d'avion en Amazonie, ça aide à relativiser les bobos dentaires et costaux ; une autre d'un homme donnant des conseils professionnels sur un milieu dont visiblement il ignore le fonctionnement des circuits de commercialisations normaux. 

Me laisse aussi  distraire de mes douleurs par le premier épisode de "Poly et le diamant noir" (sur Madelen de l'INA) qui m'est étrangement familier. Est-il possible que ma mémoire en ait trace, alors que je n'avais que 4 ou 5 ans lorsqu'il fut diffusé ?

C'est le début des jeux paralympiques. L'Australie a affrété un avion qui a permis de sauver des athlètes afghan·e·s dont certain·e·s iront aux jeux ; et l'équipe nationale de football féminine. Je fais distraitement un petit test géographique auquel je réponds à moitié. J'ai confondu l'Aube et l'Aude, entre autres erreurs.

Charlie Watts est mort, à 80 ans pile ce qui est sympathique pour les biographes. Je suis surprise comme si j'avais fini par me persuader qu'à l'inverse des Beatles ces 4 là étaient immortels. Techniquement je les aurais entendu en concert deux fois : à l'hippodrome d'Auteuil, en 1983, de l'extérieur car je n'aurais pas eu l'argent d'un billet pour entrer et que ça n'était pas trop le genre de l'organisation, contrairement à celle du concert de Simon et Garfunkel d'accorder des entrées à mi-course ; au stade de France dans les années 2007 ou 2008 via le Comité d'Entreprise du Crédit Lyonnais, où leur énergie malgré leur âge - le nôtre actuel à peu de choses près - m'avait impressionnée, mais dont je n'ai pas de réels souvenirs musicaux. 
Ce musicien solide et discret, mais les gars pouvaient compter sur lui et l'air de rien il était rapide et pour du rock, subtil, aura su avoir une belle vie et contribuer à alléger celle des autres. C'est pas mal bien.
En attendant, en plus d'avoir mal aux dents côté droit, quel coup de vieux !

Notre fille annonce son retour pour le soir tard. Le Fiston m'envoie une photo de lui magnifique, juste avant de forts orages vers le Verdon (région où il se trouve), dont j'avais entendu parler et qui m'inquiétaient. 

TL 290,5
DD 271/00
Covid_19 ressenti : 515 jours 
 
updated: August 24, 2021, 22:25 GMT
213,871,443 cas dont 4,463,070 morts et 191,405,357 guéris
 
USA : + 97 287 nouveaux cas ; 647,909 morts depuis le début ; + 919 morts ce jour ; soit 1,944 morts / 1 M d'habitants
France : +24,853 nouveaux cas ; 113 572 morts depuis le début ; + 153 morts ce jour ; soit 1,736 morts / 1 M d'habitants 
Italie : +6,076 nouveaux cas ; 128,855 morts depuis le début ; + 60 morts ce jour ; soit 2,135 morts / 1 M d'habitants
Belgique  +1,617 nouveaux cas ; 25,341 morts depuis le début ; + 7 mort ce jour ; soit 2,176 morts / 1 M d'habitants 
Inde : +51,016 nouveaux cas ; 435,788 morts depuis le début ; + 737 morts ce jour ; soit 312 morts / 1 M d'habitants 
Japan : +16,858 nouveaux cas ; 15,663 morts depuis le début ; + 32 morts ce jour ; soit 124 morts / 1 M d'habitants 
Royaume Uni : +30,838 nouveaux cas ; 131,854 morts depuis le début ; + 174 morts ce jour ; soit 1,931 morts / 1 M d'habitants
 


Cahier du jour, déconfinement 2 jour 111 - déconfinement 2 étape 6 jour 15 : en équipe au travail

(lunedi)

 

Impossible (et probablement risqué) de circuler à vélo dans mon état d'après la chute, alors je suis partie au boulot à métro et revenue en RER B puis métro. Vive la ligne 14 ! 
Ne pouvoir vélotafer me rend triste, je me traîne au boulot au lieu que le temps de trajet fasse partie de mon temps personnel.

Journée de travail avec un gros ticket et pour le reste plutôt plus calme en tout cas que la fin de la semaine passée

Bonne ambiance au boulot, c'est le retour du collègue qui avait eu le Covid_19 malgré sa vaccination. Nous étions content·e·s qu'il revienne, avions été inquiets. Il relate la contamination à cause d'une antivax notoire,  décrit le rhume sévère et les courbatures violentes mais, grâce à la vaccination, pas de perte de respiration, pas de complications.
Il s'en est failli d'un rien que je sois cas contact : la semaine où il venait d'être contaminé mais l'ignorait, j'avais déjeuné, sur ma proposition, au service précédent afin de rééquilibrer les heures de permanence d'entre les midi, désorganisées du fait des congés. Puis j'ai été absente du fait de ma chute dominicale.
À quoi ça tient, les choses.

En ce lundi et pour la première fois depuis fort longtemps nous étions presque une équipe au complet. Tout de suite, c'est moins difficile. L'entraide nous rend efficaces.

J'ai même pu déjeuner avec deux collègues dans un restaurant voisin du bureau. Notre adresse habituelle (Thaï Box) qui venait de réouvrir après des congés était prise d'assaut et nous n'avons guère le loisir d'attendre sur une pause déjeuner qui dure seulement une heure.

Déjeuenr entre collègues, c'était bien. Hélas le restaurant n'a pas vérifié nos pass sanitaire. Une des collègues pense que c'est parce qu'il nous connaît. Soit, mais on peut être connus de lui et covidés. L'autre collègue était hélas bien placé pour le savoir.

Je suis parvenue à partir presque à l'heure en compagnie d'une autre collègue qui depuis un récent déménagement rentre désormais chez elle à pied.

Malgré des annonces de trafic perturbé pour cause de personnes sur la voie Gare du Nord, je suis rentrée via le RER B sans retard particulier. Puis la ligne 14, fiable. J'étais à la maison avant 20:00, ce qui m'a permis de prendre brièvement un peu de temps pour moi.

Soirée tranquille au cours de laquelle j'ai enfin retrouvé moins de douleur, une certaine lattitude de mouvement côté droit (1) et un brin d'énergie. Une lessive lancée, un dîner frugal de restes du week-end, le Joueur de Pétanque étant rentré tôt, un sujet de Nota Bene sur le naufrage de l'Atlantique, Tout le Sport en léger différé puis un peu de lecture du "Printemps des monstres" de Philou Jae, une lessive sortie, et enfin quelques petites écritures devant Rai News 24 puis Rai Storia.

J'ai enfin pris le temps de remplir ma réinscription au triathlon.

 

(1) J'ai ainsi pu sortir une lessive et la suspendre sans avoir l'impression de lutter contre des coups de poignards sur mon flan droit.

 

TL 290
DD 270/00
Covid_19 ressenti : 514 jours 
 
updated: August 23, 2021, 23:01 GMT
213,158,127 cas dont 4,451,409 morts et 190,746,495 guéris
 
USA : +72,388 nouveaux cas ; 645,791 morts depuis le début ; + 313 morts ce jour ; soit 1,938 morts / 1 M d'habitants
France : +5,166 nouveaux cas ; 113,419 morts depuis le début ; + 108 morts ce jour ; soit 1,733 morts / 1 M d'habitants 
Italie : +4,168 nouveaux cas ; 128,795 morts depuis le début ; + 44 morts ce jour ; soit 2,134 morts / 1 M d'habitants
Belgique  - nouveaux cas ; 25,320 morts depuis le début ; - mort ce jour ; soit 2,174 morts / 1 M d'habitants 
Inde : +10,555 nouveaux cas ; 435,038 morts depuis le début ; +254 morts ce jour ; soit 312 morts / 1 M d'habitants 
Japan : +22,285 nouveaux cas ; 15,631 morts depuis le début ; + 35 morts ce jour ; soit 124 morts / 1 M d'habitants 
Royaume Uni : + 31 914 nouveaux cas ; 131,680 morts depuis le début ; + 40 morts ce jour ; soit 1,928 morts / 1 M d'habitants
 

Un semainier en attendant mieux : semaine du 16 au 22 août 2021

    
    J'ai donc fait dimanche 15 août alors que nous nous entraînions à la course à pied, une séance tranquille (en rythme) en forêt, une chute brutale à un moment où je me sentais bien et n'allais pas vite.

Le problème est que je ne me suis absolument pas sentie partir, que j'ai 54" (mesurées par ma montre de sport) de noir absolu. Je peux supposer que je me suis pris le pied dans une racine, il y en avait en cet endroit, mais n'ai eu le temps de rien, pas de rouler sur moi même. Je me suis retrouvée à plat ventre, la casquette loin de moi mais les lunettes bien sur le nez, le côté droit douloureux (côtes, genou mais pas l'articulation, haut du bras mais pas l'épaule), avec comme un toon malheureux une ronde de petits oiseaux autour de la tête.

Sur le coup je n'ai pensé qu'à couper l'enregistrement de la séance d'entraînement sur ma montre de sport (?!), reprendre mes esprits, me dire cool je n'ai rien de cassé et pas trop mal (douce illusion du corps encore en plein effort), ramasser ma casquette, surprise qu'elle ait valsé, rejoindre mon conjoint lequel avait eu quelque mésaventure (le pied dans le marigot) et m'attendait plus loin, pas encore inquiet, supputant que j'avais fait une pause pipi. Je sais puisqu'il n'était pas si loin, qu'en tombant je n'ai émis aucun son. De mon côté j'ai le souvenir de l'avoir entendu s'exclamer, sans doute suite à sa propre mésaventure. 

Une fois remontés vers le carrefour de chemins larges suivant, en marchant, tranquillement - j'étais a little bit dizzy mais rien de pire, et moins mal qu'après pas mal de chutes -, j'ai même pu reprendre à trottiner (partie plate et non accidentée fors la descente finale). 

Rentrée, j'ai passé l'après-midi à dormir puis pensé qu'après une bonne nuit ça irait mieux. 

Au réveil, c'était pire. Mal à chaque respirations.
J'ai averti le boulot et cherché à voir un médecin. Le 16 août. 
Réussi - mais l'attente en salle d'attente fut pénible, en plus qu'un pépère profitant de mon temps de réaction ralenti m'a grillé la politesse -, trouvé ensuite un cabinet de radiographie pour faire photographier ces côtes douloureuses, et dormi.

Les trois premiers jours de la semaine auront été de demi-conscience au fond du lit, fors une visite du Fiston le mardi qui m'a remonté le moral. Le temps qu'il était là j'ai oublié à quel point ça n'allait pas.

Les deux suivants, de tenter de tenir le coup au travail. La station assise était pénible mais il y avait trop d'appels pour pouvoir prendre des pauses - en plus des vacanciers, un collègue, bien malgré lui, manquait à l'appel, et ma propre absence n'avait pas arrangé les choses -. J'ai terminé le vendredi dans un état second et me demande à l'heure où j'écris si je n'ai pas commis d'impairs, j'étais dans le brouillard et les collègues et le responsable présent accaparés par leurs propres tickets. 
Globalement, depuis le décès de Philippe Aigrain, dont Anne Savelli, qui était proche (ce que je n'étais pas) évoque si bien la mémoire, ça n'est pas ça. Comme un élan de tenir bon, malgré la pandémie et ses conséquence, malgré l'âpreté du travail et le peu d'heures de vie personnelles restante, une fois le repos pris, malgré la thalassémie qui me fait tout faire avec des semelles de plomb, qui serait coupé. L'état général du monde n'est pas 

Il restera de cette semaine, que j'ai fait ce qu'il fallait pour commencer à tout bien vérifier pour le cas où la chute aurait été causée par une perte de connaissance et non l'inverse. 

Un étonnement aussi, celui d'apprendre, à retardement car je n'avais pas eu le temps de m'y intéresser, que quelqu'un que je connaissais et qui avait effectivement une belle éthique, avait joué un rôle honorable dans la restitution de manuscrits de Céline car il s'était engagé à ne rien révéler tant que la veuve de l'écrivain aux idées contestables (euphémisme) vivait. Personne ne pouvait prévoir qu'elle tiendrait cent sept ans (au sens littéral). À présent, une maison d'édition de grande taille va faire son métier et les ayant-droits gagner de l'argent. J'espère seulement qu'il n'y aura pas de morceaux de diatribes antisémites, ou tout autres horreurs racistes, dans les nouvelles publications.

Une longue promenade, le samedi, qui n'était pas une très bonne idée : le genou qui avait encaissé le choc de la chute et n'allait pas si mal à part les couleurs irisées qu'au fil de la semaine il prenait, est devenu douloureux après.  
Mais la balade était intéressante ; dans les quartiers nord est de notre ville, y compris un endroit où en 33 ans nous n'avions jamais mis les pieds et un tour dans une allée d'anciens pavillons préservés - jusqu'à quand ? -. Toute la zone d'anciennes industries (et terrains SNCF peut-être ?) est en travaux, fors cette impasse où se situe une jardinerie. Nous y étions allés un 1er ou 2 janvier d'il y a bien des années. For some reason, ça m'a réconforté qu'elle existe encore. 
Une sorte de squat devant lequel j'étais passée récemment a visiblement entre temps brûlé. 
Violence des marges de la ville, ou qui leur est faite. Des caravanes sont parties. 

Une mini enquête, suite à un SMS du Fiston, sur les horaires de messes à Clichy - et les cloches qui sonnent désormais -. J'ai aimé cette petite parenthèse.

Le bonheur à distance de suivre les mondiaux d'athlétisme U20 sur la chaîne de World Athletics ; encourager ceux que l'on connaît, même si les conditions semblent fort différentes entre les déjà adultes - déjà pro et celles et ceux qui sortent à peine de leurs années scolaires et de leur adolescence, sans tricher sur le développement musculaire -. 
Bravo à Baptiste Cartieaux et sa finale du 3000 m steeple. J'espère pour lui qu'il pourra se consacrer quelques années au moins 100 % à l'athlétisme, qu'il pourra au moins voir jusqu'au bout jusqu'où il peut arriver.

Je tombe encore de sommeil, ce billet est sans doute totalement décousu.

L'actualité internationale est accablante concernant le retour au pouvoir des Talibans en Afghanistan et la panique absolue, la fuite des gens qui craignent pour leur vie ; et comme on s'organise mal en face, et comme nos politiciens trouvent même moyen pour certains de tenir un discours de rejet des réfugiés.

La pandémie qui continue à faire des morts, 4ème vague, variant delta sur fond dans pas mal de pays dont la France d'une totale confusion entre un abandon des précautions, en même temps que des mesures répressives, et des déclarations officielles discordantes (un ministre de l'éducation nationale qui est dans un déni flamboyant "La rentrée aura lieu normalement" ; un gouvernement qui ajoute des couches supplémentaires de contraintes et contrôles). Ça finit que même les gens de bonne volonté agissent désormais au petit bonheur la chance, tantôt prudents, tantôt pas. Les vaccins protègent, et clairement des formes graves, mais cette protection n'est visiblement ni perpétuelle ni absolue.

 

PS : Je tiens le terme de semainier d'Anne Savelli qui, elle, fait ça bien.


Cahier du jour, déconfinement 2 jour 106 - déconfinement 2 étape 6 jour 10 : Bons résultats mais le monde en vrac

(mercoledi)

 
Au début de la matinée j'apprends qu'un de mes collègues est covidé malgré sa vaccination à l'Astra Zeneca. Quelques textos personnels plus tard, je suis rassurée pour lui, sans doute grâce au vaccin il n'a pas une version inquiétante de la maladie. Il lui faudra toutefois un moment pour se remettre et il ne pourra pas revenir avant d'être testé négatif.

La matinée passe vite d'échanges privés (dont des messages constructifs avec quelqu'un qui prend visiblement la peine de remercier toutes les personnes qui ont choisi de soutenir sa chaîne) et d'autres sur les réseaux sociaux. Je ne sais rien faire d'autre ; d'une part j'attends 11:00, heure légale sortie de l'arrêt maladie, pour d'aller chercher les résultats des radios faites lundi et dans la foulée d'aller faire un test antigénique (envie d'en avoir le cœur net, ne serait-ce que pour l'amie à laquelle j'ai rendu visite vendredi soir) ; d'autre part, la position assise m'est encore, au bout d'un moment, inconfortable.

Les radios indiquent que rien n'est cassé et le test dont je reçois le résultat un quart d'heure plus tard, réellement, avec un code valable seulement 10 minutes : négatif (ouf)
Ça me rappelle  I, Daniel Blake de Ken Loach et les formulaires de chômage à remplir en un temps limite.

Le Joueur de Pétanque passe rapidement pour déjeuner et se reposer un peu ; même en coup de vent, c'était bien d'être un peu ensemble.
Après-midi allongée au lit à regarder un peu de sport (les mondiaux U20 à Nairobi sur World Athletics) et en accéléré tout en dormant en même temps (oui, c'est possible), un petit film étrange Françoise et Udo (novembre 1968) sur Madelen de l'INA. Œuvre inclassable : scènes de causeries de lit (sans intérêt m'a-t-il semblé, mais peut-être que pour l'époque un couple qui se cause au lit et pas en pyjamas, c'était osé ?), sortes d'interviews d'artistes (dont Brassens, émouvant) et puis un côté comédie musicale avec les chansons tantôt de Françoise Hardy tantôt d'Udo Jürgens. Et on passe un peu son temps à se dire Quel film culte ça aurait pu être avec Jacques Brel à sa place !
Vers 17:00, je rassemble mon courage et me lève pour aller sur l'ordi dans le salon : il faut absolument que je me réhabitue à assurer la position assise, je dois reprendre le travail dès le lendemain et ça sera un gros 8h / 8h30 à devoir tenir. 
 
Alors je me remets aux petites écritures quotidiennes tout en regardant un peu de sport sur la télé puis Rai News 24. 
 
Il y a eu un attentat djihadiste au Burkina Faso sur un convoi, une cinquantaine de morts dont une trentaine de civils ; et c'est toujours la grande panique par rapport à l'Afghanistan. Ce qui rassure vaguement, c'est qu'on est encore à une époque où les positions officielles, si elles s'éloignent trop de l'humanisme fondamental, se font encore reprendre. À cause de l'intervention de Président Macron le lundi, j'ai cru un instant, si ça passait, qu'il était désormais officiel dans le monde que les vies humaines ne comptaient plus, fors à être des personnes particulières. Pour cette fois-ci il s'est pris une volée de bois verts. La ligne officielle globale est donc encore humaniste. Mais pour combien de temps ?
Les Talibans prétendent qu'ils respecteront tels ou tels droits, mais ç'avait déjà été le cas il y a une vingtaine d'années. Dès que les médias mondiaux passent à autres choses, ils déploieront toute l'étendue de leurs pulsions dictatoriales (1).
Pendant ce temps une rave party non autorisée rassemble dans la région de Viterbe plusieurs milliers de jeunes, venu de toute l'Europe. Un jeune est déjà mort (coma éthylique), il y a plusieurs plaintes pour viols, rien n'est respecté pour éviter la diffusion du Covid_19. Les forces de l'ordre ne peuvent intervenir sans que ça vire à l'affrontement et fasse encore plus de dégâts.
Tout ce bazar est secondaire par rapport aux catastrophes que sont la pandémie, ses conséquences économiques (dont on parle pour l'instant assez peu, mais nous allons nous les manger), le dérèglement climatique et ses conséquences immédiate (après les inondations, les incendies), et ces jours-ci, la situation en Afghanistan. Il n'empêche, ça contribue à une sensation générale d'un tourbillon de chaos.
 
 
(1) Update : entre-temps c'est déjà fait : tirs sur la foule qui dans l'une des villes manifestait ; et affirmation que la charia, y a que ça de vrai. Des journalistes ont déjà disparu.
 

DD 265/00
Covid_19 ressenti : 509 jours 

 
updated: August 18, 2021, 21:49 GMT
209,962,344 cas dont 4,403,217 morts et 188,089,500 guéris
 
USA : +95,829 nouveaux cas ; 641,033 morts depuis le début ; + 765 morts ce jour ; soit 1,924 morts / 1 M d'habitants
France : +28,405 nouveaux cas ; 112,976 morts depuis le début ; + 112 morts ce jour ; soit 1,727 morts / 1 M d'habitants 
Italie : +7,162 nouveaux cas ; 128,579 morts depuis le début ; + 69 morts ce jour ; soit 2,130 morts / 1 M d'habitants
Belgique  +1 741 nouveaux cas ; 25,299 morts depuis le début ; - mort ce jour ; soit 2,172 morts / 1 M d'habitants 
Inde : +35,797 nouveaux cas ; 433,063 morts depuis le début ; +511 morts ce jour ; soit 310 morts / 1 M d'habitants 
Japan : + 19,954 nouveaux cas ; 15,467 morts depuis le début ; + 36 morts ce jour ; soit 123 morts / 1 M d'habitants 
Royaume Uni : +33,904 nouveaux cas ; 131,260 morts depuis le début ; + 111 morts ce jour ; soit 1,922 morts / 1 M d'habitants
 
 

 

 
 

Cahier du jour, déconfinement 2 jour 98 - déconfinement 2 étape 6 jour 2 : raté Messi de peu ( :-) )

(martedi)

 

Course à pied le matin avant de filer bosser - en métro de ce fait, car le temps restant manquait - retour à vélib en passant, puisque je terminais plus tôt (et je m'y suis tenue), par le Bois de Boulogne, au moins cette journée n'aura pas été perdue du point de vue de la condition physique.
J'ai failli faire mon Forrest Gump une fois de plus : passant devant l'hôpital où avait eu lieu plus tôt dans la journée la visite médicale d'embauche de Lionel Messi. 
Le ramdam médiatique autour du transfert d'un joueur pour sa fin de carrière a pris des proportions faramineuses. Bien sûr ça fait partie du plan marketing, car il va en falloir des ventes de produits dérivés pour un tantinet compenser l'achat. 

Une pensée pour Pascal C. qui ne doit plus se tenir de joie ; sauf à ce qu'il ait conservé suffisamment de sens du jeu et de la direction d'entreprise, pour se souvenir que ça n'est pas en alignant les meilleures individualités que l'on fait les meilleurs équipes.

Que même les TG italiens quasiment ouvrent sur le fait que ce footballeur de très haut niveau ait choisi pour maillot le numéro 30, alors que la pandémie se poursuit et que des feux ravagent les bords de la Méditerranée, après qu'il y a eu en Belgique et en Allemagne des inondations qui ont ravagé des régions entières et fait des victimes nombreuses et encore recherchées pour certaines actuellement, me met très mal à l'aise. 
Dans un autre registre le gouverneur de New-York qui enfin démissionne et en guise d'excuse avance quelque chose comme : il n'avait pas compris que les temps avaient changés, ça n'était pas comme ça AVANT. Ben en fait, si, c'était déjà odieux voire criminel, les tripotages (ou pire) sans consentement. C'est simplement que les femmes n'avaient aucun moyen de faire entendre leurs protestations. 
Ça me rappelle quand on cherche une excuse à quelqu'un qui a grave fait des trucs foireux en disant qu'il ou elle avait bu. Ben c'est une circonstance aggravante, en fait.

À la pause déjeuner comme le petit restaurant Thaï qui est notre principale cantine est fermé pour congés, je suis allée à La Vache Noire en me disant que parmi les nombreux points de restauration à emporter j'allais au moins en trouver d'ouverts. Alrs oui mais il y avait partout un monde fou. Je me suis demandée quelle entreprise des environs (car les personnes étaient en mode pause déjeuner d'un boulot) avait soudain exigé que tous ses salariés abandonnent le télétravail. Plus tard j'ai pensé que l'affluence inhabituelle était peut-être due à la proximité de la maison des examens où pouvait se dérouler un concours. 
Curieuse de voir ce que ça donnera les jours suivant. En attendant, j'ai dû me contenter d'une salade très standardisée (et probablement du "faux frais") dans une des boutiques éloignées de la principale entrée.

Un Italien rigolard, interviewé sur Rai News 24 pour un micro-trottoir sur l'entrée en vigueur du Green Pass : 
- Siamo tutti greenpassati !

J'apprends incidemment par lien d'un de ses billets récent qu'un de mes amis, migraineux, note ses crises (et les remèdes qu'il tente d'y apporter). Je me dis que c'est intéressant, qu'il conviendrait que j'en fasse autant pour la thalassémie. Puis je me rends compte que je le fais déjà peu ou prou sur l'un de mes diarii, et que de toutes façons je n'ai hélas guère de remède à part le sommeil, qui fasse grand effet. Au bout du compte, je me dis que ça serait bien que je tienne un journal ... de mes jours de pleine forme. Ils sont fort peu, ça pourrait être jouable ; si je n'avais tendance à les gaspiller par une hyperactivité brouillonne car je n'ai guère l'habitude de disposer d'énergie. Tout au long de mes journées le moindre geste, le plus anodin, me demande un effort. La digestion elle-même m'est une fatigue. Parfois je marche des kilomètres pour rentrer car je me sens trop fatiguée pour tenir l'équilibre à vélo et trop fatiguée pour descendre dans le métro (et la foule potentielle, même hors pandémie).
L'avantage de cet état est que la pratique sportive n'étant pas de beaucoup un plus gros efforts, je m'entraîne volontiers. 
Et les courbatures sont mes amies : mon corps généralement douloureux souffre grâce à elles de douleurs simples, passagères et explicables.

Notre fille est rentrée de Normandie. Ça fait plaisir de la revoir.

 



TTL 284 
DD 257/00
Covid_19 ressenti : 501 jours 

 
updated: August 10, 2021, 21:17 GMT
204,610,099 cas dont 4,324,267 morts et 183,712,779 guéris
 
USA : +59,130 nouveaux cas ; 634,414 morts depuis le début ; + 427 morts ce jour ; soit 1,904 morts / 1 M d'habitants
France : +28,576 nouveaux cas ; 112 356 morts depuis le début ; + 68 morts ce jour ; soit 1,717 morts / 1 M d'habitants 
Italie : +5,636 nouveaux cas ; 128,273 morts depuis le début ; + 31 morts ce jour ; soit 2,125 morts / 1 M d'habitants
Belgique  +1,454 nouveaux cas ; 25,274 morts depuis le début ; + 1 mort ce jour ; soit 2,170 morts / 1 M d'habitants 
Inde : + 36 316 nouveaux cas ; 429,183 morts depuis le début ; +468 morts ce jour ; soit 308 morts / 1 M d'habitants 
Japan : + 12 068 nouveaux cas ; 15,297 morts depuis le début ; + 17 morts ce jour ; soit 121 morts / 1 M d'habitants 
Royaume Uni : +23,510 nouveaux cas ; 130,503 morts depuis le début ; + 146 morts ce jour ; soit 1,911 morts / 1 M d'habitants