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Navalny


    J'étais en train de travailler, et sur l'ordinateur du travail, avec la version de Windows dont il est équipé, figure sur la barre des tâches en bas à droite un petit encart qui généralement indique la température extérieure et une indication météo. Parfois il y a une alerte de circulation (périphérique bloqué de telle porte à telle autre ...) et de temps en temps "alerte info".

C'est suffisamment rare pour que ce matin tout en travaillant, j'ai cliqué et l'alerte en question conduisait à une annonce de la mort d'Alexei Navalny.

Mon cœur est tombé dans mes pieds, sensation physique qui chez moi accompagne les très mauvaises nouvelles qui me concernent.
Or je ne suis pas personnellement concernée par cet homme, dont je me suis longtemps méfiée des prises de position - il me semble, je peux me tromper, qu'au tout début, il n'était pas si loin de l'extrême droite, mais peut-être à la manière d'un Limonov, car s'opposant au régime en place (?) -. J'en étais venue après son retour volontaire en Russie alors que la fois précédente s'était soldée par une sévère tentative d'empoisonnement, à admirer son courage. Et suivais son compte Instagram, sans trop savoir qui l'alimentait.
C'est triste pour lui et ses proches, mais au delà de son cas, et alors que le tyran semblait avoir opté pour lui laisser la vie sauve, cet assassinat (dont nous ne doutons à peu près pas), semble envoyer un message funeste au monde entier. Maintenant, fini de rigoler. On va voir ce qu'on va voir. Pas de quartiers (déjà que).

Fait rare, à ma micro échelle de petite vie de citoyenne à simple emploi, j'ai eu du mal dans la suite de la journée à me concentrer sur le travail. Quelque chose en moi était en alerte. On se souviendra de ce que l'on faisait ce jour-là. 

En attendant, respect à celui qui aura eu le courage de ne pas fléchir devant le tyran de son pays.

 

PS : Un article dans Le Monde, un documentaire sur Arte.


Kiptum


    On se rappellera que l'annonce du décès du si prometteur marathonien nous avait cueilli au réveil et s'accompagnait d'une sidération qui persista toute la journée.
C'en était fini des imaginations de duel des titans entre Kipchoge et lui, se tirant la bourre possiblement vers un sub 2h.

Je suis trop au bord du sommeil pour écrire davantage.

Pensées pour ses proches ainsi que pour Kipchoge dont la fin de carrière sera désormais à l'ombre d'un "Oui mais si Kelvin Kiptum était encore là". 
Tout est bien triste.