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La recherche du bronzage, ce mystère

    

    On sait que trop d'exposition au soleil est mauvaise pour la peau (1). Admettons que quand j'étais petite les gens ne le savaient pas encore. Mais à présent, si, forcément. Et pourtant ça continue, les gens s'aplatissent encore en plein soleil pour se faire frire. Il y en avait même qui payaient des séances dans des cabines pour en ressortir orangés (2). 
Par ailleurs on assiste sinon à une résurgence du racisme, du moins à de plus en plus d'expression de celui-ci. Je vais finir par croire que certains ont l'impression d'une concurrence déloyale, quelque chose comme ça.
Soulagée de lire chez Guillaume dans une entrée concernant le mois dernier, que je ne suis pas la seule à m'interroger sur cette inconséquence humaine (parmi tant d'autres).

Il y a pour moi d'autres mystères, les ongles artificiels, la chasse à la pilosité, même quand elle n'est pas excessive, les cheveux teints quand ça n'est pas pour une raison précise.
Je parviens à comprendre l'usage du tabac, j'ai bien pigé qu'il s'agissait d'une addiction dans laquelle on tombait à l'adolescence, pressés d'avoir l'air "plus adultes" et dont on ne parvenait ensuite plus ou très difficilement à se départir (3).  
J'ai aussi pour partie compris la mode des tatouages, certaines et certains m'ont expliqué les leurs et j'ai compris le sens que ça pouvait avoir - même si je ne peux m'empêcher de songer que la peau est sans doute à terme abimée par les encres, et puis : en vieillissant, quand elle se fripe, le dessin, il devient quoi ? -.
Mais il me reste encore bien des perplexités face aux micro-mystères humains.
Sans doute suis-je assez imperméable au phénomène de modes, et que cela contribue à ma perplexité.

(1) Pas assez aussi, c'est comme pour presque tout. Une juste mesure est le bon dosage.
(2) Elles ont disparu, c'était vraiment trop mauvais pour la santé, et ça a fini par se savoir (article d'octobre 2018 sur France Info)
(3) Et que renforce le fait qu'au travail, les fumeurs ont droit à des pauses clopes quand les non-fumeur doivent trimer sans arrêt.


Retour Vélotaf

2023-08-17 22_21_47-vélotaf 170823

Je tente de sauver mes journées perdues à gagner ma vie par des vélotafs somptueux. Paris est d'un grand secours.
Il y avait aujourd'hui le test event du triathlon femme en vue des J.O. et j'étais coincée au bureau. 

Beaucoup de boulot, et un sentiment d'utilité, la journée est passée vite, je ne veux pas dire. 

Et ce Vélotaf, je l'ai vraiment savouré. Il faisait un temps idéal, parfait. 
À l'anneau de vitesse de Longchamp que je longeais dans l'autre sens, j'ai croisé une amie du triathlon et nous faire signe a été mon petit encouragement d'après la journée de labeur.

Seulement une fois rentrée, à peine la force de prendre une douche, de dîner, d'étendre la lessive qui attendait depuis la veille au soir. Il ne restait plus rien sous la semelle. 

J'étais triste et je savais pourquoi : une camarade du ciné-club avait été enterrée ce jour.
Prendre un jour de congé (c'était à Rosny sous Bois) n'était pas concevable un tel jour d'effectifs réduits. Trop de deuils ces deux dernières années dans mon entourage amical.

Je suis triste à l'idée que nous n'aurons sans doute jamais de petits-enfants et que si nous en avions nous serions terriblement inquiets pour leur avenir.
Des records de chaleurs sont franchis dans différents points du monde et si à titre personnel et tant que je dispose d'eau, je sais que je peux tenir assez longtemps assez haut, je sais qu'il faut s'inquiéter de cet avenir décomposé qui déjà survient.
L'humanité est en train de vivre en collectif "Flowers for Algernon" et on en est à la redescente et ça s'accélère.

La prochaine pandémie pourrait ne pas tarder (je ne parle pas de la résurgence du Covid, que l'on feint d'ignorer).

"Les enfants de septembre" de Jean-René Huguenin est d'une justesse infinie sur les aléas et duretés de la vie, mais contient des bouffées d'antisémitisme très pénibles. Tout en se montrant en soutien - l'un des jeunes protagonistes est un enfant dont les parents ont été déportés et la compassion y est -. Mais bon sang les idées reçues iniques et moisies ! Celles d'une époque où elles étaient considérées comme allant de soi, j'en voyais les ravages sur la génération de ma mère, mode "les bienfaits de la civilisation" sur les catégories inférieures "on". Une éducation collective qui laisse des traces.

Je puise consolation dans une brève vidéo de Rhys Mclenaghan.