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Journée de la loose des transports

(venerdi)

Il neigeotait. J'avais encore le mollet gauche douloureux d'une crampe de la veille au matin, lors d'un entraînement de natation.
Alors j'avais décidé de ne pas vélotafer. 

Un bon petit ligne 14 + ligne 4 ferait l'affaire pour l'aller et peut-être un vélib au retour quand je pourrais me permettre de rouler lentement si l'ombre résiduelle de la violente crampe me gênait.

Et puis.

J'arrive en haut des escaliers vers le quai de la 14, une rame est là, j'accélère même si ça tire un peu du côté de la douleur existante, parviens à monter, avec cette gamine petite joie, I made it.
Erreur de débutante. 
Ça n'est pas moi qui étais parvenue à aller vite mais la rame qui avait tardé.
Un incident était annoncé concernant l'autre direction. Voyageurs de l'autre sens nous ne nous sentions guère concernés.
Des minutes passent. L'annonce est répétée. 
J'avais une petite marge, je commence à me dire que j'arriverai juste-juste au boulot.
Puis vient l'annonce "trafic totalement interrompu ligne 14 entre Saint Lazare et Saint Ouen dans les deux sens. Reprise du trafic prévue vers 09:50".
Comme tant d'autre je bondis vers la ligne 13, déjà à l'ordinaire suffisamment chargée pour que ça vire à la foire d'empoigne. Je ne m'en sens pas la force. Un RER C est annoncé dans les 5 mn, je cours l'attraper.
Grand confort (rame 9), pas surpeuplée, le bonheur du francilien.
À Saint Michel j'entends sauter dans le RER B, au bout du compte j'aurais sans doute 12 minutes de retard - j'ai déjà averti le bureau de mon retard inévitable -.
Et sur les panneaux d'affichage : 10 mn avant le prochain, Retardé, Retardé comme commentaires sur les suivants.
Alors je cours attraper la ligne 4, laquelle, même en fonctionnant sans incident, ne m'a guère permis d'arriver à moins de 25 minutes de l'horaire théorique.

Je suis restée 45 minutes plus tard que mon horaire théorique, pour compenser.

Il faisait un froid hivernal (3°c et du vent du nord), mais j'étais prête à rentrer à vélib. Ils étaient nombreux à la station la plus proche du lieu de travail. Mais voilà que mon pass navigo ne déclenche pas la libération du biclou. Me revient en mémoire un mail attestant de la fin au 31 mars de mon abonnement et de l'absence de possibilité de renouvellement automatique for some reason.

Je suis finalement rentrée en ligne 4 puis ligne 14, laquelle entre temps s'était refait une santé.
Et donc la propension au bavardage inutile pour une fois au lieu de m'agacer m'a fait sourire

"Cher voyageur des chutes de neige sont prévues à Paris. Ceci n'est pas un poisson d'avril" 

Ce n'était pas un poisson d'avril, mais niveau trajets de travail, ça n'avait pas été ma journée.

 

 

PS : J'ai appris à grand retardement, via un post instagram de l'ami François, le décès de Richard Moore, que j'écoutais au cycling podcast. Je ne le connaissais pas personnellement mais j'appréciais ses commentaires de course. Et il laisse beaucoup de gens atterrés parmi qui le suivait de plus près que je ne le faisais, voire le connaissaient "en pour de vrai". Tristesse.
(et confirmation que je travaille trop).

PS' : Des jours de congés nous ont été payés car impossibles à caser compte-tenu de l'augmentation de la charge de travail. Me voilà pourvue du salaire que je ressentirais comme motivant s'il m'était versé chaque mois. Toute ma vie professionnelle, ce même sentiment sauf une fois ... alors que mon employeur peinait à me verser les sommes dues (autrement dit : quand j'ai un salaire en lien avec l'effort fourni, son paiement n'est pas garanti). C'est décourageant.

 


Le Covid refleurit

(mercoledi)

Ça s'était un peu calmé dans le début du mois de mars (du moins en région parisienne), et voilà que ça repart de plus belle, y compris chez les déjà omicronnés, et avec dans certains cas de personnes pourtant vaccinées, à nouveau des inquiétudes respiratoires, que le "Oh maintenant c'est un gros rhume" mésestimait.

On n'en parle plus que peu, un peu comme d'une sorte de point météo santé, il y a la guerre et d'une façon curieuse, comme en sourdine, une campagne électorale ; il n'empêche ça contamine à tour de bras et l'on s'est comme habitués à des dizaines voire des centaines de milliers de nouveaux cas par jour (pour un pays comme la France) et 100 à 200 morts (source : worldometers.info). 

Capture d’écran 2022-03-31 à 00.02.34

C'est la Corée du Sud qui prend cher actuellement, ce que je découvre en consultant ces données.


J'ai continué à porter le masque, consciente que ça n'était pas fini du tout. 

Et puis en circulant à vélo par temps de pic de pollution, ça n'est pas un mal (j'ai fait rire un très vieux monsieur à un feu rouge qui traversait et s'est excusé de son rire ; #LesGens comme dit souvent Dider Canu)

PS : Ce n'est pas parce que je n'évoque pas la guerre qu'elle se calme. Il se trouve simplement qu'on en est au stade Bossons et tenons bon (puisque l'on ne peut rien faire d'autre) et que donc on doit un peu décrocher (et personnellement, dans mon travail, je n'ai guère le choix, concentration requise, ni temp ni pensées personnelles sauf en cas de panne de courant (ce qui est arrivé la veille, oh 10 minutes de répit, panne générale dans le quartier))


Violence relative

 

    Un acteur a collé lors de la cérémonie des Oscars un camouflet au présentateur de la soirée qui s'était foutu, lors d'une bouffée d'humour de cour de récré de vieux, de l'apparence de la femme du premier (pour cause de maladie, qui plus est). 
Ma réaction aura été : il a été plutôt doux, de ne pas coller à l'imbécile un well deserved bourre pif qui l'eût laissé K.O.
Sur les réseaux les gens se scandalisent : quelle violence !

Samedi soir, notre ciné-club passait Pink FLoyd The Wall. Une camarade ne l'avait pas vu qui craint les cauchemars. Est-ce violent ? demanda-t-elle avant de choisir de rester à la projection. De tout le groupe je fus la seule à dire, Oui, et même ultra-violent par moment. 
Tous les autres : Non, non, ça va. Pas de problème, vraiment pas.