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Un dimanche couru

(domenica)

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Le Fiston nous attendait à l'arrivée des Boucles du XVIIème qui a pris pour nous cette photo.

J'ai battu mon PB l'air de rien mais suis toujours un escargot (1h08, un peu moins (1)). Je pense pouvoir faire 1h05 dans des conditions favorable (prendre mon propre ravito en eau ; un 10 km où les voitures ne seraient pas relâchées avant la fin de la course)

Il faisait froid (4°c ressenti -3°c grâce à un vent de NO redoutable ; un peu de crachin vers la fin). Nous avons l'un comme l'autre couru avec trois épaisseurs de textiles. En dessous je mets les 2XU, qui sont vraiment à la fois frais (on ne mijote pas dans notre transpiration) et bien chauds, je ne sais pas comment s'est possible.

J'ai pris conscience récemment que si j'avais su qu'en course à pied il suffisait de s'inscrire pour participer à de petites aventures qui donnaient du sens à nos dimanche je n'aurais pas attendu d'avoir 49 ans pour m'y mettre.

On nous distribuait des masques à l'arrivée, ça me semblait sage. Au départ j'ai conservé le mien un moment (densité de population). J'aimerais bien que le nouveau variant B11529 pousse les récalcitrants aux précautions et aux vaccins à prendre conscience que c'est fini la récré, qu'il ne s'agit pas de libertés individuelles (ou très secondairement) mais avant tout de responsabilité collective.

Prési m'a accompagnée sur la fin, le courage que ça donne !

Trop fatiguée pour compulser les statistiques de la pandémie. Pourtant nous sommes à un tournant, ça serait bien de le faire.

 

 

(1) Mais le parcours faisait un peu moins de 10 km d'après nos montres.

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Rude samedi travaillé

(sabato)

    Nous subissons plein pot les conséquences de la défaillance retentissante d'un des distributeurs importants de la chaîne du livre. Ça fait de très intenses journées de boulot. Nous étions trois. À peine le temps d'aller aux toilettes, d'échanger quelques mots (tous strictement utilitaires). En revanche nous avons pris le temps d'aller déjeuner car c'était nécessaire pour affronter l'intensité.

Un article de Nicolas Gary pour Actualitté résume plutôt bien la situation en ayant le mérite de donner la parole aux différents acteurs concernés. 
Il ne mentionne toutefois pas assez clairement que les libraires ont tout simplement reçus, et encore pas tous - les non-avertis étant purement et simplement mis devant le fait accompli -, un message en début de semaine leur signalant que leurs commandes à l'unité ne seraient pas servies (or beaucoup d'ouvrages sont des "par 1" pour une commande client ponctuelle) et pire, que rétroactivement des commandes passées en novembre passeraient à la trape. Les libraires sont un maillon particulièrement captif de l'ensemble de la chaîne du livre.

Le variant Omicron est en Italie - un homme de retour d'un déplacement professionnel, et toute sa famille en Italie déjà positive (vaccinés, iels sont pour l'instant asymptomatiques) - et aux Pays Bas. 

Il n'y avait presque personne au soir dans le restaurant de notre quartier où nous sommes allés. Nous nous sommes demandés s'il s'agissait d'un effet "fin de mois" ou "résurgence COVID". 

L'Italie continue un pont aérien pour rapatrier d'Afghanistan des personnes qui travaillaient pour elle. Je n'ai pas entendu dire que la France en faisait autant. 
La Juventus est en train de se faire rattraper pour des astuces comptables - sans doute que tous les grands clubs font peu ou prou les mêmes, arrangeant les dates des transferts comme j'ai connu jadis un employeur qui différait certaines embauches en comptant les périodes d'essai comme des esquisses de formations -. 

Le décès d'Almudela Grandes à 61 ans vient d'être annoncé. 

 

PS : Ce rappel chez Alice m'a re-fait rigoler. Le pire étant que ça n'est pas faux.


B 11529, et vlan c'est reparti !

(venerdi)

Je tombe de sommeil et travaille le lendemain alors très vite : 

Un variant féroce se répand en Afrique du Sud et déjà ailleurs, B 11529, Omicron de son nom.
Soudain des avions bloqués jusqu'à ce que tout le monde à bord ne soit testé, des restrictions de circulation.

Une journaliste du New York Times, Stephanie Nolen se trouve être parmi des passagers, elle rentrait semble-t-il d'un déplacement pro. Elle fait preuve d'humour et certains de ses lecteurs aussi.

Entre la France et l'Angleterre, l'ambiance est conflictuelle,
Laissez-nous pêcher ! 
Gardez en France les émigrés ! 

Johnson a commis hier ou avant-hier un touite déshonnorant. Président Macron s'est fâché - pour une fois, je le comprends -. 

Les pêcheurs français, quant à eux protestent de n'avoir pas reçu les permis promis, lors d'un accord antérieur afin qu'en raison du Brexit ils ne soient pas lésés.

Plus qu'une journée et cette semaine de fou (au boulot) sera terminée.

J'ai reçu les photos du semi marathon de Boulogne. Certaines me plaisent beaucoup. Et celle où nous sommes tous les deux encore plus.

 

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Capture d’écran 2021-11-26 à 22.38.27 Capture d’écran 2021-11-26 à 22.38.27


Je découvre Le Triomphe

(giovedi)

    Journée essentiellement consacrée au travail. La défection pour cause de problèmes de logistique et d'emplois (à créer, à pourvoir) chez un distributeur de la chaîne du livre qui a énormément grossi ces derniers temps et s'est pris la manga-mania déclenchée par les Pass Culture, est en train de créer une onde de choc impressionnante dans toute la chaîne du livre. Et du type de poste que j'occupe, petit maillon bien en aval, je subis les appels de nos clients - heureusement certains sont conscients que nous n'y sommes pour rien - et tente, sans doute maladroitement (je ne dispose à ce stade de la crise d'aucune infos qu'ils n'aient) de les rassurer (1).

Je termine épuisée, et file courir pour marquer une coupure et tenter de profiter de ma soirée.

Un article du Monde, à la dernière phrase que l'on croirait ajoutée par un vieux type aigri - très décalée par rapport à l'ensemble qui donne l'impression d'avoir été écrit par une journaliste qui a tout bien saisi -, témoigne du mouvement de fond de créations de librairies. Il se pourrait que j'aie encore du boulot pour un bout de temps. 

Grâce à Dr Caso je découvre "Le triomphe de l'anarchie", chanson de 1901, paroles de Charles d'Avray et musique de Marc Ogeret

Certaines paroles sont très datées, et touchantes de combien certaines générations d'antan croyaient aux beaux lendemains, mais d'autres qu'on croirait de maintenant notamment :


Sans préjugés, suis les lois de nature,
Et ne produis que par nécessité,
Travail facile ou besogne très dure
N'ont de valeur qu'en leur utilité.


La stupéfaction du jour : quelqu'un (que je remercie s'il passe jusqu'ici) m'a laissé un commentaire encouragement dans lequel il indique au passage avoir un an de moins que la publication du billet commenté. Si on m'avait dit qu'un jour ce blog serait l'aîné de ses lectrices et lecteurs, jamais je ne l'aurais cru. Et en tout cas jamais imaginé au moment où je me lançais dans cette aventure.

 

(1) Je peux sans mentir leur dire que l'entreprise pour laquelle je travaille fait de son mieux pour tenter de limiter les désagréments que les libraires subissent. Il n'en demeure pas moins que l'entreprise distributrice défaillante ayant du jour au lendemain annoncé en substance "dans tel et tel cas nous ne fourniront pas" au bord du rush de Noël, dans le fond ça tient du Ne vous inquiétez pas, vous ne pouvez pas faire grand chose et ça va mal se passer ... mais pour tout le monde. Wait and see.

S'ajoute à cette délicieuse panade, la pénurie de papier qui a mis un arrêt à certaines réimpressions et en limite d'autres.

Lire la suite "Je découvre Le Triomphe " »


Allure 10 km

(pour dimanche)

Je prépare mon 10 km, j'aimerais bien enfin redescendre sous la barre des 1h10 (oui je sais, c'est extra-lent). J'ai le souvenir d'un 1h08 lors d'un Odyssea à mes débuts (2012 ou 2013), j'aimerais ne pas dépasser les 1h06.

Alors pour la première fois je me prépare via un site "calculateur d'allures" un petit tableau des temps de passages 

 

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L'avantage pour cette course sera la proximité, le départ est à 10 mn de marche de chez moi. L'inconvénient sera le froid et de la pluie sans doute. On verra.

Une belle rencontre (littéraire)

(martedi)

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Je me permets d'utiliser l'image jointe à l'invitation, j'espère que ça ne pose pas de problème.
J'étais heureuse de les rencontrer, contente de parvenir en gros à piger ce qu'ils disaient (merci Team Ingebrigtsen),
 un peu frustrée de n'être pas de l'équipe qui organise. 

Iels viennent de la poésie. Je m'en doutais. Et c'est sans doute pour ça que leurs écrits me touchent. Cette densité économe. Comme un bon ristretto.

Plus tard avec les amies, une intéressante conversation au sujet de l'animation de rencontres, où j'ai appris non sans déception que quelqu'un que j'aimais beaucoup ne s'avérait pas toujours "bon client".
Animer une émission me manque, mais vraiment, comment faire, avec le job si prenant ?

Journée dense au boulot, mais j'ai gagné en autonomie, du moins pour les tickets courants et les modes de connexion.

Croisé le fiston en partant au boulot, ça aide grandement, même si l'état du monde n'est pas bien prometteur, au moins pour l'instant, lui s'en sort et semble heureux.

Je me suis bien amusée en rentrant de la librairie à Vélib électrique, tout en me disant, au fond c'est peut-être comme ça de vivre sans thalassémie, ces impulsions d'énergie.
Déposé le vélo sous le pont du périph, là où je déposais jadis (2007 !) mes premiers vélib car c'était alors la plus proche station. Elle avait disparu avec les néo-vélibs et les travaux de la Porte de Clichy, elle réapparaît. Et je la réutilise car elle permet un dépôt pas trop loin en coupant court aux différents dangers des fins de parcours vers les stations plus près.

Ma mère aurait eu 89 ans. J'ai recompté sur mes doigts. Le temps qui passe me sidère mais la pandémie y a introduit un brouillage supplémentaire.
Ces derniers temps je passe mon temps à me demander "mais ça fait combien de temps ?"
Je suis triste pour elle, qu'elle ne soit plus là. Mais ses derniers temps, avant même de tomber définitivement malade, elle semblait n'y plus tenir tant que ça. Je suis soulagée qu'elle ait échappé à la pandémie, qu'elle n'ait pas connu ça (drôle de façon de se consoler de son absence définitive, oui je sais).


Où sont passées les courbatures ?

(lunedi)

 

Stupéfaction : après avoir eu les jambes douloureuses tout le dimanche après-midi, de façon tout à fait normale après une course longue, j'ai ressenti vers 19:30 ... que je ne ressentais plus ni douleur ni fatigue musculaire (sans avoir rien pris (doliprane), ni rien fait (pommade) à part dormir, pour soulager) . Pensé que c'était un soulagement passager. Mais voilà qu'il a tenu toute la journée.

N'est-ce que partie remise avant un milieu de semaine douloureux ? Était-ce ma préparation si bien dosée (et suivi à la lettre sauf lorsqu'ai été enrhumée ou blessée) ?

Plusieurs fois dans la journée je me suis arrêtée avec un brin de stupéfaction en y songeant. C'est bizarre, je n'ai pas mal.

Je lis pendant les trajets en métro et RER. C'est très agréable quand nous ne sommes pas trop entassés. Mieux que de consulter son téléphone.
Laissé à la maison pour cause de départ un peu trop bousculé (le Joueur de Pétanque et moi pile à la même heure), cet outil ne m'a guère manqué. Pour les photos, et encore. C'était une journée si fort consacrée au travail qu'il ne restait guère de place pour autre chose.

Le premier ministre français est Covid + via une de ses enfants, si j'ai bien compris. 
D'autres pays en Europe commencent à faire vacciner les plus jeunes. Et des mesures de lock-down à être prises. 
J'ai l'impression, je peux me tromper, que les mouvements de protestations (anti-vax, anti-green pass) ne parvenant pas à rassembler davantage, s'élargir, accroissent leur violence.
C'est terrible à constater mais c'est un "bon" calcul médiatique : on parle ainsi d'eux autant que s'ils étaient beaucoup plus nombreux. 

Je me sens étonnamment indifférente, comme si passé une certaine durée (depuis février 2020 l'air de rien), et d'avoir expérimenté les différentes vagues de restrictions successives, il n'était plus possible de continuer à s'inquiéter. Une partie du cerveau a basculé en mode "advienne que pourra" (mais je ferai mon devoir de citoyenne, vis à vis des autres, je respecterai ce qui sera demandé). 

Prof en scène écrit On choisit d'être plus riche de nos fatigues. J'en suis émue, c'est tellement toute ma vie.
Un coureur de cross country, Cooper Teare, a terminé une course comme quelqu'un avec une thalassémie finit la plupart de ses journées (même si c'est plus mental, moins visible) ; en regardant la vidéo, j'ai eu l'impression de voir incarnée mon épuisement de fin de journées travaillées.