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Comme un sprint final

(venerdi)

L'impression d'avoir traversé cette journée comme un sprint final à la fin d'une compétition de course à pied déjà épuisante.
À peine quitté le bureau, j'oublie tout, comme si le cerveau ayant poussé son effort jusqu'au bout disait stop absolument. 

Je rentre à Vélib dans une sensation de légèreté. Mais je croise deux risques d'accidents (dus à des conduites dangereuses, l'une de la part d'une cycliste qui traverse un carrefour comme si elle était un véhicule prioritaire, l'autre d'un automobiliste qui en plein milieu d'une grande avenue décide de faire demi-tour (heureusement ceux qui le suivaient avaient de bons réflexes), un accrochage qui venait d'avoir eu lieu (à la hauteur du Rond Point des Champs Élysées). Alors que vers la Porte de Clichy je longe le périph, je roule aussi vite qu'un cortège officiel qui emprunte celui-ci. Ça m'amuse beaucoup.

Je crois en avoir gardé sous la semelle, de l'énergie, et puis une fois répondu aux nécessités du corps (douche, dîner), à peine la force d'écrire ici (tout en regardant les infos sur la Rai News 24), et de filer au lit.

J'entends que la pandémie remonte ; pas le courage d'aller consulter les statistiques. 

Les trois décès parmi les personnes de mon entourage amical qui ont eu lieu ces quatre derniers mois me laissent toujours dans une forme de sidération, d'incrédulité (Comment ça, ils ne sont plus là ? Mais voyons, ça n'est pas possible !)


Nous l'aurons honoré de manière festive (et on pense que c'est ce qu'il aurait souhaité)

(giovedi)


Au travail dans l'après-midi nous avons vu des ciels magnifiques. Nuages sombres, soleil rasant de fin de journée, ondées, arcs en ciel (deux à un moment d'intervalle).

 

Deuxième soirée de la semaine en mémoire de l'ami défunt. Il avait dit à une amie commune, Souhaitons-nous plutôt une bonne année 2022 car 2021 je ne la sens pas bien. Il pensait à la pandémie et le voilà mort d'autre chose. Il n'empêche, c'était bien vu (ce qui lui ressemble).

J'ai passé l'âge de sortir le soir et enquiller le boulot le lendemain. Heureusement qu'il ne reste plus qu'une journée pour achever cette semaine du point de vue du salariat.

La ligne 14 est magique pour rentrer. C'est la première fois que je rentre d'une soirée depuis qu'existe la station Porte de Clichy.

Le restaurant a très scrupuleusement demandé nos pass sanitaires et nous faisons partie des gens pour qui ça ne pose aucun problème.

En Italie une manif anti green pass (le pass sanitaire italien) à Trieste s'est révélée être un foyer de contamination du Covid_19, forte augmentation de cas dans cette région-là. J'avoue ne vraiment pas comprendre l'irrationnalité de certains.

Au Royaume Uni bouffée épidémique. Ça ne s'arrêtera donc jamais ?


C'était l'adieu au vieil ami

(martedi)

C'était l'adieu au vieil ami et finalement ce fut un moment réconfortant puisque l'occasion de se retrouver entre personnes qui lui voulaient du bien, et dont beaucoup se connaissaient.

La pandémie et trop de travail pour beaucoup d'entre nous, nous ont fait nous perdre de vue, ou du moins ne plus nous voir que virtuellement (ce qui est beaucoup mieux que rien).

Après, si nous étions un certain nombre à avoir pu nous libérer de nos obligations professionnelles, c'est qu'obtenir un bon de sortie pour aller à des obsèques est infiniment plus facile que de poser une RTT en période chargée (devenue la norme car le système économique actuel appelle au sous-effectif permanent à des fins de rentabilité) en expliquant qu'on souhaite voir des copains avant qu'il ne soit trop tard, pendant que tout va bien.

C'était un bel adieu. 



PS : Trois décès en quatre mois (1), les ami·e·s, on est bien d'accord, pour cette année on s'arrête là.

(1) dont 0 Covid_19, ironie du sort


Mémoire des lieux

(lunedi, férié)

    Même si elle est moins bonne qu'autrefois ma mémoire des lieux m'étonne.
À Bois d'Arcy où je ne suis revenue brièvement qu'à l'automne 2016 pour enterrer mon beau-père, je sais encore où sont son ancien logement (quitté en 1995, lorsqu'il est tombé malade définitivement), le bois, l'Église et le cimetière comment relier tout ça, comment m'orienter dans le bois, le haras.
Ce qui a changé depuis : davantage de maisons individuelles quand les anciennes étaient encore séparées par des friches, quelques champs.

La demi-ville n'est pas laide mais me fait songer à ces campagnes belges qui n'en sont pas mais pas non plus des villes ou villages. Simplement des zones d'habitats. Sans structure apparente. Des éléments juxtaposés. Et de l'infrastructure routière qui contribue à ce que l'on ne puisse y vivre qu'en étant équipé d'un véhicule personnel à moteur.

Je m'interroge sur les dernières années des récents disparus (au delà du fait qu'il y avait pandémie, et donc diverses variantes de confinements, qui isolent).

À 23:13 dans la ville, plus un bruit. On se croirait revenu au temps des couvre-feux.


Préparations

(domenica)

    Ç'aura été une journée de préparations : préparation au semi-marathon (et finalisation de l'inscription de JF qui était restée en suspens pour cause de certificat médical manquant), préparation pour la cérémonie d'adieu au vieil ami mardi, préparation au festival de cinéma d'Arras.

Compte tenu de l'état de tristesse et de fatigue initial, on ne se plaindra pas de ce dimanche au fond actif. C'était bien comme ça.