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Repos


    Ça n'est pas comme si je n'avais pas une extrêmement longue expérience d'éternelle enrhumée, seulement voilà : je me suis encore laissée piéger de croire que j'allais mieux, que c'était bon ça y était. Alors hier je suis allée m'entraîner, pas en natation, soyons raisonnable, mais en course à pied et je comptais ce matin effectuer une petite séance piano piano tranquille ... mais je me suis réveillée en toussant.
Trop vite se remettre en selle fait que l'on retombe ensuite d'un cran. 

Bon, moindre mal, c'est dimanche, j'ai encore la journée et la nuit pour me remettre en état de marche en vue d'une semaine de boulot.

Repos.

J'en profite pour prendre des nouvelles. Depuis la période un peu difficile de l'été 2019 lorsque j'avais dû renoncer à reprendre une librairie par manque de financement (et de confiance en mes forces), suivie de deux mois de travail forcené en maison de la presse, puis de remplacements vivaces en librairie puis ... de la pandémie, je suis restée en retrait de ma famille, de mes ami·e·s, centrée sur "tenir le coup", vaille que vaille, jours après jours. La période pandémique, laquelle n'est pas tout à fait finie, a rendu difficile le fait de se voir de façon informelle et légère, caler un déjeuner, se rassembler pour un petit événement, boire un coup au café de façon impromptu, faire un saut dans une autre ville ..., et je m'aperçois à l'occasion d'un décès récent qui me peine d'autant plus que je ne l'ai pas vu venir - I just didn't know he was ill, a fortiori that ill -, que nos liens se distendent. 
Je ne sais pas trop comment faire autrement : en semaine je tombe de sommeil, après le travail et au mieux un entraînement, et les week-ends sont remplis des choses à faire, d'un peu de sport et de beaucoup de récupération. 
Les trois quarts du temps je vis trop vite pour moi.

Mon exploit du jour : être parvenue à ne pas m'endormir avant la fin du match de football Espagne France (remporté par celle-ci) que je regardais.


Journée d'enrhumée

(martedi)

Je ne suis en état de rien, inquiète d'ailleurs à l'idée qu'il faudra assurer (au boulot) le lendemain. Alors je relis doucement les billets d'un blog ami à la recherche d'une information dont j'ai le vague souvenir que j'aimerais préciser (ou infirmer si jamais c'était un tour de ma mémoire qui aurait pris une imagination pour une réalité), tout en suivant une course cycliste Binche Chimay Binche qui se déroule en Belgique sous la pluie, tout en dormant par moment mais sans m'en rendre compte autrement que par l'heure tardive après, perçue comme un instant déroulé.

Je retrouve alors des mots écrits il y a moins d'un an alors que la pandémie s'étalait sans que les vaccins soient déjà disponibles et mesure à quel point ils nous (collectif, général) ont sauvé·e·s. C'est impressionnant comme la tension, l'inquiétude a baissé depuis que nous nous savons au moins protégés des formes les plus graves.
Je le ressens d'autant plus fortement que la veille, me réveillant sous l'emprise combinée d'un rhume fort et de l'épuisement, j'ai apprécié n'être pas plus que cela inquiète : si le test s'était révélé positif, j'aurais dû m'isoler, certes, mais, dûment vaccinée, n'aurait pas eu à craindre une mise en danger.
Ça n'est pas rien.

Je relis dès lors des textes de 2020, pour mieux mesurer l'écart d'époque déjà, et vois des vidéos comme le Rinascerò, rinascerai de Roby Facchinetti. Quelque chose quoi qu'il advienne est déjà derrière nous.

 

Je parviens à écouter à retardement La librairie francophone de samedi dernier ; on maîtrise peu de choses dans nos vies : n'eussé-je pas travaillé ce jour-là que j'aurais été frappée au bout d'une quarantaine de minutes, par une soudaine mauvaise nouvelle. À quoi ça tient, les choses. Puis j'écoute Antoine Wauters et Simonetta Greggio à l'émission de TV correspondante sur TV5 Monde, et ça va un peu mieux.

"Il y a peu de choses aussi risquées qu'écrire" dit Simonetta. 
Oui.

@BilookVT a dû sentir que je me faisais un sang d'encre depuis les derniers développements et a délicatement choisi ce soir pour donner des nouvelles succinctes.
C'est le bon côté des réseaux.

Demain je dois aller bosser, ce soir je n'ai plus de voix - alors que le travail se fait à 80 % par téléphone -. Toute ma vie les tracas concrets auront eu plus de force que les élans affectifs. Il serait temps que je m'y fasse. 

Chez Carl Vanwelde, Sagesse d'une feuille.