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Cahier du jour, déconfinement 2 jour 89 - déconfinement 2 étape 5 jour 12 : un jour de gloire pour l'Italie

(domenica)
 
    Chouette sunday morning run au Parc des Chanteraines à Gennevilliers mais hélas avec un démarrage tardif.
En allant prendre la voiture qui nous permet de nous rendre jusqu'au parc (1) nous avons croisé une femme qui semblait en détresse . Elle avait encore la ressource de décliner la proposition d'assistance, je n'ai pas insisté. Cette situation m'a rappelé un jour lointain où j'avais été celle qui avait besoin d'aide, j'ai donc simplement tenté de reproduire les gestes qui m'avaient aidée (merci encore à l'inconnue du métro bruxellois). La pandémie ne facilite pas les choses, mon premier mouvement avait été de tendre un paquet de mouchoirs, ce qui est moins intrusif qu'adresser la parole. Seulement voilà, en ce moment, il ne vaut mieux pas.
 
Le temps après l'heure d'activité physique, de rentrer et me doucher et préparer le bon petit déjeuner du dimanche (croissant et œuf dur), j'ai pu regarder juste à temps Rhys McClenaghan pour son passage au cheval d'arçon durant la finale olympique, qu'il a hélas manqué ; j'étais triste pour lui, qui semblait lors de son passage sans plus d'énergie.
Regarder la gym sans les commentaires, c'était bien

J'ai passé l'après-midi à me régaler de J.O. d'abord à deux pour assister au miracle italien (100 m et saut en hauteur avec la beauté du choix par les sportifs de l'ex-aequo sans aller aux barrages), puis seule dans le salon tandis que Le Joueur de Pétanque était son club. 

Pu enfin reprendre le rythme des petites écritures du quotidien tout en regardant des résumés de J.O. et prendre le temps de nous inscrire à la Levalloisienne et au semi marathon de Boulogne Billancourt. Ce dernier proposait une assurance annulation pandémie - on en est là -, à laquelle sans hésiter j'ai souscrit, malgré son prix (10 €).

Pour se faire pardonner de rentrer tard, Le Joueur de Pétanque s'est occupé pour se faire cuire des spaghetti. Il était environ 21:00
Soirée aux écritures, peut-être regarderai-je ensuite une vidéo de Nile Wilson si je ne tombe pas de sommeil avant. 
 
 
(1) Nous irions volontiers à vélo s'il n'y avait la crainte des vols qui sont devenus monnaie courante ces temps-ci.
Comme beaucoup de cyclistes, nous serions prêts à payer pour des parkings surveillés par un·e gardien·ne et pouvoir par exemple combiner entraînement de vélo et de course à pied 
 
Capture d’écran 2021-08-01 à 13.12.55
Capture d’écran 2021-08-01 à 13.12.55


DD 248/00
Covid_19 ressenti : 492 jours 

 
updated: August 01, 2021, 22:01 GMT
198,947,660 cas dont 4,239,148 morts et 179,566,318 guéris
 
USA : +20,629 nouveaux cas ; 629,380 morts depuis le début ; + 64 morts ce jour ; soit 1,889 morts / 1 M d'habitants
France : +19,600 nouveaux cas ; 111,885 morts depuis le début ; + 18 morts ce jour ; soit 1,710 morts / 1 M d'habitants 
Italie : +5,321 nouveaux cas ; 128,068 morts depuis le début ; + 5 morts ce jour ; soit 2,122 morts / 1 M d'habitants
Belgique  - nouveaux cas ; 25,241 morts depuis le début ; - mort ce jour ; soit 2,168 morts / 1 M d'habitants (non renseigné à l'heure où j'ai consulté)
Inde : +40,784 nouveaux cas ; 424,808 morts depuis le début ; +424 morts ce jour ; soit 305 morts / 1 M d'habitants 
Japan : +12,343 nouveaux cas ; 15,192 morts depuis le début ; + 8 morts ce jour ; soit 121 morts / 1 M d'habitants 
Royaume Uni : +24,470 nouveaux cas ; 129,719 morts depuis le début ; + 65 morts ce jour ; soit 1,900 morts / 1 M d'habitants
 

S'endormir et apprendre par cœur

Capture d’écran 2021-07-31 à 07.27.13

C'est ce touite d' @kinkybamboo qui m'en a fait prendre conscience : je ne sais pas m'endormir (savoir au sens français, pas belge). 

Je ne connais qu'une seule façon de rejoindre le sommeil qui consiste à y sombrer. Donc généralement je lutte pour faire autre chose, surtout si c'est en journée, et puis à un moment il gagne et j'ai tout juste le temps de filer m'allonger (1).
Variante le soir : je me mets au lit pour bouquiner ou regarder une video (2) et j'ai généralement peu de temps pour goûter une activité de détente (bien méritée), le sommeil fond sur moi tel un aigle sur sa proie.

Ce qui fait que si à l'instar de Kinky je perdais soudain mes endormissements quasi-narcoleptiques, je ne saurais comment faire : je n'ai pas la moindre idée de comment on fait pour s'endormir quand c'est nous qui avons décidé que c'est l'heure d'aller se coucher, mais que le corps n'envoyait aucun signal. Être allongé et puis ça ne vient pas. Je vois bien que beaucoup de personnes semblent connaître ça, mais je ne sais pas. Ou alors ça m'arrive dans des situations très particulières (après un grand événement sportif, le corps encore sur l'élan d'énergie de l'effort, l'excitation ; après une particulièrement mauvaise nouvelle (mais même pas toujours car généralement ça m'abat encore davantage de fatigue), pendant un accouchement ...).

Je me souviens que j'avais fait le même genre de découverte un jour au lycée je crois - et que j'en avais souffert surtout en classe prépa - : je ne sais pas apprendre par cœur.
Enfant et jeune, j'avais une mémoire merveilleuse qui imprimait tout. Ce qui fait qu'apprendre par cœur n'était en rien nécessaire : tout au plus je relisais le poème ou la leçon, si possible à voix haute et roule Nénesse, c'était bon.
J'avais eu une petite alerte en CE1 ou CE2 lorsqu'il avait fallu apprendre un poème que je trouvais "trop bébé" ("Une fourmi de 18 mètres" ; l'énumération me perdait) mais sinon globalement, oui, tranquille jusqu'au lycée. 
Pour préparer l'épreuve d'histoire au bac, je lisais simplement le manuel au petit déjeuner et je laissais mon cerveau se débrouiller.

Les classes prépa et un violent chagrin de jeunesse ont un tantinet abimé la machine, laquelle fut trop longtemps garnie d'éléments professionnels qui m'indifféraient (3), elle s'est donc surchargée de choses inutiles (à mes yeux) et désormais je prends soin d'écrire beaucoup, de noter ... puisque je ne sais pas "faire l'effort de retenir". 

Il arrive parfois que nos facilités nous empêchent d'acquérir des compétences de base, ce qui nous rend démunies si jamais elles s'émoussent.

J'espère que @kinkybambou retrouvera son Patrice et ses gros dodos rapidement et que pour elle tout ira mieux.

 

 

(1) Il m'est arrivé de littéralement quitter ma cuisine où j'écrivais en courant pour arriver à mon lit avant que le sommeil ne m'emporte.
PS : Oui j'ai fait des tests à un moment où je frisais en journée la narcoleptie, et tout allait bien, effectivement j'avais un sommeil profond bien profond et à déclenchement instantané mais pas d'apnée du sommeil, et a priori rien de spécial. 

(2) ou en ce moment des J.O. 
Ah, le triathlon en relais mixte, cette nuit, quel kif !  

(3) des connaissances techniques et bancaire, du temps de ce que Marie appelait l'"Usine"


Deux paradoxes du télétravail et deux avantages


    - Il y a eu des médailles françaises ? demande le joueur de pétanque en rentrant de son boulot où il était en pour de vrai
- Ah je n'en sais rien du tout, j'étais en télétravail.

C'est en répondant que je m'aperçois qu'au boulot il y a toujours un collègue ou une autre pour suivre, généralement par alerte sur son téléphone, des infos et s'exclamer entre deux appels : 
- Hé, la France a gagné !
(plus tôt dans la saison : - Ah le couvre-feu va passer à 21:00 !)
Ce qui fait que bon an mal an, lorsque je sors d'une journée de boulot, j'ai une vague idée de quelques événements. En télétravail je suis encore plus concentrée : il n'y a que les appels aux clients, la résolution des problèmes, zéro interférence et pas un instant de trêve si ce n'est pour filer aux toilettes quand la nécessité s'en fait sentir.
J'utilise audacieusement mon heure de déjeuner ... pour déjeuner et ponctuellement faire une ou deux courses dans le quartier. Alors à part recevoir un colis ou répondre à un SMS le temps d'un rappel téléphonique, je n'ai pas d'échanges avec l'extérieur de la vraie vie ni de consultation d'informations. Je suis généralement encore plus coupée du monde que lors d'une journée de boulot au boulot.

Ça n'est pas la première fois : je m'aperçois que n'ayant pas l'indication horaire concrète de fin de journée par les heures de départ de mes collègues, je me laisse entraîner par les demandes en cours et soudain je m'aperçois qu'il est plus de 19:00 et que j'aurais dû terminer 30 minutes plus tôt. Au bout du compte tout se passe comme si une partie du temps de transport économisé se transformait en temps de travail. 

Le temps de transport du matin, en revanche, je parviens bien à le transformer en temps de sport. C'est facile, il convient de laisser le réveil à la même heure et de se lever aussitôt et d'aller faire une petite séance d'entraînement, le plus simple étant la course à pied. Ce matin j'ai pu courir 45 minutes et être large pour prendre mon service devant l'ordi.

Je peux sur la pause déjeuner, écluser les mini corvées ménagères quotidiennes (descendre les poubelles, faire la vaisselle, ranger quelques papiers, payer une facture, prendre un rendez-vous médical, sortir une lessive ...) libérant l'esprit d'avoir à y penser le soir en rentrant, et libérant le temps pour le faire (même s'il est bref, c'est toujours ça de pris). 

Dans la mesure où j'ai un emploi nourricier, je préfère toutefois m'y rendre physiquement, pour bien séparer ma vie professionnelle de celle qu'elle m'oblige à mettre entre parenthèse. Je ne tiens pas à ce que des souvenirs professionnels, même s'ils sont plutôt stimulant intellectuellement, hantent mon salon. Et puis, la brochette de collègues avec laquelle j'y partage mes heures étant sympathique, autant être en présence - même si nous n'avons que rarement le temps de nous parler (hors résolution des tickets) - que chacun dans son coin.