Could have been a bad day
Ces minutes qui ne t'appartiennent pas

Quand l'énergie est là, le cerveau frétille

(venerdi)

    Je n'ai rien compris à cet étrange phénomène mais après une journée de boulot à nouveau infernale (le retard dû à une panne semi-générale la veille + les congés des collègues), laquelle parachevait une semaine éprouvante et d'avoir en plus été patraque la veille, j'ai subi par surprise, alors que je terminais mon trajet de retour maison à pied (1) en contemplant le nombre impressionnant de petits restos qui ont bourgeonné pendant les confinements dans les rues du XVIIème "populaire", une bouffée d'énergie.

Effet de la marche à pied dans la belle ville ? Illusion d'une fin de pandémie (toutes ces personnes, attablées, plaisantant, donnaient l'impression d'une vie sans qu'aucun Covid n'ait sévi) ? Satisfaction et soulagement du simple fait d'avoir survécu ? Perspective de trois jours de congés (le week-end + un jour férié) ? Je l'ignore mais c'était assez miraculeux et surprenant comme sensation.

J'ai pu de ce fait boucler quelques bricoles de l'ordre des choses à faire en soirée, et lire et écrire un brin.
À l'heure où je devrais déjà dormir mais me sens bien, ma stupéfaction demeure.

Cela dit, disposer de davantage d'énergie, active également le cerveau ce qui est très agréable. Seulement les chagrins en cours n'en sont que plus forts. En même temps il est normal qu'ils le soient, les personnes récemment décédées le méritaient et ce qui est anormal est de n'éprouver pas plus de peine que cela quand l'épuisement et le surmenage anesthésient pensées et sentiments.

 

 

 

(1) J'avais vaguement eu l'intention de faire métro + Vélib, plutôt que métro + métro (parce que trop de monde sur le quai ligne 13 et que le métro me fatigue), et puis pas trouvé de Vélib alors métro + marche à pied, c'était bien aussi. 

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