Quel étrange dimanche
Repos

Journée d'enrhumée

(martedi)

Je ne suis en état de rien, inquiète d'ailleurs à l'idée qu'il faudra assurer (au boulot) le lendemain. Alors je relis doucement les billets d'un blog ami à la recherche d'une information dont j'ai le vague souvenir que j'aimerais préciser (ou infirmer si jamais c'était un tour de ma mémoire qui aurait pris une imagination pour une réalité), tout en suivant une course cycliste Binche Chimay Binche qui se déroule en Belgique sous la pluie, tout en dormant par moment mais sans m'en rendre compte autrement que par l'heure tardive après, perçue comme un instant déroulé.

Je retrouve alors des mots écrits il y a moins d'un an alors que la pandémie s'étalait sans que les vaccins soient déjà disponibles et mesure à quel point ils nous (collectif, général) ont sauvé·e·s. C'est impressionnant comme la tension, l'inquiétude a baissé depuis que nous nous savons au moins protégés des formes les plus graves.
Je le ressens d'autant plus fortement que la veille, me réveillant sous l'emprise combinée d'un rhume fort et de l'épuisement, j'ai apprécié n'être pas plus que cela inquiète : si le test s'était révélé positif, j'aurais dû m'isoler, certes, mais, dûment vaccinée, n'aurait pas eu à craindre une mise en danger.
Ça n'est pas rien.

Je relis dès lors des textes de 2020, pour mieux mesurer l'écart d'époque déjà, et vois des vidéos comme le Rinascerò, rinascerai de Roby Facchinetti. Quelque chose quoi qu'il advienne est déjà derrière nous.

 

Je parviens à écouter à retardement La librairie francophone de samedi dernier ; on maîtrise peu de choses dans nos vies : n'eussé-je pas travaillé ce jour-là que j'aurais été frappée au bout d'une quarantaine de minutes, par une soudaine mauvaise nouvelle. À quoi ça tient, les choses. Puis j'écoute Antoine Wauters et Simonetta Greggio à l'émission de TV correspondante sur TV5 Monde, et ça va un peu mieux.

"Il y a peu de choses aussi risquées qu'écrire" dit Simonetta. 
Oui.

@BilookVT a dû sentir que je me faisais un sang d'encre depuis les derniers développements et a délicatement choisi ce soir pour donner des nouvelles succinctes.
C'est le bon côté des réseaux.

Demain je dois aller bosser, ce soir je n'ai plus de voix - alors que le travail se fait à 80 % par téléphone -. Toute ma vie les tracas concrets auront eu plus de force que les élans affectifs. Il serait temps que je m'y fasse. 

Chez Carl Vanwelde, Sagesse d'une feuille.

Commentaires