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S'endormir et apprendre par cœur

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C'est ce touite d' @kinkybamboo qui m'en a fait prendre conscience : je ne sais pas m'endormir (savoir au sens français, pas belge). 

Je ne connais qu'une seule façon de rejoindre le sommeil qui consiste à y sombrer. Donc généralement je lutte pour faire autre chose, surtout si c'est en journée, et puis à un moment il gagne et j'ai tout juste le temps de filer m'allonger (1).
Variante le soir : je me mets au lit pour bouquiner ou regarder une video (2) et j'ai généralement peu de temps pour goûter une activité de détente (bien méritée), le sommeil fond sur moi tel un aigle sur sa proie.

Ce qui fait que si à l'instar de Kinky je perdais soudain mes endormissements quasi-narcoleptiques, je ne saurais comment faire : je n'ai pas la moindre idée de comment on fait pour s'endormir quand c'est nous qui avons décidé que c'est l'heure d'aller se coucher, mais que le corps n'envoyait aucun signal. Être allongé et puis ça ne vient pas. Je vois bien que beaucoup de personnes semblent connaître ça, mais je ne sais pas. Ou alors ça m'arrive dans des situations très particulières (après un grand événement sportif, le corps encore sur l'élan d'énergie de l'effort, l'excitation ; après une particulièrement mauvaise nouvelle (mais même pas toujours car généralement ça m'abat encore davantage de fatigue), pendant un accouchement ...).

Je me souviens que j'avais fait le même genre de découverte un jour au lycée je crois - et que j'en avais souffert surtout en classe prépa - : je ne sais pas apprendre par cœur.
Enfant et jeune, j'avais une mémoire merveilleuse qui imprimait tout. Ce qui fait qu'apprendre par cœur n'était en rien nécessaire : tout au plus je relisais le poème ou la leçon, si possible à voix haute et roule Nénesse, c'était bon.
J'avais eu une petite alerte en CE1 ou CE2 lorsqu'il avait fallu apprendre un poème que je trouvais "trop bébé" ("Une fourmi de 18 mètres" ; l'énumération me perdait) mais sinon globalement, oui, tranquille jusqu'au lycée. 
Pour préparer l'épreuve d'histoire au bac, je lisais simplement le manuel au petit déjeuner et je laissais mon cerveau se débrouiller.

Les classes prépa et un violent chagrin de jeunesse ont un tantinet abimé la machine, laquelle fut trop longtemps garnie d'éléments professionnels qui m'indifféraient (3), elle s'est donc surchargée de choses inutiles (à mes yeux) et désormais je prends soin d'écrire beaucoup, de noter ... puisque je ne sais pas "faire l'effort de retenir". 

Il arrive parfois que nos facilités nous empêchent d'acquérir des compétences de base, ce qui nous rend démunies si jamais elles s'émoussent.

J'espère que @kinkybambou retrouvera son Patrice et ses gros dodos rapidement et que pour elle tout ira mieux.

 

 

(1) Il m'est arrivé de littéralement quitter ma cuisine où j'écrivais en courant pour arriver à mon lit avant que le sommeil ne m'emporte.
PS : Oui j'ai fait des tests à un moment où je frisais en journée la narcoleptie, et tout allait bien, effectivement j'avais un sommeil profond bien profond et à déclenchement instantané mais pas d'apnée du sommeil, et a priori rien de spécial. 

(2) ou en ce moment des J.O. 
Ah, le triathlon en relais mixte, cette nuit, quel kif !  

(3) des connaissances techniques et bancaire, du temps de ce que Marie appelait l'"Usine"

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