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Cahier du jour, déconfinement 2 jour 71 - déconfinement 2 étape 4 jour 25 : La vie à mi-temps

(mercoledi) (jour férié)

Je poursuis cette semaine une existence à mi-temps : active le matin, sport ou choses devant être faites, effondrement dans l'après-midi tout en tentant de suivre le tour de France, et trop courtes soirées (comme en périodes travaillées).

Ça n'irait pas si mal si je savais une fois passée cette période qui mêle récupération et chagrin pouvoir reprendre le fil de ma vie. Seulement c'est le travail qu'il faudra reprendre et ma vie aux marges, deux jours sur sept, des petits bouts de matins et les fins de journée, rarement avant 20:00

Nous avions prévu de partir en vacances, c'est partie remise. Avec l'accord de ma petite famille, que ça n'arrange guère, je vais au moins rester le temps d'un au revoir collectif à l'ami défunt, à défaut de pouvoir nous rendre à ses obsèques dans les Pyrénées, où il serait pour nous compliqué d'aller. 

Capture d’écran 2021-07-14 à 18.52.47    Alors en ce 14 juillet, un bref morning run d'avant petit-déjeuner (1), puis le petit-déjeuner (croissant, ce privilège) dégusté, une fois les choses organisées et un haïku écrit comme ça peut, mais avec l'élan de participer à ce qui est collectif et pourra, si nous sommes nombreuses et nombreux, réconforter les proches de celui qui soudain n'est plus là, je plonge dans le sommeil tandis que les coureurs du tour de France s'arrachent sur de fameux sommets, précisément dans la région où l'accident de randonnée a eu lieu.
Quand un commentateur évoque "le danger des montagnes" que malgré leur beauté il ne faut oublier, je le prends pour une évocation personnelle, ce qui est excessif.

Je ne parviens à émerger vraiment, même si j'ai bien suivi la fin de l'étape et la victoire de Tadej Pogačar, qu'à la fin du Vélo club. Certains jours comme ça, je ne me sens pas dupe de leurs exploits, même si je parviens à rester admirative car il faut quand même le faire et même jeune même dans d'identiques conditions jamais je n'aurais su en faire un peu autant. 

Ça tombe bien, nous allons dîner, avec les jeunes, dans un restaurant de la nouvelle rue qui nous donne des illusions d'ailleurs tout en étant sur place. Nous sommes contents de nous voir et contents que ce restaurant ait pu franchir les mois de fermeture. Nous y allons aussi par soutien. 
Le Fiston a eu la veille sa deuxième dose de vaccin (Pfizer) ; jusqu'ici tout va bien.
Ils enchaînent sur une séance de cinéma. Je le note ici car cela ne fait pas si longtemps que c'est à nouveau possible. 
Pour notre part, nous n'y sommes pas encore retournés, le boulot nous a pompé, le peu de choses que j'ai faites en dehors était de parvenir à pratiquer quelques sports. Je préfère encore, en attendant une quinzaine de jours après le travail ne pas courir des risques supplémentaires qu'un peu de patience suffit à atténuer. 

En rentrant du restaurant nous croisons au pied du tribunal (partent-ils ou reviennent-ils ?) un escadron de voltigeurs, force de l'ordre à moto, un pour piloter, un passager pour frapper - des souvenirs d'avant la mort de Malik Oussekine.
Rien qu'à les voir passer, alors que nous n'étions en rien menacés, j'ai senti mes sangs se glacer. 
L'effet bénéfique de la bonne soirée venait de s'effriter. 

Pour me changer les idées (!), je regarde sur Rai News 24 une fois rentrés, le TG présenté par Riccardo Cavaliere. J'admire sa capacité à exprimer avec clarté mais non sans nuances des événements ou des éléments de compréhension compliqués.

 

(1) Le joueur de pétanque avait des obligations boulistes, pas le temps d'une vraie sortie longue. Par ailleurs pas la force de faire une séance.

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