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Cahier du jour, couvre-feu 4 jour 30 - confinement 3 jour 30 - confinement 3 bis jour 16 : petit dimanche ensoleillé

(domenica)

 

    Il restera de cette période étrange quand même cette permanente perplexité devant nos vies normales - pas normales. Nous allons courir au parc, ça semble aller, quelques personnes masquées, une activité dominicale comme habituelle. Nous allons travailler. Je prends le vélo. Beaucoup plus de cyclistes qu'à l'ordinaire seulement c'était déjà dans l'air du temps, utiliser son vélo plutôt que des moteurs polluants ou la bousculade dans les transports, pour ses déplacements. Dans les transports en commun sans doute moins de monde mais comme certaines lignes (dont les RER) ont diminué leur fréquence, sans doute pas tant. Davantage de télétravail, certes, seulement comme pour le vélo, c'était déjà quelque chose qui se développait dans les métiers compatibles, de plus en plus largement.

Au fond dans la vie quotidienne laborieuse de quelqu'un de mon âge, c'est-à-dire qui n'a déjà plus trop de forces pour faire des activités une fois le travail terminé, on pourrait presque avoir l'impression de la vie normale. 
Manquent les restos "de boulot" le midi et les petites courses de produits frais sur le chemin le soir. 

Bien sûr comme je pratique le triathlon il y a le grand pan des entraînements de piscine et des entraînements collectifs manquants. Seulement beaucoup de gens n'ont pas tant de sport dans leur vie. En admettant que j'ai une vie moyennement sportive je ne connaîtrais pas cette absence-là et j'aurais l'impression que seul a changé ça : nulle part hors l'entreprise pourtant sans cantine, pour manger le midi et cette contrainte des courses alimentaires à regrouper le week-end ou à faire à la place d'une des pauses déjeuner. Ce qui promet ensuite une après-midi difficile (je l'ai déjà tenté).

La contrainte sur les voyages me pèse assez peu : depuis des années nous n'avions plus le temps ou l'argent en même temps. Seuls restaient les séjours en Normandie qui est chez moi aussi. Et les déplacements pour le sports. Comme je ressentais ces derniers comme un luxe, le fait d'en être temporairement privée ne me pèse pas trop. C'est y avoir accès qui me semblait une (bonne) surprise.

Enfin, nos enfants ne sont plus d'âges scolaires ni même étudiants. Nous n'avons pas de petits-enfants, et ne sommes pas non plus enseignants. Ce qui fait que toutes les batailles concernant les ouvertures les fermetures les protocoles sanitaires ne nous concernent que par conscience citoyenne et compassion envers des proches, eux directement concernés par la gestion calamiteuse de l'épidémie qui est faite par le pouvoir en France.
Il n'en demeure pas moins que nos vies quotidiennes n'en sont pas bouleversées.

D'où cette grande impression d'étrangeté : nos vies sont à la fois normales, axées sur le travail salarié et ses obligations fortes, et trop étranges, avec des personnes que nous ne voyons plus que rarement, des complications d'intendances, et cette tension qui est palpable. Peut-être un peu comme en temps de guerre. Ça peut exploser d'un moment à l'autre, nous pouvons tomber malade gravement très soudainement (1), perdre nos boulots du jour au lendemain par cessations de paiement.

Il est probable que plus tard, quand la pandémie sera derrière nous et avant la prochaine, et que la crise économique sera au plus fort et énormément de gens dans le dur, nous ayons un souvenir de ce printemps 2021 comme d'un temps où les choses étaient encore presque normales ... alors que non.

20210418_111646    Ce fut sinon, un doux dimanche.
Un petit déjeuner léger quoique croissant avant un very short sunday morning run au parc des Chantereines : 25 mn à 8'10'' du km (j'étais censée faire 8'30'' mais c'était trop lent, même post vaccination)
Retour, douche, brève collation tandis que JF faisait des courses et que notre fille se préparait à aller passer la journée chez une amie. 
Une après-midi de repos même si je me sentais nettement mieux que la veille, en regardant l'Amstel Gold Race commentée par Laurent Jalabert et Marion Rousse ; autant dire une sieste somptueuse (suivre la course, s'endormir pendant les coupures pub, reprendre le fil, se rendormir, regarder les paysages, voyager, se raccrocher à la compétition quand elle s'intensifie ...)
Le joueur de pétanque était à la pétanque, c'était plus fort que lui mais il est arrivé à temps pour voir l'arrivée.
Soirée Stade 2 et ce genre de chose et les écritures du soir devant les chaînes italiennes si le salon est libre  Rai News 24 au lit.
Pas la moindre envie que le lendemain soit lundi.
 
 
Capture d’écran 2021-04-18 à 12.24.52

(1) C'est vrai tout le temps, mais le risque est plus fort et nous en sommes conscient·e·s. 

 


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